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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 24 juin 2026 126 minAutoproduit

Conférence de presse face aux nouveaux médias

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et ben merci d'être là, d'avoir répondu à notre invitation mensuelle. Je suis persuadé que ensemble nous sommes en train de créer une petite nouveauté dans le paysage puisque si mes informations sont bonnes et en général elles sont bonnes. Les États-majors des différentes candidatures à l'élection présidentielle maintenant discute comme un des sujets à qui s'adresser.

Bon, il y a aussi ce qu'on a appelé globalement les nouveaux médias. Bon, pas très juste comme expression mais on s'en fout. Faut bien qu'il y ait un nom.

Donc ça sera un nouveau média. Euh cette semaine a d'ailleurs paru une enquête intéressante de Reiter dont je me réjouis beaucoup qui dit que d'orina avant 54 % de l'opinion mondiale se réfère davantage au réseau que à la presse traditionnelle officielle. Et dans notre pays, c'est très réjouissant parce que cela montre l'efficacité des campagnes que nous avons montré contre eux et leur arrogance. une majorité.

Nous sommes la France est dans les cinq derniers pays de toute l'Europe pour la confiance Oui. de toute l'Europe inclu la partie non Union européenne pour la confiance donnée aux médias traditionnels. Donc leur image est considérablement dégradée.

La confiance que les gens en eux est voisines de zéro. Euh il y a même des statistiques plus précises. 61 % des Français n'ont pas confiance dans les médias traditionnels.

Ils ont raison. 67 % des Français pensent que la concentration des médias est en danger. [grognement] 67 % c'est insuffisant.

Seul 37 % des Français pensent que les sujets de violence sexiste et sexuelles sont bien traités dans les médias et 31 % pensent que les sujets sur les problèmes de service public sont bien traités. Naturellement ce que je vous lis là, c'est par pure satisfaction personnelle, ça n'aura pas d'impact car l'esprit corporatiste interdit à cette profession la moindre nuance ou autocritique. Et je vous le dis parce que la première fois qu'on a fait une invitation comme celle-ci, ça avait donné lieu une sorte de d'ébullition puis je pense vous avez à peu près autant surpris que moi parce qu'on était pas en train de se réunir pour faire un complot, mais eux ils y voyaient un complot.

Donc je suis enchanté. du désastre. Euh alors, ceci posé, la semaine a été pleine d'actualité. il est décidé queon partagerait notre temps entre mes camarades et moi que je m'exprime devant vous pendant une heure puis comme on l'a fait la dernière fois, eux le feront en relation avec des événements qui sont dans l'actualité de la semaine.

Alors Aurélie qui vient de sortir son rapport sur les la financiarisation et les interventions des fonds de pension au pillage des entreprises et qui a je pense levé un gros lièvre qui doré avant donne lui une campagne que nous allons mener dans tout le pays devant les entreprises pillées. Ensuite, Anaïs qui est élu de Lyon, elle je t'assigne pas spécialement un sujet mais il y en a quand même un. Hier soir, nous étions tous à la panthéonisation de Marc Bloc qui était un moment pour nous important puisque la famille avait insisté pour que nous soyons présents et pour une raison très simple, Marc Bloc appartenait au socialisme révolutionnaire.

Mais le président de la République s'est bien gardé de le dire. ce que pour ma part je juge assez insupportable car dans la vie d'un militant qui surtout quand il affronte avec courage la mort qu'elle soit dans le cadre de son activité de de dans les deux guerres mondiales et ensuite la torture et le le fait d'être fusillé, il est évident que l'engagement politique est quelque chose qui transcende leur propre existence, qui leur donne une raison à la fermeté et à la volonté de combat passer à côté de ça et mes et c'est pas pas la seule misquinerie. Je ne vous dis rien de la précédente péthéonisation.

Euh un jour viendra où on en en parlant, mais c'est certainement le discours le moins supportable que j'ai jamais entendu sur Manouian. Et en tout cas, cette fois-ci, il y avait une raison particulière. Le protocole de l'Élysée qui n'a peur que d'une chose, c'est de la presse, avait décidé qu'un certain nombre de personnes étaient de trop.

Donc, on a invité tous les députés euh et sénateurs, les sénateurs sont pas venus, euh d'Alsace, euh de Lyon, euh sauf euh les députés insoumis. Et euh Anaïs a donc dû protester et le protocole n'a commencé euh à à s'inquiéter de la situation que quand des journalistes ont commencé à appeler. Donc, d'après un raisonnement dont je vous livre toute la fraîcheur, puisque la famille avait demandé que le RN soit pas présent, et bien il fallait que elle est fill non plus. peine perdue comme on l'a vu.

Mais enfin Anaïs, s'il le faut tout à l'heure vous en dira. Ensuite Marine E. Alors dans l'ordre où il y a Adrien Adrien rentre Adrien Clou député de la Haute Garonne rentre de Colombie où il était comme président du groupe d'amitié en observateur dans les élections colombiennes.

Il doit à sa volonté d'avoir évité d'être pris dans l'endroit prévu, c'est-à-dire Bogota, et il s'est il s'est rendu à Kali pour voir de plus près ce qui se passait. Et parmi les témoignages qu'il a ramené, c'est celui de ce que signifie une ingérence étrangère sur les réseaux médiatiques de masse dans une élection présidentielle au point de pouvoir la rendre quasi illisible. Mais puisque vous savez que le résultat est à touche touche entre les fascistes et nous et bon c'est extrêmement alarmant.

Je pense que c'est un sujet qu'on a devant nous pour la présidentielle en France puisque comme vous le savez le gouvernement d'Israël est déjà intervenu pour essayer de nous nuire à Marseille, à Toulouse et ou encore à Lille. C'est ça. Oui, Roué, pardon.

Pour ne parler que de ça parce que la première alerte portée sur Paris, hein, c'est la première alerte qu'on avait eu. Euh donc nous nous attendons à ce que la prochaine campagne soit particulièrement ville euh et dégoûtante par tous ces réseaux. Alors, il y a des réseaux officiels, si j'ose dire, ceux qu'on détecte comme ingérence étrangère, puis a ceux qu'on détecte pas et notamment parmi ceux qu'on détecte pas, il y a ceux qui sont d'ors et déjà de toute façon au service d'agence d'influence en France comme Elnet qui a réuni à plusieurs reprises des soi-disants tables rondes où l'on voyait paraître, des journalistes du service public, des sondeurs évidemment impartiaux, objectifs et tout ce que vous voulez et tout ce blabla. de ces gens dangereux et qui ne sont pas au service de la démocratie dans leur pays.

Donc je pense que Adrien ramène des choses qui sont de la matière première à réflexion. Enfin Marina Mesure qui est la présidente de notre [raclement de gorge] de notre délégation, on appelle ça comme ça, au Parlement européen. Vous savez vous ne savez pas dans ce cas, je vous l'apprends que nous sommes dans un parti européen, le parti de la gauche en fait. le parti de la gauche radicale qui est présidé par Manon Aubri et euh Marine à Mesure est la présidente de notre délégation, c'est-à-dire les députés français insoumis qui siègent dans ce groupe et au Parlement.

Elle est là devant vous après une semaine où vraiment là encore l'ignoble a quand même été bien présent. C'est la fameuse loi retour qui vise à l'expulsion euh des euh des réfugiés, des immigrés qui sont entrés sans autorisation sur le territoire de l'Union européenne. Et on a vu une scène absolument affreuse euh qui vraiment évoque les moments les plus dégoûtants de l'histoire européenne et pourtant elle en comporte beaucoup de racisme affiché.

Les députés de droite et d'extrême droite bell en cadence qui rentrent chez eux qui s'en aillent ramenez-les chez eux. C'est un moment, je crois, qui a un grand intérêt d'alerte pour nous tous. Enfin, on a vu le l'Europe se coucher devant un accord où bah en ayant des droits de douane sur les produits européens, mais il y en a il y a zéro contreparti pour l'Union européenne et ils ont tous voté en levant la main en cadence pour trouver ça très bien.

Et enfin, il y a la loi sur les nouveaux OGM, ces trois sujets sur l'Union européenne qui bon justifie, explique la présence de mes trois camarades et vous permettront d'avoir des informations vraiment de premièr et détaillé. Quant à moi, et ben je me tiens à votre disposition. J'ai des tas de choses à dire.

Je vais voir où je vais pouvoir les glisser dans les questions que vous allez me poser. Merci. Alors, allons-y.

Bonjour, moi je m'appelle Marie. Je suis militante pour l'écologie et je fais de la vulgarisation de contenu sur l'écologie. Et moi, je voudrais vous parler aujourd'hui de la vague de canicule de la vague de chaleur du moment qui nous fait tous suffoquer et d'ailleurs certains et certaines plus que d'autres.

Je pense par exemple aux personnes sans abri, aux ouvriers, aux livreurs dont on parle très peu et qui concrètement tuent aussi directement et indirectement. Il y a eu des dizaines de morts suite à des noyades par exemple. Et face à tout ça, ce qui ressort quand on écoute les médias traditionnels, c'est qu'on aurait trouvé la solution magique à savoir la climatisation et qu'il faudrait voter pour le Rassemblement national parce qu'ils sont soudainement devenus les champions du climat.

On parle de la clime mais on parle pas des records de dividendes total. On parle pas des destructions environnementales, on parle pas du sacage du droit de l'environnement, on nous parle d'un outil pensement mais aucun moment on nous parle de long terme. Donc mo je voudrais savoir quelle analyse vous tirez de cette période, quelle solution vous proposez à court terme dans l'urgence mais aussi et surtout des solutions à long terme.

Merci. Merci. Bon, alors pour vous dire comment je suis entré en contact avec ce débat paraît-il sur la crime, je me trouvais à un salon où il était question de start-up, de globalité numérique, de robots et à la faveur de notre circulation, tout d'un coup, on fait une pause et se tendent vers moi les micros officiels.

Et comme d'habitude, le ça ne les intéresse pas du tout. On avait pourtant des débats extrêmement intéressants avec tous les gens qui tenaient leur stand sur le lien entre bon ben ce que la science permet, ce que la morale peut interdire, comment une société contrôle une chose aussi forte que l'intelligence artificielle. Qu'est-ce vous voyez le genre de sujet ?

Et là c'était madame Le Pen a dit que il fallait mettre de la clime. Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors là, je vous résume et la confusion dans laquelle s'est posé, c'est pas madame Le Pen a dit je cite, c'est madame Le Pen a dit il faut mettre de la climatisation à ce que vous êtes pour.

Et d'abord je réponds, bon d'abord je me demandais ce qu'était cette question parce que apparemment je suis plus dans mon époque que ceux qui me posaient les questions et on on quelqu'un m'a dit "Qu'est-ce qu'il faut faire maintenant concrètement ?" C'est toujours concret, hein. Bon, alors qu'est-ce que je peux ?

J'ai dit je suis pas votre père, c'est pas moi qui vais vous dire ce que vous devez faire ou votre mère. Allez leur demander. Alors bon, comme je voyais qu'ils étaient extrêmement tendus et que mon but c'est pas de les humilier, je dis bah je sais pas, on pourrait étendre le soleil.

Et puis après j'ai dit ah bah attendez sinon bah vous savez ce qui se dit hein ? Que les gens qui vivent dans les pays chauds, ils veulent pas bosser. Bah c'est le moment d'aller montrer que on peut bosser pendant qu'il fait un cagard possible.

Et puis après, j'ai dit encore "Ah ben vous pourriez faire comme les Andalous, sortez plutôt vers 18h ou 19h." Euh toute réponse que je trouve de bon sens encore maintenant au moment où je vous les résume. Et voilà que le monde a jugé que c'était des réponses désinvoltes.

Ce qui est désinvoltte, c'est la manière avec laquelle le monde ne s'intéresse à rien. a fait une page entière sur alors les pleurnicheries si oui cette question n'a pas l'écologie hein avant la la semaine de la canicule n'a pas l'importance qu'elle devrait avoir. Bien sûr le monde s'intéresse tellement à l'écologie pas un mot sur ce que nous avons pu en dire ni non plus sur ce qui s'est passé à la précédente campagne présidentielle que j'avais essayé d'ouvrir avec un meeting en réalité augmentée sur l'eau.

Bon voilà, ça c'est le tableau de de l'environnement. Alors ce que j'ai en dire d'abord, c'est que ce que ça m'a révélé et que ça m'a reprouvé, c'est le décalage entre la culture moyenne médiatique qui se traduit, je ne dis pas des personnes parce que je n'en sais rien, je ne les connais pas, mais leur culture moyenne, leur manière d'interroger. Bon, il me semblait que il me semblait, erreur de ma part, que tout le monde avait compris que la climatisation était un problème typique de la solution technocentrée à un problème.

C'est-à-dire, on apporte une réponse qui a grave le problème posé. Euh ceux qui voudraient avoir plus de précision sur le sujet et sur le moment où cette question arrive dans l'actualité, je les invite à se reporter un article du monde diplomatique sur euh la place qu'occupe euh la la clime dans euh la mutation du capitalisme contemporain puisque'au départ il s'agit simplement, si j'ose dire, d'un confort dans certains bureaux et après le l'article du monde montre du monde diplomatique he pas le monde de tous les jours là, le monde dipl diplomatique montre comment la clime est devenue une affaire, comment la clime est devenue un signal. Donc moi, je croyais que tout le monde en était conscient de ça.

C'est pour ça que je réponds en disant "Mais bon, vous avez qu'à éteindre le soleil avec des blagues." Alors de là, on en a déduit, je ne sais pourquoi que nous étions devenus des ennemis de la clime et que on voulait pas les mettre ni dans les hôpitaux ni dans les écoles. Ce qui permet une J'avais complètement oublié puisque je ne fréquente plus aucun médiat ou presque, j'avais oublié ce truc de la guerre du mot.

Vous dites un truc et après pendant 3 4 5 jours l'avant ça y va. Aas abas abas et les filles abas Mélenchon il veut faire mourir les vieux et les enfants dans les maternités parce que et c'est parti comme ça plus madame Le Pen repeinte en écolo par une bande d'ignorants qui ne sait absolument rien des problèmes de son époque. Donc sur la clime ma réponse est que l'utilisation massive de la clime aggrave le problème posé.

Il l'aggrave d'une manière déterminée et mesurée scientifiquement. Le CNRS a établi que dans l'hypothèse où l'on mettrait une clime dans chaque appartement, on aurait une élévation de la température moyenne extérieure de 3,6. C'est quand même pas rien quand vous en êtes déjà à presque 40 ou à 40.

Par conséquent, la clime n'est pas la solution globale aux problèmes posés par le réchauffement. Les solutions sont nombreuses, multiples. Évidemment, c'est l'isolation.

Mais je vais commencer par peut-être plus simple, c'est déjà commencer par mettre des volets. Partout on a fait des réhabilitations parce que partout on réhabilite, on ne met pas de volet laissant à la charge des gens d'installer des rideaux, des doubles rideaux et ainsi de suite. Donc ça aujourd'hui c'est la question numéro 1 qui est posée dans des milliers de familles. faire avec un un chauffage permanent qui est celui des des vitres de vos fenêtres.

Comme en hiver, la vitre s'envoler et devient un frigo qui continuellement refroidit l'air de votre appartement. Donc déjà ça. Ensuite, il y a évidemment toutes les mesures qui permettent d'isoler les bâtiments de même.

Alors ça alors j'ai eu le malheur de dire à un moment donné bois terpail. J'ai vu des commentaires de gens disant que compte tenu de mon âge, je je suppose qu'ils en déduisent que dans ma jeunesse, on vivait dans des hutes en paille ou en terre et que ça n'a pas effleuré le cerveau profondément enfoui. de ceux qui me posent des questions sur le sujet que bois terille n'est pas une pratique arriérée, c'est l'inverse, c'est une pratique avancée mais qui sent bon au pif le néocolonialisme de tous ceux qui considèrent que tous ceux qui ont toujours vécu dans l'ambiance de très grande chaleur et qui ont dû assumer la vie des collectivités humaines dans ces conditions ont tu à inventer des manières de se protéger, de se refroidir et cetera.

Donc euh la solution c'est ça, tout ce qui va avec et puis le changement de des matériaux qu'on utilise. Voilà. Oui.

