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Interviewyoutube.com· 29 avril 2025 43 minContradictoireMixteEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jean-Luc Mélenchon face à Alain Duhamel sur BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Chiffre
    « il a réussi à leur faire perdre quelque chose comme 590 milliards en une nuit. »
  • Chiffre
    « Monsieur Chirak a été élu avec 17 % de voix au premier tour, moins de voix que moi. »
  • Chiffre
    « gauche toute tendance réunie aujourd'hui c'est entre 30 et 32 % selon les dernières élections. »
  • Fait
    « La dernière fois à 400000 voix près, si monsieur Roussell n'avait pas maintenu son absurde candidature »
  • Fait
    « moi je suis allé au Canada menacé d'invasion par le voisin. »
  • Fait
    « Je suis allé au Mexique, je suis allé en Arménie, je suis allé au Liban »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Jean-Luc Mélenchon, bonsoir. Bonsoir. Alain Duamel, bonsoir.

Bonsoir. Bonsoir, merci d'être là parce que vous faites rare sur les plateaux télé. Oui.

Vous revenez des États-Unis et du Canada. Vous avez fait la promotion de votre livre euh qu'on connaît bien ici en en France, Faites mieux qui a été traduit en anglais mais alors qu' a pas le même titre. Now the people.

Pourquoi ? parce que fait mieux en anglais ça ça se mo parce que la traduction littérale ne donnait rien et puis parce que je voulais souligner puisque c'est un livre traduit donc il va être lu par des gens que ces questions concernent directement qui ne me connaissent pas lui donner le sens politique entier c'est-à-dire que je pense que nous sommes dans l'air du peuple et des révolutions citoyennes. Je dois m'expliquer auprès des uns sur ce qu'est l'air du peuple, auprès des autres pourquoi j'ai pas dit révolution citoyen socialiste et euh voilà le titre doit rendre compte de ça et je suis assez content de l'intérêt que suggère suscite la France insoumise dans le monde compte tenu des aventures de la France hein dans laquelle nous qu'est-ce comment vous perçoit aux États comment vous perçoit aux États-Unis ?

On vous dit on vous présente comme étant le leader de la gauche en France. Oui, c'est plutôt comme ça parce que ils ne connaissent pas, ils ne lisent pas la presse française et quand ils la lisent, ils en ont une opinion assez pitoyable, hein. Mais parce que vu de loin, et bien l'homme de gauche qui fait 22 % quand le suivant est à 4 %, vu de loin, vous savez ce que c'est hein, ils finissent par penser que c'est moi qui suis le plus avancé à gauche.

Voilà. Bon alors ça me va mais honnêtement je ne peux pas vous dire quelle perception on peut avoir parce que globalement la situation est totalement différente au Québec pour prendre cet exemple et aux États-Unis. Aux États-Unis dans la profondeur des États-Unis et peut-être même beaucoup à New York même la politique française c'est tout juste si ça où est la France.

Euh bon, au Québec, c'est beaucoup plus euh beaucoup plus direct, bien évidemment. Et puis on arrive dans un moment, je suis arrivé dans un moment de tension, ce qui a modifié euh ma manière d'être là-bas, ce que j'avais à y faire au départ, comme vous le dites, j'avais un livre et puis euh bah on voit l'installation de monsieur Trump puis il règne une ambiance que nous on voit de loin avec un français qui a eu ma à partir avec le service de la douane et de et des contrôles frontières. Alors je me suis dit puisque j'entre par Montréal et par Montréal sur les États-Unis, et bien je vais euh il faut que je change le sens de ce que je fais là.

Pourquoi ? Parce que il s'est passé un fait qui vous a échappé, c'est que monsieur Trump menace son voisin, le Canada. Je crois que tout le monde s'en est rendu compte.

Dans le Canada, il y a d'ailleurs le Québec qui est pour nous une sorte d'amour permanent et nostalgique pour les Français. Et euh personne n'a rien dit. Euh le président de la République française voit Trump, il se tape sur les cuisses, il s'enlève la poussière sur les épaules.

Pas un mot sur le Canada. La même chose avec le Mexique he je m'empresse de le dire. Et j'ai fait les deux pays.

Et puis arrive l'anglais encore mieux, lui chef du Commonwealth dont t membre le Canada. Et alors quand un journaliste lui dit "Alors, monsieur, vous avez parlé du Canada avec monsieur Trump". Un journaliste qui fait le boulot quoi.

Et l'autre il répond "Ah non, vous voulez nous fâcher avec Trump." C'est-à-dire que personne n'a rien dit. Et là-bas, quelle que soit l'opinion politique, tout le monde fait la gueule parce que l'Europe ne s'intéresse à rien d'après eux.

La question c'est comment combattre Trump en fait ? Bon, alors d'abord Trump n'a pas que de mauvais côté dans la mesure où il a suscité une réaction du Canada et une réaction qui est pas une réaction de second plan puisque ce sont les libéraux qui ont gagné et qui ont battu les conservateurs. Alors que les conservateurs qui ressemblent beaucoup aux trumpistes par leur thème et par leur style étaient grand favori jusqu'à l'arrivée de Trump.

Et ce sont les agressions de Trump contre le Canada qui ont brusquement tout changé et le Canada s'est retrouvé, réinventé, à changer le résultat des élections parce que la vérité c'était que tout le monde était persuadé que les conservateurs allaient gagner et que finalement de peu mais sont les libéraux qui ont gagné et que ça n'est pas la même chose parce que d'un côté il y a une droite libérale disons classique et de l'autre côté c'était un populisme agressif, un populisme à la trampe et il a été battu. Donc ça c'était une bonne chose. Euh l'autre l'autre point et vous serez peut-être vous ne serait peut-être pas d'accord avec moi, mais l'autre point c'est que ça a quand même un peu mais ça ne me fait pas peur, c'est que il a un peu réussi à réveiller l'Europe quand même et à lui donner conscience d'elle-même et de la nécessité de son autonomie, y compris par rapport aux États-Unis.

