La fabrique de l'ennemi par le cinéma américain avec Pierre Conesa
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Le cinéma américain est-il directement responsable de la fabrication de l'opinion mondiale ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Hollywood est-il une propagande voulue ou une conséquence commerciale ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Le cinéma américain a-t-il une fonction de réécriture de l'histoire ?
- 7:00RelanceRéponse partielle
Les stéréotypes dans les films sont-ils une structure classique du cinéma ou spécifique à Hollywood ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Black Panther est-il un contre-récit qui annonce une réconciliation ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Netflix et les séries remettent-elles en cause la maîtrise d'Hollywood sur les récits ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
dans l'actualité des idées aujourd'hui la fabrique de l'ennemi par le cinéma américain ancien haut fonctionnaire au ministère de la défense spécialiste des questions stratégiques et militaires pierre connaît sa porte un regard de géopoliticien sur un vaste catalogue de films américains qu'ils analysent dans holy wars chez robert laffont hollywood arme de propagande massive il y raconte comment des usines à rêves la place forte du cinéma américain est devenu une usine à représentation qui a forgé l'opinion s'inscrivant dans un axe du bien et du mal dessiné par washington il s'est au fil des décennies attribuer le rôle du gentil et à distribuer celui du méchant aux noirs aux indiens au mexicain aux communistes avant d'incarner la figure de la rabo irano terroristes aux musulmans qui fait aujourd'hui peur au monde entier ce cinéma américain bonjour à vous tous qui reconnaissable bonjour le cinéma américain vous le maître vous le mettez directement sur le banc des accusés c'est comme ça que vous avez abordé cette question non je crois que si vous voulez si on avait une espèce de comparaison historique j'ai l'impression de me trouver dans la situation de martin luther vous savez quand il critiquait les indulgences et il avait en face de lui des gens qui disent mais enfin vous vous rendez compte vous êtes en train de critiquer la papauté bon pour tout le monde reconnaît aujourd'hui que l'état d'urgence était quand même une immense escroquerie qui a rapporté beaucoup d'argent puisqu'elle permet la construction de saint pierre de rome mais aujourd'hui effectivement hollywood ça n'est pas que les films de qualité que nous voyons nous puisque nous avons la chance d'avoir des films d'exportation ce qui va frapper aux etats-unis c'est la masse des mauvais films et c'est cela qui fabrique l'opinion puisque finalement quand on vous dit qu'il ya eu 2700 western je doute que quelqu'un les ai tous vus mais on se rend bien compte que dans la masse l'indien est quand même rarement le gentil le cow boy le méchant et c'est quand même la légitimation d'un génocide or un mois même de ma génération effectivement je ne pouvait être que le kobo je pouvais pas être lundi donc vous avez là une mécanique de propagande qui n'a jamais étayées analyser comme propagande puisque évidemment on considérait que c'était une une production artistique mais si vous voulez on invente simultanément la propagande et la publicité aux états unis la publicité c'est de la propagande commerciale et la propagande et la publicité politique mais c'est la même méthode est là l'intelligence du cinéma américain c'est justement d'avoir toujours masqué le côté propagandistes qui était particulièrement démonstratif quand on regardait les films d'asie où les films communiste vous avez une légitimation du système tandis que dans la propagande américaine c'est la légitimation du héros le héros jacksonien c'est-à-dire l'individu qui seul contre le système va montrer qu'il avait raison par exemple et sur votre définition de la propagande est ce que la propagande est forcément une construction est ce qu'elle a été pensé comme tel y compris pour le cinéma américain ou est-ce qu'on peut être propagandistes malgré soi d'abord il faut penser que effectivement c'est un produit qui doit sortir des studios ce produit doit répondre à une attente du cil du public et donc c'est une logique commerciale le l'homme important dans le système est cassé le producteur est rarement l'acteur rarement le mét ans il ya des producteurs indépendants mais enfin les gros les majors s'il voulait c'est une logique commercialement