Crise politique : Emmanuel Macron sera-t-il prêt à démissionner ?|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 51 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que dans 2h, à 20h, Sébastien Lecornu s'exprime, entre-temps, il fait trancher plein de choses par Emmanuel Macron. Il y aura un premier ministre socialiste selon vos informations ?
- 6:00RelanceÉludée
Avez-vous des retours depuis votre visite à Matignon tout à l'heure ? Vous laissant entendre que ce sera effectivement peut-être rapper pourquoi nous le demandons ?
- 9:00FerméeRéponse directe
Est-ce que vous avez des garanties selon lesquelles certains Républicains vous suivraient pour vous assurer une forme de stabilité ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Si la réforme était suspendue, à combien doit-on évaluer une suspension de la réforme des retraites ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Quelles sont les chances de survie d'un premier ministre de gauche à Matignon ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'une personnalité de la société civile pas encartée est sur la table ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00animateurFait
« Sébastien Lecornu, maintenu avec accord de non censure du PS. »
- 7:00Johanna RolandFait
« Ce n'est pas le cas. Nous sommes allés rencontrer ce matin le premier ministre des missionnaires. Nous avons d'abord porter la voix des Françaises et des Français. »
- 10:00Johanna RolandFait
« Les Françaises et les Français, ils nous disent tous les jours que ce spectacle est affligeant, conernant et qu'il faut que ça s'arrête. »
- 13:00Johanna RolandFait
« Il n'y aura pas de stabilité pour notre pays sans justice. »
- 19:00Christian Saint-ÉtienneFait
« Si on touche pas à la durée de cotisation et qu'on joue uniquement sur l'âge de départ à la retraite, on peut considérer que ces estimation sont relativement justes. »
- 28:00Renault PilardChiffre
« Le coût de la crise politique depuis son démarrage en juin 2024 se chiffrera à la fin de l'année 2025 à 0,5 points de croissance. On monte à 15 milliards d'euros. »
- 0:30Fait
« On ne peut pas défaire ce qui est notre loi commune à savoir la Constitution de 1958. »
- 1:00Fait
« C'est le président de la République qui nomme le chef de gouvernement. »
- 1:30Fait
« Le président de la République porte une lourde responsabilité dans la situation chaotique. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] L'édition spéciale se poursuit sur LCI. Merci beaucoup de rester avec nous dans le grand dossier. On y est, c'est l'heure du choix.
Dans environ 1 heure maintenant, fin des 48 he donné attribué à Sébastien Lecnu pour réussir, disons-le, l'impossible. Trouver une solution, un nouveau premier ministre, éviter la dissolution que la tentation et la tension est forte. La situation un peu folle même, disons-le aussi.
Dernière rumeur en date. Sébastien Lecornu, maintenu avec accord de non censure du PS. Va-t-il faire exploser en vol le tabou de la suspension des retraites pour séduire la gauche ?
Vous découvrirez toutes les conséquences, même économiques, avec nous dans cet écran juste derrière moi. Les Républicains, autre question, vont-ils envoyer tout balader pour cette raison ? L'ouverture à gauche, vous le verrez aussi, fait imploser la Macronie.
Quant au RN, Marine Le Pen, elle le promet, elle censurera tout. Le Premier ministre qui s'exprime, ce sera à 20h. Vous saurez tout des dernières tractations grâce à nos équipes qui sont mobilisées sur le terrain.
Regardez, nous serons du côté de l'Assemblée nationale, nous serons également du côté de l'Élysée ou encore du côté de Matignon. Je ne sais pas si on va pouvoir les voir, mais je vous l'assure, ils sont là et ils sont bien en place dans cette période. Voilà, ils sont là.
Je les salue et je vous dis à tout de suite chers tous dans cette période d'incertitude où l'on se demande si notre pays aura un budget, si nous devrons revoter chaque seconde compte et il n'y a pas que Sébastien Lecornou qui joue son vatou. Chacun joue gros. La tension monte, je vous le disais, regardez, écoutez.
Parmi les bonnes nouvelles, il y a une volonté d'avoir pour la France un budget et cette volonté crée un mouvement et une convergence évidemment qui éloigne les perspectives de dissolution. Enfin, je veux couper court à ce stade à toutes les élucubrations d'un gouvernement commun avec euh la macronie. C'est inimaginable.
Je censurerai tous les gouvernements jusqu'à obtenir la dissolution parce que je considère que chaque nouveau gouvernement est une manière de contourner la volonté populaire. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravi d'accueillir sur ce plateau Valérie Nataf. Bonsoir éditorialiste politique pour TF1 LCI.
Bonsoir à vous Renault Pilard, éditorialiste politique TF1 LC également. Christ Saint-Étienne, merci beaucoup d'être avec nous, d'avoir une nouvelle fois accepté notre invitation. Vous êtes économiste universitaire, analyste politique et vous nous parlerez précisément de la situation des retraites.
Et dans un instant, je vous le dis, Johanna Roland, première secrétaire déléguée du Parti socialiste, maire de la ville de Nant et qui était à Matignon face à Sébastien Lecornu ce matin, sera notre invité donc dans un tout petit instant, mais d'abord direction Matignon justement Léonard Atal, bonjour à vous. Vous êtes sur place avec Jean-Marc Bellard. Alors Léonard, je le disais, ultime traxtation, là vraiment on y est.
He c'est du concret. Y a-t-il quoi que ce soit qui filtre ? Parti l'avait dit et je peux vous dire oui tout à fait.
Et bien les consultations se poursuivent mais sont presque terminées puisque dans 60 minutes, cela fera très exactement 48h qu'Emmanuel Macron a confié à Sébastien Lecnu la charge de rechercher de la stabilité dans cette période de crise politique. Ce qui filtre, c'est simplement que pour l'instant Maton écarte la possibilité d'une nouvelle nomination de Sébastien Lecnu d'un gouvernement le Cornu 2. que des rumeurs semblaient fuer dans la presse dans l'après-midi.
Matignon a fait savoir par l'intermédiaire de l'entourage de Sébastien le cornu que cela s de fausses informations et que cela ne permettait pas de sortir de la crise, je cite et en participant à une des réunions qui s'est tenue aujourd'hui nous a confirmé cela Sébastien Lecornu pour l'instant semble écarter une nouvelle nomination et le fait de poursuivre l'aventure à Matignon. Il a poursuivi les consultations aujourd'hui avec le Parti socialiste, les écologistes. Il a il a tenté de réunir une dernière fois le socle commun qu'il a tantyé tant consulter cette dernière semaine avant qu'il ne se fracture.
Il y avait donc autour de la table Gabriel Latal, les représentants du modem d'horizon mais aussi Laurent Voquier connecté en visioconférence. On ne sait pas ce sur quoi cela a débouché. Une chose est sûre, il a peu été question finalement de la réforme des retraites nous a attendu y compris pour les socialistes qui étaient autour de la table ce matin et qui l'ont dit à la sortie, ils n'ont pas obtenu de réponses suffisantes.
Voilà pour les dernières informations et donc dans les prochaines minutes, selon toute vraie semblance, Sébastien Lecordu devrait prendre la direction de l'Élysée pour faire part au président de la République de ces conclusions. Oui, parce que c'est le président qui va trancher Léonard. Merci.
On suit tout ça avec vous et grâce à vous, grâce également à Jean-Marc Bellard qui est derrière la caméra. Et donc bonjour Johanna Roland, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Première secrétaire déléguée du Parti socialiste, maire de Nante.
Je le rappelle, vous étiez un peu plus tôt à Matignon face à Sébastien Lecornu. Alors je le disais en introduction, la journée est folle. Laatension, elle est à son maximum puisque dans 1 heure maintenant c'est la fin des 48 heures de de tractation.
Tellement folle cette journée qu'il y a eu cette rumeur d'un Sébastien Lecnu 2 renommé à Matignon avec même à la clé accord de non censure du Parti socialiste. La rumeur a couru tellement fort que Olivier Fortrétaire de votre parti a dû réagir. Regardez ce qu'il a dit.
Mais alors on quand même arrêtons-nous. Voilà, il dit "L'Élsée se lance dans une opération d'intox. Qu'en est-il ?
Qu'en est-il ? Avez-vous entendu parler de cette information ? Avez-vous la preuve que c'est une intox de l'Élysée ?
Que vous dit-on du côté de Matignon ? Ah oui, ce que je peux vous dire c'est que c'est une intoxe. J'étais avec Oli fort quand il a rédigé ce tweet puisque nous avons découvert cette information qui circulait.