Oui. Et c'est pourquoi je redis bois terp, c'est une solution. Mais si vous pensez que çaen est pas une, vous allez qu'aller voir les gens qui vivent de cette façon-là depuis des millénaires.

Et puis vous leur direz "Moi, je viens vous donner des leçons, tenez, je viens vous installer une clime. Ah zut, il y a pas de réseau électrique ou quelque chose comme ça." Donc je pense que le moment est venu, mais je le redis avec force.

Si j'insiste sur ce point-là, c'est évidemment pour faire un pied de néo raciste et au néocolonialiste, hein. Aller apprendre auprès des population qui vivent dans la chaleur et d'ailleurs montrer l'exemple puisque souvent vous êtes moqué des gens qui ont du mal à à en dire "Ah bah oui, c'est là-bas, il fait chaud, il faut rien." Bon mais très bien, c'est l'occasion jamais montrer que vous êtes capable de courir devant et de travailler.

Donc il ne peut pas être question d'avoir comme solution la climatisation générale du pays. changement des revêtements, des revêtements des vitres et cetera. Autres matériaux et isolation thermique des bâtiments.

Nous avons maintenant dans la canicule les problèmes qu'on a l'hiver avec le froid. Point. Ça veut dire que dans les deux cas, les bâtiments ont pas été inventés pour se protéger.

En tout cas, si on devait mettre partout une clime, il y aurait besoin d'une centrale nucléaire de plus. J'en profite pour faire une transition que personne ne m'a demandé mais que je fais quand même. C'est que les petits génies qui nous ont expliqué que le nucléaire était indépassable permettait notre indépendance et le reste.

Comme je l'avais déjà dit l'an passé, but sur une réalité, c'est qu'on ne refroidit pas des centrales nucléaires avec des rivières réchauffées. Et par conséquent, il y a déjà deux ou trois centrales nucléaires qui ont dû arrêter leur réacteur parce que l'eau est trop chaude. Voilà, et qu'on ne peut pas refroidir avec.

Donc c'est tout le système qui a été mis en impasse et peut-être qu'on parlera après des solutions globales. J'en ai au moins mis une sur la table. Si elle vous intéresse, j'y reviendrai.

C'est la question des écorégions qui est une réponse politique d'ampleur parce qu'elle change la donne euh de l'organisation de l'État en France mais surtout parce que elle répond à l'idée d'oren avant. Il faut répondre aux problèmes qui nous sont posés. d'abord répondre prévoir dans les directions essentielles ou les biens communs indispensables à la reproduction de la vie humaine sont mis en cause.

Ra euh quoi d'autre encore ? L'airlau, la terre et la santé comme bien commun. En tout cas, peut-être qu'on en parlera dans un instant mais voilà ma réponse à vous.

Alors, il y avait dans Paris, on m'a expliqué ça, des réseaux de refroidissement collectif mais qui ne se sont pas développés. Au départ, c'était au de Paris qui mettait ça au point et puis ils ont refilé évidemment la chose comme d'habitude à des sociétés privées qui sont comme vous le savez flexibles, agile, dynamique, performante et qui grâce aux vertus du marché s'implantent plus rapidement, mieux et plus efficacement que tout le monde. Résultat, il y a rien.

C'est-à-dire que il y a deux ou trois bâtiments, alors un bâtiment militaire, un ou deux peut-être un hôpital par-ci par-là, l'Assemblée nationale qui sont équipés de cette manière-là, mais sont des réseaux collectifs et assez simple à installer mais qui ne dégagent pas. euh l'énergie que dégage d'habitude [grognement] les climatiseurs. Voilà pour cette question.

Bonjour. Bonjour monsieur Mélenchon. Bonjour.

Ouais. Bonjour. Grégoire Lendoyer du compte écolo classe sur les réseaux où on vise à politiser l'écologie en analysant les rapports de pouvoir autour de ces enjeux.

Merci pour l'invitation. Bon, je vous avoue que c'était un peu sport de venir vu que j'ai un petit problème de thyroïde qui fait que je supporte pas la chaleur et justement on sait que la végétalisation, la débétonisation et autres pourrait baisser la température ambiante d'une ville de 3 à 6°gr lors des canicules. Le problème c'est que le coût est à supporter par les municipalités alors que les bénéfices notamment en terme d'économie pour la SQ ne leur reviennent pas puisque celle-ci est centralisée.

À l'inverse, vendre du foncier pour qu'il soit bétonné ou construire des routes, les villes y trouvent un bénéfice immédiat. La semaine dernière, vous vous reparliez aussi des écorégions avec la volonté de leur donner comme priorité la gestion de l'eau. Mais pour gérer l'eau, il faut aussi avoir la main sur l'agriculture, l'urbanisme, l'énergie et cetera.

Autrement dit, sur l'économie locale. Ma question est donc jusqu'où êtes-vous en faveur d'une décentralisation ? Sachant qu'à plusieurs reprises ces dernières années, vous sembliez plutôt vouloir une planification étatique refusant tout nouvel acte de décentralisation.

Par exemple, le 31 mai 2024 dans le communiqué de presse de Alfis opposant au rapport d'Éric Vert sur la décentralisation, on peut lire selon la proposition d'Eric Vert, les régions récupéreraient de nombreuses compétences telles que l'enseignement supérieur, les transports et la transition écologique. Notre groupe parlementaire s'oppose à ces transferts de compétences régaliennes. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Jusqu'où voulez-vous décentraliser les écorégions et les municipalités pour l'écologie ? Merci. Bon alors c'est bien, on commence dans la la dose des perfidies qui sont indispensables pour notre crédibilité à tous.

Alors en effet, mais il faut situer le débat sur l'ampleur de la décentralisation. Je vais essayer d'être aussi concis que possible. Dans sa réalité sont à l'œuvre un conflit idéologique et politique de fond.

Les néolibéraux déconcentrent ou décentralisent pour permettre de mettre en compétition ce qu'ils appellent les territoires. Donc comme ils font de la gestion managériale des territoires, c'est-à-dire une gestion capitaliste, la déconcentration ou la décentralisation aboutit le plus souvent à faire et c'était le projet de monsieur Macron qui n'a jamais mené jusqu'au bout heureusement qui était un projet de droit à la différenciation entre les régions. Et dès lors, nous avons toujours été d'une extraordinaire méfiance sur le sujet surtout quand les paquets paraissent confus.

Vous voyez ? Alors, par exemple, vous faites un paquet euh l'université, la culture des artichaud. Oui, tiens.

Et puis ah oui, les centres culturels et on dit "Allez, on va le donner aux régions et puis on fait des petits coups de coudes et on dit "Ah, on a encore gagné 100 m où l'État n'a plus aucune responsabilité, c'est plus son affaire, c'est dans la dotation globale de fonctionnement. Au revoir et merci". C'est-à-dire que en réalité ça se présente comme une décentralisation et en et en réalité c'est c'est une différenciation avec des objets confus.

Alors, nous ne sommes pas pour cette pratique et nous ferons toujours, il y en a plus pour longtemps, tout ce que nous pouvons pour l'empêcher. Cependant, vous n'aurez pas manqué de remarquer que les insoumis ont contribué d'une manière que certains disent décisives à la loi sur l'autonomie de la Corse. Dès lors, disons que Perfidie pour Perfidie, vous auriez dû considérer cet aspect-là pour comprendre que de quoi il s'agissait au fond.

Et en effet, je l'ai dit dans mon discours à Saint-Denis, nous nous avons dit qu'il n'y aurait pas de limite à la discussion avec les dans les territoires insulaires sur la question de l'autonomie, mais qu'évidemment, comme chaque territoire insulaire produit une culture politique différente pour la raison que c'est une île, c'est comme ça que ça se passe ou un territoire extrêmement éloigné de l'hexagone comme le cas de la Guyane. et bien des cultures particulières sont là à l'œuvre et surtout des traditions politiques très anciennes car les deux départements qui avaient une gestion du communisme révolutionnaire c'est-à-dire la Martinique avec Émé Céer et la Réunion avec Paul Vergess sont deux départements qui avaient fait le choix de la départementalisation comme un moyen d'accéder à une égalité de droit entre les populations de de Lille et les populations de l'Hexagone. leur but étant que cette égalisation sociale soit la marche concrète vers le développement de ces deux territoires.

Donc cet enseignement, si je me suis permis de le rappeler, c'est parce que il soulligne le fait que c'est parfois par des chemins paradoxaux que certaines idées avancent, que l'autonomie de la Martinique et de la Réunion est avancée par la démartementalisation peut paraître être une contradiction. Mais non, pourtant c'est la même chose, hein. Voilà.

Alors ça a posé dans les territoires et départements d'outremè par exemple la Réunion ne réclame aucune assemblée particulière exprimant l'autonomie. À l'inverse, ils ont pratiqué et mis en place sans doute les premières politiques d'autonomisation notamment énergétique sous la fule de Paul Verges et en particulier c'est eux qui les premiers ont voulu essayer les machines à à mouvement de la mer et c'est d'ailleurs ça qui m'a convaincu que c'était possible et faisable. Les premières machines de refroidissement ou plutôt où le mouvement et l'énergie électrique provient du mouvement qui est provoqué par la différence de température entre ce qui est profondément dans la mer et ce qui est en surface.

Bon, plein d'exemples de cette nature et des revendications autrement plus intelligentes que celle de faire une route autour de l'île euh enfin d'une partie de l'île. Peut-être que vous connaissez le dossier, mais on a réussi ce tour de force d'aller construire à l'aron. Une fois que vous avez fait vous avez fait 200 m dans la flotte, vous pouvez pas dire "Ah bah tiens, on a changé d'avis, on arrête et le reste on verra un jour ou l'autre." Donc une fois que ça a été commencé, il a fallu finir.

Et évidemment vous avez pu voir des gens qui au départ voté contre, voté ensuite pour pas parce qu'ils avaient compris mais qu'ils étaient ils avaient été convaincus parce qu'ils ont tout simplement compris l'ampleur du désastre qui se produirait si jamais en plus on arrêtait la route au milieu de la mer. Donc voilà pour le rapport autonomie. Alors quelle est notre position ? ce n'est pas le fourtout dans lequel on met un peu tout et n'importe quoi.

Non. Et deuxièmement, une écoorégion n'abolie pas les services centralisés de l'État. Nous essayons de répondre à une première question.

La France vit en état de déni. C'est le mot qu'on utilise maintenant pour dire que ils en ont rien à Bon, ça veut dire oui, il y a un problème. Bon, on verra bien hein.

Ou que les suivants s'en occupent. Voilà. Donc tout le pays, toute la biodiversité du pays sans exception a été empoisonnée.

Tous les organismes vivants le sont, notamment par l'eau qui contient des polluances éternelles et des plastiques. Tous les organismes humains sont contaminés. Toutes les rivières du pays sont atteintes.

La biodiversité a connu une extinction globale, papillon, oiseaux, que sais-je encore, verre de terre et et autres et autres insectes ou animaux qui est aussi massive que dans le reste de l'Europe, qui est un continent qui se réchauffe paradoxalement plus vite que les autres pour la raison que comme la glace fond sur l'ensemble du continent, la réfraction la pardon le le le mécanisme qui repousse les rayons lumineux qui réchauffent et ben ne fonctionne plus. Et donc la Terre se réchauffe. Ça par tout ça paraît un peu mais c'est comme ça.

Voilà. Et donc tout ça c'est comme si ça n'existait pas. Et ensuite tout d'un coup arriver à une canicule qui est absolument prévisible.

Il y en aura d'autres, je vous l'annonce et vous le prédit. Et vous avez un gouvernement qui dit "Bon bah on va faire quelque chose. Et la météo annonça et la veille de où la canicule commence, le gouvernement a quelque chose à dire.

C'est pas très intelligent mais au moins ils disent quelque chose. Et voilà comment tout le temps sans discontinuer, c'est au dernier moment et on peut engager un débat absurde du genre ah ben nous allons mettre des climatiseurs en place parce que c'est ça la réponse. N'importe quelle personne en temps soit peu renseigné sur ces dossiers.

Moi je ne suis pas un spécialiste de ces questions mais je m'y suis intéressé par la force des choses parce qu' qui peut parler de vouloir présider diriger un pays ou des gouvernements et être absolument ignorant de ces réalités. C'est pourtant ce qui s'impose après mon meeting, vous en avez vu d'autres de meeting, vous avez pu écouter. Nous étions déjà euh à l'orée de la canicule.

Qui parle de la canicule pour dire autre chose que des bêtises ? Personne. Ah si.

Euh un candidat a proposé que on règle la crise climatique globale en louant en leasing des voitures électriques accessibles au aux gens qui n'en ont pas les moyens. Bon, c'est une idée, mais vous admettrez que c'est pas avec ça queon va commencer à régler le problème. Donc la France s'est constitu s'est construite autour de son état et dès lors que l'on veut faire une planification écologique, si l'on veut que ce soit pas seulement démocratique, ce qui est déjà un premier problème, mais efficace parce que vous pouvez avoir une bureaucratie démocratiquement à l'œuvre, vous décidez ceci, cela et puis un appareil central ensuite le projette sur la base et vous arrivez à des résultats absurdes parce que les mêmes politiques et les mêmes instruments ne s'appliquent pas de la même manière. suivant les endroits où l'on se trouve.

Alors, c'est le sens de l'écorégion. Au début, quand on a commencé à avancer cette idée, on avançait à petit pas. Pourquoi ?

Parce que ce qui s'en disait ne me convainquaient pas et ne convainquaient pas les camarades de la structure qui s'occupe de cette question. Qu'est-ce qu'il nous convainquait pas ? Et bien, il y avait des approches très différentes de la biorégion.

Il y avait des approches, je vais mettre des guillemets positives. Une biorégion, c'est là où ceci, ceci, ceci, cela a lieu. Et puis une approche négative, une écorégion, c'est un endroit où ceci, ceci, ceci, cela n'a pas lieu et donc c'est un problème.

OK ? Donc entre les deux, ça donnait lieu à des cartographies parfois un peu extravagantes ou bien des cartographies intéressantes mais donnant des résultats qui se discutent. Bon, une écorégion allant de l'Alsace à la Corse.

Que voulez-vous ? Moi, j'ai dit à ceux qui sont venus me présenter ça, bah écoutez, vous avez plus qu'aller leur expliquer que Strasbourg et à Jacio, il y a c'est très commun ensemble, il y a de d'innombrables bon tout. Bon, je veux pas je veux pas me moquer parce que c'est pas moi qui faisait les cartes et je veux pas accableraient les choses sérieusement.

Donc il il a fallu que m'arrive par le biais de de Gabriel Lamar, la première carte qui m'a convaincu personnellement et qui a convaincu une série d'entre nous, c'était une carte des bassins versants qui eux-mêmes sont couverts par des agences de bassin qui marchent. Les agences de bassin souvent décomposent la question en euh bassin de rivière. OK.

Donc bon parce que sinon 6 découper la France en six tranches, bon c'est une idée que moi je trouve c'est c'est trop des trop grosses structures. Mais l'intelligence de cette situation c'est de dire bah la mont et l'Aval souvent sont liés hein mais ce n'est pas le seul paramètre écologique qui entre en ligne de compte. Il y a des cohérences écologiques qui sont données par les bassins versants.

À quoi s'ajoutent les récifes montagneux ? les récifs, je suis dans les Caraïbes encore, les massifs montagneux et et et d'autres sujets de cette nature, mes propres blagues me font perdre le fil de de mes idées ou des ravages qui ont été fait qui ont été créés sur la terre, là où la Terre a été le plus arable, là où on a pu le plus faire du remembrement. Il est certain que les terres ont été délavées et appauvries dans des conditions sans comparaison avec les endroits où les machines arrivaient moins.

Bon, donc vous voyez que il y a plusieurs paramètres. Si bien que dans notre esprit, la première fois qu'on a eu une carte avec les les bassins versant rivièr et fleuve, on a été plusieurs à dire ça ça nous convainc ça un sens. D'autant qu'on a observé comme vous le devinez parce que dès qu'on commence à y réfléchir, on se dit mais bon dieu mais c'est bien sûr, comment ça se fait qu'on s'en était pas rendu compte avant ? c'est que la vie d'une manière générale et depuis le Moyen-Âge et depuis avant même par exemple l'antiquité, on va dire, ce sont l'accès à l'eau qui a déterminé l'installation des communautés humaines et notamment la création des villes parce que les premières villes sont toutes au bord de l'eau.

