Passage à Cenon Selma Labib Porte Parole Nationale NPA Paris
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Invité politiqueChiffre
« Dans mon dépôt, on était près de 45 % de gréviste la journée du 18. C'est des chiffres qu'on a pas vu quasiment depuis 2000 2019. »
- 2:06Invité politiqueFait
« il y a pas besoin pour le patronat de se mobiliser pour que l'État il soit déjà à leur service parce qu'en fait c'est le principe de l'existence d'un état bourgeois. »
- 7:33Invité politiqueFait
« le NFP bon soi-disant le meilleur rempart de l'extrême droite dans les urnes. a finalement, il a appelé à voter pour ceux qui mènent aujourd'hui la politique de l'extrême droite, c'est-à-dire Borne et Darmanin entre autres. »
- 16:40Invité politiqueFait
« il y a huit femmes qui sont mortes à la suite d'une césarienne. »
- 17:23Invité politiqueChiffre
« le salaire minimum là-bas il est de 300 € ? »
Temps de parole
- Selma Labib100 %
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Euh bah déjà bien sûr ça fait plaisir comme chaque année d'être d'être ici avec forcément un goût un peu spécial du fait de la mobilisation, du fait je pense de la présence aussi de grévistes qui viennent un peu nous raconter pour de vrai ce qu'elles vivent et et ce qu'elles vivent quand elles se battent. Donc merci à vous pour votre pour votre témoignage et ça nous encourage tous je pense. Euh bon, je voulais un peu commencer aussi sur la mobilisation qu'il y a eu à la rentrée parce que au NPA révolutionnaire on aime bien parler de la rentrée sociale. Pour une fois qu'il y en a une pour de vrais, on va pas se priver d'en parler.
Euh en fait ce qui est vraiment positif là-dedans, c'est aussi la colère qui s'est enfin exprimée par une combativité. Et je pense que ça fait un petit bout de temps qu'on l'avait pas vu et c'est vraiment précieux. Dans mon dépôt, je suis conductrice de bus en région parisienne. Dans mon dépôt, on était près de 45 % de gréviste la journée du 18. C'est des chiffres qu'on a pas vu quasiment depuis 2000 2019. Donc c'est hyper important. Effectivement, ça a été plus difficile le deux.
Ça a été plus difficile bien sûr euh Laurent l'a dit du fait euh de la politique des directions syndicales à l'œuvre, mais une politique des directions syndicales qui a en fait commencé dès le 10 septembre parce que l'appel euh de la de de la CGT notamment euh au 10 septembre, elle a été quand même à demi mot.
Bon, les tracts, ils ont mis quand même du temps à arriver en bas au niveau des des syndés et je pense que ça a joué et puis ça a continuer bah le 18 avec l'abération quand même qui a été écrit he dans leur communiqué de remettre la balle dans le camp du gouvernement au moment où la colère elle est là, au moment où la détermination elle est là, au moment où le focus il est sur les travailleurs en grève, on la redonne au gouvernement. Bon voilà, c'est la direction, c'est la politique des directions syndicales, on va pas s'en étonner mais c'est la réalité à laquelle on est confronté aujourd'hui.
Alors du côté du gouvernement, il y a bien sûr une cette crise qui institutionnelle là qui s'installe, le défilé des premiers ministres, tout le panel du jeu institutionnel, le 493, la censure, enfin on découvre un peu les dessous de la démocratie bourgeoise comme une comme une série quoi. toujours en fait une politique pour le patronat dans toutes ces nuances d'ailleurs, mais pas question de discuter des retraites, pas question de discuter du salaire. On se mange quand même depuis bah depuis quasiment le début de la guerre en Ukraine une propagande nationaliste, une propagande vat en guerre militariste extrêmement importante qui justifie quoi ?
