2027 : mais à quoi servent tous les “petits” candidats ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 16 %Attaque 51 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteÉludée
On est déjà plus ou moins dans la campagne présidentielle. À quoi servent les petits candidats ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Quelle est la spécificité de la candidature de Nathalie Arthaud ?
- 7:46OuverteRéponse directe
Quels sont les buts d'une candidature comme celle de Révolution Permanente ?
- 13:11OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir deux candidatures communistes révolutionnaires ?
- 22:05OuverteRéponse directe
Comment Lutte Ouvrière obtient-elle ses 500 signatures ?
- 24:01OuverteRéponse directe
Pourquoi Karim Bouhamran est-il un candidat médiatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:13InvitéChiffre
« Nathalie Arthaud a fait 0,56 en 2012, 0,64 en 2017, 0,56 en 2022. »
- 25:22InvitéFait
« Je suis candidat pour les prochaines élections présidentielles. »
- 25:33InvitéFait
« Majoritaires à vouloir une France humaine, une France forte, une France qui protège. »
- 25:55InvitéFait
« Une France souveraine ? »
- 45:51InvitéFait
« Je suis candidat à rien mais je suis candidat à aider. »
- 46:28InvitéFait
« L'expérience, je ne sais pas quoi. »
- 56:17InvitéFait
« On peut faire un bingo libéral avec David Lissnard. On le remplit extrêmement vite. »
- 56:31InvitéChiffre
« Tant qu'ils ont recruté 440 000 fonctionnaires pour 100 milliards de dépenses publiques. »
- 56:50InvitéFait
« C'est de l'équité plus que de l'égalité ça ? »
- 1:06:08InvitéFait
« Il est passé par toutes les crèmeries un peu les écolos, un peu les insoumis aussi. »
- 1:09:24InvitéFait
« C'est une espèce de populopoujadisme tout en ayant une chose libérale mais tout en étant anti-UE. »
- 1:11:53PrésentateurFait
« Branco 2027 qui circule sur le web »
- 1:12:00PrésentateurFait
« sur cette ligne un peu rouge-brun confusionniste »
- 1:13:25PrésentateurFait
« j'ai justement dit Erwan Branco qu'il était opportuniste »
- 1:13:42PrésentateurFait
« j'avais une parole critique à son égard »
- 1:13:47PrésentateurFait
« ces pseudo-médias complètement nuls et qui sont aussi dans une forme de confusionnisme »
- 1:14:19PrésentateurFait
« à l'époque d'Illégie-le-Jaune »
Temps de parole
- Présentateur56 %
- Invité33 %
- ?4 %
≈ 23,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Comme vous le savez, la présidentielle arrive à grands pas. On est déjà plus ou moins dans la campagne présidentielle. Je ne
sais
pas si on peut parler de pré-présidentielle. Ça ne sonne pas très bien, pré-présidentielle. Donc on va dire que ça y est, la campagne a commencé. Ça s'est vu d'ailleurs ce week-end avec ce fameux meeting de Jean-Luc Mélenchon, cette démonstration de force qui rebâta un petit peu les cartes. Je pense qu
'on
va en parler quand on va parler de la gauche. Mais aujourd'hui, on a décidé de se consacrer, dans le cadre de cette présidentielle, aux petits candidats. Parce que comme d'habitude, il y a une multitude de petits candidats. Peut-être que certains vont s'arrêter en cours de route, peut-être que certains vont essayer, mais n'auront pas leurs 500 signatures. Peut-être que certains vont réussir à avoir leurs 500 signatures et vont un petit peu servir à rien. En tout cas, il y
a
quand même plein de petits candidats. C'est un peu tout le temps ça aux présidentielles. Mais peut-être encore plus sur cette présidentielle-là, parce que ce n
'est
pas la réélection d'un président sortant qui se joue. C'est une élection qui est, vous le savez, éminemment politique. Et potentiellement, un duel Mélenchon-Bardella au second tour, c'est vraiment plausible, totalement plausible. Ce qui serait quand même un séisme dans la Ve République, probablement. Donc tout est permis, all bets are off, comme on dit en anglais, sur cette présidentielle. Et peut-être que ça aide aussi, ça fait qu'il y
aura
plus de petits candidats que d'habitude qui s
'y
ont tiré de leur manière ou d'une épingle du jeu. Donc ce qu
'on
a décidé de faire aujourd'hui, c'est de faire un petit peu la liste de ces petits candidats, en parler, voir les différents profils. Est-ce qu'il y
en
a, c
'est
des candidatures de témoignage ? Est
-ce
qu'il
y
en a, c'est un truc un petit peu malin pour entrer dans un rapport de force ? Est-ce qu'il
y
en a, c'est juste qu
'ils
sont à moitié dans un et qu
'on
ne
comprend
pas trop ce qu'ils font ? Il y a autant de profils de petits candidats que de petits candidats eux-mêmes. Donc on va en parler aujourd'hui.
On va parler de ça et prendre
le temps d'en parler.
Et je vois qu'il annonce deux candidatures d'ailleurs. Vorapsak vient de dire qu'il annonce sa candidature.
Ah oui ?
Donc il faudra l'interviewer.
Ah,
je me présente,
je
l'annonce là maintenant, c'est une exclue. L'humain,
on va voir si
Ribot saisi l'occasion de m'interviewer sur mon programme. Et oui, je pourrais être ton Benjamin Duhamel et que ce soit mon Karim Bouhamran, Vorapsak. N'hésite pas, n'hésite pas. Donc oui, on va parler de Karim Bouhamran, mais on ne
va
pas parler que de Karim Bouhamran. Donc moi,
ce
que je trouve beau, c'est commencer avec les candidats classiques. Les candidats qu'on connaît bien, qu'on peut classer parmi les petits candidats. Donc il y a une petite candidate qui est habituée à faire des scores assez modestes, mais qui est quand même très ancrée dans le paysage politique français. Et ça, ce
n
'est pas une candidature de témoignage, une candidature Hulu-Berlue de je ne sais quoi. C'est une vraie candidature. C'est une candidature communiste, révolutionnaire. Bien sûr, je parle évidemment de Nathalie Artaud pour l'Utour hier, qui rembraye, comme Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs pour sa quatrième présidentielle en 2027. Donc je te propose de commencer en regardant cet extrait qui
n
'a pas mal tourné.
C
'était à la fête de lutte ouvrière à Prelle. Voilà, il faisait très chaud. C'était très chouette. Moi, j'y étais en tant que simple journaliste, évidemment, à ce grand round de la gauche, pas de la gauche du coup, mais du communisme révolutionnaire, qui est un peu une institution maintenant à cette fête de lutte ouvrière. Très sympa, une ambiance, bon enfant, une ambiance familiale. Et donc du coup, Nathalie Artaud, on savait qu'elle allait être candidate, mais du coup, elle en a profité pour réexpliquer le sens de sa candidature à cette élection présidentielle.
Donc là, je vous propose de commencer avec une candidature qu'on connaît bien, qu'on peut quand même classer dans les petits candidats, je pense, avec Nathalie Artaud.
Beaucoup de candidats à gauche,
enfin en tout cas, beaucoup de candidats à la candidature. Il n'y
a
pas trop de candidats à gauche ? Par exemple, vous auriez un peu falluier à Jean-Luc Mélenchon ou un autre candidat de la gauche
? Non,
mais moi, je ne suis pas de gauche. Je suis communiste, je suis communiste révolutionnaire, internationaliste. Je pense qu'en effet, le problème qui se pose à nous, c'est est-ce que nous allons continuer de laisser les manettes à une classe capitaliste qui est aveuglée par l'argent et qui est prête à mettre la planète à feu ou à sang ? Où est-ce que nous allons nous battre pour enfin réorganiser toute la société à partir de nos intérêts à nous de travailleurs ? Voilà, moi, je ne prétends pas mieux pouvoir gérer cette société capitaliste. Elle ne peut pas tourner rond. Moi, je pense qu'il faut viser son renversement.
Et je pense qu'en effet, on aurait toutes les possibilités aujourd'hui pour organiser une économie collective qui puisse enfin répondre aux besoins de tous les hommes sur cette planète à l'échelle internationale.
Voilà, je
vous
l
'ai
bien dit. Luth Ouvrière a toujours un côté, et je ne dis pas ça pour être méprisant par rapport à Luth Ouvrière, il y
a
toujours un peu ce côté, c
'est
dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs confitures. C'est
vrai
que c'est un discours qui est un petit peu le même depuis les années 70, mais pour le coup, c'est un discours qui reste pertinent depuis les années 70,
quand même, malgré tout. C
'est
vrai que c'était le même discours que tenait Arlette Laguillet avant, avec pas forcément une explosion en termes électorales depuis que
c'est
Nathalie Arthaud. Arlette Laguillet faisait des meilleurs résultats. Nathalie Arthaud a fait 0,56 en 2012, 0,64 en 2017, 0,56 en 2022, mais ce n
'est
pas important, ce n
'est
pas ce qu'elle cherche.
Et
elle le dit là d'ailleurs, elle dit « je ne prétends pas savoir mieux gouverner que les autres ». Quelque part,
ce
n
'est
pas la question. C'est plus un programme de lutte, disons, qu'un programme de gouvernement, avec, justement, cette volonté de rendre le politique aux ouvriers, aux travailleurs, exactement, de faire de la politique autrement, etc. Et de marquer le terrain aussi, et de se faire connaître, de faire connaître son programme, ses intentions, sa tradition, si révolutionnaire. Et d'ailleurs, c
'est
ce que je trouve très bien dans cette réponse-là. Moi, j'aime bien Nathalie Arthaud, j'avoue qu'on a un peu ça en commun, mais j'ai une sympathie, évidemment, pour elle. Et puis, même, je trouve que là, elle explique bien la distinction, justement, entre une gauche révolutionnaire et la gauche institutionnelle. Et où elle explique, elle donne cette leçon-là, sans être méprisant vis-à
-vis
du journalisme. C'est vrai que le journaliste a l'air de débarquer sans savoir vraiment ce qu'est LO. Mais elle dit « je ne suis pas la gauche, je suis révolutionnaire, et voilà mon but, et voilà pourquoi je suis là ». C'est assez limpide, je trouve.
Oui, c'est assez limpide.
De toute façon, c'est à ça, justement, que sert cette candidature. C'est d'utiliser la présidentielle comme une tribune, finalement. Alors, dans la théorie marxiste, on va dire, ou la théorie même plus léniniste, je ne
sais
même pas si c'est vraiment Marx qui est... Non,
c
'est plus Lénine, ça, pour le coup. Enfin, dans la tradition communiste révolutionnaire, la présidentielle, c'est censé servir à deux choses. Ce n'est pas censé servir à, justement, arriver au pouvoir d'une république bourgeoise pour gérer les affaires du capitalisme. Non, parce que, par définition, si on révolutionnaire, ce n
'est
pas leur but, mais ils
se
servent à la fois comme tribune. Ils investissent les élections pour s
'en
servir comme tribune. Et parce que, quand même, c'est quelque chose d'éminemment politique,
c
'est quelque chose qui est important, c
'est
quelque chose qu'il faut investir. Et ceux qui, par principe, ne voudraient pas investir cette politique institutionnelle, Lénine, il appelait ça du gauchisme. Il disait que
c
'était la maladie infantile du communisme. Voilà. Parce qu'on peut s
'en
servir comme tribune et que c'est politique. Et deuxième raison d'aller sur des élections comme ça, qu'eux-mêmes qualifient d'élections bourgeoises volontiers, c'est aussi de, selon la tradition communiste révolutionnaire, sonder le niveau de conscience de la classe ouvrière.
Oui, c
'est
ça.
Alors, moi, je trouve que cet aspect, sonder le niveau de conscience de la classe ouvrière, là où ça pouvait marcher probablement assez bien par le passé. Là, maintenant, depuis 2002, en France, avec le traumatisme de Jean-Marie Le Pen au second tour, sachant que c'était une présidentielle assez folle, puisque Arlette Laguillier, donc la prédécesseuse de Nathalie Arthaud, avait fait plus de 5%. Et la LCR, donc c'était déjà Olivier Besancenot, l'ancêtre du NPA, avait fait quasiment autour de 5% aussi. Donc, il y a eu 10% de vote communiste révolutionnaire en 2002.
Donc là, on pourrait se dire, ah, ben voilà, voilà une information intéressante sur le niveau de conscience de la classe ouvrière, pour reprendre les termes consacrés. Mais voilà, depuis ce traumatisme de Jean-Marie Le Pen au second tour, Jean-Marie Le Pen, pardon, il y a cette espèce de mécanisme de vote utile qui s'est mis en place. Il y
a
aussi la création de LFI qui a quand même pas mal récupéré par aussi l'effet de vote utile des gens qui pourraient être tentés par un vote Poutou, un vote Besancenot, un vote Nathalie Arthaud, etc. Et donc, ça, ça marche un petit peu moins bien.
Mais
en tout cas, c'est quand même pour moi une candidature qui a du sens, une candidature qui, de
toute
façon, est traditionnelle, on pourrait presque dire en France, voilà, faire entendre la voix des travailleurs au plus grand nombre, c'est vraiment ce que répète Lutte Ouvrière depuis le début. Et pour moi, ils ont bien raison de le faire. Donc voilà, il y
a
des candidatures, on se dit un peu, ouh là là, mais qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? Quand on connaît un petit peu l'histoire du communiste révolutionnaire, la première élection d'Arlette Laguillier, donc du coup en 1974, première femme candidate à l'élection présidentielle, Arlette Laguillier d'ailleurs, à l'époque, c'était assez révolutionnaire. Elle avait commencé en disant travailleuse, travailleur, au lieu de dire française, française, voilà, ça semble presque dans la tradition de la Ve République finalement, je ne
suis
pas sûr que Lutte Ouvrière aimerait bien cette formulation, mais peu importe. Et donc voilà, ça c'est une petite candidature qu'on connaît et on comprend son sens assez facilement.
