Florian Philippot sur CNews : Loi Immigration et comédie politique !
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Florian Philippot, bonjour Florian Philippot, merci d'être avec nous, écoutons Elisabeth Borne qui il y a quelques minutes a dit qu'il n'y avait pas, comment elle a dit ? Elle a dit il n'y a pas de crise, il n'y a pas de crise, vous l'avez dit. Regardez le cas échéant, on le corrigera. 80% des français sont d'accord avec ce qui a été voté hier, 80%, c'est quand même, c'est ça qui est le plus sidérant, 80%, ça s'appelle la démocratie.
Florian Philippot. Je pense qu'on est sur cette loi sur un véritable spectacle, à deux niveaux. D'abord un spectacle politicien, puisqu'on a vu, vous l'avez nommé, vous l'avez remarqué, une gauche qui, on a l'impression qu'on a voté une loi du Troisième Reich.
Quand on l'écoute, j'ai entendu des propos, on est sorti de l'humanité, on est sorti de la République, absolument n'importe quoi. Donc une espèce de dramatisation ridicule pour réactiver ce cadavre du clivage gauche-droite, bien pratique pour certains. Et en face, LR, qui a fait son coup, le RN qui essaie de se raccrocher derrière, mais qui a finalement quand même voté une loi qui va faciliter la régularisation de certains clandestins.
Je le rappelle, alors que c'était soi-disant une ligne rouge pour le RN, ils l'ont voté. Et c'est peut-être d'ailleurs une des seules mesures qui restera de cette loi à la fin, quand la moulinette du Conseil constitutionnel et des juges européens seront passées par là. Mais ça, j'y reviendrai.
Donc là, on est dans le spectacle, le gouvernement avec ses démissions, ses fausses démissions. Je vais saisir le Conseil constitutionnel pour faire censurer une partie de ma propre loi. Tout ça est un grotesque et un ridicule qui, à mon avis, ne va pas réconcilier les Français avec la politique.
Mais deuxièmement, le plus grave, c'était abordé d'ailleurs à la fin des informations tout à l'heure. C'est qu'en ce moment même, la vraie loi sur l'immigration, elle est en train d'être décidée, mais pas en France. Elle est décidée à Bruxelles.
Le pacte pour la migration, dont on parle depuis des mois, vous savez, celui qui va entraîner la relocalisation forcée des migrants. Sinon, 20 000 euros d'amende par migrant refusé dans votre commune, dans votre pays, va être décidée. Ça a une autorité juridique supérieure à cette pauvre loi dont il restera, à mon avis, rien après le Conseil constitutionnel.
Et ça, personne n'en parle. Tant qu'on ne parle pas sur ce sujet migratoire, mais on pourrait le dire sur tant de sujets, de notre appartenance à l'Union européenne, qui de toute façon impose tant de choses. L'enveloppement familial, obligatoire, directive de 2003, le fait que vous ne pouvez pas faire des expulsions collectives de clandestins, donc on n'expulse personne, le fait qu'on n'a pas de frontières nationales, qu'on a démantelé nos douanes, et cette loi n'a pas changé un iota à tout cela, le fait qu'on ne contrôle plus l'asile, et encore moins demain avec ce nouveau pacte pour l'asile.
Vous y ajoutez la CEDH, c'est la fameuse...
Non mais on le dit...
Vous allez chercher le Uzbek, que vous avez envoyé, allez le chercher à vos frais, donnez-lui 3 000 euros d'indemnité, et bien vous êtes piégé. Donc la réalité, c'est que tant qu'on n'est pas sorti de l'Union européenne et de la CEDH, on ne reprend pas le contrôle. Voilà ce que je voulais dire, donc tout ça c'est du spectacle.
Il changera peut-être même pas...
Est-ce que je peux vous citer ce que dit la commissaire européenne à la migration ? Madame Ylva Johnson, il est crucial d'avoir autant de voies de migration légale que possible. Voilà.
Vous demandez ce qu'il y avait au-dessus du peuple et de la représentation nationale. Il y a cette dame-là, par exemple, que personne ne connaît, qui n'a pas été élue, qui n'a pas de légitimité, mais qui décide et qui a beaucoup plus d'autorité que tout ce qui a été décidé ce soir. Alors moi je veux bien qu'on continue le spectacle politicien.
De toute façon, toutes les mesures, la plupart seront retoquées par le Conseil constitutionnel. Ça c'est terrible. Le pire c'est que...
On est sûr de ça ? Oui, mais il y aura les quotas, si je peux juste dire, il y aura les quotas qui seront retoqués. Ça on le sait puisque ça sera un cavalier.
C'est pas le règne du Parlement. Exactement. L'augment familial restreint, ce sera retoqué.
De toute façon, c'est une directive européenne. Le délit de séjour irrégulier, ce sera retoqué. Directive européenne également, enfin droit européen.
Et probablement que le Conseil constitutionnel en profitera pour constitutionnaliser pour la première fois le droit du sol, parce que c'est attendu par des juristes depuis des années. Il va en profiter. C'est pour retoquer les prestations sociales et la préférence nationale.
Voilà. En revanche, la régularisation des clandestins, ça, ça va rester. Il n'y a pas de souci.