donc c'est une propagande au sens où le producteur eddie est celui qui dit je sais ce que le public attend et donc le rapport à l'histoire le rapport à la vérité n'a aucune importance le rapport à l'histoire c'est cadeau à l'autre en particulier c'est simplement que l'autre ne peut être comme étant un méchant un envieux un ennemi un criminel etc puisque on vit dans le meilleur système du monde donc il ya une logique d'auto légitimation si vous voulez donc je vous citerai d exemple si vous le souhaitez qui sont extrêmement fréquents mais on termine je fais l'éloge des mauvais films américains assesseurs la caractéristique les mauvais films américains mais aussi des stéréotypes donc qu'ils peuvent s'en dégage est aujourd'hui et quelle vision du monde où quel monde ils ont pu un moment ou un autre construire j'en reviens à cette idée de conscience vous vous dites aujourd'hui ses films conçus porté par des producteurs ils ont été conçus pour des millions d'américains mais c'est en fait quand même une opinion mondiale que ces images ont forgé depuis au moins un demi-siècle c'était pourtant pas la préoccupation première des producteurs non c'est vrai que ça n'était pas la préoccupation première la première et certainement de faire ce processus de bizutage de cette société multi couches comme un oignon six volets qu'est la société américaine c'est à dire que les nouveaux arrivants donc ceux qui à un moment ou à un autre sont considérés comme des autres vont passer par ces phases de pilotage cinématographique où ils sont le serviteur l'esclave le méchant et c'est un répit progressivement ils vont commencer à produire leur propre cinéma donc le système si vous voulez voir les intégrer je cite des exemples de fait part des américains à soi des arabo musulmans américains soient des sino américain qui analysent avec le point de vue de leur double culture la façon dont on les a regardés je décide dans le bouquin c'est extrêmement intéressant parce que eux aussi ont travaillé sur le mas des films c'est à dire quels sont les stéréotypes qu'on nous a appliqué et donc mon regard est évidemment celui d'un géopoliticien m'est étranger ni le frenchy a eu droit aussi à son bisou pas s'ils doivent aller vous dites aussi pire codesa que l'imaginaire américain a besoin de se nourrir des demi alors pourquoi en quoi ses adversaires fictifs ou réels sont aussi un gage d'unité pour le pays vous savez le cal schmitt le philosophe allemand lui considéré que c'était la fonction première du politique de définir la demie et c'est vrai que c'est une analyse qui a beaucoup marqué la réflexion sociologique simplement ce que carl schmitt n'a jamais déterminés c'est comment se fait ce processus de désignation l'ennemi c'est à dire pourquoi aujourd'hui on va considérer que poutine et une me paraissent plus importants qu'au l'arabie saoudite si oui c'est que quand même une question qui est tout à fait légitime aujourd'hui la société française et donc je moi ce qui m'a intéressé dans ma vie professionnelle avec le fil de livres sur la fabrication de l'ennemi qui est un livre antérieur c'est comment se fait cinéma l'originalité comment se fait cette ce choix l'originalité de la société américaine c'est que c'est une société très fière d'elle mais vous avez vu le nombre de drapeaux qui cire qui cale un peu partout le barbecue la voiture le toit de la maison etc et je me dis mais comment peut-on être si fier d'une identité nationale qui a quand même été esclavagiste ségrégationniste jusqu'aux années 60 raciste encore aujourd'hui génocidaire à l'égard des indiens est quand même l'impérialiste quoi qu'il advienne donc je vais dans une librairie jeudi je voudrais voir vos livres d'histoire et le livre est maudit mais ya pas d historia pas de ministère de l'éducation nationale il ya chaque état est responsable de ça pour de son propre enseignement ça veut dire que les éventuels mans même la guerre de sécession raconté en caroline du nord en californie s'est pas tout à fait la même gare et je me suis rendu compte qu'en fait c'est le cinéma qui fait le récit national américain et 12 la réponse à votre question c'est d'ailleurs ce récit national il a fait comme nous on l'a fait avec michelin le pays est une espèce d'image de l'agrandir d'une réalisation divine sur terre et donc l'autre encore une fois elle ne peut être qu'un envieux un ennemi ils menacent un porteur de vis donc là on va au delà du soft power c'est pour ça hollywood arme de propagande massive c'est à dire