Oui, et puis il y a plusieurs buts, disons, plusieurs utilités à une candidature comme celle-là. D'abord, tu l'as dit, c'est amener des propositions,
c
'est montrer, enfin c'est représenter le monde du travail dans le sens des ouvriers, c'est porter certaines revendications, enfin par exemple, socialisation des banques, l'augmentation des salaires, l'interdiction des licenciements, notamment, mais c'est aussi...
L
'expropriation des multinationales,
c'est une nationalisation
sans compensation. d'ailleurs, je crois que je l'avais vu sur un de
tes
lives, l'interview sur France Info où elle explique concrètement comment il faut exproprier.
Ah ouais, ça fait bien d'entendre ça. Avec le journaliste qui est en face qui dit,
mais qu'est
-ce
qui se passe ? Je découvre un monde. Mais oui, et puis c'est aussi une deuxième utilité, c'est aussi un point de rencontre, disons, entre la gauche institutionnelle et la gauche révolutionnaire. Philippe Poutou, donc ancien candidat du NPA, elle a expliqué, notamment à Saïra, ici, vous avez le replay sur YouTube, d'ailleurs, si vous voulez aller voir ça, mais il explique un petit peu, voilà, avec ce dilemme en ce moment de est-ce qu'on y va ou est-ce qu
'on
n
'y
va pas ? Si on y va, on met en avant certaines idées, on se fait connaître, éventuellement, on fait des adhésions et on grossit les rangs, etc. mais si on n'y va pas, c'est aussi une possibilité pour nous de discuter avec notamment la France insoumise pour voir comment on articule les luttes, comment on articule lutte sociale, lutte politique plus institutionnelle. Enfin, voilà, c'est aussi l'atout, disons, que tous les cinq ans, ça amène la gauche à se parler.
Oui, tout à fait. La
gauche, entre guillemets, extrême et la gauche plus traditionnelle, on va dire.
Tout à fait, tout à fait. Et d'ailleurs, il y a une autre candidature qui est aussi communiste révolutionnaire, un peu différente et j'ai envie de faire ce petit trait d'esprit. Ça aussi,
ça
s'inscrit dans la tradition de la 5e République. S'il n
'y
a pas deux et précisément deux candidatures trotskistes ou plutôt communistes révolutionnaires, je trouve que le terme est plus adapté en vérité que trotskistes. Typiquement, moi, pour ceux qui ne savent pas, j'étais proche de lutte ouvrière jusqu'en 2017-2018, notamment via un ami que j'avais rencontré à la fête de l'UMA sur un stand du PCF.
Et
donc voilà, ce truc de la gauche se parle, effectivement. Moi, j'étais là, c'était à une époque où j'avais voté Mélenchon en 2012 quand j'avais 18 ans. J'étais à la fête de l'UMA, un stand du PCF, je prenais un gars de lutte ouvrière et puis au final, ça a vraiment été important dans ma politisation, dans ma formation politique. C'est pour ça, par exemple, ce que je viens de dire, je pense que
ça
s'est vu que j'ai déjà parlé avec des gens de L.O. Bref, je ne
sais
plus pourquoi je disais ça.
Mais oui, sur l'appellation révolutionnaire.
Ah oui, communiste révolutionnaire,
effectivement, je trouve que communiste révolutionnaire, voire même léniniste, en réalité, pour décrire l'utte ouvrière, c'est peut-être plus pertinent que trotskiste. Mais bref, tout ça pour dire, en tout cas, que la tradition de la Ve République, vraisemblablement, c'est d'avoir, non pas une, mais deux candidatures communistes révolutionnaires. Donc, traditionnellement, c'était L.O. et la Ligue communiste révolutionnaire devenu le N.P.A. Donc, à partir de l'élection de 2007, dans cette élection de 2012, c'est devenu le N.P.A. Et donc, encore la dernière élection, il y avait ça,
il
y avait Poutou et il y avait Nathalie Arthaud. Et là, il semblerait que Poutou, peut-être, ne va pas y aller. Et donc, pour que cette tradition vive qu'il y ait deux candidatures communistes révolutionnaires à la présidentielle, Anaskazib arrive à la rescousse. Deux révolutions permanentes, révolutions permanentes qui est une scission à l'origine. Voilà, par contre, quand on parle de scission, on peut dire trotskiste plus
que communistes révolutionnaires.
Là,
c'est marqué du son. Donc,
Anaskazib reprend un petit peu le flambeau, peut-être, dans le cadre de la présidentielle, dans le cadre de la présidentielle, reprend peut-être un petit peu ce flambeau laissé par Besancenot puis par Poutou. Voilà, il y
a
peut-être un espace à prendre sur cette deuxième candidature trotskiste à la présidentielle.
Et
donc, Anaskazib s'est déclaré aussi candidat. Et je te propose de regarder tranquillement son spot de campagne qui est très bien tourné en réalité. Je l
'ai
déjà vu, il est vraiment bien. Et pareil, là, ça explique très clairement en quoi cette candidature est utile au camp des travailleurs. Et après, la question, ça,
c
'est l'éternelle question. Est-ce qu
'il
ne
pourra
pas se débrouiller pour faire une candidature en commun, Nathalie Arthaud et Anaskazib ? Mais ça, j'ai beaucoup discuté de cette question, jadis, et je n
'ai
jamais vraiment eu la réponse, ainsi soit-il.
Ils
ont des désaccords malgré tout.
Il
paraît que la classe ouvrière
a
disparu.
Elle
a existé pendant des décennies, mais plus maintenant. Anaskazib qui est cheminot, il n
'est
pas politicien professionnel. Nathalie
Arthaud qui
est prof, qui
n'est
pas politicien professionnel non plus.
Ils
sont privilégiés et trop payés.
D
'ailleurs, il n'y a plus d'ouvriers.
Ils
ont été remplacés par des employés, par la classe moyenne, les
cheminots
prennent en outage des Français qui travaillent. Ou par des robots, ou par des auto-entrepreneurs,
ou
par des chômeurs.
Il
paraît. Pourtant, chaque jour, des millions de personnes vont au boulot, passent leur journée sous les ordres d'un chef ou sous le contrôle d'une application, conduisent des bus et des trains, soignent des patients, s'occupent de nos enfants, bossent sur une chaîne de montage, un chantier ou dans un entrepôt. Vendent leurs forces de travail pour pouvoir nourrir leur famille ou payer leurs études.
Rien
ne tourne sans eux, rien ne tourne sans nous. Pourtant,
on
n'arrive plus à vivre de notre travail.
On
a l'impression d'être condamnés à l'inflation et au chômage, à un monde de crise et de guerre, à subir le sexisme, le racisme, les problèmes de papier, et d'être privés de parole par les patrons et les politiciens.
Mais
on lutte aussi
et
on est capable de se faire entendre
avec
un gilet rouge, un gilet jaune ou un gilet noir,
dans
des grèves ou des manifestations, des marches pour la Palestine ou contre la guerre,
en
France
et
dans le monde entier.
Il
est bien ce spot quand même. Il est très très bien.
Je
trouve qu
'il
fonctionne très bien.
Mais
prenons le commentaire.
Depuis 2017, nous avons été la première opposition à Macron. Parce que ceux
qui sont en première ligne, c'est nous. Ceux qui ont intérêt à tout changer, c'est nous.
Ceux qui
ont la force de le faire, c
'est nous.
Parce
que la classe ouvrière,
elle
est partout. Sauf dans l'élection présidentielle.
Il
est plutôt bien fait.
C'est vraiment chouette. C'est vraiment chouette. Est-ce qu
'il
y
a
vraiment besoin de commenter ça ? Peut-être pas. Il a dit
pourquoi
il se présentait.
C
'est vraiment pour représenter la voix des travailleurs.
En
gros,
ce
n
'est
pas le même angle que typiquement LFI. Après, c'est toujours la question. J'en avais parlé en live aussi.
Il
y a toujours des gens dans le chat qui disent « Oh là là, mais pourquoi il ne se joint pas à LFI ? » Ils se
veulent
quand même d'avoir un socle de valeurs et de principes en commun. Ce qui est vrai d'une certaine manière, mais c'est le cadarrage.
C
'est l'angle qui est différent. Eux, vraiment, en révolution permanente, comme l'Utourrière par ailleurs, ils sont là pour parler de lutte des classes. Ils disent que
ce
n
'est
pas en gagnant une élection que le monde va changer en profondeur et suffisamment qu
'on
devrait le changer. Ça, c'est d'une certaine manière reculer pour mieux sauter. C'est un argument qu'il faut garder en tête.
Il
faut réfléchir à ça. Même qu'on est à fond dans une campagne, etc. C'est les travailleurs qui doivent s'emparer du système, qui doivent gouverner et non pas remettre leur pouvoir décisionnel dans un homme providentiel ou un parti qui, même s'il est bien intentionné, une fois arrivé au pouvoir, une fois à la tête d'un pays, une fois à
la
tête d'un État qu'il qualifierait d'un État au service de la classe bourgeoise, n'est-ce pas ? Du coup, non, ça n
'a
pas marché comme ça. Le cadrage est différent, c'est un cadrage vraiment lutte des classes, critique de l'électoralisme et de la même manière que je trouve que ça fait toujours du bien et c'est utile d'avoir dans une campagne une Nathalie Arthaud, une Arlette Laguillier, lutte ouvrière. C'est un petit peu pareil pour Anas Casim, même si la ligne est un petit peu différente et notamment un peu plus moderne, intègre plus les questions antiracistes. Vraiment, quand on regarde dans le fond, effectivement, il y a des différences entre RP et lutte ouvrière, même si, je veux dire, moi, j'estime qu
'ils
vont à la présidentielle pour les mêmes raisons. Oui, complètement. Alors, quand on vient de se faire Red, oui, on vient de
se
faire Red par Skis, c
'est
un gros Red, ça part Samuel Etienne, merci beaucoup Samuel Etienne pour le Red. Je ne
sais
pas sur quelle chaîne c'était, est-ce que c'était la mienne ou est-ce que c'était celle de Luma ? Merci beaucoup, merci beaucoup. Alors, d'ailleurs, je regardais mon téléphone, j'ai l'impression, mais je ne
suis
pas tout à fait sûr que les deux streams se sont séparés. C'est juste mon téléphone qui bug, mais j'ai cru voir que
ce
n'était pas en stream en commun qui est appuyé. Il y
a
encore le chat en commun, est-ce que quelqu'un peut vérifier ? À la régie, si jamais, mais je pense que c'est mon téléphone qui bug, voilà, à tout hasard. En tout cas, merci beaucoup Samuel Etienne pour le Red, qui nous red pile et qu'on est en train de parler de communisme révolutionnaire,
donc c'est
sympa.
C'est cool,
ça fait toujours plaisir.
Non, mais pour rebondir sur ce que tu disais, c'est la même intention que lutte ouvrière dans le sens de ce qu'on disait rendre visibles les ouvriers,
leurs
revendications, et donc ça, oui, mais c'est aussi une candidature pas d'opposition frontale à LFI ou de lutte ouvrière, mais un petit peu quand même, parce que c'est vrai que dans le communiqué, dans le texte qu'Anne Ascazi, Bérévolution Permanente, a publié, au moins de la candidature, de l'annonce de la candidature, il pointe directement à LFI et lutte ouvrière en disant que LFI, par exemple, préfère mettre en avant la Nouvelle-France où les travailleurs sont dilués dans un bloc électoral et dans une stratégie citoyenne. Bon, ça,
c
'est la critique traditionnelle vis-à-vis de la gauche électoraliste et que LFI renoncerait à discuter des visages contemporains de la classe ouvrière et des potentialités de ces luttes. Mais bon, là, encore une fois, on est dans un discours classique, disons, de ce courant de pensée qui essaie, et c'est son rôle, de ramener la gauche électoraliste institutionnelle vers sa gauche un petit peu plus, versant vers le socle populaire, prolétaire. Donc, voilà, de ce côté-là, bon, rien d'étonnant, mais il y a quand même cette volonté de montrer à LFI que si on se présente, ce n
'est
pas pour rien. C'est aussi parce que on représente autre chose, on se distingue. Et par rapport à lutte ouvrière, bon, là, c'est une critique différente, disons. C'est vrai que lutte ouvrière a une approche plus laïcard, disons.
Ouais, ça ne serait pas le bon terme, laïcard, c'est un peu athée, quasiment, un petit peu athée, finalement.
C
'est
pas au nom de la laïcité qu'ils ont ce côté athée à l'ancienne, en
mode
de ni dieu ni maître, la religion, c'est l'opium du peuple. Là-dessus, ils ont vraiment cette position un peu de base qui, moi, je trouve surannée.
Mais c'est vrai qu
'ils
ont cette position-là, alors que Révolution Permanente ne s'inscrit pas du tout là-dedans. Et Révolution Permanente a une, comment dire, encroci son positionnement dans un antiracisme très actif, alors que lutte ouvrière, c'est plus périphérique à son action. Il y a
aussi
ce côté-là. Et d'ailleurs, dans le fameux texte, donc Révolution Permanente, et Anna Skazib disent « L.O. considère que toutes les questions qui ne relèvent pas directement de l'exploitation capitaliste sont secondaires,
voire
seraient des facteurs de diversion et de division du prolétariat. » Donc, voilà, c'est assez clair. Au point, parfois, de s'adapter aux idées dominantes sur ces sujets, comme on l
'a
vu, avec son alignement régulier sur une tradition laïcarde de la gauche. Donc,
eux,
ils emploient
le mot. Je trouve qu'ils grossissent
un peu le trait.