Aussi longtemps qu'il y a pas eu la roue, l'eau était le seul moyen de transporter de lourdes charge sans qu'il y ait de friction. OK ? Donc le rapport entre l'eau, la ville et le le monde organisé et l'État est absolu.

Donc dès lors que vous prenez un bassin versant, vous êtes certain de tomber sur une air culturelle et une aire urbaine. Urbaine au sens de fondatrice d'une réalité. Voilà.

Voilà comment on a été convaincu. Puis après la discussion nous a amené à un point numéro 2 qui a été de dire non mais il y a pas que l'eau, il y a les conséquences parce que l'eau, elle passe partout. Elle passe dans le sol.

Dans suivant ce que vous y avez mis, ben vous le trouvez dans l'eau et de l'eau dans la mer. Bon, alors on a comme ça rallongé en disant bah il y a l'eau, euh il y a la terre et puis on a dit bah pendant qu'on y est, il y a l'air parce que quand même c'est un bien commun dont tout le monde se contrefout chacun disant "Ah ben non, c'est l'autre." Moi la première fois que j'ai posé des questions sur l'air à Paris, on m'a dit "Ah, c'est pas nous, c'est les Allemands qui ont une mine à ciel ouvert et donc comme les vents les poussent par là." Bon, si vous voulez et puis on m'a expliqué que la différence entre l'est et l'ouest de Paris, c'est que les bourgeois se sont mis dans l'est. pas parce queils aiment l'est mais parce que ou l'ouest pardon parce que le vent s'ouffre dans ce sens-là et que par conséquence ça a envoyé les mauvaises odeurs et le reste sur les prolots qui habitait de l'autre côté, c'est-à-dire par là là autour du canal Saint-Martin, il a été nullement mis pour votre agrément mais pour transporter les marchandises qui rentraient dans Paris et puis ça va jusqu'au Maris comme ça.

Voilà. Alors le je viens de dire la terre, l'air et puis comme on y était en train de parler de ça, quelqu'un a dit il faut pas perdre de vue que tout ça détermine des conditions de contamination des populations qui expliquent les maladies et la propagation des maladies écologiques. Donc sans doute observerons-nous des picses maladies là où on aura observé des pics dans certains domaines de pollution.

Par exemple, il est à peu près certain que dans les zones viticoles qui sont desservies par des rivières et des fleuves qui les traversent, on va pas donner des exemples parce qu'après ça me fait des histoires sans fin. Euh mais bon, on peut penser que là, compte tenu de la consommation moyenne de pesticides, 32 % des pesticides en France sont utilisés dans 2 % des terres agricoles qui sont des terres viticoles. D'accord ?

Donc on est à peu près certain qu'on va découvrir une augmentation de l'apparition de certaines maladies de type écologique tel que les cancers de différentes parties du corps. OK ? Donc comme les agences régionales de santé peuvent être attachées à ce type de chose.

Maintenant ce qui nous reste à mettre au point c'est la combinaison. Il s'agit pas non plus de dire chaque région fait comme ça lui chante parce que là pour le coup on revient à la case départ c'est-à-dire le droit à la différenciation. Imaginez-vous une région où quelqu'un dirait bah écoutez ce mélangon il est bien sympathique mais ici on fait ce qu'on veut et si on a l'intention de traiter à la bouillie de Bordeaux nos vignobles, et ben on continuera un point et c'est tout.

Et c'est pas lui qui va venir nous en empêcher. Bah si euh et ben si justement il va falloir trouver autre chose car j'ai pu observer ce qu'était le travail du vignoble sans cette bouillie et tout ce qu'elle contient. Donc euh l'idée de combiner des services de l'État et un pouvoir de décision locale.

Pourquoi ? Parce que les services de l'État ont une compétence compétence et qualification acquise par la pratique de terrain. Et donc, on peut imaginer qu'une fonction publique écologique a un sens.

Si vous êtes d'abord et vous avez été fonctionnaire ici, vous avez appris à faire ceci et cela et le jour où vous serez là, vous verrez un signal dans telle ou telle maladie ou telle ou telle perturbation disant je connais parce que là-bas il y en a partout. OK ? C'est quand même le fondement de la mutation du fonctionnaire, c'est qu'il apprennent par des pratiques différenciées.

Donc voilà ce que je peux dire sur ce point. Nous ne sommes pas encore nous sommes pas fixés. On a confié la mission des écoorégions à deux camarades, Claire Leun qui est une doctorante et députée de les sur les questions de la planification et celui qui était notre meilleur spécialiste en matière d'eau qui est Gabriel Amar qui fait ça depuis maintenant 15 ans.

Et évidemment le la maison dispose de plusieurs et de nombreuses personnalités qui sont des connaisseurs du sujet que vous avez ici. Ça se voit pas est une ingénieure agronome. Je me demande d'ailleurs à quoi ça devrait se voir qu'on est ingénieur agronome ?

Mais bon, elle est ingénieur agronome et sa spécialité de départ et les responsabilité, j'en suis sûr qu'elle aura à prendre dans l'avenir sont liées à la production parmi lesquelles il y a la production agricole, hein. Toutes ces questionsl elles sont brûlantes. Je résume d'un mot.

Nous voulons obliger le pays à faire le saut. Ça suffit de dire, on va faire une République écologique. Bon, ouais, OK. tu as gagné les élections, tu as ta République écologique.

Arrive une bande de marioles derrière qui pense que le JC exagère souvent comme c'est le cas du Rassemblement national ou qui adhère aux st aux thèses délirantes de monsieur Steve Banon et autres fascistes internationaux et puis bah les gens ben ils arrêtent et ils font comme Macron. il coupe 30 40 % du budget euh qui se rapporte au budget écolo. Donc il faut inscrire et en quelque sorte ancrer la question écologique.

C'est la réforme sans doute la plus structurelle préparant. Je sais pas si vous vous rendez compte qu'on est en train de faire avancer petit à petit le concept de 6e République sur des réalités moins euh comment dire moins évanissante qu'on le faisait il y a encore 1 ou 2 ans. quand on aura croisé les différentes initiatives, c'est-à-dire la caisse de sécurité sociale générale sur laquelle vous pourrez interroger le champion du monde toute catégorie sur le sujet que monsieur Clou et les autres, on verra apparaître une manière d'organiser la décentralisation qui ne soit pas le comment dire un une manière de revivre le délire d'ancien régime des régions. 11 qui serait des sortes de petites principautés avec des gouverneurs qui gouverneraient tout ça comme autrefois le seigneur féodal l'évêque dans son diocèse et je ne sais quoi sur le corps de quoi est passé la grande révolution de 89 et je ne sais pourquoi on a attribué au jacobinisme une vision centralisatrice extrêmement hermétique.

C'est une pure invention car on confond le jacobinisme et le bon appartisme. Ce sont deux inventions corse différentes. Le jacobinisme, c'est du Pascal Pauli puisque c'est Pascal Pauli qui est le premier à formuler la théorie d'une de d'un état républicain.

Et puis Bonaparte parce que c'est le premier qui a établi un code civil patriarcal et une découpe de l'administration préfecturale qui en faisait des des petits dictateurs locaux. Bon, pardon, cette réponse a été plus longue que les précédentes, mais elle elle touche le cœur d'une des idées que nous mettons sur la table. Comme vous êtes tous assez fin observateur, vous savez que ça va donner lieu à des rebondissements car je suis quand même surpris que après avoir fait le discours de Saint-Denis, je n'ai toujours l'écho d'aucune réponse, d'aucune sorte, d'aucun parti et notamment pas les écolos.

Ce qui fait que cette question pourtant devrait les concerner en premier en disant "Ah bah ça y est, ils ont compris." Non, eux ils ont propé climatique. Je [grognement] fais le complément madame pour à votre question de tout à l'heure, pardon, mais le congé climatique est une très mauvaise idée parce que là déjà avec la canicule, vous n'auriez plus de congé du tout.

Vous auriez donc juste le droit de crever sur pied à l'endroit où vous êtes en train de travailler. Non, il faut comme l'a proposé Chloé dans sa proposition de doigt y a déjà quelques temps, que lorsque la température atteint un certain niveau, c'était 30° je crois ou 33°, les gens étaient en droit de retrait et d'absence autorisé. Alors, si c'est 5 jours, ben c'est 5 jours.

Si c'est 6 jours, c'est 6 jours. Et puis si ça date 8 jours ou 10 jours, et ben il est temps pour le capitalisme de comprendre que c'est plus rentable pour lui, de faire une isolation correcte que de vouloir laisser les gens mourir sur les chantiers. Bonjour monsieur Mélenchon, Icham Madani pour le médialque.

Ces dernières années, nous avons vu nous avons observé une montée de l'islamophobie notamment institutionnelle avec la circulératale avec la circulératal sur les abaya. LFI s'y est opposé mais beaucoup de militants et de chercheurs estiment que cette mesure s'inscrit dans la dans la continuité de la loi 2004 euh sur les signes religieux à l'école. Dans cette dans ce contexte, est-ce que vous comptez abroger cette loi pour que l'école se concentre davantage sur l'épanouissement des élèves et leur formation intellectuelle plutôt que l'interdiction de tenues dans lesquelles dans lesquelles ils se sentent dans dans lesquels ils se sentent à l'aise d'apprendre et de et de et de travailler ?

Merci. Bon euh, il est certain que la xénophobie, comme ça a été montré au Parlement européen, je vous signale qu'il s'agit de groupes qui contiennent des Français, hein, pour notre honte. Euh le ça c'est pour la xénophobie, l'islamophobie banale et le racisme décomplexé mais le racisme affiché.

C'est marine au pouvoir les arabes à l'abattoir. Alors on me dit ils sont bourrés. Oui mais enfin bon moi j'ai des gens bourrés j'en ai connu.

Il criaient d'autres trucs hein. Euh bon donc c'est pas une raison. C'est pas s'ils étaient bourrés que je pense que au contraire en se désinhibant bah ils ont ils ont montré ce qu'il pensaiit vraiment des gens qui se proposent d'envoyer d'autres à l'abattoir.

Je trouve ça dangereux même bourré hein. Voilà et puis c'est pas sûr qu'ils étaient bourrés sinon par leurs bêtises. Alors bon après vous avez le racisme d'ambiance c'est-à-dire que à force d'entendre tout et n'importe quoi, alors on dit des choses qu'on trouve acceptables.

Je vous en donne un exemple simple. Nous avons fait un rassemblement à Saint-Denis et nous avons été commentés par le journal de révérence qui s'appelle Le Monde qui comme vous le savez puisqueune fois il m'a rappelé aux enseignements du passé d'avant-guerre il ferait bien lui de méditer sur le sien de passé et bien a fait un commentaire bon méchant et tout bon ça c'est l'habitude hein le le monde ne rapporte pas des événements il vous dit quoi en penser mais j'ai quand même lu dans cet article une phrase se croyant en perfide piquante qui dit avec un intertitre s'il vous plaît avant public majoritairement blanc entre guillemets dans le monde hein qui est la sainteté incarnée ou comme disait Léon Trotski la bourgeoisie fait journal c'est pourtant dit le monde devant un public majoritairement blanc signe de la difficulté de faire venir les populations des quartiers. C'est pas c'est pas un concentré de la bêtise raciste ordinaire.

Donc vous saurez que dans les quartiers et ben il y a pas de blanc et puis sinon et ben c'était pas assez blanc. Alors, je demande au monde amicalement de bien vouloir nous dire à partir de quelle proportion de blanc on peut considérer que un public est mélangé ou bigaré ou ce qu'on voudra. Donc, il y a maintenant une une manière d'être décontracté à l'égard de du racisme.

Je ne dis pas que telle ou telle expression soit parfois d'un d'un usage euh qui fait trébucher, hein. Mais là, oui, nous vivons un moment et en voici la démonstration. On a donc cette bande de type qui déclare qu'ils vont envoyer les arabes à l'abattoir et il ne se passe quoi ?

Imaginez-vous n'importe quel commentaire d'un quelconque insoumis sur un sujet, par exemple la police où il aurait risquer des phrases que l'émotion lui aurait fait prononcer après une mise à mort qui aurait été réalisée ici ou là dans les conditions de la loi Hollande permis de tuer ou caseuf pardon. C'est lui qui était premier ministre à ce moment-là, mais c'était Hollande le président de la République. On en aurait entendu parler toute la semaine.

Voyez comment les réfrigérateurs là sont entrés dans le débat. Ah ça oui oui oui oui. On a dit qu'il fallait pas mettre de climatiseur, ça oui, on en parle.

Mais des types racontent un truc pareil. Et que se passe-t-il ? Rien.

Rien. Ils ont fait un signalement au bout de 48 he pensant que le préfet d'habitude s'y prompte à bondir pour défendre l'honneur du service public quand on fait une remarque sur la police et qui s'en prend à des députés pour porter plainte contre eux que le préfet allait bondir et dire mais qu'est-ce que c'est que cette histoire surtout en avir on n'est pas si nombreux qu'on ne puisse traiter les affaires hein bon et bien rien. Il a fallu qu'on insiste, qu'on insiste, qu'on fasse un article 40.

Le député Laurent Alexandre qui est un député insoumis l'a fait parce que c'est un militant syndicaliste dans sa vie en dehors du parlement. Il est il est syndicaliste et il sait lui le l'importance que ça a de dégénérer comme ça et il ne s'est passé toujours rien dans les chaînes d'information en continu. Rien.

Et bien ça vous signale pourquoi tant de gens pensent que les médias officiels euh n'ont ni tenu morale ni tenue philosophique ni ne sont dignes de confiance. Et voici qu'à cette heure, il y a eu ici là quelques petites bulles qui ont franchi depuis le fond vaseux jusqu'à la surface. Pour qu'on en parle ?

Et bien euh voilà l'ambiance dans laquelle nous nageons, nous suffoquons pour mieux dire. Alors après, on a parlé de des habits. Bon moi j'ai pas l'intention de recommencer la querelle des habits.

Je sais pourquoi j'ai été d'accord avec la loi sur le voile concernant l'enseignement primaire à l'Ole. Pourquoi j'ai dit que j'étais absolument contre le fait queon fasse la police avec des adultes ? Parce que ce sont de droits civiques qui touchent à la liberté de conscience pour ceux qui en font une affaire de confiance.

Mais vous avez pu justement posé la question en disant les tenues dans lesquelles on se sent à l'aise. Bon, moi j'avais trouvé absolument absurde, grotesque, ridicule et comment dire basse la discussion sur le le soi-disant abaya. Alors là, ça c'était on était en train de franchir les vrais de la bêtise.

Et monsieur Atal qui est euh qui a été un très mauvais ministre de l'éducation nationale, peu de temps fort heureusement, il a donc pas eu trop le temps de faire des dégâts. semblé s'être spécialisé dans l'alimentation de querelles absurdes qui permettent de donner à des gens ibres ou à d'autres l'occasion de de bref la seule réponse intelligente qu'on puisse faire c'est que la bonne tenue c'est celle qui permet aux jeunes gens d'être correctement éduqués et que pour le reste dès qu'on arrive sur un adulte et bien on doit se souvenir que à la majorité la liberté de conscience s'applique à tout le monde. Voilà.

Alors, je ne vous dis pas que ça ne poserait pas des problèmes dans les classes de terminal, mais enfin bon quoi, ça va quoi. On est quand même capable de ne pas en faire un obstacle à l'enseignement, hein. Il faut aussi un peu arrêter avec ça.

Et peut-être que certains feraient bien de lire pour comprendre que c'est plus compliqué que ce qu'il croient le contenu de chacune des religions. Mais ça c'est bon, c'est pas le sujet aujourd'hui. de trouver la manière avec laquelle vous avez posé la question, elle me permet une sortie plus facile d'un sujet, vous savez, il y a un art he de créer des débats insurmontable.

De quelle couleur elle a le cheval blanc d'Henri 4 ? Bon, si c'est dans la question qu'il est blanc, la question est réglée. Alors, pourquoi vous me posez la question ?

