Yaël Braun-Pivet est l'invitée des des Vraies Voix - Émission du 15 mai 2025
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
19h, Philippe David, Cécile de Ménibus. On vous souhaite la bienvenue comme tous les jours de 17h à 19h avec Philippe David. Bonsoir Philippe David. Bonsoir Cécile de Ménibus. Vous avez vu comme je ralentis pour dire votre nom là. C'est absolument parfait. Ça glisse tout doucement comme ça. On dirait du patinage artistique. Philippe David. C'est du patinage artistique. C'est très bien fait. C'est des glissements. C'est des glissements. En quelque sorte, non pas du désir, mais du prénom. Ça y est, les affaires reprennent. Je crois que Philippe David. On sent que c'est vraiment le printemps, vu les propos de Bilger ces derniers temps. C'est dingue. C'est fou ça, ce côté-là. C'est comme ça.
En fait, il se retient toutes les journées. Oui, tous les temps, c'est comme ça. Et ça dure combien de temps, Philippe Bilger ? Ça s'arrête vers le 15 juillet. Vous savez, on a vu souvent rejaillir le feu de l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux. Oui, c'est ça. Prenez pour Jacques Marrène. Oui, oui, oui. Allez, les amis, en tout cas, ce numéro de téléphone, 0826 300 300, avec Philippe David, nous a invité dans quelques instants. Je vous rappelle que Yael Brunpivet sera avec nous à partir de 18h jusqu'à 19h. Vous pouvez bien entendu nous appeler au 0826 300 300 pour déjà vous faire « précaler » par Aude. Allez, le sommaire de cette émission, le grand débat du jour à 17h30.
Vladimir Poutine sèche les négociations d'Istanbul. Le président russe n'est pas venu en Turquie aujourd'hui comme l'allié invitait l'Ukraine. Et ses alliés, la Russie sera donc représentée par une délégation de second rang. Alors parlons vrai. Pensez-vous que les négociations ont mal débuté, sachant que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a qualifié Volodymyr Zelensky de, je cite, « pathétique ». Et à la question « sans Poutine, les négociations d'Istanbul peuvent-elles outir ? » Vous dites non à 79%, pardon, ça vient de baisser. Vous voulez réagir au datant vos appels au 0826 300 300.
Et notre invité Jean de Guignasse, il sera avec nous aussi un ambassadeur de France en Russie et directeur de recherche à l'IRIS et auteur de « Géopolitique de la Russie » aux éditions Erol. Et puis, pas de coup de projecteur des vrais voix aujourd'hui avec cette invité. Je vous l'ai dit, à 18h jusqu'à 19h, Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale, échangera avec vous et avec nos vrais voix du jour autour de cette table à l'occasion de son livre « À ma place » publié chez Boucher-Chastel. Eh bien c'est parti, si vous voulez réagir, le 0826 300 300. Je vous attendais, Philippe. Mais comme vous l'aviez déjà dit, c'était pour ça.
Mais c'est pas ça, c'est la répétition, la communication. Alors parlons vrai, voulez réagir, interpellez la présidente de l'Assemblée nationale, appelez la charmante Aude au 0826 300 300. Bienvenue dans les vrais voix. Les vrais voix sud-radio. Vous l'avez entendu, Philippe Bilger, auteur de Me Too Much aux éditions Eliopold. Bonsoir Philippe Bilger. Bonsoir, cher Fécile. Bonsoir Philippe David. Voilà, oh là, vous dites donc, vous êtes bien poli aujourd'hui. Vous êtes bien poli aujourd'hui, on l'aime bien. En face de vous, non ? Devant Yael Brunpivet, je vais éviter de vous appeler le dodu, parce qu'elle se demanderait où elle est tombée. Vous pourriez vous sentir refenser.
Alors moi, je ne vais pas me gêner, je vous le dis tout de suite. Éric Revelle est avec nous, éditorialiste. Bonsoir, Éric Revelle. Bonsoir Éric Revelle. Sylvain Lémy, les Valanciers, est avec nous, journaliste, directeur de la rédaction Radio Emo, spécialisé en économie et politique. Et on vous retrouve, bonsoir, tous les samedis matins. Pour Parlons Émo, à 9h15, voilà. Bonjour à tous et merci. Avec plaisir. Avec ce numéro de téléphone, on vous l'a dit, 0826 300 300, Julien de Viery-Châtillon est avec nous. Bonsoir Julien. Bonsoir Julien. Bonsoir à toute l'équipe. On est ravis de vous accueillir de Viery-Châtillon. Comment ça va, Viery-Châtillon ?
Eh bien, il fait beau, donc on en profite, c'est agréable. Très bien. C'est estival. Donc ça veut dire que vous êtes torse nu sur votre balcon, c'est ça ? Tout de même pas, mais je profite dans le jardin, je profite. Et si vous avez répondu, non, non, pas torse nu, nu tout court, vous auriez réagi comment ? J'aurais dit, envoyez-nous des photos. Et vous vouliez revenir plus sérieusement sur cette génération de Français qui déteste la France. Oui, tout à fait.
C'est que j'entends beaucoup dans les médias qu'on blâme l'immigration, mais quand on regarde bien la population qui fout le bordel, c'est pas des immigrés, c'est des deuxième, troisième ou quatrième génération de l'immigration, mais c'est vraiment des générations qui se disent, qui haïssent la France, qui le disent ouvertement. Alors, dans certains, pas tous évidemment. Oui, pas tous évidemment, mais bien sûr. Mais malheureusement, c'est la minorité qui est visible, qui... Qui prend le pas sur les autres. Voilà, qui cache la forêt, quoi. C'est un peu ça le problème.
Et on se retrouve avec énormément, mais moi je le vois sur les réseaux sociaux, énormément de gens issus de la diversité qui se retrouvent obligés de se justifier, de ne pas être comme eux, parce qu'ils sont salis. Et ils disent, non, non, mais oui, on reconnaît qu'effectivement, c'est problématique. Et moi, la question que je voudrais poser, mon coup de gueule, c'est, mais qu'est-ce qu'on peut faire pour sortir de ce deux éclats ? C'est des gens qui ne connaissent même pas leur pays, et qui, malheureusement, crassent sur la France, alors qu'ils sont français. Il faut qu'ils finissent par l'accepter à un moment donné. C'est un peu la difficulté, quoi.
On va faire réagir autour de cette table, Philippe Bilger. Mais je trouve que notre ami a tout à fait raison. Il y a certains Français, comme on les appelle parfois, de papiers. Administrativement, ils le sont devenus, mais on ne peut pas dire, compte tenu des conditions dans lesquelles ils deviennent français, qu'ils ont la France au cœur et dans l'esprit, par le langage, par la culture, par l'aspect. Ça me paraît évident. Éric Revelle ? Je pense qu'on paye un peu notre façon, par exemple, de ne pas être fier de notre histoire.
Vous voyez, comment vous voulez vous résoudre à aller dans la direction d'un pays qui est le vôtre, si les gens qui sont sur place ont, par idéologie, masqué des faits de leur propre histoire ? En fait, on a un problème en France par rapport à plein d'autres pays qui arrivent à intégrer largement. Je pense aux Etats-Unis. Quelqu'un qui arrive aux Etats-Unis, c'est le premier, une fois qu'il va être américain, à dire « je suis américain », même si ça ne fait que deux ans qu'il est là. Parce que les Américains sont fiers de leur histoire.
Oui, mais pour avoir été, pas comme élève, mais dans des écoles aux Etats-Unis, je peux dire que le matin, dans chaque salle de classe, il y a le drapeau des Américains et le drapeau de l'État. Et même dans certaines écoles, on fait la prière pour le pays tous les matins. Bien sûr. Donc nous, on a toujours mis ça sur le boisseau. On est toujours un peu anxieux à l'idée de parler de notre histoire. Donc comment vous voulez intégrer des gens si vous-même, vous n'êtes pas fier du passé, avec ces parts d'ombre et de lumière ? Il n'y a pas tout qui est glorieux dans l'histoire de France. Ce n'est pas très étonnant. Sylvain Lévy-Valency. On parle des Français.
J'entendais ce que disait notre auditeur. Julien. Julien, troisième, quatrième génération d'immigrés. Il faut juste faire encore une fois un peu d'histoire, c'est ce qu'on disait. Il y a un creuset républicain qui s'est construit, qui s'est forgé avec l'immigration. Donc il faut arrêter de fustiger systématiquement ceux qui auraient des origines d'immigration. À ce moment-là, on secoue le cocotier de l'arbre généalogique de la plupart des Français. Il en trombera beaucoup et de tous les côtés. Première chose. La deuxième chose, nous avons des personnes qui sont marginalement en nombre.
J'avais déjà donné quelques indications, chiffres qui ont été étudiés, qui vomissent la République, qui fient littéralement sur le pays. Ces gens-là, en fait, sont l'expression même, finalement, de ce qu'a produit, dans une certaine mesure, également, l'enclavement des banlieues, les problématiques de quartier, de mobilité, d'éducation et de plein de sujets. Appréhender le sujet uniquement par ce prisme-là, c'est réduire et servir un discours réactionnaire à ceux qui veulent bien l'entendre. Et je peux vous dire qu'en ce moment, c'est plutôt le cas. Et que cette structuration de l'idée, encore une fois, si on y ajoute du contenu, est beaucoup plus complexe.
Et que fustiger, quand on dit, excusez-moi Julien, troisième, quatrième génération, voilà, je pense que ça mérite plus de nuances. J'adore Philvin continuer à déménager. Oui, comme à la fois. Merci, mon cher Philippe. Vous voulez rester avec nous, Julien, on est ravis de vous accueillir ensemble. On est, bien sûr, ensemble jusqu'à 19h. Ce numéro de téléphone, 0826 300 300, bien entendu, si vous voulez commenter, poser des questions à Yann pour le pivot, qui sera avec nous à partir de 18h. Le réquisitoire du procureur ? On va parler de la corruption. Très bien. Eh bien, il n'y en a pas ici. Dans le qui-c'est-qui qui l'a dit, Jean. En arrêtez, vous dites des choses.
Ça y est, on a déjà légué sur ? Bon, il y en a un pour... Allez, à tout de suite. Il y a les réponses, donnez-les-moi. Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai. Philippe David, Cécile de Ménibus. Si vous nous cherchez, on est là. Ça tombe bien. Merci d'avoir tourné le bouton du poste, comme on disait à l'enfant. Vous avez tourné le bouton du poste. Le transistor. Transistor, exactement. Philippe David est avec nous, bien entendu. Philippe Bilger aussi. Lui, c'était le poste à Galène à l'époque. Oh, mais arrêtez de dire ça. Mais laissez-le tranquille. Mais pourquoi dire ça ? Mais c'est affectueux, il le sait. La bave du crapaud n'attape pas la blanche colomb.