Donc en plus c'est hyper conforme à la doctrine actuelle au niveau européen. Donc pendant qu'on discute de tout cela, la Commission européenne fait un coup d'État. Le prochain traité européen qui va bientôt être discuté, négocié, prévoit quasiment, c'est ce que veut Mario Draghi, de transformer l'Union européenne en un État.
Ils lui ont dit mot pour mot. Ça veut dire que la France n'est plus un État. Donc si la France n'est plus un État, nous ne parlons dans le vide, que ce soit sur l'économie, l'immigration, les libertés, la santé, tout ce que vous voulez, dans le vide.
Pendant ce temps, voilà ce qui se passe. Moi, je dis les députés qui ont participé à ce spectacle, qui savaient que le Conseil concite à les retoquer, qui savaient que ce n'était pas conforme aux droits européens, en fument les Français de LFI au RN. Chacun son spectacle, chacun son rôle, chacun est sur la scène, mais le peuple français ne doit pas accepter d'être le spectateur qui regarde la scène.
Il doit monter sur la scène et reprendre le pouvoir. La seule chose qu'ils doivent faire, c'est faire la morale. Ce sont des comédiens.
Vous vous souvenez, c'était Lionel Jospin qui avait déclaré en 2007 sur France Culture, tout antifascisme n'était que du théâtre. Il n'y a jamais eu de menace fasciste en France. Tout antifascisme n'était que du théâtre.
Aveux tardif de Lionel Jospin. Ils en sont encore là. Bon, l'essentiel de ce que je veux dire ce matin, c'est que c'est du théâtre, parce que le pouvoir est ailleurs.
Et ça concerne l'immigration, l'agriculture, l'économie, l'industrie, la santé. De plus en plus. Traité mondial sur les pandémies de l'OMS qui peut nous imposer un pass sanitaire mondial.
Nouveau traité européen. Le pacte pour la migration. Les crises agricoles.
Les paysans qui sont en pleine révolte. Personne n'en parle. Vous en avez parlé, mais très peu en parle dans les médias.
Alors qu'il y a des révoltes agricoles massives contre l'agrochimie qui les met sous dépendance, contre les nouveaux traités de libre-échange de l'Union européenne. Donc c'est ça. Reprendre le contrôle, c'est quitter toutes ces instances.
L'Union européenne, CEDH, OTAN, etc. Sinon, nous ne sommes que dans une pièce de théâtre. Deuxièmement, ce que je vous ai dit sur l'antifascisme.
Et ça, ça fait partie de la pièce de théâtre. Mais en face, c'est aussi la pièce de théâtre. Je suis désolé, Mme Le Pen, elle est dans la pièce de théâtre aujourd'hui.
Elle est entrée dans la pièce de théâtre. En renonçant au débat sur la souveraineté nationale, elle est entrée. Elle a accepté le rôle de comédienne.
Et ça, ça n'est franchement pas un cadeau qu'elle fait aux Français. Troisièmement, moi, j'aurais aimé la démission de M. Rousseau, le ministre de la Santé.
Je vais vous dire pour une simple raison. Pour deux raisons. Un, il va baisser le budget de l'hôpital public en France de 600 millions l'an prochain.
Ça, c'est dans sa loi. Hier, on a appris hier, le jeune homme est décédé fin septembre. Un jeune homme de 25 ans qui n'a pas été pris en charge aux urgences et qui est mort.
Ça, c'est la réalité de la politique de M. Rousseau et de ses prédécesseurs. Et deux, il a déclaré qu'il n'y avait pas d'effet secondaire.
Il n'y a pas d'effet secondaire sur l'injection Covid, le vaccin Covid. Rien que ça, ça mériterait une démission, vous voyez. Donc, un peu dignité.
Vous avez dit que vous partiez, messieurs et mesdames les ministres. Alors, partez. Voilà.
Faites place nette. Merci. Merci à vous.
Je ne vous ai pas interrompu. Non, mais je vous remercie en tout cas de votre invitation. Votre voix est intéressante, comme toujours, à écouter.
C'est vrai que vous êtes peu suivi. Disons-le. On a beaucoup de monde.
Vous savez, la dernière fois que j'étais venu, vous m'aviez dit, il n'y aura personne à votre congrès. Nous étions 1 600. J'ai mis les images.
Mais c'est vrai que globalement, on est peu médiatisés, ce qui n'a rien à voir. Mais je suis candidat aux élections européennes. Je serai tête de liste le 9 juin prochain.
Et je peux vous dire que ce que je proposerai n'a rien à voir avec la soupe de LFI ou RN. Merci à vous. Mais quel sketch, la comédie politique française.
Je suis heureux d'avoir pu démontrer ce combat essentiel pour reprendre le contrôle en sortant de toutes les structures supranationales. J'ai pu le dire. Très heureux aussi d'avoir pu parler de M.
Rousseau, de ses déclarations de la révolte des paysans et de tous ses sujets sur la loi immigration et tout le reste, évidemment, la question du Frexit, la sortie de la CEDH et du reste. Voilà. N'hésitez pas à partager cette vidéo.
C'est rare qu'on entend ça à la télévision française, je crois. On remet les poings sur les i et on se bat. Et on appelle au combat et on appelle à la libération, à notre libération.
Et venez vous battre à mes côtés. Voilà. Venez aux patriotes maintenant, là.
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Et cette comédie, cette pantalonnade pour nous, les générations qui viennent. Alors c'est beau, je vous attends. J'ai besoin de vous.
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Florian Philippot