Voilà, il y a une manière de poser des questions qui les rendent on m'a demandé par exemple sur la Corse, est-ce que j'étais d'accord ? On m'a mis 100 joker. J'ai mis joker parce qu'on vient de s'accorder sur quelque chose.

Donc déjà faisons le vivre. On m'a demandé si j'étais d'accord une fois élu président pour continuer cette loi qui normalement devrait échou hélas au Sénat. Ben, j'ai dit oui.

Est-ce que vous rajouteriez ? Non, je rajouterai ce sur quoi tout le monde est tombé d'accord. À la fin, on est grosso modo pas tous tombés d'accord du tout he sur l'accord.

Mais on voit comment il faut savoir marier habilement la contradiction qui est propre de la démocratie, la décision, son suivi et surtout ne pas s'inventer des problèmes qui sont insolubles. Si on doit commencer à mesurer la longueur euh des personne n'a fait de remarques sur les tenues masculines comme d'habitude hein, j'observe pour ce qui est de monsieur Atal et bien on se crée des problèmes qui sont insolubles. Voilà pour ça.

À 7 minutes là, non presque 8. [raclement de gorge] Bonjour, enchanté. Donc je suis Aminata Conaté Amixus, pardon, j'ai la voix cassée. [raclement de gorge] Je suis militante et créatrice de contenu.

Et ces derniers temps, il y a eu de nombreuses discussions sur votre concept de Nouvelle-France et justement dans votre programme, on remarque que vous mobilisez souvent les termes de peuple face à la caste. Pourtant, ce peuple est hétérogène et traversé par des fragmentations, donc le racisme, des intérêts matériels parfois divergents. On a vu notamment ces derniers temps de multiples attaques racistes et l'augmentation de d'agression envers des populations musulmanes.

Et lors d'une récente interview hors série face à Frédéric Lordon, vous disait que LFI n'était pas un parti d'avant-garde qui injecte la conscience, mais un parti mouvement qui se met au service du grand nombre. Euh ce qui m'amène à demander dans ce cadre quelles sont vos stratégies, votre vision pour construire une conscience de classe suffisamment solide pour à minima dépasser ses frag ses fragmentations et s'inscrire dans la durée au-delà des des échéances électorales. Bon, merci.

Au point de départ de la question, il y a une analyse théorique sur l'état du capitalisme de notre époque et la manière avec laquelle il a restructuré nos sociétés. Cette restructuration, elle elle a divers aspects. C'est-à-dire que vous avez raison, elle engendre aussi une fragmentation de la société plus grande que celle des époques précédentes qui disposaient des moyens de contrebalancer la fragmentation qu'il y avait dans ces rangs. car voyez-vous, le racisme n'a pas commencé là, de même que d'autres formes d'opposition interne sur le plan culturel et politique des classes dominées.

C'est même la stratégie de base des dominants que d'inventer le moyen de fragmenter son adversaire qui est le grand nombre. Ils ont donc passé leur temps à ça, susciter décisions syndicales, repousser le syndicalisme pour l'empêcher. Je rappelle que le droit de constituer une section syndicale, bon pour vous ça peut paraître lointain, pour moi c'est très proche parce que ça date de 1968.

D'accord ? Avant on avait pas le droit de faire des sections, c'était accepté ou toléré ou interdit. Donc ça fait partie de la c'est une constante.

Ce qui compte, ça n'est donc pas que nous aurions voulu fondre la société dans un concept large, étendu à bord flou, le peuple parce que non, c'est l'identification de quel est l'acteur de l'histoire. Je n'entreprends pas exposer sur la question mais disons que depuis la fin du RSS normalement sur le champ public de ce qu'on peut observer, il n'y a plus de révolution socialiste. Pour autant se disant socialiste, pour autant il y a eu des révolutions populaires que nous avons appelé citoyennes parce que nous avons discerné dans ce qu'elle produisait des phénomènes constants et répétitifs.

Premièrement, une phase instituante, deuxièmement une phase destituante, troisièmement une phase constituante et cetera qui passant par les mêmes étapes produit à la fin la même chose, un acteur, le peuple parce que clairement ce ne sont pas les ouvriers d'usine et seulement eux qui sont là dans la rue. Donc le processus révolutionnaire de la révolution citoyenne ne s'appuie pas sur seulement ce moment de l'exploitation capitaliste qui est à l'intérieur de l'entreprise, le prélèvement de travail gratuit pour en tirer de la plusvalue, bon qu'on appelle l'exploitation. pardon de de faire ce ce bras.

Je suis bien obligé d'expliquer la théorie pour qu'on comprenne de quoi il retourne. Et à la suite de nombreux analyse marxistes, matérialistes du capitalisme de notre époque, il nous avons pu et nous avons suivi un regard qui dit la chose suivante : "Le process l'accumulation capitalisme passe par l'ensemble des moments où se produit la production. dans une production organisée à échelle mondiale et cloisonnée entre différentes branches réunies par des circulations d'étape dans la marchandise passant par la mer.

Bon, vous connaissez tous l'histoire. Un jein fait le tour du monde avant d'arriver sur vos fesses et il passe par différentes étapes qui sont traitées suivant la loi du moins 10 ans social et environnemental. Donc c'est l'ensemble du processus qu'il faut considérer et donc il est établi que ce qui va fonder le cœur de l'exploitation capitaliste, c'est la dépendance à l'égard des réseaux qui organisent cette production, sa globalisation numérique et notre vie individuelle. puisque chacun d'entre nous qu'il soit au chômage, en étude, au travail ou euh à la retraite est obligé de passer par les réseau pour assurer sa vie ou sa survie matérielle, électricité, eau, gaz et tout ce que vous voulez.

Voilà la théorie. Alors, quelle est la stratégie ? À partir de là, c'est au fond et par une sorte de report du sujet et bien barrer la route à la fragmentation à la fragmentation. négative, c'est-à-dire la fragmentation raciste, la fragmentation de genre, la fragmentation et cetera et cetera et vrai à une défragmentation positive qui unifie par les revendications et le phénomène se rapporte à un moment de la vie qui moi m'a marqué de Jean Jorè lorsque s'adressant à des pays qui étaient en voie de naissance à la fin du 19e siècle Les États latino-américains ont à peine 80 ans pour certains d'entre eux, pour ceux qui étaient devenus indépendants aux alentours de 1810.

Vous voyez, c'est la moyenne latino-américaine. Et quand Joriva, il est au début du 20e siècle. Ce sont donc des pays qui ont et Joris s'adressant aux argentins d'heureuse mémoire euh leur dit "Ne vous regroupez pas par langue, ne vous regroupez pas par nation." Il voulait dire nation d'origine.

Il leur dit "Regroupez-vous par vos revendications les choses que vous demandez tous ensemble et de votre union surgira la nation argentine." Et bien je dis de même de la défragmentation négative et de l'unification sur les demandes communes surgira la Nouvelle-Fance. Mais la Nouvelle-Fance au sens de pas simplement une situation nouvelle que tout le monde observe que ça nous plaise ou pas, c'est en fait objectif.

à une situation subjective, c'est se sentir directement et personnellement impliqué par le devenir du destin commun comme lieu où l'on va réaliser ces demandes. Pardon pour la langue qui peut paraître un peu bon trop théorique mais voilà comment nous y prenons. C'est la raison pour laquelle l'antiracisme n'est pas considéré par les insoumis comme une question morale ou une question comment dire d'option mais comme une nécessité de la stratégie d'unification du peuple comme une nécessité de cette unification à quoi s'ajoute évidemment le fondement théorique et que nous sommes tous membres de l'humanité universelle semblable par nos besoins et donc égau en droit de les voir satisfaits.

Tout ça, nous essayons de le formuler de manière aussi simple et aussi complète que possible. Là, nous sommes en train de travailler sur un texte à propos de l'international et un camarade nous a convaincu de faire commencer le texte par des principes généraux de philosophie pour bien faire comprendre de quoi il s'agit notamment dans l'arène internationale. Et vous savez pourquoi ? parce qu'il s'agit de faire coïncider l'universalisme et le droit à être chacun dans sa culture et dans ses droits.

Et c'est un peu la thèse que j'avais posé avec la question de la créolisation avec monsieur Yunus Omargi lorsque nous avons repris les thèses du philosophe Martiniquet Édouard Glissant philosophe poète qui disait "De toute façon, quoi que vous fassiez, l'humanité étant universelle, son unité s'affirmera dans le processus de créolisation culturelle, chacun en prend temps à l'autre comme s'il n'y avait pas de frontière hermétique entre les cultures. Et donc, j'ai lu ici et là que j'aurais renoncé à la thèse de la créolisation. Bon, j'ai fini de me désespérer devant les mauvais élèves médiatique.

Ils ne comprennent rien, ne s'intéresse pas au fond du sujet et donc pensent que la créolisation c'est une idée où il suffit de débrancher Mélenchon et il y a plus de créolisation. Et ben non, je suis regret de vous dire que quoi que j'en dise et que vous en disiez, de toute façon, la créolisation culturelle a lieu, aura lieu et continuera. Elle est la démonstration concrète du fait que euh l'humanité tend à son unité, mais que dans l'effort qu'elle fait pour y parvenir, ben elle-même elle recrée du nouveau, du neuf, qui peut ensuite faire que ceux qui avaient créolisé leur langage se retrouvent à parler une langue différente de ceux qui les entourent.

Voilà, j'espère avoir répondu. J'ai j'ai battu Horcore là 7 minutes pour présenter le la théorie de l'air du peuple. C'était la plus courte ou pas de toute la conférence ?

C'est la réponse la plus courte de toute la conférence ou pas ? Presque. Bon euh monsieur Bélenchon, bonsoir.

Far RK, créatrice de contenu politique sur les réseaux. On commence à avoir l'habitude de se voir aux conférences des nouveaux médias. Euh l'avantage, c'est que vous vous avez un programme et donc on peut questionner votre programme à cette période de la campagne.

Donc moi, j'ai lu le programme de la France insoumise et j'espère qu'on aura le temps de se pencher plus sur plusieurs éléments pendant cette conférence. Ce soir, je vais m'arrêter sur deux chapitres. Le premier chapitre sur lequel je vais m'arrêter, c'est celui sur l'Europe.

Et le deuxième chapitre sur lequel je vais m'arrêter, c'est celui sur le partage des richesses. Pourquoi me direz-vous ? Et bien parce qu'en fait dans le premier chapitre, vous dites que si les négociations avec l'Europe sur le statut de la Banque centrale européenne échoue, vous appliquerez votre programme quand même et que vous le ferez en désobéissant les règles en tout cas que vous donneront la BCE.

Et dans le second, c'est-à-dire dans celui du partage des richesses, vous dites que c'est justement cette même Banque centrale européenne, pardon, que vous demandez de racheter la dette française, d'en effacer une partie sans intérêt et de vous laisser un découvert sans limite. Sachant que vous dites êtes prêt à vouloir désobéir d'un côté, mais que vous compiez quand même entièrement sur la BCE pour financer votre programme de l'autre. Comment faites-vous coïncider les deux pour être certaine que la BCE s'aligne finalement sur le programme ?

Oui, il y a aucune difficulté à le faire. Merci pour votre question puisque ce sont deux sujets qui ne sont pas corrélés. Euh le partage de la richesse produite actuellement euh n'est pas corrélé à ce que la banque centrale fait de la dette. 2e non corrélation, la dette n'est pas un obstacle au partage de la richesse ni même à une action de développement de la consommation populaire.

Ce sont deux questions différentes. La question numéro 1 concerne la désobéissance. Bon, la désobéissance s'appuie sur un principe dont vous avez observé que nous en faisons une règle d'intervention d'une manière générale.

Quelle est cette règle ? refus de normes conduisantes à de la régression sociale ou écologique. Nous désobéissons aux règles européennes si elles aboutissent à une régression sociale ou écologique.

Petite 1, petit de si elles empêchent un progrès écologique et social. Voilà. Donc il y a deux raisons pour lesquelles nous désobéissons et dans les deux cas, c'est lié directement à la question de non régression social et écologique.

Nous venons de défendre les armes à la main, si j'ose dire euh dans le dossier Corse, nous avons dit aux autonomistes Corse que euh nous étions nous d'abord nous sommes convaincus de leur loyauté, c'est-à-dire que nous pensons qu'ils nous ont pas menti. et je continue à le penser. Mais on leur a dit, on est obligé de vous dire que nous qui pensons avoir en charge la nation française, nous ne sommes pas d'accord pour un droit à différenciation et donc nous ne sommes pas d'accord pour un droit à régression sociale ou écologique.

Nous avons obtenu la victoire dans le vote, pas aussi clair, nette et précise qu'on l'aurait voulu, mais nous l'avons obtenu. Alors ça c'est pour on le fera. Ensuite, la suppression de la dette, elle prend plusieurs formes.

La première forme de cette alors je je commence par dire la dette n'est pas le problème qui est présenté d'une manière ordinaire. La dette s'évalue non pas sur une année de PIB mais sur sa durée réelle faciale. Quand vous vendez un titre de dette, vous prenez l'argent, vous donnez le titre et vous vous engagez [grognement] euh euh à donner une rétribution à ce titre de dette.

Et quand vous arrivez au bout de la période 8 ans, c'est la moyenne des titres de dette français, vous remboursez. En réalité, on ne rembourse jamais. On emprunte à nouveau pour payer et on recommence à payer euh à payer des euh des dividends, des intérêts.

OK, tout le monde suit. Bon, voilà. Donc la dette rapportée à 8 ans, c'est 12 % du PIB de 8 ans de production française.

Bon, par conséquent, il y a pas de quoi se jeter par la fenêtre ni crier à la faillite, mais pour effrayer, on on fait ce numéro pour dire qu'il faut couper couper sans regarder le contenu. Pourquoi ça a de l'intérêt ? c'est que on oppose le montant de la dette à au montant du budget, mais il y a rien qui empêche d'augmenter les prélèvements qui sont faits sur la richesse produite dans le budget et avec ça et ben de payer les politiques de relance de la consommation populaire.

De quelle manière ? et ben par exemple en lançant des grands travaux ou des travaux d'une manière générale en donnant au d'abord en revalorisant les salaires des fonctionnaires. Vous devez le savoir, les salaires des fonctionnaires, c'est le goutte à goutte le plus efficace qu'on est pour relancer la consommation populaire.

Quand on parle de plusieurs millions de personnes qui ont une paye qui a quand même pas de quoi aller passer ses vacances dans dans des villas de luxe, hein. Bon bah voilà. Ensuite, il y a les budgets que l'État donne aux communes pour faire des travaux.

Aujourd'hui, sans la puissance publique, l'investissement dans le pays serait aux alentours de zéro car le capital privé n'investit pas. Je je répète, le capital privé n'investit pas à proportion mais déjà n'investit pas comme le fait la puissance publique. Vous retirer l'investissement public dans le pays reste plus rien.

Et d'ailleurs, nous avions annoncé que le fait de faire une politique de restriction aboutirait à un ralentissement. Et en ce moment, c'est à moi de poser la question aux partisans échevelés de l'Union européenne. Que comptent-ils faire au juste avec une Union qui se met à augmenter les taux d'intérêt ? parce qu'il y a une inflation tout à fait provisoire liée à la guerre provoquée par les Américains et pas par un fait économique spécifique et qui augmente les taux d'intérêt pour éviter que l'inflation n'aille trop loin sans pour autant compenser si peu que ce soit sur les salaires des fonctionnaires la dite inflation à part pour les élus.

Bon, je sais pas si j'ai été assez clair. Donc 1, il y a pas de contradiction. La dette n'est pas le problème qui est posé. 3 la gestion politique du budget de la nation n'empêche pas du tout d'avoir des politiques redistributives, même si l'Union européenne venait à refuser l'annulation d'une partie de la dette.

Je termine juste en vous précisant ce point. Quelle partie de la dette ? Bah déjà celle qu'elle a pour commencer, ça sera un bon début.