L'augmentation des budgets militaires pour aujourd'hui venir nous dire va falloir faire 44 milliards d'économie. Mais en fait, nous ce qu'on dit c'est très simple, c'est que nos poches elles sont vides, il y a rien à venir chercher dedans. Les salaires, ils sont gelés. Euh moi, je suis à la RATP, c'est quand même un groupe multinational. Au dernier NAO, je sais pas, excuse-moi, j'ai le chiffre est tellement indécent que j'ai pas retenu, c'était 0,1 ou 0,2 % qui nous ont proposé comme augmentation de salaire. euh dans l'éducation, je parle même pas du gel du point d'indice.
Euh voilà euh à l'hôpital euh la seule proposition qu'on fait pour contrecarer euh euh aux effectifs, c'est de passer euh les services et de faire travailler euh euh 12h. Bon euh je reviens dans l'éducation, je pense que euh la grève des abs montre quand même la situation de façon un peu un peu criante. Déjà qu'il y en a pas assez en fait. Et là, on leur propose en plus de faire autre chose sur leur temps sur leur temps de travail. Enfin, dans les transports, on a roulé sous 40°gr, il y avait pas de clim.
Bon et c'est sur ça qu'ils veulent faire des économies et toute façon même de façon plus large en fait ce qu'on dit c'est qu'il est pas question de discuter de faire des économies sur l'éducation de nos enfants. C'est qu'il est pas question de discuter de faire des économies sur la santé de nos parents. En fait on peut pas discuter quand il s'agit de services utiles aux travailleurs et aux travailleuses. On peut pas discuter de faire des économies. On peut pas discuter d'une logique de rentabilité. Et c'est aussi à ça qu'on s'oppose et c'est ça qu'ils veulent aller chercher quand ils discutent de ces 44 milliards de budget. Alors pour l'instant le gouvernement il temporise un peu.
Il invite les syndicats même à dormir dans les salons si besoin. Il nomme surtout pas un gouvernement parce que ce serait quand même pas trop la période de nommer un gouvernement alors qu'il y a des qu' a des mobilisations. Et puis ça permet à tous les présentateurs radio de dire non mais franchement est-ce que vous êtes sûr que ça vaut le coup de se mobiliser ? Finalement on sait pas trop ce qui va ressortir du gouvernement mais si on se pose le problème de ce qui va ressortir du gouvernement il suffit de regarder du côté du MEDF.
Et là le message il est clair parce que le seul murmure en fait de l'effleurement en fait à peine d'une infime partie du patrimoine des plus riche, ça a été le banc et l'arrière-band du patronat pour qui s'est mobilisé pour dire que c'était la catastrophe. La taxe Zucman, tout le monde en a entendu parler. Je vais pas redire hein, c'est 2 % pour 1800 ultra riches sur 70 millions de Français euh sur plus de qui ont plus de 100 millions euh de patrimoines. Mais en fait pour nous euh ça c'est quand même, désolé de le dire comme ça et ça peut peut-être choquer mais c'est presque une homone en fait. Ou alors comme disait Guillem, nous on prend tout et on leur laisse éventuellement 2 %.
Mais euh ça cette taxman, c'est quand même, il faut le voir, le programme maximum euh que la gauche et la France insoumise présente en ce moment sur tous les plateaux télé. Alors rien qu'avec ça, le gouver le le patronat, il dit si euh vous prenez euh chez nous, il y aura une mobilisation euh patronale. Alors euh à vos paris mobilisation patronale, qu'est-ce que c'est ? Bon, on attend de voir mais en fait je pense qu'on saura jamais parce que il y a pas besoin pour le patronat de se mobiliser pour que l'État il soit déjà à leur service parce qu'en fait c'est le principe de l'existence d'un état bourgeois.
Bon, dans cette situation, nous on se bat pas pour une homone comme la taxe Zutman parce que en fait taxer les riches, c'est pas vraiment un programme. Bon, maintenir des riches et des pauvres pour financer l'école et la santé, bah c'est pas vraiment un programme. Et si les riches ils sont riches, bah c'est parce que il y a de l'exploitation. Et nous, notre programme c'est d'en finir avec cette exploitation. c'est d'en finir avec les inégalités sociales et le programme pour les riches et et les patrons, c'est l'expropriation et c'est pas vraiment autre chose.