Ça a renforcé l'Europe finalement. Et bah moi mon point de vue que ça oblige l'Europe qui n'en aurait peut-être pas eu le courage spontané ou disons la solidarité instinctive mais à osé commencer à se différencier voire à s'opposer. Alors la France a toujours essayé de conserver un minimum de distance avec les États-Unis sur le plan stratégique et en règle générale sur le plan politique d'ailleurs, mais était quand même à l'intérieur de la Corte.

Et là euh il y a le début de quelque chose de prise de conscience que les intérêts sont pas forcément identiques, que la démarche doit pas forcément être commune et j'espère alors là je je m'avance, j'en suis pas sûr, j'espère qu'elle prend aussi conscience de ses intérêts, c'est-à-dire de la nécessité de tenir bon quand il le faut en face d'un Trump. Écoutez, monsieur Duamel, sur le premier point, je vais être d'accord avec vous. sur le second.

Pas du tout. Et je vais essayer de vous le démontrer, de vous le démontrer pas un un pur jugement idéologique qui est pour moi suffirait mais je vais vous le démontrer je commence par le point numéro 1. Dans toute crise et je suis heureux que ce soit vous qui l'ayez dit et pas moi, il y a des opportunités qui se dessinent.

Il ne faut pas avoir peur des événements, même quand ils paraissent terrifiant. Car du moment que l'on analyse précisément les causes, qu'on arrive à prévoir assez précisément les effets, on peut intervenir et changer le cours de l'histoire. Vous avez raison.

Au Canada, eux-mêmes sont stupéfaits de ce que ça a produit. C'est-à-dire que tout d'un coup, y compris au Québec, on a ressenti une identité canadienne, un réveil. Voilà.

Alors ça c'est vrai et j'ajoute que si je devais prolonger avec un petit peu d'humour, je dirais que on peut dire que monsieur Trump est sans doute l'un des anticapitalistes les plus efficaces du monde puisque à lui tout seul, il a réussi à leur faire perdre quelque chose comme 590 milliards en une nuit. Et puis il provoque, et là je parle sérieusement, ça n'est plus de l'humour, il va mettre le monde entier en tension car passons les événements qui changent tous les jours, il reste des droits de douane à 10 %. à la place de droit de douane à 2 %.

On verra ce qui fera du reste si ça sera vraiment 20 % 105 pour les autres 50 pour cela, mais 10 %. C'est-à-dire que cet homme premièrement fait un aveu. Non, ce n'est plus la main invisible du marché et la libre compétition non faussée qui fixe le prix et le prix désignant la valeur des objets.

Non, c'est l'État. Il parle quasiment comme Brejnef. C'est l'État.

Donc ça vous approuvez. Alors, j'approuve le fait que soit cit pas la méthode mais en tout cas le non qu'on soit revenu à la réalité et au réalisme. La main invisive n'a jamais rien organisé à part le chaos et l'État doit jouer son rôle.

Si je devais faire une démonstration sans prendre d'exemple dans mon propre programme, je disais, voyez pourquoi la Chine en même pas une génération s'est redressé du désastre dans lequel elle était pour devenir la première puissance du monde, ce qu'elle est déjà. Donc ça c'est voilà pour le print numéro 1. Et puis monsieur Trump nous oblige à réfléchir et je ce qui d'ailleurs m'a frappé c'est que ça a pas obligé tout le monde à réfléchir ni aux États-Unis ni au Québec.

Par exemple Trump Paris B dit l'accord de Paris c'est fini. Autrement dit, il y a pas de crise climatique, il y a pas de bien commun, il y a pas d'intérêt général humain et personne en parle partout où je suis passé, s'il y avait pas eu moi, personne parler de la crise climatique. Point de Attendez juste pour monsieur la la réponse à monsieur Duamel parce que il faut pas j'espère que en m'écoutant peut-être vous allez réviser votre point de vue.

Ce n'est pas vrai. Hélas, monsieur Duamel, car sinon juste changer d'avis. J'aurais regardé autrement les opportunités qui se dessinent en Europe.

Je suis frappé par leur caractère de petit toutou. Monsieur Trump menace d'envahir un pays européen. Le Groenland pour l'instant appartient au Danemark.

Réponse zéro. Que dit le Danemark lui-même ? Ah, nous allons acheter des F35 qui sont des avions américains pour s'armer hein.

Et évidemment qu'il ne décollent que si les États-Unis approuvent. Madame Vanerlayen. Bon alors vous me direz, c'est pas un aigle, c'est pas aujourd'hui qu'on l'a découvert mais qu'est-ce qu'elle fait ?

Elle dit "Ah, nous allons nous armer pour faire face à la menace russe." Bon, très bien. Bah, allons-y.

Euh, ça c'était totalement extravagant à mes yeux, mais qu'est-ce qu'elle fait ? 850 milliards, excusez-moi si c'est 50 ou ou plus, peu importe, c'est ça, c'est 850 milliards dont 150 qui sont empruntés. Ça veut dire on autorise tous les États d'Europe à dépenser plus qu'ils n'avaient le droit jusque-là.

On ne pouvait pas pour l'éducation, on ne peut pas pour la santé, on ne peut pas pour l'espace, on peut bref, attendez, je termine. Mais mais par contre pour les armes, on peut quelles armes ? Celles des États-Unis.

Il y a que nous les Français qui sommes capables de nous équiper tout seul. Tous les autres vont aller acheter des armes nord-américaines et comme si ça suffisait pas, il se trouve que j'ai fait le calcul que vous n'avez pas fait monsieur Truchotud, ni vous ni votre collègue ni aucun autre, c'est que ces 850 milliards, ça correspond oh pile poil aux 5 % du PIB que monsieur Trump a demandé pour payer des armes américaines. Alors je résume d'un mot, monsieur Trump est le représentant de l'impérialisme tributaire.

Ça n'est plus par ces machines les inventions que le capitalisme américain avance. Il avance parce qu'il vous prend un tribu doignier et militaire. Bon alors alors après et puis après on on va parler de la gauche aussi la réponse à gauche en Europe ou quand même je réponds bien sûr voir si je trouve la réponse à la Alors euh d'abord en ce qui concerne Trump lui-même ce qui est quand même très intéressant sur le plan économique c'est à quel point il n'a pas été le maître.

