Le grand entretien avec Darius Rochebin
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Moi, j'ai vécu, je sais que la vie politique est une succession d'épreuves, une succession de coup, parfois de coup bas d'ailleurs. Et et donc je prends les épreuves comme elles arrivent. Et j'ai une philosophie, c'est de ne pas m'agacer de quelque chose sur lequel je n'ai pas d'influence. Je n'ai pas d'influence sur la décision qui sera prise par la cour d'appel. il n'en demeure pas moins que évidemment euh selon sa décision, ça aura des conséquences évidemment importantes pour l'avenir de la France pour euh euh puisque ça attente directement si vous voulez à à l'élection présidentielle, c'est-à-dire au choix également euh qui est le choix
euh des des dizaines de millions de Français qui attendent cette échéance avec impatience. Pardon, ça veut dire que vous ne bougez pas, vous n'essayez même pas de savoir franchement vous avez des réseaux et des amis avocats, magistrats et cetera. Ne passez pas votre journée au téléphone à dire qu'est-ce que tu sais ? Qu'est-ce que Non, vous savez, j'ai été avocat et je sais euh pertinemment que euh quand euh une cour d'appel ou un tribunal d'ailleurs est saisi euh d'une affaire avec des conséquences potentiellement aussi importantes, euh il y a rien qui filtre. Donc je ne sais pas ce que vous disent, ce que vous croisez, mais sachez qu'en réalité ils ne savent rien. Vous avez peur ? Non, j'ai pas peur. La peur est un sentiment euh euh qui ne m'est pas familier. Et encore une fois,
quand on mène un combat comme je l'ai mené et comme je continue à le mener et comme je continuerai quoi qu'il arrive à le mener, euh la peur n'a pas sa place. Euh on peut avoir un sentiment d'injustice, on peut avoir un sentiment de de d'être privé d'un combat qui a été et qui reste le combat de ma vie. Mais à ce point-là, à ce point-là, c'est vraiment c'est une sorte de kit au double. Je sais pas si vous connaissez l'agonie de Richelieu, on lui dit dans 24 heures, vous serez guéri ou vous serez mort. C'est un peu votre cas. Dans quelques jours, vous serez guéri ou vous serez morte. Ser non, je serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je continuerai à amener le combat pour mes idées. En réalité, je me
suis toujours battu pour que nos idées soient appliquées si vous voulez. Oui, bien Marine Le Pen, entre être militant et président de la République, c'est pas la même chose. Non, c'est pas la même chose. Mais mais encore une fois, ça ne dépend pas de moi. Voilà, ça ne dépend plus de moi. Mais je continuerai à me battre et je continuerai à être militante. Et si je ne suis que militante, [raclement de gorge] bah je serai que militante. Et je trouve que c'est déjà une grande chance de pouvoir se battre pour ces idées. Les magistrats, il faut leur faire évidemment ce crédit, sont en principe impartiaux, mais on a tous en dessus de nous ce cette force qui s'appelle l'esprit du temps. Est-ce que vous pensez que ça joue ? Est-ce que il y a un calcul humain qui est de dire voilà
et dans d'autres circonstances notamment dans l'affaire Fillon, il y a eu ses reproches juste ou injustes que ils empêchait le déroulement normal de la démocratie. Est-ce que ça compte d'après vous ? J'espère. J'espère parce que il y a une réserve d'interprétation qui a été effectuée par le Conseil constitutionnel qui est tout de même un signal qui a été lancé qui dit attention à la liberté constitutionnelle qui est celle du vote qui est celle des Français. Alors, c'est à eux que je pense euh parce que encore une fois des décisions telles que celles-là peut avoir peuvent avoir des une influence sur le cours des choses. Euh et et quand il s'agit euh euh d'une élection aussi importante que l'élection présidentielle, je mesure le poids qui
doit peser aujourd'hui sur les épaules des magistrats de la cour d'appel et je pense que ils en sont partis parfaitement conscients en fait hein. Marine Le Pen, prenons les scénarios. jugement en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires était de 4 ans de prison dont deux fermes aménagé sous bracelet 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire premier scénario, cette exécution provisoire si controversée d'après ce que je comprends peut en fait se retourner d'une certaine manière en votre faveur puisque une partie de la peine aura déjà été purgée. La nouvelle peine pourrait faire que elle arriverait l'ligibilité juste avant le début de la présidentielle. Ah, ça dépend quelle peine. [rires] Oui, mais dans cette hypothèse-là, même
si c'est un jour avant le le la date de la présidentielle, est-ce que vous y allez ? Ah oui, bien sûr. Euh l'éligibilité, elle se mesure au jour de l'élection, pas au [raclement de gorge] jour du dépôt des parrainages, pas euh au jour du décret de convocation des électeurs, elle se juge au jour de l'élection. Donc bien entendu, si je peux être candidate et si je peux donc même le 1er mai, en clair, si là si elle arrive jusqu'au 1er mai et qu'ensuite vous êtes de nouveau inéligible, vous y allez. De nouveau éligible. Ah, il faut quand même l'être euh il faut quand même l'être dès le premier tour quand même. Bon euh mais si je peux être candidate, je serai candidate pour peu que je puisse faire campagne, monsieur Rochba. Car s'il s'agit de m'autoriser à être
candidate mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ce sera pas possible. Qu'est-ce que je voulais dire ? Avec un bracelet ? Bah bien sûr, je peux pas dépendre euh euh de de d'un d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting euh à Romorentin ou ou aller sur un marché à Enabon. Vous voyez, ça c'est le deuxième cas de figure qu'on comprenne bien. Ça veut dire que sur le terrain de l'éligibilité, les choses tournent bien mais vous avez soit une peine de prison, soit un bracelet euh qui fait que pendant la campagne, vous auriez le bracelet. Je sais même pas d'ailleurs où on le met, si c'est au bras ou à Je sais pas non plus, je n'ai pas cette expérience. Est-ce que vous imaginez, est-ce que
vous êtes sûr que vous ne pourriez pas faire des meetings comme l'ont fait certains ? Je veux dire de dire je suis victime, je montre mon bracelet. Regardez, le système essaie de m'empêcher. Oui. Non non, je je vois bien le côté cinématographique de l'hypothèse he Trump Trump et son mug. Euh mais non parce que je pense que quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ces mouvements et ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un brass électronique. Donc je pense que les magistrats sont bien conscients si vous voulez qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle euh avec un bracelet. Prenons toutes les hypothèses. L'hypothèse de l'inéligibilité en vigueur à la date de l'élection présidentielle. Est-ce que vos discours le jour de
l'annonce est déjà prêt du 7 juillet ? Bah, si vous me demandez est-ce que j'ai réfléchi à toutes les hypothèses, j'ai évidemment réfléchi à toutes les hypothèses, bien entendu, mais euh si vous voulez, je je me félicite tous les jours, je me réjouis tous les jours d'être fondamentalement, je pense, différente de beaucoup d'autres responsables politiques et d'avoir toujours considéré que je pouvais prendre une balle, y compris judiciaire et et que par conséquent, il fallait à tout prix que s'il m'arrive quoi que ce soit Euh il y ait quelqu'un pour porter les idées pour lesquelles je me bat. Avant ça, pardon, est-ce que vous contesterez ? Euh si je ne peux pas être candidate, oui, bien sûr. J'userai de l'ensemble
des voies de recours qui me sont ouverts et qui me seront fermé dans un certain nombre d'hypothèses où pourtant j'aurais très envie de pouvoir saisir potentiellement la Cour de cassation mais où je serais en réalité interdite de pouvoir le faire. Donc c'est la cassation dans tous les cas. Non, pas dans tous les cas. Il y a des cas il y a des cas où je ne pourrais pas, même si j'en avais envie où je ne pourrais pas saisir la Cour de cassation parce que cela m'interdirait en réalité de pouvoir me présenter. Est-ce que vous contesterez dans le discours ? Est-ce que vous direz c'est injuste ? Euh bah c'est-à-dire que si je suis condamné, je trouve que c'est injuste pour 1000 raisons. Mais est-ce que vous élèverez ? Est-ce qu'il y aura une manifestation ? Est-ce
que vous imaginez un trocadéro avec une manifestation avec vos troupes disant non monsieurin que les choses soient claires. Ce qui a été très contesté lors de cette première instance c'est non seulement la formulation très politique quand même qu'avait choisi les magistrats de première instance mais c'est aussi l'exécution provisoire. L'exécution provisoire ça consiste à dire au juge d'appel bah on se moque complètement de ce que vous pensez nous avons raison. C'est comme ça et donc nous faisons appliquer la peine que nous avons décidé. nonobstant euh la capacité qui est donnée à tout justiciable de pouvoir précisément faire rejuger euh son affaire. Donc on n'est pas du tout dans les mêmes circonstances. Marine Pen, c'est pas une émission de de portrait personnel mais un lieu commun
sur vous hein, tous les biographes qui se sont risqués à faire votre biographie le disent, c'est que c'est un lieu commun. Une part de vous serait soulagé que il y a une part de vous qui n'est pas consacrée 100 % à la politique et que au fond lâcher l'affaire pourrait vous soulager. Est-ce que c'est vrai ? Non, c'est faux. Non, c'est faux. Euh mais je je sais que je perturbe un certain nombre de biographes comme vous dites euh parce que j'ai pas les dents qui rayent le parquet que je n'ai pas un ego démesuré et que ça vous avez des gens maintenant vous les avez maintenant pour finir le portrait pardon. Ce sont ceux souvent qui disent c'était la Marine Le Pen un peu fait ardre de la jeunesse qui au fond Oui. Oui. Bah ça fait partie de chacun sa ça sa sa légende noir ou doré.