Alors, à la manife parisienne du 2 octobre qui était moins remplie que celle du 18, il y avait une grande marionnette avec des gants de box sur lequel il y avait écrit fatality. Et c'est sûr que aujourd'hui, c'est un peu et d'ailleurs c'est un peu ce qui se discutait dans le débat tout à l'heure, c'est revenu quand même pas mal. comment euh on combat, c'est c'est l'enjeu un peu aujourd'hui. Comment on va à l'encontre de sentiment de fatalité, c'est un peu l'enjeu, je pense, pour toutes celles et ceux qui sont convaincus que bah la lutte la seule issue. Et je pense que combattre la fatalité, ça commence par comprendre déjà qu'est-ce qui fait grossir ce sentiment de fatalité.
Et la première chose, c'est quand même les désillusions face à la gauche et notamment à la gauche au pouvoir. Bon, ça, on l'a tous vu très clairement en 2016, hein, avec la loi travail par exemple. Euh mais pas que parce que c'est aussi je prends un exemple qui date un peu, ça date de la pandémie mais pendant la pandémie la France insoumise et le PC parmi d'autres ont quand même voté pour les 350 milliards 350 milliards de subventions au patronat. Donc ceux qui aujourd'hui se révoltent contre les 211 milliards qui nous proposent la taxe Zucman. La taxe Zukman pour exemple c'est 14 ans de taxe Zucman. les 350 milliards. Là, c'est 14 ans de de taxe Hukman.
Donc ça nous donne un peu un peu une idée. Donc 350 milliards pour le patronat français pendant ce temps que enfin pendant qu'il y avait des soignants qui avaient qui avait des sacs poubelles sur eux et qui et qui utilisaient du matériel décathlon pour aller soigner les patients euh enfin et pendant qu'il y avait des étudiants qui faisaient la queue devant devant le CRU et même le NFP bon soi-disant le meilleur rempart de l'extrême droite dans les urnes. a finalement, il a appelé à voter pour ceux qui mènent aujourd'hui la politique de l'extrême droite, c'est-à-dire Borne et Darmanin entre autres.
Et si on veut des exemples un peu plus là très actuels, bah la la l'attitude des députés du NFP, du PS, des verts du PC, bah en fait c'est quand même de trouver que le cornu c'est quand même un peu un homme de dialogue. Et sur le 493 là, parce que le Cornu il a dit on utilisera pas le 493. Bon bah euh c'est Roussell, il me semble qu' avait dit ça. Il dit quand même oui mais c'est quand même ça va quand même dans le bon sens. Donc voilà c'est ça euh à quoi on est confronté. C'est des manœuvres parlementaires en fait et ça a rien à voir avec nos revendications. Ça a rien à voir avec ce qu'on a discuté avec nos collègues dans les manifestations, sur les piquets et cetera.
C'était pas ça les discussions. Les discussions, c'est nos salaires, c'est nos conditions de travail, c'est nos conditions de vie. C'est comment on en finit avec tout ça. C'est pas ces manœuvres politiciennes-là qui viennent balader sur les plateaux télé. Alors la deuxième désillusion, je vais pas y rester longtemps parce que Laurent en a parlé, c'est évidemment la politique des directions syndicales, y compris de celles qui sont perçues comme étant les plus radicales.
On se rappelle juste de la réforme des retraites de 2003 où les syndicats, ils se prenaient vent sur vent quand même pour aller discuter avec le gouvernement et qui continuaient à nous dire que la solution c'était quand même d'aller négocier. Ça a été le conclave avant l'été en dehors de toute période de mobilisation. Bon, ce que ça montre, c'est simplement euh et c'est pas étonnant, nous en tout cas ça nous étonne pas, une politique qui met bah un peu les intérêts de son appareil avant ceux des travailleurs. Mais notre travail là-dedans euh une fois qu'on a dit ça, bah c'est de redonner confiance euh en nous-même. C'est de redonner confiance en notre classe et en sa force.
