Philippe Brun - Le Barbier du matin du 08/01/24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:08OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que l'on peut vous souhaiter à vous et aux citoyens de votre circonscription pour 2024 ?
- 0:14OuverteRéponse directe
Éviter les catastrophes, simplement ?
- 0:26ComplaisanteRéponse partielle
Ça devrait aller mieux, nous disent les spécialistes.
- 2:21OuverteRéponse directe
Alors Nicolas, le suggérer, on attend un remaniement. Est-ce que ça sera tout change pour que rien ne change, comme dans le guépard de Visconti ?
- 2:24OuverteRéponse directe
Dans la liste, il y a quelqu'un que vous connaissez bien, sans doute, parce qu'il est de l'heure. C'est Sébastien Lecornu. Alors, qui est-il ?
- 3:22OuverteRéponse partielle
Et Julien Denormandie, qui tient la corde ce matin, mais ça change de tous les jours, 43 ans, spécialiste d'agriculture. Lui aussi, il connaît bien la France, même s'il n'a jamais été élu.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On n'augmente pas impunément les prises alimentaires de 18% sur les derniers semestres. »
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« C'est ce que dit surtout Bruno Le Maire, ce n'est pas ce que disent tous les spécialistes. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Regardez la dernière note de Patrick Artus de Natixis qui dit que l'inflation va demeurer très élevée cette année »
- 0:36Invité politiqueFait
« car on a toujours une demande excessive en Europe par rapport à l'offre. »
- 0:42Invité politiqueChiffre
« Regardez également les prévisions de l'INSEE, les prix qui ont augmenté de 3,7% en décembre. »
- 2:00Invité politiqueChiffre
« EDF produit l'électricité à 60 euros du mégawatt, la vente à 42 euros du mégawatt à ses concurrents, qui la revendent aux tarifs réglementés à 300 euros du mégawatt et parfois aux entreprises à 600, 700 euros du mégawatt. »
- 4:45Invité politiqueFait
« Elle n'a pas réussi à constituer à l'Assemblée nationale une équation politique lui permettant d'avoir des majorités sur les textes. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Le président de la République a été réélu en 2022 sans programme. »
- 6:11Invité politiqueFait
« car on sait déjà le résultat de cette élection européenne, c'est que le Rassemblement National sera en tête. »
- 8:08Invité politiqueFait
« Le Parti Socialiste français est plutôt l'homme malade des partis sociaux-démocrates européens. »
- 9:42Invité politiqueFait
« Les scores ne sont pas si bons que ça. »
- 10:33Invité politiqueFait
« qui sera d'ailleurs probablement censurée en grande partie par le Conseil constitutionnel »
- 10:43Invité politiqueFait
« notamment, par exemple, l'interdiction de l'hébergement d'urgence pour les étrangers en situation irrégulière. »
- 11:12Invité politiqueFait
« La montée de l'obscurantisme de manière générale, la montée de l'ignorance est un profond danger pour notre pays. »
- 12:10Invité politiqueChiffre
« Dans ma circonscription, on a fermé 7 centres des finances publiques en 5 ans, 12 classes d'école, 8 bureaux de poste. »
Temps de parole
- Philippe Brun82 %
- Présentateur18 %
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Et bienvenue. Qu'est-ce que l'on peut vous souhaiter à vous et aux citoyens de votre circonscription pour 2024 ? Éviter les catastrophes, simplement ?
Et puis surtout trouver des solutions face aux graves problèmes de pouvoir d'achat qu'ils rencontrent aujourd'hui. On n'augmente pas impunément les prises alimentaires de 18% sur les derniers semestres.
Ça devrait aller mieux, nous disent les spécialistes.
