VONT-ILS LÂCHER LE BOSS ? CES MACRONISTES QUI S'Y VOIENT DÉJÀ
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je sais pas si vous avez regardé l'entretien mercredi soir avec Emmanuel Macron c'était techno soporifique manifestement il voulait rassurer montrer qu'il avait anticipé qu'il gardait toujours le cap que c'était toujours lui le pilote moi j'ai plutôt eu l'impression qu'il navigue à vue on a surtout retenu son emportement contre la nupes qui a vu le RN voté l'une de ses motions de censure vous pensez que nos compatriotes qui ont voté pour un député socialiste ou écologiste ils lui ont demandé de porter une majorité avec des députés du rassemblement national et lui ont demandé de déposer une motion de ceinture qui a des seins a été changé a été changé par cette coalition baroque de la nuque qui les besoins de surjouer l'indignation et d'appuyer son propos par une fake news témoigne d'une certaine fébrilité politique il faut dire que l'état de la macronie n'est pas au beau fixe il y a d'abord cette cote de popularité 36% d'opinion favorables moins 7 points en un mois pour le Président je vous parlais aussi de ces difficultés à l'Assemblée à la fois avec et au sein de la majorité mais il s'agissait en quelque sorte de Random Playmobil aujourd'hui on va voir que des personnalités de premier plan de la macronie commence à prendre quelques distances avec le patron faut-il y voir des événements sans conséquence ou bien un déficit d'autorité du président sur sa majorité et un mouvement centrifuge qui va s'amplifier on fait le point avec ce dossier sur ces macronistes qui jouent leur propre partition au fil des jours depuis cet été s'allonge une liste de micro dissidence qui tranche avec la verticalité verrouillée du premier mandat débutant avec les petites incartatades de Yaël Braun Pivet la présidente de l'Assemblée nationale est députée Renaissance pourtant macroniste type qui doit presque tout un Macron par exemple début septembre elle a fait part de ses réserves à l'égard du Conseil national de la refondation diriez-vous comme votre homologue du Sénat général archer que ce CNR présente un risque de contournement du Parlement c'est-à-dire de la représentation nationale il faut être très vigilant il y a un certain nombre de domaines qui sont l'exclusive du domaine de la loi et donc du Parlement et c'est également opposé clairement à l'idée de l'Elysée de faire passer la réforme des retraites en insérant dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale via un amendement plutôt que de passer par un projet de loi dédié cette manœuvre permet d'accélérer la procédure et de faire moins de bruit c'était trop conflictuel pour brune Pivet des commérages lui prêtent des ambitions présidentielles de son côté François Bayrou au commissaire aux plans qui a pris la tête du Conseil national de la refondation décide de sortir de son rôle de bibelopolitique et donne de la voix en septembre il exprimait ses divergences de méthodes avec l'exécutif notamment sur le recours à la voix de l'amendement pour la réforme des retraites pas opposées sur le fond mais pour éviter dit-il de coaliser les oppositions et de diviser les Français il a laissé entendre qu'il pourrait se présenter en 2027 je voudrais qu'on prenne un moment pour digérer cette nouvelle ce séisme politique son poids politique n'est cependant pas négligeable du moins chez les centristes mais il y a des plus gros poissons en juillet un article du Parisien expliqué comment les ministres Darmanin et le maire tentaient le terrain chercher des appuis c'est diviser des élus et s'investissaient dans le parti Renaissance on ne peut pas dire à ce stade qu'ils mettent des bâtons dans les roues du président mais leur attitude transpire tellement l'ambition personnelle que ça commence à agacer dans la majorité Bruno Le Maire se distingue par son hyperactivité au micro de l'assemblée et à ceux des plateaux des matinales un article du Monde faisait fuer comment en coulisse il nous a fait un caca nerveux à propos de l'amendement modem sur la taxation des super dividendes allant jusqu'à mettre sa démission en jeu en pleine crise des carburants il a tenu à faire preuve d'une posture plus ferme que celle jugeait trop conciliante des deux têtes de l'exécutif notre pays a besoin de fermeté et a besoin d'autorité c'est comme cela que nous rétablir