Voilà. C'est tout. Il venge du dodu. Voilà. Méchanceté, mais c'est pas possible. Éric Revelle est avec nous, Sylvain Lévy-Valency aussi. Et vous à son numéro avec Aude qui vous attend. 0826 300 300. Dans un instant, les trois mots dans l'actu avec Félix Mathieu. Bonsoir Philippe. Bonsoir Cécile, bonsoir Mondeau-Dieu, bonsoir tout le monde. Et de quoi parlons-t-on ? Du Sénat qui vote pour une reprise du chantier de la 69. De Nicolas Sarkozy qui s'est fait enlever aujourd'hui son bracelet électronique. Régime de libération conditionnelle permise par ses 70 ans. Et puis de cette tatoueuse très prisée des rugbymen.
qui met en vente tous les maillots, short et autres ballons accumulés en échange de ses tatouages pendant des années. En trois mots, chantier, bracelet et tatoueuse. Et tout de suite, la voix est au procureur. Les vraies voix Sud Radio. Le réquisitoire du procureur. Philippe Bilger. Et c'est sur un domaine que vous connaissez particulièrement bien, monsieur le procureur, la corruption que vous voulez requérir. Il est intéressant d'entendre le sénateur Jérôme Durin qui est socialiste et qui préside la commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafic. Il a donné un entretien très intéressant dans un hebdomadaire et qui peut se résumer de la manière suivante.
La corruption est un sujet honteux pour l'administration. Il raconte à quel point, en se promenant dans toute la France, il a été frappé de voir non seulement un phénomène de corruption qui s'amplifiait et qui a pris sa source depuis les révélations des magistrats marseillais il y a quelque temps. Et il insiste sur un élément qu'on sous-estime. Il dit qu'il n'y a pas seulement le problème de la corruption d'initiatives de gens structurellement malhonnêtes, mais des gens qui ont peur pour eux, pour leur famille, pour tout leur environnement à cause des menaces. Et en quelque sorte, ils deviennent sujets à de la corruption tout simplement parce qu'ils ont peur.
Ce ne sont pas des malfaisants intrinsèques, ce sont des gens qui ont peur. Et je crois savoir que le ministre Rotaillot a pris l'ensemble des propositions de ce rapport d'enquête sénatoriale. En tout cas, l'entretien est très passionnant. Oui, mais on parle de quel type de corruption ? Je saisis Philippe, la corruption... Lié au narcotrafic, les gardiens de prison, parfois même les magistrats, il y en a, et vendent tous ceux qui d'une certaine... Tournent autour du secteur. Voilà, exactement. Éric Revelle, ça vous inquiète ?
Oui, oui, vous savez, il y a quand même la question qu'on peut se poser quand vous voyez cet enlèvement raté de personnes liées à la crypto-monnaie, quand vous voyez l'ampleur du trafic de drogue en France, on peut quand même se demander, quand vous voyez les masses financières en jeu, on peut quand même se demander si le risque, ce n'est pas de voir la France basculer dans une sorte de... Je crois que Rotaillot a parlé de mexicais... C'est ça, hein ? Voilà, on en est là, maintenant... Narco-État ? Oui, narco-État. Si on prend les critères du FMI, on est un narco-État. Il y a trois critères pour le FMI. Donc, c'est très inquiétant. Et en même temps, est-ce qu'on peut être surpris, M.
le procureur ? Parce qu'en réalité, encore une fois, les masses d'argent sont tellement considérables. La trouille aussi, quand vous êtes dans une prison et que vous êtes chargé de garder les prisonniers, les voyous, si on menace votre famille ou si on vous fait comprendre qu'on sait où habite votre famille, bon, voilà. Donc, c'est inquiétant. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait en face de ça ? Des magistrats, vous disiez aussi. Oui, des magistrats, bien sûr. Il y a peut-être des politiques. Allez, Sylvain Lévy-Valency. Oui, la politique, bien évidemment, encore une fois, tout est politique. Ça révèle quelque chose, en fait. Ça révèle la faiblesse de l'autorité de notre État.
Ça révèle la faiblesse des autorités qui, aujourd'hui, devraient être plus coercitives, pourraient être beaucoup plus prééminentes. On a des personnes qui sont censées incarner l'ordre, la sauvegarde, les valeurs de l'État, et qui se mettent à avoir peur. Vous imaginez l'ironie du sort ? On a un système, finalement, qui se met à avoir peur d'un autre système. Je pense qu'on est très loin de la mexicanisation. On ne peut peut-être pas exagérer non plus. Par contre, ce qui est intéressant, c'est de voir comment, finalement, tout ça, ça pose question sur la façon dont l'État exerce son pouvoir.
Parce qu'il faut juste rappeler, sur les 200 points de deal qui existent aujourd'hui, il y en a un tiers sur lesquels les policiers n'entrent pas, parce qu'ils ne peuvent pas, ils ne veulent pas rentrer. À cause, encore une fois, de l'enclavement dans lequel ils se trouvent. Donc, à partir du moment où l'État déserte certains territoires de la République, voilà ce qui se passe. – Donc, ce n'est pas exagéré d'imaginer qu'on est en voie de mexicanisation, pardonnez-moi. Vous dites qu'il y a des points de deal, on pourrait même parler de quartier. – Il y a plus de 200, je pense, des points de deal. – À Marseille, à Marseille, à Marseille. – Je parle des points de deal.
La totalité des points de deal, on n'est pas capable aujourd'hui de les identifier, je vous le dis tout de suite. Encore, je parle des 200 points de deal, c'est ceux qui posaient problème, dans lesquels on a eu des sujets extrêmement importants. Quand on a des personnes qui se mettent à sortir leur calachnikov en pleine rue, en pleine journée, là, on est sur un sujet, effectivement. Quand je dis qu'on n'est pas en voie de mexicanisation, ce que je dis simplement, c'est que sur d'autres pays, notamment en Europe, on est quand même encore loin de ce modèle-là. Encore faut-il aujourd'hui le rendre réversible avec un peu plus d'autorité. – Merci beaucoup, monsieur le procureur.
Allez, le deuxième mot, bracelet, Nicolas Sarkozy. – Non, mais on n'a pas commencé, là, on était sur le réquisiveur du procureur, là, c'est les deux mots dans l'actu. – Voilà, je sais très bien, je voulais savoir si vous suiviez. Allez, les trois mots dans l'actu, pardon. – Les vrais voix sud radio. – Trois mots dans l'actu, Félix, qui sont chantiers, bracelet et tatoueuse. – Le Sénat adopte une proposition de loi de validation pour l'autoroute à 69 entre Castres et Toulouse, un texte pour faire reprendre le chantier interrompu par le tribunal administratif. Certains se font offrir un bracelet pour leur anniversaire, d'autres, au contraire, se le font enlever.
Nicolas Sarkozy s'est fait retirer aujourd'hui son bracelet électronique, régime de libération conditionnelle, lié à son âge, 70 ans. Et puis, elle est surnommée la tatoueuse du 15 de France. Les rugbymen lui offraient des maillots, des ballons, des shorts, en échange de ses tatouages. Célia Polazzo vend ses trésors aux enchères demain. – Les vrais voix sud radio. – Va-t-on vers un tête-à-queue dans le dossier de la 69 ? Pour rappel, le tribunal administratif de Toulouse avait interrompu les travaux déjà bien entamés de cet axe d'une cinquantaine de kilomètres entre Castres et Toulouse.
L'atteinte à l'environnement n'était pas proportionnée aux gains attendus sur le temps de trajet, selon la justice. Mais une loi de validation pourrait faire reprendre le chantier. Elle a été adoptée aujourd'hui par le Sénat, texte porté par deux sénateurs du Tarn, Marie-Lise Housseau et Philippe Foliot, qui plaidaient la cause de cette autoroute ce matin sur Sud Radio.
– Quand nous voyons un certain nombre de personnes qui sont extérieures à notre bassin d'emploi, qui sont pour nombre d'antelles extérieures à notre région, qui vivent dans des grandes agglomérations, où ils ont déjà des autoroutes, des gares TGV, des aéroports internationaux, tous les moyens de communication, et qui sont là pour nous dire « ceci n'est pas bon pour vous ». C'est totalement inacceptable. Finalement, il y aurait deux Frances, une France qui aurait le droit à être connectée au monde, et puis il y aurait une France rurale, où nous serions dégouzeux, si vous me permettez l'expression, et puis nous, on devrait vivre un petit peu à l'écart du monde.
– Le sénateur centriste du Tarn, Philippe Foliot, avec Maxime Liédo dans le Grand Matin Sud Radio. – Et justement, je le disais, deuxième mot, bracelet, Nicolas Sarkozy s'est fait retirer son bracelet électronique aujourd'hui. – Il a eu 70 ans le 28 janvier, il pouvait donc réclamer une libération conditionnelle avant la moitié de sa peine ferme d'un an. C'est désormais, chose faite, un joyeux anniversaire en retard de la part du juge d'application des peines. Plus de bracelets à la cheville pour l'ancien chef de l'État.
Pour rappel, ce régime de la peine ferme sous bracelet limitait ses possibilités de déplacement en dehors de la journée entre 8h et 20h, 21h30 au moment du procès de l'affaire libyenne. Autre dossier pour lequel une décision doit être prononcée en septembre. Cette peine, en tout cas sous bracelet, faisait suite au procès de l'affaire dite des écoutes. – Logique ce retrait de bracelet ? – Alors, il y a eu la Légion d'honneur. Alors, il faut bien comprendre, je comprends que Nicolas Sarkozy ait voulu bénéficier de cela, mais ce qui me frappe, c'est qu'il avait indiqué à l'origine que jamais il ne demanderait le moindre aménagement, mais il l'a fait.
– En bref, l'ancien champion olympique de natation, Yannick Agnel, sera jugé pour le viol de la fille de son entraîneur. – Annonce aujourd'hui du procureur de Mulhouse. Le nageur est soupçonné d'avoir une relation sexuelle en 2016 avec l'adolescente, une relation même plus à long terme, alors qu'il était hébergé chez son entraîneur. Lui avait 24 ans et elle n'en avait que 13. – Et le troisième mot, tatoueuse, avec cette étonnante vente aux enchères. Demain, Neuilly, sur scène. – La tatoueuse du 15 de France écoule ses trésors, des maillots, des shorts, des ballons liés au rugby de haut niveau. Il y a aussi quelques pépites liées au foot, comme un maillot de l'or en blanc.
Pendant des années, Célia Polazzo, tatoueuse prisée, notamment des rugbymen, échangeait ses tatouages contre ce genre de reliques. Elle en a accumulé tellement qu'elle avait même un temps ouvert à un musée du rugby à Bayonne, qu'elle a depuis fermé. Faute de temps. François Thierry, expert sport à la maison de vente aux enchères à Gutz, nous donne quelques exemples de ces trésors qui seront mis en vente demain.
– Un tableau avec les maillots portés des six capitaines du tournoi de destination en 2001. Fabien Pelouse, Keith Hood, Martin Johnson, les maillots portés des matchs du tournoi de destination. On a Nicolas Brusque qui est venu se faire faire justement un tatouage dans nos locaux. Il a donné à la tatoueuse pour la vente un maillot de son match contre l'Irlande en 2004 d'un maillot de France-Irlande. Ils ont fait le grand chelaine cette année-là. C'est un maillot assez sympa. On a tous les maillots du top 14 de Pro-D2. Des maillots portés, des maillots joués, des maillots préparés, des maillots signés par les joueurs, dédicacés par toute l'équipe parfois.