que très rapidement si vous voulez ce cinéma par sa puissance sa créativité l'intelligence de ses producteurs de ses scénaristes va très vite s'internationaliser effectivement dès les années 20 30 commencé à arriver en france des films américains le véritable les blocages se fait au moment des accords blum burns qui vont signer en 46 c'est à dire quand la france détruites va demander un prêt aux états unis et que les producteurs américains vont exiger l'ouverture du marché national français avec des quotas etc mais ça veut dire que c'était déjà penser aux états unis comme quelque chose qui était une image extrêmement importante de la vision que les autres auraient des américains et je donne dans le livre un sondage qui est extrêmement intéressant qui s'est fait en quatre étapes s'est fait juste ans après 45 puis jusqu'à aujourd'hui 2015 c'est-à-dire toujours la même question avec l'évolution de l'opinion sur la même question la question étant selon vous quel est le pays qui a le plus collaboré à la défaite de l'allemagne à l'époque c'était la russie à 60% aujourd'hui c'est les etats-unis 60% or c'est le même phénomène historique ça veut bien dire qu'il ya un soft power si vous voulez qui au bout du compte a réussi à transformer l'opinion française pour faire que le héros est américain les américains perdent cependant sur les deux théâtres de conflits de la seconde guerre mondiale autant d'hommes que les russes à stalingrad donc ça n'est pas du tout la même guerre mais pourtant dans notre imaginaire collectif cette guerre on l'avion tellement de fois à travers le cinéma donc le héros américain juste avant de laisser la parole antoine mercier c'est toujours de comprendre est ce que tout ça a été voulue est ce qu'il ya un moment un grand cerveau qui a pensé cette dimension cette fonction stratégique d'hollywood à vos yeux qui a compris le premier à quel point hollywood pouvait constituer cette arme de propagande massive est ce que ce que c'était une industrie stratégique non je crois pas que ce soit pensée si vous voulez c'est vécu exactement quand même remarque si vous voulez le l'histoire nationale raconté par michel et pour nous qui a donné naissance à nos manuels d'enseignement d'histoire ça n'a jamais été voulue c'était simplement une espèce de récits des commandes et épique de l'histoire qui faisait que la france était plus au pays du monde peuplé de héros qui allait de jeanne d'arc à bahia en passant par napoléon et c'est avec encore une fois la construction d'un sentiment national hélas cette fonction était assumée par hollywood parce qu'elle correspondait plutôt à une espèce de comment dire de capacité à construire l'identité nationale on est frappé sivola hollywood entre la capacité extraordinaire d'auto critique sur le système à l'intérieur et l'absence totale de rapports historiques ou de crédibilité si vous voulez quand on est en rapport avec l'autre je vous en prend des exemples le cinéma hollywoodien a une fonction de conduire de réécriture de l'histoire en particulier de en faire revivre les défaites l'histoire de la guerre du vietnam est extrêmement intéressante parce que tous les films qui ont été faits après en général d'une vingtaine d'années après et qui sont des films critiques sur le vietnam ne parle jamais de la légitimité de la lutte des vietnamiens c'est toujours la souffrance du soldat américain nous aussi on a fait la chose vingt ans après la guerre d'algérie mais enfin le premier film qui doit être 20 ans dans les aurès c'est pas du tout l'histoire d'un type qui souffre du combat c'est un type qui au contraire déserte pour sauver un prisonnier algérien donc on n'est pas du tout dans les mêmes problématiques je vous les côtés les plus cocasses si vous laissez rambo rembourser l'ancien combattant désespérée de l'accueil des rangs un ancien combattant du vietnam en bois rambo ii il redevient combattants et donc il repart au vietnam pour libérer des prisonniers de guerre que ces diène damien n'ont jamais libéré et il va tuer 76 personnes je sais compter donc j'ai dû me tromper puisque après j'ai trouvé 87 sur notre site imaginez une minute qu'on fasse un film comme ça sur l'algérie on renvoie en algérie d'anciens combattants algérie qui va tuer 76 algeria vous imaginez le scandale politique que ça ferait là bas on vous explique que c'est un très bon film j'ai eu une discussion sur un mec en sniper avec des scies des fils ils m'ont expliqué c'était une critique de la guerre si on a pas du voir le même