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Autreyoutube.com· 10 janvier 2026Mixte

Débat musclé sur l’Europe : Asselineau face à Alain Malégarie – Partie 3/3

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[applaudissements] Oui, si vous per si vous permettez, je je de je pourrais répondre à beaucoup de choses étonnantes que j'ai encore entendu, mais il y a un point sur le que que je peux pas laisser passer encore une fois, c'est l'euro et et encore une fois là aussi, permettez-moi de vous dire que vous arrangez les chiffres à votre convenance. Euh la France exporte à l'intérieur de la zone euro euh 65 % euh de sa richesse créée, 65 % à l'intérieur de la zone euro, comme d'ailleurs d'autres pays. Le seul pays qui exporte moins en zone euro, c'est d'ailleurs révélateur révélateur de leur de leur compétitivité justement, c'est l'Allemagne puisque ce taux ne cesse de tomber à l'intérieur de la zone euro, au profit évidemment de l'Asie où elle exporte de plus en plus.

Donc elle tombe en dessous de 50 %. Mais même 50 %. Ça veut dire comment expliquer la que l'Allemagne a a de telles performances avec un Eurofort à l'intérieur de la zone euro comme à l'extérieur de la zone euro.

Et la France qui elle exporte à à l'intérieur de la zone eurou à 65 % euh elle perd des parts de marché même à l'intérieur de la zone euro. Non, absolument pas. Donc vous ne pouvez pas Absolument pas.

Vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas, soyez poli vous ne pouvez pas accuser l'euro à ce moment-là d'être fort puisque même à l'intérieur de la zone euro avec exactement la même parité forcément puisque c'est le même euro euh la France perd des parts de marché. C'est dû à un déclin industriel. Alors ça aussi vous prenez un raccourci historique qui vous arrange.

C'est depuis 80 c'est depuis 7980 que la France est en déclin constant industriel et d'autres pays d'ailleurs de de l'Europe du Sud. Euh un chiffre là encore, en en 1978 euh la part la part de l'industrie dans le PIB allemand, c'est l'ensemble de la richesse produite en 1 an euh est de 32 %. 10 ans après, en 2012, euh la part de de l'industrie dans le PIB allemand est tombée de 32 % à à 30 et5 %.

En France, même année 78 78 79 la part de l'industrie dans le PIB français était était malheureusement de 28,6 % et aujourd'hui c'est plutôt aujourd'hui malheureusement il est tombé à 14 et % donc voilà on peut pas encore une fois dire c'est la faute de l'Union européenne du traité de ma exactement ce que je viens de dire c'est exactement [rires] l'application de l'article puisque il y a des pays performants avec l'euro et d'autres qui moins reconnaiss vous n'aurez pas perdu votre temps. Reconnaissez au moins ce que Mais vous n'avez pas écouté ce que je dis, je suis désolé de le dire. Je vous ai expliqué justement que la France que ça n'était pas parce qu'on était en zone euro, qu'on neit pas des part de marché.

J'ai ce que j'ai expliqué devant, il me semble que toute la salle l'a entendu parce que tout simplement nous sommes concurrencés par des productions qui sont faites hors zone euro. Et le problème c'est que les Mercedes par exemple sont inconturrençables. Il y a pas de concurrent à la Mercedes par exemple en matière de voiture mais en matière de de grandes entreprises de PME qui fabriquent des biens de de comment dirais-je d'équipement pour les PM pour les pour les entreprises.

Il y a pas il y a il y a toute une série de spécialités où l'Allemagne est en quasi monopole mondial. C'est comme ça. Si vous allez par exemple chez des viticulteurs de Bourgogne, j'en connais un, et bien vous verrez qu'il a des grosses machines.

C'est fabriqué en Allemagne. C'est le seul fabricant au monde qui fabrique ces entre ces choses-là. Voilà.

Donc effectivement la zone l'Allemagne se porte mieux puisqu'elle a une spécifique spécialité de ses de son économie qui est moins attaquée par l'euro. Mais en revanche, la France, ben nous produisons des Renault. Et si vous voulez l'appétence des gens de d'acheter une Renault qui d'ailleurs est moins en moins fabriquée en France, d'acheter une Renault plutôt que d'acheter une Hyundai ou une une Deu ou une ou une Subaru ou une Dacia, les gens s'en fichent, ils vont à ce qui est le meilleur rapport qualité- prix.