Après, vous
voyez, de toute façon, c'est vraiment ce qui fait un petit peu la différence entre Lutte Ouvrière et Révolution Permanente. Moi,
je
trouve qu'ils grossissent un tout petit peu le trait. Typiquement, l'année dernière, le discours de Nathalie Arthaud, il faut savoir qu'à la fête de Lutte Ouvrière, vraiment, c'est le dimanche, le dimanche, c'est la journée principale. C
'est
vers 16h, je crois, tu as le meeting de Nathalie Arthaud, le grand discours de Nathalie Arthaud, et
c
'est le moment où les activités s'arrêtent. Tout le monde vient écouter le discours. C
'est
un moment assez galvanisant. À la fin, évidemment, sachant que l'international, moi, je trouve ça beau, perso. Il
y en
a qui trouve ça un peu, un peu, bon, un peu suranné, moi, j'aime bien. Mais bref, peu importe. Et en vérité, quand on écoutait son discours, vraiment,
elle
a, pendant la moitié, au moins la moitié de son discours, elle a parlé de racisme. Elle a parlé directement de racisme, quoi. Vraiment, elle était en mode le racisme, c'est un poison. Elle n
'a
pas utilisé le mot de diversion. Elle est en mode le racisme, c'est un poison. Et là, on est dans une phase où la bourgeoisie capitaliste, pour continuer à avoir, assouvir son pouvoir et sa domination, distille encore plus de racisme dans la société pour nous retourner les uns contre les autres. Ce truc de diversion qui consisterait à dire, oui, pour eux, le racisme, c'est une diversion. Pour oublier qu'on est tous des prolos et qu
'on
se bouffe entre nous, c'est pas... Moi, j'ai un peu envie de défendre les tout-brières là-dessus en disant que c'est un petit peu plus compliqué que ça. Même si, voilà, moi, je trouve qu'ils ont effectivement ce côté un petit peu suranné. C'est juste qu
'ils
ne sont pas à la page, je trouve, sur plein de sujets, notamment sur les sujets d'antiracisme mais sur les sujets de religion, encore plus. Mais là, Icard, je trouve que le mot n'est pas le bon. Voilà, ça sera ma critique que je dirais.
Mais alors, c'est vraiment...
C'est des débats de trotskistes. Oui,
oui.
Si vous vous dites, oh là là, du coup, il parle celui-là, je peux vous comprendre. Mais c
'est
aussi pour ça, peut-être, qu'il y a cette utilité d'avoir plusieurs partis trotskistes en France. C'est vraiment ce truc de... Voilà, la France, on a quand même une vraie tradition de gauche, même si Nathalie Arthaud rejette le terme de gauche. En tout cas, on a une vraie tradition révolutionnaire, à
une
vraie tradition communiste. Voilà, c'est des choses qui sont importantes. Et encore maintenant, c'est tellement important qu'on a toujours, en 2026, deux candidatures communistes révolutionnaires à la présidentielle parce que c'est bisbis,
c
'est des accords qui peuvent paraître un petit peu dans un contexte d'élection présidentielle peut paraître
presque
un peu futile. Eh bien, on est dans un pays où non, il y a suffisamment de gens qui trouvent que ce n
'est
pas futile, suffisamment pour qu
'il
y ait deux candidatures communistes révolutionnaires à la présidentielle. Et moi, je trouve ça assez beau. Ouais, c'est clair.
Mais là, tu vois, on parle de RP qui...
Il y a eu un
problème. Je ne sais pas pourquoi, il n
'y a
plus le chat partagé. Les deux streams, on split totalement. Donc voilà, la régie, si vous pouvez regarder ça, je ne sais pas si moi, je dois faire quelque chose pour le remettre non plus.
Mais
voilà, du coup, tous ceux qui sont sur mon chat, a priori, nous, on a le chat de l'humain, mais on n'a pas le chat de ma chaîne depuis tout à l'heure. Donc, si vous mettez des messages, vous vous dites, mais ils
ne
nous lisent pas ceux-là. C'est peut-être pour ça.
Voilà. Du coup, on ne
voit
que le chat de l'humain.
On ne voit que le chat de l'humain. Donc voilà,
petit problème technique, je voulais juste
le dire à
la régie. Voilà. On va voir si la technique peut faire un truc. Je te laisse
continuer.
Et oui, et donc, on parlait de révolution permanente qui s'adresse à LO avec des mots durs. Mais on voit aussi du côté du NPA, par exemple, vis-à-vis de révolution permanente. Alors, comme tu l
'as
dit, révolution permanente issue d'une scission du NPA. Bon, voilà. On ne
va
pas vous refaire tout l'historique parce que ça prendra
un certain temps.
Mais par exemple, Philippe Houtou, pour reparler de son passage dans Saïra, quand on lui pose la question de révolution permanente, notamment sur ce que révolution permanente réussit parce que révolution permanente a fait un bon score à Saint-Denis, notamment avec Elsa Marcel tête de liste. Lui, il a des mots durs là aussi.
Il
dit en gros, la révolution permanente, c'est la branche sectaire du trotskisme,
de
la gauche révolutionnaire, de
la
gauche communiste
révolutionnaire.
Normalement, c'est plutôt une reproche qu
'on
peut faire à l'Utouria, les
procès en sectarisme. Il le dit A, R, P. Donc,
il se tire chacun un petit peu dans les pattes pour essayer de... Après, c'est dans la tradition.
Moi,
je trouve ça relativement ça en réalité. Je trouve ça plutôt bien.
Mais
c'est assez amusant de voir que le NPA trouve que RP sont trop trotskistes et que LO, au contraire, trouve que le NPA, ils sont un petit peu... que RP, pardon, ils sont un peu trop comme le NPA. C'est un peu... RP, ils sont vraiment entre le NPA et du Trouillard d'une certaine manière. D'ailleurs, j'avais parlé avec une militante de révolution permanente il y a longtemps quand je commençais sur YouTube au moment de la réforme des retraites. Donc, c'était un petit bout de temps. Et c'est un peu comme ça que j'avais défini RP. Moi, j'ai l'impression qu'ils prennent... C'est un peu à mi-chemin entre le NPA. Elle n'avait pas dit le contraire. OK.
Du coup, on a passé beaucoup de temps sur les candidatures communistes révolutionnaires
comme ça. Le trotskisme, ça nous a... Ce n'était pas prévu. Mais peut-être que c'est
aussi les sujets en termes de fond les plus intéressantes
sur
là.
Parce qu'on voulait parler de
tous les petits candidats. Bon,
on
va parler de Juan Branco, du parti Equinox et de David Lissnard. En vérité, c'est un peu amusant et ce n
'est
pas inintéressant. Mais voilà, au final, que sur le plateau de l'humanité, on prenne plus de temps à parler des candidatures communistes révolutionnaires que des candidatures un peu à la con. Bon, au final, c'est plutôt une bonne chose. Oui,
oui.
Même si ce n'était pas prévu. Complètement.
Il
faut quand même revenir 500 signatures et ça, c'est chaud. Alors, ce n
'est
pas chaud pour l'hut ouvrière qui pratique quelque chose qui s'appelle la discipline révolutionnaire. Figurez-vous. Ils ne
sont
pas énormément à l'hut ouvrière mais ils sont hyper organisés et c'est vraiment des... C'est des gens qui sont extrêmement déterminés. Voilà. Si chaque militant de France, chaque militant de gauche en France avait la détermination d'un militant de l'hut ouvrière, je peux vous dire que ça serait bien.
C'est
clair. Donc, voilà. Donc, ils sont extrêmement organisés. Ils ont leur réseau. Nathalie Arthaud, c'est toujours la première à avoir ses 500 signatures. C'est presque devenu un running gag mais ça veut dire quelque chose c'est qu'effectivement, chez l'hut ouvrière, la discipline révolutionnaire, c'est pas un... Voilà.
C'est un vrai truc. Oui,
oui.
Et puis, de traviole dit, d'où viennent les 1000 signatures des candidats communistes révolutionnaires ? Alors, tu l'as dit pour LO, pour RP, c'est pas encore gagné parce qu'il faut savoir qu'Anna Skazib avait déjà tenté de se présenter à la dernière élection présidentielle en 2022. Il avait réuni que 160 signatures. Donc, voilà. Là, il va falloir voir s'ils ont retenu certaines leçons par rapport à 2022.
Est
-ce qu'ils se sont organisés différemment ? Est-ce qu'ils ont créé un réseau particulier d'élus ? Ce qui est certain, c'est qu
'il
n
'y a
pas 500 maires en France qui sont à Révolution Permanente. Par contre, il y en a eu quelques ans parce qu'il faut savoir que Révolution Permanente, du coup, s'est lancée aux dernières municipales. On parlait des bons résultats de Révolution Permanente à Saint-Denis avec Elsa Marseille. Je crois que c'est près de 7%. Mais ils se sont présentés dans 9 villes, enfin 9 endroits. Dans les 9 villes, il y a 2 arrondissements marseillais. Ils ont quand même récolté 12 000 voix. Ce qui n'est pas rien. Ce qui n
'est
pas rien pour seulement 9 candidatures, ce n
'est
pas rien. Donc, il y a un tout petit réservoir en plus, je pense, par rapport à 2022. Oui. Mais c'est loin d'être gagné parce que sans signature, c'est quand même un seuil assez élevé. Ce n
'est
pas rien.
Ce
n
'est
pas rien.
Oui. Mais bon, il y avait Poutou la dernière fois.
Il y avait Poutou, peut-être que ça laisse un
espace. Je suis un peu focalisé sur le truc du chat partagé. Je ne sais pas ce qui se passe au problème technique qui
est
en train de me déconcentrer, mais ce n
'est
pas grave. Ce n
'est
pas grave. Sachez juste, je le redis encore une fois, si vous êtes sur le chat de ma chaîne à moi, je ne
peux
pas dire vos messages sauf si le chat partagé est revenu. Je ne
sais
pas trop, mais ce n
'est
pas grave.
On
va continuer de toute façon. Ça ne change pas grand-chose. Ok, je te propose de passer à un autre type de gauche
qui
est un peu moins révolutionnaire et un peu moins communiste. Là, on va parler un peu du parti socialiste. Alors, on commence par lui. On va commencer par le plus drôle. On va reparler, on ne peut pas s'en empêcher, de cette fameuse candidature un peu lunaire de Karim Boimran qui s'est déclaré chez Benjamin Duhamel dans un moment absolument spectaculaire. Il n
'a
pas attendu qu
'un
seconde interview, le premier truc, il a dit « Je suis candidat.
»
Il attendait que ça. Voilà, c'était le poulet.
C
'était vraiment le poulet comme on dit dans le milieu la dernière fois.
C
'était même le master poulet qui a
été servi
par Karim Boimran. Vraiment, on s'est régalé. Donc, on va aller regarder ce petit moment pas historique en termes de politique vraiment, mais je vous dis pour les créateurs de contenu de gauche comme moi par exemple, mais pas que, quand on a vu ça,
c
'était vraiment tout le monde au garde avant.
On
s
'est
dit « Quoi ? Karim Boimran est candidat ? » Dans les deux heures qu
'on
suivit, il y avait déjà 12 pages de mèmes différents sur Instagram qui avaient posté leur truc. Moi, j'avais déjà fait un read Instagram aussi. Hop là, bam, j'avais prévu le react. Franchement, à 14 heures, absolument, tous les créateurs de contenu de gauche et les journalistes indépendants d'Internet en avaient tous parlé. J'ai vraiment vu un moment où vraiment tout le monde s'est mis en action aussi rapidement par rapport à Karim Boimran. C'était vraiment drôle. C'était vraiment drôle parce qu'effectivement, c'est assez lunaire. On ne comprend pas vraiment ce qu'il fabrique. Et d'ailleurs, Benjamin Duhamel est plus ou moins du même avis que nous.
Karim Boimran, je suis candidat pour les prochaines élections présidentielles. C'est historique.
Je
suis candidat parce que depuis que je suis en responsabilité, j'ai pris conscience de notre force.
J
'ai pris conscience que nous étions majoritaires. Majoritaires à vouloir une France humaine, une France forte, une France qui protège, une France qui sécurise, une France qui donne la possibilité à chacune et chacun de pouvoir se soigner, pouvoir se loger et surtout pouvoir bénéficier d'une éducation de qualité, à pouvoir démocratiser de
l
'excellence, à péter ce que j'appelle la reproduction systématique des inégalités sociales.
D
'accord, ça c'est pour des... Une France souveraine ?
Oui,
juste
ça.
Je pense vraiment qu'il a été surpris. Je
ne vais pas s'y attendre. Je ne sais pas ce que tu en penses. Il est surpris,
exospéré.
Oui, oui,
oui. On me
l
'a fait tous les matins.
Mais
alors...
Oui, c'est ça. Je pense qu
'un
côté il était un peu content parce qu'il s
'est
dit oula, ça, ça, ça, ça va tourner. Voilà, ça reste un journaliste. Les journalistes, ils aiment bien quand les infos tournent. C'est normal.
C
'est aussi un
peu
le métier de journaliste qui veut ça.
Ce
n
'est
pas une critique quand je dis ça. Moi,
je
suis influenceur donc c'est encore pire. Mais je pense qu'il était partagé entre se dire ouh, ça va tourner ça et l'incompréhension la plus totale. C'est une séquence qui est vraiment, vraiment forte.