Oui c'est ce que j'ai dit à Jordan. J'ai d chacun son tour après. Voilà. Est-ce que est-ce que cette Marine Le Pen là pourrait se dire au fond j'ai bien vécu, j'ai bien profité. Bon, je passe à autre chose. Non, pas du tout. Non, non. Je je je toujours considéré le combat que je menais comme un un devoir supérieur à l'égard de mon pays. Donc, si on me prive de pouvoir remplir ce devoir, ce sera pour moi incontestablement une souffrance. Mais encore une fois, comme je n'ai pas un ego démesuré et les dents qui rayent le parquet, tout le monde pense qu'en réalité, je n'ai pas envie de remplir ses responsabilités. Bien sûr que je veux remplir ses responsabilités pour une raison simple, monsieur Remin, c'est que je pense que si nous ne faisons pas ce qu'il faut faire pour la
France, personne d'autre que nous ne le fera. et on va rentrer dans ce dans tous ces points disons de programme un peu un peu davantage. Un mot sur l'autre affaire qui s'ajoute à cela, c'est Jonal Bardella lui-même qui l'a qui l'a confirmé des perquisitions qui ont eu lieu en Europe après des soupçons sur des fonds européens portant du groupe europé de députés où siégait le Rassemblement national et dont aurait bénéficié certains de vos prestataires. On verra ce que dit l'enquête dans ce cas-là. C'est vraiment le tout début. Est-ce qu'il y a eu de votre part disons au sens général ce groupe européen une imprudence voir une faute potentielle ? Je ne crois pas du tout que cette procédure soit justifiée et je vous le dis très clairement parce que je commence à avoir une sacrée habitude des
calendriers judiciaires. C'est quand même drôle. Ça arrive toujours à un moment au moment où potentiellement ça peut avoir une influence néfaste. À une semaine du rendu de la décision de la cour d'appel que ces perquisitions soient effectuées chez nos prestataires d'ailleurs pour moi ne relève pas du hasard. Voilà, je suis quand même pas né de la dernière pluie. Euh, j'y crois plus au [raclement de gorge] hasard dans ce genre de domaine. Voyez, plein de hasards comme ça qui se succèdent [rires] font que on finit par douter. Est-ce que vous avez été imprudent vous et Ren ? Mais je ne sais pas quoi vous répondre. En plus, c'est un c'est un je n'étais plus député européen moi à l'époque. Euh mais euh voilà, on peut toujours euh
être imprudent euh mais entre l'imprudence si vous voulez et et le délit euh il y a une distance considérable. Moi, je trouve étonnant toujours de voir un peu la différence de traitement qui nous est réservée par rapport à d'autres responsable politique. Vous m'empêcherez pas, si vous voulez dans mon affaire de m'étonner quand même que pour des mêmes faits, monsieur Bairou a été relaxé, monsieur Mélenchon n'a même pas été poursuivi. Voilà, on nous tombe dessus toujours. On va pas faire une grande émission juridique sur le fond, mais évidemment, il y a il y a des degrés, il y a des paliers. Moi je peux vous dire, j'ai vu de mes yeux par exemple parce qu'alors il y a parfois des systèmes et il y a parfois des détails. J'ai vu de mes yeux un officier de sécurité de l'ancien
premier ministre qui fait la vaisselle ou qui va s'occuper des petits enfants de faire du bubby d'une certaine façon, c'est pas au contribuable depuis ça. Ça n'est pas ça n'est pas ce que nos assistants parlementaires [rires] faisaient. J'ai vu de mes yeux tant et ça existe dans beaucoup de parlements des parlementaires qui utilisent l'assistant à des fins qui sont pas exactement qui va faire les courses et ce chez vous c'est vrai en tout cas d'après le jugement tel qu'il est en première instance ça a été un système très complet. beaucoup de gens. Voilà. Est-ce que encore une fois chacun juger ? On verra mais je conteste mais surtout si vous voulez excusez-moi mais pour le coup euh ça n'est pas du tout ce qui nous été reproché. Il nous a jamais non mais il nous a jamais été reproché que
nos assistants parlementaires effectuaient privé de la même manière qui nous a jamais été reproché d'avoir tiré un bénéfice pécuni à titre personnel de du travail politique en réalité de nos assistants parlementaires. Mais vous savez l'ambiguité là-dessus, c'est-à-dire évidemment dès lors qu'on qu'on utilise une destination qui est pas stricte, on peut dire que sinon ça remplace le problème le problème c'est que la justice ne peut pas être ambigu en réalité. La justice, c'est la justice. Donc on peut pas dire "Bon ben, alors pour un tel, on va tomber de ce côté-là et puis pour un tel, on va tomber de l'autre côté parce que là, ça crée une incompréhension chez les justiciables dont je fais bien entendu partie. Et ça ça ouvre la voie à des
interrogations sur ces différences de traitement." Marine Le Pen, on verra, on verra bien le 7 juillet évidemment. sûr. Prenons toutes les hypothèses. Effectivement, si c'est Jordan Bardella qui y va, voilà, vous vous l'évoquiez vous-même. Je sais pas si vous avez entendu la gaffe d'un vos lieutenants qui est extraordinaire, c'est monsieur Ballard qui a lâché ce mot. C'était sur une chez des chez une consœur. Il dit que vous seriez la tutrice de Jordan Bardella. C'est assez drôle parce que dès qu'il prononce le mot, il se dit "O là là, la boulette." Alors, [rires] est-ce que vous seriez Tant mieux si s'est rendu compte en le disant que c'était Est-ce que vous seriez la tutrice de Jordan Bella ? Bien entendu que président. Bien sûr que non. Euh euh moi, j'ai toujours euh j'ai toujours dit
d'ailleurs que euh lorsque je suis devenue présidente du Rassemblement national, [grognement] euh mon père qui en réalité aurait aimé le rester, était extrêmement présent dans les décisions que je pouvais prendre et que je ne ferais pas la même chose à Jordanne. Je pense que quand on acqu une responsabilité, il faut l'assumer et l'assumer de façon totalement libre. et je crois pouvoir dire et Jordan euh vous le confirmera, que je laisse Jordan absolument totalement libre. Ça veut pas dire que nous ne discutons pas, nous discutons ensemble régulièrement. Euh nous avons des conversations euh qui sont quasiment quotidiennes. Nous échangeons sur toute une série de sujets euh et mais jamais de ma vie je ne me vois dans la position d'une tutrice. Enfin
madame, vous savez que tous les journalistes de France et de Navar avec raison traquent les différences qu'il y a de fond de forme entre vous et lui. C'est une évidence. C'est difficile sans vous connaître plus complètement mais il y a quand même une question de fond. Si vous êtes candidate et vous estimez que vous êtes la candidate légitime, c'est bien que vous estimez que vous avez quelque chose en plus. C'est quoi ? Bon que je suis la candidate naturelle en quelque sorte de mon pas dire grand chose de mon temps. Bah si parce que j'ai été trois fois candidate à la présidentielle, ça ferait une 4è fois. C'est pas la file d'attente à la poste. Pardon. si si un candidat il va plutôt qu'un autre, c'est qu'on considère qu'il a plus de chance. Vous avez parfaitement raison. Mais je
pense que Jordan va évidemment admettre très facilement que j'ai acquis au cours de cette longue vie politique parce qu'en réalité je suis au premier rang de la vie politique depuis maintenant 25 ans. Je suis obligé de le dire bon mais depuis maintenant 25 ans. Une expérience qui est utile mais surtout nous sommes totalement complémentaires si vous voulez. Je moi je je me suis préparé à être président de la République. Il s'est préparé à être premier ministre. Le président préside, le premier ministre gouverne. Allez au bout de ce que vous vouliez dire. Il a moins d'expérience. Bah enfin, ce serait totalement absurde de dire que quelqu'un qui a 58 ans 30 ans a plus d'expérience que quelqu'un qui en