La Banque centrale européenne a racheté inconditionnellement parce qu'elle arrivait à rien autrement a racheté inconditionnellement des titres de dettes détenus par les banques privées et qui étaient des titres de dettes des nations. Et ben on lui propose de continuer à prêter directement aux nations plutôt que de transiter par les banques privées et de geler à ta zéro la dette. Alors là, bon, pardon pour ceux qui sont pas branchés super économie, c'est pas votre cas, mais bon, et ça consiste à prendre des titre de dette et vous les mettez au frigo.

Vous pouvez les mettre à la cave, vous pouvez les mettre pendu au plafond, ça n'a aucune espèce d'importance. Cet argent n'existe pas. Ça c'est le moment un peu compliqué où il s'agit de comprendre qu'une dette n'existe pas quand vous vous lavez à vous-même.

Si moi-même je me fais un titre de dette de 1000 balles, ben je trouverai personne pour me le payer puisque moi je ne suis pas d'accord pour le payer mais je suis d'accord pour avoir le titre de dette. Ben, c'est un peu ce qui arriverait à la banque centrale si elle avait des titres de dettes [rires] qu'elle devrait demander à des États de les payer. Alors que ça où se trouvent les 18 % de type de dette si vous voulez savoir où ils sont dans les caisses de la banque centrale de chaque pays.

Donc les 18 % sont dans la banque de France donc il suffit d'y aller de les prendre et les au feu. Il y en a plus. et personne ne s'apercevra jamais euh que ça a disparu.

Bon, je caricature un peu à peine, mais c'est pour donner de la matière première au monde et à d'autres journaux euh pour s'en prendre à moi parce que les pauvres sinon ça devient difficile tellement je suis devenu prudent. Donc vous avez raison de dire qu'on pourrait penser que si nous avions commis l'erreur de suspendre à l'accord de l'Europe euh de faire notre politique de redistribution, connaît la réponse. Mais voyez-vous, moi je ne donne pas cher de la capacité de résistance de l'Union européenne à la politique des Français.

Pourquoi ? D'abord parce que nous sommes la deuxième économie du continent. Deuxièmement, parce que la merveilleuse économie allemande qui était paraît-il un modèle pour tout le monde est paralysé dans une récession depuis 3 ans et par conséquent ceux-là vont au moins faire les fier.

D'autant que l'année prochaine, ils vont dépasser euh les 3 % de déficit dans leur budget vu qu'ils ont décidé de mettre un fric fou pour investir pour faire comme vous le savez l'armée conventionnelle la plus importante d'Europe et diverses autres balvernes que nous ne permettrons jamais. Alors dans ces conditions, l'Europe a aussi est dans un état de faillite morale tel que ces plus ardents supporteurs ont même du mal à prononcer son nom. Ils mettent maintenant nous distinguons LFI alors pour ceci pour cela et sur l'Europe et ben dites-nous quoi pour qu'on voit en quoi nous nous distinguons.

Est-ce que c'est sur la Banque centrale européenne avec la question que vous venez de me poser ? C'est sur quoi leur différence avec nous ? Sur le racisme sur quoi ?

Ils ne le disent jamais parce qu'ils ont décidé suivant la technique que vous connaissez qui est une technique de bourrage de crâne qui consiste à dire que nous allons quitter l'euro. Non, nous n'allons pas quitter l'euro. Et nous savons pourquoi nous ne quitterons pas l'euro.

Parce que nous sommes dans un moment où si nous quittions l'euro, nous n'aurions comme unique résultat quant au UBOU encore plus grand que celui que nous connaissons aujourd'hui et que nous renforcerions la position singulière du dollar alors que notre objectif stratégique est de l'affaiblir. Et de même, nous ne quitterons pas l'Union européenne parce que c'est une zone de coopération, mais nous y resterons à nos conditions, c'est-à-dire avec le principe de non régression et la désobéissance aux choses qui nous empêch de fonctionner. Voilà.

Alors, j'admets que en effet visu, on pourrait dire, il y a une contradiction, mais je vous rassure, si vous étiez inquiète, nous n'avons pas l'intention de demander à madame Vlaen ce que nous avons l'autorisation de faire. Par contre, nous avons l'intention en tant que nation de lui dire que elle n'a aucun pouvoir sur nous et qu'elle n'est pas élue pour ça. D'ailleurs, elle est élu par le vote du Parlement européen et pas par les Parlements nationaux.

Mais je mets cette question de côté. Nous ne lui reconnaissons pas le droit qu'elle s'est donné de signer et d'appliquer des traités avec lesquels la France n'est pas d'accord comme Mercosour et nous verrons ce qu'il adviendra du traité avec l'Inde qui est certainement un des plus grossiers et grotesses qu'on est signé depuis bien longtemps. J'espère vous avoir répondu en battant pas en record parce que il y avait deux questions donc 9 minutes ça va.

Merci. On va faire une dernière question à distance et après on va passer aux questions pour l'équipe de députés. Alors, on a une dernière question, monsieur Mélenchon, pour le média Alerte Info.

Estimez-vous que Jordan Bardella serait à la hauteur pour vous affronter lors d'un débat d'entre de tours à l'élection présidentielle de 2027 dans l'hypothèse où vous seriez tous deux qualifiés pour le second tour ? Ah ben je vous réponds que oui, monsieur. Tout à fait.

C'est remarquable. De quel droit disqualifierais-je qui que ce soit ? Si c'est lui, bah c'est lui.

Si cen est une autre, nous ferons avec. Et si ce n'est ni l'un ni l'autre, mais quelqu'un d'autre de même. Car je voudrais profitant de l'occasion que vous me donnez rappeler à quelques-unes des glandes lacrimale les mieux fournies de ce pays, notamment à gauche, où l'argument est dorénavant réduit à empêcher le Front National.

Et pour ça, ne pas mettre Mélenchon au deuxème tour parce que c'est certain qu'il serait battu. Ce raisonnement qui est faux du début à la fin, pervers et suicidaire, il est faux parce que la question qui est posée, ce n'est pas seulement d'éliminer le Rassemblement national au 2e tour, c'est de l'éliminer au premier. Et je fais remarquer que dès lors que je suis au 2e tour, il est possible que le Rassemblement national ne s'y trouve pas parce que la dernière fois, elle était donnée 20 points devant moi, mais elle s'est cassé la figure à un point de moi.

Par conséquent, la meilleure chose à faire n'est pas de commencer à aider monsieur Bardella, éventuellement monsieur Bardella ou madame Le Pen à gagner le deuxème tour. La bonne bataille consiste à essayer de les empêcher d'y arriver. Autrement dit, quand on est de gauche de faire le service normal qui consiste à aller vers la fraction qui est qui est en tête et en l'occurrence, ce sont les insoumis, ce que tout le monde dit, voit et a pu voir à deux reprises au cours des deux élections précédentes.

Si bien que j'ai déjà gagné deux primaires. Admettez qu'à la fin je finisse par m'en lacer et que je préfère qu'on ne prenne pas trop de risque en recommençant une primaire. Mais s'il faut qu'il y ait de nouveau un premier tour avec plusieurs candidats de gauche, et bien les autres emporteront la responsabilité.

Pas moi, parce que j'y suis légitime. Ce n'est pas le cas des autres. Et j'ajoute que il se rent de leur part de croire que il ils pourraient faire cette campagne euh très tordu qu'ils sont en train de mener car c'est une campagne tordue qui ne sert qu'une personne, monsieur Bardella ou madame Le Pen.

Commencez à dire que le candidat et les filles est sûr de perdre le deuxème tour, c'est préparé avant le premier tour le deuxème tour de l'extrême droite. Et je le dis avec fermeté parce que je me suis entendu qualifier d'agent électoral de l'extrême droite récemment par les gens modéré et amis des nuances comme vous le savez puisqu'il me reproche à moi de brutaliser. Je ne suis pas en train de brutaliser.

Je dis mesurez bien ce que vous êtes en train de faire les uns et les autres et rendez-vous compte qu'on vit dans un monde de réalité. À l'inverse, si nous sommes présents au 2e tour, pour ma part, j'ai la certitude que nous battrons le Rassemblement national car je ne crois pas que la France soit un pays raciste. Je ne crois pas que les gens seraient prêts à accepter un tel risque pour la patrie et pour le et pour son devenir.

Et puis je dis que si nous étions au deuxème tour, je suis certain que se lèverait toutes les réticences qui sinon empêcheront beaucoup de gens de voter au deuxème tour pour un éventuel candidat des divers centres. Car à chacune des élections précédentes et notamment aux deux dernières, si je me suis prononcé pour que l'on ne vote pas pour le Rassemblement national, je n'ai cependant jamais dit ce qu'il fallait faire d'autres. Et pourquoi l'ai-je fait ?

Parce que je savais que si j'avais appelé à ceci ou à cela, j'aurais fragmenté l'électorat qui ne m'avait pas donné cette mission et qui ne me la donnera pas la prochaine fois. Ce n'est pas à moi de dire ce que l'on doit faire au deuxème tour, car sinon je vous diviserai, dis-je à mes électeurs. Je n'ai pas de mandat sur ce sujet.

Mais pourquoi est-ce que je pense que je les diviserai ? Parce que les autres les ont divisés à force d'insulter les insoumis. À force d'utiliser les arguments les plus inacceptables, les plus inadmissibles, et bien de larges pans de l'électorat insoumis refuse de voter au deuxème tour pour les personnes qui se sont comportées de manière aussi indigne et inversement.

À force de s'être entendu répété du matin au soir que les insoumis sont des antisémites, ce qui est un mensonge et honté et une offense incalculable pour nous, et bien vous avez des gens qui le croient. Euh Chloé m'a raconté comment en Colombie, il y a vous savez des on appelle ça deep deep fake maintenant, c'est-à-dire la vidéo qui est très ressemblante où vous voyez un personnage parler et il m'a raconté que dans certaines régions où les gens n'ont accès à rien d'autre que à au réseau euh parce que il y a pas le relais de ceci, il y a pas le relais de cela et bien des gens montraient le candidat euh notre candidat à l'élection en Colombie en train de dire euh si vous mélisez euh ce sera le M19, une guerria, qui viendra faire la garde républicaine. Euh d'autres lui faisaient dire si vous mélisez, les FARC pourront enfin travailler tranquillement.

C'est et des gens le croient. Donc il n'est pas il n'est pas étonnant de dire des gens peuvent croire littéralement ce qu'on leur dit parce que ce sont des braves gens pour autant mais ils le croient parce que comme c'est leurs chefs d'hier qui le l'uront dit bah ça doit être vrai hein si monsieur Fort ou si monsieur Intel dit ceci ou cela. Alors voilà après il y a un débat qui dont je suis pareil très mécontent qui n'existe pas.

Enfin, monsieur Rota peut dire qu'il faut se passer du principe de précaution au moment où on est en train de vivre les conséquences catastrophiques de décisions qui ont été prises sans tenir aucun compte du du principe de précaution. Et personne dit rien, même pas un LR pour dire "Mais attendez, le principe de précaution, c'est Chirac qui nous l'a fait voter." Et quand, s'il vous plaît, après l'épisode de la vache folle.

Alors, vous êtes maintenant partisan de la vache folle. Vous vous empichez de savoir si les animaux comme Herbivor ont le droit de manger de la viande, ce qui fut le cas de l'affaire de la vache folle et autre folie qui montre que le capital est prêt à tout pour faire des baisses de coups. Alors non, personne en parle.

Alors, il faut que moi qui fasse un tweet avec les camarades de LFI pour dire "Écoutez, ça suffit. réfléchissez un peu à ce que vous dites. Moi, je suis pour une campagne présidentielle où il y a de quoi faire avec autre chose que de répéter qui va gagner d'avance au premier ou au deuxème tour.

Et comme je maintenant et là j'ai entendu monsieur Caner qui est président pour l'instant du groupe parlementaire socialiste au Sénat parce que comme vous le savez sans doute vous qui suivez les péripéties de cette vie de famille tragique, monsieur Caner qui pourtant a bien servi à la division et lui-même concurrencé parce que le le PS manquait d'animation interne. Donc comme il y a des élections sénatoriales, ils veulent aussi changer et ils se disputent entre eux la fonction de président du groupe au Sénat. Donc disons que d'ici à septembre prochain, nous avons de quoi nous occuper euh euh sur la vie à Dallas et son et son son son destin tragique.

Alors celui-là, il a carrément dit le fond de sa pensée. Il a dit "Non, mais le premier sujet, c'est d'empêcher Mélenchon d'être devant nous." On lui a dit "Mais pour gagner ?" "Ah, la première question c'est l'empêcher." Voilà, ça vous en dit long, je pense sur hélas le cas dans lequel on est.

Alors maintenant, j'adjure les autres de faire campagne les uns contre les autres sur le fond. Je propose en matière d'interdiction et de limitation des ingérences étrangères que l'on reprenne la feuille de route qu'a présenté Manuel Bonpard au ministre où il y a les différentes propositions pour limiter les deep fake de toutes sortes. Et j'ajoute que je propose à tous les autres candidats d'établir entre nous une sorte de code de bonne conduite qui nous interdirait la production de montag trafiqué et leur commune dénonciation.

Nous pourrions chaque semaine faire une rubrique commune sur tous nos réseaux et qu'on donnerait en demandant aux réseaux qui veulent bien le faire une fois par semaine de dire telle telle telle info est un mensonge et nous tous les partis suivants qui avons un candidat nous dénonçons ce montage comme un mensonge. Je le dis en espérant que le Rassemblement national ne recommence pas à faire des publications concernant ma manière de m'exprimer. Vous savez, il coupe et puis ils collent et là ils en ont refait une.

Bon c'est trop. Voilà. Moi, j'ai j'ai essayé de répondre, ça va quoi.

En gros, je peux encore faire des performances meilleures en réduisant. Et je vous propose qu'on passe à la deuxè partie de notre rencontre plus décontractante pour moi en donnant la parole à mes camarades qui sont là si vous la demandez ou si vous avez des questions à leur poser. Je vous rappelle les présents.

Adrien Clouet, président président député de la Haute Garonne qui revient de Colombie. aurait trouvé député de Saints Sandi qui vient de déposer son rapport sur les fonds de pension. Anaïse Belouata Sheriffi qui était présidente hier et qui est élu euh députée insoumise de du Rône et Marine à Mesure députée européenne de retour des débats sur le droit le le fameux retour l'accord Trump et les nouvelles OGM.

B on va prendre quatre intervenants à la suite. Vous allez poser tous vos questions. Les élus vont répondre qui va permettre que on OK.

Bonjour. Moi, je voudrais poser une question sur l'indépendance de la justice. On a vu récemment que après la condamnation d'Éric Tegner, le directeur de publication du magazine Frontière, il y a eu beaucoup de menaces de mort envers un magistrat, le président de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Bobini.

On a vu des injur racistes et en fait c'est pas nouveau. On a vu ça aussi dans la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire de Sarkozi. C'est une récurrence et en fait ce qu'on peut noter là-dedans, c'est que derrière toutes ces attaques se trouvent la même chose, la volonté d'altérer la capacité de la justice à juger les citoyens de manière égale.

Et en fait si on élit monsieur Mélenchon à la présidence de la République, il va devenir conformément à notre Constitution l'article 64 garant de l'indépendance de la justice. Et donc ma question, elle est simple. Comment est-ce que monsieur Mélenchon et la France insoumise entend garantir l'indépendance de la justice dans des temps aussi troublés ?

Bonjour, je suis Lilite de Tsavec et je viens pour le col pour le média banou Banou qui est sur les réseaux. Ma question moi elle se porte sur le clore déconne et l'actualité qu'il y a eu parce que j'en ai pas entendu beaucoup parler et pour l'information de tout le monde le 22 juin on a eu un non lieu dans l'affaire du du clore déconne après plus de 20 ans de procédure et je rappelle quand même que c'est des citoyens qui ont été totalement bafoués dans leur dignité dans leur dans leur santé donc voilà je disais que la justice venait de confirmer le non lieu. La loi reconnaît la responsabilité de l'État, mais nous n'avons toujours pas de calendrier clair, pas de budget, pas de pas de planification concrète pour la dépollution, l'indemnisation et la réparation.

Nous ne sommes pas encore au niveau de du fond d'ademnisation qui est prévu pour la miante. Concernant le chlore décon, on est encore très très loin. On sait que le chlore déconne est né d'un modèle de monoculture d'exportation de banane et de canne à sucre.