Je me pose la question. Alors, je ne
sais
pas. Soit c'est ça et il est surpris et il rebondit et en même temps il est content parce que ça crée l'événement ou est-ce que Duhamel ou la rédaction de France Inter a travaillé Karim Boimbran pour lui dire est-ce que vous allez être candidat ou pas si oui, vous voulez venir l'annoncer chez nous ce qui est possible aussi. Ça peut faire partie de négociations. J'en parlais avec des journalistes politiques d'autres rédacs et il se disait si c
'est
ça, c'est possible mais c'est cruel. Ça veut dire que Duhamel a convoqué sa victime. Parce que vu comme il le sac après, bon voilà.
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. Mais bon, je ne sais pas.
Je ne
sais
pas.
Ça
reste de la théorie. C'est assez incompréhensible. Je pense que je ne sais pas. Peut-être qu
'un
jour on aura la lumière sur cette affaire. Dans six mois, on aura l'interview vérité. Karim Boimbran on se dirait mais qu'est
-ce
que tu as essayé de faire ? Peut-être qu'on aura une autre séquence amusante. Je ne sais pas. Bon, on regarde la fin. Non, voilà, il
n'y a
pas besoin d'en parler plus. Mais peut-être qu
'on
peut se poser la question. On peut peut-être essayer d'en parler un peu plus sérieusement. Parce que ça, c'était assez drôle, on ne
va
pas se mentir. Normalement, on
ne
fait pas bouder son plaisir. Et puis c'est parce que la politique est un monde impitoyable en réalité. Tout le monde le sait.
C
'est un monde impitoyable.
Et
quand quelqu'un se couvre de ridicule qu'il l
'ait
fait exprès ou pas,
c
'est comme ça. Tout le monde se fout de sa gueule et puis ça ne prend pas. Ça a toujours marché comme ça, la politique. C'est aussi ça, la politique, quand on parle de politique politicienne. Voilà, on ne sait pas. Réfléchir de ridicule en politique, c'est un sujet sérieux finalement. J'ai envie de dire. Mais on pourrait quand même essayer de comprendre peut-être pourquoi il a fait ça. Est-ce que c'est pour essayer d'enclencher un rapport de force au sein du parti socialiste ? Est-ce que c
'est
peut-être pour essayer de se dire bon, il y
a
un espace politique social libéral, Glucksmann, ça ne prend pas tellement. Il
y
a peut-être François Hollande dans l'obuscade, ce n
'est
pas très très clair. Je tente mon coup. Est-ce qu'il y croit vraiment ou est-ce qu'il y
a
peut
-être
un plan derrière selon toi ? Je dis ça, je pose cette question puisque je ne saurais
pas la réponse.
C'est vrai que ça reste un mystère. C'est pour ça que je suis vraiment... Déjà, ça me fait sourire pour la forme évidemment parce
que
tout est ridicule. Mais même d'un point de vue stratégique, je ne comprends pas du tout ce que fait Karim Boimbran parce que Karim Boimbran, il est censé appartenir à un courant plutôt représenté par Raphaël Glucksmann, Carole Delga. D'ailleurs, quand il a lancé son mouvement, parce qu
'il
a lancé son mouvement il y
a
quelques mois, Raphaël Glucksmann était là, Olivier Fauret était là. C'était censé être un mouvement qui devait simplement produire des idées, disons. Comme beaucoup de représentants nationaux, ils créaient leurs petits mouvements, leurs petits think tanks, etc. Lui, il l'imaginait peut-être apparemment comme une écurie qui devait le mener à la présidentielle. Mais bref, je ne
vois
pas du tout
où
il va, je ne vois pas du tout en quoi ça sert son courant de pensée. Ça amène de la concurrence à Raphaël Glucksmann, ça brouille même le signal entre guillemets des sociodémocrates qui essaient de se distinguer face à ce qu
'on
disait tout à l'heure par rapport au rouleau compresseur de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui a lancé sa candidature. Parce qu'il y a aussi ça,
c
'est-à
-dire
qu'en fait, tu arrives trois jours après le meeting de la France insoumise, 26 000 personnes à Saint-Denis au pied de la basilique, les images sont belles, etc. Les historialistes reconnaissent que c'est une démonstration de force et tu arrives trois jours après avec une annonce de candidature. Ah, le chat de partagé
est de retour. Enfin
! Ouh là ! Vas-y, continue ! Je n'écoutais pas, mais vas-y, c
'est
bon, c'est bon.
Ça fait du bien,
voilà, je vois tous les noms.
J'ermaine Fourchette, je ne voyais même pas tes
messages, je ne
voyais
même pas tes messages.
Reisenberg,
tout le monde est là. Ah, c'est bon. Voilà, ça y
est.
On a fait tout le live comme ça, en fait. C'est pas grave, c'est pas grave. C'est les aléas du direct. Très bien. Ça
y est, ça y est. On va recommencer du début, alors la coupe du monde.
Oui, alors la coupe du
monde,
oui.
Gianni Infantino. Ça va,
vous avez pu suivre
?
C
'était une vraie question. C'était pas désagréable de votre côté d'avoir aucune interaction avec nous ? Parce
que
moi, je ne
me
suis même pas rendu compte. Je me suis dit, putain, il
n'y a
pas beaucoup de monde ou quoi ? Ça parle moins que d'habitude. Ça y
est, on est finito. Mais en fait, non, c'est bon. C'est revenu.
Bubuche m'arrête. Merci Bubuche pour le raid.
Je
ne l
'ai
même pas vu, du coup,
où ils veulent.
Et
surtout qu'il arrive trois jours après Jean-Luc Mélenchon avec une candidature, une annonce un
peu
ridicule. Il se fait détruire par Benjamin Durmel.
Mais
est-ce que ça pouvait vraiment rien n'être autrement ?
Enfin,
je veux dire, en fait, je ne sais pas du tout ce qui se passe dans la tête de Karim Boehrman depuis quelques temps. Alors, OK, il y
a
un moment où, je ne sais pas, certains médias se sont emballés en disant que c'était l'Obama français.
Oui, c'est peut-être ça.
On
lui a donné trop de
buzz,
quoi. Oui, c
'est ça. On l'avait même cité comme premier ministre stable à un moment donné. C'était le moment où on cherchait des premiers ministres partout.
Enfin,
je pense que vraiment, on en proposait à n'importe qui.
C'est la séquence près de
Lucie Castel.
C'est juste avant
que... Ça parle de Lucie... Ou après Lucie Castel,
je
ne
sais
plus,
mais c'est à ce moment-là.
C'est à ce moment-là.
Je me demande si ce
n
'était pas après parce que justement, Macron avait rejeté l'hypothèse castée. Donc, on cherchait un sauce d'un bon temps.
Oui, voilà, c'est ça. Il y a les
cases neuves qui avaient apparu comme d'hab. Enfin, voilà. Et donc, on en
a
cherché d'autres pour essayer de convaincre Emmanuel Macron.
Il
y a eu Boimbran. Alors, d'où vient la rumeur Boimbran ? Est-ce qu'elle vient de lui-même ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, elle était là. Donc, à partir de là, sa tête a commencé à grossir, j
'ai
l'impression. Et jusqu'à cette conséquence-là de «
je
m'invite entre guillemets sur France Inter. J'annonce mon candidature alors qu'on ne
m
'a rien demandé. En plus, en citant Marlon Brando, enfin, vraiment.
Je pense que même
si on avait voulu l'écrire, même si on avait voulu le parodier pour un stream, je pense qu'on serait pris
aussi
loin.
P.A.
rêve de faire ce que Karim Boimbran a réussi à faire
hier.
Avec une perruque. D
'ailleurs,
P.A.
est
au Japon et je ne
sais
pas si vous avez vu ses stories, mais il a fait une razia de perruques. Il va revenir en format.
Du coup, il en a parlé de ça au Japon.
Parce
que s
'il est
en vacances et qu
'il
ne peut pas faire de TikTok sur la séquence Karim Boimbran, je pense qu
'il
est en grande souffrance.
Je crois qu'il a fait une vidéo. Peut-être qu'on
peut regarder sur son
Twitter. N'hésitez pas à vous
le dire, le chat. Mais là, s'il n
'a
pas pu faire de blague sur ça, P.A. Je pense qu'il...
Il en a fait une où il dit que Master Poulet va être classé organisation terroriste. Ok,
ok, ok.
Même en vacances, il a fait
un... Non, là, sinon, ça aurait été une grande souffrance.
Moi, tu vois, je suis plutôt d'accord avec toi. Je pense que ça, c
'est
un truc qu'on dit assez souvent. Parfois, on surestime les politiques. On pense que vraiment, ils ont un plan derrière la tête et que c'est un truc organisé depuis le début et que c'est des gens extrêmement malins. Parfois, c'est vrai. Souvent,
c
'est pas si vrai que ça. Il y
a
énormément de politiques qui finissent par naviguer à vue. La politique, c'est un monde apitoyable, mais c'est aussi un monde chaotique. Et là, on a vu un peu ça avec Karim Mohamed. Je pense qu
'il
n
'y
avait pas... C'était pas un coup de billard à trois bandes. C'était pas coordonné avec d'autres OPS. J'ai vu une théorie du complot qui est assez savoureuse, donc je vais te la raconter. C'est un petit peu que les candidatures un peu nullos OPS ou dans cet espace social libéral, parce qu
'on
va inclure Raphaël Glucksmann, qui n
'est
pas officiellement OPS, qui
est
à Place Publique, s'enchaînent pour que François Hollande puisse arriver et dire « Bon, Glucksmann, t'es nul. Tous les autres, je ne
sais
pas ce que vous fabriquez, vous êtes des bouffons. Le patron revient. Maintenant, vous vous mettez derrière moi. Moi, je vais essayer de
faire
une campagne présidentielle. Moi, j'ai du talent politicien que vous n'avez pas. Moi, je sais parler et je sais débattre. Donc, mettez-vous derrière moi et comme ça, je vais un peu remonter le niveau. Je vais un peu remonter la barre de cet espace social libéral, gauche molle. Vous l'appelez comme vous voulez. L'espace PS, Place Publique. Peut
-être
que
ça
va finir comme ça. Effectivement, je pense que ça peut jouer à la faveur d'un François Hollande.
Tous
ces moments un peu médiocres pour essayer d'être gentil. Je pense que ça peut jouer à la faveur de François Hollande, mais je ne pense pas que ça soit planifié en coulisses où Karim Bois-Moine s
'est
dit « Vas-y, je vais me couvrir de ridicule pour être le faire-valoir d'un François Hollande sur le retour. » C
'est
peut-être l'effet que ça aura, mais je pense que ce n'était pas prévu. Mais peut-être que François Hollande est en train de se dire « Bon, allez, on
va
finir par y aller parce que là,
il
faut quelqu'un d
'un peu doué.
» Je pense que ça finira comme ça. Et je fais juste une parenthèse parce que j'ai vu dans le chat qu'on demandait l'insta de PA. Donc, on
va
lui faire de la pub, c'est « Valadista ». C'est pareil sur X.
Sur toutes les plateformes.
Sur
la promo, il n'y a pas besoin. Il buzz plus
que
tout le monde.
Et j'ai vu que dans le chat, on disait aussi « PA.interrogation ». PA, c'est un journaliste de l'Huma qui fait des vidéos plutôt humoristiques, des parodies aussi.
C'est très drôle. Allez voir
ça. Mais oui, pour revenir à ce que tu disais, oui, je pense que ça va finir comme ça. Et d'ailleurs, je pense que François Hollande pense lui-même que ça va finir comme ça parce qu'on voit, il était cité notamment dans l'Obs il y a deux semaines où le journaliste lui demande « Quand est-ce que vous y allez ? Vous attendez quoi ? » Et il dit
calmement
qu'il attend de voir ce que peut donner la candidature Raphaël Luxemann. Et au-delà, tous les SOSDEM prétendants, Jérôme Gued et compagnie.
Jérôme Gued aussi est candidat dans le même espace politique. Bernard Cazeneuve, je crois, a dit qu
'il ne s'interdisait rien. Avec le soutien du PRG, partie
radicale de
gauche. Tout ça, c'est le même
espace politique. En gros, c'est le centre-gauche, on pourrait l'appeler. Voilà, ça a tardé sur Jérôme Gued ou sur Bernard Cazeneuve plus que sur Karim Wamran. C'est à peu près la même chose. C'est des candidatures à la candidature quelque part. Ils ne
vont
pas y aller à la fin. Il n
'y en
aura qu'un dans cet espace. Est-ce que ça sera Glucksmann ? Est-ce que ça sera Hollande ? Est
-ce
que ça sera Cazeneuve, Gage ou Wamran ? A priori, ça sera Hollande ou
Glucksmann. Oui, et puis, ce que je voulais dire,
c
'était qu'en gros, Hollande, il le sait déjà, que ça va se finir comme tu le disais. Et il n'attend que ça, que toutes les autres candidatures s'écroulent, s'effondrent par leur niveau abyssal, notamment Raphaël Glucksmann. Franchement, quand on le voit débattre, quand on le voit perdre en débat face à la photo de Jean-Luc Mélenchon. Après, il va falloir suivre son meeting ce week-end. Est
-ce
qu'il va réussir à faire une démonstration de force équivalente à celle de Jean-Luc Mélenchon et la France en Tunis à Saint-Denis dimanche
? On
verra. On verra. On verra. On verra. Mais en tout cas, c'est vrai que c'est des candidatures qui, pour l'instant, ne tiennent pas totalement la route. François Hollande, lui,
il
profite. Évidemment, il a fait beaucoup de mal à la gauche par son quinquennat. On ne
va
pas revenir sur le quinquennat là, parce que ça mériterait un strimentier. Mais il a, malgré tout pour lui, l'expérience de Président de la République, une forme de, comment dire, je pense qu'il a un socle de fan quelque part.