film peut-être quand même quand vous êtes vous définissez effectivement ce récit national qui est fabriqué par le cinéma que vous dites qu'il y a des héros américain est ce qu'on ne peut pas dire qu'il soit aussi a plutôt au service du bien définis tels que définis par les américains qui voient qu'il ya un bien et un mal est un héros qui défend le bien pour l'humanité entière est ce que on peut vraiment dire qu'il s'agit de se considérer soi même comme une incarnation du bien et les autres le mal vous dites par rapport à la question de l'altérité sk pas plutôt une bonne intentions peut-être meurtrière et finalement qui est détournée mais est ce qu est ce que vous voir accorder quand même l'idée qui a une forme de vocation universelle que l'amérique doit déployer dans le monde oui cela dit mon première remarque mais encore une fois cocasse si vous les américains ont fabriqué le super héros nous on n'a jamais réussi à faire ça quand le super héros c'est chuck norris et stallone stallone si vous voulez le symbole même de l'ancien combattant alors que j'avais fait la guerre je sais pas pourquoi il va partir au vietnam donc vous dit tiens c'est étrangement donc il ya l'idée que le combattant américain est un combattant de pointures totalement impensable deuxième chose il le traitement de la guerre dire comment la guerre est à dire par le cinéma américain la caractéristique des états unis c'est que c'est un pays qui n'a jamais connu la guerre la guerre de sécession ça s'est terminé en 1865 le dernier ancien combattant il mord dans les années 50 en france en aux états unis et donc les américains ne savent pas ce que c'est qu'une ville détruite qu'est ce que c'est que des points d'eau qu'est ce que c'est que les tickets de rationnement donc toute la guerre a été vécue à travers le cinéma et encore une fois ce que ce soit d'ailleurs sur les guerres indiennes où que ce soit sur la seconde guerre mondiale où que ce soit la guerre du vietnam le rapport à la violence si vous voulez cinématographique est totalement déconnectée de la réalité je vous en cite un exemple vous savez nouveau clause 8 le grand penseur de la stratégie militaire dit qu'il ya dans la guerre le brouillard de la guerre c'est à dire qu'on sait pas où se trouvent les demies on sait pas où strauss trouve soi même on sait pas où se trouvent ses camarades et donc le souci principal du combattant c'est de faire attention parce que tu es moi mais vous pouvez pas faire coucher stallone dans une zone est visible donc stallone va se lever au milieu de ses ennemis avec une mitraillette dans chaque main et il va tirer comme ça en touchant tout le temps parce que les contraintes du cinéma fait que le spectateur doit s'identifier au héros est le héros peut pas être humilié il peut pas être donc vous avez une vision de la violence qui fait que aux états unis avec le tout sur une méconnaissance de l'histoire et de la géographie qui est assez étonnante vous avez donc quelque chose qui est une valorisation du rapport à l'autre alors après évidemment le héros est porteur du bien il est censé être porteur du bien universel sauf quand ils traitent de l'autre je vous signale quand même que pour parler du basané c'est à dire du héros sud américains dans les années 20 vous aviez un type un stéréotype du mexicain qui s'appelait de grisy c'est-à-dire ce mexicain il devait être gratuit le mal rasé avec à rire sardonique évidemment il était toujours cette espèce d'individus cruel avec son grand sourire qui faisait qu'il pouvait justifier n'importe quel jeu lancement vous imaginez tête des mexicains se voir présenter comme ça par contre il avait une petite qualité c'est qu'il y avait la bomba latina c'est à dire qu'il y avait une femme qui pouvaient s'être présenté en violation des règles de censure morale qui étaient ceux du code ice c'est à dire qu'elle elle puis dans celle couverte avec un décolleté fantastique et le poète sensuelle mais parce qu'on disait ça c'est des sauvages c'est pas grave pareil la femme diane s'ils voulaient pouvaient avoir les jambes nues alors que les femmes de cow boys a vu c'était toujours la robe elle connaît voilà donc c'est un c'est une des fonctions du cinéma de se servir de l'autre pour éventuellement contourner quelques difficultés internes mais alors cela dit sur le rôle du français si vous voulez pour ce qui nous concerne c'est aussi pas mal exemple si vous voulez le français ça a été disons bon excepté le côté iodé aux tic de paris etc dans les scènes de