Il faut savoir aussi qu'en 2024 le dans le POSI 62 % des aides allouées par l'Union européenne revient à ces deux grandes filières d'exportation. Donc la diversification végétale, elle ne représente que 9,5 %. En Martinique, selon les chiffres que nous avons travaillé, la diversi la diversification alimentaire représenterait à peine 42 40,2 km² de terre à pour la pour cette diversification alimentaire, soit la taille de la ville de Dijon pour nourrir 350000 personnes.

Le combat du airprac contre la vie chère a montré que la vie chère n'est pas seulement un problème de prix, c'est aussi un symptôme d'un système colonial fondé sur la dépendance, les importations, les monopoles et l'absence de souveraineté alimentaire. Donc ma question est simple. La France insoumise arrive au pouvoir.

Est-ce que vous êtes prêt à sortir réellement de ce modèle de banane canne à réorienter le POSI vers la diversification vivrière ? a financer la dépollution des terres contaminées au chlor descone à fixer des objectifs chiffres d'autonomie alimentaire pour la Martinique la Guadeloupe et surtout à aider les malades du chlore déconne, les femmes, les enfants et les hommes parce qu'aujourd'hui seuls les hommes sont vraiment reconnus comme porteur de cancer de la prostate et donc indemnisé par le fond d'indemnisation de contre pour les victimes des pesticides. Les femmes sont encore en attente et les enfants encore plus.

Merci. Bonjour Axel pour le média euh Info gauchotud, média militant orléanéis, ni de droite ni de droite. Euh je suis premièrement éducatrice spécialisée et notre protection de l'enfance est à est à bout de souffle.

Euh, elle gère l'urgence tout en subissant euh les discriminations euh systémiques. Concrètement, comment votre projet va-t-il sortir nos métiers de cet asphyie pour garantir une égalité réelle pour les enfants ? Euh, j'observe régulièrement sur des structures censées les protéger des violences physiques, verbales, sexuelles ainsi que des conditions euh d'accueil souvent indigne.

Enfant dormant dans des couloirs, des baignoirs et j'en passe. Voilà. Merci.

Merci. Euh Kenriss le Gentil pour le média à la fabrique des soignants. Donc ce sera une question un peu plus programmatique et stratégique.

Vous parlez de plus en plus de de sécurité sociale intégrale que vous appelez aussi 100 % SQ mais c'est pas tout à fait la la même chose avec la canicule qu'on est en train de de vivre. Le rapport aussi d'Oxfam sur la santé et le climat qui rappelle que le réchauffement climatique est aussi une crise sanitaire et le clore déconne comme il vient d'être évoqué. On voit que c'est bien souvent l'État lui-même qui nous rend malade et apparaît aussi le fait qu'il manque un outil politique efficace en plus de la [raclement de gorge] planification écologique que vous prévoyez qui fasse vraiment le lien entre santé et écologique.

Donc qu'est-ce qu'on fait des maladies écologiques ou des maladies du capitalisme ? Et la question c'est est-ce que la sécurité intégrale que vous promouvez est-ce devrait pas devenir cet outil là ? Et donc ne plus seulement réparer et soigner les maladies mais prévenir et s'attaquer à ce qui rend malade, c'est-à-dire les pollutions, les industries, les conditions de travail et l'État lui-même.

Voilà, je Bonjour à toutes et tous d'abord ravi d'être avec vous. Euh je vais répondre d'abord à sur le clore desconces. Hm.

Euh d'abord, je veux dire que pour nous, la France insoumise, c'est le résultat d'une très grave faillite d'État, de d'une faute très grave de l'État euh issue aussi d'un modèle colonial. Euh parce que en vérité, on a on a autorisé le chlore desconces beaucoup plus longtemps que n'importe n'importe où ailleurs, des années après que ça a été interdit aux États-Unis et parce que c'était en outreem. Donc il y a évidemment derrière une vision coloniale aussi vis-à-vis des outresemes et une très grave faillite d'état parce que il y en a pour des générations comme vous le savez d'empoisonnement des populations.

Donc oui bien évidemment et je vous le dis et nous le portons dans les amendements. Nous l'avons nous l'avons aussi porté dans des propositions de loi. Bien entendu, nous sommes pour l'indemnisation des victimes et pour tout ce que vous avez mis en avant.

Euh et je veux dire aussi que nous travaillons beaucoup d'ailleurs avec toutes les associations qui luttent pour cette indemnisation en particulier. Nous étions d'ailleurs à la mobilisation il y a une semaine qui avait lieu à Paris. Nous travaillons avec Malcom Ferdinand.

Nous travaillons voà je veux d'ailleurs saluer le travail de la présidente de notre groupe parlementaire Mathilde Panot qui est extrêmement euh engagé sur la question. Et je vais vous dire aussi que derrière vous avez raison de poser la question du modèle agricole et alimentaire parce que vous avez raison. Par ailleurs, l'État français aujourd'hui favorise quasiment exclusivement des cultures d'exportation dans les outresemers et lamine quelque part les cultures vivrières de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion, de de toutes les îles d'outreemer.

Et évidemment, nous aurons non seulement des objectifs d'autonomie alimentaire, mais nous redistribuerons massivement les aides de la politique agricole commune. Faut savoir qu'il y a des exploitations en en Martinique ou en Guadeloupe. Je connais bien parce que j'ai j'ai ai travaillé d'ailleurs sur un bassin versant.

Il faut savoir qu'il y a des exploitations qui touchent plus d'un million d'euros d' pack pour aller faire de l'exportation de banane et qu'à côté de ça, il y a des tout petits agriculteurs qui ne gagnent rien rien des aides de la politique agricole commune. C'est ce dont vous parlez, le fameux poséi. Donc oui, nous refondrons tout ça.

Nous reverrons tout ça. Nous reverrons tout de la cave au grenier en ce qui concerne ce système aussi de politique agricole qui favorise très nettement les scultures d'exportation. Je finis juste sur une chose parce que c'est la même bataille et d'ailleurs on travaille aussi avec toutes les associations de victimes de chore déconne là-dessus.

Sachez qu'il y a urgence parce que il y a un autre pesticide qui a deux doigts d'être à nouveau autorisé, c'est l'accétame. Je lance l'alerte. Je lance l'alerte.

En fait, on a fait partir par la porte l'autorisation de la cétamiprie, vous savez, qui attaque le cerveau des enfants, qui traverse la barrière pleinère des mamans enceintes et tout, hein. Vous voyez, on l'a fait sortir par la porte, par le Conseil constitutionnel et par une pétition à plus de 2 millions de personnes. D'accord ?

Et bien, ça va rentrer par la fenêtre. Duplom va revenir à la charge. Je reviens à la charge.

Duplom va revenir dans le casadre de la loi d'urgence agricole. C'est le 29 juin au Sénat et ensuite ils veulent tout ficeler d'ici le 20 juillet. Donc vraiment là, on est en train d'essayer de s'organiser entre scientifiques entre évidoumise, les voilà les les forces politiques associatives du monde paysan aussi.

Mais il y a urgence parce que là on a 3 semaines pour mener une bataille. À nouveau. Tu as parlé de de principe de précaution Jean-Luc.

Là, c'est même plus le principe de précaution parce que en réalité principe de précaution, c'est quand vous avez une controverse scientifique et que la santé est euh est et est et est et est est mal et enfin il y a le risque de la santé, alors on n'applique pas. Mais là, c'est pire que ça, c'est qu'on sait aujourd'hui, on sait toutes les études sérieuses montrent que c'est absolument néfaste et dangereux pour la santé, particulièrement les enfants. C'est même plus le principe de précaution.

C'estàd qu'on va autoriser un pesticide dont on sait que ça va être mortifère. Voilà où en est. et je finis là-dessus à peu près l'état de la Macronie et de la droite qui sont en fin de règne et qui sont en train de faire un cadeau immense à l'extrême droite.

Voilà, je pass pardon petites précisions. C'était très complet ce que tu as dit, mais le modèle il est plus il la partie coloniale du modèle c'est essentiellement la l'autorisation qui a été donnée à des monopoles de contrôler les flux de marchandises entre l'intérieur et l'extérieur qui leur permet d'établir des prix et ensuite qu'on est obligé de combattre pour que la vie la vie est plus chère et on nous dit c'est le transport, c'est absolument faux, tout le monde doit le savoir. Prima segundo, la réunion notamment est arrivée à une stabilité des prix par les contrôles des prix.

Mais le régime colonial que vous avez décrit qui aboutit en effet à la conclusion à laquelle vous êtes arrivé, c'est le même maintenant pour la France hexagonale aussi. C'est-à-dire qu'il est la France qui était souveraine alimentairement jusqu'à il y a il y a quelques années. Depuis maintenant une même pas 10 ans, la le territoire de l'hexagone n'est plus souverain pour les l'alimentation vivrière.

Et donc euh la l'agriculture française d'une manière générale est maintenant toute entière tournée vers l'idée qu'il y a un marché mondial et que la production vivrière c'est pas notre problème. On peut acheter ce qu'on fait. Donc cette remarque c'est sur la mutation de la forme du capitalisme et ce qui va avec à propos du clore déconne parce que c'est une question qui est très préoccupante.

Il y en a pour 7 siècles avant que soit amorti sur la 4000 4000 ans Ah moi on m'a dit 17 siècles. Je trouvais que ça faisait déjà beaucoup. Bon admettons 4000 ans pourquoi pas.

Donc la question est comment on fait pour pouvoir rétablir la capacité bivrière de la terre en Martinique ? Donc mais je ne sais pas la réponse aujourd'hui. Je ne sais pas où en sont les recherches.

Je sais pas qui est prêt à faire quelque chose ni même si ça existe. Parce que j'ai découvert à plusieurs reprises que des sujets que je croyais traiter ne l'étaient nullement. Par exemple, nous avons des tonnes de déchets nucléaires.

Je pensais qu'il y avait des laboratoires qui faisaient des recherches pour savoir comment diminuer la radiation. Ben non, il y en a pas. Alors qu'on est un des pays qui a les plus gros stocks de déchets nucléaires du monde.

Mais comment faire pour que il soit plus notre ? il y a qu'à attendre quoi 10000 ans 20000 ans et cetera et là pour le clore déconne je crains que ce soit la même chose. Et si je le dis c'est parce que des boîtes sont venues nous voir des entreprises pour nous parler de décontamination et des méthodes qu'ell qu'ell travaillent et qui ne font l'objet d'aucune relation avec les pouvoirs publics.

Ce qui moi m'a laissé absolument stupéfait de voir à quel point on peut on peut être irresponsable à la tête de l'État et ne s'occuper absolument d'aucune des conséquences des problèmes les mieux connus. Car sur la santé, vous avez évoqué les hommes pour un cancer attribué au chlore déconne. Vous avez signalé les enfants et les femmes.

Mais quand j'y suis allé, c'était à la Guadeloupe, des médecins du coin m'ont expliqué pourquoi les gens voulaient pas être vaccinés. Pourquoi ? parce que le chlore déconne déclenche sans qu'on se rende compte une inflammation et que quand on vaccine, on provoque une montée de la fièvre et pour quelqu'un qui a un système cardiaque sans le savoir qui est à la limite hein le choc que provoque le vaccin, c'est un choc cardiaque donc la mort et les gens ne sachant pas bien sûr tous ces détails disaient on remarque que un tel a été vacciné, il est mort 3 jours après.

Alors plein de gens disaient "Mais arrêtez, il y a pas de rapport, ça devait se produire." Si il y avait un rapport et il y a encore un rapport sur la santé publique quotidienne entre la contamination au chlore déconne et l'ensemble de un ensemble de maladies qui dépendent du fait qu' est présent dans le corps des personnes les conséquences du chlore déconne. Je voulais le dire parce que je sais que sur ce point on va être écouté, ça va être reproduit et ça va donner lieu à à des brèves.

Et je veux qu'on sache que nous sommes conscients de ça et que dans les contacts qu'on a maintenant pratiquement à chaque fois qu'on rencontre des gens qui sont dans ces métiers, on parle des décontaminations et comment on fait pour récupérer la terre. On ne peut pas laisser la Guadeloupe, la Martinique et tous les territoires qui ont été contraints au clore d'écon à se dire bah pendant 4000 ans, vous planterez même pas à radis parce que c'est dangereux, c'est pas possible. Donc il faut trouver une solution et ça peut pas être de dire les gens vont se taper ça à l'appel la pioche et au tamis.

Je sais pas ce qu' tamiseraiit hein, mais ça peut pas être ça la réponse. La réponse, c'est un traitement d'ensemble pour récupérer les sols de la Martinique et de la Guadeloupe. Pardon, c'est j'ai rajouté hein.

Oui. Bon, 3 minutes. Après, quelle est la suite ?

Peut-être pour embrayer sur la question qui a été posée des maladies politiques au sens général du terme parce que c'est une question qui est essentielle. D'abord, faut il faut je pense mesurer ce que signifie la question des maladies politiques. Pendant des des millénaires, les êtres humains, s'ils sont regroupés pour vivre ensemble, c'était pour se protéger et se soigner.

Or maintenant les modalités de l'existence collective dans les grandes villes soumis à des grands monopoles capitalistes nous rendre malad inversion qui est radicale dans ce que fait l'espèce humaine. On est obligé aujourd'hui de réagir à la manière dont le vivre ensemble capitaliste rend les gens malades. Et en cela, oui, les solutions collectivistes, la sécurité sociale, pour reprendre l'exemple qui a été donné sont à mon sens hein euh l'unique horizon disponible pour s'en sortir ensemble.

Alors évidemment, on pourrait se dire chacun sa vie, chacun se débrouille et puis la moitié des gens meurent dans leur coin. Mais je pense que c'est pas effectivement l'enjeu d'intérêt général qui est défendu par les les uns les unes et les autres ici. Pourquoi la solution collective et le collectivisme est toujours la bonne solution ?

D'abord parce que ça permet de répondre sur l'angle de la prévention qui a été évoqué à l'instant. Alors pour une raison simple, faut pas demander à une boîte capitaliste de faire de la prévention puisque le principe de la prévention, c'est que vous dépensez aujourd'hui pour pas dépenser demain. Bah le capitalisme, il a besoin de dépenser aujourd'hui pour gagner demain.

Donc vous ne pouvez pas vous appuyer sur le privé lucratif pour faire de la prévention. Dès lors, la seule manière de faire, c'est évidemment l'organisation collective est conjointe des êtres humains dans une sécurité sociale premièrement. [grognement] Deuxièmement, ça s'applique particulièrement aux questions environnementales et écologiques parce que il faut bien une institution humaine qui aille affronter les grands monopoles capitalistes.

Or, laquelle est la mieux placée que celle qui est financée justement par la valeur ajoutée de ces grands monopoles capitalistes qui est inscrite directement dans l'affrontement de classe dès le début dès 1945 et 46 le régime général de la sécurité sociale. Elle est donc en capacité de le faire parce que elle est portée, elle est défendue par celles [grognement] et ceux et bien qui mènent au quotidien le combat dans le monde capitaliste, partout pour les droits des uns des unes et des autres. Et puis vous pouvez après rééfléchir la manière dont vous la mettez en œuvre.

Bien sûr, il y a la question de l'assurance maladie qui est sans doute l'expression la plus immédiate et bien sûr que la sécurité sociale est la seule à même [grognement] de faire de la prévention puis ensuite faire de la de la guérison. Par exemple, des maladies politiques, diabète, cancer qui sont causés par l'activité industrielle. Mais on peut aller réfléchir un peu plus loin.

Je prends un exemple comme ça, les primes d'assurance euh en cas de catastrophe climatique, un sujet qui touche notamment euh les outreem aujourd'hui et bien vous avez un système qui est le système le plus individualiste et capitaliste et libéral possible. C'est-à-dire vous payez des primes d'assurance en fonction de des risques que vous encourez. Alors vous êtes à un endroit avec beaucoup de risques, vous payez beaucoup. pas beaucoup de risque, vous payez moins.

