"Je ne crois pas que Macron puisse annoncer quoi que ce soit de très concret" (Patrick Martin)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Les employeurs doivent-ils verser la prime carburant à leurs salariés ?
- 0:38OuverteRéponse partielle
Combien d'entreprises versent cette prime ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Le gouvernement refile-t-il la patate chaude aux entreprises ?
- 1:46OuverteRéponse directe
Quelles conséquences de la crise sur votre entreprise ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Quelle est la dimension politique de ce déclin français ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Le chômage repart à la hausse, que faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Patrick MartinChiffre
« On a un budget carburant qui a déjà augmenté d'un million d'euros. »
- 1:46Patrick MartinFait
« La France est devenue la lanterne rouge de l'Europe en matière de croissance, en matière de déficit, en matière d'endettement public. »
- 2:29Patrick MartinFait
« Il est grand temps que les politiques prennent conscience de la grande fragilité de l'économie française. »
- 3:06Patrick MartinFait
« Le chômage est reparti à la hausse, ça va continuer. »
- 3:44Patrick MartinChiffre
« Le chèque de 100 € en une fois pour 3 mois pour les Français qui roulent 30 km par jour ou 8000 km par an pour aller travailler. »
- 4:22Patrick MartinFait
« Il faudrait qu'il fasse plus. Il ne peut pas faire plus. »
- 5:44Patrick MartinFait
« Il y a une solution de facilité qui coûterait rien à nos finances publiques, c'est de taxer Total. »
- 6:25Patrick MartinFait
« Total un des majors mondiaux du pétrole, ça permet à la France de s'approvisionner en Afrique de l'Ouest, au Nigéria, en Angola, au Gabon, au Congo. »
- 7:03Patrick MartinChiffre
« Le capital de total est détenu à 85 % par des actionnaires étrangers. »
- 7:45Patrick MartinFait
« Les artisans du bâtiment aussi, c'est un peu votre domaine qui sont pourtant aidés, 20 centimes par litre mais qui réclament désormais des baisses de TVA sur la rénovation. »
- 12:28Patrick MartinChiffre
« Le gouvernement prévoit 54 milliards d'euros d'économie à ce stade. »
- 13:06Patrick MartinFait
« 54 milliards pour le patron des patrons, c'est comment ? Malheureusement, c'est nécessaire. »
- 18:17Patrick MartinFait
« Nos finances publiques sont dans un état critique. On empreinte chaque jour un peu plus cher sur des montants de plus en plus élevés. »
- 19:33Patrick MartinPromesse
« Il faut diviser par deux le chômage des jeunes en France en 5 ans. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Agath. Bonjour. Et bonjour Patrick Martin. Bonjour. Bonjour Patrick Martin. Merci d'être avec nous. Les employeurs peuvent désormais verser une prime carburant non plus de 600 mais de 1000 € jusqu'à 1000 € en tout cas par an à leur salarié. C'est l'une des annonces du gouvernement face à la flambée du prix de l'essence. Est-ce que vous dites ce matin aux entreprises allez-y verser cette prime carburant à vos employés ? Oui, évidemment dans la limite de ce qu'elles peuvent faire parce qu'on oublie dans ce débat de dire que les entreprises elles aussi sont directement touchées par l'augmentation du prix du carburant. Moi, je cite un cas que je connais bien par définition celui de ma propre entreprise. On a un budget carburant qui a déjà augmenté d'un
million d'euros. Ben, c'est autant d'argent qui ne serait pas disponible par exemple pour donner cette prime. Vous la donnez, vous avez 3000 salariés, je crois. Vous la donnez à combien ? Est-ce que vous avez jusqu'à 1000 € ? C'est quoi le budget ? Vous en donnez pas pour l'instant. Alors, j'ai chez beaucoup de salariés, c'est leur fonction qui veut ça, qui sont équipés de véhicules de société. Donc, c'est nous qui prenons en charge le carburant. Est-ce que vous savez euh dans le monde économique en France combien d'entreprises versent cette prime ? Il y a des chiffres, sincèrement, non. Mais vous les encouragez à le faire en tout cas et à aller, si elles le peuvent, ouais. Jusqu'à 1000 €. Euh, pardon, je l'activité ralentit vraiment. Oui, c'est ça. Les marges des entreprises se dégradent.