En
tout
cas, il y
a encore des nostaliques de François Hollande.
Et
puis, quand on le voit dans les sondages, c'est bien des sondages, il faut les prendre avec des pincettes, etc. Mais
il
a quand même un socle plutôt stable. Donc, lui, tout ce qu'il attend, je pense, c'est que tous les autres s'écroulent et que lui, il arrive avec sa carte d'ancien président en disant, je vais sauver la social-démocratie, j'arrive. Et puis, voilà, et puis
rouler. Et je pense
que c'est comme ça que ça va se
passer.
On est d'accord. On est d'accord. Et si ça se passe comme ça, effectivement, et qu
'on
l
'a
bien senti venir, ça serait quand même une élection, je l
'ai
déjà dit, c
'est
une élection qui est éminemment politique, 2027, etc. Peut-être historique, si on a effectivement ce second tour Bardella-Mélenchon qui serait un séisme. Mais imaginons qu'il y ait au premier tour de la même élection présidentielle deux figures à gauche, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Ça serait d'un point de vue politique, bon, d'un point de vue spectacle, divertissement, bon, ça, c'est une chose. Mais d'un point de vue politique, la signification que ça aurait, parce qu'il a été au Parti Socialiste pendant des années, Jean-Luc Mélenchon, c'était l'aile gauche du Parti Socialiste, là où François Hollande, c'était l'aile centriste, l'aile droite plutôt du PS.
En tout cas, c'était des rivaux au sein de ce parti.
Ils
se connaissent très, très bien. Ils ont été rivaux
au
PS pendant des années. Et donc, voilà, Jean-Luc Mélenchon s'est barré du PS pour dire, je ne
peux
pas changer la ligne en interne, choc déterminant pour l'avenir de la gauche française. Ça serait en mode, voilà, cette espèce de lutte interne qui existait au sein du PS. Un PS qui tenait vraiment bien le coup, parce qu'il y
a
déjà eu 14 ans de présidence mitterran qui est passé par là. Puis après, même le gouvernement Jospin, etc. À un moment donné où le PS était le parti de gauche en France, il y avait déjà ces deux lignes-là, il y
avait
déjà ces deux visions, ces deux approches de la gauche française. Et bien là, ça ressurgirait au premier tour d'une élection présidentielle historique. Et ça serait vraiment, encore une fois, éminemment politique. pas pour des raisons stratégiques, des raisons électorales ou quoi que ce soit, mais pour la signification politique. Ça permettrait de politiser encore plus cette élection. Et c'est aussi une élection présidentielle. C'est pas que de la strata pour voir qui sera là. C'est un grand moment politique où les Français réfléchissent à la politique plus que d'habitude. Et plus cette élection sera politique, plus je serai content parce que moi, j'ai envie que les choses changent.
Voilà, parce que j'aime la politique tout simplement. Et donc, premier tour, Hollande Mélenchon. Deuxième tour, on verra. Ça peut être doublement historique, voire triplement historique peut-être.
À voir, c'est vrai que tout à
l
'heure on parle de Coupe du Monde et il y
a
un côté Coupe du Monde 2006 avec le retour de Zidane, le Ronaldo brésilien, etc. Je ne dis pas que François Hollande est un ballon d'or mais en tout cas, il y a un peu ce côté un peu vintage.
Il a été président en tout cas.
Il y
a
ce côté vintage et en tout cas, il représente l'un et l'autre une certaine gauche, une certaine tradition politique aussi. Il y
a
un côté le dernier combat. Il n'y a pas quelque chose d'hollywoodien mais un peu un côté comme ça. Ça
sera assez spectaculaire et éminemment politique. Ça, c'est clair. Donc voilà, pour tous les petits candidats de l'espace social libéral, nos conclusions, ça sera
oui,
oui, ok, très bien, François Hollande va venir vous chiquer. Ça ne
va
pas très bien comme
vous le disant.
Oui, je pense. Et puis en plus, pour revenir sur Boamran, par exemple, quand tu regardes son interview hier sur Inter, il n'y a pas une once de début de proposition,
de
programme.
C
'est vague. C'est vague parce que je suis noté que quand il l'interroge là-dessus, il dit donc j'ai plusieurs chantiers et principes, ma volonté de lutter contre les inégalités sociales, d'augmenter le pouvoir d'achat et de miser sur la souveraineté économique. Oui, merci, mais ça,
c
'est le... Je pense que ça,
c
'est la réponse que tout le monde peut amener à gauche et même parfois au-delà. Donc, c'est très, très vague. Raphaël Glucksmann, c'est pareil. Enfin, j'ai feuilleté son bouquin. Il n
'y a
pas un début de proposition.
C
'est vraiment... Il s'est développé une espèce de début de philosophie quand on lui demande pour les propositions. D'ailleurs,
c
'était Benjamin Duhamel déjà sur Inter. Il dit le temps n'est pas venu. Oui, mais quand même, quand tu annonces ta candidature, le temps est quand même venu d'amener certains principes et certaines propositions très concrètes pour savoir comment tu vas faire mieux vivre les gens, etc. Comment tu vas réanimer l'esprit démocratique français, je ne
sais
pas. Ben non, rien de tout ça. Et donc, là, François Hollande, lui, il reste de côté. Il dit juste je me prépare
et
ça suffit pour l'instant. Ben ouais,
je
pense qu'il
va... On est d'accord, on est
d
'accord sur cette analyse. Ce qui me fait assez plaisir parce que moi, je fais des petites analyses dans mon coin parfois de temps en temps. Je veux voir que des vrais journalistes politiques de rédaction respectables comme l'humanité viennent aux mêmes conclusions que moi. Je suis content.
C'est comme un analyse. Je me sens
légitime. Voilà. C'est cool, c'est cool. Alors, pour rester sur la gauche avant de passer à... Non, encore à gauche finalement parce qu'on va parler de Mathieu Pigasse après. Mais avant de parler de Mathieu Pigasse, assez intéressant, Mathieu Pigasse pour le coup, c'est le moment Benjamin Lucas. Voilà. Ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que
j
'ai ce petit truc avec Benjamin Lucas, notamment parce que Benjamin Lucas est tout simplement le député de ma circonscription. Voilà. Le député de la circonscription de Mante-la-Jolie dans les Yvelines. Et sachant que voilà, c'est pas évident tous les jours d'être de gauche et d'habiter dans le 7-8. Donc voilà, c'est le député le plus de gauche du 7-8.
C
'est bien lui, c'est Benjamin Lucas. Il y
a
un autre député de gauche et c'est Aurélien Rousseau. Donc l'acolyte de Raphaël Duxman, le fameux Aurélien Rousseau avec qui on va dans la Bacte, dans les Yvelines. Et bien c'est le deuxième député de gauche des Yvelines, Aurélien Rousseau. Donc on n'est pas très très à gauche. Benjamin Lucas vient sauver les meubles des Yvelines malgré tout. Donc voilà, moi j'ai cette affection pour Benjamin Lucas. Je trouve que je l'ai quand même un peu bien. Et séisme politique, le député génération des Yvelines, Benjamin Lucas Lundi. Alors oui,
c
'est Sasson Vanon depuis qu
'il
s'est marié. Candidat à la primaire de la gauche. Cette candidature était un peu moins spectaculaire et ridicule que celle de Karim Wambran, mais quand même, même si j'aime bien Benjamin Lucas,
j
'ai pas envie de dire du mal de toi, mon Benjamin. Mais personne n
'a
compris quoi. Ça tombait comme un cheveu sur la soupe. Au moment où la primaire était en train de se casser la gueule et que plus personne commençait, plus personne n'y croyait déjà, lui il arrive et c'est peut-être pour justement relancer l'intérêt de cette primaire.
Il
se dit, ben moi je suis candidat à la primaire aussi pour se dire,
c
'est pas fini, on peut encore faire l'union. Sauf que, alors je suis désolé, ou les autres quoi. Donc je n
'ai
pas trop compris. Je pense que c'était pour tenter maladroitement de relancer l'intérêt de la primaire. Mais bon, la primaire, plus personne n'en parle, ça semble
vraiment quasiment aux oubliettes. Oui, complètement. Et en plus, cette déclaration, elle arrivait juste après la déclaration de Benoît Hamon, fondateur de Génération, donc le parti de Benjamin Lucas, qui dit, en gros, la gauche, le reste de la gauche non-mélenchonienne, entre guillemets, parle de Mélenchon et Mélenchon, lui, en gros, parle de proposition. Lui, déroule. Et donc, est-ce qu'il a fait ça pour dire, non,
peut-être pour assurer ses collègues du groupe écologiste, tout simplement, pour dire, non,
la génération, ce n
'est
pas Benoît Hamon,
regardez. Sachant
qu'en plus, il est porte-parole du groupe écologiste. C'est vrai qu'il
y a
ce côté-là. la président du groupe écologiste à
l
'Assemblée nationale, c'est Cyril Châtelain. C
'est
le Châtelain qu'on entend assez peu d'ailleurs sur la primaire et sur toutes ces choses-là. C'est le Châtelain qu'on a même vu d'ailleurs à l'Institut de la Boétie avec Jean-Luc Mélenchon. On va faire une table ronde. Donc, elle n'est pas trop dans la primaire. Je pense qu
'elle
s'en tient loin, qu'elle n
'a
pas envie de sombrer avec ce
bateau-là. C'est ma touriste sur
Cyril Châtelain. Donc, ce n
'est
pas ce qu
'a
fait Benjamin Lucas. Peut-être qu'il a décidé de se sacrifier pour le groupe écologiste. C'est vrai qu'il y
a
eu le truc de Benoît Hamon, ça la font un peu mal.
Je
suis porte-parole de Génération et du groupe Les Écologistes. La primaire prend l'eau.
C
'était quand même notre projet. Donc, je vais tenter de la relancer maladroitement en me présentant face à Thomas Soto sur RTL. En me présentant candidat face à Thomas Soto sur RTL. Donc, moi, je pense que c'est quelque chose de cet ordre-là. Est-ce que ça va changer le destin de la primaire ? Est-ce que ça va changer le destin de la présidentielle ? Est-ce que ça va changer le destin de la France ? Je pense que la
réponse,
je n
'ai
pas besoin de la télé. On va voir. Monsieur Thomas Soto, tout à fait. Par contre, vous n
'avez
jamais ma théorie de Génération va soutenir Mélenchon à la présidentielle. C'est un truc que je dis depuis deux ans. Ayez confiance. Je dis ça pour rigoler. C'est vraiment devenu un running gag sur ma chaîne. Il y avait le truc de Benoît Hamon où
je
tourne genre et après,
il
y a
eu
Benjamin Lucas qui a tout gâché. Il y
a
vraiment tout gâché. Il
y
a même des gens qui m'envoient des gens importants en politique qui m'envoient des MP pour dire « Oh, tu as tu oublié ton ballot, Ribot ? » Je te le dirai en off de qui c'était. Je te l
'ai
déjà dit ou pas ? Je te le dirai en off. Je ne
le
dirai pas ici mais le tchèque le sait.
Après,
je
pense qu'on va voir comment ça se décante.
C
'est vrai que Génération...
Je l'ai dit, on arrive déjà. C'était Rima Hassan qui m'a envoyé un MP pour dire «
Ah,
regarde, tu
as
tu oublié ton ballot, non, Ribot ?
»
Je suis en mode « Bah, oui, c
'est
sûr que je te dise. » Mais bon,
je ne dirai pas
tout le contenu du MP mais en tout cas, Rima Hassan m'a envoyé un MP par rapport à
ce
que j'avais dit sur Benoît Hamon et Benjamin Lucas. Voilà. Benjamin Lucas a quand même provoqué un MP de ce genre. C'est assez marrant. Pour la petite anecdote.
C'est
peut
-être
toi qui as provoqué sa candidature. Peut-être, peut-être. Il
s
'est dit « Ah, il a
du
soutien aussi qu'il a, Ribot dans l'assaut. Il a du buzz, lui. Il me soutient. » Mais j'y vais. Ah là là. On sent qu'on est en fin de live. Là où je disais, je trouve ça impeccable toute la séquence sur la Coupe du Monde. Là, en vrai, c'est bien.
C
'est intéressant.
C'est
un peu plus fun. Je trouve que c'est un peu plus léger. Après, ça fait du bien aussi. On est en juin. Il commence à faire beau. Ça commence à être la fin de la saison. On a le droit d'amener un petit peu de légèreté dans ce monde de brut. Donc, voilà. On a fait l'enchaînement Karim Boimbran, Benjamin Lucas.
C
'est normal qu'à un moment donné, on croque. Voilà. Revenons à quelqu'un qui a un petit peu plus de poids politiquement et qui ne ferme pas la porte d'une candidature à la présidentielle. Alors, moi, je pense qu
'il
ne va pas y aller. Mais c'est évidemment Mathieu Pigasse. Alors, je pense que comme on est à l'UMA et que le directeur de l'UMA, Fabien Guay semble être un peu pote avec Pigasse, on a le droit de critiquer ou pas ? Oui, on est libre. C'est
une
blague.
On
est libre. C'est une blague. C'est une blague. C'était vraiment pour la blague.
C'est vrai que
maintenant, ils partent en vacances ensemble.
C
'est vrai, ça. Il fait au moins de débats dont un à Saïra.
