Nous devons constituer un front du refus de la guerre !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le président de la République dit que dans une attitude tout à fait défensive, on va ouvrir la route du détroit d'Ormuse. Regardez la carte. À l'endroit où ça va en Soman, en face il y a l'Iran, entre les deux, il y a moins de 50 km.
Ce qui signifie qu'il n'y a pas d'eau internationale. D'ailleurs, ni les États-Unis, ni une bonne partie des pays qui sont là n'ont signé les conventions des droits de la mer. Et par conséquent, c'est un accord bilatéral entre Oman et l'Iran qui règle les conditions de la circulation.
Il y a pas d'espace qui à personne. Il y a un bout qui est aux uns et un bout qui est aux autres. Libérer, qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
Ça veut dire empêcher que ça soit coupé. On va empêcher qui de couper quoi ? Voilà pourquoi les mots ont une importance.
Le président de la République ne peut pas se contenter de dire "Nous ne pouvons pas approuver l'intervention des États-Unis et d'Israël." Il doit dire "Nous condamnons cette intervention." Et quand il dit "Nous condamnons" alors il y a une conséquence.
Il y a un mot d'ordre immédiat. Cerchez le feu. Cerchez le feu.
Arrêtez de tirer. Vous n'avez pas le droit. Parce que si nous nous gouvernions, que ferions-nous ?
Nous ne serions pas là en train de dire "Ah, comme c'est dommage, le droit international n'est pas respecté." Nous irions voir les Espagnols qui ont commencé à résister et on leur dirait vous plus nous, ça fait deux. On serait qui aller voir un par un pour dire "Vous venez avec nous faire le front du refus et moi je vous parie." qu'en quelques jours nous aurions une majorité d'États et de nations qui diraient "Il y en a marre de la guerre des impérialistes.
Nous voulons la paix, nous voulons le droit international et nous marchons avec les Français. Ah.
Jean-Luc Mélenchon