Universités d'hiver de la FNEHAD 2025 · Discours de clôture par la Ministre Stéphanie RIST
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ce sont près de 200000 patients qui sont accompagnés par près de 300 établissements. »
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« Lorsque tu es arrivé à la tête de la Fnéade cher Elizabeth, la HAD représentait 2,1 %. des capacités d'hospitalisation complètes en court et moyen séjour. Aujourd'hui, c'est 8,1 %. »
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« Nous savons collectivement que la tarification actuelle est dépassée. Elle ne reflète ni la complexité des situations, ni l'évolution des pratiques. »
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« Une mission a été lancée Igas IGF concernant les annonces du premier ministre. »
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« Il sera au Sénat vendredi et en lecture définitive semaine prochaine à l'Assemblée. Donc il n'est pas encore adopté. »
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« Il est à ce stade avec un déficit global pour notre sécurité sociale à 19,3 milliards et 4,5 milliards de compensation. »
Temps de parole
- Stéphanie Rist99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[applaudissements] [applaudissements]
[grognement] Madame la ministre, madame la présidente, chère Elisabeth, monsieur madame la ministre, mesdames et messieurs les directeurs, mesdames et messieurs les acteurs de l'hosp hospitisation à domicile. Chers représentants de patients, chers professionnels, chers tous, permettez-moi tout d'abord de vous dire le plaisir qui est le mien d'être avec vous ce soir malgré le calendrier un peu contraint par le budget de la sécurité sociale. J'y tenais car dans les moments que nous traversons, il faut se féliciter de ce qui dans notre système de santé progresse et parfois même ouvre la voie.
À cet égard, l'hospitalisation à domicile tient une place singulière, un modèle qui a déjà démontré sa solidité. tout en ayant devant lui une marge de développement très importante. Elle répond surtout à une attente très concrète. La volonté de plus en plus importante chez les Français d'être soigné chez soi lorsque là lorsque cela bien sûr est possible. Les chiffres parlent d'eux même. Ce sont près de 200000 patients qui sont accompagnés par près de 300 établissements. Lorsque tu es arrivé à la tête de la Fnéade cher Elizabeth, la HAD représentait 2,1 %. des capacités d'hospitalisation complètes en court et moyen séjour. Aujourd'hui, c'est 8,1 %.
Ce développement n'est pas tout à fait, je le crois, un hasard. C'est le fruit d'un alignement entre la volonté politique de solution alternative à l'hospitalisation complète et le volontarisme de la Fnéade qui n'a cessé de porter très haut la reconnaissance de l'HAD comme une activité de soins à part entière. Depuis près de décennies d'engagement à la tête de la Fnéade, je crois pouvoir dire, chère Élisabeth, que tu n'y est pas tout à fait pour rien. Ta pugnacité, ta persévérance et ta force de conviction ont été mises au service d'une très noble cause et de l'intérêt général. La Chad te doit beaucoup bien sûr, mais également l'ensemble du système de santé.
Sous ta présidence, la FNÉAD a supporté les projets innovants qu'il s'agisse de la télémédecine, de la chimiothérapie à domicile ou des équipes d'intervention rapide en soins palliatifs et obtenir leurs reconnaissance dans les politiques nationales de santé. Mais ton engagement ne s'est pas limité au niveau national. Tu t'es également investi dans les territoires avec chacune des ARS au niveau régional en présidant l'achat de Nant et sa région et en créant des structures en zone rurale pour garantir l'accès aux soins partout, y compris là où l'offre hospitalière est rare. Pour tout cela et pour l'héritage que tu laisses, je voulais ici te remercier.
Alors certes, certaines zones de notre territoire restent moins couvertes. Certes, les pratiques sont encore hétérogènes, mais le mouvement est là, solide et volontaire. J'ai la conviction qu'avec votre énergie à tous, nous irons au bout de l'ambition d'un égal accès à l'achat pour tous et partout. Pour cela, et c'est peut-être un peu technique, il faut que les ARS et les établissements s'appuyent davantage sur les indicateurs qui permettent d'identifier leur potentiel de transfert en activité HAD. Les taux de recours sont encore trop disparates et nous avons collectivement un beau potentiel. C'est l'intérêt des patients et c'est l'intérêt de notre système de santé.
D'ailleurs, dans le contexte budgétaire qui est le nôtre, je tiens à rappeler que l'HAD permet des réponses efficaces, efficientes et responsable. Elles doivent être encouragées. C'est d'ailleurs pourquoi je souhaite que l'achat participe pleinement aux mesures d'efficience des établissements de santé issus du projet de loi de financement de la sécurité sociale que je suis en train de construire [grognement] pour l'ensemble des établissements de santé. Remplir cette ambition suppose de disposer d'un cadre et d'un financement à la hauteur du rôle que l'HAD est appelé à jouer. Nous savons collectivement que la tarification actuelle est dépassée.
Elle ne reflète ni la complexité des situations, ni l'évolution des pratiques. Vous portez donc un financement rénové et adapté au réel combinant par majoritaire [grognement] fondé sur l'activité réelle et par fondé sur la coordination, la couverture territoriale ou encore la réactivité. Je souhaite ici et publiquement vous assurer que c'est bien en ce sens que je souhaite et j'ai demandé à mes services de travailler avec vous. Une première étape verra le jour en 2026 avec la reconnaissance explicite de l'activité réalisée dans les établissants établissements disposant de la mention spécialisée de réadaptation issue de la réforme du régime d'autorisation.