a 58. bien entendu, mais mais mais tout à fait mais encore une fois l'expérience ne fait pas tout sinon la France ne serait pas dans la situation dans laquelle elle est parce que il y a un certain nombre quand même de gens très expérimentés qui ont acquis des très grandes responsabilités dans notre pays et regardz le résultat il est dramatique. Donc nous sommes complémentaires. C'est vrai que je crois avoir une certaine expérience mais Jordane il a un dynamisme absolument incroyable. Il a la force et le souffle de sa jeunesse. Il a une capacité importante à rassembler. Ça tombe bien parce que comme premier ministre et chef de la majorité, c'est aussi ce qu'on attend de lui. Allez, une différence, une différence. On va pas essayer de faire un jeu, un inventaire à la préver mais il y a quand
même une différence. Elle est apparue sur notre plateau. Pardon de faire un peu de patriotisme de de chaîne. Je vous en prie. C'est quand Jordan Bardella a dit sur les retraites, l'âge de départ ne veut rien dire qui n'est pas du tout votre ligne. Est-ce que là il y a une différence ? Objectivement non objectivement vous avez oublié la première partie de la phrase où il disait tout le mal qu'il pensait d'Edouard Philippe et de sa proposition non pas du tout et de sa proposition de rallonger l'âge de départ jusqu'à 67 ans. Et que dit Jordan Bardella ? Il dit quelque chose de tout à fait juste. Il dit l'âge tout seul ça veut rien dire c'est l'âge et le nombre d'années de cotisation et les deux vont ensemble. Et c'est sur ces deux éléments évidemment que nous avons fondé notre réforme des
retraites. Nous avons, je crois, réussi à à régler avec cette réforme l'injustice de ceux qui rentrent tôt sur le marché du travail et qui en sortait beaucoup plus tard, en tout cas avec beaucoup plus d'années de cidation que les autres. Aujourd'hui, nous sommes en train de travailler sur ceux qui ont démarré très tard dans la vie euh et dans et sur le et sont rentrés très tard sur le marché du travail et qui euh euh eux aussi bénéficient enfin eux en revanche bénéficient d'un nombre d'annuités inférieures pour pouver pour pouvoir toucher une retraite pleine. Vous voyez donc on travaille sur ces sujets. Madame Le Pen, en politique, l'image compte. pas nier que l'image est si différente. L'image au sens la pâte y compris la pâte libérale jusque ce qui n'est pas de l'anecdote le l'apparition
dans sa vie de Maria Carolina une bourbon quand on connaît l'histoire de France alors c'est pas tout à fait la même branche mais il y a l'autre qui a été décapité une Bourbon qui serait première dame à l'Élysée ou à Matignon al avouons que là les les royalistes qui étaient au FN première période avaleraient leur leur leur fleurs de lis. Il se passe quelque chose là quand même. C'est pas votre Erine mais monsieur heureusement c'est incroyable. L'amour est enfant de Bohème qui n'a jamais jamais connu de loi. Voilà, je veux on peut tomber amoureux de gens qui par définition euh euh sont extrêmement euh divers et vous vous prêtez euh trop au aux hommes politiques une forme de cynisme qui voudrait que l'intégralité des actes de leur vie
personnelle en réalité soit commandé par leur intérêt, l'image qu' veulent renvoyer. un jeune coupe de bah de fête c'est ça oui ça aurait pu être autrement mais pour le coup c'est ça plein de coupes qui se forment pardon il y a des couples qui se forment chez Carrefour on voit la poste c'est pas voilà c'est une histoire de milieu d'image et cetera c'est leur liberté totale mais bien sûr ça aurait pu le hasard a fait le hasard a fait qu'il est tombé amoureux de Maria Carolina de vi eux voilà et je pense que ce qui serait bien leur foute la paix en fait parce que honnêtement ça relève là aujourd'hui Moi je vois ce qui se passe. Il y a une une forme de harcèlement qui se met en en place autour de Jordan
Bardella. Et c'est pas la gloire en fait des journalistes, je crois que de faire ça. Foutez-leur la paix. Voilà. Alors foutons-leur la paix. Mais encore une fois, est-ce que est-ce que cette différence de de style de pâte et cetera vous sert à l'arrivée ou vous dessert ? Mais ça me passe ça me traverse même pas l'esprit. Je n'analyse même pas cette chose là. Monsieur Remin. Je trouve que c'est ahurissant. plus généralement plus généralement beaucoup de choses vous êtes deux personnalités assez diverses assez différentes. Oui, c'est c'est un homme, je suis une femme, je suis une mère de trois enfants, une grand-mère de bientôt trois petits enfants. Oui, nous avons effectivement des des des différences. Dieu merci. Dieu merci. Et c'est ce que je vous disais tout à l'heure, nous
sommes complémentaires et pourquoi moi j'ai offert en quelque sorte ce ce binôme euh euh dans cette campagne parce que je crois que c'est une véritable une volonté de transparence à l'égard des électeurs, mais qu'il y a aussi entre nous une solidité et une cohérence parce que lorsque les Français vont nous faire la confiance de nous porter aux responsabilités s'ils le font Le travail est tellement gigantesque monsieur. Et on va en parler, on va parler des premières heures du pouvoir g tellement gigantesque que croyez-moi, il faudrait qu'on évite d'être en situation de se convaincre l'un l'autre. Je sais que nous n'aurons pas à le faire parce que
nous sommes absolument sur la même ligne et nous pourrons donc immédiatement nous mettre au travail. Encore faut-il y arriver Marine Le Pen rassurer ce qu'on appelait la bourgeoisie. Je sais pas si le mot a encore un sens. Je me rappelle Jean Dormeçon, il travaillait autour de ça. Qu'est-ce que c'est qu'un bourgeois ? Et il disait "Le bourgeois, c'est celui qui s'en fout pas. Il est ni rageur, ni rêveur, ni utopiste, ni abstentionniste. C'est celui qui a un peu de bien, qui a envie que la maison soit bien tenue. C'est quelque chose la bourgeoisie, hein. Vous avez eu longtemps un problème avec la bourgeoisie ? Oui, je sais pas. Euh peut-être non, je enfin j'ai pas le savez comme moi. Il y a un problème évidemment de rassurer pardon une partie de la bourgeoisie a voté 80. Ça a
beaucoup compté pour faire gagner Mitteran. La bourgeoisie a adoré la bourgeoisie progressiste a adoré par exemple Emmanuel Macron à chaque élection. Vous êtes en train de me dire qu'elle s'est toujours trompé en fait. Comment [rires] vous êtes en train de me dire qu'elle s'est toujours trompé ? ou pas, on en a besoin. [rires] Euh moi je je catégorise pas les gens comme ça, monsieur, je suis désolé de vous le dire, mais j'ai pas cette vision mathématique de la politique. Moi, je [grognement] je considère que le le président de la République doit le président de tous les Français d'où qu'ils viennent, quel qu'ils soient, quel que soit le niveau de leur patrimoine comme et comme si vous voulez l'unité, ça pourrais vous dire aussi par les classes populaires, la bourgeois, tout
ça un sens. Non, parce que ça a été oublié ça. C'est-à-dire que en réalité, on a voulu faire de la politique une véritable science ou des fondeurs, des analyses, venez de vous expliquer qu'il fallait obtenir tel électorat, tel autre. Moi, je veux que le peuple de France soit uni et qu'il se disent "Oui, nous avons encore la capacité de redresser [grognement] notre pays qui va aujourd'hui, il faut bien le dire, particulièrement mal." Allez, je vous pose une question psychologisante. Vous pourrez, si vous voulez, m'envoyer dans les cordes. Les deuxè question sur les biographes, il y a un lieu commun sur vous qui est que et plus qu'un lieu commun, tous ceux qui vous connaissent bien disent cela que le fait d'avoir été la fille de Jean-Marie Le Pen rapport à une bonne société
bourgeoise et cetera a été difficile pendant longtemps. Est-ce que c'est vrai ? Oui, certainement. Certainement. Il y avait une forme de tabou moral en réalité au au vote Front National pendant longtemps. Ce tabou moral est est tombé beaucoup. il tombe de plus en plus et dans les dîners en ville voilà je pense que certains considérait que c'était pas génial de dire que on votait Le Pen, mais je pense que les choses ont beaucoup évolué et que beaucoup de gens d'abord on ont constaté que la politique qui est menée a été dramatique et que les solutions que nous proposons sont probablement les plus cohérentes. Est-ce que vous avez été blessé ? Marion