C'est donner la possibilité en fait surtout et c'est le plus important aux travailleurs de décider et ça il y a que nous qui pourrons le faire mettre en place les outil de la démocratie ouvrière les assemblées générales, les comités de grève avec des travailleurs syndiqués non syndiqués de tout statut différent de toute origine. En fait ce que montre la situation aujourd'hui c'est que ce qui manque c'est ben de faire émerger une autre direction pour les luttes. une direction qui pourrait contrer celle des directions syndicales et c'est ça qu'il faut que nous on construise. C'est ça la tâche que nous on se donne.
Mais ça passe aussi par reconstruire au quotidien des solidarités entre nous au travail en luttant notamment contre toutes les idées réactionnaires qui nous divisent sexistes racistes et autres. Et voilà, c'est ce qu'on fait au quotidien les militants révolutionnaires. Alors, il y a rien qui donnera pas de nos luttes, surtout de nos luttes organisées avec la conscience qu'il faut renverser ce système capitaliste. On le sait, il y a rien qui viendra des élections, sinon elle serait interdite depuis longtemps.
Les campagnes électorales, c'est pas une issue, mais c'est quand même une période où la bourgeoisie, elle développe partout toutes les nuances de sa politique et de ce point de vue là, on va pas se priver d'en être et c'est pour ça que le NPA révolutionnaire, sera présent dans les prochaines échéances au aux élections municipales le plus qu'on peut et aux élections législatives, on sait jamais s'il y en a d'ici là. En tout cas, on se donnera les moyens d'y être. On se donnera les moyens d'y être. et pour défendre un programme pour nos luttes, pour défendre un programme communiste et internationaliste et oui pour le pouvoir au travailleurs.
Alors la lutte contre la fatalité c'est aussi des fois juste ouvrir les yeux en fait et voir un peu au-delà des frontières qu'on a mis entre nous les travailleurs. D'abord juste à côté en Italie où il y a quand même une grève massive, une grève générale contre le génocide en Palestine alors même que c'est l'extrême droite au pouvoir là-bas. C'est extrêmement important en fait ce qui se passe en Italie en ce moment. C'est extrêmement important parce que c'est exactement ce qu'ils veulent éviter partout y compris en France. On se rappelle dès que par exemple le secrétaire général de la CGT de l'UD du Nord a ouvert la bouche au début du génocide, il s'est fait poursuivre directement.
Voilà, c'est exactement ce qu'ils veulent éviter. C'est extrêmement important parce que cette grève, elle permet de pointer la responsabilité de ton gouvernement dans le soutien à Netaniaou et surtout elle pose au cœur de la de la contestation notre rôle de travailleur et de travailleuse. Et en fait, ça permet de mettre en avant directement une solidarité de classe avec les Palestiniens et contre le sionisme. Et je pense qu'ici, il faut vraiment qu'on aille vers la généralisation de ces initiatives.
Il faut qu'on réussisse à porter ces discussions partout autour de nous, qu'on les mène dans les syndicats, dans les lieux d'étude, dans les quartiers, du point de vue de la flottile par exemple qui se discute beaucoup hein, on le voit tous là, c'est-à-dire en fait des militants des militants politiques associatifs qui veulent aller apporter une aide urgente humanitaire quoi à ce qui se passe en ce moment et apporter une aide au Gazaoui.
Et même en fait de ce point de vue là, le meilleur soutien ce serait de soutenir ces initiatives par la grève parce que c'est la seule chose qui forcerit nos gouvernements à stopper leur soutien actif au génocide en cours et au projets impérialistes bien sûr des États-Unis dans la région parce que c'est quand même de ça qu'il est qu'il est question. Alors le plan Trump dont vous avez sûrement entendu parler, la question de la paix qu'il essaie de mettre sur la table et que Macron y chérit, en fait euh d'une certaine manière, ça sert aussi à étouffer toute possibilité d'autodétermination du peuple palestinien. Pourquoi je dis ça ?