Bon ben ce type de système arrive aussi à bout déjà parce qu'on est tous en risque. Moi dans ma circonscription à côté de la Garogne les terre argileuse et ben il y a des communes aujourd'hui qui sont en risque sur le bâti et qui en fait ont un niveau de risque qui ne fait que s'accroîre partout. Donc, on va devoir tous payer plus en prime d'assurance personnelle si jamais on reste là-dedans.

Et on pourrait penser autre chose. Par exemple, la logique de la sécurité sociale, chacun paye selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins. Et là aussi, on vient protéger la personne indépendamment des revenus qu'elle a.

Et là, vous êtes plus efficace parce que c'est ça l'enjeu derrière aussi, c'est la justice et l'efficacité. C'est ça la beauté de la SC, c'est que c'est plus efficace. Prenez [grognement] par exemple la question des maladies.

Ben on dépense moins en France pour soigner les gens qu'aux USA et on les soigne mieux comme ça. Bah oui pour une bonne raison, c'est qu'aux USA vous payez un frig monstre lors vous êtes hospitalisé. Donc les gens s'endettent donc après ils peuvent pas se soigner, ils attendent 6 mois, 7 mois, 8 mois pour aller à l'ostau. [grognement] Lorsqu'ils y arrivent, ça coûte beaucoup plus cher que ça avaient été pris en charge au début et cetera et cetera.

Donc la sécion [grognement] de prévention et qu'elle se joue en dehors de l'État. C'était le deuxième volet la question qui a été posée. Elle se joue en dehors de l'État.

La sécurité sociale a été inventée comme une institution en dehors de l'État. Les travailleuses, les travailleurs, les assurés gèrent leurs propres problèmes. Et là aussi, c'est un modèle supérieur d'organisation à ce qui existe dans le secteur privé.

Déjà parce que vous savez que les frais de gestion dans la SQ, c'est 2 % alors que c'est 10 12 dans les assureurs privés. C'est énorme. Si vous si vous rapatriez les assureurs privés dans la SQ, c'està-dire vous enlevez les frais parasitaires, marketing, publicité et tout, vous gagnez 9 milliards d'euros [grognement] en prenant tout le monde hein, tous les personnels qui sont dans la dans les assureurs privés, vous les prenez dans la SQ, vous avez 9 milliards d'euros d'économie en dépenses inutiles.

Parce que la SQ a pas besoin de dépenser de la pub pour faire de la concurrence à la SQ par définition. Donc vous gagnez tout cet argent-là. Il y a pas des affiches dans le métro, dans le bus pour vous dire "Mon assurance est mieux que la tienne et cetera." Donc 9 milliards d'euros, vous remboursez par exemple les lunettes et les prothèses.

Bon, c'est un exemple comme un autre. Et cet exemple et bien il est, je finis là-dessus, [grognement] plus efficace par la démocratie parce que une caisse primaire locale dans un département et bien elle connaît les cancers par exemple qui ont la plus grande prévalence et donc elle peut mettre en place des politiques de prévention qui sont adaptées à ce qui se passe dans cet endroit-là en particulier. Pour ça, évidemment, il va falloir notamment mettre en place le registre national du cancer pour lequel on se bat à l'Assemblée nationale qui a été voté à deux reprises, que les Macronistes sabotent comme ils peuvent parce que vous savez que dès que l'Assemblée vote un truc qui leur plaît pas et ben de manière réglementaire par les décrets, les arrêtés et cetera, il le sabote derrière.

Donc voilà, c'est pour donner un peu une impression de cette cohérence d'ensemble. La sécurité sociale comme un modèle de gestion démocratique des risques est toujours supérieur à l'ensemble des assurances privées qui sont aujourd'hui disponibles. Et bien c'est pour ça qu'on va les tendre.

Euh moi je vais vous répondre sur les la question de la protection de l'enfance et sur la question de l'impartialité de la justice. La première des choses, c'est que je crois en ce qui concerne la protection de l'enfance, c'est qu'il faut considérer enfin l'enfant comme un citoyen à part entière et donc un objet de droit. Et donc ça permet par extension de faire respecter les droits des enfants.

Aujourd'hui, malheureusement la protection sociale la protection de l'enfance pardon, elle est inégale sur l'ensemble du territoire et c'est surtout au bon vouloir des départements. Vous le savez, la Macronie depuis des années baisse les dotations collectivités territoriales et donc au département. Mais l'État aussi a une responsabilité.

Euh il y a 2 ans, en février dernier, ils ont opéré une coupe budgétaire de plus de 700000 €. Et en plus de ça, il y a 1 an et demi, ils ont supprimé 500 postes de contractuel à la PJJ. Et donc c'est une volonté de la Macronie de faire encore une fois des politiques austéritaires sur le dos de nos enfants.

Bien évidemment, la France insoumise, nous ne sommes pas d'accord puisque dans un premier temps, nous considérons comme enfin l'enfant comme un objet de droit premièrement et deuxièmement, nous serons très attentifs au PJL protection de l'enfance qui arrive. Et pour le coup, nous avons une bonne nouvelle puisque la rapporteur la coraure de de ce projet de loi sera Marianne Maximi euh qui est une député de la France insoumise et qui avant tout aussi une éducatrice spécialisée dans de l'aide sociale à l'enfance. Donc quelqu'un qui connaît le terrain, quelqu'un qui connaît précisément les problématiques autour de la protection de l'enfance.

Je voulais aussi vous dire que nous sorti au premier tour et oui Prisc TNO a été sortie au premier tour face à Marianne Maximi qui l'a battu largement. La troisième chose que je je voulais vous dire, c'est que nous en tant que France insoumise, bien évidemment, on a des mesures d'urgence à mettre sur la table. Premièrement, c'est le réinvestissement budgétaire à la fois dans les collectivités territoriales sur la question de la protection de l'enfance, mais aussi avoir une politique nationale sur cette question.

Je veux vous dire une chose parce que moi je travaille beaucoup sur la question du logement. Par exemple, il y a un chiffre qui est hallucinant, c'est la question du nombre de sans-abris. Donc 25 % des sansavries sont issus de l'aide sociale à l'enfance.

Donc en fait c'est comment euh lorsqu'on sort de l'aide sociale à l'enfance, on peut être encore accompagné. Nous ce qu'on propose par exemple, c'est rendre obligatoire par la prise en charge d'un contrat euh jeune majeur pour tous les enfants qui sortent de la ZEU. Et c'est pas parce que vous avez 18 ans et 1 an que vous êtes mis dehors.

La nation, la République, elle doit protéger tous ses enfants et c'est pas parce qu'elle a cet enfant a 18 ans et donc qui est un majeur ne peut pas être protégé par la République. Et bien évidemment, il y a la question du des travailleurs sociaux. Je vais faire le parallèle avec ce qui se passe notamment au SAMU social de Paris avec la grande grève qui est très suivie.

C'est un ralbol des travailleurs sociaux puisque vous vous faites un travail de vocation et on vous donne pas les moyens de pouvoir faire votre travail correctement puisque c'est un manque de moyens. Donc bien évidemment que nous on est pour revaloriser euh vos salaires, euh faire en sorte queil y ait aussi euh un accompagnement dans les politiques publiques qu'on met en place. C'est-à-dire qu'aujourd'hui l'État se dédouine d'un certain nombre de politiques publiques sans aligner les moyens en face.

Et ça, bien sûr, nous on est euh bien évidemment euh pas d'accord avec ça. Euh sur l'impartialité de la justice, j'aurais peut-être pas formulé de cette manière. Ce que je constate, c'est évidemment que aujourd'hui, on a une offensive réactionnaire euh de l'extrême droite envers la justice pour contester les décisions de justice.

Mais j'ai envie de vous dire que ça ne m'éde pas pas de Pourquoi ? Parce que je peux vous dire, moi je suis lyonnaise et l'extrême droite je la connais bien. Sa méthode c'est l'intimidation et c'est l'agression constante.

C'est pour faire en sorte de museler, c'est pour faire en sorte d'oppresser et c'est leur méthodologie pour faire en sorte que la justice, elle ne se tienne pas, elle ne se fasse pas dans des bonnes conditions. Et ça c'est les méthodes de l'extrême droite. Pour vous dire une chose, par exemple à Lyon euh et c'est assez symptomatique, il y a 102 agressions qui ont été faites par l'extrême droite depuis 10 ans. 70 % d'entre elles seulement 70 % d'entre elles sont restés impunies.

Donc ça veut dire que si aujourd'hui vous avez une extrême droite qui peut continuer d'être intim enfin qui peut continuer d'intimider, qui peut continuer d'oppresser sans réponse politique derrière, sans respect du droit, ça veut dire que là vous avez perdu la bataille. Et c'est là où je vous rejoins sur la question de la justice. Nous, je crois qu'on sera impartial sur cette question que on ne remet pas en cause les décisions de justice.

On ne porte pas atteinte au magistrat. La justice est impartiale et donc nous la ferons respecter. Euh sans sans être Bonjour à toutes et tous, sans être trop longue parce que mes collègues ont déjà répondu euh je pense brillamment au aux questions qui ont été posées.

Et pour revenir sur un point que vous avez mentionné que je trouve extrêmement important, vous avez parlé aussi du fond d'indemnisation sur la miante en disant effectivement que de manière scandaleuse le ce gouvernement l'a fait baisser et je pense que c'est un sujet important parce que justement en ce moment nous sommes en période de canicule et en période de canicule ben on pense à ces millions de logements qui vont devoir être rénovés et ces millions de logements qui sont des passoirs thermiques, c'est justement parce qu'ils ont été créés parce qu'ils ont été construits, pardon, à un moment où justement on utilisait encore la miante. Je dis cela parce que ça veut dire que ce sont des millions de bâtiments [grognement] que nous allons devoir rénover et dont des travailleurs vont être impliqués dans ces rénovations et vont être directement exposés à la miante. Et ce n'est pas une maladie du passé.

Il y a encore en Europe 100000 personnes qui meurent chaque année officiellement hein, ce sont les chiffres officiels de la miante. Et donc c'est une question qui va être éminemment importante au niveau écologique puisque cette rénovation va s'associer à des risques imminents pour les travailleuses et travailleurs notamment du secteur de la construction. Et on sait aujourd'hui qu'il n'y a pas de suivi, c'est-à-dire que vous avez des travailleurs qui sont exposés au quotidien et les seuls qui mènent ce combat pour l'exposition des travailleurs à la miande.

Mais pas seulement hein, les élèves aussi. Vous voyez des mobilisations, moi je viens d'à côté de Marseille. Il y a beaucoup de mobilisations des familles, des parents d'élèves justement parce que 70 % des écoles contiennent encore de la miante.

Donc tout le processus de désamiantage, c'est une question dont la France en soumise se saisit beaucoup plus que tous les autres. Et donc c'est aussi une question qu'on porte nous au Parlement européen comme ici à l'Assemblée nationale et au niveau national et je pense qu'il faudra quand même mener ce combat et ça sera aussi un axe de notre campagne présidentielle. dire un truc rapidement.

Juste juste me permet de dire une chose sur les maladies politiques parce que on est en pleine canicule et qu'on a parlé aussi de la question du des logement. Euh malheureusement Aurélie Trouvé est parti mais l'année dernière nous avons déposé avec la fondation pour le logement des défavorisés une proposition de loi pour lutter contre les bouilloirs thermiques. Et pour vous dire aujourd'hui la majeure partie des bouilloirs thermiques qui sont présentes dans notre pays sont dans des quartiers populaires. ces mêmes quartiers populaires qui sont des î de chaleur puisqu'il y a pas de végétalisation parce qu'il y a énormément de béton [grognement] et on sait qu'aujourd'hui c'est un français sur deux qui souffre de la chaleur dans son logement et par rapport à l'année dernière c'est se points en plus de personnes qui souffrent dans son logement de la chaleur.

Ce qu'on sait surtout c'est que la chaleur dans son logement ça multiplie par deux les risques cardio-vasculaires. Et c'est là où je fais le lien entre les politiques publiques. Jean Brun ce matin, le ministre du logement, a présenté son projet de loi sur le logement.

Il veut réhabiliter les logements bouilloirs, les logements passoirs. Il veut réhabiliter les logements insalubres pour les louer forcément aux personnes les plus précaires. Et donc c'est encore une fois les personnes les plus précaires qui souffriront de ces logements insalubres qui détruitent la santé.

Et c'était un exemple pour faire le lien justement avec les politiques et les maladies politiques qui sont issues des choix du gouvernement euh macro. Du coup, on va prendre deux questions euh questions rapides et réponse rapides si possible comme ça après on va tous vous libérer parce que avec la chaleur c'est difficile. Vas-y.

Non mais euh salut Carelle, je fais du contenu antiraciste parfois. Euh moi je de vous demander pourquoi vous défendez pas la régularisation de tous les sans papiers sans distinction de leur entrée légal ou illégale sur le territoire et sans distinction de s'ils sont capables de justifier d'un travail ou pas. Nous serions un un pays qui serait le seul au monde à n'avoir ni frontière, ni passeport ni visa.

Il n'en est donc pas question. Nous sommes pour donner des papiers à tous les travailleurs, j'ai bien dit travailleurs, c'estàd gens qui ont un emploi. Et dès lors, nous par ce biais-là, on est certain d'avoir un nombre considérable de nouveaux quotisans à la sécurité sociale.

Quant aux personnes qui arrivent sur le territoire, il est évident que le fait d'être en situation irrégulière ne doit pas non plus permettre à l'État de se livrer à une politique de persécution. Je reconnais qu'il y a la difficulté de trouver un bon point d'équilibre entre traiter correctement les gens, ne pas les rejeter à la mer, ne pas les expulser, ne pas accepter la loi retour européenne. Et je vous signale que c'est là que se trouve la difficulté aujourd'hui hein.

La difficulté c'est pas LFI, c'est l'Union européenne qui a décidé de refouler les gens directement dans des pays tiers. Donc il y a une il y a un point d'équilibre à trouver entre ce traitement, l'idée de empêcher que les pays que les gens aient besoin de quitter leur pays et ensuite le fait que une fois qu'on est en France et bien il y a des situations particulières qui justifient une accélération des processus de normalisation comme le fait d'avoir des enfants à l'école, comme le fait d'être resté présent un certain nombre d'années et que ça n'a aucun sens de continuer à persécuter les gens pour le principe. Ça pour le coup, c'est quelque chose de totalement aveugle.

Mais c'est compliqué parce que on peut pas donner le sentiment que il y a plus de frontière parce que ce n'est pas notre position. Il y a des frontières et ces frontières nous les maintenons et après et bien il y a ce que je viens de dire les deux les deux éléments à prendre en considération. les frontières existent et d'autre part le besoin de traiter les gens de manière humaine et ensuite de savoir àend rétablir les situations.

Je veux dire ce que je viens de vous dire à l'instant, les enfants, les familles, tout ça, ça ce sont des des motifs à régularisation immédiate. J'ajoute que pour terminer, notre premier problème nous, ce sera déjà de réorganiser le processus avec la carte de 10 ans pour référence parce que la situation actuelle est devenue absolument aberrente. Ce sont les services de l'État qui mettent les gens en situation de sans papiers, de gens qui ont eu des papiers jusque- là mais dont on a rendu impossible le renouvellement dans des conditions telles que c'est eux qui sont en situation considérés comme des délinquants par les préfectures et les services qui s'y attachent.

Bonjour à vous, je me présente Louabora, journaliste pour le décryptage, un média pour les jeunes par les jeunes. Euh vous m'excuserez donc pour la simplicité de la question qui est la suivante : que diriez-vous à un jeune qui hésiterait entre la droite, la gauche ou encore l'abstention pour le convaincre de choisir pour votre programme en 2027 ? Bonjour.

Euh moi c'est Samuel Fergombé. J'avais posé la dernière fois une question sur la dette déjà, mais là je vais poser une question tout qui revient sur la sécurité sociale. Euh c'est sur la c'est la question c'est tout simplement est-ce que vous allez supprimer aussi de ce fait la CSG qui historiquement avait été construite par la deuxième gauche notamment par Michel Rocard et qui avait des intentions politiques qui étaient d'étatiser la sécurité sociale ?

