Nicolas Dupont-Aignan invité de BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Votre réaction sur l'annonce d'une liste de gilets jaunes ?
- 1:17OuverteÉludée
Votre score dans le sondage Elab et celui avec les gilets jaunes ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Un mot sur le grand débat d'Emmanuel Macron à huis clos ?
- 4:42RelanceRéponse partielle
Vous avez proposé un plan avec 12 mesures et 32 milliards d'économies, est-ce que ça n'aurait pas déjà été fait ?
- 7:39OuverteRéponse directe
Vous voulez réindexer les retraites ?
- 9:10FerméeRéponse directe
Vous restez dans l'euro dans votre programme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10Invité politiqueChiffre
« Je suis à 8% dans tous les sondages. »
- 6:40Invité politiqueChiffre
« Près de 2 millions de fausses cartes vitales. »
- 7:06Invité politiqueChiffre
« On a versé 22,2 en 2016 et on a touché 11. »
- 8:09Invité politiqueChiffre
« Il y a 40 milliards de recettes nouvelles, notamment sur la lutte contre l'évasion fiscale. »
- 8:36Invité politiqueFait
« Fraude sociale et lutte contre l'évasion fiscale. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan54 %
- Présentateur31 %
- ?15 %
≈ 82,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je retrouve Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir,
merci. Vous
êtes député, présidente de Boula France et tête de liste pour les élections européennes. D'abord, avant de regarder notre sondage élable de ce soir, votre réaction sur l'annonce d'une liste de gilets jaunes qui vient d'être annoncée et dont le directeur de campagne, Aïk Chaignan, a expliqué l'objectif, faire participer et en tout cas être apartisan et pas apolitique puisqu'il a dit clairement « nous faisons de la politique mais seulement nous voulons montrer que nous pouvons nous débrouiller tout seuls ».
Mais moi je crois à la démocratie
et
je crois au bon sens des Français.
Et
donc il ne suffit pas d'annoncer une liste, il faut avoir un projet, des personnalités qui défendent ce projet et une cohérence.
Et
donc bonne chance aux gilets jaunes dans leur liste, à ces gilets jaunes-là.
Parce
qu'attention, il y a beaucoup de gilets jaunes. Et moi je crois que le contraire, la force des gilets jaunes tenait
à
leur diversité politique. À partir du moment où ils vont faire une liste, il va bien falloir qu'ils clarifient les choses. Et bien rendez-vous aux élections.
Oui, donc effectivement elle est gênante cette liste, en tout cas celle-là la première et il peut y en avoir d'autres effectivement. Et puis il faut voir si elle dure les 4 mois qui viennent de campagne évidemment. Mais en tout cas,
elle
prend un certain nombre de partis qui ont soutenu les gilets jaunes évidemment. Dans notre sondage Elab, vous êtes à 5%, vous perdez 1,5%. Et avec les gilets jaunes, avec une liste gilet jaune, vous êtes à 3,5%.
Alors je m'élève, mais complètement contre ce sondage. Et je vous le dis franchement, c'est pas contre vous. Mais Elab, c'est quand même l'institut qui sur votre chaîne, je ne
sais
pas pourquoi vous leur faites encore confiance, sur votre chaîne annonçait 450 députés en marche le soir du second tour. 450 députés. Et
vous savez combien
il y
en
a eu ? 314. 314.
Alors, c'est l'institut de sondage. Mais l'institut de sondage est là
avec lequel nous travaillons,
a donné régulièrement les résultats qui sont arrivés. C'est l'institut de sondage d'En
Marche plutôt.
Non, non, non. Je vais vous dire, moi je le dis. Non, non, non, non, non. C'est l'institut de sondage. Oui, c'est normal, vous n'avez pas un bon résultat, vous êtes
un peu
déçu. Non, je vais vous
dire non. Il y a le sondage IFOP, il y
a
la Sofres, il y a Harris. Je suis à 8% dans tous les sondages. Et comme par hasard ce soir, on nous
sort un sondage. Vous
avez peut-être baissé. Mais
c
'était le même jour. D'accord. Bon, donc comme par hasard ce soir, et ça m'étonne de votre chaîne, on sort un sondage à la gloire de M. Macron. Eh bien, moi je vous
dis... Ah non,
non, le sondage IFOP de la semaine
dernière... Je vous dis... Attendez, pardon, pardon, excusez
-moi M. Dupont-Aignan.