– François Thierry, expert sport joint chez Agut par Amélie Béguin pour Sud Radio. La vente aux enchères à la maison Agut, c'est donc demain à Neuilly-sur-Seine. 200 objets estimés entre 300 et 50 000 euros. Et encore, c'est qu'une partie des trésors accumulés pendant toutes ces années. – Autre actu, on a appris la disparition aujourd'hui d'une figure des journaux télévisés de France Télé. – Daniel, Bilalion a longtemps présenté les journaux de 13 ou 20 heures d'Antenne 2, puis de France 2. Il assurait pour les grandes occasions aussi les flashs spéciaux. Par exemple, le Breaking News, ce n'était pas tous les 4 matins comme aujourd'hui. – Madame, Monsieur, bonjour.
Un télégramme laconique du secrétariat de l'ancien président de la République, Monsieur François de Mitterrand, annonce à l'instant la mort de Monsieur François Mitterrand. Monsieur Mitterrand est décédé ce matin à 79 ans dans sa 80e année, ce matin donc à Paris. – Daniel Bilalion qui avait ensuite pris la tête du service des sports de France Télévisions. Il s'est éteint à l'âge de 78 ans d'une maladie, indique sa famille. – Un petit mot peut-être, Éric Revelle ? – Oui, oui, j'ai été très touché par la disparition de Daniel Bilalion. J'ai écouté Gérard Roll ce matin sur CNews. C'est quelqu'un que je connaissais assez bien.
Alors, c'était quelqu'un qui n'avait pas sa langue dans sa poche, qui avait un franc-parler. qui peut-être, quand il a dirigé les sports à France Télévisions, était plus ou moins bien vécu en interne. Mais vous savez, quand vous dirigez un média, quand vous dirigez une entreprise, quand vous dirigez un service, vous n'êtes pas là spécialement. Vous êtes là pour prendre des décisions. Alors, ça ne plaît, ça ne plaît pas. Mais moi, j'adorais sa voix. Je me souviens que la première fois où je l'ai vue, je le regardais à la télé comme tout le monde, j'ai eu une impression forte. Il dégageait quelque chose. Il avait un physique, il avait une voix, on vient de l'entendre.
Et puis, voilà, il avait des origines modestes. Son père avait fui le génocide turc sur la population arménienne. Et je pense qu'il avait gardé tout ça très présent. Et c'est vrai que j'ai été touché par sa disparition. Je le savais malade, mais je ne savais pas qu'il était au bout de sa vie. Et j'ai été aussi très touché par quelqu'un que j'aime beaucoup et que je connais très bien, qui est Gérard Holtz. qui, ce matin, comme d'habitude, Gégé, il a réagi avec son cœur, voilà, en étant très touché. Je pense que toute la profession perd quelqu'un de formidable. Je ne le dis pas parce qu'il est disparu, mais voilà.
Et puis, je pense aussi à tous ses amis, à Jean-Claude Narci, à tous les gens de cette génération. Merci beaucoup, en tout cas, merci Félix Mathieu. Allez, vous restez avec nous. Dans un instant, Poutine sèche les négociations d'Istanbul. La Russie envoie donc une délégation de segourants face à l'Ukraine et ses alliés. Alors, parlons vrai. Pensez-vous que les négociations sont mal parties ? Comme Sergeï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a qualifié Zelensky de pathétique. À la question, sans Poutine, les négociations d'Istanbul peuvent-elles aboutir ? Vous dites non à 78%. Vous voulez réagir le 0826 300 300.
Et dans un instant, Jean de Guignastis sera avec nous, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche à l'IRIS et auteur de Géopolitique de la Russie aux éditions. Et Roland Housset, la bienvenue. On revient dans un instant. Sud Radio.
Sud Radio.
Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons radio. 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus. Retour des vrais voix avec évidemment Philippe Bilger, Éric Revelle, Sylvain Lili Valancy et évidemment Cécile de Ménibus. Ouais, ouh ! Et c'est l'heure du... Gui, gui ! Non, non, non. Moi, je dis... Non, non, non. Non, là, vous avez 20 minutes d'avance. Et c'est l'heure du... Non, non, non. Du grand débat. Les vraies voix Sud Radio. Le grand débat du jour.
Dans un communiqué, Moscou a dévoilé la délégation présente à Istanbul avec un grand absent, Vladimir Poutine.
Le dirigeant a envoyé Vladimir Medinsky, ancien ministre de la Culture, devenu conseiller du Kremlin, pour représenter la délégation russe.
Le président russe reste théoriquement un fugitif du droit international.
L'attention monte entre Kiev et Moscou avant le début des pourparlers. En Turquie, Volodymyr Zelensky qualifie de farce la composition de la délégation russe envoyée à Istanbul. Vladimir Poutine sèche donc les négociations d'Istanbul. Le président russe n'est pas venu en Turquie aujourd'hui comme l'y invitait l'Ukraine et ses alliés. La Russie sera donc représentée par une délégation de second rang. Alors parlons vrai. Pensez-vous, comme l'a dit Donald Trump, que rien ne se passera tant qu'il n'aura pas rencontré Poutine ? Et à la question, sans Poutine, les négociations d'Istanbul peuvent-elles aboutir ? Vous dites non à 78%. Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
Notre invité Jean de Glynyassit est avec nous. Ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche à l'ERIS et auteur de Géopolitique de la Russie aux éditions Erol. Monsieur l'ambassadeur, bonjour. Merci d'avoir accepté cette invitation, Philippe Bilger. À peine a-t-on en soi un souffle d'espoir en se disant qu'une accalmie, peut-être une suspension de la mort, va arriver qu'immédiatement la déception arrive. Certes, la vie diplomatique n'a jamais été un long fleuve tranquille, mais tout de même, je rejoins la question de Sud Radio. Je crois qu'en effet, tant que Donald Trump ne s'en mêlera pas directement dans un contact avec Vladimir Poutine, nous risquons d'être déçus.
Par ailleurs, j'ai l'impression d'un immense jeu et tragique jeu puéril entre la volonté d'humilier les uns, de se camper dans une position de supériorité des autres, de croire que l'envahisseur est la victime ou que la victime doit être écravée. J'attends véritablement avec beaucoup d'impatience le point de vue de M. l'Ambassadeur dans ce mélange de triste matérialité et de tragique disparition de victimes innocentes et puis d'une psychologie qui fait de ces maîtres du monde des enfants. – Éric Reveille. – Bien sûr qu'on va écouter avec bonheur l'Ambassadeur. Moi, j'ai le sentiment que de toute façon, il ne pouvait rien se passer en Turquie.
Bon, d'abord parce que Poutine n'y est pas, mais surtout parce que ça me paraît être la vie normale de la diplomatie autour d'un conflit comme celui-ci. C'est-à-dire que des chefs d'État ne se déplacent physiquement, j'allais dire, que pour signer. Ils ne vont pas se déplacer dans les négociations. Ce qui est déjà bien quand même, c'est qu'il y ait des délégations même de second niveau ukrainiennes et russes. Je pense que Donald Trump, qui pensait résoudre le conflit en 24 heures, puis en deux mois, puis on verra. Il a quand même signé un accord important avec les Ukrainiens sur l'exploitation de leurs minerais.
Et je pense que l'homme d'affaires et le président des États-Unis, qui sont le même homme, va vouloir assez rapidement peut-être avoir un retour sur investissement, sur son engagement, notamment à protéger peut-être l'Ukraine ensuite. Donc les choses vont avancer. Mais là, je ne me faisais pas d'illusion. On n'imaginait pas Poutine arriver face à Zelensky, et même si Trump avait fait le voyage, puisqu'il est au Moyen-Orient en ce moment, pour signer au bout de deux jours un document. Donc je pense que ça va prendre du temps, et l'ambassadeur le dira. Et la question que j'aimerais poser à M. l'ambassadeur, c'est Poutine veut-il vraiment la paix ? Sylvain Liguel-Henri.
Oui, rapidement, je suis assez d'accord avec ce que dit Eric Revelle. Je voudrais juste, encore une fois, essayer de peut-être, de prendre un peu de hauteur sur le fait qu'on est sur l'aboutissement de la force de l'Europe qui pèse sur le conflit. On a l'impression que c'est un ultimatum qu'on a fixé à Poutine. Et qu'est-ce qu'on fait après si ça ne marche pas ? Est-ce que l'Europe dit, on vous avait averti, donc finalement, ce n'est pas bien, il ne faut pas continuer ? Est-ce qu'on va se décider avec force, peut-être, de devancer les choses ? Et encore une fois, je reviens toujours là-dessus, il faut toujours faire un peu d'histoire. Poutine teste la force de l'Europe.
Poutine teste les forces bilatères, les forces multipolaires en présence. Il ne faut pas se tromper sur ce qui est en train de se passer. Et que si l'Europe, comme le président Trump, ne réagisse pas de façon forte, puissante, et je veux même aller plus loin, s'il faut même peut-être envoyer des troupes au sol, je pense qu'on arrive sur les limites de l'exercice. Il faut bien sûr ne pas le souhaiter, mais en tout cas, ce qui s'est produit et ce qui est en train de se produire, c'est aussi dans une certaine mesure peut-être l'abeu d'impuissance des pays d'Europe aujourd'hui.
Monsieur l'ambassadeur, est-ce que la présence de Poutine était réellement importante aujourd'hui, à part sur la symbolique ? Elle n'était ni importante ni prévisible. Comme il a été dit il y a quelques instants, dans l'esprit de Poutine, le chef d'État, il arrive pour signer de sa main blanche un accord qui a déjà été entièrement balisé. La dernière fois qu'il a négocié, il s'en mord les doigts, en tout cas c'est ce qu'il dit, c'est à Minsk, où il a, en février 2015, il a négocié directement avec Merkel, Macron et Poroshenko. Et ça s'est retourné contre lui en 2015. Non, en 2015, c'était Hollande, monsieur l'ambassadeur. Non, c'était Hollande, oui. Hollande, pardon. Merci.
Et il s'en mord les doigts parce qu'il considère qu'on l'a roulé dans la farine. Nous considérons la même chose aussi, mais en tout cas son interprétation, et surtout l'interprétation de la droite nationaliste, c'est qu'il s'est fait rouler. Donc il ne négocie plus. C'est pour ça que le 9 décembre 2019, à Paris, il était convenu un peu avant, à Brégançon, avec Macron, qu'il ne viendrait que pour signer un accord qui malheureusement n'a pas pu être signé depuis. Donc il était exclu qu'il vienne, et il était d'autant plus exclu qu'il vienne, que en fait ça se présentait comme un ultimatum.
C'est-à-dire, moi je viens, disait Lensky, et toi il faut que tu viennes, alors que c'est lui-même, Poutine, qui avait proposé de négocier directement, mais pas une seule seconde, il était venu à la tête de venir lui-même. La deuxième chose que je voudrais dire, c'est que l'enjeu de cette réunion n'est pas celui qu'on croit. On sait bien, enfin en tout cas, on devrait savoir que les Russes ne bougeront pas d'un poil par rapport à leurs demandes de base, et que les Ukrainiens ne sont pas en mesure de les accepter.
