Le Pen accélère, Macron s'essouffle - Les questions SMS #cdanlair 29.04.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse partielle
Va-t-il en appeler d'autres ralliements ? Et si oui, lesquels ?
- 1:07RelanceÉludée
En quoi Nicolas Dupont-Aignan est-il gaulliste ? Comme il l'affirme.
- 1:38OuverteRéponse directe
Les Républicains modérés et l'UDI, le centre donc, ne devraient-ils pas se rapprocher plus directement de Macron ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan peut-il nuire à Marine Le Pen ?
- 4:07OuverteRéponse directe
Macron a déjà fêté sa victoire, Le Pen a déjà nommé son Premier ministre, pourquoi irais-je voter ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon et ses insoumis vont-ils finir par appeler à voter Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20InvitéFait
« C'est un vrai gaulliste, Henri Guéno. »
- 0:44InvitéFait
« Il y avait d'autres hommes de droite dont on ne donnera pas le nom. »
- 0:49InvitéFait
« Ça montre qu'on peut avoir commencé sa carrière comme chef de cabinet de François Bayrou et finir avec Marine Le Pen. »
- 2:00InvitéFait
« Emmanuel Macron, qui a pourtant fait du « et droite et gauche » un élément fondamental de son offre politique, ait envie de traduire ses soutiens en rassemblements politiques, mais plutôt en des ralliements. »
- 3:46InvitéFait
« Je ne ferai pas d'arrangement derrière boutique. »
- 4:30InvitéFait
« Non, il ne le fera pas, sinon il l'aurait fait. »
- 4:42InvitéFait
« Mettre un signe égal entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tout en disant, mais on a toujours combattu le Front National. »
- 6:15InvitéFait
« Elle se proclame la candidate du peuple et la candidate des pauvres, et caricature son adversaire qui est passé deux ans à la banque Rothschild comme un banquier. »
- 6:42InvitéChiffre
« Tous les économistes qui ont fait des simulations sur les sorties de l'euro imaginées par Marine Le Pen ont plutôt montré que ceux qui trinqueraient seraient précisément les classes populaires avec un effet inflationniste, un effet hausse des taux. »
Temps de parole
- Invité28 %
- Invité 224 %
- Invité 319 %
- Présentateur13 %
- ?10 %
- Invité 47 %
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Tiens,
on revient sur le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan. Va-t-il en appeler d'autres ralliements ? Et si oui, lesquels Virginie Leguay ? Alors, il y a d'autres noms.
Philippe De
Villiers.
Philippe De
Villiers, Henri Guéno, qui hier a tweeté quelque chose d'assez enthousiaste pour Marine
Le Pen.
C'est un vrai gaulliste, Henri Guéno. Est
-ce
qu'il n
'est
pas le cas de Dupont-Aignan ?
Je ne
sais
pas si c'est un vrai gaulliste, Henri Guéno. Je ne
sais
pas.
Et puis
de toute façon... Il pourrait rejoindre Marine Le Pen ? Non, mais je dis ça, je n'en sais rien.
En tout cas, on se pose la question.
Ça fait partie des noms qui circulent. Et en tout cas, ça ne fera qu'alimenter son moulin. Ça dira
aux
électeurs, on peut très bien voter Marine Le Pen.
Il
y avait qui dans votre gouvernement, dans le numéro, où vous aviez fait les 100 jours de
Marine Le Pen ? Il
y avait d'autres hommes de droite dont on ne donnera pas le nom. Parce que là, pour le coup, ça serait le procès d'intention. Ça fait
quand même un scénario.
Mais ça montre qu'on peut avoir commencé sa carrière comme chef de cabinet de François Bayrou et finir avec Marine Le Pen. Ou dans le cas d'Henri Guéno, si jamais il franchissait cette... Sa
proximité avec
Philippe Seguin et
finir dans les
bras de Le Pen, ça montre que la confusion des valeurs touche tous
les
chiquiers. Question suivante. En quoi Nicolas Dupont-Aignan est-il gaulliste ? Comme il l'affirme. Vous nous avez dit
non. En rien. En rien. En rien. Zéro.
Il n
'y a
pas un argument. Personne pour défendre le gaullisme
de Nicolas Dupont
-Aignan. Bernard Sananès. Non, mais certains
électeurs, je ne veux pas faire
d'analyse, mais certains électeurs, certains électeurs retrouveront peut-être l'aspect souverainisme.