Elles supportent notamment l'augmentation du prix du carburant, le carburant lui-même et tous les tous les produits dérivés du carburant. Et puis on a une augmentation du coût du travail. Enfin, je veux pas noircir le tableau mais refiler la patate chaude aux entreprises, c'est un peu gonflé. Vous trouvez ça un peu mal ? Vous avez l'impression que le gouvernement refile la patate chaude aux entreprises là ou pas ? Ah, c'est un peu excessif de ma part, mais euh ce qu'il ne peut pas faire lui et réellement, il ne peut pas le faire, il aimerait bien que les entreprises le fassent. On le fera dans la limite de ce qui est possible. Vous êtes à la tête d'une entreprise de 3000 salariés. Euh vous le disiez, votre entreprise familiale est spécialisée dans la fourniture de matériel pour le bâtiment
et l'industrie. Euh quelles conséquences à cette crise globalement est-ce que ça ça impacte votre chiffre d'affaires, votre quotidien, vos projets, vos investissements ? D'abord, il y a deux crises dans la crise. Il y a les facteurs mondiaux qui affectent tous les pays du monde et européens singulièrement. Et puis il y a la crise spécifiquement française. Moi, je suis très frappé par ça. Les pays européens actuellement sont en train de réviser à la hausse leurs prévisions de croissance. La France est devenue la lanterne rouge de l'Europe en matière de croissance, en matière de déficit, en matière d'endettement public. Donc il y a une dimension singulière, je dirais qui pèse, qui est la dimension politique. Et c'est à ça que nous on veut réagir en disant qu'il est grand temps, même s'il
y a des élections, on sait que ça crée une ambiance particulière. Il est grand temps que les politiques prennent conscience de la grande fragilité de l'économie française qui commence à se traduire, y compris en terme d'emploi. La dimension politique pour vous, c'est quoi ? C'est que la classe politique ne se saisit pas de ce déclin français. Mais vous êtes mieux placé que moi pour me corriger le cas échéant peut-être pour savoir que dans les discours politiques qu'on entend actuellement, on ne parle pas de croissance, on ne parle pas d'investissement, on ne parle pas de compétitivité, de concurrence internationale, on ne parle même pas d'emploi alors que le marché de l'emploi c'est totalement inversé singulièrement pour les jeunes. Il y a une nous on vit
ça comme un débat un peu hors sol qui surjoute à notre stress et on se dit mais quand vont-ils enfin prendre conscience de la réalité de la situation réalité sur l'emploi c'est ce qui intéresse les gens qui nous écoutent en particulier. C'est quoi la la réalité ? Le chômage est reparti à la hausse, ça va continuer. [grognement] Je crains que ça continue mais j'insiste là-dessus. Ça tient beaucoup au fait que comme tous les agents économiques y compris les ménages, on ne sait pas quelle sauce on va être mangé dans le cadre du budget et on se et des élections qui suivront et on se dit il est urgent d'attendre et puis il y a des secteurs qui objectivement sont à la peine. Je pense au bâtiment, je pense à la chimie. Voilà. Donc ça ça donne une comment dire un faisceau de facteur
d'inquiétude qui n'est pas bon pour l'économie et pour l'emploi. Vous dites "On manque de vision de long terme." Effectivement pour l'instant là on parle d'annonce de court terme là en l'occurrence sur le carburant sur l'aide gros rouleur. Donc le chèque de 100 € en une fois pour 3 mois pour les Français qui roulent 30 km par jour ou 8000 km par an pour aller travailler. Bon il y a des conditions de de ressources évidemment. 40 millions d'automobilistes, on les entendait hier. Euh c'est une association qui dit que c'est très insuffisant. Les transporteurs routiers sont mécontents parce qu'ils en sont exclus. Euh exclus des des aides sur les carburants. Euh est-ce que vous dites au gouvernement "Vous pouvez faire plus ?" Il faudrait qu'il fasse plus. Il ne peut
pas faire plus. Et ça y est, on touche du doigt les incohérences de politiques antérieures, y compris dans le cadre du dernier budget. Moi, je suis assez ébahi de voir que certaines formations politiques qui ont empêché des économies sur les retraites par exemple en suspendant la réforme borne aujourd'hui demande à l'État de lâcher du l'est alors que on tape des taux d'emprunt historiquement élevés qui témoignent aux yeux de nos bailleurs de fond que la situation budgétaire de la France est critique. national la France le rassemblement national qui demande par exemple de baisser la TVA il trouve que même l'Allemagne baisse une taxe sur le carburant annoncé le taux de l'Allemagne on n' pas la même situation économique c'est ça que vous le taux d'endettement public de