Maréchal dans cette même émission disait que raconta cette scène à l'université, je crois le type qui tombe amoureux d'elle puis il découvre qui elle est et il dit "Ah non, je veux plus te voir plus jamais." Oui, c'est Oui, ça peut arriver. Ça vous est arrivé ? Oh b Non, pas pas pas en amour, mais oui, ça peut arriver. Oui. Vous en avez voulu à des gens voulu ? Non, je suis pas une rancunière, moi. Je suis pas rancunière. Je je voilà, j'en veux sur le moment mais le lendemain matin euh je suis passé à autre chose. Aujourd'hui, on est plus aux petites histoires de de collège université ce sont les patrons. Est-ce que les patrons sont prêts à voir Marine Le Pen ? On a Vous savez qu'on traque les gens du 440 qui acceptent ou non de vous rencontrer. Est-ce que tous acceptent de vous
rencontrer Mais ce qui est incroyable en réalité, c'est que c'est qu'on les traque. Ce qui est incroyable, c'est qu'on reproche à des patrons, qu'ils soient d'ailleurs des patrons de TPE PME ou des patrons du CAC 40, de souhaiter rencontrer quelqu'un qui peut demain devenir présidente de la République. C'est c'est incroyable. Ça fait encore événement. Vous savez très bien quand quand il y a une rencontre Erenne Medv pardon que ça vous plaise ou non, ça fait encore événement. C'est un sujet. Sujet. Oui, mais ça m'étonne que ce soit encore un sujet et je pense que ceux qui en font un sujet devraient eux-mêmes s'étonner du niveau de sectarisme qu'en réalité il véhiculent le même. Est-ce qu'il y a déjà des raliers de la victoire, des gens qui vous appellent pour tâter le terrain, pour voir si
jamais vous arrivez là qu'il soit pas oublié ? Oui, mais il y en aura. Mais c'est pas grave, je m'en moque pour ça. Mais bien sûr, tout le monde doit pouvoir venir encore une fois participer, mais tout le monde doit pouvoir venir participer à un travail qui va être, je vous l'ai dit, gigantesque, [grognement] considérable, qui doit être mis en œuvre le plus rapidement possible et et le le grand sujet, ça va être le sujet des priorités, monsieur Rougemin, parce qu'en réalité, quand la santé est effondrée, l'école est effondrée, l'insécurité explose, l'immigration est hors contrôle, le la désindustrie réalisation n'a jamais été aussi grave dans notre pays. Sur l'intégralité de ce domaine là, il va falloir agir vite et
donc toutes les bonnes volontés seront la bienvenue et on ne regardera pas si les gens sont venus il y a 10 ans, il y a 5 ans, si voilà ils sont ils ont couru au secours de la victoire. On s'en moque parce qu'il s'agit du pays. Voilà, parce qu'il s'agit du pays. Et donc, on fermera les yeux sur tout ça. Le phénomène Mélenchon à cet état de la campagne, c'est un phénomène objectivement, il est extrêmement présent. Il est talentueux d'après vous. Ah bah, il manque pas de talent euh monsieur Mélenchon, mais c'est ce qui rend d'ailleurs son projet encore plus dangereux et il manque pas de talent mais il est techniquement bon.
Bon, en réalité, il utilise comme souvent la gauche d'ailleurs, une technique qui commence à se voir qui est la technique de l'accusation en miroir. Voyez, c'est quelqu'un qui passe sa vie à parler de la race, à faire référence à la couleur de peau, aux origines des gens et en même temps, il vous traite de racisme, voyez. C'est c'est quelqu'un qui passe sa vie à tenir des propos antisémites, assumés, quitte à mettre en cause d'ailleurs le caractère terroriste du du 7 octobre et qui vous traite d'antisémite. C'est celui qui fait élire deux fois cont c'est celui qui fait élire il fait élire deux fois Macron et il vous traite de macronisme, vous voyez ? que ça s'appelle l'accusation en miroir. Ça c'est limite ça. Mais surtout le fond du projet est un fond des est un fond de
désunion du pays. C'estàd exactement en réalité l'inverse de ce que nous souhaitons. Et pourtant Marine Le Pen peut-il gagner contre vous ? Au second tour, est-ce qu'il peut gagner contre vous ? Mais surin, le principe d'une élection que personne ne connaît le résultat de cette élection. [raclement de gorge] Voilà, à un moment il faut se dire que le le combat n'est jamais gagné d'avance. Même chose si c'est Fabien Rousell ou si c'est Édouard Philippe. Voilà. Le combat n'est jamais gagné d'avance et et si oui, c'est pas la même chose mais en même temps il y a quand même très peu de chance que Fabien Rousel arrive au second tour. Donc voyez c'est assez bien fait pour finir. C'est Mais vous répondez pas. Est-ce que c'est possible à vos yeux dans un second tour
? Parce que c'est évidemment c'est une question essentielle. Mais absolument tout est possible. Absolument tout est possible. Si votre question c'est de me dire est-ce que vous croyez qu'une partie de la gauche qui aujourd'hui dit tout le mal qu'il pense de Jean-Luc Mélenchon sera capable demain de le raller ? Je vous dis oui 100 fois oui. D'autant que pendant la campagne, ça a déjà un peu commencé, le loup se déguisera en grand-mère. Vous voyez à un moment donné tout ça devient tout sera pas le seul. C'est une vieille tactique de campagne. On commence dur, on finit d' C'est classique [raclement de gorge] dou tout gentil. Oui, enfin il faudrait pas il faut pas non plus que ça cache euh le le fond de son projet qui est un projet euh inquiétant. Moi, j'ai pas
entendu euh Jean-Luc Mélenchon euh condamner les propos sur l'insurrection civile euh de monsieur Bagayoko. Voyez, c'est vraiment qui prendra les armes. Est-ce qu'il y a pas une exagération générale en France sur l'extrémisme ? Je rappelle quand même, il y a eu le Parti communiste qui faisait quoi ? 30 % qui prenait la dictature du prolétariat, la rupture. D'une certaine façon, c'était autre chose que Mélenchon. C'était plus dur que Mélenchon. Mais même façon d'ailleurs que le FN n'était plus dur que mais c'est plus simple de dire de la part de Jean-Luc Mélenchon bien ramener madame Panot par exemple qui a tenu à peu près les mêmes propos et monsieur Bagayouo a la raison leur disant les élections dans une démocratie c'est sacré. celui qui gagne, il est en même temps euh euh euh
légalement élu, mais il est aussi légitime parce que la majorité euh des Français ont voté euh pour lui. Vous voyez, il faut le dire ça. Ce que vous venez de dire il y a quelques secondes est assez fascinant. C'est-à-dire que vous visualisez la scène où le soir du premier tour, on peut imaginer Jean-Luc Mélenchon avec à côté de lui un certain nombre de figure de gauche peut-être du centre qui diront "J'appelle à voter Mélenchon" ou la variante Focu qui dira à titre personnel vous connaissez la formule c'est bar je crois qui av fait ça pas une voix pour oui mais c'est ce qu' fait c'est ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchanch la dernière présidentielle il a dit pas une voix pour Marine Le Pen bon ça veut dire voter pour Emmanuel Macron quo qui d'après vous est-ce queedouard Philippe fera
J'essaie de ne pas trop espérer dans les hauts personnages de la vie politique française histoire de ne pas être déçu. Voilà. Mais je pense que ces gens à un moment devront penser au pays, à son unité, à [grognement] à son à sa sérénité. Euh et pardon, Gabriel Natal, il sera qui sera autour de la table d'après vous. Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Gabriel Natal, Olivier Fort évidemment. Qui d'autre ? Gabriel Natal, c'est c'est sûr puisqu'il l'a déjà fait, il a déjà retiré des candidats pour faire élire des députés LFI. Donc c'est évident que si le choix est entre euh monsieur Mélenchon et moi-même et là vous pouvez perdre.