C'est la raison pour laquelle effectivement l'euro n'a pas la même les mêmes conséquences de il y a des conséquences différenciées selon que on parle de l'Allemagne ou des autres pays. Euh nous allons passer maintenant à notre 3è et dernière partie. de ce débat relative donc à la l'avenir de l'Union européenne.

Aujourd'hui, le constat, il est simple, il faut sortir de toute urgence de la crise, de l'Europe, enfin de la crise d'une manière générale. Bravo pour le [applaudissements] tête. Mais les modérateurs sont neutres en principe, les modérateurs doivent être neutres.

Oui, c'est [rires] euh et on va pouvoir voir donc vos divergences sur cette question sur l'avenir l'Union européenne à travers cette cette partie. Ma question, elle est toute simple. Une fois ce capitamment la sortie de la crise, faut-il choisir une solution intermédiaire, c'est-à-dire modifier le fonctionnement de l'Union européenne ou alors opter plutôt pour une pour une position plus extrême, plus radicale plutôt, à savoir la sortie de l'Europe, de l'euro et de l'OTAN notamment sur le temps.

D'un point de vue actuel, on a pu voir que François Hollande avait demandé un rapport à à monsieur Hubert Vedrine en en novembre 2012 sur la les conséquences du retour de la France dans le commandement intégré à l'OTAN sur l'avenir des relations transatlantiques et les perspectives de l'Europe et de la dépense. Donc en gros, que pensez-vous de ce rapport ? Et est-ce qu'il est et quels sont pour vous les les moyens qui vont permettre de de s de sortir de la crise ?

Est-ce une sortie de l'euro ou est-ce une modernisation, un fonctionnement des institutions européennes ? Alors, sortir de l'euro évidemment non et sortir de l'Union évidemment non. vous et euh si vous voulez, on est au milieu du gay, on est au milieu du gay.

Euh il y a un problème des économies occidentales. On parle toujours de crise, de crise économique, de crise financière budgétaire, ça oui. Euh mais de crise aussi, je le je le dis tout le temps, des États des États nations.

Les États-nations, les États ces microÉtats, ces États minuscules n'ont ne pèse plus ne pèsent plus dans la modernisation du monde. Alors, on peut comme parfois ici ou là en France euh vitupérer, stigmatiser contre la mondisation, comment l'arrêter ? Comment l'arrêter ?

Alors, l'Union européenne a fait déjà des choses en matière de régulation de régulation financière. Si on a le temps de développer, je parlerai de la taxe sur les transactions financières où déjà 11 pays l'ont signé et cetera et cetera. Mais la mondisation, c'est qu'il y a maintenant toute une partie de la planète, de l'Asie à l'Afrique.

L'Afrique, ça ne se voit pas encore, mais l'Afrique, elle est en moyenne de 3 % de croissance cette année. Alors que nous, on va être en récession, enfin la moitié de l'Europe, elle est en elle est en 3 % de croissance. la croissance mondiale malgré euh 5 années de crise depuis 2008 euh c'estàd la crise des subprimes qui vient d'Amérique, euh la croissance mondiale, elle reste même cette année encore à 3,4 % de croissance.

Évidemment, c'est une moyenne mondiale. Ça veut bien dire qu'il y a des pays, des États, je dirais même des continents qui sont à des taux de croissance qui étaient même supérieurs à nos fameuses tr glorieuses de 5 6 7 la Chine va finir à 8. Alors évidemment, on me dit elle elle est retombée.

Certes, elle était à 11 % mais enfin 8 % vous imaginez même en conséquence environnemental, pollution et cetera, 8 % de croissance c'est énorme. Ça veut dire que ça qu'on le veuille ou non le monde mute. Donc c'est en fait pour l'Occident une crise de mutation.

C'est une crise d'adaptation. Et là effectivement, il peut y avoir des pays perdants, des pays mais en tout cas les pays qui ne se constitueraient pas et l'Union européenne est en construction. Au bout de 67 ans de construction, le bilan est largement positif avec une deuxè monnaie du monde avec une deuxème monnaie du monde.

Mais l'Europe n'est absolument pas aussi intégrée que des États fédéraux comme les États-Unis. Mais même les États-Unis sont en déclin aussi économique. Sauf que encore une fois, je pourrais parler tout à l'heure des trois attributs fondamentaux de souveraineté, de souveraineté partagée, j'entends, c'est-à-dire une monnaie euh forte, une défense forte, une diplomatie forte pour peser euh au sommet de Copenhag ou ailleurs euh l'Europe aujourd'hui inachevée politiquement.