Oui, bien sûr. Voilà, mais qui
ne résume pas tout
le gaullisme loin de là. Ce n'est pas un souverainisme au sens contemporain du terme, le général de Gaulle.
Je veux dire, dans la lecture de certains électeurs, ça peut être ça. Les Républicains modérés et l'UDI, le centre donc, ne devraient-ils pas se rapprocher plus directement de Macron et proposer ainsi un large rassemblement
? Ils
l'ont fait déjà.
Bruno
Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, ils ont déjà dit assez clairement les choses. Est-ce que ça devrait être plus ferme
? Mais
en même temps, il n
'y a
pas le sentiment
qu
'Emmanuel Macron, qui a pourtant fait du « et droite et gauche » un élément fondamental de son offre politique, ait envie de traduire ses soutiens en rassemblements politiques, mais plutôt en des ralliements. C'est
-à
-dire que c'est vrai que l'idée d'avoir un gouvernement pluriel, vous parliez tout à l'heure de
l
'interview Figaro, c'est vrai que quand on lit ça, on ne se dit pas, alors que c'était dans l'offre d'Emmanuel Macron, il va ouvrir une majorité et il veut des accords politiques. C'est peut-être un des points qu'il va préciser dans la deuxième semaine de campagne, parce qu'il sait que justement, vis-à-vis de l'électorat du centre, c'est important. C'est aussi et surtout qu'il
y a
une question de timing pour les élus républicains, qui se disent quand est-ce qu'on le rejoint,
si jamais on
doit le rejoindre. On y va dès maintenant, et quitte à avoir une étiquette en marche pour les législatives, ce qui pour certains risque d'être compliqué, ou est-ce qu'on joue le coup à fond, en se disant sur un malentendu, on pourrait remporter la majorité à l'Assemblée, à ce moment-là, imposer Emmanuel Macron une cohabitation, ou en tout cas, se faire élire sous notre étiquette et venir derrière.
Le
ralliement de Nicolas Dupont-Aignan peut-il nuire à Marine Le Pen
?
Est-ce que ça peut être une mauvaise nouvelle pour elle ? On ne
voit
pas très bien comment.
Il peut éventuellement
contrarier des électeurs, c'est un peu compliqué, pardon, des électeurs de Mélenchon qui éventuellement 15%, je crois, qui s'apprêtaient, parce que là, ça fait double dose, Marine Le Pen et Dupont-Aignan, franchement, alors c'est de là, les électeurs de Mélenchon qui pouvaient imaginer ça, ça doit quand même les refroidir
légèrement. Mais ça peut
donner des arguments à Emmanuel Macron dans le débat pour attaquer Marine Le Pen sur son absence de cohérence par rapport à cette évolution. C'est vrai, ça peut pas être perçu quand même comme un changement de pied, y compris chez des électeurs du Front National pour qui la sortie de l'euro était un élément discriminant. Et elle n'avait cessé de
dire
je ne ferai pas d'arrangement derrière boutique, enfin ça, on l'a entendu énormément, pas de
convivines, de la part de Marine Le Pen. Si on dit,
ça fait longtemps qu'elle fait des œillades appuyées à Nicolas Dupont-Aignan, ça fait très très longtemps. Et là, bon, ça y est, les fiançailles sont signées, le mariage est demain. Mais c'est un processus qui se prépare.
La
prochaine question est plus un commentaire. Macron a déjà fêté sa victoire, Le Pen a déjà nommé son Premier ministre, pourquoi irais-je voter ?
Mais parce que l'abstention favorise mécaniquement Marine Le Pen. Il faut quand même que les gens le comprennent.
Parce
qu'à ce côté présidentiel, on vote. On va dire
son
président.
Bien,
tout simplement. Jean-Luc Mélenchon et ses insoumis vont-ils finir par appeler à voter Macron
?
Non, il ne le fera pas, sinon il l'aurait fait. On a souligné tout à l'heure l'absence de responsabilité de la part d'un responsable politique,
c
'est quand même très très curieux. Ils ne le feront pas parce qu'ils jouent cette politique du signe égal, mettre un signe égal entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tout en disant, mais on a toujours combattu le Front National. Bref, ils ne disent pas les choses clairement. Et ils ne disent pas les choses clairement pour entretenir une forme d'ambiguïté jusqu'au bout, histoire de fédérer, parce qu'ils pensent, c
'est
le seul moyen de fédérer toutes ces troupes de Mélenchonistes qu'on connaît mal au fond. Parce qu'il y avait les vrais soutiens de Jean-Luc Mélenchon, ceux qui s'étaient déjà exprimés en 2012, et puis là, il en a quand même deux fois plus. Donc comme on ne sait pas très bien, ils ne savent pas très bien de quels horizons ils essaient de les fédérer en disant, débrouillez-vous, chacun fera en son âme et conscience, ce qui est le meilleur moyen
de ne pas choisir pour garder tout le monde.