Il est arrivé en roulant les épaules, en expliquant que il allait faire ce qu'il allait faire. Faut dire qu'il l'avait vraiment dit pendant la campagne et que n'entendait pas que ceux qui ne voulaient pas entendre. Mais il avait vraiment dit, il l'a fait comme c'était logique, ça a raté.

Mais ce qui était ce qui a été incroyable parce que moi j'ai jamais assisté de toute ma vie à un une volte face aussi rapide de la part d'un chef d'état aussi puissant. il a été obligé de s'agenouiller en réalité devant les réactions du marché et le marché, je dis pas du tout que le marché soit un idéal et deux toujours lucides, mais il n'empêche que quand Trump a voulu commencer à faire au sens littéral vraiment n'importe quoi, quand on parle de droit de douane de 120 % pour les Chinois, c'est vraiment n'importe quoi au sens ouf nous-même on veut maintenant taxer les petits colis chinois. Ça c'est dans la même logique.

Bah oui, mais c'est dans la même logique de se protéger des produits chinois qui sont nocifs, n'ont pas les mêmes normes social dire qu'on va mettre dire qu'on va mettre euh 120 % sur l'ensemble des productions chinoises. C'est absurde. Et c'est absurde.

Mais non, mais mais non, c'est absurde. Et ce qui d'ailleurs est très rompiste, c'est mensonger parce qu'il y a un certain nombre d'exportations chinoises qui sont impérativement nécessaires pour les Américains. Bon, attendez-v laissez-moi terminer hein parce que chacun son tour.

Bon, donc sur ce point, il a été obligé de faire une genouuflexion. Je ne jure pas que il va en rester là. il est très capable ensuite de refaire quelque chose en sens inverse.

Mais il n'empêche qu'il a subi ça, on peut pas dire le contraire, un gros échec et qu'il a dû courber les Chine. Bon et que en ce qui me concerne en tout cas, j'ai trouvé que c'était au moins sur ce point précis positif. Ça ça n'efface pas le reste.

Bon en ce qui concerne les Européens, si vous voulez me faire dire que tout ça est trop lent, que tout ça et correspond chez certains, y compris madame Vaner Lyen à des calculs qui sont pas forcément des calculs qu'on pourrait souhaiter et cetera, euh ça se défend. Bon mais il n'empêche que on voit s'esquisser un certain nombre de choses qui n'étaient pas imaginable pour ne prendre qu'un seul exemple parce que je sens qu'on veut nous faire parler de la France et pour ne prendre pense que ça intéresse aussi les Français. Non, ça n'est moins intéressant que ce qu'il dit parce que le global commande le local, monsieur Truchotud.

Et ce que fait monsieur Trump vous concerne vous directement et nous trois ici parce que dans quelques mois, vous allez avoir des tensions sociales dans le monde entier à cause de ce Allez-y, allez-y, terminez monsieur Duamel que je vois comment je vous et alors et alors euh quand on prend je un seul exemple qui est celui du comportement des Britanniques, les Britanniques qui ont fait pendant des décennies tout ce qui pouvait pour s'éloigner de l'Europe sont brusquement obligés de commencer à s'en rapprocher. Et ça le Brexit malgré tout, mais ça veut dire eux aussi d'être obligés de s'adapter. Ça veut dire je suis pas en train de dire on va constituer une Europe dont la force, la puissance, la cohésion et cetera sera comparable à celle des États-Unis dans leur côté.

D'ailleurs, la cohésion des États-Unis, c'est discutable ce que je dis. Euh mais mais à à faire bouger et à faire bouger l'Europe en soi, c'est déjà un exploit, même si c'est bougé pas assez, trop tard, pas suffisamment. et en désordre dans ce monde agité.

Quelle est la réponse de la gauche française aujourd'hui qui est dans l'opposition euh qui pensait gagner législative finalement qui pensait même pouvoir obtenir Matignon qui n'a pas qui pensait monsieur nous les avons gagnés. Oui mais qui pensait avoir Matignon ? Vous n'avez pas eu donc aujourd'hui c'est la droite et le centre.

Vous savez que dans tous les pays du monde, personne ne comprend qu'il y a eu des élections que un parti les ait gagné avec pas une majorité absolue. Mais c'est pas lui qui dirige arrivé en tête en tête. Mais mais ailleurs ça suffit.

Regardez en Allemagne je ne dis pas arrive en tête c'est lui et pour il est loin de la majorité hein. D'accord. Mais justement comment faire en sorte que la gauche gagne et gouverne ? ell reviennent au pouvoir.

Bah si vous voulez apporter des réponses à Trump, à ce monde agité, j'imagine que vous voulez que la gauche revienne au pouvoir. Oui, mais c'est quoi la solution ? Quel est le Je vais vous dire, c'est un secret hein, il faut gagner les élections.

Oui, mais comment les gagner ? Comment ? Un autre secret en faisant campagne, en ayant un programme.

Vous Mais monsieur, je suis un démocrate moi, je vais pas faire des PCH, je vais pas appeler à des barricades. S'il y a des barricades dans ce pays, elles seront toutes seules. Elles ont pas besoin de moi.

Donc je ne peux faire qu'une chose dire je respecte la démocratie. Je programme commun toute la gauche. Mais attendez, on passe d'un sujet à l'autre.

D'abord, c'était pas ça dont vous vouliez parler. Vous m'avez dit que fait la gauche en face de ce monde ? J'allais vous répondre avec courtoisie pour des gens qui ne le sont pas avec moi d'habitude.

Euh bah je peux pas parler pour tous les autres et puis je vais vous dire j'ai pas envie de parler pour eux parce que certains d'entre eux bon ont fait un choix je dis pas que je le respecte mais ils ont fait un choix à cinq occasions de suite ils ont refusé de voter la censure parce qu'ils avaient un arrangement de nuit passé avec monsieur Baï. Bon là vous parlez des socialistes pour que ça soit bien clair. Les nommer monsieur mais encore une fois c'est vous qui faites le boulot là. dit que ça ne sert à rien de censurerie puisque si c'est pas François Baou sera monsieur le cornu ou un autre.