On a même parlé d'ailleurs la formule Meva, une euro sans état. Mais c'est la faute à qui ? C'est pas la faute ni à le à l'euro ni encore moins d'avoir fait l'euro.

C'est la faute à une génération de chef d'état et de gouvernement européens qui n'ont pas voulu aller vers d'autres transferts de souveraineté alors que c'est là la clé la clé importante. Et les États-Unis ont tout compris parce que si vous prenez les chiers des États-Unis, là aussi on n pas le temps de développer, mais de de en 1955, les États-Unis les échanges commerciaux américains dans l'ensemble des échanges mondiaux pèsent 32 %. Pourquoi ?

Parce que en 505, l'Europe se reconstruit après la guerre que vous savez et la barbarie que vous savez. Donc 35 %. Aujourd'hui, les États-Unis sont tombés à 22 %,8.

Aujourd'hui, ce sont des chiffres 2012. Je n'ai évidemment pas les chiffres 2013. Et l'Union européenne dans sa configuration actuelle, c'est l'Union européenne telle qu'elle s'est créée depuis depuis le traité de 58.

Donc, je n'ai pas l'éché de 55, mais permettez-moi de penser qu'entre 1955 et 1958, c'est pas passé non plus énormément. l'Union européenne telle qu'elle commence avec la CE communauté économique européenne en en 58, sa part des échanges européen dans l'ensemble du concert mondial était de 23 %. États-Unis donc 32, eux 23 % et et est tombé aujourd'hui est tombé aujourd'hui parce que évidemment il y a l'Asie qui se lève et l'Afrique qui se lève à 14 %.

Ce que je veux dire par là, quand on ne cesse de dire que l'Union européenne, même cette Union européenne inachevée, cette construction institutionnel, politique et géopolitique inachevée, l'Union européenne finalement dans la part qu'elle occupe dans les échanges mondiaux aujourd'hui encore, malgré certains pays qui ont, je le sais bien, des taux de chômage importants, a moins perdu que le déclin économique des échanges américains. Ce que je vous dis là, ça n'est pas moi qui l'invente. Je ne l'ai pas inventé dans mon blog puisque vous lisez mon blog.

Ce sont toutes les statistiques mondiales que ce soit pas seulement Eurostat mais la le FMI, l'OCDE, la Banque mondiale et toutes les structures et y compris des instituts privés comme Rex Code et cetera qui à 12 % près valide cela. Ce qui veut dire que nous sommes au milieu du gay. Le salut ne viendra que dans une poursuite de l'intégration économique et non pas abandonner jeter le bébé avec leain.

Une sortie de l'euro, une sortie de lieu serait proprement suicidaire puisque de toute façon une sortie de l'euro n'effacerait pas les dettes. Il faudrait les rembourser avec une monnaie plus faible. Ça, je n'arrête pas de le dire et de l'écrire.

Mais non, mais vous pouvez vous vous aurez vous aurez le temps. Voilà voilà puisque vous aurez le privilège de finir. Euh je pense qu'on va pouvoir mais j'espère qu'on pourra débattre avec la salle surtout.

Ben j'espère. Donc donc le l'euro est une très bonne monnaie mais une monnaie àquelle il faut donner un leadership, un état, une gouvernance et et et qui euh et et puis surtout mutualiser un peu plus. Ça a commencé de se faire d'ailleurs hein.

La crise finalement a quelque chose malheur et bon. La crise nous pousse vers une un début de commencement prémise de mutualisation des dettes, de solidarité. Encore une fois, prenons les États-Unis d'Amérique.

Vous avez des tas de pays qui sont en faillite, y compris la première économie de de l'État américain qui s'appelle la Californie. Vous avez des pays qui vont très très mal. Je vais dire, il ne va aller à l'esprit de personne de sortir ces pays-là qui sont en faillite de l'Union américaine.

Euh on ne demande à aucun de ces pays de sortir du dollar. Donc qu'est-ce que c'est que cette fable euh concernant l'Europe ? Mais par contre le le le risque texant qui a des produits pétroliers passe son temps.

C'est vrai. Mutualisation des dettes, mutualisation aussi des programmes, mutualisation de la recherche, mutualisation de l'innovation. Le l'Europe est un géant économique.

