Conférence de presse de Sébastien Chenu et Stephane Ravier sur les ONG complices des passeurs
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiquePromesse
« Marine Le Pen déposait elle-même une proposition de loi constitutionnelle sur le rétablissement de la maîtrise, de la souveraineté de la politique migratoire et la protection de la nationalité française. »
- 0:50Invité politiquePromesse
« une proposition de loi signée par Marine Le Pen, signée par l'ensemble des députés du Rassemblement national, visant à lutter contre les navires passeurs de personnes en situation irrégulière. »
- 4:35Invité politiqueChiffre
« l'U-Venta, en août 2017, et l'Open Arms, en avril 2018. »
- 5:26Invité politiqueFait
« une ONG avait tenté de perturber l'opération des gardes-côtes dans les eaux libyennes, en voulant récupérer les migrants, sous prétexte que la Libye n'était pas sûre. »
- 7:25Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron lui-même, juin 2018, a accusé l'ONG allemand, The Lifeline, de faire le jeu des passeurs. »
- 7:44Invité politiqueFait
« les soi-disant humanitaires vissants méditerranés ont pu se faire complices des passeurs, ajoutant qu'il existait une réelle collusion entre trafiquants et ONG. »
- 7:51Invité politiqueFait
« Il a en outre confirmé que les humanitaires étaient en contact téléphonique avec les passeurs. »
Temps de parole
- Stéphane Ravier78 %
- Sébastien Chenu22 %
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La proposition que nous allons faire concernant les ONG et les migrants, c'est-à-dire dans le détail. Nous sommes intéressés à ce sujet en réalité depuis longtemps. Vous savez que nous contestons et nous sommes finalement, j'allais dire, les seuls dans ces assemblées à contester les politiques migratoires qui sont venus depuis des années. C'est ceux qui nous succèdent dans les gouvernements, qui quels qu'ils soient, mais de les mêmes politiques.
Et nous avons, en ce qui concerne les politiques migratoires, nous sommes déjà intervenus, puisqu'il y a un an, exactement un an, le 13 avril, Marine Le Pen déposait elle-même une proposition de loi constitutionnelle sur le rétablissement de la maîtrise, de la souveraineté de la politique migratoire et la protection de la nationalité française. Ça, c'était hier un an. Nous étions déjà intervenus également l'année passée à travers une proposition de loi signée par Marine Le Pen, signée par l'ensemble des députés du Rassemblement national, visant à lutter contre les navires passeurs de personnes en situation. irrégulière.
Alors on nous a moqué, on a souvent caricaturé nos propos, on a souvent balayé d'un verre de la main nos propositions, jusqu'à ce que M. Castaner, ministre de l'Intérieur, bien connu, évoque pour la première fois au sujet des migrants qui font la Méditerranée, la complicité entre les ONG et les passeurs. C'est-à-dire, en réalité, M. Castaner valide ce que nous disons depuis longtemps. Et ça, c'est la forme, c'est le verbe. Alors, vous me direz, ça progresse, nos analyses progressent, puisque même nos adversaires finissent par reconnaître que nous avions formulé les bonnes analyses. Mais une fois les analyses faites, il faut passer à l'action, aux propositions.
Et c'est pour cela que je propose à Stéphane Radier, peut-être, d'expliquer notre démarche, qui est la suite logique, non seulement de nos analyses, mais de nos engagements au service de la protection de nos compatriotes et de la France.
Merci, mon cher Sébastien. Effectivement, dès juillet l'année dernière, j'avais présenté, alors peut-être que le timing n'était pas le bon, mais je ne l'avais pas maîtrisé, puisqu'à ce moment-là, l'affaire dite Benalla a éclaté, et le Sénat, fort heureusement, s'en est emparé, puisque l'Assemblée nationale, en tout cas la Commission des Droits, l'Assemblée nationale, n'avait pas trouvé utile d'aller au fond de l'affaire, mais le Sénat, lui, a redoré son petit peu son blason.
Du coup, on s'est fait connaître auprès du grand public, pour ceux qui ne le connaissaient pas, et peut-être, c'est parce que moi je suis un déterminant optimiste, je trouve toujours des bonnes raisons à ceux qui ne font pas, n'accomplissent pas leur mission, et bien, vous l'avez pardonné pendant un certain temps, convaincu qu'ils vont enfin réaliser qu'il est temps de se mettre à l'ouvrage. Le Sénat, donc, n'a pas saisi cette opportunité que je lui avais présentée, en proposant, donc, l'année dernière, au mois de juillet, une résolution visant à créer une commission d'enquête parlementaire sur les rapports entre les ONG et les passeurs de migrants en Méditerranée.
Depuis 2015, de nombreux acteurs, parce que je veux faire remarquer qu'il ne s'agit pas d'imposer une vision partisane du Rassemblement national, nous sommes persuadés que, nous avons réfléchi dans nos bureaux respectifs, même un enterre, non, nous sommes dans une démarche de saisir des institutions, et donc, dans un premier temps, le Sénat, avec des représentants de tous bords, et puis, aujourd'hui, l'Assemblée nationale, pour qu'il y ait, encore une fois, une enquête au-dessus des partis, au-dessus des slogans, au-dessus des campagnes partisanes, pour que lumière soit faite, pour que la vérité soit connue, donc, entre ces ONG et ces passeurs, ces mafias, hein, ce sont des mafias, des trafics d'êtres humains.