l'Allemagne qui est en Europe hein c'est la moitié de du taux d'endettement de la France par rapport à sa richesse, par rapport à son PIBEM en Espagne qui a fait des efforts pour redresser ses finances publiques. Idem au Portugal qui doren avant des excellents budgétaires. Idem en Grèce qui était l'enfant malade de l'Europe. Nous on n' pas fait ces efforts. Alors moi je suis passé pour un père fouettard, pour un éternel génial en disant depuis des années, il faut redresser les finances publiques. J'avais l'an passé alerté en disant s'il y a un accident, je savais pas quel accident adviendrait. Je n'avais pas prtiqué la crise au Moyen-Orient. Mais s'il y a un accident, on est incapable d'y faire face. On y est. Mais certains disent que ce serait il y a une solution
de facilité qui coûterait rien à nos finances publiques, c'est de taxer total. La gauche accuse le gouvernement de bloquer une initiative européenne de plusieurs pays pour taxer les super profits du pétrolier. Qu'en pense le patron du MEDF ? Ben le patron du MEDF, il pense que faut arrêter le total bashing. Il n'a échappé à personne que le fait qu'on est total un des majors mondiaux du pétrole, ça permet à la France de s'approvisionner en Afrique de l'Ouest, au Nigéria, en Angola, au Gabon, au Congo. Demain au Venezuela. Si on avait pas de compagnie pétrolière nationale, je ne pense pas qu'un major américain servirait le marché français prioritairement. Clairement pour vous dites, il y aurait de bénéfice au premier semestre. 11 milliards d'euros de bénéfices au
premier semestre. Est-ce que ça vous choque ? Mais d'abord, où sont fait ces bénéfices ? à l'étranger. Il se trouve que il se trouve que mon entreprise était un peu dans ce secteur. Moi, je paye des impôts dans les pays où Total par ailleurs extrait le pétrole. C'est normal que le le les l'extraction soit taxée dans ces pays. Total fait peu de bénéfices en France. Il y a des règles fiscales, internationales qui font que vous êtes taxé dans le pays où vous réalisez les profits. Mais au-delà de ça, on joue avec le feu, pardon, de cette expression un peu maladroite. Le capital de total est détenu à 85 % par des actionnaires étrangers. Pourquoi ? parce qu'on était incapable de créer des fonds de pension en France. Mais c'est pas le sujet. Vous êtes un actionnaire étranger total. Vous dites
"La France va me surtaxer ou peut-être l'Europe d'ailleurs va me surtaxer sur des profits que je ne fais pas en France. Est-ce que vous croyez qu'un investisseur japonais, saoudien, américain dans Total va supporter ça longtemps ? Et si à la fin des fins on perd le centre de décision de total en France, notamment quant à la possibilité de s'approvisionner dans certains pays hors Moyen-Orient, on prend un risque énorme. Donc il faut raison garder touche à total, vous dites bah d'une manière générale aux grandes entreprises qui je le dis en moyenne sont majoritairement et malheureusement contrôlé par des actionnaires étrangers qui peuvent être francophiles mais ils ne sont pas français. Il y a des grandes entreprises, il y a des petites aussi euh qui sont mécontentes des annonces,
on le disait, du gouvernement sur les carburants, les transporteurs, donc les auto-écoles, euh on les entend hein, toutes ces entreprises et et leurs responsables sur l'antenne de France info. Les artisans du bâtiment aussi, c'est un peu votre domaine qui sont pourtant aidés, 20 centimes par litre mais qui réclament désormais des baisses de TVA sur la rénovation. Tous disent qu'ils envisagent des actions, une mobilisation. Est-ce que vous sentez cette colère montée dans le monde économique ? C'est pas un rat de maré. Ce que je sens monter, c'est une inquiétude liée à ça, lié au fait que les coûts d'emprunt, les taux d'intérêt augmentent et puis lié est, j'insiste beaucoup là-dessus sur le le panorama politique qui en lui-même très anxiogène. Est-ce que ça réglerait quoi que ce soit
