"Hors de question de revivre les feux de 2020", Claude Olive, le maire d'Anglet ferme à nouveau les accès aux forêts
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Défensif 25 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Le feu, les incendies, c'est vraiment l'inquiétude pour vous cet été en tant que maire ? »
- 0:50Invité politiqueFait
« Tout ce qu'ont vécu la Gironde et les Landes d'avant. »
- 1:08Invité politiqueChiffre
« Nous à notre échelle, on a brûlé 90 hectares sur 270, il y avait eu 11 maisons de détruite. »
- 2:15Invité politiqueChiffre
« On a investi 4,5 millions d'euros sur la rénovation énergétique renforcée des écoles et des bâtiments. »
- 4:34Invité politiqueChiffre
« Ça a coûté 100 000 euros. »
- 4:55Invité politiquePromesse
« On va mettre un million d'euros dans l'année qui vient là. »
Temps de parole
- Claude Olive73 %
- Présentateur20 %
- Locuteur 27 %
≈ 9,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Pays basque, premier sur l'actu local au Pays basque, ici matin.
Il est 7h45, place à l'invité de la rédaction ce matin. La France sort à partir d'aujourd'hui d'un nouvel épisode caniculaire. 17 jours de chaleur extrême consécutif, c'est du jamais vu. Les communes ont dû investir, Anglette d'ailleurs a lancé un plan thermique. Et on en parle Céline avec notre invité, le maire d'Anglette.
Bonjour Claude Olive.
Bonjour.
Canicule, sécheresse, un nouvel incendie s'est déclaré dans les Landes hier. 600 hectares déjà brûlés, en tout cas sur le bilan officiel du côté de Luglon, 500 personnes évacuées. Les forêts du Pignada et du Lazare à Anglette sont à nouveau fermées à partir de ce midi. Le feu, les incendies, c'est vraiment l'inquiétude pour vous cet été en tant que maire ?
Oui, d'abord je veux avoir un mot de solidarité par rapport à mes collègues et à ce que vivent les habitants dans les Landes aujourd'hui. Et puis tout ce qu'ont vécu la Gironde et les Landes d'avant. Oui, c'est une inquiétude parce qu'il y a 6 ans, moi quand je vois les images, c'est un très mauvais souvenir pour moi.
Oui, l'incendie.
Voilà, donc nous à notre échelle, on a brûlé 90 hectares sur 270, il y avait eu 11 maisons de détruite. Voilà, donc tout ça me remémore des très mauvais souvenirs, je pense que c'est le plus mauvais souvenir de mon mandat, de mes mandats. Et donc, voilà, moi je travaille avec l'Office national des forêts, je travaille avec les services de l'État, chaque fois qu'on a des périodes comme ça, de chaleur, même si on fait un peu le yo-yo, on ouvre et on referme. Chaque fois qu'on a un taux d'humidité qui est inquiétant, ce qui est le cas aujourd'hui, eh bien on ferme. En tout cas, ma main ne tremble pas, même si ça fait quelques rouscailleurs, comme on dit ici en patois.
Tant pis, en tout cas, moi je ne veux plus et je ne veux pas faire vivre à notre population et au territoire ce genre de situation qui est quelque part très inquiétant pour l'avenir.
La sécurité avant tout donc sécheresse, canicule. Vous avez lancé sur la ville un plan thermique cet été, notamment pour le centre de loisirs de Barroja. En quoi ça consiste ?
Alors d'abord, on a été un peu précurseur par rapport à tout ça, puisqu'on a, dans notre plan pluriannuel d'investissement sur le dernier mandat, on a investi 4,5 millions d'euros sur la rénovation énergétique renforcée des écoles et des bâtiments. Donc ça, c'est la première chose. On avait aussi climatisé les crèches, on avait un peu anticipé. Et puis derrière, on a vécu cet épisode que chacun a vécu au mois de juin et contrairement à d'autres communes, parce que ce n'est pas de notre ressort, on n'a pas fermé les écoles. Et par contre, on a bougé et déplacé 800 enfants par jour où on les a menés à la patinoire, où on les a menés au théâtre Quintao, où on les mettait au frais.
Bon, ça a été épique et puis ça a bien plu aux enfants, sauf que quand on a vécu ça, moi, j'avais dit aux équipes, il faut qu'on trouve des solutions. Et on avait l'été qu'arrivé, le centre de Barojac allait ouvrir et on n'était pas équipé. Donc, on a lancé un plan.
Elle allait en priorité, en fait, dans l'urgence.
Exactement, j'ai fait une priorité par rapport à ça. Donc, on a commencé par Edouard et Rio, où on a mis en place un dispositif sur une salle de 110 mètres carrés complètement climatisée. Et après, on a mis des déstraficateurs d'air dans les trois salles où on reçoit les enfants. Moi, je suis assez bluffé par ce système.
Oui, alors, on va l'expliquer rapidement. C'est un système qui brasse un petit peu l'air et qui permet d'avoir une sensation un peu plus de fraîcheur, en tout cas.
En tout cas, moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'on en a mis dans le bâtiment d'Isadia et je me suis déplacé avec des services en pleine canicule. C'est impressionnant.
Et la suite, c'est quoi, alors, Claudio ?
Alors, la suite, on a commencé par Edouard et Rio parce qu'on allait tout petit. Donc, on a fait ça. Et on est parti sur Barojac. On a mis des voiles sur la verrière du couloir qui passe. On a mis des voiles d'ombrage. Et puis, on est reparti avec notre système de décentrificateur, des brasseurs d'air parce qu'on ne peut pas en mettre partout. Quand on a une hauteur de plafond qui est trop haute, il faut que là, on vienne mettre des brasseurs d'air. Et on a mis 12 salles comme ça d'activité. On a équipé. Il en faut un pour 15 mètres carrés. Donc, vous avez des salles avec 2, 3 matériels ou ça peut aller jusqu'à 4.
Et puis, là aussi, on a climatisé par étage une salle la plus grande climatisée pour qu'on puisse accueillir les enfants dans de très bonnes conditions. Bon, ceci, ça a coûté 100 000 euros. Ça a été très vite. On a fait un plan Marshall, si je peux m'exprimer ainsi. Moi, je tiens à remercier les équipes et les entreprises parce qu'il a fallu aller très vite. Ça a duré entre 15 jours et 3 semaines. Aujourd'hui, on est calé. Par contre, ce qu'on a mis en place là, on va le décupler sur toutes les écoles. On va mettre un million d'euros dans l'année qui vient là. Et on espère être prêt. Et je pense qu'on sera prêt pour l'été prochain.
En tout cas, c'est quelque chose qu'on a pris avec beaucoup de conscience.
Parce qu'on le sait, les scientifiques le disent et le répètent. Ces épisodes de Caniculaire, il y en aura d'autres dans les années à venir. Merci beaucoup, Claude-Olive, maire d'Anglais, d'être venu dans notre studio ce matin.
Merci. Une entrevue que vous pourrez évidemment retrouver en podcast sur l'application ici et sur notre site internet.