Elle reste la première économie du monde et la première puissance commerciale du monde. Mais elle est un nain politique puisqu'elle ne peut pas ne peut pas sur l'ensemble des sommets sur les thématiques environnementales sur à part l'OMC où là où là le l'Europe est est identifiée comme une structure unique, l'Europe manque de de poids. Donc encore une fois dans d'autres pays, il y a des États qui vont bien aux États-Unis, d'autres qui vont qui vont mal.

Au Japon, il y a des régions très riches, des régions très pauvres. Personne personne de ces régions ne demande de couper les branches pourries ou les branches en difficulté. Donc il faut que l'Europe prenne conscience de sa force, de son potentiel aussi en matière de de droits de l'homme et cetera parce qu'on a on a parlé beaucoup d'économie ce soir mais l'Europe c'est quand même quelque chose de très important sur ce plan-l.

On ne peut pas le récuser mais il faut que l'Europe se s'agrège et s'agrège très vite maintenant. Alors monsieur, [applaudissements] vous avez compris que vous êtes pour aller de l'avant dans la construction de l'Européen de l'Union européenne. Monsieur Assino, vous aimeriez être vous aimeriez sortir de l'Europe.

Mais alors, comment faire concrètement ? Est-ce que ce serait pas pire à l'UR FL de sortir de l'Euro ? Alors euh d'abord je je trouve que c'est un petit tour de force qu'a fait monsieur Malgari nous expliquer que l'Union européenne en terme d'échange commerciaux est passé de 22 à 14 % et dans s'en féliciter comme un titre de GL.

Jeavoue que c'est quand même assez fort. Deuxièmement, je voudrais attirer votre attention sur la comparaison systématique que monsieur Malgari comme beaucoup d'Européistes sur les États-Unis d'Amérique et les États-Unis d'Europe. Je réglerai ça.

Vous savez, il y avait De Gaul qui avaient cité ça d'une façon très rigolote mais très parlante. On ne fait pas d'omelette avec des œufs durs. Nous n'avons rien à voir avec l'histoire des États-Unis d'Amérique.

Les États-Unis d'Amérique, depuis la déclaration des pèlerins du Mflower de novembre 1820 se sont constitués comme un seul corps unique parlant la même langue et ayant la même histoire nationale qui se sont ensuite répandus sur le territoire américain d'ailleurs en se livrant à un génocide des populations indiennes sur laquelle il est de bon de jeter toujours un voile pudique et qui se sont ensuite répandus et qui se sont ensuite partagé le territoire. Bon donc les Américains depuis 1620 se sont considérés comme un seul et même peuple, un seul et même état. La construction nous nous c'est exactement le schéma inverse.

Nous nous avons 27 28 peuples, 20 30 peuples bientôt peut-être en tout cas 28 au 1er juillet avec l'entrée de la Croatie. Il se trouve, ce n'est pas de ma faute, que c'est l'endroit du monde où il y a le plus de langues, le plus de peuples différents avec des traditions extraordinairement différentes les unes des autres, des langues qui d'ailleurs pour un certain nombre d'entre elles ont obtenu un statut planétaire, le français, l'anglais, le portugais, l'espagnol, l'allemand d'une certaine façon et que tous ces peuples et bien ils existent. Et ce qui me fascine toujours dans les propos que je viens d'entendre qui sont ceux qu'on entend sans arrêt quand j'étais à CHC il y a 30 ans, 34 ans, c'était déjà ce que j'entendais.

Il faut que l'Europe parle d'une seule voix. Bon mais si ça marche pas depuis 34 ans, c'est qu'il y a un petit problème. Bon qu'est-ce qui se passe ?

On entend toujours la même la même ancienne qui consiste à dire les les politiques n'ont pas été assez bons et cetera. On ne parle jamais des peuples. Je suis désolé mais le reproche que vous faites aux hommes politiques, c'est moi le reproche inverse que je leur fais. c'est qu'au contraire, ils ont violé constamment les peuples.

On l'a vu d'ailleurs en France où 55 % des Français ont voté non à la Constitution européenne, ils l'ont eu quand même. Nous avons affaire [applaudissements] Nous avons affaire à un véritable déni. On a vu comment monsieur Mario Monti avait été nommé président du conseil italien sans passer par la case élection.

Il y a eu il y a quand même encore des élections. Il a été chassé comme un mal propre avec 10 % des suffrages. Ce type avait été choisi par ceux qui tirent les ficelles, c'est-à-dire par Goldman Sax.