L'enjeu, c'est en fait la patate chose, si j'ose dire, c'est-à-dire, ou le concours de beauté vis-à-vis de Trump, c'est-à-dire d'essayer de faire comprendre à Trump que l'Ukraine est partisan de la paix alors que la Russie ne l'est pas, et vice-versa. Donc en fait, on essaye de jouer au maximum des ressorts psychologiques, d'un échange de balles comme au ballon prisonnier, pour essayer de faire apparaître l'autre comme le coupable de la perpétuation de la guerre. Or en fait, pour des raisons différentes, totalement différentes d'ailleurs, ni l'un ni l'autre ne sont en mesure de faire la paix actuellement.
Pour Zelensky, il voudrait bien, mais il ne peut pas, parce qu'on voit tous les radiotrottoirs à Kiev et ailleurs, son peuple ne lui pardonnerait pas de l'avoir emmené dans trois ans de guerre, et au bout de trois ans de se retirer, de se retirer en laissant Zaporizhia, Kerson, le Donbass et surtout la criquette aux mains des Russes. Ce n'est pas acceptable politiquement. Il faut un temps de préparation, il faut qu'il puisse harguer en quelque sorte de l'énorme pression des Américains, il faut qu'il obtienne quelques concessions supplémentaires de Poutine. C'est trop tôt, c'est pas clair.
Quant à Poutine, il n'a pas tranché non plus, et il penche plutôt vers le maintien de la guerre, parce qu'il a l'avantage sur le terrain, qu'il est soumis aussi à une certaine pression des nationalistes russes, en disant, tu as l'avantage sur le terrain, ce n'est pas le moment de faire des concessions, même au nom d'une hypothétique normalisation avec la Russie, avec les États-Unis, avec un président, qui a mis beaucoup de sanctions sur la Russie lors de son procédant en mandat, qui n'est là que pour 4 ans et qui va avoir les mêmes termes sur 2 ans. – Jean-Glignac, Philippe Bilger, mais court, parce qu'après on part au 0826 300 300.
– Monsieur l'ambassadeur, j'ai été inspiré par la question d'Éric Revelle, qui me paraît centrale. À votre avis, est-ce que Vladimir Poutine veut vraiment la paix ? – C'est difficile de répondre de façon tranchée à cette question, parce qu'il y a un débat actuellement à Moscou, entre ceux qui disent « c'est le moment ou jamais de normaliser avec les États-Unis », c'est une chance historique, il faut y aller, quitte à limiter nos ambitions, enfin limiter ses ambitions, c'est quand même les cinq oblastes, la neutralisation de l'Ukraine et la levée des sanctions, c'est pas si mal.
Et donc d'un côté il y a ceux-là qui disent « il faut y aller, il faut jouer le jeu », et puis il y a l'autre parti, à laquelle Poutine est très sensible de multiples raisons, qui dit « non, non, les Occidentaux ne sont pas fiables, il faut continuer, nous avons l'avantage sur le terrain, il faut y aller, on va gagner ». Et je pense que pour l'instant, Poutine penche très fortement dans cette deuxième voie, étant entendu qu'il ne souhaite pas s'aligner Trump. Donc il est sur une ligne de crête, il faut faire plaisir, enfin en tout cas ne pas se brouiller avec les Américains, tout en continuant la guerre. On part au 0826 300 300, notre vraie voix du jour. Bonsoir Julien. Bonsoir l'équipe.
Oui Julien, une réaction peut-être ?
Une réaction, oui. Ouais, alors moi je pense qu'en fait, les seuls qui ont un intérêt à ce que la guerre perdure, et c'était pour les mêmes raisons que la France avait tout intérêt à faire des guerres, du temps où les guerres se passaient à l'autre bout du monde, et c'était dans notre intérêt. La meilleure défense de la France, c'était les 5000 kilomètres qui nous séparaient de l'Afrique, en tant que français, ce qui dérange les Américains, c'est que ça leur permet de vendre des avions, ça leur permet de vendre de l'arsenal, et de se saisir de terre en Ukraine. Voilà le vrai intérêt.
Donc en fait je pense que le vrai problème dans cette guerre, c'est les Américains qui ont toujours poussé aux fesses derrière Zelensky pour qu'ils aillent au front. Et les Français qui sont soumis à la doxa de l'OTAN, ils n'ont pas le choix parce qu'on est désarmé sans l'OTAN, sans les Américains l'OTAN c'est une coquille vide, et bien on est en flippette, et alors on suit tout ce que nous dit l'OTAN pourvu qu'elle continue à nous protéger.
Et aujourd'hui Trump n'a plus aucun intérêt à nous protéger, il a bien compris que c'était une économie à fond perdu, et que ce n'était pas dans l'intérêt, d'autant plus qu'aujourd'hui les Etats-Unis, qui sont l'hégémonie mondiale sur le pétrodollar, est en train de se faire détrôner, parce que tout le monde en a marre d'être sous son hégémonie, et je pense qu'il y a un basculement du monde, qui fait que c'est un basculement qui entraîne une guerre, qui est une guerre de nécessité de survie pour les Etats-Unis. Et je pense qu'en fait il est là le fond du problème. – Jean de Lignastie. – Je ne pense pas que ce soit les Etats-Unis qui soient le problème en fait, voilà.
– Jean de Lignastie, pour répondre à Julien. – Ce que Julien a dit est parfaitement exact en ce qui concerne Biden. Trump c'est différent, je crois que Trump veut vraiment régler ses problèmes, c'est un businessman, il y a deux choses qui l'intéressent, c'est le business, et de ce fait aussi l'Asie qui est le cœur économique du monde. Donc je pense que la logique qui a été décrite à l'instant est une logique qui présidait aux actions américaines du temps de Biden et de l'administration démocrate. Les Républicains ne sont pas sur ce pied-là, ils voudraient vraiment régler la chose.
Quant à l'OTAN, l'OTAN c'est nous d'une certaine façon, vous savez l'OTAN c'est une organisation intergouvernementale, il suffit qu'on lève le doigt et qu'on dise non, et rien ne se passe. Donc si l'OTAN agit comme ça, c'est parce qu'on souhaite qu'il agisse comme ça.
– Sylvain, Lévi-Valensky.
– Il faudra dire ça, il faudra dire ça. – Oui, monsieur l'ambassadeur, je voulais juste vous poser une question. – Allez-y Julien, attendez, deux secondes, allez-y Julien. – Oui, il faudra expliquer ça par rapport à l'OTAN à monsieur De Gaulle qui avait très bien compris le problème en sortant de toutes ses unions avec les États-Unis. – En 1966, oui. Sylvain Lévi-Valensky. – Oui, monsieur l'ambassadeur, je voulais juste vous poser une question sans faire de comparaison historique. quand le chancelier allemand Adolf Hitler envahit les Sudètes et qu'on laisse faire avec l'Ordre alors qu'il y avait un traité qui permettait d'intervenir.
Quand il fait l'annexion de l'Autriche, on laisse faire, on espère une paix probable. On se rappelle de Chamberlain qui secoue ce papier en disant « j'ai gagné la paix » et en fait les dés étaient joués d'avance. Y a-t-il une comparaison, monsieur l'ambassadeur, entre le fait que Vladimir Poutine peut-être a dans son dessin, avec cette idée de la Grande Russie, une volonté hégémonique, de tester finalement les forces en présence où finalement, vous l'avez dit vous-même, si l'OTAN n'a pas réagi, réagira-t-elle maintenant ?
Mais laissons-nous faire finalement arriver quelque chose dont on ne pouvait finalement pas penser, un nouveau dictateur hégémonique dont on avait pensé qu'on enterrerait cette idée-là ou pas. Jean Gliastie. Il y a évidemment beaucoup de différences très importantes avec ce qui se passait en 1938 et ce qui se passe comme nous. Les nazis avaient, d'abord leur programme était écrit noir sur blanc, donc oui, ils voulaient dominer l'Europe et conquérir les pays, d'abord la zone germanophone et ensuite le reste de l'Europe.
Et puis la deuxième grande différence qui est encore plus importante, c'est qu'actuellement, une guerre, ça signifie la destruction totale, parce qu'il y a l'arme nucléaire qui est évidemment dans le circuit. Quant aux intentions de Poutine, c'est de récupérer, elle est affichée, il l'a dit, ça fait 20 ans qu'il le dit, revenir à la zone d'influence, non pas reconstituer l'URSS, c'est absurde de dire ça, il sait très bien, il n'est pas idiot, il sait bien que ce n'est pas possible, mais reconstituer une zone d'influence, et une zone d'influence, ça veut dire que les pays qui étaient autrefois des républiques socialistes soviétiques ne doivent pas rentrer dans l'OTAN.
Ils ont laissé passer les trois Pays-Bas pour des raisons historiques, mais ils ne laisseront pas passer d'autres. Donc les objectifs raisonnables, enfin raisonnables, probables de Poutine, sont assez connus. Alors maintenant, il y a une dimension émotionnelle pour l'Ukraine, qui est évidente pour les Russes, d'ailleurs pour les Ukrainiens aussi en sens inverse, qui peut évidemment conduire à des dérapages, et il y a toujours un risque d'escalade qui peut conduire à l'extension du conflit, jusqu'à des seuils inquiétants. Mais la comparaison a quand même beaucoup de limites. Merci beaucoup en tout cas, M.
l'ambassadeur, d'avoir été avec nous, Jean de Glynyasti, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherche de l'IRIS, et auteur de géopolitique de la Russie aux éditions Erol. Vous restez avec nous, Julien, bien entendu, dans un instant, on fait une petite pause, et ce sera le qui-c'est-qui qui l'a dit, juste avant Yael Brunpivet, président de l'Assemblée nationale, qui sera avec nous, jusqu'à 19h. A tout de suite. Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps. C'est pratiquement, à mon avis, la seule radio où tout le monde peut s'exprimer. Merci. Et ça, c'est déjà quelque chose d'extraordinaire et de rare. Radio, 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus.
– Maintenant qu'on a attaqué le sérieux, il nous reste quoi, Philippe David ? – Le tout venant, le tout venant. – Non, c'est parce que c'est quand même le point clé de l'émission, c'est un peu l'acmé de cette émission. – Oui, absolument, dans les vraies voix, le qui-c'est-qui qu'il a dit, nous annonce généralement la deuxième partie, moins bien ou bien. – Oui, mais vous vous rendez compte, Cécile, il connaît l'opéra, l'acmé ? – Oui, je ne suis pas si inculte que vous voulez bien le dire. – De la blague, de la blague. Soyez les bienvenus.
En tout cas, dans un instant, après le qui-c'est-qui qu'il a dit, quand on aura bien triché, bien dit des horreurs, nous accueillerons bien entendu Yael Bronpivet, la présidente de la Légion d'honneur, n'importe quoi, de l'Assemblée nationale. Dans un instant, Julien, vous lancez le jingle ? – Bien, tout à fait. Étant donné que nous avons Cécile de Ménibus et… – Le Daudu ? – Non, je ne l'appellerai pas comme ça. – Philippe David ? – Philippe, non, oui, enfin vous. – Philippe Bilger ? – Philippe Bilger, voilà, c'est là où j'ai cherché. Eh bien, nous avons tout le monde est nécessaire pour le duo des fleurs de l'opéra de l'acmé. – Ah ! – Oh, magnifique ! – Merci de radio, le coït de l'actu.