Il Non, enfin, il faudrait quand même que Gabriel Atal ait une influence plus importante que celle euh qu'il a, je le crois. Hm. Euh donc voilà donc moi je ne préjuge pas ça a marché pardon madame pas besoin de remonter à Matusalem les les dernières législatives ça a marché le front contre vous pour reprendre la formule du regretter le cabach de quelle couleur sera le mur oui alors en même temps là ils sont allés de la France insoumise jusqu'à LR c'était l'éventail était extrêmement large. Pour les LR ne le feront pas. Non, mais l'élection présidentielle, monsieur Reman, n'est pas l'élection législative. L'élection législative, c'est une élection, on fait appel aux forces politiques. L'élection présidentielle c'est autre chose. Donc
moi, je ne veux pas préjuger du positionnement des uns et des autres, mais je veux je m'interdis d'espérer histoire de pas être déçu. Marine Le Pen, pourquoi paraissez-vous aujourd'hui aussi sulfureux, vous le parti en général ? pose une question vraiment du fond du cœur. Quand on voit quand on vous compare un américain de droite à C lambda, il est pro peine de mort, vous venez de dire le contraire au début de l'émission, pro Guantanamo, pro état policier, très rigoureux, tous azimut, NSA, espionnage et cetera. Il est du genre à dire manifestation un peu dangereuse pour les policiers en tir dans les jambes. C'est ça la droite dans un très grand pays comme les les États-Unis. Sur tous ces sujets, par exemple, vous avez vous êtes limé les canines, vous n'avez plus rien de tout
ça et pourtant vous restez sulfureux. Alors premier tour, c'est génial pour vous, vous avez très bon sondage. Je crois que vous êtes à 32 % mais deè tour vous n'avez ni le beurre ni l'argent du beurre parce que je pense qu'en réalité tous ces gens émanent des mêmes cercles. Monsieur Rogemin, en fait, ils gouvernent les uns après les autres, les uns avec les autres. Il suffit de regarder le balai d'ailleurs de leur conseillers, de leur directeur de cabinet. Il s'échangent les gens, les uns et puis ils ont attendu, ils se disent que bon ben il y a un métronome et que un coup c'est à droite, un coup c'est à gauche. Et nous sommes intervenus comme étant les gêneurs dans cette dans ce jeu bien huilé. Nous sommes les gêneurs et on les a d'ailleurs forcé, vous avez raison de le
rappeler en 2024, à se coaliser, c'estàdire à montrer en fait le visage de leur unité face au Rassemblement national. Mais mais ça existe encore. Pardon Boem Sansal, je vous donne c Bohem Sans sal, il est pas suspect d'être un bobo ou je ne sais quoi. Voilà, était notre invité il y a quelques temps. Il disait moi je voterai pas Eren parce que j'ai peur que derrière les le premier rang, il y a un second rang de droite pas raisonnable. Oui, mais enfin pour le coup ce propos n'est pas raisonnable parce que la réalité c'est que on a aucun mouvement n'a été disséqué comme l' rassemblement national. Il a eu des oosau à part par là vous avez sacrés o enfin il y en a partout voilà grin mais oui. Non il y en a partout et gratiné croyez-moi. Sauf qu'il y en a qui font le 20h de France 2
ou TF1 il y en a d'autres qui font pas le 20h de France 2 TF1. Donc je pense que ce propos en l'occurrence n'est pas n'est pas raisonnable. Mais à force d'avoir dit attention attention attention, sûrement il y a des gens qui aujourd'hui de bonne foi encore ont des inquiétudes à notre égard. Et notre rôle monsieur, c'est de les convaincre que les solutions que nous portons sont les meilleures pour le pays, sont des solutions de bon sens que [grognement] il n'y a aucun danger à les mettre en œuvre et convin de venir participer à cela. Madame, comment est-ce que vous expliquez que ce front antienne fonctionne néanmoins ? encore une fois que soit justifié ou non, moi c'est pas moi dans juger, moi je vous posais des questions, mais regardez ce qui s'est passé à la pantalonisation de Marc Bloc
et j'aimerais avoir votre réflexion sur l'histoire parce que c'est frappant de voir que dans un événement pareil en 2026 le RN porte encore pour une partie de la classe politique sans doute pour une partie du du peuple puisque ça a été le résultat des élections la tâche de 1940 et j'aimerais vous questionner là-dessus vraiment de façon c'est vraiment pas de la petite polémique he écartons les polémiques faciles. Faut rappeler tout. Il faut rappeler que beaucoup de gens de gauche ont collaboré, que beaucoup de radicaux socialistes ont collaboré. Une des pires ordures qui était Busquet venait de ce côté-là. Tout ça est vrai. Et beaucoup se sont très bien recyclés à la libération, y compris d'ailleurs même chez l'égooliste. Tout ça est vrai. Mais il est vrai que vous, le camp
nationaliste, l'extrême droite, voilà, appelez ça comme vous voudrez, vous portez une grande partie de la tâche pétin et beaucoup de collaborationnistes, voilà, qui ont qui ont fini dans le RN première version. Monsieur Rebin, pardon, mais en 40, tout ça, il faut le dire, mais en 40, disons les choses quand même clairement, mon père avait 12 ans. D'accord. Donc, je veux dire, il y a un moment euh euh où il faut arrêter aussi de raconter n'importe quoi et et j'ai envie de dire que la réponse est dans votre question. Est-ce que précisément pour faire oublier leur propre brebis galeuse, ils n'ont pas tous pris la décision de mettre la lumière sur les quelques personnalités dont [grognement] le parcours était contestable au sein du Front National en oubliant de mettre en
lumière d'ailleurs ceux qui ont été des très grands résistants. Il y a eu des résistants mais il y a eu aussi des très grands résistants y compris dans les fondateurs du Front National. Il serait trop long de tous les citer mais Valette Dosia qui est le créateur de de du maqui des des glières de Camarel, les deux frères d'ailleurs Badji et et pardon mais Bido à la création du Front National il y a celui qui a pris la tête du Conseil national de la résistance après Jean Moulin. Voyez ? Donc euh je je pense que euh peut-être avait-il encore une fois un certain nombre de choses à se faire à à se
reprocher et ils ont trouvé plus facile de venir euh reprocher euh au Front National leur propre faute et leur propre peut-être ambiguïé. Même si monsieur Rugbin, il faut quand même rappeler à ceux qui nous regardent que à l'époque dans les années 75 en réalité euh euh de Gaul avait fait fil de tout ça. Les comptes avaient été réglés, les condamnés avaient été condamnés et euh il a fait fi euh euh de tout cela. Il y avait une ambiance de d'unité nationale, de rassemblement en réalité de l'ensemble du peuple français. Beaucoup voulour trop épuré. Non mais c'est pas le sujet. Mais beaucoup voulaient tourner la page et d'ailleurs un certain nombre
des années plus tard, j' dire Papon euh pour le coup euh euh et et et d'autres et Busquet d'ailleurs hein euh également donc les uns proches du gaolisme, les autres proches des de de Mitéran. Bon voilà, donc il y a une il y a une mauvaise foi en fait à l'égard du Rassemblement national qui est inoui quant à Mark Block, pardon, mais sa petite fille qui est allée eructer contre le Rassemblée nationale sur tous les plateaux de France et de Navar et est une militante LFI. Bon voilà, ceci explique cela quoi. Ça n'empêche pas que voilà, évidemment il y a une rémanence dans votre parti beaucoup plus tardive avec le Pen condamné pour antisémitisme. Tout ça est encore présent dans une partie de la
population. Oui, je crois je crois objectivement de de de moins en moins et heureusement. D'ailleurs, Marine Le Pen, de Gaulle, vous venez de le citer évidemment, on est fasciné par la le fait que De Gaulle, comme vous dites, a réécrit en partie et dans la grandeur Première Guerre mondiale et aussi guerre d'Algérie. Il y a deux événements qui ont beaucoup compté dans l'histoire de la France et dans votre histoire. Vous avez vu le film sur de Gaulle ? Non, je vais y aller. Je je verrai les deux d'un coup. D'ailleurs la figure de Gaul est fascinante parce que votre parti s'est fait en grande partie contre lui etoup beaucoup d'anciens de l'Ouest et de gens de l'OS chez vous à l'époque. Aujourd'hui vous êtes gauliste. Je suis golienne. Ça veut dire ça veut dire que je partage les grands