de l'ordre que il y aura un retour à la normale Gérald Darmanin s'est distingué par une omniprésence médiatique durant tout l'été incendie canicule et aussi rodéo urbains agression de policiers des cadres de la majorité l'imagine vouloir profiter de son ministère comme d'un tremplin pour la présidentielle comme Sarkozy en son temps il cherche en tout cas à pousser ses thèmes droitiers au sein de la macronie enfin la personnalité peut être la plus dangereuse pour la quiétude du quinquennat c'est l'ancien Premier ministre Édouard Philippe on se souvient qu'il fut déjà à l'origine de l'une des plus grosses tensions internes au gouvernement en 2019 en forçant pour que la réforme des retraites systémiques voulues par Macron comporta aussi un volet paramétrique pour faire des économies sur l'âge de départ on le retrouve aujourd'hui à plaider pour un âge légal de départ qui pourrait aller jusqu'à 67 ans on peut aussi souligner que s'il n'est pas lui-même à l'Assemblée son groupe horizon et apparenté qui fait pourtant partie de la majorité se permet de ne pas suivre la vie de l'exécutif sur certains amendements on aurait pu aussi évoquer dans cette liste de mauvaises nouvelles pour le président les confidences récentes de l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzin elle est déterminée à ne pas jouer un rôle de bouc émissaire et relate comment au début 2020 l'exécutif a minoré ses alertes sur la pandémie et on pourra sans doute continuer la liste au fil du temps en somme difficulté avec les oppositions parlementaires difficultés internes à ensemble et enfin difficultés avec des macronistes de premier plan pour Jérôme Fourquet on peut expliquer ces comportements centrifuge par au moins trois facteurs le premier absence de majorité absolue à l'Assemblée nationale le deuxième la Constitution interdit Emmanuel Macron de faire un troisième mandat donc des facto on pense à la suite et le troisième élément c'est le fait que cette majorité présidentielle elle est plus hétéroclite idéologiquement que les précédentes donc tous ces ingrédients là poussent à la à la zizanie à la fragmentation cette trajectoire Disson sont certes celles de personnalités influentes mais il reste difficile dans l'anticiper les effets les commentateurs adorent sur interpréter les codes de popularité grossi à les petits désaccords internes ou les ambitions naissantes mais en fait ça permet pas de prévoir grand-chose donc je suis pas en train de vous dire que l'ancienne macronie va finir par évacuer Macron façon origin Tao au 20e congrès du Parti communiste chinois même si on peut s'amuser à remarquer comme Thomas Emmanuel Macron en ce moment il se prend plus pour Jupiter mais il se prend beaucoup pour Vulcain le dieu de la forge dans l'antiquité romaine alors si ils connaissait vraiment il avait un peu de culture la mythologie romaine il saurait que Vulcain a fini jeter du haut de l'Olympe et peut-être devrait-il s'en souvenir mais une des réactions qu'on constate c'est que Macron tend davantage la main à la droite histoire d'être assurée qu'au moins du point de vue du nombre de votes au Parlement le compte restera toujours bon lors de l'émission l'événement il a clairement donné des gages à sa droite sur le fond la délinquance l'immigration mais en allant jusqu'à se mettre en position de demandeurs d'une alliance avec leur groupe parlementaire moi je pense qu'avec ces parlementaires là qui aujourd'hui ne sont pas dans la majorité le gouvernement et la majorité à l'Assemblée a intérêt à travailler engagé pour passer la réforme sur le travail la réforme sur les retraites la réforme sur l'immigration que nous allons faire la réforme sur les énergies renouvelables et le nucléaire et oui je souhaite qu'il y ait une alliance et ouais comparer cet extrait là où président semble un chien avec celui du début là où ils est le bonhomme gnangnamien l'alliance des populismes mais ils ont surtout prouvé quoi que ils étaient socialiste écologiste communiste et LFI à se mettre main dans la main avec le rassemblement national alors qu'il y a la guerre en Europe qu'il y a la crise qu'elles désarroi de temps de famille désaccord superficiels ou profondysinstuces sur le cap à suivre en tout cas Macron apparaît hésitant et désorienté indéniablement il n'est plus le maître des horloges à la semaine prochaine
Édouard Philippe