Voilà, ça pourrait être moi par exemple parce que je veux je rappelle quand même qu'on est arrivé en tête. Vous pensez qu'el Macron pourrait vous nommer ? Mais attendez non non, on va pas tourner à la guignolade notre entretien.

Je suis venu là parce que c'est monsieur Duamel et que c'est sérieux. Alors donc c'est quoi votre question ? Que fait la gauche ?

Je ne sais pas. Elle ne fait, je peux vous répondre, rien. Nous les insoumis, nous avons essayé de faire au moins une chose, c'est d'avoir un programme cohérent et deuxièmement d'aller là où ça barde.

Alors, on a choisi ça comme méthode un peu prétentieux, je je le reconnais. On a dit "Bon, on va être l'autre voie de la France. Alors, me voilà sur les routes et d'autres.

Aujourd'hui, vous avez Manon Aubri et Mathilde Panot qui sont en Pologne avec des pilules pro pour proavortement. Euh moi je suis allé au Canada menacé d'invasion par le voisin. J'ai fait un discours en anglais pour dire "On t'a dit que c'était non euh va te faire voir à monsieur Trump.

Je suis allé au Mexique, je suis allé en Arménie, je suis allé au Liban" à chaque fois pour porter le même message. On peut faire autrement. On est en train de perdre notre temps parce que notre temps devrait être consacré à vaincre les conséquences de la crise climatique.

Et au lieu de ça, on fait la guerre, la guerre commerciale, la guerre des frontières, on perd notre temps. Voilà. Et il y a un programme à voir.

Est-ce que nous français, on peut dire "Ah, vous êtes que 69 millions alors ça compte pas." Si ça compte, d'abord parce qu'on nous écoute et les gens nous connaissent pas trop, donc ils continuent à rêver d'une France qui est là, ça n'existe pas tant que ça. Donc ils attendent quelque chose et on peut dire des propositions.

Pour l'instant, il y en a pas. Choisissez l'alignement où vous êtes avec monsieur Chejping ou avec monsieur Poutine ou avec monsieur Trump. Mais des gens qui veulent être avec derrière personne comme nous français qui sont des têtes dures comme nous l'a enseigné de Gaulle, on sait qu'on peut.

Bon, même à ceux qui sont pas gaulistes, ils ont compris ça. C'est mon cas. Bon, alors premièrement être non aligné.

Deuxièmement, je termine là-dessus, il faut faire des propositions qui soient celles du 21e siècle. une stratégie non alignée à terre mondialiste. Faisons des choses sur des causes communes.

Exemple l'eau. Alors je vous dis, ça fait 100 fois que je vous dis que c'est un sujet sérieux que je viens à la télé, j'essaie de démarrer ma campagne avec la question de l'eau. Aujourd'hui, l'Inde vient de couper la flotte au Pakistan.

D'accord ? Ce sont deux pays armés d'armes nucléaires. Couper la flotte, c'est un acte de guerre.

Vous voyez bien que les grandes causes de l'humanité vont devenir des causes purement et simplement nationales et violentes. Il faut donc voilà ce que je en tout cas moi je porte pour le moment et je suis très fier que mes camarades aient accepté de faire comme ça. Ils y vont tous avec beaucoup de dévouement et de bravoure.

Mais la gauche est en désordre en France. Alors certains disent c'est à cause de Jean-Luc Mélenchon si est en désordre. C'est lui le fauteur de trouble.

Non. Alors, deux choses. La première que la gauche a besoin de se réinventer et besoin de mettre un programme commun et besoin un programme nouveau et besoin de définir son système de coopération.

Ça c'est une évidence. Autrement, elle est certaine de perdre. Il faut pas oublier quand même que le fait nouveau, c'est que la la gauche toute tendance réunie aujourd'hui c'est entre 30 et 32 % selon les dernières élections.

Ce qui est un score faible par rapport à l'histoire de la gauche. Ça se porte très bah évidemment c'est 10 points de moins que c'est 10 points de moins que la moyenne en de ce que fait la gauche. Et à l'intérieur, mais ça on y reviendra peut-être, à l'intérieur de la gauche, ce sont les insoumis qui se portent bien.

C'est-à-dire une gauche qui par rapport à ce qu'était la gauche d'il y a 10 ou 20 ans est une gauche de rupture par rapport à une autre gauche qui se veut ou se rêve ou espère redevenir une gauche de gestion, la gauche social-démocrate. Oui, enfin entre autres. Mais euh je suis d'accord que pour l'instant il n'y a aucun effort de programme et de réinvention.

Je suis d'accord. Part les insoumis. Alors attendez, on on va voir aussi comment ça va être présenté dans les moments qui viennent.

Mais je suis d'accord. Non non mais attendez, je il faut mettre carte sur table. Je suis pas d'accord avec le programme mais je reconnais qu'il existe et que il a été travaillé.

Alors c'est voilà c'est un un choix. Il y a des choses dans ce que dit Jean-Luc Mélenchon que je partage, le fait que euh dans la mondialisation des risques et dans la mondialisation des comportements, il y a une nécessité de réinvention de ce qu'on essaie de faire. Oui, ça c'est vrai.

C'est vrai et ça a peut-être l'air abstrait pour beaucoup de gens, mais c'est une révolution au sens littéral et donc qui est bon pour ne prendre qu'un exemple que sur l'écologie qui est celle qui est sacrifiée en ce moment par rapport au dernier sousbreau de la crise que par rapport à l'écologie y est à faire des choix qui ne seront pas du tout tous agréables tant. Ben oui, mais là-dessus, il faut dire des choses qui soient imaginables, tolérable et acceptable. Mais il faut travailler et il faut reconnaître que la gauche en dehors des insoumis n'a pas travaillé.

Elle n'a pas travaillé. Elle a travaillé les élections. Mais elle a pas travaillé, attendez, elle a travaillé les élections.