la vision que de Gaul avait de la France. Je partage, je pense le positionnement politique qui était le sien. Mais ça veut pas dire ça veut dire aussi que euh je euh ne me sens pas obligé d'adopter l'ensemble des décisions euh qu'il a prise car je reste heurté, je je le dis très simplement, je reste terriblement heurté par la situation d'erquy et l'abandon dont ils ont été victimes. Quoi qu'on en dise, la guerre d'Algérie, ça reste pour vous visiblement quelque chose qui est pas for de C'est pas la guerre d'Algérie qui reste quelque chose. Ce sont des gens qui ont choisi la France. Voyez les Arquis, ils ont choisi la France et ayant choisi la France, ayant combattu pour elle, on leur a dit
"Restez donc on on fait fi en fait de votre engagement." Et ça, oui, c'est quelque chose qui me qui me heurte mais encore une fois personne n'est parfait dans son parcours. En revanche, ce que De Gaulle, la vision que De [grognement] Gaulle a porté de la France, le c'est Marseille gaucher qui parle du mensonge golien. C'est c'est pas une méchanceté, hein. Ou c'est de dire en réalité en réalité de Goli il a fait la méthode qu il a dit au français euh la France est une immense puissance. Vous êtes un très grand peuple. La France a gagné alors qu'elle avait perdu. Nous avons gagné et vous allez voir ce que vous allez voir. Et en fait, on a vu et le miracle euh c'est s'est déroulé et
et je trouve que c'est extraordinaire la puissance de cet homme et la vision encore une fois qui qu'il avait parce qu'en fait de Goli était ni droite ni gauche [toux] clairement et il est très dur. Et il dit d'ailleurs ah si les gens de de droite disent que je suis de gauche et les gens de gauche disent que je suis de droite c'est quand il était très critique d'ailleurs sur les bourgeois dont on parlait tout à l'heure he parce que il considérait que beaucoup est allé che bah ce sont des propos que je pourrais rendre compte vous venez de parler de cette espèce de mensonge de génie qu'il a eu effectivement de faire d'un pays perdant un pays gagnant la seconde guerre mondiale avec évidemment le courage le sien celui des résistants. Est-ce que cette immense figure
gaulienne masque le déclin de la France ? Quand on regarde à l'échelle d'une vie humaine, 90 ans, la France s'est effondré en 1940. La France a perdu son empire colonial. Vous y êtes venu de vous-même la la guerre de décolonisation sanglante de l'Algérie et la décolonisation en général. Tout ça, est-ce que c'est une reculade de fait ? Non. Un déclin ? Non. Non. Le déclin le déclin il est depuis 40 ans. Pardon. C'està dire, vous le datez depuis quand ? Non, mais le déclin il est depuis 40 ans en réalité. Euh 40 45 ans le déclin. Bah le déclin c'est c'est quand on n plus capable de maîtriser ses frontières, c'est quand les enfants savent plus lire, écrire, savent même
plus nager. euh [grognement] c'est quand on arrive plus à soigner alors qu'on avait le premier euh système de santé au monde. Euh c'est quand on arrive même plus à recruter des professeurs tellement c'est l'angoisse euh de venir euh euh enseigner dans les conditions dans lesquelles ils enseignent. c'est quand la justice n'est plus capable parce qu'elle en a pas les moyens de rendre des jugements avant 2 ans ou 3 ans, c'est quand les il y a l'industrie est en train de s'effondrer sur elle-même, c'est quand on est submergé de produits qu'on importe parce que on n plus capable de les produire. C'est quand nos agriculteurs se pendent dans les dans les les granges. C'est ça le déclin en réalité. Mais il n'est pas mais c'est pas une fatalité le déclin. Le déclin c'est la conséquence
de décisions politiques qui ont été mauvaises. Voilà. Et donc il faut prendre des décisions politiques autres qui permettent d'apporter une réponse parce que ce que de Gaul a vu et il avait tellement raison, c'est cette force du peuple français, ce génie du peuple français. Il savait et il aimait son peuple et il savait que ce peuple était capable de grandes choses. Et en fait, il lui a dit "Vous êtes capable de grandes choses madame." Et et ils ont fait des grandes choses. Cette histoire embarque embarque beaucoup de gens. Est-ce que vous comprenez l'ambivalence en revanche des générations de Français d'origine algérienne ? Vous avez cité Derquis, c'est une partie de la réalité. Mais les Français d'origine algérienne, en général arabe, en général de confession
musulmane, vous êtes une patriote française. He si votre pays avait été occupé pendant 130 ans, comme ça a été le cas de l'Algérie, on peut dire ça comme ça, est-ce que vous ne garderiez pas une dent ? Non, mais euh peut-être, mais je viendrai pas du coup pour vivre dans le pays dont je considère qui m'a occupé pendant 130 ans. Vous voyez, c'est là l'incohérence euh de de comportement, je trouve. très bien qu'il a ce genre d'ambivalence. Bien sûr. Bah oui. Vous les comprenez ? Oui, mais c'est c'est problématique. C'est problématique. Alors, c'est un échec hein, très clairement, c'est un échec de de l'assimilation. C'est un échec aussi de nos responsables politiques. Parce que en réalité, les gens qui viennent en France, on peut se dire ils viennent en France parce qu'ils
aiment la France, parce qu'ils ont envie de vivre à la française. C'est pas pour en fait venir vivre en France comme dans [raclement de gorge] le pays qu'ils ont quitté. Parce que pour le coup, c'est même pas une ambivalence. Là, c'est une contradiction flagrante. Bon et or il ils ils ont leur place pour participer à la construction de cet avenir en France, mais ils ne peuvent pas le faire dans une hostilité dont j'ai l'impression qu'elle est de plus en plus importante génération après génération. Et moi je dis et moi je dis que c'est en partie de la faute de nos dirigeants parce que quelqu'un qui vient en France, qui veut vivre en France euh dont la France considère que il a le droit d'y rester parce que il a les qualités pour pouvoir
euh rejoindre d'abord le pays et peut-être un jour la communauté nationale. En fait, il sait pas ce qu'on attend de lui. Nos dirigeants politiques ont un discours qui est totalement contradictoire. On leur dit en même temps surtout restez comme vous êtes, conservez votre culture, vos mœurs euh votre langue et cetera. Et en même temps, on leur reproche de ne pas euh euh s'assimiler. Bah, je veux dire, ils ne comprennent pas. Donc, je crois qu'il faut euh qu'il y ait des qu'il y ait des règles du jeu claires. Et il me semble que le discours que nous portons est un discours clair. Quel message leur passez-vous à titre plus personnel ? Vous avez réussi maintenant à voir la faveur ou en tout cas l'indifférence de certaines minorités qui Naguer étaient très méfiantes à votre égard. On peut citer
quelques exemples. Les homosexuels très longtemps les homosexuels en France étaient très méfiants à votre égard parmi les minorités. Aujourd'hui, je notorité, ils le disent. Voilà, il y a beaucoup de députés par mes reines homosexuels. Les Français de confession juive on rappelé le passif antisémite de Jean-Marie Le Pen. Aujourd'hui, il y a beaucoup de français de confessions juives qui qui sont de votre côté. Personne ne peut évidemment compter. ça ne se fait pas et c'est pas comme ça qu'on fait la politique en France. Mais en revanche, les musulmans euh les Français d'origine arabe, là vous savez très bien le le rubicon n'est pas franchi. Quel message leur passez-vous ? Enfin, vous savez, il y a euh euh une île qui s'appelle Mayotte, hein. Euh des des Français qui euh ont voté
pour rester français, ils sont à 95 % musulmans, ils ont voté pour moins 60 %. Donc là, vous réfugiez un peu. Vous citez toujours l'exemple de Mayotte, vous avez raison. Il y a pas beaucoup, faut bien le dire de département où il y a 95 % euh de de Français musulmans. Bon, mais respect aux gens de maillot mais parlons de la France au total de tous les Françaises et les Français voilà mais je veux pas les catégoriser mais oui, je pense que chez les musulmans de France, chez les Français de confession musulmane, ça reste la méfiance à votre regarder ça c'est sûr qu'elle reste. Bah elle reste parce qu' un certain nombre de gens comme Jean-Luc Mélenchon en réalité ont créé un amalgame entre la religion musulmane et l'idéologie totalitaire islamiste. Et c'est terrible