Même mettre sur le même plan l'abstention, le vote nul ou le vote de Marine Le Pen, franchement, c'est un changement de pied radical de la part de Jean-Luc Mélenchon.
C'est inverse à toute sa carrière,
à tout ce qu'il a prôné depuis 30 ans.
Il
veut garder l'unité de son mouvement, lui aussi, dans la perspective des législatives. Jean-Luc Mélenchon, il espère continuer et terminer sa victoire sur le Parti Socialiste, et donc il espère avoir plus de députés.
À quel prix ? Que le Parti Socialiste. Et ce qu'on
va suivre chez les électeurs Jean-Luc Mélenchon, ce sera intéressant de voir, notamment chez les jeunes, chez les jeunes insoumis, est-ce qu'ils vont s'abstenir ou est-ce qu'ils vont aller voter ? Tu as raison de dire qu'il espère, mais à l'arrivée, compte tenu de ce qu'il fait depuis dimanche soir, je ne
suis
pas sûr que ça l'aide précisément pour les élections législatives, parce que ça va quand même troubler beaucoup de ses partisans. En quoi le programme de Le Pen est-il perçu comme plus social par l'électorat populaire ? C'est vrai qu'on sait qu'elle marque des points dans cet électorat. Qu
'est
-ce qui séduit ?
J
'ai envie de vous répondre en rien, mais voilà,
c
'est un commentaire.
Quand on
regarde, elle se proclame la candidate du peuple et la candidate des pauvres, et caricature son adversaire qui est passé deux ans à la banque Rothschild comme un banquier. Donc déjà, ça lui donne en termes d'image une espèce de crédibilité. Quand on regarde son programme, les mesures qu'elle préconise, à partir du moment où elles ne sont pas financées ou à partir du moment où elles s'inscrivent dans un cadre de sortie de l'euro, alors qu'il est un peu différent aujourd'hui, en tout cas, ne tiennent pas la route. Tout a plutôt montré que les premiers...
Enfin, et là pour le coup, tous les économistes qui ont fait des simulations sur les sorties de l'euro imaginées par Marine Le Pen ont plutôt montré que ceux qui trinqueraient seraient précisément les classes populaires avec un effet inflationniste, un effet hausse des taux. Les manifestations du 1er mai auront-elles un impact sur le second tour
? En
tout cas,
Emmanuel Macron et Emmanuel Le Pen
tiennent tous les deux un meeting le 1er mai. Voilà, ça sera écouté forcément.
Est-ce
que ça aura un impact ? Tout
aura un impact sur le deuxième tour le 10 dimanche. Un des grands
enjeux de la semaine, sauf événement, évidemment, ce sera le débat du second tour.
En tout cas,
je ne dis pas qu'il va inverser
les choses. Sur la manifestation
du 1er mai, elle envoie quand même une image, une symbolique. Il
y
a des gens qui vont se dire, dans 10 ans, quand mes enfants me demanderont qu'est-ce que tu as voté dans cet entre-deux-tours, si je leur réponds,
rien,
ça sera un peu particulier.
Je prends une
responsabilité.
Ce second tour a le mérite de faire tomber les masques à droite comme à gauche ? Non. À droite comme
à gauche, non. En tout cas, il le
recompose. En tout cas, il crée un nouveau paysage
politique. Le second tour,
il existe sur la décomposition générale.
L'organisation Sens commun, s'est-elle positionnée pour un candidat au second tour
?
En tout cas, elle a appelé à voter contre Emmanuel Macron. Oui,
absolument.
Et j'aurai le plaisir de vous retrouver pour ces polémiques à 19h45, avec un débat autour de la bataille des deux France, incarnée par les deux finalistes. J'y recevrai Florian Philippot, le député macroniste Christophe Castaner, l'économiste Jacques Sapir, la porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Raquel Garrido, et le comédien Jacques Weber. Très bonne soirée sur France 5 et à demain.