de se mobiliser, de descendre dans la rue ? Il y a plus d'argent magique si jamais ça existait. Je ne sais pas où l'État pourrait aller chercher cet argent qu'il n'a pas économisé. Donc on est donc vous dites plutôt au petits patrons, aux artisans, c'est ce sera pas la solution de manifester. Bah je crains que je je à nouveau je je sens je sens monter ici et là ici et là cette inquiétude voir cette colère, mais je crains que bah ça surjoute encore à la confusion, au chaos et donc à la crise économique et sociale. Patrick Martin, le président Emmanuel Macron doit prendre la parole ce soir. En cette fin de mandat, est-ce que les patrons attendent encore quelque chose de lui ? Ben c'est dans l'ordre des choses. On regarde du calendrier, on se projette
plutôt sur qui lui succédera et euh et puis il y a pas de majorité parlementaire, ça n'a échappé à personne. C'est ingérable pour le gouvernement donc pour le président de la République. Et la situation dis c'est pas de ma faute si les prix augmentent, c'est la sitation. On est on est on est très respectueux. La fonction, ça va s'en dire. Mais du rôle qu'il joue sur le plan international pour essayer d'apporter un peu de sagesse et d'apaisement. Alors avec des résultats plus ou moins tangibles à ce jour, mais enfin le moins qu'on puisse dire et qu'il se déploie, qu'il s'emploie à ce que les choses s'apaisent. Euh mais je ne crois pas qu'il puisse annoncer quoi que ce soit de très concret qui viendrait répondre à toutes ces interrogations réelles s'agissant en
particulier du prix du carburant. Le 27 août, vous avez organisé au MEDF un débat entre sep candidats à la présidentielle. Qui parmi les candidats aujourd'hui, ils sont nombreux, incarnent le mieux vos préoccupations ? Mais d'abord, on a réussi, le MEDF a réussi à poser le sujet de l'économie et de l'entreprise qui était jusque-là dangereusement absent du débat public. Bon, ensuite euh il y avait sep euh sep intervenants. Euh il y en a qui ont assumé complètement leur positionnement. Monsieur Mélenchon qui est un positionnement anti-entreprise avec des petits appels du pied aux petites entreprises qui ne trompent personne. Pour le reste, ça a été assez prudent de la part des uns et des autres. Pardon sur sur Jug Mélenchon, la proposition qu'il a fait devant les entrepreneurs
qui était d'augmenter le SMIC et donc par effet d'entraînement l'ensemble des salaires. Euh pour vous, c'est une position anti-entreprise ? Ben, on ne sait pas comment économiquement ça tient la route. Enfin, la France perd des parts de marché. La France c'est une croissance à ton n'a plus de croissance. La France détruit des emplois. Donc on nous on veut augmenter les salaires et je vous le dis les yeux dans les yeux mais certainement pas autoritairement en décrétant qu'on doit augmenter les salaires sans savoir comment les payer. Moi mon pronostic si ça devait advenir et ça n'est pas mon souhait, ça vous a pas échappé, c'est que ça précipiterait vers la faillite un nombre incroyable d'entreprises et donc animé par une bonne intention un peu électorale quand même ça aurait un effet
paradoxal électoral peut-être mais c'est la réalité des mais nous mais bien sûr mais bien sûr quand je vous dis sincèrement que nous on souhaite pouvoir augmenter les salaires, on a les solutions, on les a proposé, je peux les développer. Vous avez notamment parlé de d'augmenter la TVA, mais au-delà de Jean-Luc Machon, vous alliez parler des autres candidats. Parmi les autres, vous vous aviez dit il y a un an que Gabriel Atal, Bruno Rotaillot et dans une certaine mesure Jordan Bardella était plus conscient des périfs économiques. Ça c'était il y a 1 an. Un an après, est-ce que vous rediriez la même chose ? Sachant que Bordella ne sera pas candidat. Voilà. Non, mais madame Le Pen a été assez discrète dans ce débat. Euh, elle nous a annoncé, ça c'était l'annonce le
le scoop, hein, que pour le mois d'octobre, elle produirait son ses son proposition de budget pour faire 125 milliards d'économie. On est toujours pas en octobre, donc on on va voir. Non, euh nous nous ce qu'on regarde c'est qui prend en compte la situation internationale, qui a une approche libérale du sujet. Parce qu'il faut arrêter de se convaincre que la France est un pays ultralibéral. C'est absurd, c'est ridicule. Donc correspond le mieux à ce profil qui pour répondre à la question correspond le mieux à ce profil central. Voilà, c'est le bloc central Édouard Philippe dont Édouard Philippe mais qui n'a pas fait à l'occasion de cette rêve qui était un énorme succès 21000 che la rentrée des entrepreneurs de France il a pas fait quoi mais il a pas fait d'annonce