Cette information dit qu'il y a un accord entre les socialistes et Sébastien Lecornu pour une non censure. Je peux vous confirmer sur votre plateau cet après-midi que ce n'est pas le cas. Nous sommes allés rencontrer ce matin le premier ministre des missionnaires.
Nous avons d'abord porter la voix des Françaises et des Français quand même. Je vais commencer par là. qui nous disent euh vous l'avez rappelé, je suis première secrétaire délégué mais aussi maire.
Donc je suis sur le terrain. Les Françaises et les Français, ils nous disent tous les jours que ce spectacle est affligeant, conernant et qu'il faut que ça s'arrête. Ça c'est quand même le premier message que nous lui avons porté.
Mais un tox de l'Élysée. Ben écoutez euh est évident c'est que des informations sont dispatchées euh dans euh la journée qui engage un certain nombre d'acteurs euh politiques et qu'à aucun moment donné un accord de non sincure a été acté ni ce matin, ni cet après-midi, ni avec le premier ministre des missionnaires, ni évidemment avec l'Élysée. Alors bien sûr, j'ai 1000 questions à vous poser.
Il va falloir que j'arrive à me restreindre. Ça ne va pas être évident. Euh, est-ce que dans 2h, du coup, soyons direct hein, puisque le temps manque.
Euh, à 20h, Sébastien Lecnu s'exprime, entre-temps, il fait trancher plein de choses par Emmanuel Macron. Il y aura un premier ministre socialiste selon vos informations, un premier ministre de gauche annoncé ce soir. C'est clairement ce que nous demandons.
Pourquoi ? Est-ce que vous avez des retours depuis votre visite à Matignan tout à l'heure ? Vous laissant entendre que ce sera effectivement peut-être rapper pourquoi nous le demandons si vous voulez bien.
Le Premier ministre a décidé tout seul de dissoudre de l'Assemblée nationale. Ensuite président, pardon, merci. Ensuite le camp présidentiel a perdu toutes les élections qui en sont suivies.
Le premier ministre, le président décidément a décidé de nommer à chaque fois quelqu'un plus proche de lui, monsieur Barnier, puis monsieur Baou. puis monsieur le corps nu et forcément les mêmes causes ont produit les mêmes effets. Moi s'il y a un message que je passer sur votre plateau cet après-midi, un seul, c'est qu'il n'y aura pas de stabilité pour notre pays sans justice.
Donc oui, nous disons il est temps que le président de la République regarde, est-ce que dans les échanges que vous avez depuis que vous êtes parti de Matignan tout à l'heure, vous avez des informations, des indications disant que effectivement c'est bien engagé pour la gauche ? Non, ce que je peux dire, c'est que et d'ailleurs monsieur le cornule l'a dit lui-même, il est premier ministre des missionnaires, donc il n'est pas en situation de partager une information qui est du ressort du seul président de la République. Donc il écoute les uns et les autres, il évoque des suggestions, il prend des notes, il est attentif, il l'a dit, il fera un retour au président de la République, il s'exprimera au 20h.
Le temps de la décision, je le dis, ce n'est pas ce soir 20h. le moment où le président de la République va choisir et va s'exprimer. Ce sera ça le temps de la décision.
Alors ce soir, vous savez beaucoup s'interroge bien sûr à droite en priorité mais pas seulement sur la légitimité de la gauche à Matignon. La légitimité de la gauche à Matignon. Regardons le rapport de force dans les miycles tel qu'il est aujourd'hui et demandons-nous si au regarde de ce rapport de force puisque 10 solutions, il n'y aurait pas dans ce scénario là, vous pourriez effectivement rester plus de quelques heures à Matignan si c'était vous.
Euh peut-être Renault Pilin, Valérie Nataf, quelles sont les chances, pardonnez-moi pour l'expression hein, de survie d'un premier ministre de gauche à Matignon ? Euh c'est difficile. J'ai essayé de faire euh une bonne partie de la journée les les calculs parce que par exemple on ne sait pas euh ce que fera le groupe LR, on ne sait pas ce que fera le groupe Liot.
On sait ce que feront LFI, le RN, Marine Le Pen la redit, elle votera une censure pour tous les gouvernements jusqu'à obtenir la dissolution. Donc il est difficile de que feront les écologistes ? Euh peut-être avez-vous des informations que je n'ai pas en euh Ah les écologistes ont été très clairs.
Ils ont dit que euh toute poursuite d'une politique macroniste serait euh censurée. D'accord. Mais si c'est un premier ministre de gauche, est-ce que c'est la poursuite d'une politique macroniste ?
Bien sûr que non. Vous le savez, nous nous sommes réunis hier écologiste, communiste, socialiste, Fabien Roussell, Marine Tondelier, Olivier Forts dit ensemble que nous appelions le président de la République à se tourner vers la gauche. Mais j'invite à observer que de plus en plus de voix, y compris dans le camp du président de la République s'élève pour lui dire qu'il doit regarder vers la gauche.
C'est pas seulement les socialistes et les écologistes. Je pouvais dire que les échanges existent avec des hommes et des femmes au modèle. Oui.
De la société de la société civile. Est-ce que si c'était une personnalité de gauche qui n'aurait pas d'étiquette ou qui ne serait pas encarté, ça passerait quand même. Et si oui, avez-vous des noms en tête ?
Non, moi je vais pas jouer au jeu du casting. Je veux je veux un changement. Je m'attendais à cette réponse, mais est-ce qu'une personnalité de la société civile pas encartée est sur la table ?
Est-ce que vous discutez d'une personnalité de ce type ? Clairement. Merci.
Pourquoi ? parce que vous l'avez très bien expliqué, on le voit avec votre diagramme, il y a besoin d'aller chercher une majorité de députés pour faire avancer des lois pour les Françaises et les Français parce que pendant ce temps-là, le le compteur tourne. Je rappelle que quand on regarde sur l'année dernière, le temps de la dissolution, on estime que ça a à peu près coûté 15 milliards au pays.
Donc pendant tous ces temps de discussion, c'est du temps perdu pour la France. Alors il faut absolument qu'on parle de la situation économique. Pourquoi ?
Parce que Sébastien le Cornu, il vous a envoyé quelques signaux ces dernières heures. Il est pas venu les mains vides. Il lâche du l'est sur le déficit, c'est important de le souligner.
Alors qu'il vous recevait, le premier ministre des missionnaires a évoqué désormais une cible de déficit tenu en dessous de 5 % de PIB en 2026 contre 4,7 % visé jusque-l. Et puis et puis il y a la question la suspension de la réforme des retraites. Le le Parti socialiste que vous représentez demande des garanties sur la suspension de la réforme des retraites.
Dans un instant, chers téléspectateurs, nous irons avec Christian Saint-Étienne vous parler des conséquences en cas de suspension. Mais d'abord, depuis votre entrevue avec le Premier ministre, avez-vous obtenu un temps soit peu quelques garanties sur cette suspension de la réforme des retraites ? Non, nous n'avons pas au moment où nous nous parlons des garanties ferment pas seulement sur le principe de la suspension, mais sur le contour de la situation.
Je prends un exemple très précis. Ce matin, les premiers chiffres qui ont été évoqués par euh le pouvoir en place, c'est autour de 500 millions. On sait que 500 millions, je veux pas rentrer trop dans la technique, c'est uniquement l'âge légal et pas la question de l'accélération des durées de cotisation.
La vérité c'est que le chiffrage global pour l'année qui vient de la suspension de la réforme des retraites, c'est 3 milliards don parle. Donc d'abord il faut dire de quoi on parle ? Est-ce que c'est clair ?
Est-ce que c'est bien l'âge légal et la cotisation ? Ce qui est certain, c'est que je vais le dire de manière simple, je ne crois pas une seule seconde qu'Élizabeth Born ait pris cette initiative de manière personnelle. Je crois pas que les choses soient arrivées comme ça pardon par l'opération du Saint-Esprit.
à l'évidence une coordination qui a été faite et donc évidemment que ce sujet de la fin de la réforme des retraites sera pour nous absolum dans les discussions. Sébastien le corn, il a entretenu le flou en réalité ces dernières heures sur le sujet. Effectivement dans les indices, appelons-les comme ça, il y a Ellisabeth Borne qui désire a lancé ce qui est beaucoup plus qu'un ballon d'essai puisqu'elle était en charge de la réforme mais elle a dit on peut suspendre.
Et puis on apprend que Bercy a consulté, a été consulté il y a 15 jours pour savoir combien ça coûterait. Ça coûterait des millions voire à terme des milliards, dit le ministre des missionnaires de l'économie. Regardez.