Là,
vous t'avez interrogé
Alma Dufour, d'ailleurs. Lui aussi, d'ailleurs.
Il est arrivé en retard, d
'ailleurs.
Ah
oui, c
'est
ça. On a pu l'interroger que ça. C'était justement avec
la mèche d'Aline Miry. C'est ça. C'était intéressant. Après, c
'est
vrai qu'il n
'est
pas resté longtemps. Il est arrivé très en retard et on avait un créneau à tenir. Mais à l'époque, on n
'avait
pas posé la question de sa candidature parce que c'était pour la sortie de la revue Combat avec tous les magazines et titres et sites. Street Press, Blast, Luma, Les Inrocs, etc. Et Nova. Et donc, on n'avait pas posé la question là. Mais depuis quelques temps, depuis quelques semaines, Pigasse se positionne un petit peu. Alors, il n
'a
pas annoncé sa candidature. Attention. Et puis, on va voir avec un extrait qu'il dit qu'il est candidat à rien à part à aider. Attends,
attends.
Attends, attends, attends. RTL
titre ce matin. Ah non, c'est l'extrait de Tami.
Oui, c'est ça. C'est l'extrait de Tami. Moi, ce matin, il a
dit non, je ne suis pas
candidat.
Mais il a quand même réservé un nom de domaine Pigasse 2027. Donc, ce n
'est pas clair. Mais vas-y, continuez.
Pardon. En fait, il dit je suis candidat à rien mais je suis candidat à aider. Tout simplement. Donc, bon, en disant si vous avez besoin de quelqu'un une tête d'affiche je suis là,
je
ne sais pas. Mais en fait, cette interview, cet entretien là chez Thomas Soto elle tranche avec celle de samedi chez Léa Salamé sur France 2 dans quelle époque ? Où en fait, il a l'air quand même de se positionner un petit peu. Il y
a
Roland Lescure à côté, ministre donc Macroniste qui pose la question de mais qu'est-ce que vous amèneriez vous si vous étiez candidat ? Il répond en premier degré en disant l'expérience,
je
ne
sais
pas quoi.
Ok, ok.
Ça a quand même l'air de le titiller quoi. Parfois,
il se trahit
un peu.
Peut
-être
qu
'il
s
'est
dit je suis à quelle époque ?
Là, je
suis très, très regardé. Il s'est senti un peu emporté par ça. Peut-être qu'il m
'a
quand même moi-même à la
matinale du Hamel qui est très, très
écouté. France Inter, c'est encore très, très écouté à la radio. C'est peut-être ça. Il s
'est
senti un peu poussé des ailes. Ok, c'est vrai qu'à quelle époque ? Il avait l
'air de se dévoiler.
Une assez bonne prestation. Je sais que j
'ai
eu des retours.
Il était assez frontal vis-à-vis de l
'extrême
droite.
Oui, il a une
certaine sympathie.
Il
a un certain charisme. De toute façon,
on
n'avait pas un banquier d'affaires sans multimillionnaire sans charisme, a priori. C'est ça. Et
la
dernière fois qu'on a
eu
un banquier d'affaires président de la République, moi, je n
'ai
pas trop aimé le président en ce
qui
me concerne. Moi, je me méfie toujours des banquiers. C
'était
Emmanuel Macron, évidemment. Est-ce
qu
'on a envie d'un candidat à gauche qui restructure la dette vénézuélienne pour Trump
? Je
ne
suis
pas sûr. Par contre,
s
'il aboule la thune pour mener la bataille culturelle, ça, c'est autre chose. Oui,
oui. Non,
non,
mais du pigas, il a une utilité à gauche, ça, c'est clair. Quand on est face au rôle au compresseur de Bolloré, oui, avoir quelqu'un qui essaie d'impulser un autre mouvement, c'est plutôt sain. Après, est-ce qu'on doit défendre un espèce de choc, un espèce de duel entre milliardaires, entre millionnaires,
là,
pour le coup, parce qu'il n
'est
pas milliardaire, mais entre grandes fortunes qui pensent mal et grandes fortunes qui pensent bien ? Je ne
sais
pas. Non, je ne pense pas. Je pense
qu'il faut s'extraire de tout ça, évident. Il y a des bas. Mais
voilà, il y
a
des bas, ça pourrait mériter un instrumentier, là encore.
Ça
pourrait
mériter un débat entre Fabien Guay
et Mathieu Pigasse,
un troisième.
Oui, un troisième. Voilà, ce sera une série. Mais en tout cas, ce sera à suivre pour Mathieu Pigasse. Là, il a l'air de reculer un tout petit peu, mais on peut peut-être l'écouter.
Oui,
quand même.
Parce
que là, c'était ce matin. Alors, du coup, dans le chat, j'ai dit des bêtises. Enfin,
je ne
sais pas,
je ne sais
pas exactement. Donc, ça a été des petits plaisantins qui se
sont
dit « Hihi, je vais
aller acheter
un nom de domaine Pigasse2027.fr » Et je me suis un peu fait avoir comme un bleu. Comme
quoi, voilà.
Parfois, nos analyses se rejoignent et je manque un peu de déontologie de sérieux journalistiques par rapport
à
un vrai journaliste comme toi. Mais non, moi, je ne savais même pas tu as nom. Ok, bon, pardon. C'est une info de merde, tu ne l'as même pas vue. Moi, je suis tombé dedans. Voilà, je l
'ai
ignoré. Ribasse2027.fr ? Il y
a
un nom de domaine où vous
l
'avez déposé ? Oh là là, ne faites pas ça. Il faut le faire. Après, ça se revend en plus. C'est vrai, c'est vrai. Déposé Ribot 2032 plutôt,
si
jamais. 2027, je n'irai pas mais je ne me ferme aucune porte à l'avenir. Bon, allez, bref.
La question aujourd'hui, ce n
'est
pas le casting. Ce n'est pas qui est candidat. La question, c'est le projet. C'est la capacité. J
'ai deux.
C'est la capacité de la gauche d'abord et avant tout à proposer des solutions, à rassembler, à avoir une ambition, un souffle. C'est donc la capacité de la gauche à rassembler autour d'une équipe d'un homme. Maintenant, je viens à votre question. Pour ce qui me concerne, moi, je suis candidat à aider. Je ne vais pas ajouter une candidature dans un paysage qui est déjà fragmenté. Ça ne
m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse pas.
Aujourd
'hui, vous n'êtes pas
candidat à la présidentielle.
Ce
n'est pas votre projet. Aujourd'hui, non, je ne suis pas candidat. Ça n'est pas mon projet. Non, mais ça ne m'intéresse pas.
Il
a fait la blague parce que lui aussi est banquier d'affaires. Si ça avait été son projet, il l'aurait peut-être dit comme Macron.
Ce qui m
'intéresse, Thomas Soto, et je pense que
c
'est très important, c'est de créer une dynamique collective. Vous voyez, je ne me lève pas le matin en me disant « Tiens, comment est-ce que je pourrais devenir président de la République
? »
Vous l'avez dit, j'ai d'autres choses. Je me lève le matin en me disant
«
Vous
mettez
au service de celui ou
de celui qui sera candidat. »
Exactement. Écoutez, si la solution doit passer par moi, j'y suis prêt. Si elle doit passer par quelqu'un d'autre, alors je mettrai toute mon énergie, toute l'énergie qui est la mienne derrière cette personne, ce candidat ou cette candidate.
Ok.
Il dit quand même « Si ça doit passer par moi, je suis prêt.
» Ok. Il ne ferme aucune porte. Alors après, il y
a
peut-être eu un petit changement aussi parce que son passage à quelle époque l'émission de Léa Salamé, donc c'était samedi soir assez tard, c'est un peu le late night show à la française. C'était juste avant le meeting de Mélenchon. Et quand même, il y
a
eu un avant-après sur ce meeting dans le traitement médiatique, ne serait-ce que dans le traitement médiatique. Ça,
c
'est quelque chose que beaucoup de gens ont observé. à peu près l'intégralité des observateurs politiques, que ce soit à la radio, à la télé, des gens plutôt marqués à gauche,
des
gens plutôt marqués à droite. Tout le monde a dit que c'était une démonstration de force réussie.
Et
là, ça se pose la question est
-ce
qu'il n
'a
pas un peu déjà plié le game à gauche sans compter une candidature Hollande-Glixmann qui, voilà, ce n'est pas les mêmes gauches, ce n
'est
pas les mêmes espaces politiques. Mais voilà, sur cette gauche-là, on va dire, il y
a
un côté. Est-ce qu'il n
'a
pas un petit peu plié le game ? C'est vraiment la petite musique du moment sur les plateaux télé, sur les plateaux de radio. Et il
n'y a
pas que les gauchistes qui le disent. Donc peut-être aussi Mathieu Pigasse, voilà, il voit ça et il se dit oulala, dans tous les cas, si je commence à vouloir, sans même parler de sa volonté personnelle, mais qu'il se dit pour 2027, dans cet espace politique-là, a priori,
si
je dois soutenir un candidat, je saurais lequel c'est. Il
y a
peut-être qu
'il faut dans cet ordre-là aussi, tout simplement.
L'effet meeting de LFI qui a quand même, qui a
eu
son effet. On ne
peut
pas dire le
contraire. C
'est sûr. Après, à gauche, il y a d'autres questions qui se posent et qui restent à trancher. Il
y a
la
candidature
de Fabien Roussel, il
y a
le Congrès qui est en cours. Donc on verra bien les conclusions que le Parti communiste
tirera. Je crois que le Congrès, c'est début
juillet et
qu
'il y aura un vote pour savoir s'il y
a
une candidature à la
présidentielle en septembre. C'est bien ça ? c'est reparti. Il y a le sous-là.
Oui, c'est ça. Oui, c'est exactement ça. Donc on verra bien. De ce côté-là, il y a aussi la candidature de François Ruffin qui a dit qu'il irait même s'il n'y avait pas de primaire. Donc est-ce qu'il va le faire vraiment ou pas ? Bref, il y
a
pas mal de questions qui vont se poser à gauche, etc. Mais c'est vrai que Mélenchon a quand même marqué les esprits avec son meeting.
C
'est assez clair. Alors je pense que ça a pu jouer. Je me demande aussi, mais ce n
'est
pas pour troller si la candidature Bombera n'a pas pu jouer aussi parce que ça a tellement été reçu avec moquerie.
Est
-ce que si tu arrives le lendemain en disant que
je suis candidat, vous jouez à quoi ? Encore un ? Je
ne sais pas. Mais je me demande parce que quand je vois Pigas chez Salamé et Pigas chez Soto en trois jours de différence, c'est vrai que c'est... Alors oui, tu as raison, il
y a
le meeting de Mélenchon, mais je veux dire, ce n
'est
pas du tout la même tonalité,
ce
n
'est
pas du
tout le même
enthousiasme. Enfin voilà, je me pose la question.
C'est intéressant ce que tu viens de dire sur Karim Mohamran. Est-ce qu'il y avait un aspect tellement ridicule et tout le monde s'est accordé à dire que c'était ridicule que finalement, se présenter candidat Naval, meeting de Mélenchon, disaster class de Karim Mohamran, est-ce que tu ne passes pas automatiquement pour un con ? Est-ce que Karim Mohamran ne
s'est
pas dit ça d'une manière ? Il y
en
a marre des candidatures anecdotiques,
des
candidatures de témoignage. C'est bon, j'aimerais un peu plus de sérieux en politique, donc je vais ridiculiser le principe même de petite candidature une bonne fois pour toutes.
Comme ça,
au moment, c'est bon, ça va commencer à marcher droit et basta. Je
ne
pense pas en réalité. Mais peut
-être qu
'effectivement, c'est un peu l'effet de
savoir-il.
Il y
a
énormément de communication, voir comment les gens se réapproprient les extraits médiatiques, surtout à l
'ère
d'Internet, évidemment. Donc, c'est vrai qu'il pourrait y avoir un effet Karim Mohamran au sens où, par rapport à il
y
a une semaine, c'est un peu la honte de dire je suis candidat aujourd'hui parce que ça rappelle les heures les plus drôles de notre histoire.
En fait, si je me mets à la place de Mathieu Pigasse... Pigasse est plus crédible,
oui,
certes.
C
'est sûr. Mais si je me mets à la place de Pigasse, imaginons que j'ai dans un coin de mon esprit une candidature, je vois le meeting de Mélenchon, je vois le disaster class comme tu l'as dit de Boisbran, je me dis bon, il y a une exaspération totale à la fois des commentateurs mais aussi du peuple de gauche, toutes lignes confondues. Quel est mon intérêt ? Je vais peut-être calmer le jeu, je vais peut-être montrer que je suis en hauteur, que je pense au collectif, que je vais rappeler que l'heure n'est pas aux candidatures mais plutôt à comment on produit collectivement une efficacité. Et c'est exactement le discours qu'il tient chez Thomas Soto. Il y
a
un côté je suis là, je suis dispo mais il y en a marre des candidatures. L'important, c'est le programme et l'élan. Voilà. N'hésitez pas, je suis là, je suis dans la pièce d'à côté mais
pour
l'instant je
ne vais pas ajouter
de la cacophonie à la cacophonie donc voilà. Bonne journée.
Je pense qu'il
y a
un côté comme ça. Lucide au final. Lucide. Allez, il
va
falloir commencer un peu accéléré. On va dire qu
'il
nous reste un quart d'heure parce qu'on voulait couper vers 13h30. On va essayer de couper pas trop tard. Il nous reste un quart d
'heure
mais ça tombe bien là on part sur les candidatures un peu, les candidatures à la con on va pouvoir dire. Alors rapidement, on en a déjà parlé, je crois même qu'on a fait une séquence entière,
on
a fait un live, on a fait une séquence entière sur lui. Voilà, l'inédérable David Lysnard obligé de leur parler dans les petites candidatures parce qu'il y a ce style Lysnard et Lysnard ne sort pas n'importe qui,
il
est maire de Cannes depuis assez longtemps.