Bon, on a vu comment monsieur Papandré avait été viré de Grèce parce qu'il avait osé vouloir prop demander au peuple grec par référendum s'il était d'accord avec le plan de sauvetage dit de l'euro en fait de sauvetage des banques qu' qui consiste à piller le patrimoine des Grecs. Il a été viré comme un malpropre, remplacé par monsieur Papa des Mons qui est le type qui d'ailleurs a fait sa carrière à Boston aux États-Unis qui ensuite a maquillé les comptes publics de la Grèce avec les conseillers de Goldman Sax pour que la Grèce entre dans l'euro. C'est pas moi qui dit c'est le Financial Times et le New York Times.

Voilà. Donc voilà à quoi nous avons affaire. Nous avons affaire à un continent entier qui est en train de verser dans la dictature.

On a on a appris il y a quelques jours, il y a une révélation qui a été faite. Monsieur comment dire je le sensier Col a dit lui-même que s'il avait fait un référendum sur l'entrée de l'Allemagne dans l'euro, il y aurait eu 70 % de nom. Il a dit, "J'ai agi comme un dictateur." Sauf que maintenant, il y a 80 % de gens qui veulent en sortir.

On ne peut pas avoir de démocratie sans desmos. Démocratie, c'est desmos Kratos en grec, le pouvoir du peuple. Est-ce qu'il y a un peuple européen ?

Alors, évidemment, les idéologues disent "Oui, oui, il y a un peuple européen." Non, il n'y a pas de peuple européen. C'est faux.

Il n'y a pas de sentiment de solidarité particulière entre les Français et les laons. Ça n'est pas vrai. D'ailleurs, ça me permet de dire quelque chose à quoi je tiens beaucoup qui nous distingue au passage de tous les parce que je connais bien le discours à la vous êtes nationaliste et là on n'est pas du tout nationaliste.

Ce que je voudrais insister, c'est ce une des particularités des analyses que nous faisons, c'est que la construction européenne est une construction qui est de nature racialiste, sinon raciste. Le monde d'aujourd'hui, c'est un monde où tout le monde est en contact avec tout le monde. D'ailleurs, je me félicite, je vois que dans cette école, j'ai croisé des Chinois.

D'ailleurs, je crois qu'il y a une antenne de l'école de management de Lyon en Chine. Je m'en félicite. Mais pourquoi voulez-vous présenter les Chinois comme un péril jaune ?

Parce que vous grattez l'Européiste et au bout de 3 minutes, vous avez quelqu'un qui vous dit "Ah mais vous rendez compte ? Face aux Chinois, face aux arabes, face aux noirs ?" C'est-à-dire que ce que l'on nous présente comme une œuvre de paix en réalité s'inscrit dans la théorie du choc des civilisations parce que c'est de ça qu'il s'agit. un apparta de planétaire conçu par des esprits anglo-saxons qui consistent à vouloir d'ailleurs c'est on n pas le temps d'en parler le grand marché transatlantique qui nous pend au nez pour avoir une communauté euro-nord-américaine dont la vocation est de s'opposer au reste du monde.

Or ceci est contredit par les événements. Il se trouve que les Français sont beaucoup plus proches des Tunisiens, des Marocains, des Algériens, des Sénégalais, des Ivoiriens, des Haïtiens, des Québécois, des Suisses, que des Slovaques, que des Cypriotes, que des Slovènes, que des Hongrois, que des Bulgars. C'est comme ça.

Voilà. Et c'est d'ailleurs très bien que ce soit comme ça. Merci monsieurs. [applaudissements] M'interrompez-vous.

Euh nous allons maintenant être proche de notre public et sélectionner deux questions et nos invités pourront y répondre. Bonsoir monsieur. En fait, moi c'était pour monsieur concernant target 2, en réalité est-ce que c'est pas plutôt une crise de confiance entre les banques et heureusement entre les banques de la zone eurou et heureusement que finalement on avait les banques centrales que sont par exemple la Buse banque et la Banque de Grèce qui sont là pour prendre le relais parce que finalement euh Target 2, c'est l'agriculteur grec qui achète un tracteur en Allemagne. sa banque pourrait très bien passer directement par une à la banque allemande.