Oui, on travaille sur un certain nombre de scénarios, y compris évidemment sur certaines hypothèses qui ont été mises dans l'atmosphère par des tout bord. Ce que je peux vous dire parce qu'il y a évidemment plein de variations sur le même thème, c'est que modifier la réforme des retraites, ça va coûter des centaines de millions en 2026 et des milliards en 2027. Il faut que tout le monde fasse des concessions.
Ce que je peux vous dire aussi, c'est que moi évidemment, je suis prêt à en faire, mais pas n'importe quel prix. Christian Saint-Étienne disait, on va vous donner toutes les réponses, mais je vous effectivement, je vous le confirme, Christian Saint-Étienne. Première question, premier élément.
Si la réforme était suspendue, d'ailleurs il faut quand même rappeler ça pour nos téléspectateurs, ça voudrait dire un âge de départ légal à la retraite à 63 ans. À court terme, à combien doit-on évaluer une suspension de la réforme des retraites ? Nous, on a nos chiffres.
Euh selon une source gouvernementale auprès du formidable service politique de TF1 LCI, la suspension de la réforme des retraites Christian Saint-Étienne et bien elle est chiffrée par Bercy à 500 millions d'euros pour 2026. On monte à 3 milliards en 2027. Êt-vous d'accord avec ces ces prévisions ?
À quoi faut-il s'attendre ? Alors Johanna Roland l'évoquait, il faut être précis ce qui est pas possible actuellement. Est-ce qu'on joue uniquement sur l'âge de départ ou est-ce qu'on joue également sur la durée de cotisation ?
Si on touche pas à la durée de cotisation et qu'on joue uniquement sur l'âge de départ à la retraite, on peut considérer que ces estimation sont relativement justes, mais elle donne un coût à court terme. Elle donne pas le coût qui résultera de la réaction de tous les acteurs français et étrangers à l'annonce d'une mesure de ce type. Et si on regarde uniquement de façon comptable, uniquement à court terme et sous la réserve de pas toucher à la durée de cotisation, c'est à peu près les ordres de grandeur.
Et si on va plus loin 2030 2035 là, les chiffres de la Cour des comptes sont franchement inquiétants. Nous, on s'est arrêté sur ces chiffresl Christian tiennent les 8 milliards par an à horizon 2030, 13 milliards par an à horizon 2035. Alors, c'est totalement cohérent avec les chiffres qui étaient donnés des économies qui devaient résulter de la réforme qui a été faite sous l'ancien premier ministre.
On estimait que effectivement cette la réforme de 2020 devait nous permettre d'économiser 13 milliards à l'horizon 2035. Donc effectivement, si on revient sur cette réforme, on on annule l'économie qui était anticipée. Alors, Christian Saint-Étienne, le ministre des missionnaires de l'économie qu'on vient d'entendre, il le dit.
Si on fait ça, d'accord, on peut examiner tous les scénarios, mais faut financer derrière, faut compenser quelle concession par ailleurs pour y arriver. Alors, c'est ça le point clé, c'est que toute la classe politique raisonne en économie fermée, hein. Et c'est pas que la que la gauche, la droite aussi. les extrêmes, que ce soit l'extrême droite, l'extrême gauche ou comme on le dit l'extrême centre, tout le monde raisonne en économie fermée.
Or la France est en économie ouverte. Les rares derniers secteurs où on est bon, ce sont des filières comme l'aéronautique, comme le luxe où on exporte plus de 80 % de notre production. Donc, nous sommes en économie totalement ouverte, d'autant plus qu'une grande partie de ce que nous consommons est importé.
Donc dans ce contexte-là, ce que pensent à la fois les acteurs économiques internes et les acteurs économiques externes, sans parler des marchés financier est clé. Donc quand on je réponds à à votre question euh à deux niveaux que les économistes distingue généralement, c'est le raisonnement statique et le raisonnement dynamique. Le raisonnement statique, si la France avait un excédent extérieur, si nous avions un taux de chômage à 4 %, on pourrait se permettre 13 milliards de plus à la limite, ça ne poserait pas de problème.
La question clé, c'est que ça se rajoute à un déficit de 150 milliards. On pourrait dire, on est déjà à 150, on peut passer à 163. Le problème c'est que vous enclenchez des dynamiques des acteurs économiques.
On a déjà un problème qui pour moi est très inquiétant plus que celui de la question des retraites, c'est que l'investissement productif est à tonne depuis 18 mois. Il y a plus d'investissement. Toutes les décisions concernant l'avenir sont reportées.
Et dernier point, quand vous imaginez des mesures de ce type, euh en fait, vous renvoyez les déficits encore plus loin dans le futur. C'est-à-dire que déjà le déficit actuel, ce sont les générations futures qui vont le payer, mais en plus vous rajoutez du déficit au déficit et donc vous aggravez la situation. Donc dans ces dans cette condition, je je finis de répondre mais c'est c'est important de replacer le cadre.
Euh vous êtes premier ministre qui quel qu'il soit dans quelques heures ou demain et euh vous avez dû accepter parce que le président de la République vous a dit vous annulez la retraite la réforme des retraites parce que c'est la condition pour passer le budget. Donc vous devez faire des économies équivalentes. Alors vous allez aller chercher dans les possibilités.
Ça sera une réduction de la dotation globale aux collectivités locale ou une moindre augmentation. Vraisemblablement, ça sera une baisse du taux de remplacement des fonctionnaires partant à la retraite parce qu'il y a pas tellement d'autres possibilités. Même si vous inclez euh les augmentations d'impôts qui sont envisagées comme la reconduction de la cotisation minimale euh pour les hauts revenus, si même si vous mettez en place un IF un IFS un ISF pardon nouveau sur les euh détentions de de liquidité, vous pouvez trouver 5 ou 6 milliards de plus Mais ces 5 ou 6 milliards étaient déjà inclus dans la réduction.
Alors Christian, merci beaucoup. C'est très clair. J'ai encore un chiffre à soumettre puisque effectivement vous l'avez dit, c'est un coût l'instabilité politique.
L'OFCE par exemple, regardez, a évalué les effets de l'incertitude ambiante. Le coût de la crise politique depuis son démarrage en juin 2024 se chiffrera à la fin de l'année 2025 à 0,5 points de croissance. On monte à 15 milliards d'euros.
Merci Christian. On peut retourner s'installer ensemble, mais je vous pose cette question à tous. dissolution fin de la réforme des retraites.
Quel est le pire scénario en réalité pour notre économie, pour les marchés ? Est-ce que c'est euh l'instabilité ? Est-ce que c'est de mettre fin à la réforme la suspendre ?
Renault, je crois que le pire c'est l'instabilité. ce que détestent euh les les chefs d'entreprise, qu'il soient patron du CAL 40, qu'il soient patron de PME, qu'il soit artisan, commerçant, profession libéral et même salarié. En économie, la décision, elle se fait sur de la stabilité politique parce que la stabilité politique, c'est le cadre dans lequel vous travaillez, vous innovez, vous empruntez.
Donc, il faut une une stabilité politique, stabilité fiscale, stabilité sociale si possible. Et donc ce qui arrive depuis plusieurs mois à la France est une catastrophe sur donc il faut suspendre la réforme des retraites. C'est un coût moindre que l'instabilité.
Et je reviens oui, je reviens sur le chiffre de donné par le FCE. 15 milliards d'euros. 15 milliards d'euros, c'est l'équivalent du déficit chaque année des retraites.
C'est environ 10 milliards d'euros que nous pompe le déficit des retraite chaque année. Donc personnellement, je considère que on ne met pas le pays par terre sans budget pour une question de réforme de retraite qui peut s'arranger. Évidemment que la suspension de la réforme de retraite est nécessaire, ça peut s'arranger.
Mais sauf que c'est pas sans conséquences politiques en terme d'instabilité, pardon, c'est quand même pas tout à fait réglé. Johanna Roland, l'entourage de Bruno Rotaillot dit "C'est une ligne rouge." Alors, il y a quelques divisions dans son camp et même pour horizon.
Même pour Édouard Philippe, c'est non. On ne peut pas faire un compromis avec la vérité, dit Édouard Philippe et le sens de cette réforme des retraites. Il faut travailler plus.
Donc une suspension de la réforme des retraites, c'est non. Notre pays ne peut pas se le permettre. Peut-être que cette suspension, elle créera de l'instabilité malgré tout et ne résoudrait en rien la situation.