Est-ce que est-ce que du de ce fait là, est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous comptez faire en sorte de renforcer la sécurité sociale et surtout mieux prendre en charge aussi certaines pathologies ? On sait que par exemple aujourd'hui les dents sont très mal remboursées mais également la cardiogologie, la tout ce qui est question au niveau des pieds et cetera et du coup je voulais savoir tout simplement comment vous comptez lever tout simplement avoir suffisamment de financement pour pouvoir financer ces nouvelles pathéologies ces nouvelles enfin ces maladies chroniques. Voilà.

Alors bon, la question la dernière qui posée sur la SQ, elle est intéressante parce qu'elle montre une tension. C'est-à-dire d'un côté la question qui est posée, c'est qu'est-ce qu'on fait d'une recette qui est quand même pardonné du peu hein, on parle de 160 milliards d'euros la CSG. Enfin, c'est pas une c'est pas quelque chose qu'on fait d'un trait de plume sur un coin de table. 160 milliards d'euros qui sont levés par la CSG tous les ans.

Et de l'autre côté euh la question que vous nous posez c'est comment on indemnise mieux les gens ? Bon on on va se dire les choses très clairement. Bien sûr que non, on ne va pas arriver au pouvoir supprimer la CSG et perdre 160 milliards d'euros qui est pas dans la nature.

En revanche, on va poser la question des modes de financement et là c'est une question qu'on a posé nous à plusieurs reprises. D'abord on se débarrasse des mythes. La CSG est effectivement votée par le Parlement dans les lois de finances.

Aujourd'hui, les taux des cotisations aussi sont voté au parlement. Donc on va pas s'embrouiller entre nous sur les modalités concrètes. Aujourd'hui, le parlement a un droit sur les deux.

On peut le discuter et nous, on est favorable à rétablir des élections à la sécurité sociale pour que les ayant en droit, les assurés, soient directement décisionnaire de ce qu'ils font. Mais la situation de l'arrivée au pouvoir ne sera pas celle-là, sera celle d'une recette à 160 milliards d'euros d'un côté et d'autres centaines de milliards d'euros de cotisation. Donc, il faut faire avec cet argent qui est là pour indemniser mieux les gens.

C'est la première mission avant de se demander dans le long terme comment on rétablit un cycle un cycle de financement qui serait un peu différent. Nous, on a toujours proposé d'abord de rendre plus juste la CSG parce que un des problèmes fondamentaux, c'est évidemment son taux unique, c'est-à-dire que elle frappe également le plus pauvre et le plus riche. La location de rentrée scolaire, la prestation que vous pouvez toucher et bien elle contribue à la CSG alors que le millionnaire contribue de la même manière.

C'est un problème. C'est un problème. Et donc je pense qu'il faut prendre le problème par ce bout là.

Comment on crée une justice dans les contributions qui vont à la SQ dans un moment qui un moment d'urgence sociale où il faut lever plus de fonds plus de recettes pour couvrir les gens, pas se dispenser de de certaines. Donc la question c'est elle est double. 1.

Où est la décision qui est prise dans la SQ par des gens élus par les assurés eux-mêmes qui mènent le débat là des modes de financement de perception et de redistribution. Deuxièmement, comment on fait pour indemniser tout de suite mieux les gens ? C'est une piste que je donnais tout à l'heure qu'on a évoqué au meeting de Saint-Denis. la sécurité sociale intégrale aujourd'hui quand vous avez euh un emploi pour la plupart d'entre vous payez des assurances privées.

Vous avez la mutuelle, la prévoyance, l'institut chemol. Bon ces instituts, je disais tout à l'heure, ils vous prennent 10 et 15 % de frais de gestion. C'estàd que lorsque vous mettez 1 € de cotisation là-dedans dans les boîtes privées qui vous indemnent soi-disant, vous avez 15 centimes qui partent en marketing, en pub et en concurrence parce que bah elles payent chacune leur part de marché parce que elles vont vous voir en dehors des fac ou devant le boulot, elles vous font des mails pour vous dire souscrit chez moi.

Ça c'est un prix. Les mettre dans la sécurité sociale, c'est récupérer, c'est 12 à 15 % de frais de gestion. C'est une somme énorme.

Je l'ur c'est au moins 9 milliards d'euros. Je prends les trucs les plus raisonnables comme estimation. Il y en a qui disent c'est encore plus mais c'est au moins 9 milliards d'euros.

Ça veut dire que cette simple opération qui coûte pas 1 centime de plus hein permet d'indemniser les frais d'optique dentaire et prothèse en une seule opération comme ça la sécu intégrale. Donc il faudrait pas croire que tout se joue uniquement sur lever de nouvelles recettes. On peut déjà faire des choses tout de suite maintenant en arrivant aux commandes et bien sûr nous sommes favorables à avoir de nouvelles recettes.

Et là bon c'est des sujets sur lesquels on s'est déjà étendu. J'y vais très vite. Oui, les cotisations aujourd'hui ne touchent pas tous les revenus du travail, épargne salariale, intéressement et cetera, c'est un problème et là se joue 5 à 6 milliards.

Oui, aujourd'hui, le fait qu'il y a un plafond à 4000 € par mois au-dessus duquel on ne côtise plus ou presque plus à 2 %, c'est un problème parce que ça veut dire que des salariés bien payés aujourd'hui se retrouvent à cotiser moins que des personnes SMIC, c'est un problème et cetera et cetera et cetera. Donc il y a là des sommes énormes à être récupérées, énormes. On parle d'à peu près 20 milliards assez rapidement en en alignant les taux de cotisation de manière générale.

Donc voilà, ça c'est les orientations immédiates parce qu'avec tout ça pour 0 € de plus, on indemnise un ensemble de soins de santé et avec cet ensemble de nouvelles recettes, vous avez l'abolition de la réforme des retraites. Bon bah comme cadeau de Noël en 2026, je trouve que ça démarre plutôt bien. un sujet de discussion entre vous avez entendu hein il c'est global hein donc je c'est sérieux documenté mais c'est un sujet de discussion entre nous parce que deux fois de suite on essayait de me passer en dou sans que je m'en rende compte un impôt social j'étais pas dans le coup cloué c'est pas toi qui est coupable euh pour remplacer les cotisations et le reste et je m'en suis rendu compte et donc moi j'ai j'ai dit comme vous le sous-entendiez pas question on ne fiscalisera pas la sécurité social c'est une barrière après il faut travailler.

Là où je vous trouve un peu dur, c'est quand vous dites recard avait idée de fiscaliser non, on était déjà tous plantés par la même question. Comment ratisser plus ? Euh mais pas sur les mêmes parce queon considérait que les cotisations sociales bon si on pouvait trouver un moyen que elle soit allégée, c'était bien aussi.

Et c'est comme ça que la CSG est venue en disant on va faire cotiser le capital comme le travail hein. Bon c'est le genre de discussion qui occupe des gens de gauche pendant des heures pour savoir si c'est conforme à la doctrine ou pas. Bon et là depuis quelques temps, nous discutons Chloé et moi et quelques autres euh sur là, il vient de vous faire le le cadre de base, hein, comment avec rien, il va faire davantage si c'est lui qui s'en occupe.

Mais après, on va passer à la deuxième partie, les cotisations, car l'idée également doctrinale, c'est la cotisation porte sur la richesse produite. OK ? Mais comme je vous ai dit tout à l'heure tout à fait clairement la richesse produite ne génère de la de la valeur, elle les génère au long de toute la chaîne de circulation du capital.

Bon, alors sans doute faudra-t-il revoir à quel niveau le capital en tant qu'objet financier contribue, mais il faut aussi qu'on fasse attention à ce qu'on dit parce que on va pas d'un côté rétablir la flat de taxe, créer l'impôt sur la fortune qui est différent hein, créer et puis en même temps après, on passe encore un coup de rasoir avec avec la CSG. Donc la discussion entre nous, c'est comment on sort de ça d'une manière qui soit réaliste. Et quand je dis réaliste, je suis pas en train de dire aïe aïe aïe, ça fait trop mal. non réaliste, c'est-à-dire qui tient debout, qui qui a une cohérence doctrinale, politique et qui puisse se lire notamment sur la CSG, le fait qu'elle devienne une charge une cotisation euh en impôt comme ça vous avez les trois mots euh progressif, c'est quand même le début aussi de de cette affaire.

Ça peut pas être la même chose comme il vient de le décrire. Donc là, accepter de nous donner un petit délai parce que là en ce moment, il y a le processus de réécriture comme vous le savez, mais comme tout va plus vite et plus fort que ce que ce soon on s'attendait, les amendements, il y en a eu 23000 d'arrivé et on pensait que on serait dans les eaux de la fois précédente 10000. Mais comme les gens ont entendu dire qu'on était des gens sérieux et qu'il y a des groupes de travail appliqués, des tas de gens qui sont des experts se sont mis à dire "Ben, je le renvoie parce que ils sont sérieux." Et donc la masse est considérable et c'est pas que les les gens, on va pas dire le contraire, ça existe les gens qui tout d'un coup ont inventé un truc et il faut absolument qu'ils en parlent à tout le monde.

Non, il y a plein de choses qui sont très très tirées de l'expérience du terrain. Il faut qu'on décotiser et la nécessité que ce soit le cas parce que par exemple les campagnes de prévention, c'est aussi une source d'économie considérable. Tout à l'heure, on a parlé des écorégions.

On connaît le prix euh de de l'épidémie de diabète, on connaît le prix de l'épidémie d'obésité, on connaît le prix de plusieurs des épidémies qui sont liées à des mauvaises politiques. Donc c'est pas ce qu'il a dit, c'est 100 % fiable. euh au-delà de ce qu'il vient de dire, c'est ce qu'on est en train de discuter ou de ou de regarder.

Euh moi, je vais commencer par répondre à votre question sur euh pourquoi il faudrait euh soit être de droite, soit être de gauche, mais en tout cas inciter les jeunes à voter. Euh je sais pas si vous avez vu ce qui s'est passé depuis 10 ans dans notre pays. C'est une politique catastrophique avec un taux de pauvreté qui a explosé, des inégalités qui ont explosé et je crois que rien ne va.

Et donc si vous voulez continuer à vivre dans un pays où la canicule est la norme, où on a un gouvernement qui n'a absolument rien fait pour opérer la bifurcation écologique, bah il faut être de droite et macroniste et continuer à voter pour ces gens. ou alors voter pour la France insoumise pour opérer la bifurcation écologique mais surtout pour avoir un plan un plan en canicule comme celui qui a été présenté aujourd'hui par le groupe parlementaire de la France insoumise mais aussi une politique d'adaptation au changement climatique. et aussi la volonté de ne pas avoir de différenciation entre des contrats d'En SMIC parce que ce que veulent les libéraux, ce que veulent la droite, c'est de la main d'œuvre pas cher puisque leur objectif c'est d'entretenir le système capitaliste et donc à la fois d'avoir des contrats jeunes moins payés mais aussi de ne rien faire pour résoudre l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes. de droite, c'est ne pas vouloir une France où chacun peut vivre dans ce pays en étant qui il est, en continuant à aimer qu'il veut aimer.

Et donc nous, bien évidemment, c'est d'avoir dans notre pays chacun avec une place, avec une voie et c'est bien ce qu'on souhaite faire pour 2027. Et je terminerai sur deux points qui est celui de la santé puisque Adrien Clou en a parlé, c'est que nous on voit opérer aujourd'hui une privatisation de la santé, du renoncement aux soins par manque de moyens parce que aujourd'hui, il n'y a plus de volonté de résoudre les politiques de santé, d'avoir une prise en charge de la santé publique. Et donc oui, ceux qui s'attaquent lors du projet de loi de finance de la sécurité sociale à l'assurance maladie, c'est bien la droite qui veut dérembourser des médicaments, qui veut geler les retraites, les pensions de retraite ou même la location adultes handicapé.

Ce sont ces personnes-là qui veulent réduire nos droits pour enrichir toujours les mêmes, c'est-à-dire ceux qui se gavent sur notre dos. De la même manière pour répondre à la question en peut-être en en trois points. Je dirais d'abord pour convaincre la jeunesse de voter pour nous qu'on a un programme qui correspond à leurs préoccupations.

Elle correspond à leur préoccupation en terme de lutte contre la précarité, c'est-à-dire celle du pouvoir d'achat et des salaires dignes. Euh c'est notamment les propositions que nous avons fait sur euh laallocation de 1100 €. C'est des propositions que nous avons porté notamment avec Louis Boyard.

à l'Assemblée nationale, c'est celle effectivement de revenus qui sont rémunérateurs et qui permettent de vivre dignement. H tu parlais notamment du SMIC mais aussi effectivement de manière plus générale la question du contrat de travail pour lutter contre la précarité aussi au travail. Le deuxième point donc ça c'est au niveau pouvoir d'achat et autonomie financière.

La deuxième le deuxième point c'est l'écologie évidemment parce que la jeunesse est préoccupée par son avenir. Son avenir et bien s'il n'y a pas de manière urgente des politiques qui permettent de changer radicalement les choses et ben nous allons droit dans le mur. À un moment donné cette jeunesse, elle veut vieillir j'imagine.

Et bien pour vieillir, il faut qu'elle vote pour nous parce que face à nous, nous avons effectivement des partis qui s'ils continuent à appliquer les mêmes politiques, ne nous permettront pas de continuer à vivre sur cette planète. Donc le programme de la règle verte de ne pas prélever à la nature plus que ce qu'elle peut reconstituer. Le programme qui est celui de l'harmonie entre les êtres humains et la nature, c'est celui de la France insoumise.

Et troisème point, ben c'est un programme aussi qui répond à une préoccupation majeure. Moi je vois à chaque fois la jeunesse vient au Parlement européen, elle nous parle de la question de la paix. La paix est une préoccupation majeure.

La jeunèse ne veut pas partir en guerre et elle ne supporte pas les discours vat en guerre. Donc derrière ben la diplomatie de la paix, c'est nous qui l'incarnons avec la France ensoumise et le programme l'avenir en commun et qui va être effectivement euh modifié avec les les contributions. Donc voilà le troisème point, celui de la paix.

C'est pour ça qu'il faut convaincre de de voter pour nous aussi. Jean c'est c'est la fin. Tu tu peux conclure Jean-Luc ?

Ouais, on arrête hein parce que Oui, c'est chaud. Sinon ça se disperse puis on a tenu les deux délais he désolé mais il faut bien Bon merci à tout le monde. On essaie de perfectionner la la formule.

N'hésitez pas si vous avez des propositions à nous faire pour que ça ça tourne, ça fonctionne mieux. Si vous avez été euh voilà. Oui.

Merci de me rappeler qu'il faut raccourcir. C'est toi qui lève la main pour que ça rallonge. Alors ça tombe bien.

Euh ça c'est cohérent, tu vois ? comme dirait ta voisine. Euh bon donc faut pas tirer les moustaches du tigre.

Bon voilà. Bon voilà donc on se retrouve bah pas dans un mois parce qu'on sera à la fin du mois de juillet, vous serez tous en vacances. En tout cas nous oui.

Il semblerait qu'on ait une session parlementaire extraordinaire. Ça arrange pas nos affaires. Les amphi commencent le 20 août.

Les h jeûnent juste avant. On espère et on est quasiment certain d'y avoir un assez grand succès parce que vous avez remarqué qu'il y a une très forte demande de mobilisation qui existe autour de nous comme ça c'est confirmé à la fête de la musique. Ce qui me permet de conclure par une dernière méchanceté contre les médias traditionnels qui ont passé 3 jours à commenter l'interdiction et les innombrables dangers que faisait courir le maintien éventuel de notre meeting et de notre fête de la musique.

Et comme ça s'est parfaitement passé sans aucun incident, alors bon, il est plus été question du tout. Voilà le monde dans lequel on vit. Bon merci à tous et à toutes.

Bonnes vacances si vous en prenez. tâcher d'en revenir s'il fait trop chaud et puis à très bientôt. On se retrouve sans doute aux amphis puisque nous avons décidé que cette année, il n'y aurait pas d'invitation séparée pour les créateurs de contenu et créatrices de contenu que vous êtes et les journalistes professionnels de la presse traditionnelle. vous serez tous mis dans la même bouilloire à l'extrémité de du champ là euh pas loin du lac pour qu'il fasse un peu frais quand même.

Merci à tout le monde et à très bientôt.