spectaculair mais moi je crois comprendre qu'il retient ses coûts pour aigrainer au fur et à mesure de la campagne un certain nombre de propositions notamment ses propositions sur donc nous notre satisfaction c'est qu'on a installé le sujet de l'économie et de l'entreprise dans le débat mais il y a il y a pas eu de révélation je dirais à cette pas de surprise sur le le camp qui s'attire vos préférences. Vous publiez génération empêchée. Pourquoi la jeunesse doit être une grande cause nationale aux éditions de l'observatoire ? On va en parler dans un instant. Mais d'abord le budget pour 2027. Le gouvernement prévoit 54 milliards d'euros d'économie à ce stade. À titre de comparaison, François Bairou, c'était 10 milliards de moins, 44 milliards. Et c'était déjà la purge pour
les oppositions qui ont fait tomber l'ancien premier ministre. 54 milliards pour le patron des patrons, c'est comment ? Malheureusement, c'est nécessaire. C'est nécessaire. Nous, on déplore que ces 54 milliards ne soient pas trouvés sur des économies structurelles de fonctionnement des sphères publiques. L'État lui-même qui est un peu à l'os le système de santé et les collectivités locales. que c'est un peu des mesures circonstantielles et et d'urgence mais malheureusement il faut aller chercher ces 54 milliards en évitant c'est énorme 54 milliard Martin Martin disent c'est l'austérité ça va encore plus ralentir la croissance ça va coûter alors c'était la limite que j'allais apporter oui mais enfin je je crois que doren avant nos concitoyens sont conscients de la cricité de la situation
des finances publiques et la situation des finances publiques c'est la nôtre c'est celle des des citoyens français quand on va payer l'année prochaine 100 milliards d'intérêt sur la C'est évidemment autant d'argent qui est plus disponible pour faire des chèqus essence, pour revaloriser le salaire des enseignants, pour remettre à niveau les urgences dans les hôpitaux. Donc on est on est complètement étranglé complètement étranglé qui à un moment donné aura le courage, c'était le thème de notre grande manifestation de fin août, le courage de dire les choses, de proposer des solutions qui ne passent pas pour être que de la sueur du sang et des larmes, mais de se projeter vers vers un avenir meilleur. Nous, on a des solutions. Cette situation et ces économies très importantes à faire. Le
Premier ministre s'engage à réduire le montant euh de la taxe sur les bénéfices des grandes entreprises qui devraient passer de 7 milliards et demi à 5 milliards d'euros. C'était une réduction d'un/3. Est-ce que ça vous rassure plutôt ce que vous dites merci au gouvernement de de d'épargner les grandes entreprises ? Attendez, il faut pas inverser les choses. Euh les entreprises concernées, au-delà d'un milliard et demi d'euros de chiffre d'affaires, donc c'est y compris des des entreprises de de taille intermédiaire, supporte de Renavant le taux d'imposition le plus élevé du monde du monde avec cette surtaxe. Yes. 1er point 2è point, il avait été décidé à l'origine qu'elle durait 1 an en 2025, ça ferait 3 ans. Ça pose un problème bien sûr d'argent, ça pose surtout un
problème de confiance. Si on ne peut plus avoir confiance dans la parole de l'État, faut s'étonner de rien. Est-ce que ça ne pose pas un problème de justice aussi à partir du moment où le gouvernement va même demander aux bénéficiaires des APL de faire un effort ? Mais ça pose un problème de justice, mais la justice ne s'apprécie pas uniquement à l'intérieur des frontières françaises. Il y a une compétition internationale, y compris fiscale. On peut s'en désoler, c'est un état de fête. Donc si vous mettez la tête sous l'eau de ces entreprises qui ont le choix d'arbitrer leurs investissements, leur création d'emploi, mais pas pour aller dans des paradis fiscaux, pour aller en Italie, pour aller en Allemagne, pour aller au Pays-Bas, ben écoutez, faut pas s'étonner et ça se