D'abord, je crois que dire qu'il y a quelques divisions ALR sur ce sujet me semblent à un 12uphémisme. Vous misez sur la division le paris ici que les heures et les jours qui viendront montront qu'il y a des divisions profondeux au sein de LR. Vous avez des membres de LR qui vous parlent en disant cette euh sur cette question monsieur le confirme.
Pardonnez-moi je de vous interrompre. Je suis désolé mais est-ce que vous avez des contacts avec des républicains qui vous disent partager les contacts informés avec tel ou tel ? En fait, pardonnez-moi, c'est désagréable d'être interrompu.
C'est pas poli et je m'en excuse, mais c'est important puisque vraiment chaque seconde compte et c'est pas une expression. Est-ce que oui ou non vous avez du côté des Républicains des garanties selon lesquelles certains d'entre eux vous suivraient pour vous assurer à vous une forme de stabilité si d'aventure. Je vais vous donner un exemple très concret.
Monsieur Geoffro Didier a dit avant-hier dans un débat avec le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvet que lui Geoffroid Didier ne censurerait pas un socialiste à Matignan. Vous le voyez, il y a des lignes qui bougent partout. Ce chiffre de 15 milliards que vous avez rappelé qui n'est pas inventé, qui est le chiffre de l'OCD, je l'ai volontairement pris dans la première partie de la discussion.
Pourquoi ? Parce que moi j'ai deux convictions. On a besoin de stabilité, je partage ce que vous avez dit, et de justice.
Et qu'en fait les deux vont ensemble, la France est un pays dans lequel il ne peut pas y avoir de stabilité sans justice. Si on revient un instant sur la question de la suspension des retraites, vous l'avez très bien rappelé, le premier chiffre, celui de 500 millions, c'est très important. Nous, il ne nous convient pas.
Pourquoi ? Parce que je redis que c'est que l'âge légal et que ce n'est pas la prise en compte des durées de cotisation. En fait, vous demandez pas de modification de la vous demandez l'abourine.
Nous demandons celle que vous aviez voté qui réforme justement absolument nous demandons le la suspension totale de la réforme des retraites parce que ce qui est en train de se jouer là absolument c'est ce que vous avez évoqué tout à l'heure dans votre propos ça ne peut pas être de l'a peu près quand on parle de sujet aussi important la suspension de la réforme des retraites qui a été posée par Ellisabeth Borne pour nous elle est centrale puisque nous disons depuis des mois et des mois qu'il faut en finir avec cette retraite et qu'il faut que le parlement puisse débattre pour aller jusqu'au bout. Vous évoquez les chefs d'entreprise, je dirige une grande métropole, je travaille avec eux régulièrement et par expérience, je sais qu'on peut être en accord ou en désaccord mais que la chose qu'il demande c'est de la stabilité. Donc oui, on est dans un moment où il va bien falloir trouver des solutions pour le pays.
Valérie Nat et ensuite Christian Saint-Étienne et je dois prendre la direction d'Élysée juste après. Comme ça juste très très proche très très court. Vous parlez des LR, je voudrais juste rappeler un chiffre, il y a eu une vingtaine de députés qui en 2023 ont voté la motion de censure qui a failli renverser madame Borne pour vous dire à quel point c'est compliqué à l'intérieur du groupe LR, même si c'est plus le même aujourd'hui qu'en 2023.
Vous vouz simplement dire qu'il y a un triangle à prendre en compte. Euh on vient d'évoquer la stabilité, on vient d'évoquer la justice et il y a un troisème sommet du triangle, c'est les perspectives. H et s'imaginer, il y a un tous les jours, on vient sur le marché financier pour financer le déficit.
En fait, on y vient tous les 15 jours pour lever 10 milliards et on va devoir lever 300 milliards cette année. H qui finance, ce sont les Allemands, les Japonais, les Américains à hauteur au moins de ce déficit. On demande à des gens qui gèrent par ailleurs des cet argent qu'ils vont investir dans la dette, c'est de l'argent de fond de pension, c'est de l'argent de système d'investissement, de d'épargne aux Pays-Bas ou ailleurs.
Et vous allez leur dire chez chez vous l'âge de départ actuellement est à 66 ans au Pays-Bas, aux États-Unis, en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni, mais vous allez gentiment financer la retraite à 62 ans en France pour continuer un déficit de 150 milliards. Et surtout surtout, c'est ça qui est clé, sans perspective, je je précise, c'est très important. On aurait un projet même un projet socialiste qui dirait à l'horizon de 7 ans on va mettre le paquet sur la réindustrialisation, on va investir comme des malades, on va relever la formation professionnelle avec des économies en face, on va développer massivement la recherche et développement.
Et dans le cadre de ce projet extrêmement ambitieux pour faire passer le truc, on fait une mesure sur les retraites, c'est pas du tout pareil que de dire on exige la suspension des retraites dans le contexte actuel. parler avec Pascal Pino que je salue, je vous en prie, merci de venir sur ce plateau. Je vous remercie beaucoup Johan Rolland d'avoir été notre invité.
Peut-être juste en 30 secondes si vous le permettez. D'abord dans le contrebudget que les socialistes ont proposé, il y a une perspective globale. Premier élément.
Deuxième élément en fait ce que nous cherchons à trouver c'est une solution entre maintenant et l'élection présidentielle puisque les débats juste que vous posez sur la réindustrialisation du pays et nous le porterons, ce sera pour l'élection privé. Je vous remercie encore infiniment d'avoir accepté notre invitation puisque vous êtes légèrement occupé en ce moment. Johanna Rolland, merci beaucoup.
Pascal Périnot, merci de nous avoir rejoint. Vous êtes politologue bien sûr, professeur des universités à Sciencep. Avant de vous entendre, je prends quelques instants la direction de l'Élysée puisque c'est là que beaucoup de choses, voir tout en réalité va finir par se nouer.
C'est la Beaugriot à tout moment. On va voir une voiture qui était Matignon puisque Sébastien Lecnu va venir là où vous êtes à l'Élysée pour que Emmanuel Macron finisse par trancher. Vous êtes sur place avec Bodan Boutka.
Que savez-vous de l'état d'esprit du président à cette heure ? Écoutez, j'ai pu échanger avec quelques rares interlocuteurs du chef de l'État. L'un d'entre eux m'expliquait qui est Emmanuel Macron n'était, je cite pas contaminé par la fébrilité euh ambiante.
Il regarde cela avec lucidité et va prendre sa décision calmement car vous le disiez, tout va reposer sur ses épaules au chef de l'État qui est appelé à la démission par certains opposants, mais aussi qui qui est appelé à organiser une présidentielle anticipée par son expremier ministre Édouard Philippe. sur cette question. Pas question de répondre à ces attaques glisse l'entourage du chef de l'État.
Nous allons essayer d'être plus élégants que les auteurs de ces déclarations. Voilà ce qu'on me confiait hier. Et par ailleurs, ce que je peux également vous dire, c'est que il y a rien de formel à l'agenda en terme de consultation, mais on sait qu'il a vu hier Yel Bron Pivé et Gérard Larch pour des consultations tout à fait classiques, nous disaient leurs entourages.
En revanche, l'un de ses proches expliquait qu'il s'agissait aussi en fait d'envoyer un signal, une forme de coup de pression à ceux qui aujourd'hui sont en pleine négociation pour ces dernières heures. consulte discrètement. Il n'est pas isolé, affirme l'un de ses soutiens.
Il sera isolé dans sa décision. Certes, un membre du camp présidentiel, un cadre du camp présidentiel me disait plus lucide. Il est mutique, ne nous dit rien, lit nos messages mais ne répond pas.
En tout cas, le chef de l'État ne s'exprimera pas ce soir, mais il n'est pas impossible qu'on l'entende d'ici à la fin de la semaine. Merci beaucoup. C'est la bouillou.
Merci à Bonan Budka qui est avec vous et comme à chaque fois vraiment n'hésitez pas dès qu'il se passe quoi que ce soit à venir vers nous Pascal Perinot je vais le marteler la situation est assez folle le temps est compté et encore une fois ce n'est pas une expression puisque maintenant dans 40 minutes on arrivera mais factuellement au terme des 48 heures d'ultime tractation voulue par le président de la République une rumeur j'y reviens à circuler en fin d'après-midi dans l'après-midi. Sébastien Lecornu qui serait maintenu avec accord de non censure du PS. Ça valut une réaction d'Olivier Fort qui dit voilà l'Élysée se lance dans une opération d'intox.
Marine Tondelier a réagi assez rapidement aussi. Ça ne va pas être possible dit-elle. Je ne comprends pas ceux qui ne comprennent plus.