D'autres mentions spécialisées suivront pour lenté et postpartum et pour les enfants de moins de 3 ans. En parallèle, nous redéfinissons les indications permettant une prise en charge en HADHAD. Là encore, il faut qu'elle soit mieux adaptée au réel avec la pertinence du suivi des patients polypathologiques, la prise en charge de situation palliative et tout ce qui permet d'intervenir plus tôt dans les parcours. Pour souligner la part croissante que prend la HAD dans notre offre de soins, je vais prendre trois exemples. D'abord, les soins palliatifs dans le cadre de l'élaboration de la stratégie décenal des soins d'accompagnement.
Je sais que la FNÉAD a proposé la mise en place d'équipe rapide d'intervention en soins palliatifs. C'était absolument nécessaire pour pouvoir agir en quelques heures et apporter la bonne réponse. C'est la bonne réponse pour ces patients dont l'état de santé pourrait appeler un transfert à l'hôpital mais qui préfèrent rester chez eux. Dès 2024, 15 équipes ont pu bénéficier d'un accompagnement financier. 15 [grognement] nouvelles équipes seront accompagné sont accompagnées en 2025. C'est la force de proposition de votre fédération qui permet aujourd'hui d'avancer sur ce sujet, ce qui n'est pas secondaire pour les patients. Le second exemple, c'est l'évaluation anticipée.
C'est capital pour les résidents et c'est capital pour nos hôpitaux. Existant depuis 2020, l'évaluation anticipée a pu être élargie en 2023 à l'ensemble des établissements sociaux et médicaux-sociaux. C'est grâce au travail collaboratif mené avec votre fédération que nous avons pu sécuriser son financement et l'étendre au domicile. Le troisème exemple, c'est celui de la chimiothérapie à domicile. La FNÉ Unicancer ont porté en 2023 la création d'un fortfait à destination des établissements d'hospitalisation qui adresse en achad des patients en vue de réaliser une chimiothérapie à domicile. C'est grâce à vous que cette expérimentation a pu être mise en œuvre.
J'ai le plaisir aujourd'hui de vous annoncer qu'un second appel à manifestation d'intérêt sera lancé en début de l'année 2026 pour permettre aux région de sélectionner de nouveaux établissements expérimentateurs. Avant de conclure, je veux dire un mot de la thématique que vous avez choisie pour ces universités d'été. Vous connaissez l'engagement de mon ministère sur le sujet de l'intelligence artificielle. LIA est un puissant levier pour améliorer la prise en charge, fluidifier les parcours, libérer du temps soignant et fiabiliser les décisions.
Lia ne remplacera ni la relation entre soignant et patients, ni la clinique, ni l'éthique, mais sous garantie humaine, j'ai la conviction qu'elle peut les renforcer. Je sais que l'innovation est au cœur de l'ADN de l'HAD. Je cède l'ouverture de la fnéade au progrès de la science et aux technologies d'avenir. Je suis donc ravie que vous ayez choisi cette thématique et serait naturellement en soutien du développement de l'IA et du numérique pour une HAD toujours plus qualitative et efficiente. Il y a bien sûr d'autres chantiers qui sont ouverts et que je n'ai pas le temps d'évoquer aujourd'hui.
Mais pour évoquer tous les sujets, je veux vous dire que je souhaite placer le dialogue au cœur de mon action. Je serai en écoute et à votre disposition et en soutien des initiatives qui permettent d'accélérer le déploiement de l'achadins. Enfin, la feuille de route stratégique de l'HAD actuelle arrive bientôt à son terme. L'ouverture des travaux de la prochaine feuille de route va donc être l'occasion d'avancer sur les différents chantiers de manière plus ambitieuse et plus cohérente encore. Je sais pouvoir compter sur votre fédération exigeante. Maintenant, je voudrais répondre aux remarques qui ont pu être faites sur trois points.
Le premier que j'ai cru comprendre dans les propos et de l'envie éventuelle de supprimer les CPTS. Il n'en a jamais été question et je veux rassurer les professionnels impliqués aussi dans les dans les CPTS. Le deuxème point concernant les ARS, je voudrais vous le dire ici, je considère les ARS nécessaires. Je considère les ARS indispensables dans l'action de bras armé du ministère dans nous le savons tous ici et je ne voudrais pas m'étendre maintenant. Y a-t-il un tabou de regarder ce qui ne fonctionne pas bien de comment pourraient évoluer des ARS ? me trouverez pas pour ne pas évoquer les enjeux, notamment quand ils sont à bout.
Et s'il n'y avait pas de sujet, il n'y aurait pas deux assemblées, que ce soit le Sénat ou l'Assemblée qui veuille supprimer les ARS quand vous en parlez. Donc nous y travaillons. Une mission a été lancée Igas IGF concernant les annonces du premier ministre. Nous allons avancer, nous allons bouger parce que l'immobilisme n'est pas euh n'est pas à considérer favorable pour la santé. Vous savez qu'il faut marcher pour être en bonne santé. Et donc nous allons marcher et nous allons le faire ensemble et je l'espère intelligemment. Enfin, tu as à plusieurs reprises cher Ellisabeth parler du déficit.
Je rappelle que le texte de la sécurité sociale voté hier en 2è lecture, il sera au Sénat vendredi et en lecture définitive semaine prochaine à l'Assemblée. Donc il n'est pas encore adopté. Il est à ce stade avec un déficit global pour notre sécurité sociale à 19,3 milliards et 4,5 milliards de compensation. Mais quand nous parlons déficit de la sécurité sociale, nous parlons à chaque fois transfert inclus. Donc nous sommes à 19,3 milliards de déficit de la sécurité sociale. Les compensations n'étant juste du Enfin, j'ai parlé dans mon discours d'efficience et je voudrais le redire. Nous devons avancer.
Je serai vraiment à vos côtés, notamment dans le cadre de la campagne des tarifs qui arrivent qui arrivent à ce sujet. Donc avec plaisir pour travailler ensemble. Merci beaucoup.
[applaudissements]
Stéphanie Rist