– Alors, on peut dire que Julien, il connaît la musique. – Ah, ça, c'est sûr. – Un petit peu. – Alors, qui c'est qui qui l'a dit ? Il faut limiter les écarts de rémunération de 1 à 20. – Julien. – Ah ben, ça, c'est forcément à gauche et je pense très bien à Boris Vallot. – Oui, bonne réponse. – Mais, mais, fais pas à toi. – Oui, je sais, c'est pour ça que je l'ai pas dit. – Boris Vallot, qui était ce matin sur Sud Radio, président du groupe PS à l'Assemblée nationale. – C'est qui qui l'a dit, Julien ? – Cette audition m'a mis mal à l'aise parce qu'elle ressemblait davantage à un procès de Moscou. Ça parle évidemment de François Bayrou hier après-midi. – Eh ben, François Bayrou, je sais pas.
– Non. – Non, c'est pas du bord de François Bayrou. – Non. – C'est un peu sur une écrème. – Tout le monde aurait pu dire ça. – Ah ben, c'est Tanguy, non ? – Non. – Même bord. – Pas loin, pas loin. – Jacob Elie, non. – Non, je suis venu. – Bonne réponse. – Non, c'est Éric Revelle, revenu du diable vaumel. – Je l'avais vu hier. – Qui c'est qui qui l'a dit, mon duo ? C'est avec Bruno Retailleau, pas Édouard Philippe. – Julien. – Euh, Attal ? – Non. – Bonne réponse à la Philippe Bilger, la vie en premier. – Philippe Bilger. – Mais non, mais là… – Vous voyez que je suis honnête. – Quand vous dites en premier, je ne comprends pas. – Oui, mais par cas. – L'auditeur, il a le droit à deux réponses.
– Non, il a ridicule. – Mais non, mais tout à l'heure, il en a donné deux. – Non. – Ah si, non. – Ah non, non, non, non. – Ah bah, c'est Éric. – Il s'est gouré deux fois. – Non, mais il n'a pas eu les points. – Repassé le Révelle. – Mais vous avez dit qu'il n'a pas eu les points. – Vous t'enferrez votre maveur de voir sur Édouard Philippe Bilger. – Mais personne ne vous comprend, vous parlez tous en même temps. – Qui c'est qui qui l'a dit, Julien ? Je suis pour l'unité, y compris avec LFI, y compris avec Jean-Luc Mélenchon.
– Fort.
– Non. – Non. – Comment vous ? – Non, c'est un homme. – Un homme ? – Il s'est fait un peu éjecter du parti. – Euh, Ruffin ? – Non. – Ruffin, Ruffin, Ruffin. – Non ? – Non. – Éjecter du parti ? – Avec son épouse. – Corbier. – Corbier. – Non, non, il l'a dit en premier. – Non, non, il l'a dit en premier. – Non, non, il l'a dit en premier. – Non, non, il l'a dit en premier. – Non, c'est quoi, c'est Corbier. – Mais qu'est-ce que vous voulez, mon cher Réry ? – Je suis plus lent, Françoise, de quoi ? – Vous êtes très fort, vous êtes très fort. – Il est fort, attention, attention. – Qui c'est qui qui l'a dit ? Il y a une montée en puissance en France de la criminalité organisée. – Julien. – Claire.
– Euh... – Un indice, c'est mon chouchou. – Je le fais, bien sûr. – C'est à nous, ça y est. – Non, non, non. – L'angochat, Julien. – Julien, quoi, qui ça ? – L'angochat, là. – Nunez. – Bonne réponse de Philippe Liger. – Laurent Nunez, le préfet de police de Paris. – Laurent Nunez, je l'ai vu ce matin. – Qui c'est qui qu'il a dit ? Julien. Bien sûr qu'on va continuer à avoir un besoin d'immigration. Alors, il est très connu, il a été ministre, il a eu des hautes fonctions à l'Europe, etc. – Michel Barnier. – La Hollande ? – Non. – Non. – Non, c'est pas la Hollande. – Ministre des Affaires étrangères ? – Non, c'est pas la Hollande, c'est une province, une région. – Oui.
– La 2000-huitain, non ? – Non. – Non. – Pierre-Moscopie, c'est-il. – Non. – Pensez aux Côtes d'Armor, tout ça. – La région Moscou ici, vous connaissez. – Non. – Côtes d'Armor, breton, le rien. – Breton !
– Thierry Breton !
– Breton. – Non, vous l'avez dit, Thierry Breton. – Thierry Breton. – Non, mais il a dit Breton, mais sans faire exprès, c'est ça. – J'ai dit Thierry Breton. – Non, vous l'avez dit après. – Ah bah si. – Non, non, non, non, non. – Vous ne vous bigez. – Il me semble avoir entendu Thierry Breton. – Mais bien, merci. – Non, mais si, 20. – Arrêtez. – Non, mais je vous le dis objectif. – Non, mais merci. – Excusez-moi. Il vous semble avoir entendu Thierry Breton aujourd'hui ou un autre jour ? – Non, non, non, non, là, l'instant. – Parce que là, il ne l'a jamais dit. – Non, non, non, en l'instant. – Je suis totalement objectif. – Mais nous, il l'a dit en premier.
– Mais vous ne se connaissez pas avec Eric. – Ah, non, il ne l'a pas dit. Il l'a dit après. – Ah, il l'a dit, mais après Philippe Ligère. – Mais après Philippe Ligère. – Eric, il a compris, il entend la bonne réponse et il la répète. – Mais Thierry Breton, le seul qu'il a dit sur le plageau. – On continue. – Il y a des points à prendre, les amis. – On y va, les amis. – C'est incroyable. – C'est à vous, Cécile. – Qui c'est qui qui l'a dit ? Il n'y a plus de leadership chez LR. – Julien. – Alors là, je n'ai pas suivi du tout. – C'est un maire. – C'est un maire de grande ville. – Oui.
– Hein ?
– De fromage. – Le fromage, donc c'est pas... – Copé. – Copé. – Bonne réponse. – Bravo, Cécile. – Le maire de mots. – Le maire de mots. – Absolument. – Le maire de mots. – Qui c'est qui qui l'a dit, Julien ? C'est très freudien sur un référendum sur l'immigration. Ni un tabou, ni un totem. – Ah ouais. – Bolipé fort. – Non. – Non. – Julien. – Non, moi je réponds pas à Ruxin. – Non. – Pas du tout. – Il est jeune. – Il comment ? – Il est jeune. – Jordan Bardella. – Bonne réponse de Sylvain Lévy-Valensy. – Président du RN. – Ah bah là, c'est fini, là, oui, pratiquement. – Je me hisse au niveau de Philippe Bilger, j'en suis loin, j'en suis loin. – Non, Philippe Bilger, 12 points.
Sylvain Lévy-Valensy, revenu du diable Vauvert, 6 points. – Ouais. – Éric et Julien, 3 points. – Donc personne n'est fani déjà, mais Philippe Bilger, qui a pu constater ma parfaite objectivité comme arbitre de temps, ses affirmations fielleuses. – Mais quel scandale. – N'importe quoi. – Ah bah si. – Bravo Philippe Bilger. – J'applaudis parce que je suis... – Ça devient une habitude. – Bah oui, ça devient une habitude. – Et Julien, c'était un plaisir de vous avoir, vous étiez top. – Le plaisir était parfait. J'étais apprécié qu'effectivement, j'avais bien donné deux réponses de suite, mais comme personne n'avait surenchéri derrière mon erreur, j'en ai pas fait.
– Non mais, excusez-moi, mais... – Il est honnête, il est hyper honnête. – Bon, merci Julien. – Mais vous êtes trop honnête pour jouer. – C'est qui qu'il a dit, Julien, c'est pas possible. – C'est pour ça que j'étais à la rue. – Voilà. – Bah ouais, être honnête comme ça, ça change de certaine. – J'insiste, Eric a dit Thierry Breton. – Mais merci. – Allez, mes amis, merci beaucoup en tout cas, merci beaucoup Julien. – Je vous donne des points Julien, j'ai les 6 points. – Vous restez avec nous dans un instant, le journal La Météo avec Rémi André, et puis Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale, sera avec nous jusqu'à 19h. Soyez les bienvenus, vous pouvez nous appeler.
0826 300 300, à tout de suite. – Sud Radio. – Sud Radio. – Parlons vrai. – Parlons vrai. – Sud Radio. – Parlons vrai. – Les vrais voix Sud Radio, 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus. – Bienvenue avec Philippe David, on est ensemble jusqu'à 19h avec, autour de cette table, Éric Revelle, éditorialiste Sud Radio, Sylvain Lévy-Valency, journaliste et directeur de la rédaction de Radio IMO, que vous retrouvez tous les samedis matins à 9h30 pour… – À 9h15 plutôt. – 9h15, non, parce que ça a peut-être changé, c'est pour ça que vous… – Quelle mauvaise voix. – Parlons IMO, et bien entendu, Philippe Bilger qui est avec nous.
Et notre invitée exceptionnelle aujourd'hui, c'est Yann Brun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Merci d'avoir accepté notre invitation à l'occasion de ce livre, « À ma place » chez Bûcher-Chastel. On va revenir tout de suite sur ce livre, sur l'importance pour vous, aujourd'hui, en tant que première femme au perchoir, d'écrire ce livre pour raconter, finalement, une partie de votre vie, ce qui vous nourrit et ce qui vous fait aujourd'hui.
Et cet aboutissement, alors je vous le souhaite encore plus loin, mais cet aboutissement, finalement, de se dire que de se battre, on arrive finalement, même avec un passé un peu lourd, à obtenir quelque chose et à finalement s'engager pour une France qui vous accueille.
– Bonsoir à tous, je suis ravie d'être avec vous. J'avais envie d'écrire ce livre pour déjà essayer de déconstruire l'image que les Français ont bien souvent des politiques. Dire que nous sommes des héritiers, des privilégiés, des ambitieux. Parfois, ils sont beaucoup plus sévères. Ils pensent même qu'on est corrompus, qu'on ne pense qu'à nous-mêmes, etc. Et je voulais en racontant… – Il y en a eu quand même, il y en a eu, évidemment. – Mais je voulais en racontant cette histoire, mon histoire politique, mon histoire familiale, etc. déconstruire un peu ça, a montré que la politique, c'était déjà quelque chose de très beau.
C'est l'engagement pour les autres, pour les Français, qu'elle n'appartient pas à une caste de privilégiés, mais qu'elle appartient aux citoyens, que chacun peut faire de la politique, qu'on n'est pas prédestiné à faire de la politique. Et c'est mon cas, c'est le cas de mon histoire. Et donc, je vais dire, finalement, c'est une ode aussi à l'engagement. Engagez-vous, ne vous laissez pas confisquer la politique par quelques-uns. La politique, ça appartient à tout le monde, et chacun peut y trouver justement sa place.
– Madame la présidente, d'abord, je voudrais poser une question à la femme. Est-ce qu'au fond, aujourd'hui, la place de la femme est acquise en politique, mais est-ce qu'au fond, la femme qui a de l'ambition, c'est ça, pas le problème ?