Je vais vous poser une question qu'à mon avis mais modestement je le pense beaucoup de Français se posent là en ce moment. Mais on va pas y arriver Pascal Pino. On ne va pas y arriver.
Oui. Euh on a l'impression de plus en plus quand on écoute les uns et les autres euh qu'on arrive au bout de la voix sans issue et qu'il y a un véritable mur et que personne ne fait la courte échelle pour essayer de le franchir et même ça se durcit parce que regardez du côté de LR, on dit maintenant si on participe à un gouvernement ça sera un gouvernement de cohabitation donc pas de coalition hein. Le PS dit la même chose, c'est nous avec les écologistes et éventuellement les communistes et c'est tout.
Et il n'est pas question de tendre la main au bloc central. Donc on est dans une situation en effet qui se durcit. On a l'impression presque d'une forme d'autisme politique.
On parlait tout à l'heure de beaucoup de forces politique qui n'arrivent à penser l'avenir même à court terme de la France que dans le cadre purement hexagonal comme si on était une société fermée, une économie fermée, ce qui est complètement absurde. Mais au sein de l'hexagone, on a l'impression d'une classe politique qui ne représente pas forcément grand-chose. Quand vous regardez le nombre de Français qui adhèrent à des partis, alors là, le jeu est purement un jeu de parti.
On reçoit les exécutifs des partis, mais vous savez c'est quoi ? C'est 1 % du corps électoral à peu près qui adhère aujourd'hui à un parti. Donc on a l'impression aussi d'un autisme, d'un renfermement de la classe politique.
Sébastien Lecnu, il s'est présenté devant les Français ce matin vers 9h30 et il a dit voir dans ses consultations une volonté partagée d'avoir un budget. je le cite et qui éloignerait même les perspectives d'une dissolution. Voyez-vous, la question de la dissolution s'éloigner vous personnellement ?
Non, je ne crois pas parce que si les Français doivent se préparer à retourner aux Yions bien sûr parce que s'il y a pas d'issue ou bien si on nomme là, j'entendais tout à l'heure un gouvernement de gauche, mais un gouvernement de gauche, vous prenez votre papier, vous prenez votre crayon et vous cherchez à voir s'il a une majorité un peu près stable, il n'aura pas de majorité stable. hein. Euh, on pourrait très bien avoir un premier ministre socialiste qui dans 2 jours, une fois nommé, euh euh sera soumis à une motion de censure, hein.
Euh vous ajoutez les filles, vous ajoutez le RN, vous ajoutez LR, vous ajoutez euh différ une partie des LR. Euh mais enfin, on voit ni les rotaillistes, si vous me permettez cette expression, ni les partisans de Vaquiers euh soutenir un gouvernement un gouvernement de gauche, hein, de manière durable. Donc ça sera une fois de plus la corde qui soutient le pendu.
Il ne faut pas croire que la gauche arrivera à apporter la stabilité que la droite n'a pas réussi à apporter. On est dans une situation ingérable. Dans les situations ingérables, il faut que la dissolution retrouve son esprit originel.
Euh la dissolution après les européennes, ça a été un acte absurde. Le président aurait dû le dire, ça aurait été mieux comme ça. La la la dissolution, ça ne sert jamais à cela.
La dissolution, ça sert à sortir d'une crise, hein. Là, la crise vraiment, on en a tous les attributs, crise économique, sociale, on a tout. Je je vous vois Valérie et Renault pardon, réagir.
Je voulais juste sur la question de la dissolution. Il faut qu'on écoute ce qu'a dit Marine Le Pen parce qu'elle a eu des mots très forts. Pour elle, la classe politique, elle ne veut pas se couper de membre.
Elle a trop peur de retourner devant les électeurs. Regardez, parce que elle appuie peut-être là où ça fait mal. Regardez.
Partie de la classe politique aujourd'hui se révèle telle qu'en elle-même. Ce qu'elle arrive parfois à cacher à l'opinion publique, c'est des gens qui sont prêts à se couper un membre pour conserver leur place. Ils crèvent de peur de retourner devant les électeurs.
Bah quand on est un élu et qu'on a peur de retourner devant les électeurs, il faut arrêter d'être élu. Faut faire autre chose parce que le spectacle qui est donné est désespérant. Elle appuie là où ça fait mal. l'appui où ça fait mal, faut reconnaître tout de même à sa décharge que le désespoir, elle dit la situation est désespérante mais le Rassemblement national y a beaucoup contribué puisque c'est lui qui à plusieurs reprises en s'associant avec l'extrême gauche contribue à faire tomber à la fois le gouvernement Barnier, le gouvernement Bairou et le gouvernement le cornu.
Donc le Rassemblement national n'est pas complètement en dehors de ce désordre qui désole madame madame Le Pen. Hm hm. Alors ça y est, j'ai fini de parler.
Il y a pas de problème. Moi j'ai pardon mais je suis un peu perdu parce que demander une dissolution alors qu'on nous explique depuis des semaines voire des mois que le plus urgent c'est d'avoir un budget et que ce budget doit être déposé lundi soir à l'assemblée ce lundi, le 13 octobre. Une dissolution ne ferait que retarder l'adoption de ce budget.
Donc pardon mais moi personnellement je suis un peu perdu. Renault et puis je vous laisse. Alors, je ne suis je ne suis jamais aussi optimiste, pardonnez-moi, que le président de la République qui est toujours d'un optimisme forcené et c'est ce qui me semble-t-il amené à de très très grosses erreurs politiques.
Notamment, je suis d'accord avec Pascal Perinot, la dissolution, mais je considère que il y a une très petite voix possible pour éviter la dissolution. Il y a une toute petite voie possible pour trouver peut-être une mini coalition qui parviendrait non pas et on en est plus là dans un régime parlementaire en crise parce que pour l'instant nous sommes dans un régime parlementaire en crise maintenant et comme ça s'est fait en Italie il y a 20 ans, comme ça se fait en Belgique comme ça se fait dans d'autres démocraties européennes parlementaires, et bien la vérité de 11h du matin n'est pas la vérité de 17h parce que par définition on discute tout le temps, on négocie tout le temps. C'est exactement ce qui se passe au Parlement européen.
Moi, je discute très souvent avec des parlementaires européens qui quand ils reviennent à Paris sont effarés parce qu'ils disent à Paris les gens arrivent avec leurs fiches et ils disent "Moi, c'est mon programme et toi, moi c'est mon programme et toi est-ce qu'on peut faire ?" Vous savez les patates autrefois on fait rencontrer des cercles bah là la patate elle est vide. Sauf que par le monde européen effectivement ils y arrivent.
Et dernière chose, ce qui compte c'est pas d'être soutenu, c'est d'avoir une non censure. Une non censure. Il faut avoir un gouvernement qui a dilé avec telle formation politique ou une non censure.
Et j'en ai terminé, Bruno Rotaillot, qu'est-ce qu'il a dit ce matin ? chaque mot compte en crise politique, il a dit "Nous ne soutiendrons pas ou participerons pas évidemment à un gouvernement avec des socialistes." Bruno Rotaillot n'a pas parlé de censure.
H une mini coalition, le mini espoir de Renault Pilard. Oui. Oui.
On c'est encore possible. On va voir d'ailleurs si là-dessus Sébastien Lecorn a progressé et peut offrir une perspective de pact de agression. C'est ça parce que c'est de ça qu' s'agit de pacte de non censure.
C'est ça un pacte de nonagression qui serait mais il faut le faire vivre ce pacte de non agression et et donc faut trouver des personnalités qui peuvent le porter dans les semaines ou les mois à venir. Et là il faudrait se retourner vers plutôt un profil technique un profil de vous poser la question. Il y croyez-vous au gouvernement technique Pascal Périn peut avoir un gouvernement semi-politique et semitechnique.
C'est-à-dire que regardez l'Italie, l'Italie est sortie de la crise en faisant entrer au gouvernement Mario Dragy. Donc il y a potentiellement des Mario Dragiy en France. La question c'est est-ce que la classe politique française est capable de s'ouvrir ?
Les la crise en Italie a duré longtemps avant qu'il s'ouvre et qu'ils acceptent l'avenue d'un dragy. Donc la question c'est qu'est-ce qui serait nécessaire ? Je voudrais aller un cran plus loin parce que certes la la le vote éventuel d'un budget c'est très important, excusez-moi, mais si c'est pour rentrer au gouvernement de ministre, dites-leous.