Le sondage
IFOP de la semaine dernière
donne La
République En Marche devant
le Rassemblement National.
Non,
non, non.
Les Français jugeront. Moi, je dis aux Français,
on
vous a déjà volé l'élection présidentielle
avec
des manipulations,
des
sondages. De la presse, des médias, de la justice.
Le complotisme, alors. Ne vous laissez pas voler. Le complotisme, alors. Ne vous laissez
pas voler cette européenne. D'accord. Vous êtes suffisamment grand
pour
savoir pour qui vous votez. Et vous savez qu'il
n'y a
encore que, je crois,
40
% des Français qui savent qu
'il y a
une élection le 26 mai. Alors, de grâce, montrez tous les sondages
et
parlons des idées du fond.
Alors, justement, les idées le font. Un mot quand même sur le fait que demain, Emmanuel Macron fait un nouveau débat. Il le fait à huis clos.
Il vaut mieux, oui.
Et il rencontre Laurent Wauquiez.
Très bien.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Mais ils font ce qu'ils veulent.
Ils
sont grands garçons. Je ne sais plus très bien si Laurent Wauquiez est dans l'opposition ou dans la majorité. Mais en tout cas, ce que je sais...
Je pense qu
'il est théoriquement dans l'opposition.
Théoriquement. Oui. Ce que je sais, en tout cas, c'est que le grand débat n'a de sens
que
si on aboutit à des décisions.
L
'économie française est à l'arrêt.
On
n'a pas manqué de débat depuis des mois. D'ailleurs, chez vous,
c
'est bien que les Français s'expriment. Mais si le grand débat, c'est une opération de diversion
pour
épuiser les Français
et
faire en sorte qu'on mette la poussière sous le
tafis... C'est votre
sentiment jusqu'à
présent ? Complètement. Il y a
un intérêt très net,
on
le voit sur nos chaînes.
Il y a un intérêt très net des Français parce que les Français ont soif de parler. Mais les Français ne sont pas
dupes
de la duplicité du président qui épuise les gens, qui n'aborde pas les vraies questions et qui ne veut pas changer. D'ailleurs, il l'a écrit. Tout
le monde est
duplice dans votre univers, Nicolas
Dupoyant.
Les médias, le président,
les autres. Vous croyez qu'il y a des
retraités...
Les autres.
Routel Kriya, vous croyez qu'il y a des retraités de 75 ans, des femmes,
sous
la neige, sous la pluie, sur des ronds-points encore, par plaisir ? C'est parce que les Français ne peuvent plus vivre de leur travail. Et moi, j'attends des décisions et j'ai proposé des choses concrètes.
On va y revenir
dans un instant. Je ne suis pas que dans
la
critique,
j
'ai proposé
des mesures financières pour
relancer le pouvoir d'achat.
Parce que c'est
ça qui intéresse nos concitoyens.
On y vient tout de suite en un mot. On a le sentiment, y compris dans les sondages qui le montrent, qu'il y a un désir d'ordre, qu'il
y a
un désir de calme, de retour au calme. Et vous, qui êtes gaulliste d'origine, vous le revendiquez, on est peut-être un peu surpris que, après coup, vous n'ayez pas l'air de redemander ce retour
à l'ordre. Je ne souhaite
qu'une
chose, c'est l'ordre. Mais je souhaite, Mme Rutel-Krieff, l'ordre juste. Et je ne crois pas qu'on puisse gouverner
un pays. Ça, c'était
la phrase de Ségolène Royal.