C'est ce que dit surtout Bruno Le Maire, ce n'est pas ce que disent tous les spécialistes. Regardez la dernière note de Patrick Artus de Natixis qui dit que l'inflation va demeurer très élevée cette année car on a toujours une demande excessive en Europe par rapport à l'offre. Regardez également les prévisions de l'INSEE, les prix qui ont augmenté de 3,7% en décembre. Donc la priorité qui doit être celle du gouvernement, celle du Parlement, c'est de trouver des solutions face à cette hausse des prix qui est inacceptable pour les gens. Et par exemple d'augmenter un peu les salaires ? Augmenter les salaires bien sûr, augmenter les retraites, elles augmentent au mois de février.
Mais les retraités ont des problèmes de pouvoir d'achat, augmenter aussi les prestations sociales. Et puis agir sur les sources de l'inflation. Et on le sait bien, cette inflation, ce n'est pas celle qu'on a connue dans les années 70. C'est une inflation aux causes essentiellement énergétiques. Et je me permets de faire un peu de publicité pour la loi que j'ai déposée à l'Assemblée nationale qui a été adoptée, qui passe au Sénat la semaine prochaine et qui vise à rétablir les tarifs réglementés de l'électricité. Pour qui ? Pour les entreprises. Aujourd'hui, les citoyens y ont accès, mais pas les entreprises. Et aujourd'hui, finalement, pourquoi les prix augmentent ?
Forcément, vous achetez un yaourt, ça coûte de l'énergie de produire ce yaourt et cette énergie-là, elle est répercutée dans les prix. Rétablir les tarifs réglementés d'électricité, c'est ce qui est permis par cette loi qui a été adoptée par l'Assemblée et qui doit passer la semaine prochaine au Sénat. Donc, vous devez vous entendre avec la droite. Et voilà, il faut s'entendre avec LR. On avait déjà réussi au Sénat, elle est déjà passée une première fois et ça avait fonctionné. Mais quelle est la situation aujourd'hui ?
Aujourd'hui, EDF produit l'électricité à 60 euros du mégawatt, la vente à 42 euros du mégawatt à ses concurrents, qui la revendent aux tarifs réglementés à 300 euros du mégawatt et parfois aux entreprises à 600, 700 euros du mégawatt. Aujourd'hui, il faut mettre de l'ordre dans tout cela. C'est un enjeu de souveraineté pour notre pays de pouvoir avoir une énergie peu chère et disponible pour nos entreprises. Il faut rétablir les tarifs réglementés pour les entreprises.
Alors Nicolas, le suggérer, on attend un remaniement. Est-ce que ça sera tout change pour que rien ne change, comme dans le guépard de Visconti ?
Oui, de toute façon, on sait très bien que le Premier ministre s'appellera Macron-Emmanuel. De manière d'euro assigne dite, c'est tout la Ve République. Le Premier ministre, depuis 2017, n'a même pas le choix de ses propres collaborateurs. Depuis le quinquennat, c'est un peu ça, non ? Là, c'est tout à fait étrange. Vous écrivez aujourd'hui à un conseiller d'Elisabeth Borne, son adresse mail étant arrobaseelysée.fr. Les conseillers de la Première ministre sont les nommés par le président de l'Elysée. Souvent, ils sont partagés, oui. Ce n'était pas le cas avant. Ça fait des économies. Peut-être. En tout cas, on voit bien que c'est un Premier ministre qui est dénu de toute autorité politique.
Les arbitrages sont pris à l'Elysée. Je lisais les commentaires dans la presse. Le Président de la République aurait dit qu'il refusait que Matignon devienne un lieu de pouvoir. Alors, c'est quand même bien un problème. Le Premier ministre, normalement, c'est un lieu de pouvoir. C'est peut-être juste un lieu d'organisation du pouvoir, faire travailler les ministres ensemble et les administrations. Donc, ça fait beaucoup d'articles pour finalement discuter
de la nomination du directeur de cabinet du Président de la République. Dans la liste, il y a quelqu'un que vous connaissez bien, sans doute, parce qu'il est de l'heure. C'est Sébastien Lecornu. Alors, qui est-il ? Un macroniste, un homme de droite, un homme de dossier, un élu local ?