Mais ce qui est absolument fondamental, c'est je suis désolé, c'est les perspectives économiques, c'est de relancer la machine de l'investissement et relancer la machine de la création de richesse sur notre territoire. Là, on nous propose effectivement de trouver une solution, un pact de agression pour passer un budget. H OK, donc on passe une étape, les trois prochains mois, on tient jusqu'à Noël.
Est-ce qu'on perd un an et demi derrière ? C'est ça la question fondamentale. Or, c'est ce qu'on évoquait et Johanna Roland tout à l'heure a fait une réponse.
Malheureusement, elle est partie juste derrière. Elle a dit parce que vous souvenez, j'ai dit on peut toujours même retarder l'application de la réforme des retraites si à l'intérieur d'un plan stratégique de rebond de l'économie française et de sa société parce que c'est toute la société qui est qui est tétanisée actuellement. et elle a dit euh mais nous nous cherchons juste une solution actuellement pour les 18 mois parce que le projet stratégique on le renvoie à la présidentielle ça vous semble et en fait ce qui compte c'est pas le passage du budget c'est qu'on mette en œuvre un projet stratégique parce que ça ça fait maintenant 3 ans que l'économie française est bloquée et 18 mois qu'elle est gelée.
Donc la question c'est vraiment OK on peut faire passer un budget mais qu'est-ce qui se passe au début de 2026 ? Est-ce qu'on retourne aux urnes, mais cette fois au niveau présidentiel ou pas ? Alors, il faut qu'on vous interroge effectivement sur la suspension de la réforme des retraites, point central des discussions en tout cas avec la gauche et des divisions en ce moment même aussi du côté de la droite.
On va se demander si on a le choix en fait. On va se demander si on a le choix parce que regardez quand on tend le micro français hm euh regardez ce que ça donne. C'est une bonne initiative, je suis du même avis parce que ça va un peu baisser l'attention.
Vous voyez toutes les marches, tous les blocages des travailleurs, des retraités de toute la société. Le problème de tout ça, c'est la réforme de retraite. C'est absolument pas la solution.
D'autant plus que quand vous regardez ce qui se passe en Europe, la plupart des pays européens et si je me trompe pas, ils sont entre 63 et 67 ans. Donc on est un des seuls pays où on narrive pas à comment dire à imposer les retraites et en fonction effectivement de la répartition pour tous qui soit équitable. Donc là c'est plutôt mitigé mais quand on on interroge les Français dans le cœur d'un sondage, j'attends que le coup de fil de Christian Saint-Étienne s'arrête.
Pardonnez-moi, qui prend rendez-vous. L'IFOP. Euh une enquête IfOP a été commandée par le Parti socialiste. 66 % des Français favorable à la suspension de la réforme des retraites.
Je crois que même le PS n'en attendait pas tant. Donc quand on voit que ça peut débloquer une participation euh de la gauche, quand on voit que c'est ce que veulent les Français à la fin de la journée, h pourquoi c'est pas le choix que vous savez la situation n'est pas nouvelle ? D'abord, jamais aucune réforme des retraites n'a eu l'assentiment d'une majorité dans l'opinion publique.
Ça se fait toujours Non non, ça se fait toujours contre l'opinion. Ah bah en 81 ça, il s'agissait de lâcher donc ça oui, la réforme Fillon et cetera. Voilà, ça n'était ça n'est absolument pas le cas.
Euh en revanche, tout à l'heure, je j'écoutais attentivement le coût de du report d'une réforme des retraites. Voilà, c'est à peu près 1/3 de l'effort qu'il qu'on devrait faire et puis peu à peu 23 et peut-être la totalité de l'effort que l'on devrait faire. Euh donc je je je ne crois pas que ça suffira euh à acheter euh la paix euh au sein de la classe politique.
Oui. Mais le coût de pas avoir de budget, Pascal, on regarde on regarde le rapport on regarde le le rapport coût bénéfice. Et bien lorsqu'on regarde lorsqu'on fait les deux colonnes coût bénéfice, je pense que vraiment avoir une suspension et ensuite un dépat parlementaire parce que comme on est maintenant dans un régime parlementaire, c'est pas l'exécutif qui décide, c'est pas Emmanuel Macron.
Ça va se passer chez les partis, chez les députés et il faut qu'ils prennent leur responsabilité. Le débat sur la réforme des retraites et de l'autre côté pas de budget avec ce que vont regarder les marchés financiers. Je pense que le coût bénéfice, il est en faveur de suspension de la réforme.
Al question Saint-Étienne et on a qui on accueille Philippe Ballard dans dans un tout petit instant. Allez-y. Alors, je je voulais dire sur cette question des retraites que suspendre à la fois la l'augmentation le recul de l'âge de départ et l'augmentation de la durée de cotisation, c'est casser toute la dynamique qui vise à rétablir l'équilibre à long terme.
Or, le problème au démarrage, c'était pas celui-là. Le problème au démarrage, c'était de traiter des cas particuliers, les personnes qui ont des emplois extrêmement durs et donc de faire en sorte que seulement ces personnes puissent partir plus tôt. On estime que c'est à peu près 15 % de la force de travail qui pourrait bénéficier d'une réduction de la durée de cotisation ou d'une réduction de enfin un abaissement de l'âge de départ compte tenu de la pénibilité et les femmes euh suite à aux enfants.
Donc au lieu d'avoir un débat un peu technique et réellement social traitant des réels problèmes, on veut une mesure générale. Alors, j'ai une petite différence avec vous sur ce point. Je me demande si le message qui serait envoyé Urby et Torby, c'est-à-dire en France et hors de France, le message consistant à casser la dynamique de retour à l'équilibre de long terme sur les retraites, il faut se souvenir que les retraites c'est un quart de la dépense publique.
Je me demande si je préfère pas ne pas avoir de budget et qu'on s'enfonce dans la crise jusqu'au moment où les gens se mettront vraiment autour d'une table parce que les Français iront voir les hommes politiques sur les marchés et commenceront à leur balancer des tomates. Et mais Christian, ça veut dire une dissolution. Alors une dissolution à ce momentlà non ah non ça sera une dissolution pas d'accord il y a une dissolution.
Je me permets mais je fais attendre là pour le moment Philippe Ballard et vous savez j'aime être poli. Philippe Ballard, je vous en prie, faites votre rentrée sur ce plateau. Député de Loise, vous êtes porte-parole du Rassemblement national.
Merci de nous avoir rejoint. Nous allons reparler retraite ensemble bien évidemment, mais d'abord, je voudrais qu'on réécoute Marine Le Pen. Vous vous souvenez de Marine Le Pen qui disait avec nous pas de censure automatique, oubliez.
Regardez, cette dissolution, je le crois, est incontournable. Je censurerai tous les gouvernements jusqu'à obtenir la dissolution. Parce que je considère que chaque nouveau gouvernement est une manière de contourner la volonté populaire.
Donc non seulement il ne se contente plus aujourd'hui de contester les choix du peuple souverain, de forcer euh la main comme ils l'ont fait entre les deux tours de l'élection législative dernière, mais maintenant carrément, ils veulent les empêcher le peuple souverain de de pouvoir voter. Bon, c'est qu'à supprimer les élections, ça ira plus vite, hein. Du haut de tout mon cyme de journalisme.
Vous avez pas franchement apprécié Philippe, mais est-ce que tout ça dans le fond vous arrange bien ? Est-ce que tout ça vous arrange bien parce que ça vous permet de dénoncer le système, les petits arrangements entre amis, le fameux UMPS dont vous avez parlé au sein du Rassemblement national et du FN même avant ça pendant des années ? C'est pas que ça nous arrange.
Moi je j'appelle plusieurs fois par jour ma permanence électorale et euh l'assistante parlementaire qui s'y trouve me dit "Mais tous les jours, j'ai jamais vu autant de monde dans la permanence et le nombre de personnes euh qui viennent et en disant moi je j'ai pris ma carte aujourd'hui, on en est à 5 à 10 adhésions par jour. Enfin, c'est du jamais vu. Jamais vu.
Ça fait 3 ans et demi que je suis député et on n jamais vu ça. Donc malheureusement dans les chiffres ça se confirme très concrètement. Vous avez des chiffres à nous donner qui confirment ce Moi, je sais que dans ma circonscription euh à jour 365 pour adhérant à jour de de cotisation et on en engrange tous les jours.
Voilà. Alors, j'oublie pas que c'est un rat de marée, que c'est un mais bon, c'est un signal quand même. Et la sortie enfin la sortie de Marine Le Pen, enfin, j'ai pas été surpris parce que nous lundi à 17h en Réunion de groupe avec Éric Sioti qui entre parenthèses est très satisfait de l'alliance que nous avons noué nous a dit, je me souviens très bien de sa phrase, s'il faut censurer qu'un soit, ben on va censurer qu'un soit.