Or comme elles se font plus confiance et qu'elles se prennent plus d'argent, elles sont obligé de passer par la banque de Grèce qui passe par la plus banque qui ensuite reverse à la banque allemande. Et donc finalement si si on avait réussi à créer ce climat de confiance entre les banques, on en serait pas arrivé là. Donc on peut très bien ne pas avoir un target 2, un target 2, le système target 2 qui explose et réussir à à créer cette confiance qui manque.

Donc est-ce que c'est pas un peu faux de dire que l'euro va exploser parce que Target 2 a atteint des sommes. D'abord Target 2 n'a pas atteint des sommes, il continue à diverger. Deuxièmement, je comprends pas très bien votre question.

La question c'est est-ce que vous êtes pas d'accord que on pourrait peut-être avoir un climat de confiance entre différentes banques mais c'est pas un problème de climat de confiance. Je comprends pas les banques contre la zone euro. Je suis pas sûr que Deutsch ban fasse vraiment confiance mais c'est pas un problème de confiance.

Prenons les choses simplement. Un un riche grec veut acheter une Mercedes avant. Avant, il payait sa Mercedes en Drac concessionnaire à Athènes.

La le concessionnaire faisait venir une Mercedes d'Allemagne et le Drac était passé par le marché d'échange était converti en Deutschmark pour ensuite être transféré au compte de en compte courant du de fabricant Mercedes en Allemagne. Et donc les le déficit commercial était régulé par ce qui fait horreur à monsieur Malégari, c'est-à-dire par la dépréciation éventuellement d'une de la monnaie grecque vis-à-vis de la monnaie allemande. Si beaucoup beaucoup de Grecs voulaient acheter les Mercedes, si vous beaucoup beaucoup de Grecs voulaient acheter les Mercedes, bah progressivement, je gémise, progressivement, ça voulait dire qu'il y avait de plus en plus de de de de marque contre des dragues et donc le dragme perdait de la valeur. c'est les théories classiques si vous voulez la dépréciation monétaire rendait renchérissait pour les Grecs le coût des productions allemandes donc qui avait tendance à rééquilibrer le déficit commercial mais désormais il y a plus ça puisque désormais c'est le c'est avec le système target 2, je suis pas sûr que vous maîtrisez parfaitement ce dont il s'agit c'est un système de transfert automatique comme le disait monsieur Malgari d'ailleurs de transfert automatique des fonds puisque nous sommes dans cette série de monnaies homonymes comme je le dis avec un système de peg de un pour un, c'est-à-dire que les monnaies qui sont entrées dans la zone euro sont des créances respectives sur les banques centrales mais s'échange, c'est le principe même de la zone euro au taux de un pour un sans limitation de volume ni de durée.

Donc il n'y a plus de marché d'échange. Il y a plus de marché d'échange et donc les les mettons les 100000 € de la Mercedes S qui va être payé par monsieur Papalopoulos au concessionnaire Mercedes à Atel vont partir directement les 100000 € vont aller sur le compte de l'adresse NB qui est celui de Mercedes. La contrepartie de ça, est-ce qu'il y a une contrepartie, c'est que la la banque la Bundesbank va être obligée de servir de la liquidité en en Deutsch, enfin en euro créance Bundesbank à son à son à Mercedes.

Et donc, on va avoir au bout du compte une augmentation à l'actif du bilan de la Bundesbank de créance sur la banque centrale de Grèce. C'est de ça qu'il s'agit, hein. Donc ça n'a rien à voir avec l'affaire des banques commerciales.

C'est simplement avant le marché d'échange était un régulateur des déficits commerciaux intrazone. Maintenant, il n'y a plus de marché d'échange. Et donc les c'est d'ailleurs ce qui a été ce que les Allemands reprochaient, c'est que il n'y a pas de limite.

La seule limite, c'est l'augmentation de créance sur des banques centrales des pays du sud pourris qui c'est c'est bien ce qui affolle les Allemands, c'est que maintenant il n'y a plus le marché des changes pour réguler cette affaire de déficit commercial interne. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, je le disais, c'est qu'il y a un phénomène cumulatif, c'est la crainte des grandes fortunes grecques.

On pourrait parler des espagnols parce que il y a eu 350 400 milliards d'euros qu'on fuit l'Espagne pour travailler en Allemagne. des gens qui se disent "Si l'euro explose, je préfère avoir des créances sur la Bundesbank que des créances sur la Banque d'Espagne parce que les créances se transformeront ips facto en monnaie nationale." Ça me permet peut-être d'ailleurs de répondre à une objection que j'entends souvent que monsieur Malégari sur le fait que si nous sortons de l'euro, ça sera la catastrophe.