Elle a pas travaillé les programmes. D'accord. ins or moi ma pas ma conception mais ma conviction ce qui est tout à fait autre chose c'est que une gauche quelle qu'elle soit ne gagne que si elle a un programme à proposer et un programme compréhensible pas un programme écrit en chinois un programme compréhensible et et pour l'instant les insoumis ont leurs propositions je ne les partage pas mais mais ils ont des propositions ont des propositions et elles ont leur cohérence.

Vous avez des positions. Je peux je peux vous montrer terminer votre mais Jeanluc Mélon vous avez des propositions mais moi quand j'entends ceux qui étaient avec vous au moment des législatives he puisque vous aviez présenté des listes communes aujourd'hui ils se disent il faut trouver un système qui exclut Mélenchon on ne veut plus de lui on veut continuer sans lui on veut même peut-être organiser des primaires sans lui et cetera c'est ça que j'entends et c'est c'est par de ça parce que c'est vous qui avez fait le meilleur score la dernière fois c'est vous qui travaillez bien l'indu am donc c'est pas moi qu' faut poser la question j'en sais rien Et peut-être aussi, c'est à vous peut-être parce que parfois vous leur parlez durement. Ah bon ?

Ah oui. Ah bon ? Eux non.

Vous avez dit "Je ne les aime pas". Ah mon dieu, je vous aime tous. C'est ça que vous voulez ?

Non, c'est stupide. Nous ne transigerons pas sur une chose, c'est la question ce que vient de dire Alain Duamel. Comme c'est Alain Duamel qui le dit, vous pourriez peut-être y réfléchir en vous y arrêtant.

C'est pas moi qui vous le dit. Est-ce que pas vous monsieur Truchot, je veux dire en général ceux qui nous écoutent, est-ce que vous avez compris qu'il s'est produit des faits majeurs dans l'histoire qui ont tout changé ? Maintenant, c'est monsieur Trump qui met le point final à 40 ans de néolibéralisme échelé.

Il vient de le faire lui, pas Léonid Brejnef ou je sais pas qui lui. Deuxièmement, dans le monde entier, les gauches se sont effondrés, monsieur Truchotud, nous sommes le petit miracle européen. Il y a pas d'autres cas comme nous.

Les gauches sont effondrées. Pourquoi ? Parce que leur logiciel que j'ai partagé pendant 30 ans de ma vie ne fonctionne plus.

Quel est ce logiciel ? qui est de dire voilà nous n'allons pas faire on va brutaliser personne hein, on va faire de la croissance en toujours plus de croissance et ce qui aura été produit en plus on va le partager en donnant plus à ceux qu'on le moins. Ça a marché mais arrive un jour où la croissance enfin elle bute sur une difficulté.

Le capitalisme est en panne, vous avez pas l'air de vous en rendre compte mais la croissance a été divisée par depuis les années 60. Il y a pas besoin d'être pour comprendre que les capacités d'accumulation pour le capitalisme ont été divisées par deèmement, si on continue à dire la croissance, la croissance, la croissance, c'est pour ça que monsieur Duamel, pas Jean-Luc Mélenchon, mais je souscris à la thèse du Hamélien, hein, dit "Si vous continuez à faire comme avant, vous allez avoir un désastre de première grandeur." Je le dis aussi.

C'est-à-dire si vous continuez à croire qu'il vous suffit produire toujours plus n'importe quoi qui ne sert à rien souvent ou qui est détruit quasi instantanément et bien vous aurez un désastre. Il faut donc tout changer. Ça veut dire que la gauche doit changer.

Il faut qu'elle trouve une autre manière de faire. C'est pourquoi le concept central des insoumis c'est la révolution citoyenne. Il monsieur duamel vient de dire c'est un modéré duamel.

Il vous dit il faut faire une révolution. Mais il est quasiment maintenant insoumis à l'in là. Non faut pas vous l'avez convaincu là.

Non je je crois pas. Je crois comme tous les êtres de raison, nous nous rendons compte que nous sommes devant un mur. Un type de droite, j'ai des amis de droite, figurez-vous, ça existe hein.

Bon, c'est pénible souvent mais parce qu'ils ont des opinions politiques lamentables, mais nous sommes amis. Bon et bien eux aussi comprennent qu'il faut renouveler leur ils ne peuvent pas revenir vous dire "Ah bon, on va régler le problème, c'est les Arabes et les musulmans et pour le reste doré avant c'est comme auparavant la recette à la retraite a 77 ans et le tout ça ça suffit. Donc tout le monde doit se réinventer.

Nous avons un métro d'avance. Alors, je termine monsieur Truchotud parce qu'il est perfide. Il a dit "Ah oui, mais finalement vous êtes pas si nombreux que ça." Mais monsieur Truchotud, allons.

Monsieur Chirak a été élu avec 17 % de voix au premier tour, moins de voix que moi. Vra et et mais c'est comme ça, c'était des configurations différentes. Mais heureusement.

Bah, heureusement mais le monde est ainsi fait que chaque moment est nouveau. Après, il fautir une réserve de voix. Vous le savez bien, vous savez même mieux que moi.

Attendez, je termine juste parce que là, je veux absolument finir avec cet argument. Peut-être y répondrez-vous vous-même, monsieur Duamel. Mais bien sûr, faut une réserve de voie.

La dernière fois à 400000 voix près, si monsieur Roussell n'avait pas maintenu son absurde candidature alors qu'ils étaient mes alliés avant, et bien j'étais au 2e tour et au deuxème tour le pays tout entier se serait dit tiens, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que on écoute ce gars qui nous explique la planification écologique ou mais enfin respecter la démocratie le peuple français pas une collection d'abrutis qui sifflé se mettre en rang suivant les ordres des partis les gens auraient tranché et je me serais incliné si j'avais dû perdre et l'autre se serait incliné s'il avait perdu. Ça s'appelle la démocratie.

Donc je n'ai pas un instant de trouble. Les partenaires avec lesquels j'ai fait affaire ne respectent rien, pas leurs propres paroles. Vous venez de dire, monsieur Trouchot, vous-même, il vous faut un programme très bien.

Nous en avions un. À peine l'encre était telle sèche qu'il recommençait à me jeter des pierres et à dire queil n'en voulait pas de la moitié. Alors écoutez, le minimum qu'on puisse faire de francs, je parle très sérieusement.

