Tôt ou tard, nous leur donnerons des raisons d'avoir vraiment peur ! Edito du 29/09/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La taxe Zucman est plébiscitée par plus de 86 % des personnes interrogées. »
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« De 211 milliards à 270 milliards d'aides publiques sont allés dans leurs caisses, sans contrôle ni contrepartie. »
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« Cette classe bourgeoise détient tous les leviers du pouvoir. »
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« Elle a tous les gouvernements qu'elle veut à sa botte, tous les politiciens, l'administration de l'État. »
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« Cette classe capitaliste détient le pouvoir médiatique. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le monde bourgeois voit rouge. Rendez-vous compte ! L'idée de taxer un tout petit peu les ultra riches fait son chemin.
La taxe Zucman est plébiscitée par plus de 86 % des personnes interrogées. Et comble de l'horreur, un des serviteurs les plus fidèles de cette bourgeoisie et ex-président Nicolas Sarkozy, a été condamné à de la prison pour association de malfaiteurs. À entendre le Medef et nombre de politiciens bourgeois, le pays serait sous la coupe de juges rouges et d'économistes d'extrême gauche.
Tout ça, c'est du cinéma. Un cinéma ridicule mais aussi révoltant. Connaissez-vous un condamné à de la prison invité à se répandre dans la presse, comme a pu le faire Nicolas Sarkozy ?
Depuis sa condamnation, tous ses avocats squattent les plateaux télé pour crier à l'injustice, au complot. Mieux, une partie du gratin politicien et médiatique s'insurge pour sauver le soldat Sarkozy, comme s'il s'agissait d'une nouvelle affaire Dreyfus. Le grand patronat étale la même arrogance.
Il crie à la spoliation parce que le gouvernement réfléchit à lui faire mettre un petit peu la main à la poche pour rembourser la dette de l'État. Tout cela est de très mauvais goût, parce que du côté de ce grand patronat, ça va bien, ça va même très bien. Ils ont amassé des fortunes gigantesques, Leurs profits ont explosé ces dernières années.
Pourquoi ? Eh bien, parce qu'ils ont accru l'exploitation sur le monde du travail et parce qu'ils ont pillé aussi allègrement les caisses de l'État. De 211 milliards à 270 milliards d'aides publiques sont allés dans leurs caisses, sans contrôle ni contrepartie.
En réalité, c'est eux, ce sont les plus riches capitalistes qui ont creusé cette dette de l'État. Loin d'être à plaindre, cette classe bourgeoise détient tous les leviers du pouvoir. Elle a tous les gouvernements qu'elle veut à sa botte, tous les politiciens, l'administration de l'État.
Elle a aussi, de son côté, bien sûr, la police, l'armée ! Et puis, même cette magistrature qui est aujourd'hui pointée du doigt, elle est largement issue de ses propres rangs et fondamentalement fidèle à l'ordre bourgeois. Et bien sûr, cette classe capitaliste détient le pouvoir médiatique.
Après avoir acheté des chaînes de télévision, des journaux et des réseaux sociaux, elle peut déverser sa propagande 24 h sur 24. Tous ces nantis, exploiteurs et parasites ne sont pas contents d'être critiqués et encore moins de voir l'un des leurs atterrir en prison. Mais surtout, ils défendent leurs intérêts.
Tout ce qu'ils veulent, c'est pouvoir continuer à accumuler des milliards malgré la dette, malgré la crise de leur système, malgré cette guerre commerciale féroce et malgré les bruits de bottes qui se multiplient. Tout ce qu'ils veulent, c'est imposer aux travailleurs, aux chômeurs, aux retraités, aux malades, les sacrifices qui leur permettront d'accumuler leur fortune. C'est cette politique patronale que Lecornu doit mettre en musique.
Et s'il ne parvient pas à trouver une majorité et un gouvernement, cette tâche reviendra à son successeur. Alors, les travailleurs doivent organiser une contre-offensive d'ampleur. C'est ce qu'ont commencé à faire tous ceux qui se sont mobilisés le 10 et le 18 septembre.
Et il faut trouver le moyen de continuer. Après s’être précipités à Matignon le 24 septembre, les confédérations syndicales ont dû reconnaître que Lecornu n'avait que des coups à proposer aux travailleurs. Elles ont donc appelé à une nouvelle mobilisation le 2 octobre.
Il faut s'en saisir pour se faire entendre au moins autant que ce grand patronat. Aujourd'hui, la bourgeoisie crie avant d'avoir reçu les coups qu'elle mérite. Mais arrivera un jour où les travailleurs auront la volonté de lui arracher sa fortune et son pouvoir et de la faire tomber de son piédestal.
Et ce jour là, oui, la bourgeoisie aura une bonne raison de mourir de trouille.