En tout cas, c'est quelqu'un qui a un vrai sens du terrain, qui connaît le pays, qui sait ce que c'est qu'une permanence d'élus, qui connaît les difficultés des gens, qui connaît aussi la vie politique. Il n'a donc aucune chance d'être nommé. Vous êtes sûr ? Écoutez, je regarde le profil de ses prédécesseurs.
Castex, c'était aussi quelqu'un qui connaissait un peu les élus.
Je pense que nous aurons droit, comme d'habitude, à un technocrate froid et sans envergure. S'il était nommé, ce serait une surprise. Mais probablement, évidemment, je ne partage pas ses convictions, mais bonne nouvelle vis-à-vis notamment des relations avec le Parlement. Je pense qu'il connaît davantage aujourd'hui les parlementaires. C'est un homme de dialogue. Et je peux vous le dire, dans le département de l'heure, c'est quelqu'un avec lequel on peut travailler.
Et Julien Denormandie, qui tient la corde ce matin, mais ça change de tous les jours, 43 ans, spécialiste d'agriculture. Lui aussi, il connaît bien la France, même s'il n'a jamais été élu.
Je n'en sais rien. Je ne sais pas très bien. Ce sont des noms qui sortent comme ça.
L'agriculture, il avait laissé un bon souvenir.
Des ministres interchangeables qui ont pour peu en commun d'avoir été des collaborateurs personnels du président. Tout cela n'a pas grand intérêt.
Elisabeth Borne, est-elle vraiment épuisée ? Est-ce que vous avez eu l'impression, à la fin de l'année précédente, d'avoir face à vous un exécutif à bout de souffle ?
Oui, je pense que la tâche a été très rude pour elle. Elle n'a pas réussi à constituer à l'Assemblée nationale une équation politique lui permettant d'avoir des majorités sur les textes. Je crois qu'elle a vécu avec grande difficulté cette situation qui nécessite de l'expérience, en vérité. Et effectivement, elle me semble aujourd'hui très fatiguée. Mais le vrai sujet, en fait, c'est l'absence de direction du gouvernement. Le président de la République a été réélu en 2022 sans programme. Il a d'ailleurs, vous regardez sa profession de foi de premier tour et de deuxième tour, il a épuisé l'ensemble des propositions qu'il a faites. Et aujourd'hui, le gouvernement ne sait pas où il va.
On voit bien d'ailleurs les annonces qui sont faites. On vide les fonds de tiroirs des ministères et des administrations. Il n'y a pas de vision. D'ailleurs, là, on revient à l'Assemblée nationale. Les députés, on ne sait même pas ce qu'on va y faire. Il n'y a pas de grand texte, de grande réforme qui est annoncée.
Donc, le vrai rendez-vous, c'est ce rendez-vous que la nation
dont parle le président de manière mystérieuse. Oui, il faut que le président arrête la poésie et commence à réfléchir à ce qu'il veut faire pour le pays. Où est-ce qu'il veut nous emmener ? Il y a de grandes réformes à faire. On parlait de l'explosion des prix, question des services publics, question des déserts médicaux. On a tant eu de lois, on en a besoin. Il y a de grands sujets qu'il faut aujourd'hui aborder et on ne les voit pas arriver. On a un gouvernement qui ne sait pas où il va avec des ministres interchangeables, qui ont des qualités personnelles sans doute, mais qui ne savent pas eux-mêmes quel est leur programme.
La gauche va aller diviser dans cette année qui est une année d'élection européenne. Est-ce que vous le regrettez ou est-ce que c'est finalement la meilleure manière de ratisser l'âge ?
Oui, je le regrette à l'évidence car on sait déjà le résultat de cette élection européenne, c'est que le Rassemblement National sera en tête. Moi, je ne peux pas m'y résoudre. Et donc, l'union de la gauche aurait été préférable. Maintenant, nous le constatons, elle est impossible. Donc, la question pour nous, les socialistes, c'est de faire le meilleur score possible. On a plutôt de bons sondages en ce moment. On est en tête de la gauche. Notre candidat est testé à 10, 11, parfois 12 %. Moi, je dis maintenant, il faut faire beaucoup, beaucoup mieux et réussir à avoir une liste qui rassemble largement à gauche pour voir, tutoyer, pourquoi pas, les 20 %.
