Colère des lycéens : le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, est l'invité du 20H
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui va changer rapidement pour remplacer les professeurs absents ?
- 0:36RelanceRéponse directe
Ces enseignants seront-ils face à des élèves dans les heures qui viennent ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Est-ce que ça va coûter combien ces mesures ?
- 1:45RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas du bricolage, les heures supplémentaires et les 3000 enseignants ?
- 2:17RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas avoir agi il y a deux mois pendant les vacances ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Avez-vous répondu concrètement aux 66 000 lycéens qui ont répondu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Chiffre
« On a 3000 professeurs remplaçants qui actuellement ne sont pas devant élèves. Ils voudraient l'être mais ils ne sont pas affectés devant élèves »
- 1:45Chiffre
« Ça représente plusieurs milliers de postes. On met les milliers de postes en face »
- 2:17Chiffre
« Ce budget est en augmentation de 1,2 milliards. il était de 63 et 64 »
- 2:51Chiffre
« On a 66000 lycéens qui ont déjà répondu en l'espace de 3 jours »
- 3:59Chiffre
« Ce budget est en augmentation de 1,2 milliards »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir Edouard Geoffroy. Bonsoir. Vous êtes ministre de l'éducation nationale, je voulais vous poser trois questions ce soir. Vous avez promis à ces élèves qu'on vient de voir un plan d'urgence pour remplacer les professeurs absents. Qu'est-ce qui va changer rapidement et ? Alors très concrètement, euh grâce à un logiciel que j'avais demandé euh il y a un an, on a pu, en ce début d'année, c'est la première fois qu'on le déploie, identifier les établissements euh qui sont des situations que je qualifierais de de très problématiques. Donc il y a 114 lycées dont je dirais qu'ils sont rouges et 400 qui sont oranges, pour faire simple. Et dans ces lycées, on va déployer des enseignants à partir de demain qu'on va prendre dans enfin on a trois leviers. On a un premier levier, c'est
qu'on a 3000 professeurs remplaçants qui actuellement ne sont pas devant élèves. Ils voudraient l'être mais ils ne sont pas affectés devant élèves, 3000 professeurs, parce que jusqu'à présent on savait mal les affecter notamment. Et donc dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements. Deuxième élément, c'est que euh je vais autoriser les recteurs à recruter plus que ce qui est normalement autorisé, quelques centaines de professeurs de plus, là où nous avons des besoins. Donc vous garantissez que ces enseignants seront face à des élèves ? Dans les heures qui viennent. Dans les heures qui ? heures qui viennent, entre entre demain et mardi. Donc ces professeurs remplaçants, l'un habite Strasbourg, il va aller à Metz pour colmater une ? non non non non.
Ou il va aller à à ? C'est c'est par c'est par académie, c'est par académie évidemment. Donc et même c'est même par par établissement, par bassin de vie. Mais ces professeurs en tout cas, ils sont disponibles, ça en fait 3000. J'autorise le recrutement de plusieurs centaines d'autres et par ailleurs, on va également donner euh plusieurs centaines de milliers pour faire simple, d'heures supplémentaires, ce qu'on appelle le pacte enseignant, par anticipation aux proviseurs pour qu'ils puissent procéder à des remplacements de courte durée à l'intérieur de l'établissement avec les professeurs volontaires. Oui mais ça, ça a déjà été proposé aux enseignants et certains ont refusé en disant que j'ai j'ai mon quota d'heures, je travaille suffisamment, je ne veux
pas euh vous arranger les choses, vous ministre. qu'actuellement toutes ces heures quasiment sont consommées et qu'on nous en redemande et donc l'idée c'est qu'on puisse justement en donner plusieurs centaines de milliers en complément des milliers de postes qu'on va donc libérer. Ça va coûter combien ces ? Alors d'ici la fin de l'année, c'est plusieurs millions, mais ce qui compte surtout, c'est c'est enfin même plusieurs dizaines de millions, mais ce qui compte, c'est ce qui va se passer surtout l'année prochaine en 2027 grâce au projet de loi de finances sur lequel on travaille. Est-ce que c'est pas du bricolage, du rafistolage, les heures supplémentaires, les 3000 enseignants ? En 2027, ça marchera ou il va y avoir un nouveau bug et vous allez revenir en
disant "Je suis désolé, ça marche pas tout à fait très ? C'est très concret. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que des élèves qui n'ont pas cours aujourd'hui et cours demain. Euh Non, on a on a évidemment calibré les choses. Ça représente plusieurs milliers de postes. On met les milliers de postes en face. C'est très clair. Les milliers de professeurs remplaçants en face seront présents dans les heures et les jours qui viennent. Et ces établissements, la liste va être dressée ? Vous la ? Vous allez la donner aux élèves, aux parents d'élèves, aux ? Cette liste, elle est déjà dressée, les recteurs l'ont et on peut agir très directement. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait il y a 2 mois pendant les grandes vacances d'été alors que le système fonctionne le 1er ?
Alors tout simplement parce que euh ce logiciel est en cours de déploiement. J'ai un peu accéléré les choses ces derniers jours. Il était prévu en fait pour début novembre parce qu'il n'existait pas avant. On n'avait pas les outils de pilotage. Et par ailleurs, il y a aussi autre chose parce que je je rebondis sur ce que disait l'élève tout à l'heure qui disait "C'est notre c'est notre cause, c'est notre sujet." On a aussi donné la parole aux lycéens sur une plateforme. On a 66000 lycéens qui ont déjà répondu en l'espace de 3 jours. Et ce que je voudrais leur dire, c'est que leur parole va être entendue et que nous en tirerons des conséquences aussi dans le projet de budget. Est-ce que vous allez ? Il y a 66000 réponses, avez-vous dit. Est-ce que vous allez répondre concrètement à ces
lycéens qui vous ont ? Alors, on va évidemment d'abord leur répondre établissement par établissement, c'est-à-dire qu'on va regarder la situation de chaque établissement grâce à ça. Et puis on va trouver aussi des réponses politiques, collectives. Le gouvernement fera des propositions d'amendements dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances sur le budget de l'éducation nationale grâce à ces grâce à ces contributions, j'allais dire objectivées. Donc, c'est la première fois que nos lycéens auront un effet sur le budget de l'éducation nationale. En 2027, le budget de l'éducation nationale, le vôtre sera de 64 milliards d'euros. Tous les syndicats demandent davantage de moyens. Est-ce que vous allez en rester ? Est-ce que vous leur dites "Vous n'aurez pas un centime de
plus. Il faudra jouer au bonneteau au milieu de ces parmi ces 64 milliards." Je leur dis pas ça. D'abord, ce budget est en augmentation de 1,2 milliards. il était de 63 et 64. Est-ce que c'est pour solde de tout ? Mais comme je vous l'ai dit, c'est pas pour solde de tout compte. Euh le gouvernement, à l'intérieur de l'enveloppe qui elle reste constante, qui est le budget de l'État, euh regardera s'il y a lieu de prendre des amendements, mais il sera à l'initiative d'amendements en fonction des retours que nous aurons, si si il est nécessaire de d'augmenter le budget de l'éducation nationale. Donc ce budget pourra augmenter. Ah ben c'est le principe même de la procédure parlementaire. militerez pour qu'il ? Mais militer dans l'absolu, c'est je sais pas ce que ça veut dire, mais tirer la
conséquence des paroles des lycéens pour permettre à ce budget d'évoluer, ça par contre j'y crois. Merci Édouard Geffray d'avoir répondu à nos questions et aux questions de ces nombreux lycéens que nous avons rencontrés.
Édouard Geffray