Ce sont les mêmes qui nous avaient promis que l'euro ce serait et qui maintenant nous disent "Si on en sort, c'est une catastrophe. Il faut pas croire les gens qui se sont trompés à 180° depuis 20 ans. Il faut quand même accueillir avec un certain une certaine prudence ce qu'ils disent.

Je rappelle qu'il y a une une étude qui a été faite par Natic 6 en 2012. Natix 6 ça vaut ce que ça vaut. Enfin, c'est quand même une des grandes entre les grandes banques françaises avec Patrick Arcus des grands économistes qui ont fait tourner leur système des d'évaluation qui a estimé qu'en cas d'explosion de la zone euro, le franc perdrait 2 % par rapport à sa valeur à la au court pivot de vis-à-vis du dollar.

Ce que j'espère j'espère que l'eau que le franc perdrait davantage d'ailleurs parce que 2 % ne nous permettrait pas de récupérer notre compétitivité. Toujours selon cette étude Natique 6, je vous renvoie sur cette étude juillet 2012, le Marc prendrait 20 %, le florin néerlandais prendrait 16 %, le franc-belge perdrait 6 % et cetera. Donc on est loin des des phénomènes apocalyptiques.

Mais je voudrais répondre à l'argument qui dit "Si nous sortons de l'euro, on va avoir une monnaie qui s'effondre." Vous avez vu, je vois bien me dire à l'instant que ça n'est pas le cas, mais même si le franc perdait 20 % 30 % et donc ça va renchérir terriblement nos créances en euros, j'ai deux choses à répondre à ça. savoir l'euro n'existera plus parce que si la France sort de l'euro, l'euro ne sera plus que un un surtout je renverrai à la déclaration monsieur Mario Drag et qui a mis les pieds dans le plat l'été dernier au grand scandale d'ailleurs des salariés de la DCE, c'est que actuellement, vous le savez probablement lorsque les États émettent des obligations, des bandes et bien en gros à 10 % l'Allemagne se est taxé enfin enfin est facturé sur les marchés financiers quelque chose du style 1,5 à 2 %.

La France un petit peu plus 2,5 l'Espagne et l'Italie sont montés jusqu'à 6 ou 7 %. La question c'est pourquoi ce différentiel de taux d'intérêt facturé par les marchés puisque nous avons prétenduement la même monnaie ? Monsieur Mario Dragi a apporté la réponse.

Il a dit petit simple ce que facturent les marchés c'est le risque de liquidité effectivement que vous prêtez de l'argent vous navez plus pour vous dans ça se facture. Petit 2, c'est le risque de remboursement et petit 3, c'est le risque de change. C'est-à-dire que d'ors et déjà, et ça c'est un des personne n'en parle mais si les marchés financiers demandent que les bandes italiens espagnol soient une rémunération bien supérieure à ce que sont les bandes de l'Allemagne, c'est parce que les marchés intègrent la probabilité que sous-disant la monnaie est explosée et qu'il soit remboursé dans les monnaies nationales.

Donc lorsque nous sortirons de l'euro, nous dirons au marché mais messieurs des marchés vous l'aviez anticipé. Dans vos anticipations, la France paye un peu plus cher que l'Allemagne. Donc il y a vous n'avez absolument pas à vous plaindre d'être remboursé en franc. [applaudissements] Je je voudrais juste répondre très très brèvement pour pour redonner la parole à la salle avec vos questions parce que je peux pas laisser non plus euh entendre un tel film.

Euh vous confondez euh désolé mais vous confondez liquidité et solvabilité si les taux d'intérêt euh sont différents effectivement dans les remboursements de de la dette qu'elle soit prévue au public d'ailleurs et et c'est pour ça qu'ils étaient d'ailleurs montés à des taux abissau au pays qui allait le plus mal euh la la Grèce en tête jusqu'à 25 26 % là on on avait dépassé l'usure et donc là là il a fallu que la solidarité joue et maintenant d'ailleurs ça ne cesse de baisser même en Grèce même en Grèce faut faut savoir quand même que la Grèce dès l'année prochaine pourra pourra se repositionner sur le marché obligataire, c'était pas gagné. On nous prédisait là dans l'autre sens, des fois on est trop pessimiste, ça arrive. On nous prédisait que la Grèce pourrait pas le faire avant 2020, elle pourra le faire dès 2014.