– C'est une vraie bonne question. On se bat depuis des années pour que la femme ait une place en politique, en témoigne un certain nombre de lois qu'on a dû adopter pour justement forcer cette place. Et donc, c'est toutes les lois sur la parité dans les élections départementales, régionales, sénatoriales, législatives, etc. Cependant, effectivement, on voit bien que les femmes au plus haut niveau restent assez rares. Et donc, il faut qu'on s'interroge tous collectivement. À partir du moment où on représente 50% de la société, les femmes devraient toujours être autour d'une table, décisionnelle, quelle que soit cette table, et occuper des fonctions de pouvoir.
Il ne faut pas avoir peur d'avoir aussi de l'ambition. De l'ambition, ce n'est pas un gros mot, mais de l'ambition pour agir, pas pour occuper telle ou telle place. Et effectivement, aujourd'hui, on voit bien que sur toutes les fonctions régaliennes, par exemple, il n'y a que des hommes, que sur toutes les grandes institutions de notre République ne sont présidées que par des hommes. Je suis la seule femme à présider une grande institution de la République. et ça n'est pas très normal en 2025. Donc, on a encore une marche à franchir, clairement.
Éric Revelle. Alors, Yael Brunepier, vous avez un atout fort, je trouve. C'est que... Alors, on ne se connaît pas, je peux le dire. On s'est croisés, on ne se connaît pas, on ne se fréquente pas. Et pour ça, il gagne à être connu. Oui, je confirme. Ce qui frappe vous, c'est votre sincérité. Ça paraît évident. Alors, vous avez écrit un livre qui est sincère aussi. Vous parliez de la condition de la femme. Vous avez cinq enfants, je crois.
Oui, tout à fait.
Et dans votre vie, depuis la députation, jusqu'au rang de ministre, puis à l'Assemblée nationale, vous avez eu affaire à des gens que vous citez dans le livre. Je pense à Stéphane Séjourné, je pense à Elisabeth Borne, je pense à Alexis Keller, qui, à chaque fois que vous franchissez une étape, en gros, vous disent « Non, non, mais va plutôt t'occuper de tes enfants, donne-moi ta démission. » Elisabeth Borne vous demande votre démission.
Elisabeth Borne me demande de ne pas aller briquer le perchoir, oui.
Nous te demandons de démissionner. Comment est-ce que vous êtes parvenu, finalement, à vous imposer ? Parce qu'Elisabeth Borne était première ministre à l'époque. Quand une première ministre vous demande de démissionner, normalement, vous vous exécutez. Comment est-ce que vous passez les obstacles ? Et puis je sais qu'à certains moments, comme je suis grandi, à certains moments, ça a été très compliqué aussi avec le président Macron. Très compliqué. Mais même s'il vous écrit une lettre en disant « Formidable, vous êtes la première femme ». Comment est-ce qu'on passe par-dessus tout ça et à quel moment on doute ?
À quel moment on doute ? J'ai envie de vous dire jamais ou tout le temps. Il faut toujours douter, de toute façon. Il faut toujours se poser des questions. Est-ce que ce que je fais, c'est bien ? Est-ce que je prends la bonne décision ? Et toujours peser le pour et le contre. Mais une fois que la décision est prise, j'avance. Je ne doute plus. Et donc le doute, il ne doit pas vous empêcher d'agir. Il doit vous permettre de bien agir. Et une fois que vous avez décidé quelque chose, il faut avancer et ne plus douter. Ce qui est mortifère, c'est le doute constant qui fait qu'à chaque fois, vous vous posez la question « Est-ce que je fais bien ? » Etc.
Cette question-là, moi, je ne me la pose plus à partir du moment où j'ai pris une décision. Après, comment on fait pour tenir ? Je crois que c'est quand on sait qu'on fait quelque chose qui est juste, quand on est en cohérence avec soi-même, avec ses valeurs, avec ses convictions. Et puis, vous savez, chaque poste que j'ai occupé, ce sont des postes que j'ai conquis par l'élection. Et donc, ça veut dire que je ne les ai pas conquis seules. Ça veut dire qu'à chaque fois, j'étais entourée de parlementaires, de députés qui m'ont aidée et qui ont porté ma candidature et qui ont voté pour moi en majorité. Et donc, en fait, loin d'être un chemin solitaire, c'est un chemin très collectif.
Et ça, ça donne beaucoup de force pour justement résister à certaines pressions. Quand vous êtes seule, c'est beaucoup plus difficile et je n'ai jamais été seule.
Allez, on fait une pause, on revient dans quelques instants et on reviendra à votre histoire familiale parce que c'est important aussi et ça compte beaucoup dans votre parcours. 0,826, 300, 300 si vous voulez poser des questions. Vous êtes bien entendu les bienvenus. On la garde jusqu'à 19h, 20h, 21h. Non, 13h. Allez, à tout de suite. Sudradio. Sudradio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sudradio. Parlons vrai. Carrefour. Avec 40 euros de remise immédiate, la machine multiboisson Piccolo XS Dolce Gusto Croops qui vous permet de réaliser plus de 40 boissons chaudes ou froides est à 29,99 euros au lieu de 69,99 euros. Et c'est jusqu'au 25 mai chez Carrefour, Carrefour Market et sur Carrefour.fr.
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Grand frais.
Ouais Julie, je sais que t'es ma manageuse et que tu comptes sur moi mais je vais pas pouvoir monter les marges de canne demain. Je peux pas ? J'ai grand frais. Ils ont de délicieux concombres croquants. Comment je peux résister ? Oh s'ils me déroulent le tapis rouge à chaque fois. Grand frais,
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A ma place ce livre chez Boucher, Chastel, un livre qui retrace plein de choses de chez vous et qui démarre justement sur votre vie privée et votre vie familiale qui raconte beaucoup de vie de vous. Donc je voudrais que vous me racontiez juste un tout petit peu de vos grands-parents pour qu'on comprenne aujourd'hui votre trajectoire.
Mon grand-père est né en Pologne au début des années du 20ème siècle donc en 1905. Il était orphelin donc il a émigré un peu en Europe de l'Est et arrive en France à la fin des années 20. il s'installe à Nancy et il rencontrera là-bas ma grand-mère qui elle est une juive allemande qui est née à Munich et qui avec sa famille quitte Munich lorsqu'il y a les premières lois anti-juives et elle vient s'installer avec sa famille il quitte l'Allemagne avec une valise à la main et il s'installe à Nancy.
Il se rencontre à Nancy mon grand-père est ailleurs et puis la guerre arrive et il va tout de suite il n'hésite pas il va s'engager dans la légion étrangère comme un certain nombre de Polonais à l'époque il n'a pas la nationalité française et puis il combat près de la Marne et puis la guerre s'arrête ils ont un périple dans toute la France ils s'installent en Haute-Savoie il rentre dans le Maquis Savoyard il va participer au parachutage des Glières il fait la libération de Cluze mon papa naît pendant la guerre en plein mois de décembre ils sont cachés en Haute-Savoie et puis la guerre se termine il rentre à Nancy avec sa femme et son fils il est médaillé de la résistance parce qu'il a combattu pour la France et il est naturalisé français donc j'ai le décret de naturalisation de mon grand-père avec ma grand-mère et mon père puisque mon père était né en 43 et après il vivra une vie très paisible très simple il a été tailleur toute sa vie ma grand-mère l'a aidé au magasin et puis ils décèderont à Nancy mon grand-père en 1989 et il est enterré là-bas et donc il a vécu une vie simple et droite mais d'immigrés polonais elle d'immigrés allemandes qui se sont devenus français de cœur et ont aimé par-dessus tout la France et ont considéré et c'est ça moi qui m'étonne toujours chez mon grand-père c'est qu'il disait toujours qu'il avait eu beaucoup de chance dans la vie et souvent des personnes qui ont vécu les pires des drames se disent qu'ils sont chanceux c'est fou et je pense que ça ça doit nous faire tous réfléchir quand on est parfois un peu des enfants gâtés de la vie de se dire que ne nous plaignons pas quand on voit ce que certains ont pu traverser absolument suivant
alors j'ai envie de vous dire Glickish beahid in Frankreich c'est du yiddish c'est la phrase que certainement votre père a prononcée qui dit la chose suivante heureux comme un juif en France et à la période où votre père fait quasiment 200 kilomètres à pied pour aller à Lodz mon grand-père votre grand-père pardon à Lodz pour aller en France et je crois qu'il a 8 ou 9 ans c'est juste extraordinaire parce que en fait la rencontre de votre grand-père comme celle de votre grand-père c'est une rencontre improbable c'est à la fois une rencontre improbable avec un dénomine d'accord commun un fou un amour fou infini pour cette France qui était une terre d'accueil qui était un creuset qui a accueilli les juifs ashkénazes qui fuyaient les pogroms de Kishineff de Tbilisi voilà il venait en France trouver cette paix quand le régime a changé il n'a pas hésité il s'est battu pour la France et moi j'ai envie de vous poser cette question peut-être qu'on vous posera certainement des questions plus politiques moi ce que je peux pas aimer dans votre livre parce que je l'ai littéralement dévoré et ça m'arrive pas souvent de lire des livres de politique sur lesquels j'ai pris autant de plaisir à le lire je peux pas m'empêcher d'avoir un peu de projection personnelle bien évidemment mais ce que je veux dire c'est que il y a tout votre engagement toute votre sensibilité qui est engagée dans ce livre je trouve très jubilatoire pour pas dire rassurant la façon dont vous abordez les choses et moi la grande question que je me dis je me dis mais comment se fait-il qu'elle n'ait pas pu que son engagement que son intégrité n'ait pas pu être altérée par les multiples complots d'alcove les sournoises combinaisons des groupes politiques comment une femme qui a réussi sa vie de femme avec 5 enfants avec un mari qu'elle a connu dès le lycée dans le 78 vous avez pu garder cette ligne droite je pense que vous l'avez dit tout à l'heure il faudrait que la société civile s'implique un peu plus en politique vous parlez d'or parce que je pense que vous êtes aussi l'incarnation dans des places à certains de ce que le multiklétralisme peut produire de mieux dans notre pays sans jamais renier aux origines avec ce tronc commun qui est un mourfou de la république d'être heureux en France et d'être fier de notre nation de notre pays ce qui est le cas à la fois des juifs français ou les français juifs mais également des français de confession musulmane bien sûr on laisse répondre
bien sûr qu'est-ce qui fait que je reste droite et moi-même je crois que c'est d'une part mon arrivée tardive en politique qui fait que je ne la réussite de ma vie ne dépend pas de la réussite de ma carrière politique vous voyez ce que je veux dire et donc je peux avoir cette liberté qui est que je refuse de me compromettre et si je me compromettais en fait je préférais quitter la politique que de me compromettre en fait vous voyez et donc ça me permet de rester moi-même et de rester très droite je ne suis pas prête à tout sacrifier pour réussir en politique après j'ai de la chance parce que j'ai une trajectoire politique de réussite donc qui me permet d'agir qui me permet de me sentir très utile mais moi ce qui m'importe c'est de me sentir utile et je peux vous dire que lorsque j'étais engagée au resto du coeur je me sentais très utile aussi et ça me suffisait et ça suffisait à mon bonheur donc en fait vous voyez la réussite de ma vie ne passe pas nécessairement par la politique et c'est ça qui me rend libre et qui me permet de rester droite
