Point sur le Brexit
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:21Invité politiqueChiffre
« Il explique qu'à partir du moment où le Royaume-Uni va sortir de l'UE, il va falloir donc rétablir des frontières – de l'UE – vis-à-vis du Royaume-Uni et donc appliquer un droit de douane aux produits britanniques importés en UE. Droit de douane, c'est le tarif extérieur commun qui varie selon les spécialités douanières mais qui, en moyenne, est de 3%. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Il dit : « À ce moment-là, les pêcheurs ne vont pas pouvoir aller dans les zones économiques exclusives (ZEE) du Royaume-Uni tout à fait au nord de l'Atlantique ». »
- 2:42Invité politiqueChiffre
« M. Klossa pense peut-être aussi au fait que les Britanniques ne vont peut-être pas verser les 44 milliards d'euros qu'ils s'étaient engagés à verser en cas d'accord. »
- 3:23Invité politiqueFait
« Ce sont ceux qui restent dans l'UE. C'est là que le bât blesse. »
- 4:07Invité politiqueFait
« En d'autres termes, le Brexit se déroule bien. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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(Générique) Mes chers compatriotes. Nous sommes aujourd'hui le 15 février 2019. Un petit point du Brexit. Il va falloir en faire régulièrement puisqu'on se rapproche de la date. Deux choses essentielles à dire de nouveau en ce 15 février. D'une part, j'ai vu un point de vue, une chronique qui a été faite par un certain Guillaume Klossa. Guillaume Klossa qui est un monsieur qui est un européen acharné, un européiste convaincu qui a créé, d'ailleurs, un organisme qui s'appelle EuropaNova, qui milite ardemment pour la construction européenne mais qui, par ailleurs, n'est pas sot. C'est quelqu'un qui connaît ses dossiers.
Donc c'est toujours intéressant de lire le point de vue de quelqu'un qui est très très pro-européen. Et qu'est-ce qu'il a fait dans ce point de vue ? Il vient de faire un point de vue en suggérant la création d'un fonds de secours pour la fin du Brexit. Alors j'ai regardé ça d'un petit peu plus près. Et qu'est-ce qu'il dit dans ce point de vue qui a été repris, d'ailleurs, par le journal Le Parisien ? Il explique ce que j'expliquais moi-même dans une vidéo antérieure.
Il explique qu'à partir du moment où le Royaume-Uni va sortir de l'UE, il va falloir donc rétablir des frontières – de l'UE – vis-à-vis du Royaume-Uni et donc appliquer un droit de douane aux produits britanniques importés en UE. Droit de douane, c'est le tarif extérieur commun qui varie selon les spécialités douanières mais qui, en moyenne, est de 3%. J'ai déjà expliqué – je rappelle – que s'il n'y a pas d'accord, si c'est un Brexit sans accord, ce que d'ailleurs M. Klossa confirme... Il dit : « De plus en plus, il est probable qu'il n'y aura pas d'accord ».
Il dit : « À ce moment-là, les pêcheurs ne vont pas pouvoir aller dans les zones économiques exclusives (ZEE) du Royaume-Uni tout à fait au nord de l'Atlantique ». C'est des zones 4, 5, 6 – je ne sais plus –, 7, 8, 9. Elles sont numérotées. Et donc il va y avoir un manque à gagner terrible pour certains pêcheurs. Il risque aussi d'y avoir un manque à gagner pour des professions le long du littoral, pour un certain nombre notamment de professions dans les Hauts-de-France, comme on dit maintenant : l'ancienne Picardie, l'ancien Nord-Pas-de-Calais. Donc il va y avoir des problèmes. M.