guerre c'est surtout ça qui m'intéressait le français c'est le collabo c'est à dire effectivement dans casablanca et l'officier qui va essayer d empêcher de partir etc etc il ya un épisode que je trouve très drôle aussi c'est que vous savez que par exemple gaben était à hollywood quand la guerre se déclenche et finalement il décide de quitter hollywood sans en parler personne pour aller rejoindre les forces françaises libres et donc il s'engage dans l'un des convois et il est mitrailleur sur un convoi il venait de voir le film d'un frais bogaert qui s'applique plus quoi bataille dans le passif dans l'esthétique en fait quelque chose comme ça et gabin sous le feu des les avions allemands bons les bombardements les sous-marins et sert à se remémorer des scènes où un vrai beau garrett et et seul le aux commandes de son bateau souriant évidemment que d'un calme impassible pas vide et il se disait quel con ce beau gars quel con sauvegarde c'est à dire que la représentation qu'on faisait aux états unis de ce qui était la réalité de la guerre n'était absolument pas une règle de réalisme c'était une règle de valorisation du héros et donc on est dans quelque chose qui est cette époque là c'est le co logo ensuite alors il ya une espèce de fascination extraordinaire américain pour la légion étrangère j'aime beaucoup la légion étrangère à cette élite cette espèce d'idée de deux forces armées est disponible pour quel que soit le conflit avec ses hommes perdus si vous voulez qu'ils vont vivre à travers la guerre et donc il ya deux ou trois films sur légion étrangère qui sont sortis je crois qu'il y en a un qui s'appelle bogeys ce qui est un film avec gary cooper quand même dans le gnr est évidemment marlene dietrich tombe amoureuse de son beau légionnaires et cinq finales elle va le suivre dans le désert parce qu'il part en patrouille la loi issue d'un désert puisque en algérie comme vous le savez il ya que du désert et donc elle va enlever ses souliers à talons pour le suivre dans les sables de l'île des serpents faut l'inventer quand même jamais vu cette scène la légion étrangère faudrait que je pose la question d'heures et donc vous avez des scènes comme ça et puis alors la fin c'est l'époque de la crise si vous voulez du french bashing bons mots que jacques chirac reçu ce damné en irak vous avez une déclenchement d'une campagne anti anti française extraordinaire on avait sur sur les internets à l'époque d'état vingt dix trucs le drapeau français c'est le drapeau blanc par les ouvriers c'est le type qui ont débaptisé les french fries oui c'est ça il débaptiser les phrases et donc le cinéma s'en est fait l'écho c'est à dire que tous les films proposés à des acteurs français des acteurs français qui rêvait d'aller à hollywood sont tous des rôles de méchants deux femmes deux je cite une phrase de 6 km h est oublié le nom de lambert wilson qui team ces texans bien je suis atteint d'une l'oss en 2g dite aiguë parce qu'on ne propose que des mauvais rôle et c'est pas moi qui fais la citation c'est lui donc s'ils voulaient après ça évidemment ça va se passer mais il reste qu'on est un espèce de commandes identité culturelle difficilement compréhensible pour les américains donc vous dites que le cinéma américain hollywoodien a aussi permis de légitimer des réalités et d'en masquer certaines autres à propos des cowboys et des indiens vous parler effectivement cette épopée génocidaire et puisqu'on parle de cet autre que les productions hollywoodiennes ont stigmatisé vous fait le tour de ses ennemis imaginaires devenu réel par cette contamination de l'opinion qu'hollywood a permis au fil des décennies ça commence avec le noir ça se poursuit avec le pont rouge ensuite vous allez sur toutes les nuances de jaune comme vous l'avez déjà exprimé le basané donc le latino le bandido ce trafiquant de drogue ou dictateurs sanguinaires leblanc le nazi le communiste et puis on va en arriver à aujourd'hui avec la démonologie bush au trump yen qui est donc les demies aujourd'hui l'américain est des états unis c'est vrai qu'on est pas prêt avec la disparition de l'urss dans une espèce de house géopolitique ci s'est considérablement complexifié parce que il ya plus l'ennemi soviétique donc tout à coup l'imagination est débridée bon alors moi j'appelle ça un minestrone de l'emi parce qu'effectivement il ya un mélange de tout et qui peuvent être dans le même film si vous voulez des ennemis qu'on n'attendait pas bon alors le russe a beaucoup perdu il a décliné mais