C'est l'objectif que nous devons nous fixer. Tête de liste incontestable, Raphaël Glucksmann ? Tête de liste incontestable, oui, bien sûr.
Malgré, ses qualités d'intellectuel sont reconnues, mais il s'est beaucoup investi sur l'international. On est loin du pouvoir d'achat. Il n'est pas une figure très connue des Français dans la vie politique nationale.
Oui, c'est pour ça que je crois que son profil doit être complété par d'autres personnalités sur sa liste. On ne peut pas faire une campagne à destination seulement des lecteurs de Libération. Il faut qu'on ait sur notre liste des ouvriers, des employés. Et moi, je soutiens des candidatures, plusieurs personnes qui, je pense, feraient des très bons députés européens.
Pas forcément connus, mais qui représentent la France.
Vous avez, par exemple, Stéphane Ravaclet, qui est boulanger, qui, je pense, ferait un très bon député européen. Noah Teffrit, qui est téléconseillère et qui est candidate à cette élection également. Voilà deux profils qui pourraient utilement compléter la liste de Raphaël Glucksmann. Il faut qu'on défende l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent. Il ne faut pas qu'on ait un discours dans l'élection européenne qui soit celui d'une Europe nostalgique des années 90. Il faut qu'on construise l'Europe sociale de demain. Et j'ai confiance en Raphaël Glucksmann pour cela.
L'Europe des gens plutôt que l'Europe de l'argent, ça aurait plu à un homme politique qui, dans ses voeux, se déclare disponible. Il s'appelle François Hollande. Il a encore une place, éventuellement, dans cette aventure ?
Je ne crois pas qu'il souhaite devenir député européen.
Non, mais participer à la campagne, ça lui plairait visiblement.
Je pense qu'il a fait beaucoup de mal aujourd'hui au Parti Socialiste et à la gauche en France. Vous regardez les principaux partis social-démocrates européens. ils sont tous plutôt en bonne santé. Le Parti Socialiste français est plutôt l'homme malade des partis sociaux-démocrates européens. La raison, c'est évidemment notre effondrement à la suite de son quinquennat.
Il y a 28 ans, François Mitterrand mourait. Nicolas Rafale y faisait allusion. L'Union de la gauche semble impossible. La NUPES, pour vous, c'est terminé ou c'est juste en sommeil ?
Je pense que c'est en sommeil. L'Union de la gauche, elle est absolument nécessaire. Mais il nécessite une évolution très singulière de la part de la France insoumise. C'est-à-dire évolution singulière ? Je crois qu'il faut aujourd'hui sortir de cet isolement et de cet enfermement outrancier qui nuit à la clarté du message de la France insoumise, qui nuit à sa capacité de discussion avec ses partenaires. Je l'en crois capable. Il y a une élection européenne qui va arriver. On a déjà vu d'autres tournants dans l'histoire de la France insoumise et je la crois capable d'évoluer pour rejoindre l'Union de la gauche que tant de gens espèrent dans le pays.
C'est juste Mélenchon le problème ou c'est plus large avec les fils ? C'est une idéologie ? Non, ce n'est pas Mélenchon lui-même le problème. Je crois qu'il y a une stratégie qui a été développée, qui est celle, on le connaît, du bruit et de la fureur, en pensant récupérer les classes populaires en finalement se calquant sur leur colère. La réalité, c'est que quand on fait ça, les classes populaires se détournent de nous. Et donc, je l'explique très souvent à mes collègues insoumis, c'est une mauvaise stratégie. Alors, ils vont finir par s'en rendre compte et quand ils s'en seront rendus compte, je pense qu'on pourra reconstruire l'Union de la gauche tous ensemble.