Donc euh depuis lundi, oui, quand on voit ce cinéma, il faut y mettre fin parce que qui s'occupe des des problèmes des Français ? Personne. Mais oui, mais là en attendant, ça se passe sans vous les discussions, les négociations et si et si gouvernement il a ça avance sans vous.
Mais c'est enfin, on n' pas envie de se mêler de pardon de ce fouttoir. Mais quel bazar enfin voilà, les français on sait ce qu'ils pensent mais à partir de quel moment on s'intéresse à leur problème ? Mais le problème des Français le problème des Français c'est ce qui revient souvent les retraites.
Euh cette réforme là, telle qu'elle existe aujourd'hui, elle vous convient pas du tout. Rassemblement national, le Parti socialiste, la gauche dans son entier, dans son entièreté dit "Nous, on peut obtenir potentiellement la suspension de cette réforme des retraites". Et ça, vous seriez prêt à le censurer.
Est-ce que ça ne va pas à l'encontre de l'intérêt de vos électeurs ? Alors déjà, combien de textes il faudrait gober avant que le texte arrive à l'Assemblée nationale ? Puis deuxièmement, nous on répond une chose très claire à la gauche.
Il y avait une très bonne façon d'abroger cette réforme des retraites, c'était de pas faire le Front républicain. Parce que quand des électeurs alors les électeurs de gauche à la limite, peu importe, mais les États-majors du nouveau Front populaire donc de LFI ont décidé de voter par exemple pour madame Borne pour la faire réélire. Bah, ils ont fait élire des gens oui qui nous ont pas permis d'avoir la majorité à l'Assemblée nationale.
Nous aurions été majoritaires à l'Assemblée nationale, on abrogeit cette réforme et puis même lorsqu'il y a eu la ce qu'on appelle une niche parlementaire, c'est une journée réservée à un groupe parlementaire, on avait mis en première position l'abrogation de la réforme des retraites. Et ben la gauche l' pas voté. Voilà.
Donc il y a un moment faut arrêter de se ficher du monde. Alors nous on se demande dans quelle mesure vous êtes pardon hein, je suis direct j'estime qu'on a plus le temps. Vous me comprenez encore une fois dans 20 minutes maintenant c'est la fin des 48 heures d'Ultrame Tractation.
Donc c'est pas c'est pas de la comédie quoi. On va se demander si vous êtes maître du jeu ou si vous êtes hors jeu. Pascal Perino, je voudrais qu'on regarde le rapport de force dans l'hémicycle parce que ça c'est des faits.
Ce sont des faits. Quand on regarde l'hémicycle à cette question maître du jeu le Rassemblement national ou hors jeu vous répondez quoi ? Pour l'instant, le le Rassemblement national est le premier groupe et la première force au Parlement, mais c'est une force relativement solitaire parce que à part le tout petit allié siiste, vous voyez bien que si vous faites l'addition, vous êtes loin bien sûr de la majorité des sièges et même d'une majorité relative confortable.
Donc le problème pour une puissance solitaire comme le Rassemblement national, c'est d'élargir, de trouver, d'être au cœur d'une coalition. Pour l'instant, cette coalition, personne à peu près n'en parle, hein. Et le Rassemblement national lui, connaît une dynamique interne.
Les sondages d'intention de vote, aussi bien pour la présidentielle que pour les législatives montrent qu'il y a une hausse des intentions de vote pour le Rassemblement national, mais qui ne devrait pas lui permettre d'avoir pour l'instant, s'il y avait une dissolution, la majorité absolue. Donc les petites sou j'écoutais madame Le Pen tout à l'heure, elle dit "C'est désolant, faut négocier et cetera les petites magouilles." Bah oui, mais peut-être que s'il y a 10 solutions, et bien le Rassemblement national sera lui obligé aussi d'avoir recours aux petites magouilles avec de multiples guillemets et aux négociations parce que aucune force, quelle que soit sa puissance, je pense jadis au mouvement gauliste et puis après au Paris socialistes dans les plus belles années, les vrais partis dominants.
Or, le Rassemblement national est devenu un parti dominant, mais ils ne peuvent jamais gouverner seul. Ils sont obligés toujours de rentrer dans des coalitions et c'est là où on verra que si ce que rejette du revers de la main madame Marine Le Pen, elle ne sera pas obligée demain de le pratiquer. Bah Jordan Bardella a répondu à ça hier dans une interview sur une concurrente en disant après le deuxème tour après le deè tour donc une fois connue la composition de l'Assemblée nationale s'il nous manque 15 20 députés bah oui onend mais on l'attend déjà maintenant la main mais on tendra la main à des députés qui peuvent être bien sûr mais il y a d'autres groupes horizon parce que faut pas croire c'est c'est pas la guerre civile non plus à l'Assemblée national même si des fois on peut on se parle entre nous mais on sait très Bien tout à l'heure on regardait par exemple les députés LR qui ont voté la censure après la réforme des retraites.
Il y en avait 20 sur alors ils étaient plus nombreux à l'époque he ils étaient 63 mais c'est quand même un/ers du groupe qui avait voté la censure et alors je citerai aucun nom pour pas les mettre en porte àfau mais ce matin j'ai j'ai parlé à un député LR enfin qui peut être compatible enfin voilà après mais après le deuxème tour voilà on n'est pas là pour sauver la droite. On on tend la main à tous ceux mais qui peuvent être de gauche, qui sont sincèrement patriotes, souverainistes. Rejoignez-nous.
Moi je pense qu'il y a une un terme, moi je prendrai pas le terme de coalition y compris après le deuxème tour, vous êtes dans une logique au Rassemblement national d'absorption de tout ce qui peut être un peu à votre gauche. Les LR effectivement un certain nombre de membres du bloc central. Euh et on a déjà vu euh euh un membre en tout cas de LFI euh euh monsieur Cotarac passait euh chez vous.
Donc euh il y a chez vous une volonté d'hégémonie. Euh c'est bien pour ça que vous appelez à une dissolution. Vous n'êtes pas à mon sens, vous me démentirez, vous n'êtes pas à mon sens dans une logique de coalition.
Vous voulez absorber, manger tout ce que vous pouvez. Quand on est euh on se rappelle du score du 2è tour il y a un peu plus d'un an 37 % avec nos alliés. Il y avait pas eu ce républicain, on était majoritaire.
Enfin, c'est un peu le jeu de la démocratie si vous avez un mouvement mais encore une fois qui tend la main à des gens qui peuvent venir aussi de gauche. Oui. Bah ça s'est vu sous la 5e République.
Enfin, il y a eu des le bloc de gauche de droite était majoritaire tout seul. Enfin voilà et on parlait pas de coalition à ce moment-là. Je faisais des petits moulinets des bras pour expliquer à Renault Pilac que non, il faut que j'enchaîne puisque en effet en effet on va être en direct de l'Élysée.
Qu'y a-t-il dans la tête dans l'esprit d'Emmanuel Macron puisque dans peu de temps maintenant Sébastien Lecnu devrait prendre la direction de l'Élysée pour faire trancher ce qui doit l'être dans les toutes dernières minutes des ultimes tractations. Donc par le président de la République, c'est la beau grillou. C'est avec vous qu'on en parle dans un instant.
Bon, je crois qu'il y a un petit problème de communication. On se retrouve tout de suite. Restez avec nous, vous saurez tout ce qu'il a dans l'esprit et dans la tête d'Emmanuel Macron grâce à C'est la bourriill.
À tout de suite. [Musique] L'édition spéciale se poursuit sur LCI dans quelques minutes maintenant. C'est la fin.
Va expirer cette période de 48 heures donné par le président de la République à Sébastien Lecnu pour tenter d'ultime tractation. Alors voilà, on arrive au terme de ces minutes là. À 20h, le Premier ministre va s'exprimer.
Nous, on essaie de vous dire et bien où nous en sommes précisément. On le fait toujours ce travail de pédagogie avec Pascal Périnou. Je remercie encore une fois d'être avec nous.