enfin il réapparaît temps en temps dans un certain nombre de films il faut faire du terrorisme alors je me suis amusé par exemple sur la série qui s'appelle die hard savait que cette série avec bruce willis ou en tricot de peau marcel civelli sauve la planète régulièrement le premier il se bat contre des russes et des germano russe il se bat contre un dictateur sud américain entouré de mercenaires me reconnais pas l'ancien guide dans le deuxième il tue ans et deuxième dans le troisième il se bat contre des terroristes allemands baader meinhof je ne sais pas le quatrième des cyber à coeur le cinquième contre désole un oligarque russe qui veut des cas des intentions nucléaires c'est pour vous dire que si vous voulez le champ est ouvert demain les scénaristes du moment qu'il ya quelque chose marche que le héros est figé si vous voulez dans leurs représentations cinématographiques à ce moment là il est polyvalent et un couteau suisse si vous voulez de lutte contre la menace dans quelle mesure quand même tout ça ce sont pas des fondamentaux du cinéma d'avoir une polarisation aéro auquel on s'identifie enfin est-ce que ça c'est pas une structure classique que vous prenez spécifiquement pour un cinéma américain mais qui finalement a les mêmes ressorts partout est ce que vous ne chargez pas donc spécifiquement le cinéma américain de cela non c'est à dire que vous avez raison de le faire remarquer simplement encore une fois moi je me prêtant aux spécialités mauvais film c'est à dire ceux dans lesquels n'y a pas de second degré n'y a pas de troisième degré bon je sais pas si le cahier du cinéma par le rendement au livre mais moi si vous les laissez le film où les indiens sont les méchants et les cowboys sur les gentils ou le jaune est un méchant et je vous cite l'exemple de ses films suppose du vietnam vous n'avez aucun héros vietnamiens dans ses films que ce soit pour calypso note que ce soit brigue hamburger il et c'est pareil pour l'irak si vous regarder american saiper vous n'avez aucun irakien positif donc je me fournis sur le cinéma a qu'un pas celui qui a le plus de moyens qui a cette capacité à reconstituer une espèce de situation parce qu'il a des moyens corps humain extraordinaire de de participation de figurants et c est donc bien évidemment chacun de ses films à cette force de propagande de conviction donc de propagande et quand vous regardez les mêmes films si vous voulez par qui sont faits par la france sur la guerre vous avez rarement le super héros par une fois c'est pas une invention ans est une invention exclusivement américaine et donc la distance à la guerre est évidemment une distance beaucoup plus critique pour ce qui nous concerne on n'a aucune envie de recommencer le match tandis que les américains peuvent le vivre comme ça s'est passé plein de problèmes et donc oui les règles de fonctionnement sont effectivement celle que vous dites qu'il ya toujours une espèce de comment dire le coupure entre le gentil et le méchant a fortiori quand on parle le film de guerre mais si vous reprenez par exemple 20 ans dans les aurès où si vous reprenez la 317e section vous dit pas qui sont les gentils et les méchants vous dit comment se vit la guerre dans une dans une section et ce film il se termine par la mort de tous les membres de la section ou quand un choc dorfer tournoi 317e c'est le oui la section anderson vous souvenez ce documentaire c'est ça c'est à dire tout à coup la guerre ces violences a fait mal ça tue c'est pas du tout le super héros pour les dans votre sens on a reçu récemment autour de cette grande table le romancier américain d'origine vietnamienne viet tan n'guyen qui racontait comment est la difficulté qu'il a eu à retrouver reconnaître sa part vietnamienne lui qui a grandi aux etats unis qui a visionné à peu près tous les films américains produit par hollywood qui lui ont permis de construire son imaginaire de se sentir aussi américains il a écrit le sympathisant un roman prix pulitzer en 2016 écoutez ce qu'il en dit [Musique] quand on regarde on fait un film américain quand on y est celia matin évidemment on voit bien que de plus grands stéréotypes c'était dur c'était une guerre américaine une espèce de guerre qu'ils étaient en dehors du sol américain et qui avait divisé tous pays et il vient bien n'était là on fait dans ses récits que pour être sauvée pour être tués pour être sauvé si on avait quelque chose à dire c'était tout simplement de dire merci aux américains et j'ai trouvé que c'était une manière