Il faut saluer l'effort et même le et même le Portugal ou ou même l'Espagne, ça ne cesse de baisser. Et d'ailleurs, même la France qui va pas bien, c'est à 1,75 % et et plus de 2 % et demi là. Là, vous êtes en retard de de 1 an.

C'est à 1, 75 % qu'elle l'emprunte sur les oat les obligations à terme sur 10 ans. Mais mais mais surtout là où je voulais rebondir parce que je pourrais rebondir sur tellement de choses, mais là quand même au moins au moins laissez-moi vous dire cela. C'est c'est un problème de solvabilité.

Ça n'a rien à voir avec un tau de champ. Ça n'a rien à voir même que que vous eniez. Vous avez je sais que c'est une tactique chez vous de couper la parole aux gens.

Alors soyez poli à défaut d'être inex ou compétent, soyez au moins poli. Alors le le la solvabilité des États est mesurée par des paramètres, par des instituts, par des états et cetera. Tout le monde s'épie, tout le monde surveille tout le monde et cetera.

Et donc c'est la confiance qu'on a qu'on a. On c'est les marchés financiers, c'est les fonds de pension, c'est les banques, c'est les collectivités. On se prête aussi entre collectivités. on se prêtre on se prête entre état et cetera.

C'est la confiance qu'on a dans le remboursement de l'autre qu'il rembourse d'ailleurs peu importe dans la monnaie du moment qu'il rembourse évidemment le nominal hein peu importe si s'il est converti après en chou, en carottes, en dollars, en euros, mais qu'il rembourse et plus le pays est en difficulté, c'estàdire moins le pays produit, moins le pays exporte euh plus ou plus le pays a fait des choses un peu inconséquentes. par exemple Irlande il y a quelques années sur sa dette privée ou bien Chypre il y a quelques semaines où où il y avait un casino financier où quand vous avez une institut financière comme à Chip qui qui pèse sep fois ou h8 fois le le PIB c'estàd la production réelle hein qui qui n'est que de l'huile de l'huile d' ça va s'arranger parce que il y a il y a du gaz il y a des gements de gaz mais mais c'est plus on a moins on a confiance plutôt dans la la le remboursement des États donc dans l'ordre la Grèce le Portugal l'Espagne même si ça s'arrange un peu, ça s'arrange un peu mais en tout cas c'est sur la bonne voie et puis bien sûr l'Italie et puis bien sûr la France après mais pour l'instant la France fait confiance pourvu que ça dure. Donc c'est un problème de solvabilité.

Ça n'a strictement rien à voir avec un taux de change. Strictement rien à voir avec la monnaie dans laquelle une dette est libée. C'est est-ce que ce pays un va me rendre l'entièreté de mon prêt et est-ce qu'il va me rendre dans les délais consacrés au prêt.

Voilà. Je j'aurais pu vous répondre sur des tas de choses mais mais là je peux pas mais je répondrai à ça parce que c'est faux parce que monsieur Mario Dragui, vous direz sur notre site d'ailleurs vous allez me donner votre adresse courriel et je vous enverrai la citation exacte de la déclaration de monsieur Mario Dragui qui a dit ça a fait un toll d'ailleurs évidemment on a pas parlé dans la presse française mais ça a fait un tollé le Financial Times le New York Times ont fait des articles spécifiques là-dessus monsieur Mario Drag président de la BCE a dit ces différentiels de taux sont d a trois risques, je répète puisque semble-t-il, vous avez du mal à écouter ce que je dis, un risque de liquidité, un risque de solvabilité dont vous parlez et un risque de change. Et c'est cette affaire de risque de change qui a fait Florest dans les marchés financiers parce que pour la première fois on reconnaissait que en effet les marchés financiers ce qui est une évidence croyez qu'ils sont cons ils savent très bien que la probabilité que l'euro explose et manifeste.

Je disais tout à l'heure que monsieur Charles Dalara le président de l'Association internationale des banquiers à Washington a dit lui-même qu'il fallait que l'Achypre sorte de l'euro. Donc bien entendu, les marchés financiers ont intégré l'hypothèse que l'euro explose. Enfin écoutez, vous quand même pas des enfants de cœur.

Donc il facture ceci et monsieur Mario Dragui l'a reconnu. Voilà. Merci monsieur Asino.

Ce sera le mot de la fin. Nous n'avons plus le temps pour d'autres questions.