26/11/2024 Antoine Vermorel-Marques : Mercosur, négociations en cours (art. 50-1 de la constituti...
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[Applaudissements] la parole est à Monsieur Antoine Vermorel marquez pour le groupe droite républicaine pour une BR de 5 [Applaudissements] minutes merci monsieur le Président mesames les ministres chers collègues je viens d'un pays le territoire rouanais proche de la sonéloire qui a offert à l'agriculture française l'une de ses plus belles fierté la vache charolaise rustique maternelle avec sa robe crème la charolaise nourrit la France depuis des siècles chez nous chez moi rien n'est trop beau pour elle on la caresse on la brosse on la masse on l'appelle par son prénom on la traite comme une star à Ran on lui déroule chaque année le tapis rouge de notre zénite le scarabé elle y réunit plus de spectateurs que tout artiste déjà venu chez nous car la Charolaise est la star d'une histoire cette histoire c'est celle d'un fermier de sonéloire un certain Émilien Mathieu ce dernier en 1747 de mener son troupeau de charolaise son les routes de France il voulait lutter contre la concurrence déloyale des viandes d'outremanche la concurrence déloyage il y a déjà 3 siècles après 17 jours de marche Émilien Mathieu atteignit enfin la capitale et le marché de poissi son succès fut tel que la Charolaise fit des émules dans toute la France à tel point que la deuxème République décida de la faire entrer au Louvre en 1848 le gouvernement commanda à Rosa Bonheur une toile pour immortaliser la race charolaise aujourd'hui au-delà des musées la Charolaise s'étale sur les réseaux sociaux car en Ranis à chaque concours ce qui nous intéresse n'est pas sa tête mais son derrière ce derrière préféré par Bernard Loiseau ce chef mythique avait la viande charolaise pour favorite car il le disait lui-même avec l'élevage Charola c'est le gras qui nourrit la viande qui la rend moelleuse juteuse savoureuse ce gras c'est celui qui nous fait aimer la viande la viande oui mais pas n'importe laquelle car le combat d'Émilien Mathieu est celui de tant d'éleveurs d'aujourd'hui des éleveurs qui ne connaissent ni dimanche ni vacances des éleveurs qui au moment même où nous discutons travaillent dans leur étable tout l'inverse de ce qui se passe à 10000 km d'ici car oui la Charolaise existe en Amérique du Sud mais là-bas mes chers collègues pour elle c'est le bagne piqué aux hormones agglutiné dans des fermes dans des fermes de 10000 têtes engraissé au maïs traité à laatasine la Charolaise sud-américaine est condamnée au fer la voici mangeant du soja OGM dans un hectare où poussait avant la forêt amazonienne se dirigit vers un abattoir sans traçabilité abattu sans fois ni lois elle est mise en barquette puis exportter en frais par avion vers l'Europe sa vie la plus courte possible se résume à manger manger manger encore son voyage ne se fera pas au milieu des pâturages de nos montagnes non son seul unique voyage l'emmènera en Europe par cargot réfrigéré sa destination nots table nos cantines nos restaurants elle sera bradée à moitié prix - 50 % mes chers collègues - 50 % financé sur le dos du bien-être animal de la biodiversité mais aussi de notre santé car l'accord avec le mercosour n'est pas qu'un sujet d'agriculteur c'est aussi un sujet de consommateur faire entrer de la viande nourrie à la trasine c'est revenir 20 ans arrière doit-on rappeler que ce pesticide interdit en Europe mais autorisé en Amérique du Sud est jugé cancérigène pire encore il fragilise les grossesses des femmes et s'attaqueent à la santé des nouveau-nés alors aujourd'hui devant le mercosour la colère est grande cette colère c'est celle de nos éleveurs à qui l'on demande toujours plus de qualité sans jamais aucune réciprocité cette colère c'est celle des consommateurs qui se voit Bern par des produits importés sans contrôle cette colère c'est aussi celle des climatologues qui ne compr plus les délocalisation d'un autre temps madame la ministre je viens ici crier cette colère cette colère c'est celle que j'ai dans mes veines celle d'un fils d'agriculteur qui n'en peut plus de voir l'agriculture française mise à mal cette colère c'est celle d'antthony un jeune ranais de 23 ans qui vient de reprendre la ferme familiale à vivant à peine installé le voici déjà en danger plutôt que d'être chez lui avec ses vaches il vient crier sa colère contre le mercosour dans nos rues ranaises alors avec l'ensemble des députés de mon groupe de la droite républicaine cette Conner nous l'exprimerons en disant non non à la viande aux hormones non à la concurrence déloyale non à la fin de l'élevage français non au mercosour car oui plus que jamais nous croyons en notre pays nous croyons en nos éleveurs et en l'avenir de la Charolaise la Charolaise de nos campagnes la Charolaise de mon village la Charolaise française la parole est à Monsieur benoî bitau pour le groupe écologiste
Antoine Vermorel-Marques