Klossa pense peut-être aussi au fait que les Britanniques ne vont peut-être pas verser les 44 milliards d'euros qu'ils s'étaient engagés à verser en cas d'accord. En d'autres termes, l'idée de M. Klossa n'est pas stupide, fondamentalement. Elle consiste à dire : « Puisqu'on va mettre des droits de douane sur le Royaume-Uni, essayons d'en faire profiter ceux qui vont pâtir du Brexit ». Elle n'est pas stupide mais elle est révélatrice, en fait. En fait, c'est un aveu. M. Guillaume Klossa fait un aveu au nom de tous les européistes. Cet aveu, c'est que ceux qui ont le plus à perdre sur cette affaire de Brexit, ce ne sont pas les Britanniques. Ce sont ceux qui restent dans l'UE.
C'est là que le bât blesse. La deuxième information concernant le Brexit, elle est réjouissante. Enfin réjouissante... Elle est sympathique. C'est qu'on a appris ces jours-ci que le Royaume-Uni venait de signer – ça s'est passé d'ailleurs en Suisse – avec les autorités confédérales suisses un accord de libre-échange, un accord de commerce avec la Suisse, puisque le Royaume-Uni et la Suisse sont des partenaires commerciaux importants. C'est pas le premier partenaire commercial de la Suisse, de même que la Suisse n'est pas le premier partenaire de la Grande-Bretagne. Mais dans les deux cas, c'est parmi les dix premiers.
Et donc le Royaume-Uni vient de signer un accord commercial de libre commerce avec la Suisse comme, d'ailleurs... On ne vous l'a pas dit. Moi, j'essaye de le dire. Mais comme le Royaume-Uni en a signé d'ailleurs un grand nombre avec beaucoup de pays du monde. En d'autres termes, le Brexit se déroule bien. Et quand vous écoutez ce que disent les autorités suisses, ma foi, les autorités suisses ne s'offusquent pas que le Royaume-Uni sorte de l'UE, puisque la Suisse n'y est pas. Et donc ils se retrouvent à égalité – si l'on peut dire – entre confrères. Voilà ce que je voulais dire sur le Brexit.
Permettez-moi de lancer de nouveau un appel à vous mobiliser pour la grande soirée du 29 mars à Londres. Maintenant, c'est une affaire vraiment de jours. On est en train de peaufiner les derniers détails. On va donc mettre en ligne dans les tout prochains jours un formulaire d'inscription pour ces journées à Londres. Je rappelle que dans la mesure du possible, ceux qui ont le temps et l'argent, eh bien je leur suggère d'essayer d'être à Londres les vendredi 29 et samedi 30 mars. Nous aurons un certain nombre d'occupations, d'activités, d'événements très intéressants, même passionnants.
Et le clou du spectacle, ça sera la soirée entre 18 h 30 et 1 h 00 le 29 mars où on attend beaucoup de monde, y compris des personnalités extérieures. J'aurai certainement le plaisir de vous annoncer des personnalités connues qui viendront ce soir-là pour fêter le Brexit en direct. Je vous ai déjà donné les dates. On va préciser dans les jours qui viennent les frais d'inscription à ces différents événements. Mais vous pouvez d'ores et déjà faire vos réservations d'avions, de bus, parce qu'il y a des bus vraiment pas chers, notamment depuis Paris. Des avions, il y en a des pas chers depuis...
Je sais qu'on a des équipes à Nice qui me disaient qu'on pouvait faire des Nice-Londres directs en avion pour moins de 50 € actuellement. Alors il faut y ajouter peut-être les frais de bagages, etc. Et c'est l'aller simple. Mais ça reste du domaine quand même assez facile. S'agissant de l'hébergement, c'est là où parfois, ça peut être le plus onéreux. Mais il y a des formules de bed and breakfast chez l'habitant et également d'auberges de jeunesse, notamment pour les étudiants, qui permettront à ceux qui n'ont pas trop d'argent de participer à cet événement. Voilà. En attendant, nous sommes là du côté des Britanniques. Nous fêterons les 12 ans de l'UPR sur place.
Et nous fêterons – je l'espère – non seulement le Brexit mais également les perspectives du Frexit. Vive la République et vive la France. (Générique)
François Asselineau