qui était simpliste de regarder le passé et c'était qui continuait en fait injustifiée dans l'histoire américaine et il y avait vraiment un besoin très important de contredire en fait cette version américaine glass qui est un besoin de contradictions pour vous aujourd'hui pierre connaisseurs ce qu'il faut revenir sur ces films les analyses et les étudier pour produire des contre-discours écouter encore une fois moi je suis un grand admirateur du cinéma hollywoodien le bon évidemment mais je suis un grand spécialiste mauvais film et donc ça c'est extrêmement important si vous voulez comprendre parce que c'est un produit à justin est un mauvais exemple il est un mauvais film dans son rapport à la réalité c'est tiré de la force des ténèbres qui n'est pas du tout un roman est conséquent la carte visa mais on transpose la problématique du soldat devenu fou et c'est dans un contexte et amiens mais regardez le film à nouveau vous n'avez aucun vietnamiens positif si on ne sait pas pourquoi il avait les vietnamiens résiste c'est un fantastique offensive commerciale qui est elle arrivée d'un soldat américain en masse donc encore une fois on n'est pas sur une explication historique on est sur quelque chose qui est la construction d'une mythologie et je comprends que ce monsieur était choqué en temps puis et amiens le devoir que il ne pouvait pas y avoir deux côtés positifs ou l'histoire de la guerre du vietnam donc on est dans cette situation où il n'y a pas d'enseignement de l'histoire dans les écoles américaines par exemple vous souvenez de ce film qu'a fait cet écrivain américain am not know l'union niglo facto semaine documentaire français sur leur historique de et donc à la fin on ne demande que ce film soit présenté dans les écoles américaines un cri à ce qui est au programme mais il n'y a pas de programme ça veut dire que de toute façon si vous le passez en caroline du sud vous ne passerez pas parce que c'est la décision de dire que on peut pas se explicité aussi clairement le fait qu'ils aient encore du racisme aux états unis donc voyons on est sur des situations la complexité américain mario et à propos de con tre récit le carton au box-office l'an passé c'est black panther c'est justement un film qui revisite aussi cette mythologie américaine sur la place des droits et des afro-américains dans la société qui les présentent d'ailleurs tous les héros sont noirs vous vous écrivez le cinéma hollywoodien ainsi offert une à six visuels au racisme américain et mondial tant dans la narration que dans la mise en scène le montage et la technique avec cette population qui a pu être un moment diaboliser on voit aujourd'hui des contres récit des contres storytelling qui sont produis aussi par hollywood et qui sont donc quoi plutôt pour vous annonciateur de bonnes nouvelles c'est qu'il ya une réconciliation les demies est redevenus amis l'unité c'est recréer non je crois qu'il ya deux choses il ya effectivement le fait que moi je m'intéresse à la production de masse c'est à dire pour moi le succès d'un film c'est le nombre de spectateurs c'est pas la qualité du film pensez un peu par exemple le film impôts xai apocalypse nine eleven ou collombat y sont des films qui n'ont eu leur succès que parce qu'ils ont été couronné à cannes ils sont revenus ensuite aux états unis couronné d'une palme qui effectivement un certain respect donc il en reste moment là ils se sont levés ou vers des réseaux de distribution donc la remarque vous faites c'est leur arbitrage entre deux choses qui sont ces majors qui continue à faire une masse de mauvais films et puis des producteurs indépendants ou des acteurs qui décide de s'investir eux mêmes le rôle joué par des gens comme redford gens comme même clark hebel par exemple je cite cet exemple vous savez dans l' otan en emporte le vent qui est vraiment le stéréo dans lequel vous êtes tous les stéréotypes du noir quand la première du film est projeté atlanta qui est une ville qui a été rasé par les guerres de sécession il ya encore des lois racistes qui font que hattie mcdaniel qui joue la mama vous savez cette grosse dame qui est un personnage important d'autant l'importateur ne peut pas entrer dans la salle de cinéma et donc elle dit vends car gabolde il dans ce cas la chine on déconne c'est à dire que à l'époque prendre une position comme ça pour défendre une actrice noire s'est déformée et c'est elle qui lui dit non vas-y parce que ça peut nous aider et donc vous avez à la fois ses prises de positions deux