vérifie dans les chiffres que ces entreprises investissement en France, emploi-m en France, tout ça est parfaitement logique et cohérent. Les arrêts maladies, c'est un autre sujet de ce budget. C'est un domaine dans lequel le gouvernement cherche de l'argent. Euh les dépenses des arrêts maladies ont considérablement euh augmenté. La facture a dépassé 16 milliards d'euros euh pour de en 2025 pour la sécurité sociale. Mais vous vous dites carrément qu'il faut dérembourser les petits arrêts maladies. Alors, je suis bien conscient que comme la désindexation ou sous-indexation des retraites, ce sont des expédients, ce sont des mesures d'urgence et que la vraie solution, c'est de créer de la richesse. On parlera de l'emploi des jeunes en particulier tout à l'heure,
mais on est le dos au mur. On est le dos au mur. Donc, on peut continuer à augmenter la fiscalité des entreprises. Elles partiront ou elles feront faillite, hardit petit. Mais à un moment donné euh il faut il faut donc prendre des mesures d'économie urgent quit sur les malades sur les travailleurs. Malad, on parle des arrêts maladies de courte durée sur lesquelles il y a une augmentation assez rapide et on sait que marginalement mais quand même il peut y avoir un peu de laxisme je dirais sur ces sujets-là. Moi c'est mes salariés qui me le disent, mon collègue, mon collègue, mon collègue Tartemuche mais c'est un sursant. Je je Donc vous dites, vous reconnaissez que c'est marginal parce que certains candidats par Édouard Philippe, il y a beaucoup de candidats qui veulent
s'attaquer aux arrêt maladier. Édouard Philippe, lui parlait d'open bar, ce sont des mots que vous n'avez pas repris et ça laisse à penser que la fraude est massive. Écoutez, est-ce qu'il vous est arrivé de de téléconsulter ? Oui, c'est un cas. C'est une mon épouse qui me rapportait l'autre jour que pour un petit bobo, elle-même a qualifié ça de petit bobo, à téléconsulté à quatre reprises, il lui a été dit "Est-ce que vous voulez un arrêt maladie ?" Elle a répondu quatre fois non. Mais enfin, si ça continuait, c'était ça c'est une expérience personnelle. Mais est-ce que vous avez des chou mais là vous visez les médecins, ce sont les médecins qui proposent ces arrêts maladie à votre épouse ? Non, mais moi je le vois dans mon entreprise mais je me garde à nouveau
dans une généralité et je redis que la vraie solution n'est pas là. La vraie solution, c'est qu'on travaille plus dans ce pays, qu'il y a plus de gens qui puissent travailler et qu'on produise plus de richesse. On effacera beaucoup de ces débats-là, mais à un moment donné, on sait plus payer. On ne sait plus payer. Alors, on nous dit, on va effacer la dette. Écoutez, essayez de faire ça à titre personnel. Normalement, vous êtes interdit bancaire et vos biens sont saisis. Donc c'est des fausses solutions. Donc on en est à devoir prendre des solutions pénibles, douloureuses et au cas par cas injustes. La gauche donc sur les entreprises, la gauche a déjà annoncé qu'elle censurerait sans doute le gouvernement. Est-ce qu'une nouvelle crise politique, la perspective d'une paralysie
budgétaire au-delà du tableau assez sombre que vous avez des peints vous inquiète ? Bien sûr, bien sûr que ça nous inquiète et mais j'insiste, c'est déjà un peu pris en compte dans les dans la marge de l'économie française. Non, c'est ce qui nous inquiète, c'est les a qu' va falloir franchir ce budget. L'élection présidentielle est derrière quand même des législatives parce qu'il y a un scénario où il y a pas de majorité. Où il y a pas de majorité et là on on part complètement en vie. La France est en train de on risque de partir en vie. Mais oui, mais oui, le le on est pardon de de réinsister là-dessus. Nos finances publiques sont dans un état critique. On empreinte chaque jour un peu plus cher sur des montants de plus en plus élevés. On ne produit plus de croissance, on ne
crée plus d'emploi, on est en train de détruire des emplois. Euh et donc à un moment donné euh si l'horizon est complètement bouché, ça va être paniquable. Vous dites à la classe politique aujourd'hui, soyez responsable et [raclement de gorge] laissez passer ce budget, ne censurez pas. Je dis à la classe politique, regardez ce qui se passe autour de nous. Nous, on demande pas d'inventer le fil à couper le beurre. On demande de s'inspirer de recettes qui ont bien marché sans que ça crée de psychodram, de crise sociale et de violence dans des pays voisins. Inspirez-vous de ça et prenez acte du fait que on a trop tiré sur l'appareil productif. Donc les entreprises françaises se sont repillées dans leur coquill. Un nombre de faillites qui augmente, elles en prennent de plus en