en fait, il porte une très lourde responsabilité parce que lui quand on attaque en fait l'islamisme, il dit "Ah regardez, c'est affreux, vous attaquez aux musulmans non ?" et et en fait c'est c'est lui qui a créé cet amalgame. Moi, je ne le fais pas cette amalgame. Je leur dis alors je leur dis je suis une amoureuse presque transit de la Constitution française de la 5e République. Voilà. Et donc moi la vision que j'ai de la France c'est je ne regarde pas ni la couleur de peau, ni la religion, ni l'origine, ni l'orientation. euh sexuel ni rien de tout cela. Je me bats
pour les Français, tous les Français. Mais ceux qui sont venus récemment euh [grognement] doivent également comprendre que l'assimilation est une démarche individuelle. Vous voyez, c'est une démarche, il faut le vouloir. On ne peut pas assimiler de foi. Elle a évolué Marine Le Pen, vous le savez très bien. Je me rappelle, moi j'ai beaucoup pratiqué une Hélène Carrière dans cause dans sa jeunesse. Elle était à patatride, elle était immigrée, elle disait "Nous ancêtres les goois, elle disait pourquoi pas nous ancêtres les gois pas voilà mais ça n'est pas la réalité d'aujourd'hui vous le savez très bien. Est-ce que ça n'est pas le génie de Mélenchon quand il dit créolisation, métissage, appelons ça comme on voudra, de dire la France d'aujourd'hui, ce n'est plus comme ça
qu'on s'intègre, que vous le vouliez ou non. Au fond, là le courant démographique, je vous pose une question très directe. Regardez la démographie telle qu'elle est aujourd'hui, Marine Le Pen, la démographie telle qu'elle est aujourd'hui et l'immigration telle qu'elle est aujourd'hui, si elle continue comme ça, que ça plaise ou non, il y aura toujours plus de musulmans en France. Voilà. Est-ce que ça vous Est-ce que ça vous chiffonne ? Mais encore une fois, la religion ne m'intéresse pas parce que moi je suis pour la liberté religieuse et je pense qu'elle doit rester dans le euh l'espace euh privé. C'est une culture, c'est plus général comme moi. Je lut je lutte contre l'islamisme et non ce que vous dites est faux. Voilà, ce que vous dites est faux. Tout
ce qui nous chauffe, en réalité, tout ce qui nous heurte h ce sont des manières de faire euh des islamistes, pas des musulmans. Et monsieur Rugemin pour vous dire moi je rencontre beaucoup de gens et beaucoup de gens qui sont français d'origine étrangère et et je veux vous dire je note une chose tous ceux qui travaillent tous ceux qui travaillent viennent me voir avec des propos extrêmement positifs et me disent "Madame Le Pen, on bosse, on bosse dur, on élève nos enfants, on veut vivre dans la tranquillité, on en a marre de ceux qui mettent le fouttoir et on vous demande à leur égard de faire preuve de fer exactement ce que Vous fuyez juste la question sur la culture par c'est plus général que ça pense qu'il faut arrêter l'immigration
madame j'ai 59 ans avec mes collègues en rédaction je faisais je faisait le constat là on dira toujours plus wesh et voilà wala en France et toujours moins. Moi, j'entendais quand j'avais 20 ans, 20 dieux et crénons. C'est l'évolution de la culture. C'est comme ça ? Non, vous croyez pas ? Non, non. Je sais que monsieur Mélenchon a a tiré un trait sur la ruralité, mais dans la ruralité euh non, vous aurez encore voilà chez moi c'est damoui, voyez en Bretagne. Bon, c'est non. Et il faut d'ailleurs on peut dire damoui wesh, c'est pas interdit. Non, mais il faut que que ça reste et vous prenez quelque chose qui est anecdotique, h qui est révélateur, qui est anecdotique. Euh ce qui est problématique, c'est l'hostilité qui est développée et qui est nourrie par un
certain nombre de forces politiques chez les jeunes générations, parfois la 2e, la 3e génération, euh l'hostilité qui est nourrie à l'égard de la France et ça ça n'est pas admissible. Madame Le Pen, prenons toutes les hypothèses. Tout à l'heure, on parlait de l'hypothèse où vous vous étiez inéligible. Regardons aussi l'hypothèse où vous gagnez. Voilà, vous gagnez une pareille de une partie de l'appareil d'État fera obstruction. Vous savez comme moi, il y aura euh une forme d'objection de conscience. Euh regardez ce que le Conseil constitutionnel a fait contre monsieur Retaillot. Déjà Retaillot, il le trouvait euh un peu dangereux. Ils sont tellement opposés à lui, vous n'avez pas rentré avec des kalashnikov à la main au palais royal pour chasser monsieur. Il n pas été élu président de la
République. Qu'est-ce qui changera ? Ça change un tout petit peu les choses. Ils vont vous faire une guerria, vous savez comme moi. Mais qui va faire une guerri ? Conseil constitutionnel, une grande partie de la haute administration à tau a raison, ils vont vous faire une guerriilla. C'est quand même extrêmement inquiétant ce que vous dites. Ça prouve d'ailleurs une forme de discrédit euh que qui touche le Conseil constitutionnel et je le regrette mais c'est de leur faute. C'est de [raclement de gorge] leur faute ce discrédit parce que ils se prennent pour des législateurs [grognement] et accessoirement de temps en temps ils se prennent pour des constituants. Or, ils ne sont ni l'un ni l'autre et il faut que chacun soit à sa place parce que pour que la 5ème fonctionne, il faut que
chacun respecte la place qui est la sienne. Et j'ai l'impression que de plus en plus, si vous voulez, certains sortent de comment dire de leur couloir. Donc il faut que chacun retourne dans son couloir. À l'étranger, certains hurleront, certains diront danger, l'Europe va s'écrouler et cetera. Il y a une autre partie comme avec ma Mélanie, hein, j'allais vous en parler. Et pour finir, bon et a tweeté de manière tout à fait favorable à votre égard un tweet de Marion Maréchal en l'occurrence. Est-ce qu'il y a une Europe qui se bâtira avec elle ? Vous, elle euh Oui, certainement. Il y a il y a il y a des alliances qui devront être cherchées et trouvées en en Europe pour changer le fonctionnement de l'Union européenne parce qu'en réalité nous
n'avons jamais été contre l'Europe. Nous nous sommes contre le fonctionnement de l'Union européenne. Nous soms nous sommes contre une Commission européenne dont nous considérons qu'elle aspire la souveraineté des nations et s'attribue des compétences que personne aucun peuple en Europe ne lui a attribué. Et c'est pareil, chacun dans son couloir que madame Van Derleyen reste dans son couloir. Or, elle ne cesse d'en sortir. Et moi qui suis le la le défenseur de la souveraineté nationale, de la démocratie, je ne peux pas admettre que le peuple se voit retirer sa liberté de choix. Est-ce que paradoxalement l'Union européenne, cette union là en tout cas peut plutôt vous servir ? On voit dans l'histoire des hubs de renvoi, c'est-à-dire des centres de renvoi de migrants qui seraient situés en de
l'Union européenne. Madame Mélonie, les socialistes danois, madame Frédéricen, longtemps l'Union européenne a été plutôt contre vous là sur un certain nombre de sujets, elle peut être votre allié si vous êtes au pouvoir. Oui, mais très bien. Enfin, j'ai pas besoin de l'Union européenne. Ah si, oui, on a toujours besoin. Non, mais je vais vous dire, normalement, je devrais pas en avoir besoin sur l'immigration pour une raison simple, c'est que l'immigration est une compétence nationale. Ça n'est pas une compétence de la Commission européenne. Voilà encore une compétence qu'ils se sont attribués et parallèlement ce que vous oubliez de dire c'est que ils nous imposent des migrants et si on les [raclement de gorge] refuse dans les villages dans toutes les campagnes si on
les refuse on est condamné à je sais plus 20000 € par migrant refusé. C'est inadmissible franchement la la premier le premier des éléments de la souveraineté c'est la maîtrise de son territoire. Vous gagnez le 2 mai. Euh vous devez ouvrir, vous devez gouverner. Vous avez déjà dit que bienvenue à ceux même qui se ralleront tardivement. Il va falloir ouvrir. On chuchote. Dites-moi si je me trompe, vous allez sûrement dire que que c'est faux. Que notamment chez les chez les partisans de Jordan Mardella, on dit que ce sera le moment d'ouvrir, peut-être même de faire une sorte de d'UMP nouveau genre, peut-être renoncer à ce mot euh RN ancien FN, faire une sorte de nouvelle UMP avec Sioti, avec quelques autres et de partir au législatif comme ça tactiquement, ce serait bien joué.