Bon, j'avais demandé cette création en juillet l'année dernière, parce qu'il y avait de nombreux acteurs, des institutions administratives, policiers, juridiques, médiatiques, qui, depuis quelque temps déjà, tiraient la sonnette d'alarme. Je rappelle, l'institution judiciaire, notamment italienne, plusieurs enquêtes ont été ouvertes par la justice italienne, dont deux ont abouti aux saisies de deux navires, de deux ONG, pardon, l'U-Venta, en août 2017, et l'Open Arms, en avril 2018.
Des interpellations médiatiques, grande enquête du New York Times, mois de juin 2017, oui, l'U-Venta, il ne peut pas le soupçonner d'être proche de nos convictions, on va dire, et qui montre que, cette enquête montre que les bateaux des ONG se rapprochaient des quotidiennes, année après année, ce qui constituait, évidemment, une faute.
Et une entorse à la loi, des dénonciations, des alertes lancées par la police, et pas nécessairement par la police française, des porte-parole des gardes-côtes libyens, qui ont été formés, d'ailleurs, avec des crédits européens, en mai 2017, firmait déjà qu'une ONG avait tenté de perturber l'opération des gardes-côtes dans les eaux libyennes, en voulant, récupérer les migrants, sous prétexte que la Libye n'était pas sûre.
Alors, si c'est là le prétexte, je me demande pourquoi on les fait débarquer à Marseille, parce que question de sécurité à Marseille, n'est pas sans savoir que les clandestins, aujourd'hui, se prennent à coups de sabre, et qu'un clandestin libyen, libyen, je n'ai pas sûr de la nationalité, nigérien, son destin nigérien, a été attaqué à coups de machette par d'autres nigériens, membres d'une mafia, parce que le premier ne souhaitait pas accueillir des compatriotes dans son squat. Vous voyez comme quoi, d'un côté et l'autre de la Méditerranée, la sécurité n'est plus ce qu'elle était.
L'institution administrative, dans un rapport de 2017, Frontex, affirme que toutes les parties impliquées dans les opérations de sauvage en méditerranée centrale aident involontairement les criminels à atteindre leurs objectifs avec un coût minimal et renforcent leur business model en augmentant les chances de succès des traversées. Les migrants et les réfugiés, encouragés par les histoires de ceux qui ont réussi à traverser, tentent des traversées dangereuses depuis qu'ils sont au courant de cette pratique et comptent sur l'assistance humanitaire pour être amené en Europe et enfin politique.
Matteo Savini, notre allié, qui, en juin 2018, déclarait, comme me disent les militaires italiens et même les libyens, les ONG aident les passeurs, consciemment ou pas. Et enfin, le personnage dont on peut remettre la parole en question, Emmanuel Macron lui-même, juin 2018, a accusé l'ONG allemand, The Lifeline, de faire le jeu des passeurs. Benjamin Griveaux, Blanche, nous aussi, est allé de son constat.
Et enfin, Castaner, malgré le rétro-pédalage d'hier, Dieu lui tapait peut-être un peu sur les doigts, mais qu'il ne le veuille pas, le 5 avril, à Camusier, les soi-disant humanitaires vissants méditerranés, ont pu se faire complices des passeurs, ajoutant qu'il existait une réelle collusion entre trafiquants et ONG. Il a en outre confirmé que les humanitaires étaient en contact téléphonique avec les passeurs. Voilà toutes les raisons, alors je ne vais pas vous rappeler le nombre de morts que nous regrettons tous. Et c'est bien là la raison de notre démarche aujourd'hui, qui est celle de je lui ai l'issue déjà, c'est de faire en sorte déjà qu'il n'y ait plus de morts.
Vous savez sans doute pourquoi il n'y a pas de décès dans les traversées de clandestins en direction de l'Australie. C'est parce qu'il n'y a pas de traversées. C'est parce que l'Australie a fait savoir qu'elle n'accueillerait plus de migrants et que si certains d'entre eux se rendaient, arrivaient à se rendre sur les côtes australiennes, ils seraient expulsés et c'est ce qu'il se passe. Donc quand on fait preuve de fermeté, comme l'a fait aussi Matteo Salini, eh bien cela sauve des vies.
Voilà pourquoi, dans un premier temps, nous souhaitons agir en demandant au Sénat et aujourd'hui à la Sénat nationale que les mesures que cette commission requête voient le jour dans l'intérêt des migrants, de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants et dans l'intérêt, bien sûr, de nos compatriotes ici en France parce que nous n'avons plus les moyens, mais depuis bien longtemps, d'accueillir toute la misère, de ce qu'est-ce que la misère du bassin méditerranéen. Sous-titrage Société Radio-Canada
Stéphane Ravier