C'est aussi une stratégie qui vise à aller chercher les banlieues de l'islam en pensant qu'il y a un vote musulman de colère à ramener vers...
C'est une erreur aussi ? Ce n'est pas vrai, parce qu'on va dire, quand vous regardez les chiffres, les scores ne sont pas si bons que ça. Les fameuses banlieues dont on parle, il y a une abstention qui est très élevée. Donc, dire que Mélenchon a récupéré le vote des banlieues n'est pas tout à fait exact quand on regarde le niveau d'abstention. Et puis, j'ajoute que d'autres candidats, avant, ont réussi à récupérer le vote des banlieues et des gens qui travaillent dans les quartiers populaires sans avoir un discours communautariste ou problématique.
Regardez, Ségolène Royal, en 2007, par exemple, faisait des scores encore plus élevés que ceux de Jean-Luc Mélenchon, par exemple, en Seine-Saint-Denis. Donc, je crois qu'il faut aujourd'hui avoir un discours qui rassemble. Il faut parler à tous ces gens qui travaillent dans le pays, à tous ces ouvriers, tous ces employés, quel que soit l'endroit où ils habitent, en banlieue ou dans la France périphérie.
L'EPS manifestera dimanche prochain contre la loi Darmanin sur l'immigration ?
Oui, nous manifesterons à l'appel d'un très grand nombre de personnalités, dont Jacques Toubon, ancien ministre de Jacques Chirac et d'autres, contre cette loi immigration qui sera d'ailleurs probablement censurée en grande partie par le Conseil constitutionnel et qui comprend, quelles que soient nos opinions politiques, un certain nombre d'horreurs qu'il convient ici d'exposer, notamment, par exemple, l'interdiction de l'hébergement d'urgence pour les étrangers en situation irrégulière. C'est dans le texte, je crois que c'est contraire à tous nos principes d'humanité que partagent un grand nombre de Français.
Sondage Opinion Way, publié par la Tribune dimanche hier, pour les jeunes de 18-24 ans, l'histoire est un mystère. 18% d'entre eux ignorent ce qu'est la Shoah, 17% connaissent le mot sans trop savoir le contenu, 39% ignorent la rafle du Vélivre. Ça vous inquiète ou faut qu'on fasse avec une minorité comme ça d'un culte ?
Oui, évidemment, ça m'inquiète. La montée de l'obscurantisme de manière générale, la montée de l'ignorance est un profond danger pour notre pays. Et je crois, comme Jean Jaurès, que l'école, c'est un droit de l'enfant, le droit d'être mis en situation par une indication rationnelle et libre de dominer ses impressions premières, je le cite. Et donc, il faut aujourd'hui, évidemment, défendre l'enseignement de l'histoire. Il y a beaucoup d'heures d'histoire qui ont été supprimées dans les programmes depuis les 20 dernières années. Il faut, bien sûr, défendre cela, car je pense comme Tocqueville que sans passer, l'histoire avance dans les ténèbres.
Le passé va servir aussi pour éclairer l'avenir. Si vous aviez un souhait à faire voter à l'Assemblée, en plus de votre loi EDF pour cette année, ça serait quoi ?
Eh bien, trouver des solutions sur le pouvoir d'achat.
C'est l'obsession pour vous ? C'est vraiment la priorité ?
C'est l'obsession. Et puis, la question du service public, qui est une grande demande des gens.
Vous le voyez à l'ouvrier dans l'heure, les services publics se délitent ?
Bien sûr. Dans ma circonscription, on a fermé 7 centres des finances publiques en 5 ans, 12 classes d'école, 8 bureaux de poste. Donc, la situation est critique. Eh bien, Philippe Brun, bonne année à vous, à vos concitoyens. Et puis, bonne journée. Merci. Bonne année également. Merci beaucoup, Christophe Barbier. Christophe, qu'on retrouve tous les matins et demain à 7h45. Votre invité demain, Christophe, sera Sylvain Maillard, président du groupe Renaissance.
Philippe Brun