Parce que les États, y compris comme la France qui reconnaissent l'État palestinien ou qui appelle à en cesser le feu, en fait c'est à condition bah que les Palestiniens ils se tiennent sages. C'est à condition qu'il reste désarmé. C'est à condition qu'il soit dirigé par des États arabes qui les ont toujours trahi, voire pire he par Tony Blair, un criminel de guerre agresseur de l'Irak au côté de George Bouche. Et en fait ceux qui croient à cette paix des cimetières sans la justice pour le peuple palestinien, en fait, ils auront droit à rien d'autre qu'à l'humiliation et à la continuité du génocide parce qu'il s'arrêtera pas comme ça.
Alors enfin pour terminer bien sûr le meilleur espoir qu'on voit en ce moment ça reste quand même celui de la Jen Z J partout dans le monde cette génération ultra connectée bercé un peu par les progrès technologiques. Même moi j'ai l'air d'une bouumeuse à côté certaines une certaine homogénéisation aussi qui s'est faite par ses réseaux sociaux de la jeunesse dans le monde et qui peut en fait partager aussi ses combats comme on le voit là et ses réalités.
les réseaux sociaux, bah c'est presque enfin c'est pas presque, c'est devenu un outil d'organisation et d'ailleurs on voit le premier réflexe des gouvernements, c'est quand même de couper l'accès aux réseaux sociaux, d'interdire ces applications là dans ces pays. Euh c'est cette jeunesse là qui est dans la rue au Népal, à Madagascar, au Maroc.
Et c'est pas étonnant parce que c'est pas possible en fait de grandir face à un développement aussi accru, un développement technologique, un développement des forces productive aussi accru et de se dire que ton avenir en fait c'est soit la pauvreté, soit le chômage, soit l'exploitation accrue et que même pour la partie de la jeunesse qui pourrait à peu près s'en sortir, bah en fait c'est pour développer quoi, dans quel monde et pour travailler pour qui ? Mais en fait c'est ça qui est en train de s'exprimer. Au Népal par exemple 20 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Ça a été une répression mais vraiment terrible avec la police qui a tiré vraiment à balle réelle sur les manifestants. C'est ça la réalité. Alors aujourd'hui le jeu démocratique en fait pour l'instant il a réussi à temporiser. Il y a une nouvelle ministre qui a été élue via Discord donc une tête remplacée par une autre des nouvelles élections à venir mais finalement le système il est toujours en place.
Alors la Gen Z, elle se bat contre des régimes pourris et elle a raison et on sait pas en fait si sa révolte, elle va et sa conscience, elle va lui permettre de refuser des replâtrages institutionnels un peu couronnés par des élections à l'urne ou sur Discord et se battre jusqu'à renverser des dictatures qu'il oppriment. En tout cas, c'est tout ce qu'on lui souhaite. Et renverser des têtes, oui, c'est une chose et c'est déjà quelque chose, mais il va falloir s'attaquer aussi au régimes politiques qui ont fait leur temps pour remettre en cause finalement le système capitaliste dans son entièreté.
et même en fait du point de vue des revendications aujourd'hui qui se font entendre dans ce mouvement, c'est-à-dire aussi beaucoup des revendications démocratiques, bah en fait aller jusqu'au bout de ces revendications là, c'est aussi lutter contre la pauvreté, contre la misère, contre le chômage qui permet de fait à une minorité d'en profiter. Alors au Maroc où je connais un petit peu mieux qui est vraiment étouffé par le nationalisme où il y a un développement qui est certain et qui se voit qui sert en fait à une partie de la population, il y a quand même bah une 30 % de chômage dans la jeunesse.
Il y a eu déjà au printemps dernier des grosses manifestations en soutien au peuple palestinien et contre le génocide dans laquelle était porté clairement aussi des revendications contre la normalisation des rapports du Maroc avec Israël et suite à l'accord d'Abraham en 2020 mais aussi sa consolidation derrière. Alors peut-être que la jeunesse, elle a pris goût à la rue dans ces moments-là. En tout cas aujourd'hui cette jeunesse elle se bat y compris contre des revendications sociales notamment et c'est ce qui a un peu fait le feu au poudre quoi. C'est que dans un hôpital à Agadir il y a huit femmes qui sont mortes à la suite d'une césarienne.