Oui, c'est une très belle
phrase. Vous voyez, je ne
suis
pas sectaire. Je crois à la justice. Et le gaullisme,
c
'était la justice et l'ordre. L'ordre et la justice. Et je crois,
et
c'est tout mon projet politique, qu'on ne pourra justement réconcilier les Français que si on prend des mesures rapides, mais rapides, de justice sociale, d'efficacité économique, pour relancer la machine, pour
faire que les gens
investissent en France, pour qu'on arrête les gaspillages. Voilà, et c'est ça que j'ai proposé aujourd'hui.
Alors,
vous avez proposé effectivement un plan avec 12 mesures, dans lesquelles il y a 32 milliards d'économies, et essentiellement des mesures de lutte contre la fraude fiscale et sociale, et qui feraient 32 milliards d'économies. Et d'abord, ma première question, c'est, si c'était si simple,
est
-ce que ça n'aurait pas déjà été fait
? Eh bien,
malheureusement, non. J'ai travaillé pendant...
Tout le monde dit qu'il veut lutter contre la fraude
sociale et fiscale.
J'ai fait un rapport parlementaire. J'ai été élu député de l'année en 2013 sur ce rapport parlementaire sur la fraude fiscale, la grande fraude internationale. J'ai travaillé sur la fraude à la carte vitale. On a demandé, Mme Goulet, sénateur centriste, c'est pas moi, centriste, a demandé un rapport au gouvernement, qui a refusé, au Sénat, sur la fraude aux cartes vitales. Près de 2 millions de fausses cartes vitales. Et
32
milliards
!
32 milliards,
vous pouvez être 32 milliards.
J'ai proposé de réduire le train de vie de l'État, supprimer le Conseil économique et social, supprimer certains conseils régionaux avec des frais de fonctionnement considérables. J'ai proposé de réduire la contribution à l'Union européenne.
Sous
Jacques Chirac,
c
'était pas un anti-européen Jacques Chirac, on donnait 2 milliards par an à l'Union européenne. 2 milliards par an net.
Aujourd
'hui, 11. C'est 9 milliards de
perdus. Alors, certains
prétentent que c'est plutôt 4 milliards et demi. C
'est 9 milliards. On a versé
22,2 en 2016 et on a touché 11. Donc, ce que je veux dire,
c
'est que si on remet en cause
certaines
pensées uniques, certains rails qui sont dans la tête de nos gouvernements, on peut redistribuer de l'argent
aux
Français qui travaillent, aux retraités qui ont été désindexés, leurs pensions de retraite ont été désindexées.
Si vous voulez rendre,
vous voulez
réindexer les retraites,
bien sûr, vous voulez... Mais
c
'est le moindre des choses. Bien sûr. Mais quand on voit un certain nombre de vos dépenses, puisque là, ce sont les économies, quand on additionne toutes vos dépenses, c'est 70 milliards. 70 milliards, ça veut dire, première remarque, ça veut dire qu'il y a un déficit de 70 milliards,
moins 32 milliards. Parce
que vous avez oublié l'autre partie de mes propositions.
Il
y a une partie, 32 milliards de luttes contre les gaspillages. Et il y a 40 milliards de recettes nouvelles, notamment sur la lutte contre l'évasion fiscale. Est-ce que vous trouvez normal que des
très grandes multinationales... Non, non, ça, je parle des 70
milliards de...
Non, mais c'est très clair. Il y a 41
milliards de dépenses.
Non,
il y a 70
milliards de relances financées, moitié par la lutte contre les gaspillages, et moitié par
une
lutte contre l'évasion fiscale. Ce n
'est
pas la même chose. Les gaspillages, je réduis des fuites d'eau.
J'enlève les fuites d'eau. Ah non, les 32
milliards,
il
y a dedans la fraude fiscale et sociale.
Non,
fraude sociale. Bon,
bon,
ok.
Je connais mon programme. Fraude
sociale et lutte contre l'évasion fiscale. Qu'est-ce que je veux dire
?
Je veux dire qu'aujourd'hui, on a un budget,
et
tout le monde le voit, où il y a des fuites partout. Il y
a
des fuites dans les dépenses, on gaspille l'argent des Français, et on ne va pas chercher l'argent sur des grandes entreprises qui trichent avec toutes les règles du jeu, quand le petit cafetier, le PME, l'artisan, lui, est massacré d'impôts. Je veux qu'on dépense différemment, et je veux qu'on perçoive différemment.