Les Français regardent, ils voient les menteurs, ceux qui se battent pour les sièges et ceux qui se battent parce qu'ils ont une idée. Alors peut-être qu'on peut trouver que moi, je suis trop inspiré par moment, mais je le suis. et les gens le comprennent.

Il faut choisir entre des visions du monde, mes chers compatriotes. Et vous l'avez fait 10 fois dans le passé et ben, il vous faudra encore une 11e et celle-là c'est moi. Ça sera en 2027 et ça sera vous ou pas.

Ça veut dire qu'on sait pas on peut pas se passer Jean-Luc Mélenchon. Non à gauche. Non non non mais c'est le le problème Mélenchon.

Moi, je suis tout à fait prêt à en parler sur ce qu'inspire, ce qu'il a de positif, ce qu'il a de négatif, ce qui agace, qui intéresse et cetera. Bon, tout à fait. Mais là, c'est pas ça que je veux dire.

Ce que je veux dire, c'est que pour gagner, il suffit pas qu'il y ait euh le pôle de la gauche, moi que j'appelle de rupture, c'est-à-dire vous, que d'autres appellent autrement. Euh radical, on nous a dit aussi. Pourquoi pas ?

Voilà. Bah bon bref, il suffit pas que cette gauche là ait un programme que je ne partage pas mais qui est un programme et une vision des changements que je ne partage pas ou en tout cas pas suffisamment à vos yeux sûrement. Il faut qu'il y ait des partenaires, qui soient des partenaires qui acceptent eux aussi d'avoir un programme et d'en discuter.

Pour l'instant, il y a pas de programme de ce côté-là et de même que vous n'avez pour eux pas de considération évidente si j'aiécouté ce que je vous dis. C'est la déception, monsieur Duamel, qui me fait parler. Ces gens ont signé un programme, il ne le respecte pas.

Alors, que voulez-vous que je vous dise ? Alors, après, on me dit "Ah ben, tu n'es pas d'accord ?" Bah c'est pas moi faut poser la question, c'est à eux.

Attendez, je je continue à vous répondre. Euh c'est euh c'est absolument inévitable ce qui se passe dans la mesure où la gauche réformiste, la gauche social-démocrate, la gauche non insoumise qui est quand même la gauche qui a gouverné dans l'histoire en France. Quand elle a gouverné, c'est elle qui gouvernait.

Oui, mais tous rassemblés font pas la moitié. Alors, attendez. Non, non, mais attendez, je vous réponds.

Bon, euh cette gauche là euh elle a elle a besoin elle a au fond choisi l'alliance avec vous pour des raisons électorales, accepter un programme que dans le fond elle ne partage pas, votre programme et elle l'a rejeté ensuite d'autant plus facilement qu'elle ne partage pas sur le fond et que ce sont pas les mêmes idées que vous défendez. Mais je dirais que ça c'est ce qui complique aujourd'hui terriblement vos rapports alors même que vous ne pouvez gagner qu'allier mais que vous ne pouvez être allié qu'à condition d'avoir au moins un minimum de conviction commune. Ce qui aujourd'hui n'est pas le cas.

Admettez tout de même que quand on signe un papier, c'est qu'on y croit. Ils ont passé des nuits à négocier avec Non non non, je n'ad pas du tout ça. C'est c'est ce que moi je pense souhaitable dans l'absolu.

Mais ça n'est pas du tout la réalité. La réalité c'est que le reste de la gauche a signé avec vous parce qu'avec vous ils avaient une chance de s'en tirer et que sans vous il n'en avait aucune. Voilà, c'est ça.

Oui. En plus, c'est la première fois de l'histoire, monsieur Truchaud, de l'histoire qu'il y avait des candidatures communes au premier tour. C'est nous qui avons fait ça.

Je faisais 22. Bon, mais donc cette gauche là pour l'instant ça n'est pas vraiment un partenaire pour vous. Mais il y a autre chose qui est plus grave et que vous avez évidemment remarqué qui est que le mouvement général en Europe, pour en rester à l'Europe, le mouvement général en Europe n'est pas de du tout celui d'une conquête électorale de la gauche.

Un mouvement électoral en Europe, c'est un mouvement nationaliste et populiste simultané dans la quasi-totalité des pays avec des degrés, des puissances, des rapidités, des incarnations qui sont différentes d'un pays à l'autre, qui sont plus séduisantes dans certains cas que d'autres, qui sont dangereuses dans tous les cas et qui est l'énorme vague qui arrive, l'énorme vague qui arrive, ça n'est pas les insoumis et leurs et leurs éventuels alliés. La vague qui arrive, c'est la vague des populistes nationalistes. Ce qui ressent ce qui veut dire d'ailleurs deux dangers.

Bon et et ces deux dangers tout le monde la voit. Alors cette vague comment y répondre ? Et puis ensuite, je voudrais qu'on on parle aussi de cet acte antimusulman qui a frappé la France et je voudrais vous faire réagir également là-dessus parce que c'est aussi important.

Alors je partage le diagnostic d'Alain. Il faudrait être Ain duel. Il faut être aveugle pour pas voir.

En effet le risque est là. Donc ce qu'il faut faire, c'est analyser comment ça s'est passé ailleurs pour essayer nous de parer le coup avant. partout ailleurs, la droite et l'extrême centre, on va dire pour pour être gênant pour personne, se sont fait absorber pas par l'extrême droite, ils essayent de la combattre, mais avec la pire des méthodes, c'est-à-dire en reprenant sur le leurs idées, leurs vocabules et le reste.

Et le résultat, c'est qu'ils ont été ils sont portés par des programmes que vous venez de décrire nationalistes, on peut dire agressif, chauvin et raciste. Et pourquoi nous sommes arrivés à la conclusion que le dénominateur commun de nos adversaires, c'est le racisme, c'est le sexisme, c'est-à-dire ce qui était considéré de haut par la gauche jusque là en disant tout ça c'est sociétal hein et puis il y a le social. Non, les êtres humains sont des êtres de culture et des êtres sociaux.