allez vous restez avec nous on fait une petite pause on revient dans quelques instants et vos questions au 0826 300 300 ça commence déjà à sonner avec Brigitte de l'Essonne qui sera avec nous dans quelques instants soyez les bienvenus à tout de suite Sud Radio Sud Radio Parlons Vrai Parlons Vrai Sud Radio Parlons Vrai C'est Lionel Rosso Tout à l'heure à 20h le foot s'enfiltre dans But Football Club analyse franche et débat musclé en compagnie de Michel Moulin Karim Zéribi et nos invités à tout à l'heure 20h Philippe David Cécile de Minibus et autour de cette table autour de Yael Brun Pivet présidente de l'Assemblée Nationale avec ce livre à ma place chez Bûcher Chastel que vous incite à acheter parce que c'est toujours très intéressant d'avoir on est quand même une personnalité importante et dedans se joue quand même tellement de enfin c'est un théâtre quand même la politique c'est là qu'on se rend compte que c'est toujours très compliqué vous aviez une question Philippe Belliger sur le titre en effet je trouve que le titre est très fin et c'est capital un titre et j'aimerais votre avis là-dessus madame la présidente c'est un titre qui ménage le futur en disant je suis à ma place mais ça veut pas dire que je vais y demeurer toute ma vie et en même temps je le trouve modeste parce que vous dites je ne suis qu'à ma place pour l'instant donc c'est très habile un titre comme ça ça montre la richesse de votre personnalité
merci beaucoup j'aime bien le titre je suis d'accord avec vous c'est un peu immodeste mais il y a aussi le côté venez à ma place donc il y a plusieurs entrées venez à ma place au perchoir venez je vais vous emmener vous montrer ce que ça fait d'être au perchoir à l'Assemblée Nationale en ce moment comment on regarde ces parlementaires comment on vit tel ou tel événement et donc j'aime bien ce côté plusieurs entrées comme ça chacun peut le comprendre un petit peu comme il veut
mais il y a plein de sensibilité aussi dans le titre pardonnez-moi parce qu'à ma place ça peut aussi vouloir dire si vous saviez comme ça a été difficile en fait d'être à ma place si vous saviez comme c'est difficile d'être à ma place alors je ne sais pas si c'est vous parce que parfois c'est les éditeurs qui trouvent les titres aussi ou si c'est vous mais c'est important je ne sais pas si on vous a déjà posé cette question mais finis par raison il y a une entrée émotionnelle très forte dans à ma place c'est moi le titre
et c'est moi la photo au départ on était parti sur une photo complètement autre qui ne me plaisait pas et je voulais une photo du perchoir et en fait on a regardé dans la banque d'images de l'assemblée c'est une photo qui n'est pas du tout posée c'est une photo sur le vif de moi au perchoir en plus c'est joli il y a le petit ruban rose et tout ça et en fait je trouvais que c'était assez signifiant mais d'avoir aussi quelque chose de très naturel vous voyez de pas ostensible ostentatoire et le perchoir est juste voilà on le voit un petit peu mais pas trop
on part au 0826 300 300 direction l'Essonne bonsoir Brigitte bonsoir Brigitte bienvenue bienvenue
bonsoir à vous Philippe, Cécile vos invités madame la présidente bonne pivet bien évidemment bonsoir elle vous écoute
alors je tiens déjà à lui assurer de tout mon soutien face aux insultes antisémites qu'elle a dû faire face je tiens aussi à lui dire qu'on peut être qu'impressionné par sa force sa pugnacité tenir le poste de présidente de l'Assemblée ça doit pas être ça tous les jours avec un parti politique comme la LFI ou les tribunaux du NFP
et donc précisément par rapport au ruban rose auquel elle fait allusion elle a expliqué aussi avoir eu un cancer et donc pour tout cela on peut que lui apporter notre soutien et notre respect bien évidemment et la question que je voudrais lui poser c'est comment elle a géré ses problèmes de santé grave avec un poste aussi prenant voilà
Yé, Brune Pivet
alors le cancer s'est déclaré effectivement en janvier 2022 je n'étais pas encore présidente de l'Assemblée nationale mais j'ai mené justement ces batailles de front ça a été difficile je vous cache pas opérations, radiothérapie etc ça fatigue beaucoup et j'ai eu la chance d'être très bien soignée et d'être très entourée par ma famille mais j'ai eu des moments de désespoir j'ai beaucoup pleuré parce que ça fait peur le cancer et c'est très angoissant mais voilà la force de ma famille et puis et puis peut-être aussi vous voyez le bouquet de fleurs de mon fils mais aussi le fait les combats politiques que j'ai menés en même temps en fait ils m'ont donné de la force parce que quand vous menez des combats finalement vous vous dites que vous ne pouvez pas flancher parce que vous avez quelque chose à faire qui vous dépasse et ce que je faisais être candidate aux législatives devenir ministre devenir la première femme président de l'Assemblée nationale je crois que ça m'a donné beaucoup de force et que ça m'a aidée et c'est pour ça aussi que je défends beaucoup l'inclusion professionnelle des personnes qui sont atteintes de maladies graves parce que le fait d'être entourée d'avoir un sens à sa vie d'avoir la capacité d'avoir une activité ça aide pour pouvoir affronter la maladie le pire c'est d'être seule isolée reclue chez soi et donc il faut après en fonction de chaque situation pouvoir adapter tout cela mais en tout cas moi ça m'a donné beaucoup de force de pouvoir mener tous ces combats de front
vous avez raison la fin de l'activité professionnelle c'est terrible
c'est atroce
Yael Brounbier je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Brigitte quand elle parlait des trubillons dans l'hémicycle quand on vous voit sur le perchoir désolé je vais parler devant Eric Revelle qui a été un excellent joueur de tennis j'ai l'impression que vous êtes sur une chaise d'arbitre avec 30 jeunes McEnroe à gérer qui n'était pas le joueur le plus facile est-ce que ce n'est pas un peu fatigant au bout d'un moment
c'est fatigant parfois même j'ai honte parce que les français me le disent que cette assemblée turbulente c'est parfois elle les glace en fait mais à chaque fois je me dis que chaque député est là par la volonté du peuple que les français les ont élus que les français ont élus parfois des députés qui sont radicaux qui portent des idées radicales qui ont décidé de les porter de façon radicale et que dans une démocratie on a le droit de faire cela et donc moi mon objectif c'est de faire en sorte que l'Assemblée nationale fonctionne que tout le monde respecte les règles et encore la semaine dernière on a sanctionné deux députés avec la sanction la plus lourde qui existe dans notre règlement et donc je suis intransigeante mais en même temps je pense toujours que cette assemblée est le résultat de la volonté du peuple et que ma mission c'est de respecter la volonté des français qui ont voulu cette assemblée
Madame Brouni on va profiter de votre présence aussi pour aborder un peu l'actualité et la politique alors hier il y a eu précisément une commission d'enquête pendant 5 heures le premier ministre a répondu au scandale dramatique à faire de ce collège catholique est-ce que vous pensez au-delà de ce qu'on pourra dire sur le premier ministre et la façon qu'il a il est rentré dans cette commission d'enquête est-ce que vous pensez que ce type de commission d'enquête avec le brouhaha qu'il y avait autour avec me semble-t-il pardonnez-moi une présidente de cette commission d'enquête qui me semblait pas extrêmement à la hauteur est-ce que ce type de commission d'enquête qui donne l'impression qu'on est devant un tribunal populaire sans avocat alors que le débat est filmé ce qui n'est pas le cas pour un procès est-ce qu'il ne faudrait pas revoir un peu la mécanique de ces commissions d'enquête
c'est compliqué c'est important les commissions d'enquête parce que c'est vraiment le contrôle qu'exerce le parlement sur l'action des pouvoirs publics et donc ça c'est vital dans une démocratie après le champ de la commission d'enquête en cause il est très large c'est vraiment les contrôles que les pouvoirs publics font sur les établissements privés et donc l'affaire Betaram finalement est censée n'être qu'un bout de cette commission d'enquête et malheureusement malheureusement justement on a eu une chasse au Beyrou
d'ouvertes violentes
oui qui je crois n'est pas complètement dans le champ de la commission d'enquête l'idée on a vu hier et c'est pour ça qu'on était un peu mal à l'aise c'était vraiment l'idée d'aller chercher François Beyrou actuel premier ministre plutôt que de vraiment s'interroger sur la défaillance des pouvoirs publics d'une façon générale sur des dizaines d'années sur des dizaines d'établissements scolaires parce que c'est ça le cœur du sujet et c'est là-dessus que la commission d'enquête devrait se concentrer plutôt que d'aller chercher une responsabilité du premier ministre donc après voilà c'est la liberté des parlementaires c'est la liberté de la présidente de la commission des parlementaires qui ont été nommés et ça vous voyez bien qu'on ne peut pas avoir d'influence là-dessus et c'est normal aussi dans une démocratie il n'y a pas de pouvoir il ne faut pas revoir
le fonctionnement pour vous il ne faut pas essayer d'améliorer un peu les choses
alors on pourrait les améliorer mais si vous les améliorez vous restreignez nécessairement cette liberté dont je vous parle qui est précieuse dans une démocratie donc il faut faire attention à ce que l'on fait parce que ça peut très vite avoir des effets pervers et donc prenons garde la commission d'enquête moi je l'avais vécue j'avais présidé la commission d'enquête Benalla j'avais vu ce que c'est en fait une commission qui est très connectée à l'actualité brûlante ça ça marche pas bien une commission d'enquête elle a besoin de pouvoir s'extraire de l'actualité de pouvoir s'extraire de la fureur de la pulsion on doit prendre de la hauteur on doit prendre de la distance c'est vrai que là c'est difficile c'est compliqué d'avoir ça donnait un peu l'impression
d'un procès politique certains voulaient la tête du premier ministre voire de son gouvernement de toute évidence
de toute évidence certains instrumentalisent cette affaire pour avoir un profit politique c'est triste c'est triste pour le parlement mais c'est surtout triste pour les victimes de ces affaires là qui sont atroces Sylvain Lévy
vous le dites d'ailleurs dans la page 207 de votre livre vous me dites notre démocratie brûle et nous regardons ailleurs vous avez emprunté d'ailleurs cette phrase à Jacques Chirac au 4ème sommet de la terre à Johannesburg en 2002 alors on a décidé d'être très sympa avec vous donc on a on n'a aucune difficulté nous sommes normaux on sert le roi au niveau de la chaîne d'eau on a beaucoup d'autres livres moi j'ai encore vous l'avez dit c'est une irritable honte les spectacles que nous voyons à l'assemblée avec certains comportements de certains députés je me rappelle d'avoir assisté à une scène absolument pathétique avec le député Sébastien de Logu que vous avez d'ailleurs apostrophé puisque vous avez battu le record des sanctions en tant que président de l'assemblée et vous avez également battu le record des commissions d'enquête bien évidemment et ça révèle quelque chose effectivement dans cette phrase vous dites notre démocratie brûle parce qu'en fait on a l'impression et c'est une question qu'on touche aux limites de ce qu'on peut exprimer dans le pouvoir démocratique pouvons-nous tous exprimer dans une démocratie alors précisément qu'on a élu des QI négatifs parfois dans certains pays quand je vois qu'un Sébastien de Logu ou une Ercilia Soudé par exemple méconnaît sa propre histoire étant un député de la nation il n'y a qu'une chose qu'on peut constater c'est le désarroi qu'on peut avoir face à tout cela cette facilité en fait elle est déconcertante comment ?