producteurs indépendants vous avez ces propositions d'acteurs indépendants marlon brando par exemple refusant l'oscar en faisant lire par une jeune une jeune indienne c'est l'époque où il ya des grandes manifestations de wounded knee vous savez avec les indiens qui demandait un statut et c est bien cette jeune fille va venir refusé le prix à sa place elle lit tout un long discours que la salle lui interdit de conclure donc voyez vous avez cette contradiction dans le cinéma américain est encore une fois les plus grands succès c'est malheureusement pas les finitions et noir c'est les films sur sâone de chuck norris c'est tout ça cela dit la distance critique aux états unis est fantastique vous avez un site par exemple qui donne chaque année le film le titre du film le plus meurtrier parce que vous savez bien que dans les films américains si vous voulez il faut qu'ils aient beaucoup d'hélicoptères et beaucoup de morts et donc chaque année vous savez ce site comic satirique qui délivre le prix du film le plus meurtrier de l'année ça vous préviens que dans la société américaine la même distance critique que celle que j'observe alors yahia hollywood et ya peut-être l'évolution au tour au fil des années et aujourd'hui on dit qu hollywood perd un petit peu la maîtrise de cette production de récits pour peut-être netflix ou des séries qu'est ce que vous dites de ce passage ecoutez-moi j'attendrai de voir les mauvais films diffusés par netflix a je suis toujours pareil à l'affût si vous voulez de ce qui est constitutif de l'opinion publique nous on a eu notre période de films coloniaux par exemple 1 et à l'époque l'algérie s'était représenté avec des gens là vivent dans le sable dans le désert et c'est donc encore une fois c'est cette coupe constitution d'une espèce d'identité collective qui se fait à partir du cinéma donc que les majors s'inquiète effectivement du fait qu'ils aient des nouveaux modes de production moi ce qui m'intéresse plutôt sait comment des producteurs indépendants vont se mettre en opposition si vous voulez au discours dominant regardez le cas par exemple de hollywood avec l'allemagne d'avant guerre à l'époque l'allemagne était le marché commercial le plus important de toute l'europe pour l'exportation des films américains voyez un personnage dans le paysage super eagles qui dit aux producteurs américains si vous faites un film critique sur le régime nazi j'interdirais tous les films américains réaction des producteurs d'hier ont fait pas de film anti nazi dans plus y avait une grosse communauté allemande donc on fait des films anti et japonais ça marche toujours et donc le seul producteur indépendant ça va être charlie chaplin qui va faire le dictateur et c est donc à ce moment là c'est que la guerre commence hollywood se trouve face à une difficulté c'est qu'ils ont tellement diaboliser les japonais est tellement préserver les allemands qu'il faut qu'ils rentrent aux pédales pour expliquer pourquoi on fait la guerre en europe parce qu'autant la pearl harbour justifier la guerre est donc là vous aviez la preuve de la trahison des japonais autant il fallait convaincre l'opinion publique qu'il fallait faire le même effort de guerre si vous voulez contre les allemands qu'on a vu jusque là totalement préservée donc on est parfois dans ce décalage qui est assez cocasse vous vous dites bon bah c'est pas grave on va rattraper on a du savoir faire qu'est ce que vous dites de spielberg par exemple un formidable réalisateur parce que il a une notoriété tels que aujourd'hui peut faire passer ses propres sa propre capacité créative moi je pense à particulier un film qui a été fait sur l'épisode vous servez d'enlèvement de l'équipe israélienne des jeux olympiques à munich est effectivement il fait un film qui s'appelle munich france je me souviens bien dans lequel il fait non seulement le tac mais en plus ils expliquent le point de vue des palestiniens bon il a été très critiqué pour ça parce que justement il essaye d'avoir cédé pareil pour le soldat ryan il va voir des anciens combattants et il leur demande comment c'était physiquement vous comme vous avez vécu et il en conclut qu'il faut faire toute la scène caméra à l'épaule c'est à dire être un combattant ça c'est du professionnalisme c'est pas un stallone qui encore une fois où chuck norris il est donc vous le mettez dans le bon cinéma ben oui oui absolument avec cette capacité critique qui fait que le même film pourrait être porteur de plusieurs messages
Maxime Michelet