C'est pourquoi on doit répondre aux deux aspects en menant cette bataille. C'est ce que nous faisons en France. Mais monsieur Duamel, prenons la le témoignage de l'histoire.

Et ben oui, on a déjà été entouré par Hitler, Mussolini, Franco et nous et ben nous avons fait le Front populaire et le Front populaire pétin ensuite hein. Mais attendez, il s'est passé un certain nombre d'années, il faut donc aussi tirer une leçon. On va pas en plus être responsable de Pétin pendant que vous y êtes.

Non. Bon non mais c'est pas moi qui a dit du bien hein, c'est monsieur Macron. Donc il y a eu il a pas dit du bien de P.

Si, il a dit que c'était un grand stratège, ce qui n'est pas vrai et que Mora, c'était un brillant intellectuel. Il a il a dit que c'était un bon chef de guerre et que c'était un homme d'état lamentable. Oui, mais on parle pas comme ça.

Il a été il a il a été par l'œuvre de l'artiste. Il a il a été alors il a été un vous mettez pas à deux hein déjà à deux. Vous prenez les de tiers du temps mais alors en plus ça a été ça a été un bon militaire pas du tout le meilleur du côté des Français mais ça a été un bon militaire et ça a été un chef d'état innommable.

Voilà. Et monsieur Duamel, écoutez tout ce que vous voudrez, vous êtes brillant pour pour faire mais il a dans la même phrase, il y a Moras. Moras est un antisémite et un assassin.

Donc, mais ce n'est pas quand on est président de la République française, queles que soient ses opinions, il y a des choses qu'on ne dit pas. Point final. Je voudrais quand même temps.

J'ai pas fini de Oui, justement. Non, je voudrais quand même qu'on parle de cet acte antimusulman parce que il a fait réagir beaucoup de Français et il vous a fait réagir vous Jean-Luc Mélenchon avec une image assez saisissante. On vous voit en larme dans cette manifestation place de la République.

Vous veniez de de rencontrer une femme, je crois qui faisait part de de son angoisse, de son inquiétude, de ses peurs par rapport à cette haine anti musulman. Est-ce que l'islamophobie, alors c'est un terme qui est d'ailleurs contesté par certains, est-ce qu'elle est suffisamment combattue en France notamment par ce pouvoir en place ? Bon, je suis désolé de m'être donné de cette façon.

J'ai c'était l'alarme sincère. Bah écoutez quand même quoi. Non, parce que certains certains on douté de ces images.

Oui. Oui. Non, mais je suis accusé de tout.

Quoi que je fasse, si j'embrasse quelqu'un, c'est qu'en réalité je voulais le mordre. Si je pleure, c'est qu'en réalité Non, on parle sérieusement. Je suis oui bouleversé par cette situation, mais comprenez, je suis un homme de gauche.

Je suis né dans une famille chrétienne où on n'acceptait pas le racisme. Et je suis né au Maghreb. Donc ça me parle peut-être un peu plus per plus, vous savez ce que c'est avec le temps de bien un peu émotif.

Bon voilà, ça se passe comme ça. Mais c'est pas la première fois. Tout ce qui concerne la détresse, la peur, cette femme m'a dit "Nous partons avec la peur au ventre." Moi, je pense à mes milliers de petits compatriotes, peut-être aussi à mes neveux et nièes, qui sait.

Et je me dis "Non, ce pays est à vous. Je vous demande de vous en rappeler. N'acceptez pas de vous faire mettre sur le bord de l'assiette, sinon nous allons recommencer une horreur qui a déjà eu lieu une fois." On recommence pas ça.

Il est temps d'arrêter et de dire stop. Et donc tous les responsables politiques, queles que soient leurs opinions, doivent se dire maintenant ça suffit de montrer du doigt les musulmans, de le ministre de l'intérieur qui termine un discours en disant "Ah, le voile mais qu'est-ce que c'est que ça ?" Vous m'imaginez moi dans ma pire période anticalotin de quand j'avais 18 ans, si j'avais dit "Ah bah les crucifie, on aurait dit donc toi tu as tu vas baisser un ton sur le voile, vous aviez aussi de tenu des produits des propos assez laïques, non ?

Mais pas assez laïque. Je dis les choses comme elles sont. Je je ne comprenais pas pourquoi on se voilait.

J'ai regardé, j'ai écouté, tout le monde est accessible à la raison. Et l'une de mes amie à qui j'ai posé la question qui porte pas de voile et à qui je lui ai dit "Mais dis donc, toi, tu es féministe et tu viens me dire que c'est bien le voile et tu tu t'abaisses devant l'homme ?" Et elle m'a répondu "Moi, je m'abaise devant aucun homme, je m'abaisse devant Dieu." Ben, monsieur Truchotud, si vous voulez aller discuter les ordres de Dieu avec quelqu'un qui croit, vous y allez.

Moi, j'ai décidé que ça servait à rien. Alors, l'islamophobie est-elle suffisamment reconnue en France ? Jean-Luc Mélenchon avait eu ce terme qui avait été controversé.

Il avait parlé d'antisémitisme résiduel. Est-ce qu'il y a un is une islamophobie résiduelle en France ? Ah, il y a ni à mes yeux, il y a ni islamophobie résiduelle ni antisémitisme résiduel en France.

Il y a en France un antisémitisme virulent qui est en plus qui qui depuis tout ce qui se passe à Gaza qui est aggravé. C'est je vous donne le mot. Je je vous donne le mot, monsieur Damel.

D'accord. Et il y a évidemment une islamophobie en même temps. Il y a les deux.

Mais bien sûr. Et le et le problème c'est pas simplement le problème chacun des deux est un gros problème hein, que ce soit l'antisémitisme ou l'islamophobie. Mais au-delà encore de ça, il y a le fait que on se retrouve dans une société qui est clivée comme jamais. non pas simplement sur des convictions idéologiques abstraites ou des choix politiques, sur la nature même des relations humaine.