plus cher aujourd'hui. Il faut sortir par le haut. Patrick Martin, patron du MEDF, vous plaidez pour la jeunesse dans votre livre. Vous voulez en faire une grande cause nationale, vous en appelez aux entreprises aussi, sur la formation des jeunes, sur l'accueil des stagiaires. C'est les jeunes sont les grands oubliés des de nos politiques aujourd'hui. C'est scandaleux. C'est scandaleux que on est on est 35 % de jeunes en emploi. Les Allemands, c'est 51 %, les Hollandais 75 %. On a un taux de chômage des jeunes en France qui est sep fois supérieur à celui de la Suisse. Vous dites si on règle le problème le le le problème des jeunes, on règle tous les problèmes. On règle y compris des problèmes sociétaux et sociaux de santé mentale, d'accès au logement, de natalité mais
des problèmes économiques aussi parce que par définition si parce qu'on les aura mieux orientés, mieux formés, mieux accompagnés de la part des entreprises singulièrement, ces jeunes accèdent à l'emploi en terme d'épanouissement personnel et de revenus, c'est évidemment mieux pour eux, mais ça crée de la richesse, ça finance nos régimes sociaux. C'est ce que j'appelle sortir par le haut. Moi, je je ne comprends pas que ce sujet ne soit pas en haut de la pile. Il l' pour les MDEF. Oui. Pourquoi le patron des patrons écrit tout un livre sur la jeunesse et on voit que que le sujet euh vous tient à cœur. C'est c'est lié à une expérience personnelle. Vous avez vous-même des enfants qui ont été confrontés à Oui. Alors, je je suis père, je suis grand-père, ça se voit. Donc ça ça me
parle à titre personnel. Bon, il se trouve que par ailleurs, j'ai une fille aînée qui est formidable, qui a fait des études assez poussées en sociologie, qui est partie pendant 5 ans s'occuper d'inclusion en Guyane. Euh donc tout ce dont je parle, je ne l'ai pas appris dans les livres. Je je le vécu de ma fille qui à la fin est revenue en Hexagone en métropole parce qu'elle était plus payée par une association qui n'avait plus de subvention. Donc la situation de la Guyane comme celle de Mayotte et d'autres encore est est extrême mais tout ce qu'elle a vécu, ça ça existe en métropole. Donc on ne on ne peut pas rester indifférent à ça pour des raisons humaines d'abord, mais également pour des raisons sociales et économiques. Quel est l'état d'esprit de ces jeunes ? Notamment du million et
demi de jeunes qui sont totalement exclus, qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en étude ? Ben, c'est un sentiment de désespérance. Enfin, ça va de la désespérance jusqu'à la colère. Et moi d'une certaine manière je le comprends. Donc pour eux mais pour le pays et pour les entreprises d'ailleurs qui sont confrontés à des tensions de recrutement croissantes et qui vont encore s'aggraver du fait de la démographie, c'est une évidence qu'il faut s'occuper de ça. Je dis pas qu'il faut pas s'occuper des seigneurs mais les jeunes vent mais proportionnellement priorité à la jeunesse. Il faut diviser par deux le chômage des jeunes en France en 5 ans. Juste vous faites comment ? Bah précisément [musique] en décloisonnant beaucoup plus qu'on ne le fait jusque-là, l'école et l'entreprise.
Il y a encore des des esprits que je qualifie d'un peu dogmatique pour d'autres un peu corporatistes qui disent il faut tenir l'entreprise à l'écart de l'enseignement comme si on avait une approche mercantiliste comme si on voulait acquérir de la main d'œuvre à bas prix et desserveler les les jeunes. C'est absolument faux. On a besoin de jeunes intelligents à cultiver. En Suisse, j'évoqué le taux de chômage de 3,2 %. 70 % des jeunes passent par l'apprentissage. Il y a des patrons grand les aides ont été rabotées. Les aides sont rabotées mais c'est dingue. On marche sur la tête. Merci beaucoup Patrick Martin. Je rappelle le titre de ce livre aux éditions de l'observatoire donc un plédoyer pour la jeunesse. Il s'appelle Génération empêchée. Merci d'avoir été avec nous
dans le 830 France info ce matin et merci à vous Agath. Bonne journée. Bonne journée.