Alors, j'ai une dernière question. Et je veux dire que c'est possible. J'ai une
dernière question. Vous restez dans l'euro dans votre programme. Oui. Vous restez à l'intérieur de
l'Union
Européenne.
Non, je renégocie les traités, mais je reste dans l'euro.
Vous restez dans l'euro. Donc, si vous restez dans l'euro, vous avez une obligation, comme normale, puisque la monnaie est la même que les autres, de réduire le déficit structurel du pays pour ne pas avoir de la monnaie de singe. Mais je vous explique qu
'on peut... Attendez, je peux finir.
Et donc, du coup, je vous dis, vous allez avoir un déficit, et du coup, vous allez avoir un déficit qui sera important. Et on l'a vu avec les Italiens.
Non, mais c'est extraordinaire. Vous êtes extraordinaire, madame. Et on l'a vu avec les
Italiens. Les Italiens qui ont voulu avoir un budget qui ne rentrait pas dans les clous de la Commission, ils ont été
obligés... Vous êtes
dans la caricature et
l'amalgame,
cher Hôtel-Krieff. Au contraire, j'ai proposé ce matin, et c'est sur Internet, et tout le monde peut le vérifier, et nous sommes le premier parti à Debout la France, avec le sénateur Masson et d'autres, le premier parti a justement proposé un projet équilibré. Justement, il y a eu trop de dépenses et de propositions démagogiques. Je veux,
et
c'est la première fois qu'un parti le fait, les Républicains ne l
'ont
pas fait, le Rassemblement National ne l
'a
pas fait, Mélenchon ne l'a pas fait, pour la première fois, je présente une addition. Réduction de dépenses, nouvelle recette, et je relance l'actualité.
Équilibrée au
centime près. Et j'ai tous les chiffres. Et c'est sur Internet.
C
'est la crédibilité politique. Vous pouvez me reprocher des choses et des positions politiques,
mais
j'essaye de travailler sérieusement, et c'est peut-être pour ça que les Français reconnaissent au moins que je fais mon boulot.
En tout cas, vous avez noté que, je finis mon exemple sur les Italiens, parce qu'il est frappant, ils voulaient un budget dans lequel ils allaient faire un certain nombre de dépenses, notamment ce fameux revenu citoyen, et ils auraient été finalement obligés de reculer beaucoup là-dessus. Et
c'était un
revenu qui était un peu à l'origine une forme de revenu universel,
et qui est
devenu, je finis,
le RMI, c'est-à-dire qu'il est donné que
sur
18
mois à ceux qui travaillent.
Madame,
je ne suis pas italien. D'ailleurs, je remarque que la France aura à la fin de
l
'année un déficit beaucoup plus important que l'Italie.
Bon,
mais je ne suis pas italien.
Je
suis français, je suis sérieux, je suis gaulliste, je veux la justice et je veux l'ordre. Et je fais un programme, justement, pour les Européennes, et je mènerai une liste, pour qu'enfin on sorte de la politique des bandes dessinées, de la caricature d'un côté ou de l'autre. Et je crois que le rôle d'un homme politique, c'est de faire des propositions. Merci de m'avoir posé des questions dessus. Très concret. Et encore
une
fois, on peut changer de politique. Il n
'y a
pas une voie tracée. Et ce que je n'aime pas dans la politique du président de la République aujourd'hui,
c
'est qu'il fait croire aux Français qu'en fait, il n
'y a
pas le choix. Et il fait beaucoup de débats,
mais il ne veut pas changer. Que les Français
regardent sur Internet vos propositions pour
compléter. Oui, pour une fois, il y a un homme politique qui fait des
propositions, et une journaliste qui pose des questions précises. Merci. Ça fera avancer le débat.
Voilà, mais il y a quand même un complot partout.
Non, il n
'y
a pas de complot.
Merci
beaucoup.
Il n'y a pas de complot. Merci, merci,
merci
d
'être venu.
Nicolas Dupont-Aignan