Il
a été réélu à 80% en premier tour, quelque chose comme ça au dernier municipal. Donc voilà, il règne en maître dans sa ville de Cannes, réélu par des retraités cannois pétés d'oseille. Donc bon, ça va, il a son fièvre, ça marche très bien. Et donc voilà, il continue à être candidat et il est sur une ligne libertarienne, libertarienne pardon, afouériste pourrait-on dire, milléiste.
Il
se revendique de la tronçonneuse de Ravier Millet, ce président argentin totalement zinzin, libertarien qui
en
plus de découper les services publics à la tronçonneuse met totalement son pays à la remorque des Etats-Unis de Trump. C'est l'inspiration principale de David Lysnard. Et pour le coup, on peut assez facilement analyser c'est quoi son move dans cette présidentielle. Je pense qu'il sait très bien qu
'il
ne
va
pas être président. Je pense qu'il sait très bien
qu
'il n
'a
pas toutes ses chances forcément d'avoir ses 500 signatures. Est-ce qu'il sera même sur la ligne de départ ? Ce n
'est
pas tout à fait sûr. Mais
ça
paraît assez clair. Il est là pour essayer de faire infuser son idéologie anti-impôt, ultra-libéral, libertarienne, anti-service public, etc. Dans la droite française pour tenter d'influer sur la droite française finalement. Ça me paraît assez clair. Là-dessus au moins, c'est assez carré. On comprend un peu ce qu'il essaye de faire. Ce n'est pas de l'agite propre mais voilà, c'est comme un truc de propagande.
Il
veut influencer sur la ligne de la droite française en étant le plus libéral possible. Donc voilà, je vous propose de regarder ça histoire de voir un petit peu
le
résumé en 49 secondes de son idéologie.
On doit baisser
la dépense publique dès la première année d'un quinquennat de 80 milliards d'euros en taillant dans les 1200 entités publiques qui ont été créées depuis 20 ans.
On peut
faire un bingo libéral avec David Lissnard. On le remplit extrêmement vite. Vraiment, il enchaîne tous les poncifs.
Tant
qu'ils ont recruté 440 000 fonctionnaires pour 100 milliards de dépenses publiques. On a 8 agences de l'environnement. Qu'acune peut vous bloquer un projet dans une entreprise ou dans une mairie mais aucune ne peut vous autoriser en revenant sur les allocations automatiques sociales y compris pour des non-contributifs ou des personnes qui arrivent de l'étranger.
C
'est de plus qu'il y
a
plus l'équité que l'égalité. Mais bien sûr, il faut mettre un
terme. C'est qui le
journaliste ? Comment il lui déroule le tapis rouge comme ça ? C'est de l'équité plus que de l'égalité ça ? Qu'est
-ce
qu'il raconte ? C
'est qui ? Je n
'ai
pas vu ça. Je
ne
sais
pas qui c'est.
Lui là ? Ah oui, mais comment il s'appelle ? C'est un ancien de France Télé je crois.
C'est
un libéral absolu. Mais je ne sais plus son nom.
Ok, ok. C'est vraiment toute cette droite qui consiste à dire « Oh là là, il y a trop de dépenses publiques et il
y
a trop de fonctionnaires. Si on enlevait toutes les normes et si on enlevait toute la dépense publique, le monde irait mieux. » Alors que quand tu regardes les États-Unis d'Amérique par exemple qui sont beaucoup plus libéraux que la France, est-ce que vraiment tout est mieux aux États-Unis qu'en France ? Moi,
je
n'en suis pas convaincu. De toute façon, on ne
va
pas vous réexpliquer pourquoi la idéologie de David Lissnard ultra-libéral, c'est de la merde. Je pense qu
'on
peut le dire sur le plateau de l'UMA. Ça ne dérangera pas trop le reste de la rédaction. Voilà, ici, c'est un journal communiste. Et les communistes, c'est un petit peu quand même à l'opposé de cette idéologie-là, évidemment.
Mais bien sûr,
il faut mettre un terme
à l
'égalitarisme qui est le mal du pays pour mettre en place un système de mérite et d'équité. C'est une question de courage politique. Mais vous verrez, c
'est
ce qui va permettre de rehausser le salaire tout en baissant l'extra-brut parce qu'on va se pratiser moins pour gagner plus. Et c'est comme ça qu'il y
aura
une espérance derrière cela.
OK, l'espérance de privatiser la sécu, fermer les hôpitaux, les écoles, augmenter le prix des médicaments parce que les gens, ils auront un salaire net plus élevé et
que
ça sera plus remboursé. Voilà, l'espérance d'avoir un système comme les États-Unis ou si tu as le malheur d'avoir un cancer.
C'est un classique en plus radical du discours de la droite.
Oui, oui, oui.
Et qui est un petit peu repris par Gabriel Attal sur son fameux slogan « droite au brut » pour parodier
«
droite au but », donc le slogan de l'Olympique de Marseille, club de foot. Et c'est pareil, c
'est
en gros « on va cotiser moins pour gagner plus ». Ça rejoint l'héritage sarkoziste, etc. Bref,
un
classique. Oui, c
'est
un discours
de droite
ultra
classique mais poussé à son maximum sur ce qui est économique. Voilà, c'est ça. Alors, ce candidat, tu ne le connaissais pas ? Non. Voilà. Alors, lui, c'est vraiment un candidat. J'ai été vous le chiner, celui-là. C'est bien sûr, on parle d'Antoine Micot. Voilà, vous connaissez Antoine Micot, le tchat ? Est-ce qu
'il
y
a
qui connaissent Antoine Micot ? Vous connaissez peut-être quand même le parti Equinox. Voilà, donc Equinox, c'est un parti, figurez-vous. C
'est
un parti qui existe. Ça fait déjà quelques temps qu'ils existent. Ils avaient été candidats aux européennes, aux dernières européennes 2024. Ils étaient déjà là. Ils ont eu quelques votes, je crois. Et donc, Antoine Micot, porte-parole d'Equinox, très simplement, est candidat à la présidentielle. Donc, qu'est-ce que c'est Equinox 2027 ? En gros, et ce n
'est
pas mes mots, je l
'ai
vu sur un article de Reporters, qui sont vraiment spécialisés dans l'écologie, un journal indépendant qui parle d'écologie, qui est très bien. Allez, suit, soutenez Reporters, soutenez la presse indépendante, bien sûr, et soutenez l'humanité de préférence quand même. Donc, Equinox 2027, Equinox, pardon, c'est un parti, en gros, c'est des ingénieurs fans de Jean Covici. Voilà, ils se sont dit il faut faire de la politique qu'autrement, enfin, c'est même pas ça, ils se sont dit, voilà, il faut sauver la planète en étant un peu décroissant, un peu pro-nucléaire, c'est un peu la ligne de Jean Covici, et là où Jean Covici s
'est
dit, moi je ne
fais
pas de politique, j'essaye de parler de ce que je connais, des énergies, etc., mais vraiment, Jean Covici se dit, moi je ne ferai pas de politique, chacun peut s'accaparer mes idées, je les mets là dans la place publique, mes idées, prenez-en, faites-en ce que vous voulez, c'est cool, quoi. Et bah Equinox, qui se
sont
dit, ok, bah nous on va faire pareil, mais en nous politisant un petit peu plus, mais sans trop se mouiller, quoi. Donc c'est un peu des espèces de sociodémocrates très pro-européens qui sont pour la décroissance et le nucléaire et qui parlent d'écologie beaucoup et qui, c'est une sociologie plutôt école d'ingénieurs, ces fameux gens sortis d'école d'ingénieurs qui disent, oh là là, je n
'ai
pas envie de mettre mon talent au service de la destruction de la planète et de l'écocide, donc voilà, je vais m'investir dans l'écologie. En vrai, moi je vois ça d'un très bon oeil, toute cette sociologie-là qui se radicalise un petit peu via l'écologie, mais il se trouve que dans le cas de Précide Equinox, ça donne un truc qui est quand même pas très très clair, qui n
'est
pas très très porteur et moi ça me donne l'impression que c'est des gens qui sont vraiment plein de bonnes intentions par rapport à l'écologie et je trouve ça cool, mais juste j
'ai
l'impression qu'ils ne comprennent pas comment fonctionne la politique, du coup ils se disent, youhou, on va partir avec notre parti à la présidentielle, sauf que bon, il y
a
déjà énormément de gens qui font de la politique, en fait la politique c'est un petit peu plus complexe que ça, il y a tout un tas de rapports de force et j'ai l'impression qu
'ils
font fi de tous ces rapports de force en se disant, si on y va avec beaucoup de bonne volonté, on peut y arriver, je ne pense pas que ça soit le bon angle.
Ouais, d'accord, et c'est une gagnature décroissante ou...
Ouais, c'est un peu
décroissante mais ils sont pour la sobriété, enfin
après
dans leur
programme écologique c'est pas mal, ils sont pour la sobriété énergétique, pour du coup plus réguler le capitalisme, mais tout en étant sur une ligne assez social-démocrate par
ailleurs,
donc c'est pour ça c'est pas très clair mais voilà quoi, ils veulent produire moins parce qu'on est en train de niquer la planète et quand même le nucléaire par contre c'est bien et voilà, ils critiquent par exemple la position historique de beaucoup de partis écologistes anti-nucléaires et là où pour le coup jusque là c'était quelque chose qui ressemblait presque un peu à un sim-tank quoi genre qui avait un rôle un petit peu comme Jean Covici bah là le fait de se lancer dans une présidentielle peut-être qu'ils comptent peser un petit peu comme David Lissnard finalement, essayer d'imposer leur thème et de se servir de cette présidentielle pour tenter d'imposer leur thème mais je suis pas sûr que ça soit la meilleure voie à suivre parce qu'en fait si t'es perçu comme pas crédible voire même un peu ridicule ça peut faire une forme de contre son camp quoi un peu et là où David Lissnard lui il connait la politique il est maire de Cannes il sait un petit peu ce qu'il fait eux j'ai l'impression est
-ce
qu
'il
ferait pas juste d'être au shift project avec Jean Covici pour tenter d'influencer et de véhiculer leurs idées sans pour autant faire un parti quoi moi je trouve ça un peu vain mais c'est pas une intéressante donc
j'avais envie d
'en parler tu
as un
avis toi là-dessus ? non mais enfin je suis plutôt de ton avis je
vois
technosolutionniste
non ils sont critiques du technosolutionnisme oui
oui
c'est pas des débiles quand même respecter les sur l'écologie c'est pas des débiles
mais c
'est
vrai qu'ils sont un tout petit peu sur le même créneau que Delphine Bateau autre petite candidate aussi Delphine Bateau qui avait lancé son mouvement qui s'appelle Génération Ecologie elle est membre du groupe Écolo si je me trompe bien si je me trompe pas mais elle vote souvent souvent à part
est
-ce qu
'elle
fait partie du groupe Écolo je sais plus
alors
je vais la vérifier attends
je
vérifie mais
en tout
cas Delphine Bateau donc ex-ministre sous François Hollande elle avait claqué la porte parce que son budget oui
elle est
députée ouais députée ça
députée dans le groupe Écolo depuis 2024
mais souvent ces votes ne rentrent pas dans la discipline du groupe souvent
c'est vrai c'est la seule
qui n'avait pas voté la censure la dernière fois ou quelque chose comme ça ouais
c'est ça et oui exactement et oui donc à l'époque elle était ministre sous François Hollande elle avait claqué la porte parce qu'on avait réduit les budgets de son ministère si je ne me trompe pas c'était le ministère de la transition écologique justement et c'est elle et donc voilà et donc là elle se lance c'est à peu près la même ligne que les équinoxes ouais voilà sauf qu'elle n'est pas pro nucléaire si je ne me trompe pas mais pour le
reste
elle est plutôt pour un retour à la sobriété plutôt décroissante mais ça reste bon temps ça reste au SDEM on
n'a
pas le capitalisme non plus
donc
c'est quoi son idée à priori ça serait d'essayer d'influencer qu'on parle plus d'écologie pendant la présidentielle
oui
oui c'est ça oui c'est ça après est-ce qu'elle aura les moyens d'atteindre les 500 signatures j'en doute mais bon après voilà elle sera en bouquin bientôt donc je pense qu'elle va elle va sortir un petit peu du bois elle va expliciter cette candidature mais pour l'instant elle se fait plutôt discrète donc c'est quand même compliqué là aussi de lire ses intentions un peu comme Boamran mais Boamran c'est bien plus ridicule évidemment parce que d'être une bateau elle a quand même un logiciel idéologique plus important un bagage politique qui fait qu'on peut entendre qu'elle ait envie de se distinguer
mais
ça reste quand même voilà le courant sauce d'aime mais avec l'accent mis très largement sur l'écologie et la
sobriété ok ok
d'accord
donc
c'est ouais
c
'est une scission d'Europe écologie les verts finalement d'accord
pourquoi pas
et je vois dans le tchat que c'est une anti LFI oui c'est vrai que c'est pas une LFI compatible c'est
pour
ça que je disais plutôt ligne sauce d'aime très
largement d
'accord quitte
à souvenir quelqu'un ça serait limite plus Hollande ou Glixmann que la France Insoumise
ouais
et puis en même temps elle est quand même son expérience sous Hollande fait qu
'elle est quand même en
rupture avec les sauce d'aime mais dans l'ADN c'est une sauce d'aime une sauce d'aime écolo alors du coup si c'est une sauce d'aime anti-Hollande et qu
'elle
n
'aime
pas Mélenchon non plus ça va
être un peu compliqué je
vois Longas dit une autre écologiste ouais c'est pas faux c'est un peu ça un petit peu plus sauce d'aime quand même mais oui c'est un peu ça sauce d'aime sauce d'air ça marche
ça marche
bon bah voilà donc du coup ça fait déjà deux candidats qui en tout cas c'est intéressant parce qu'il y
a
deux candidats qui disent l'écologie c'est trop important on n'en parle pas assez et donc du coup qui utilisent cette candidature à la présidentielle qui n'ira probablement pas jusqu'au bout pour tenter quand même d'influencer un peu le débat et dire il faut qu
'on
parle plus d'écologie donc moi je dirais bon après Delphine Bateau je la porte pas dans mon coeur et Equinox je le trouve un peu neuneux on va dire mais bon il y a un côté où si c'est pour l'écologie quelque part ils ont l'air d'être plutôt bien intentionnés on va dire donc voilà peut-être un peu à la ramasse mais bien intentionnés donc voilà moi je préfère ça à d'autres candidatures personnellement et je te propose de finir sur celle-ci quelqu'un dans le chat vient d'en parler voilà j
'ai
quand même plus de sympathie pour Equinox que par exemple pour Juan Branco qui lui aussi est plus ou moins candidat à transition transition incroyable qui lui aussi est candidat à la présidentielle alors apparemment c'est pas clair
toi
t'as des infos là-dessus ?