Toujours avec Christian Saint-Étienne, je vous remercie également Renault Pila bien sûr, Valérie Nataf, bien évidemment Philippe Ballard encore une fois merci d'être avec nous. député de lois porte-parole du Rassemblement national et cette fois promis on va essayer de comprendre avec Cabouille ou depuis l'Élysée ce qu'il se passe dans la tête du président de la République puisque je le disais à tout moment on peut s'interrompre d'ailleurs puisque Sébastien Lecnu devrait rejoindre l'Élysée pour trancher définitivement les derniers éléments avec le président que savez-vous de ce qui se dit à l'Élysée un président au travail nous glisse l'un de ses proches qui explique qu'Emmanuel Macron attend les conclusions de Sébastien le Cornu avant de prendre les décisions qui s'imposent pour la stabilité du pays. Et puis petite carte postale adressée à ceux qui l'ont critiqué ces derniers jours, y compris dans son propre camp.
Par exemple, ses deux expremier ministres. Le président pense qu'il faut que chacun pense à l'intérêt général et pas à son intérêt particulier. Et la dernière phrase à l'action ici pour les Français maintenant et pas à 2027.
Suivez mon regard, c'est à peine c'est à peine signé. Et puis euh on a pu échanger aussi avec euh certains de ces interlocuteurs. Vous savez, beaucoup disent qu'Emmanuel Macron est isolé, mais euh selon certains, il consulte discrètement.
Euh il n'est pas isolé euh par la il n'est pas contaminé pardon, par la fébrilité ambiante. Pas de fébrilité du côté du chef de l'État qui lit parfois les messages de ceux qui l'accompagnent depuis maintenant des années des cadres du camp présidentiel. Sans y répondre, il est totalement mutique, nous glissait l'un d'entre eux. mutique jusqu'à une potentielle possible prise de parole ces prochains jours.
Ce qui est sûr, c'est que ce ne sera pas aujourd'hui. Ce sera euh autour de Sébastien Lecnu qui rendra compte de ces négociations de ces dernières heures et puis après, il y aura très certainement une prise de parole du du chef de l'État d'ici à la fin de semaine, mais là encore tout peut bouger. Pas de confirmation à ce stade.
Grâce à vous, nous serons tout. C'est la Bougot. Merci beaucoup.
Merci à Julie Janus qui est avec vous. Merci. Pascal Perinot, vous allez peut-être me dire que c'est comme ça, c'est le sens des institutions, mais est-ce que vous estimez qu'en fait Emmanuel Macron ne devrait plus avoir à trancher que ça ne devrait plus passer par lui d'acter ce qui devrait être fait ou non ?
On ne peut pas défaire ce qui est notre loi commune à savoir la Constitution de 1958 qui pour une fois dans l'histoire a fait l'objet d'un quasi consensus de la droite à la gauche. On ne peut pas défaire la loi suprême, la loi commune. C'est le président de la République qui nomme le chef de gouvernement.
C'est comme ça et c'est même un pouvoir propre. il va l'exercer demain ou après-demain après avoir fait ses consultations. Parce que attention, on a déjà une assemblée nationale qui est le lieu de l'impuissance, du débat chaotique, des insultes, hein.
Regardez le spectacle que donne l'Assemblée nationale tout de même. On dit il faudrait rentrer dans une heure parlementaire de la 5e République. Ça ne donne pas envie à tout le monde le spectacle de l'Assemblée nationale.
Un gouvernement qui pour l'instant expédie les affaires courantes et est impuissant à accoucher d'un autre. Il faudrait que l'institution présidentielle soit touchée, c'est-à-dire que voilà, il y a un problème, ben le président démissionne. Mais alors là, vous démontez peu à peu tout le mécano institutionnel de la 5e République et c'est extrêmement dangereux.
Je rappelle que dans l'esprit et dans le texte de la Constitution de 58, le président est l'arbitre. il doit retrouver cette fonction arbitrale qu'il a assez peu hélas pratiqué c'est là c'est là où en effet on peut pas être à la fois un arbitre et un joueur mais là pour au fond le l'année et demi qui reste il pourrait très bien ou bien être un président de cohabitation d'autres prestigieux longé hein ou bien être un président arbitre alors Philippe Balard Emmanuel Macron dans la dernière ligne droite qui fait savoir qu'il faut que chacun pense à l'intérêt général, pas à son intérêt particulier, à l'action. Vous réagissez quoi ?
Vous répondez quoi au président de la République ? Et ben, faudrait déjà qu'il s'adresse à son propre camp, à ses différents alliés temporaires parfois LR et puis à la gauche parce que c'est une cacophonie quand même sans nom. Enfin, est-ce que les Français s'y retrouvent ?
La réponse, on la connaît très très bien. Donc oui, qu'il s'adresse déjà à ces troupes et puis il y a une façon très claire de penser à l'avenir au de à demain, c'est de dissou de l'Assemblée nationale parce que au moins, on parlait de cohabitation à l'instant, bah là on aurait une cohabitation. Voilà Jordan Bardella à Matillon, Emmanuel Macron à l'Élysée puisquil il s'accroche, il a pas envie de de démissionner.
Christian Saint, non, je je voulais revenir sur l'interprétation golienne de Pascal Perinot de la Constitution de 1958. dans la vision du général de Gaul, il se trouve que récemment, j'ai écouté des extraits de conférence de presse qu'il a donné dans les années 60. Là, on est dans un cas particulier.
Le président de la République porte une lourde responsabilité dans la situation chaotique. Celui qui a amené ce chaos, c'est lui-même qui a dissous non pas dans l'esprit de la 5e République mais sur un coup d'émotion à peine les l'élection européenne terminée. Donc à partir du moment où c'est lui qui est à l'origine du chaos, on peut pas dire "Ah ben on va revenir." C'est c'est l'histoire de la cathédrale.
C'est la pierre de fête qui assure la stabilité de la cathédrale. Mais à ce moment-là, il faut jouer le rôle de la cathédrale. Or, il a joué le rôle de celui qui s'attaque aux pierres de constitutive de la cathédrale.
Je voudrais avant de vous entendre Valérie donner une citation recueillie par notre service politique TF1 LCI sur l'état d'esprit d'Emmanuel Macron. Je l'ai trouvé paumé dans le brouillard, il est blessé même s'il essaie de faire bonne figure. L'intérieur, c'est-à-dire dans le Parisien, pardonnez-moi, un interlocuteur anonyme.
Mais est-ce qu'il a encore une chance ? Est-ce que là c'est sa chance ? Peut-être la dernière, mais une chance d'être là jusqu'à 2027 et d'assurer son mandat, quoi que ce soit.
Est-ce que d'ailleurs c'est ce qui se joue là dans ces secondes qui s'écoule ? Alors, je ne suis pas dans la tête d'Emmanuel Macron et peu de gens le sont, mais tous ceux qui le connaissent disent que plus il y a des demandes pour une démission du président de la République et moins il le fera. La la la manière qu'a Emmanuel Macron d'incarner ce qu'il pense être la fonction présidentielle l'empêche absolument de même envisager cette possibilité.
Par ailleurs, il considère que c'est comme ça qu'on protège la fonction présidentielle parce que si à chaque fois qu'on a une crise politique et la France n'en est alors celle-là elle est particulièrement gratinée si vous me permettez l'expression. Mais si à chaque fois qu'on a une crise politique et qu'on demande la démission d'un président de la République et qu'il s'exécute, alors là c'est plus la 5e République du tout. Philippe Balard, pardonnez-moi Renault mais Philippe Balard parce que vous vous demandez, vous dites Marine Le Pen commence à dire bon bah ça peut être une sage décision la démission onappelle pas mais on lui suggère voilà contrairement à d'autres mais enfin c'est une crise c'est une crise politique et qui peut déboucher sur une crise institutionnelle quand même.
Et puis quand on regarde les études d'opinion quand même quand on a un président de la République a 82 83 % d'opinions négatives, il y a un moment il peut peut-être en tirer quand même les conséquences. C'est lui le point de blocage. Il est tout seul là, il a même plus de premier ministre pour l'instant.
Il est en première ligne et ce chaos, c'est lui qui l'a provoqué. Il a abîmé nos institutions. Il a abîmé nos finances publiques, notre politique migratoire, sécuritaire et cetera et cetera.
Donc il y a un moment, il pourrait peut-être tirer les conclusions de son de son échec. Le général de Gaul, c'est toujours l'exemple que l'on prend parce qu'il y en a eu qu'un pour l'instant. il fait un référendum euh il le perd, il démissionne.
Là, il a perdu quand même les européennes, les législatives. Et à un moment, il a une côte mais désastreuse. Il peut en tirer les conséquences.
Oui, mais tirer les conséquences de son échec, Philippe Ballard, ça voudrait dire que Emmanuel Macron reconnaît son échec. Or, c'est une personnalité qui ne reconnaît pas d'échec. Emmanuel Macron a une psychologie qui fait que il n'est jamais dans le refus d'obstacle.
Yeah.