Non mais qu'il puisse y avoir une plateforme électorale qui se construise avec un certain nombre de d'autres responsable politiques bien sûr mais nous l'avons déjà faite cette union d'ailleurs avec Eric Choti avec un nouveau nom avec Eric Chotti oui mais avec un nouveau nom c'est le nom peut être celui de la plateforme électorale. Il n'en demeure pas moins que chacun conserve son identité parce que je pense qu'il serait ce serait une erreur en réalité de parce que l'UMP ça a pas été un très grand succès hein quand même hein. à terme. Donc je pense que chaque partie doit conserver en réalité un sacré changement votre père employé vous souvenez-vous le mot poupouche serait plus qu'un poupou ce serait un changement majeur de chaque parti doit conserver son identité
mais je crois ce que Jordan souhaite faire il a parfaitement raison c'est une plateforme électorale du type de celle que nous avons pu faire en 2024 avec Kikoti avec il faut bien le dire un un succès non négligeable vous ouvrez de quel côté ? On a le droit de faire un peu de popo allez Zemour. Vous prenez dans votre gouvernement. Non mais pardon mais vous pardonnez. Non mais pardon mais c'est absolument pas en l'occurrence dans cet état d'esprit qu'il faut l'envisager. Ah Mitéran avait bien pris des ministres communistes. Il faut ouvrir si vous allez pas être seul. Oui mais voyez il faut pas [grognement] Moi, je suis tout à fait pour rassembler et d'ailleurs j'ai j'ai j'ai fait voter à mes adhérents le non rassemblement national. C'est pas juste parce que ça
faisait joli sur la feuille, vous voyez. c'est parce que ça dit quelque chose de ce que je souhaite faire. Donc je suis pour le Rassemblement national le plus large possible. Mais il y a une condition, il faut que tout ça conserve quand même une cohérence. Voyez, il faut que sur les grands sujets qui sont importants, [grognement] euh nous soyons euh d'accord. Je ne suis pas sûr que sur un certain nombre de sujets, nous soyons en accord avec Éric Zemour, que par ailleurs je respecte parce que je respecte tous ceux qui sont choisis par euh des électeurs. Voyez, c'est la différence de l'ensemble du du reste de la vie politique. Je suis pas sectaire, moi. Je suis respectueuse et je ne suis pas sectaire. Est-ce qu'un retaillot peut être ministre d'État ? Mais mais
d'un gouvernement que vous nommeriez. Non mais vous allez pas me faire toute la liste. C'est pas c'est pas tout à fait Retaillo, c'est un cas particulier, vous savez comme moi avant les législatives, il y a des présidentiels. Hm. Moi, j'attends de voir comment se comporteront l'ensemble de ces gens au présidentiel qui sont des présidentiels dont ils savent les uns et les autres qu'elles sont absolument fondamentales pour probablement les 50 prochaines années. Madame Le Pen, 7 juillet, c'est le jour qui fixera votre votre destin. Pardon, je veux pas faire je vous ai déjà j'ai morte tout à l'heure mais je me rappelle ce mot fantastique Giscar qui avait cette espèce de cruauté des grands chasseurs. disait dans la vie politique ça a l'air comme ça à Courtois et puis
en fait on chasse on est chassé ou on est chasseur hein et est-ce que vous serez tué ? Non de toute façon je veux dire j'ai j'ai la peau un petit peu dure donc je sais pas si quelqu'un cherche à me tuer il a intérêt à avoir une lame bien aiguisée. [rires] Voilà. Euh encore une fois, je pense avoir une certaine résilience, mais c'est la résilience de la conviction, vous savez, parce qu'en fait le confort, je vais vous dire, c'est tellement difficile en réalité que le confort, il pousse à laisser tomber. Moi, je laisserai jamais tomber. Précisément parce que j'y crois, j'y crois dur comme faire et puis parce que la politique, c'est de l'amour. Si vous aimez pas les gens, mais il faut faire autre chose. Tout vous paraît insupportable si c'est pas l'amour qui
vous porte. Mais quand l'amour vous porte, bon ben on prend les coups les uns après les autres et puis on se crée une carapace. On citait De Gaul tout à l'heure, le génie de de Gaulle. De Gaul dit la l'ambition est une passion enfantine. Il parlait de l'ambition politique hein. Oui, je suis assez d'accord. Mais je suis assez d'accord et c'est ça qui perturbe en réalité les gens qui me qui me croisent, les journalistes ou les analystes, c'est que ils pensent que il faut dire "Je rêve d'être président de la République depuis que j'ai 5 ans et au biberon déjà je voulais être président de la République pour être pour avoir une chance de gagner." Je pense je pense qu'ils ont tort. Alors c'est venu quand ? Bah c'est déjà pas mon cas puisque moi j'ai c'est venu
mais cher monsieur j'ai passé la plus la plus grande partie de ma vie à à faire les campagnes de quelqu'un d'autre. Bon voilà donc euh moment c'est venu les choses sont très claires. Preuve en est et et voilà et il se trouve que un peu le hasard d'ailleurs hein a contribué à me mettre sur la voie définitive de la politique un soir de second tour de 2002. Marine Le Pen 5e République se compte en règne. Je vous demande un petit exercice pour conclure un mot sur chacun de ceux qui seraient au prédécesseur si vous étiez élu. mot adjectif, commentaires, ce que vous voudrez sur la cette liste. Voilà, c'est comme les consules dans la romantique, on compte un peu comme ça de Gaulle, un monument pompidou
euh un visionnaire Giscar H euh l'américanisation de la vie politique française, Mitéron. Ah ! un redoutable roublard. H vous l'avez aimé ? Vous savez, en réalité, on les a tous combattu. Enfin, à peu près parce que j'avais 13 ans moi à l'élection de François Mitteran et mais plus ça va, plus on se dit que celui d'avant était mieux. Chirak, c'est paradoxal. Chirac, il vous a combattu et vous l'avez combattu beaucoup. Ah, Chira qui c'était c'est pas faux que c'était un roi fénéon, mais mais enfin, il portait il portait quand même une image française, dirons-nous. Voilà. Sarkozi, il s'est perdu le lendemain de son élection. Et j'en veux Nicolas Sarkozy parce que il était porté par un par une vraie vague. Il aurait pu faire beaucoup de choses et il s'est perdu. François Hollande penser un mandat pour rien. Emmanuel Macron, c'est la pour le coup, c'est vraiment la déconstruction française. Il veut autre chose.
Il veut il a voulu construire autre chose. Il n'a rien construit, il l'a juste détruit. Quelle réussite ! Pourtant hein, deux mandats consécutifs sans avoir, on verra ce qui se passe mais a priori sans avoir à subir une cohabitation, pas d'opposition interne. Beaucoup de prédécesseurs en auraient rêvé, hein. [grognement] Oui, mais qu'est-ce qu'il en reste en fait ? Au bout de 10 ans, donnez-moi une grande réforme de de du président Macron. Les électeurs ont jugé, ils jugeront peut-être en 2032. Vous retrouverez peut-être face à Emmanu Macron. Oui, mais si on juge le bilan au bout de 10 ans, c'est quand même extrêmement mince. En tout cas, sur le plateau du positif, c'est quand même extrêmement mince. Marine Le Pen, merci. Rendez-vous en tout cas le 7 juillet. Merci beaucoup.
Merci à vous pour votre invitation.
Marine Le Pen