H femmes qui sont mortes à la suite d'une césarienne. Il y a aussi une répression importante. Tous les manifestants en fait ils ont été arrêtés. On a recueilli leur nom. On a aussi voulu vérifier en fait est-ce que c'est que des revendications sociales ou est-ce que c'est un petit peu quand même aussi contre le régime parce que c'est ça qu'il veulent vérifier. Mais franchement comment on distingue un système ou un gouvernement ? La royauté et le patronat sont si entremêlés parce que c'est comme ailleurs en fait au Maroc. C'est un état bourgeois qui est au service d'une classe sociale.
Et peut-être que les manifestants aujourd'hui, ils disent que c'est des revendication sociale, mais c'est aussi qu'on des choix politiques qui sont clairs. Parce que pendant qu'il y a h femmes qui meurent dans un hôpital à Agadir, il y a des stades entiers, des infrastructures totales pour les touristes et les sportifs qui sont en train de se monter pour la CANN, pour la Coupe du monde et peut-être même pour les Jeux Olympiques. Et qui va pouvoir se payer ça quand le quand le salaire minimum là-bas il est de 300 € ? qui va pouvoir se payer ça ? Alors, il y a déjà trois mots. Ça discute déjà de la violence des manifestants.
Cette violence, qu'est-ce qu'elle est par rapport à la violence sociale quotidienne ? Qu'est-ce qu'elle est par rapport à la violence économique quotidienne ? Qu'est-ce qu'elle est par rapport à la présence policière mais quotidienne aussi et à la répression en ce moment du mouvement ? Alors, nous on le dit sans concession et on le dit même sans condamnation. en fait vivent les révoltes de la Gen Z partout dans le monde. Alors c'est aussi des pays où il y a des formes un peu de démocratie quand même. Et c'est vrai qu'on peut se demander quelles perspectives peuvent être mises en place ou mises en avant par la bourgeoisie nationale.
Elle est un petit peu dans un dans une impasse politique à part proposer des élections ou changer des têtes. C'est vrai que c'est compliqué. C'est pour ça aussi que la répression, elle arrive aussi vite. Mais en fait, c'est le capitalisme qui produit les hommes politiques de ce monde. C'est le capitalisme qui produit la possibilité de la corruption, la misère et l'exploitation. Et la bourgeoisie, c'est sûr, elle est dans une impasse pour répondre aux aspirations de la jeunesse. Et c'est pour ça qu'on dit que la jeunesse, elle doit se tourner vers la classe ouvrière. Elle doit essayer d'entraîner avec elle la classe ouvrière, les travailleurs.
D'ailleurs, il y a déjà une partie de la jeunesse qui est déjà en fait ouvrière. Et il y a même une autre partie qui est oui de la petite bourgeoisie mais qui si elle se mettait au service de la classe ouvrière de la mobilisation ouvrière ça donnerait les possibilités au mouvement de pouvoir aller jusqu'au bout. En fait, c'est la seule possibilité pour s'attaquer directement à ceux qui dirigent réellement en fait pour renverser le système, pour renverser la bourgeoisie, mais même pour contraindre la bourgeoisie, pour la contraindre à embaucher, pour la contraindre à payer en fait avec les profits qui sont faits quand même par le vol de notre travail.
Alors la force de la classe ouvrière, on le sait, c'est sa position dans la chaîne de production capitaliste. C'est sa force de tout arrêter mais c'est aussi sa force de faire tourner la société selon les besoins de l'humanité. Mais la jeunesse, elle a aussi une force et on le voit dans cette situation là et cette force, elle là quand elle se mobilise comme elle le fait en ce moment dans ces parties là du monde qu'on voit, sa force et son nombre. Sa force est de redonner confiance, sa force est de redonner aussi l'espoir dans la lutte. c'est aussi de remettre en question en fait au-delà de sa situation mais bien l'ensemble de la société et de son fonctionnement.
Et je finirai là-dessus, sa force dans ces situations là, c'est peut-être de mettre en place un air de révolution dont la classe ouvrière doit se saisir.