vous vous arrivez parce que vous dites je suis transpartisane je travaille le compromis on peut comprendre c'est tout l'apanage de la démocratie mais il n'y a-t-il pas une limite dans tout cela vu le contexte actuel
c'est une question impossible en fait parce que que voudriez-vous faire ? est-ce qu'on va faire le tri des députés en fonction de leur niveau d'instruction en fonction de leur capacité à poser des arguments à vouloir travailler ensemble non on est dans une démocratie les députés les citoyens ont le droit de se présenter à une élection il n'y a d'autres filtres que l'âge la nationalité et la moralité nous avons les députés
qu'on mérite
et bien oui et c'est à nous de faire fonctionner cette démocratie telle qu'elle est nous avons les députés qui sont élus par les français et chacun est aussi légitime à porter la voix des français chaque bulletin de vote à la même valeur ne vous en déplaise et il n'y a pas d'électeurs de qualité et de députés de qualité il y a des électeurs et des députés et moi mon job c'est de faire fonctionner tout ça je ne suis pas d'accord avec tout le monde je ne fais pas du transpartisan avec tout le monde je ne travaille pas avec tout le monde en revanche en tant que président de l'Assemblée nationale je dois respecter tout le monde et je dois faire en sorte que chacun puisse exercer le mandat que le peuple lui a confié complètement pleinement quoi que j'en pense
de certains je voulais vous poser une question mais vu votre réponse je vous en posais une autre vous permettez vous dites que tous les députés sont égaux est-ce que c'est logique qu'au bureau de l'Assemblée nationale il n'y ait aucun député ARN alors que c'est un parti qui fait beaucoup de voix aux élections
alors non ça n'est pas logique donc c'est que tous les députés
ne sont pas égaux
mais le problème c'est que le bureau à l'Assemblée nationale nous sommes une démocratie donc l'Assemblée nationale il a des règles démocratiques les personnes qui exercent des fonctions à l'Assemblée nationale sont des personnes qui sont élues et donc on ne peut pas forcer les députés à mettre des bulletins de vote dans une urne avec tel ou tel nom et il a été choisi par une majorité de députés de ne pas voter pour des représentants Rassemblement national si nous voulions avoir un bureau et moi je crois et je plaide pour cela avoir un bureau qui représente l'intégralité de l'Assemblée nationale donc avec tous les partis parce que vous parlez du Rassemblement national mais il y a aussi le groupe Modem le groupe démocrate n'a pas de représentants au bureau c'est pas normal non plus mais il faudrait changer les règles du bureau pour ne plus avoir de vote finalement mais pour avoir une représentation proportionnelle à chaque groupe au bureau à chaque groupe mais c'est un changement de fonctionnement sachant et ça c'est important c'est qu'autant moi j'ai deux organes à l'Assemblée nationale qui sont des organes de direction la conférence des présidents et le bureau en conférence des présidents chacun pèse en fonction du nombre de voix des membres de son groupe donc Marine Le Pen et celle dont la voix finalement pèse le plus en conférence des présidents puisque c'est elle qui a le nombre de députés le plus important au bureau une personne une voix j'ai 22 membres j'ai une voix moi en tant que président de l'Assemblée nationale et chaque membre du bureau a une voix donc en fait si on imposait la stricte proportionnelle on déséquilibrerait aussi les équilibres du bureau donc vous voyez c'est pas très simple mais en tout cas je suis d'accord sur l'objectif chacun à l'Assemblée doit pouvoir avoir un juste droit à la parole et donc le Rassemblement national et le groupe démocrate devraient être représentés au bureau vous savez que nous changeons le bureau tous les ans et donc c'est des sujets qui vont revenir en discussion début octobre prochain parce qu'ils seront à nouveau sur la table allez vous restez avec nous on fait une petite pause
avec un auditeur Franck qui sera avec nous dans quelques instants et puis on reviendra sur ce sujet important puisque vous avez absolument voulu ce sujet la fin de vie à l'Assemblée nationale et vous l'avez mis à l'ordre du jour on en parle dans un instant tout de suite Sud Radio c'est votre opinion qui compte je vous félicite pour vos émissions c'est toujours un plaisir je déguste votre émission Sud Radio parlons vrai Les vrais voix Sud Radio 17h-19h Philippe David Cécile de Ménibus Bienvenue dans les vrais voix on est ensemble jusqu'à 19h on a poussé un petit peu les murs pour faire la place la présidente de l'Assemblée nationale Yael Brown Biffey qui est avec nous avec ce livre justement à ma place chez Bûcher Castel je le disais tout à l'heure on va parler de la fin de vie dans un instant mais Franck est avec nous au 0826 300 300 Franck bienvenue à Sud Radio bienvenue et on vous écoute pour votre question Oui bonsoir toute l'équipe et bonsoir Madame la Présidente Bonsoir En tant que personnalité politique j'aimerais savoir ce que vous avez pensé d'émission de Gilles Boulot qui a interviewé notre président lundi soir étant entendu que je vous donne quelques pistes en ce qui concerne mon opinion à savoir que je trouve que cette émission n'a pas été à la hauteur de celle qui aurait dû être consacrée à un président de la République on avait l'impression que c'était plutôt des snipers qui étaient là pour tenter de déstabiliser quelqu'un qui n'avait pas tous les éléments techniques pour pouvoir répondre que c'était plutôt une émission destinée à un Premier ministre plutôt qu'à un président de la République et je trouve que ce type d'interview est-ce que ça n'est pas une erreur de casting ou une erreur de communication dans la mesure où ça désacralise un peu la fonction de président de la République qui doit être avec une certaine hauteur de vue voilà
je ne suis pas complètement d'accord alors peut-être sur le casting ça je ne sais pas mais en revanche je crois que le président de la République doit s'adresser aux Français et que finalement il ne le fait pas suffisamment souvent et qu'on est dans un pays où justement on a tout le temps un président qui parle avec des annonces solennelles un cadre très solennel visuellement et qui parle rarement je ne suis pas fan de ça moi je crois que le président de la République devrait être beaucoup plus en contact avec les Français avoir beaucoup plus d'échanges avec les journalistes faire des conférences de presse régulières je crois qu'aujourd'hui on a besoin de cette proximité d'avoir quelqu'un qui au contraire prend position exprime son point de vue explique aussi pourquoi il agit comme cela ou comme ceci parlons à l'intelligence des gens avec justement ces exercices plus fréquents démocratiques après peut-être avoir des échanges directs avec les citoyens plutôt que de choisir telle ou telle personnalité qu'elle soit syndicale ou politique je crois que ça serait aussi intéressant d'avoir parfois des citoyens français qui interpellent directement le président de la République pendant une heure deux heures sur un plateau télé ou sur une radio comme vous le faites avec moi on a besoin de ça aujourd'hui on a besoin de ces échanges francs et directs
merci beaucoup Franck un petit mot avant de passer la voix à Éric Revelle et Philippe Bilger sur la fin de vie ce sujet très important très lourd très compliqué de trouver une voix entre tous les avis de tout le monde
c'est ce qu'on est en train d'essayer de faire à l'Assemblée Nationale les débats ont enfin commencé ils avaient été interrompus il y a un an à cause de la dissolution nous avons réussi à les reprendre les débats se déroulent de façon très apaisée jusqu'à présent très respectueuse des uns et des autres et des convictions de chacun on sait que c'est très profond c'est très intime et puis on ne sait jamais ce que l'autre a vécu donc il faut faire toujours très attention aux mots qu'on utilise parce qu'on peut blesser sans le vouloir et donc pour le moment tout va bien et moi je veille à ce que ces débats se déroulent le mieux possible nous allons je l'espère voter ce texte le 27 mai prochain donc vous voyez c'est très rapide mais après il y aura un processus législatif qui va durer presque deux ans et donc on va avoir le temps de bien mûrir tout cela de bien faire reposer de prendre évidemment le Sénat va pouvoir se prononcer et j'espère qu'on aboutira à un texte qui sera le mieux construit possible qui protégera tout le monde les patients les familles et le corps médical Philippe Bilger
Madame la Présidente je ne pouvais pas échapper à cette dernière question vous avez montré la passion que vous éprouvez à diriger à être à la tête de cette Assemblée Nationale c'est une prestigieuse fonction je vais euphémiser la fin de ma question est-ce que vous vous interdisez quoi que ce soit à l'avenir ?
je ne m'interdis jamais rien mais je ne j'ai du mal à penser l'avenir lointain dans mon livre je raconte que j'ai eu un peu mille vies et en fait mille vies qui m'ont comblé et je ne m'étais jamais imaginé comme une mère de famille nombreuse épanouie et pourtant je l'ai été je ne m'étais jamais imaginé responsable d'un centre de resto du coeur et pourtant je l'ai été je ne m'étais jamais imaginé présidente de l'Assemblée Nationale donc en fait j'aime aussi que la vie me surprenne et donc je ne m'interdis rien mais je ne me projette pas sur demain parce que je sais aussi qu'aujourd'hui j'ai beaucoup à faire et que les Français attendent de nous qu'on agisse aujourd'hui et pas qu'on se projette sur les années à venir de façon personnelle
Éric Revelle les surprises suprêmes vous ne les éludez pas
j'élude rien du tout
Éric Revelle un mot quand même sur la prestation du président de la République pardonnez-moi à l'envie en Su là vous faisiez de la politique là je vous ai trouvé moins sincère sur votre équification mais je vais vous poser une question il a accepté ce format ce qui était énorme si vous voulez c'est qu'on n'avait plus l'impression qu'il était chef de l'Etat vous savez il y a une très belle phrase de François Mitterrand qui dit l'autorité est un mystère et le mystère est une distance et bien ce soir là il n'y avait plus de mystère et il n'y avait pas de distance et il était comme un boxeur sous les coups et ça m'a frappé c'est la première fois que je le vois est-ce qu'en fait on n'est pas en train de vivre le crépuscule politique d'Emmanuel Macron
je ne suis pas d'accord je pense qu'on a encore deux ans d'action on a encore deux ans pour agir pour les français et le président moi je l'ai vu dans cette logique là après la distance là non plus je ne suis pas d'accord on est responsable politique mais on doit être proche des gens si vous n'êtes pas proche des gens ne faites pas de la politique passez votre chemin la politique c'est l'amour des gens la politique c'est la proximité c'est vouloir les servir et donc être avec les gens à côté des gens être à disposition pour pouvoir leur répondre je crois que c'est ça l'essence de la politique merci beaucoup
Yael Brune-Pivet à ma place chez Buchet-Castel merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous restez avec nous dans un instant on va parler d'automobiles c'est un autre sujet ça peut peut-être nous mener loin Philippe-David je ne sais pas c'est les vraies voies qui font rouler la France alors on va parler d'automobiles et de mobilité parce qu'on va parler notamment de la concurrence dans le ferroviaire avec la SNCF qui maintenant a d'autres entreprises comme Train Italia qui arrivent on aura bien évidemment on retrouvera Sud Radio Station Multiservice on parlera de Robert Lord grand industriel du camion qui nous a quitté très récemment et tout le menu c'est jusqu'à 19h soyez les bienvenus on revient dans un instant
Yaël Braun-Pivet