moi
je
m
'intéresse assez peu à Juan Branco toi t'as des notes quand même
j'ai pris des petites notes notamment sur ses propositions parce qu'il a fait il a fait tout un trade immense et interminable enfin vraiment et puis c'est c'est assez imbitable pour exposer l'ensemble de ses propositions son package idéologique bon bah
Juan
Branco est
-ce
qu'il faut le prendre au sérieux ? je sais pas je sais pas est-ce qu'il faut
prendre Francis
Lallane au sérieux ?
voilà c'est ça le truc c
'est
vrai c'est qu'il est passé par toutes les crèmeries un peu les écolos un peu les insoumis aussi où c'est présenté aux législatives c'était en 2017 si je me trompe pas en Seine
-Sémi
oui
c'est ça
je
ne savais pas tu m'as dit avant le live
j'étais étonné
à l'époque il avait affronté Jordan Bardella il s'avait perdu tous les deux c'était un macroniste qui avait gagné un macroniste qui a disparu je me souviens plus de son nom mais en tout cas voilà et puis ensuite après il a pris le tournant tournant Gilets jaunes il était un des premiers c'est vrai à croire et à encourager le mouvement il s'est fait toute une rente là-dessus c'est vrai que son public aujourd
'hui c'est
plutôt des anciens Gilets jaunes en
tout
cas
mais
pas le meilleur du mouvement des Gilets jaunes voilà
c'est plus la branche un
peu confuse bizarre un peu confus aussi surtout voilà exactement c'est un peu ça il y
en a
qui ont dit rouge brun moi je pense que confus ou confusionniste c'est ce qu'il y
a
le mieux parce que pour quelqu'un comme Juan Branco Juan Branco voilà il a fait l'école de Zazacienne je crois que c'est ça avec Gabriel Attal c'est quelqu'un qui a une éducation politique plutôt bourgeoise etc c'est quelqu'un qui
a
une culture politique a priori moi je dirais pas que c'est un confus je dirais que c'est un confusionniste ce qui est bien pire en réalité quelqu'un qui est confus c'est quelqu'un qui manque de repères politiques et du coup qui se retrouve par un sentiment anti-système on sait pas trop ce qu
'ils
sont en train de faire et puis surtout on
va
être un peu un peu complotiste anti-système bizarre c'est ça qu
'on
pourrait qualifier typiquement c
'est
ça le genre de profil confus ça recouvre des réalités assez larges mais voilà vous voyez de quoi je parle pour moi quelqu'un comme Juan Branco c'est quelqu'un qui fait son beurre c'est un opportuniste qui fait son beurre auprès des confus et donc du coup moi je le qualifierais de confusionniste moi j'avoue que c'est le genre de personnalité Juan Branco que j'exècre voilà pour moi il sert à rien à part avoir chauffé mon siège quand j'étais faire une interview au crayon parce qu'il passait
avant moi
hop là mais c'est vrai
que ouais non confus
c'est exactement ça le crayon
qu
'on ne salue pas enfin je veux dire il cultive ce confusionnisme parce qu'il a bien noté qu'il y avait un créneau et évidemment à la suite du mouvement des Gilets jaunes il a vu qu'il
y
avait ce public etc qui pouvait faire fructifier ce créneau là notamment commercialement parce qu'il a sorti des bouquins qui disent tout est leur contraire et quand on regarde ces propositions
on
voit qu'il y a encore cette espèce de filiation au mouvement des Gilets jaunes mais pas encore une fois là encore pas au meilleur du mouvement des Gilets jaunes c'est à dire qu'on voit à la fois une critique des élites économiques politiques médiatiques pourquoi pas évidemment enfin je veux dire je ne
suis
pas le dernier non plus à être agacé parfois par ces élites là mais le problème c'est que souvent c'est des critiques assez bas du front un
peu
plus lourd etc il y a des propositions pour une démocratie plus directe donc là aussi pourquoi pas sauf que tout ça est allié aussi à un combat anti-taxe notamment avec un soutien pour les TPE, PME là on rejoint encore le mouvement des Gilets jaunes et
il y a aussi l'aspect poujadis
des Gilets jaunes donc
effectivement c'est pas le bon côté qui n'était
même pas majoritaire
pendant le mouvement au corps du
mouvement il y avait quelque chose ça sentait la lutte des classes quand même les Gilets jaunes au corps du mouvement ça parlait d'injustice fiscale de tout un tas de choses donc voilà dans les marges des Gilets jaunes un peu poujadistes complotistes bizarres c'est là qu'il a décidé de faire son beurre
et puis il
y a
un dernier axe c'est celui de vouloir débureaucratiser la France et là on rejoint David Linnard mais c'est vrai qu'il y a ce côté là c'est une espèce de populopoujadisme tout en ayant une chose libérale mais tout en étant anti-UE enfin voilà c'est tout ce mélange là un peu particulier où en fait forcément il n
'y
a pas tellement de colonne vertébrale et là où ça me désole et là où on ne connait pas une figure qui m'attire particulièrement c'est que je ne suis même pas sûr qu'il pense ce qu'il dit parce que je pense qu'il est un tout petit peu plus intelligent que ça mais il a repéré qu'il y avait ce créneau là à faire fructifier et qu'il va un bon marketeux enfin en tout cas c'est ce que j'imagine après bon peut-être que je le vois plus
intelligent qu'il l'aimait moi je vois ça comme ça
aussi pour moi c'est un opportuniste et en fait justement parmi les confusionnistes et ceux qui vont aller dans des milieux un peu complotistes bizarre bizarre alors
c
'est pas uniquement par opportunisme mais il y
a
toujours une part d'opportunisme parfois c
'est
des personnes plus intelligentes que ça et qui par opportunisme voient qu
'il
y
a
un petit filon à se faire et du coup ils vont peut-être baisser pour le complotisme par exemple l'exemple de Dieudonné pour moi c'est un bon exemple de ça tout à
l
'heure je parlais Francis Lalanne Francis Lalanne qui a fini par se rapprocher de Dieudonné bon eux ils sont un peu finitaux parce que vraiment ils sont ringards en réalité ils sont ringards puis bon Dieudonné tout le monde a compris un petit peu a commencé à comprendre un petit peu la teneur du personnage notamment évidemment sur l'antisémitisme mais aussi sur la manière où il a scam et arnaqué notamment sa communauté en leur promettant bons et merveilles avec des produits financiers il s'est barré avec la caisse enfin bon il a un peu finitaux et ringard Francis Lalanne aussi mais voilà Juan Branco est
-ce
que c'est pas l'héritier mais avec un petit peu plus de buzz on va dire un peu moins ringard de toute cette frange là moi je pense que oui d'ailleurs quand on voit dans les milieux dans lesquels il traîne typiquement ça va être c
'est
des trucs en mode TV Liberté donc TV Liberté qui est une espèce de chienne à moitié d'extrême droite confusionniste c'est vraiment cette ligne là où on retrouve des gens
après ça
brasse assez large on retrouve des gens comme Greg Tabibian par exemple ce genre de choses qui de base ils disent ils sont marxistes puis ils votent Marine Le Pen au premier tour enfin voilà c'est un peu tout ce lor là moi c
'est
un lor que vraiment je déteste au plus haut
point
parce que j'ai eu des potes par le passé qui ont pu se retrouver un petit peu en berlif de côté dans ces trucs comme ça et donc moi quand je vois des gens qui sont vraiment des grands bourgeois de Paris intramuros avec la formation politique qui va avec qui décide d'aller là-dedans par opportunisme vraiment je trouve ça absolument méprisable en ce qui me concerne donc Juan Branco j'espère qu'il sera pas président mais il sera pas président de toute manière donc c'est bien j'espère qu'il sera même pas candidat qu'il aura pas ses 500 signatures et qu'il va se faire humilier dès le début je donne mon avis voilà c'est pas grave j'ai décidé de le faire aujourd'hui mais juste pour préciser quand même j'ai montré cette image en IA toute dégueulasse tout à l'heure d'un de ses soutiens vraisemblablement donc pourquoi les abeilles parce qu'il a son mouvement je sais pas si on peut appeler ça un parti politique mais il
a
son organisation il a un collectif vraisemblablement derrière lui qui s'appelle Les Ruches et il y a peu d'infos sur sa candidature mais quand même il
y a
des visuels Les Ruches Branco 2027 qui circule sur le web donc voilà on peut le mettre peut-être dans les candidats de la présidentielle sur cette ligne un peu rouge-brun confusionniste lulu quoi voilà est-ce qu'il ira jusqu'au bout
je
ne l'espère pas est-ce qu'il y
a
moyen de se faire de la thune et de gratter du buzz sur cet espace politique oui hélas
voilà
je ne
sais
pas ce que
tu
en penses oui oui certainement et puis après sur son créneau il y
a
l'UPR aussi après
c'est un
agresseur please ah
tu
te
comprends ça j'étais pas bon il est
accusé d'agression alors je ne sais pas s'il a été condamné je ne
sais
plus je ne l
'ai
plus en tête mais oui
c'est vrai ça je ne savais pas je le détestais déjà
très bien raison de plus et puis il est sur le même créneau que l'UPR d'Acelino qui lui aussi est accusé de violences sexuelles donc ouais du beau monde mais ouais donc est-ce qu'il va réussir à tirer son épingle du jeu en termes d'électorale je ne
suis
pas sûr est
-ce
qu'il aura ses enseignes j'en suis pas sûr mais bon il essaie de gratter son buzz sur les réseaux d'élargir sa communauté là encore je pense qu'il y
a
une démarche commerciale derrière parce qu'il sort ses bouquins je crois qu'ils sont en auto-édition aussi enfin c
'est une machine à
cache
derrière c'est ça je pense
donc c'est pour ça aussi que politiquement je ne le prends pas au sérieux je te rejoins sur le côté les germano-pratin qui se la joue populiste des ronds-points ça va ça va des minutes oui
ça va des minutes tout à fait tout à fait d'ailleurs je finis là-dessus parce que je parlais tout à l'heure j'ai fait une interview au crayon je me suis dit allez on y va si je suis fidèle à ma parole il n
'y a
pas de raison que ça soit déformé mais par contre à un moment donné j'ai justement dit Erwan Branco qu'il était opportuniste parce que eux m'avaient posé une question sur lui et bizarrement je frappe sur la table carrément ils ont décidé de ne pas le publier ils ont publié que les extraits les plus nuls ils n'ont pas déformé mes propos mais voilà donc j'ai doublement au travers de la gorge par rapport à Erwan Branco maintenant c'est personnel entre lui et moi j'avais une parole critique à son égard qui a été censurée par ces pseudo-médias complètement nuls et qui sont aussi dans une forme de confusionnisme finalement donc voilà toute cette sphère-là c'est vraiment quelque chose que je ne supporte pas et en vrai je me permets de le dire et de faire mon editorialiste parce que je pense que c'est quand même quelque chose qui est assez partagé dans la gauche française et peut-être que dans le chat il y
a
plein de gens qui quand vous étiez moins politisé vous avez été intéressé par certaines personnalités qui se sont retrouvées dans ces milieux-là et qui ont tenté de vous grailler le cerveau pour vous emmener avec eux vers des contrées obscures et que vous aussi vous l'avez mauvaise parce que vous savez très bien un petit peu la dangerosité aussi de cette pensée qui va aller caresser dans le sens du poil des gens révoltés pour essayer de les amener vers une idéologie atroce à l'époque d'Illégie-le-Jaune ou peut-être que vous avez des proches ou des gens vous avez vu ce genre de parcours moi vraiment c'est un truc parce qu'il faut être anti-système quelque part ça ne veut rien dire de mon parcours politique et de ce que je fais aujourd'hui donc il
y a
des gens qui viennent phagocyter cette gronde phagocyter cette colère et cette révolte pour les emmener dans du n'importe quoi et du complotisme bizarre et encore pire et en plus se faire de la thune sur leur tronche c'est vraiment quelque chose qui m'indigne au plus haut point donc voilà j'avais envie aussi de pousser ce coup de gueule par rapport à Juan Branco