Et ça et ben ça c'est une situation, c'est la fin d'un peuple et d'une nation. Ça c'est en tout cas le risque majeur et je pense que de ce point de vue chacun doit apporter ses responsabilités. Et je voudrais en profiter pour dire quelque chose à Jean-Luc Mélenchon euh qui est qui est d'une parfaite courtoisie et avec qui c'est très facile d'échanger dans ces conditions-là, mais que dans la vie quotidienne et dans le combat politique euh il a très souvent des accents, des outrances, des attaques que lui-même, c'est sûrement ce qu' va me répondre, mais il va il est très capable de le faire tout seul, que lui-même considère comme simplement des réponses au traitement qui subit lui, mais qui il n'empêche créer avec ses partenaires potentiels mais aussi avec les Français qui n'ont pas de conviction particulière, qui ne sont pas ancrés avec celui-ci ou celui-là mais qui écoutent et entendent.

Et je pense que je je vous le dis comme je le pense hein, je pense que c'est au détriment de votre propre cause ce qui après tout moi ne m'empêche pas de dormir puisque ça n'est pas la mienne mais au détriment je dirais de l'intérêt de ce que vous essayez de porter. Vous portez des idées, ce sont pas les miennes. Vous les portez en y réfléchissant et en travaillant ce qui n'est pas le cas de tout le monde, mais en les en les exprimant comme vous le faites moins vos idées d'ailleurs que les réponses aux critiques que vous subissez mais aux critiques que vous provoquez ou aux critiques que vous exprimez sur les autres.

Vous créez un climat qui est un climat à votre détriment de tension à votre détriment mais également un un climat de clivage supplémentaire. Vous êtes aussi un clivant. Oui.

Oui. Mais vous l'assumez ça le pardon vous l'assumez d'être clivant finalement. Bien sûr, c'est une affaire de philosophie politique, de conception de euh de de l'échange.

Bon euh notre société comme ça, je ne vous dis pas que c'est toujours été super performant, mais si c'était si contre performant, on aurait vu à ma place surgir les belles personnes. Madame Hidalgo a 67, monsieur Jade si raisonnable à peine 4 ou bien monsieur Rousell si fréquentable puisqu'il est sur tous les plateaux 2 %. Et c'est moi qui fait 22.

Pourquoi ? Parce que les gens savent qu'un homme politique sans défaut ça n'existe pas. Mais des hommes politiques sans conviction, il y en a plein.

Donc il préfère celui qui a des défauts et des convictions que ceux qui n'ont pas de défaut et aucune conviction. Voilà comment les chos c'est une question ai de sincérité. C'est ce que vous dites de sincérité.

Je plaide pour moi quoi. Je fais ce que je peux. parce que il y a quelque chose de terrifiant dans cette ce miroir.

Je mets pas en cause votre bonne volonté. En plus, c'est pardon monsieur Duamel là, je vais le dire aussi courtoisement que je peux aussi. Là, c'est très typé socialement.

Vous êtes un homme modéré parce que votre vie vous permet de l'être. Moi, je suis un homme ce que je suis parce que la vie m'y a conduit et elle m'y a conduit avec une certaine rudesse que je dont je retrouve aujourd'hui les traits. Je suis un des enfants perdus de la présence française dans le Maghreb qui a vécu tout ça plus le reste hein.

Et donc ces choses sont encore présentes en moi, mais c'est très typé socialement. La plupart des gens aiment qu'on comprenne ce que vous dites et moi on comprend ce que je dis. Et nous avons fait le choix, nous avons fait le choix fut au prix du clivage, monsieur Truchotud, de rendre les choses après les gens tranches choisissent et il est apparu que mon style était plutôt récompensé si vous voulez bien parce que vous vous êtes le meilleur observateur pour ça.

Mais monsieur Duamel, vous connaissez quelqu'un d'autre en politique qui ayant sissné du Parti socialiste à une petite poignée à l'idée vous disiez qu'on était deux réussir en moins de 10 ans à construire un mouvement de la puissance du mouvement de en mot en deux mots. Ah bah oui, laissez le parler truche. Oui, d'accord.

Mais il y a Guillaume d'arrêt qui vient de s'installer. Guillaume d'arrêt, il a qu'à prendre son parti. Oui, mais vous n'êtes pas tout seul.

Allez-y. En de mot 1, je connais quelqu'un qui était mitéran qui a fait plus que ça puisqu'il est parti de rien pour arriver à prendre un parti et l'Élysée. Oui.

Qui faisait déjà 12 % quand même le parti en question. Moi 3 %. Non mais je veux je veux dire euh il a poussé la performance plus loin.

Mais je suis un de ses élèves d'une veut dire Alain que Jean-Luc Mélenchon sera candidat en 2027. Oh bah oui. Non mais ça je il peut pas il ne peut pas ne pas l'être.

En en tout cas, il a il fait et il dit tout ce qu'il peut pour que ce soit le cas en fonction de ses convictions qui ne sont pas les miennes que je respecte. Il le respecte à chaque mais il pas peur. Personne va croire que vous êtes mélanchonniste.

Monsieur alors ça je vous parie qu'après le débat il y aura des gens pour dire "Ah ben il est il est Oui et moi aussi on va me dire tu t'es drôlement modéré pourquoi tu ne l'as pas affronté ?" Non mais vous serez en candidat une 27 je il y a pas il y a pas de suspen c'est oui il voulait pas me croire monsieur duamel je dis vous comprenez monsieur duamel c'est insupportable mais attendez bon écouté pendant tr quart d'heure monsieur le jour où j'aurai envie de programme vous parlez de voléoui vous savez quoi je suis je fais partie d'une équipe et on verra lucidement on va bien se de votre gueule avant parce qu'à toutes les émissions vous allez me demander alors alors et si un jour ben si vous la connaissez pourquoi vous posez la question pour ceux qui nous écoutent Mais ceux qui nous écoutent les gens qui nous écoutent, ils sont plus malins que vous, ils se disent "Il veut pas le dire." Et ben non, en effet, je veux pas dire ce que je vais faire parce que je ne sais pas, on n'a pas décidé.

Merci. Merci Alain Damel.

Jean-Luc Mélenchon face à Alain Duhamel sur BFMTV — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote