"Ce que je veux c'est que nous puissions gouverner" - Olivier Faure (07/09)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Merci d'être sur ce plateau après votre réélection à la tête du PS. François Hollande estime que vous avez vocation à être premier ministre si François Bairou tombe. Quel est votre avis ?
- 1:57FerméeRéponse directe
Si Emmanuel Macron vous choisit comme premier ministre, direz-vous oui ?
- 2:35OuverteRéponse partielle
François Bairou propose de supprimer des jours fériés pour faire des économies. Pourquoi les jours fériés ?
- 4:42OuverteÉludée
Soutenez-vous le mouvement de blocage prévu pour mercredi ?
- 6:04OuverteRéponse partielle
François Bairou a évoqué la possibilité de passer à 36h de travail. Est-ce négociable pour vous ?
- 6:41OuverteRéponse directe
Pourquoi privilégier une baisse de la CSG plutôt qu'une augmentation du SMIC ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Fait
« Je n'ai rencontré personne qui souhaitait le maintien de François Beou et pas plus la politique qu'il conduit. »
- 7:23Chiffre
« Il y a moins de recettes pour l'État tout simplement parce que depuis 8 ans il y a 62 milliards par an qui ont été en fait confisqués au profit des grandes fortunes et des grandes entreprises. »
- 8:46Chiffre
« Ce que nous nous proposons c'est de rendre 6 milliards d'euros aux salariés français, aux travailleurs français, tous ceux qui sont sous la médiane. »
- 10:01Fait
« Il faudrait sans doute une majorité qui soit une majorité stable. »
- 11:19Fait
« Je souhaite que chacun ait en tête que nous sommes en réalité dans une situation qui est quand même à bien des égards extrêmement inquiétante. »
- 15:23Fait
« Il faut respecter la démocratie. C'est même le principal la principale revendication des gilets jaunes jusqu'à aujourd'hui. »
- 24:56Fait
« Je crois que chacun doit maintenant saisir que le sommet en Alaska entre Trump et Poutine a été juste une diversion. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Et on va accueillir Olivier Fort. Bonjour. Bonjour. Merci d'être sur ce plateau de réélu à la tête du Parti socialiste. C'était il y a un peu plus de 3 mois après une bataille interne tendue, on s'en souvient. Euh même vos adversaires aujourd'hui du Congrès de l'époque, vous verrez bien à Matignon. Euh vous allez nous en dire plus ce midi. On va commencer d'ailleurs par François Hollande à la une de la tribune aujourd'hui qui estime la tribune dimanche qui estime qu'en tant que premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort a vocation à revendiquer le pouvoir et donc à être premier ministre si François Bairou tombe. C'est un soutien important. C'est un soutien important. C'est tout. Bah que voulez-vous que je vous dise ? Je crois que c'est un important ou c'est une mise au défi ?
Non, je crois que c'est un soutien important. C'est la volonté, je pense, pour toutes celles et ceux qui veulent que ça change et qui cherchent une solution. Et aujourd'hui, la réalité, c'est que ce qui doit se passer après demain, demain François Beou partira. Et donc, quelle est la situation dans laquelle nous voulons entrer au lendemain de ce départ de François Berou ? Est-ce qu'on veut continuer comme avant avec le risque que les mêmes causes produisent les mêmes effets ou est-ce qu'on veut au contraire que ça change ? Je reviens sur François Holland. Il y a quelques mois, François Hollande voulait votre défaite à la tête du PS. Tout est rentré dans l'ordre entre vous. Ça prouve qu'elle a peut-être changé d'avis. Je ne sais pas en fait, posez-lui la question. Mais moi ce que
je sais c'est qu'aujourd'hui il y a une exaspération dans le pays que chacun a en tête. J'étais hier dans ma circonscription pendant toute la journée pour les formes associatives de rentrée. Je peux vous dire que je n'ai rencontré personne qui souhaitait le maintien de François Beou et pas plus la politique qu'il conduit. Et donc il faut bien qu'à un moment et bien les choses changent. C'est la raison pour laquelle nous avons présenté un contreplan au plan Verou et qui permet justement à la fois évidemment de traiter la question des déficit qui n'est pas une question neutre mais aussi d'opérer une relance de l'économie pour que l'activité reparte et en même temps faire gagner du pouvoir d'achat au salariés. Je crois que c'est ça la question fondamentale. Le reste c'est de la littérature.
Oui et non parce que ça vous concerne et ça concerne votre sort aussi. Si François Bairou tombe demain, est-ce que vous vous imaginez premier ministre d'Emmanuel Macron ? Mais je n'imagine rien. C'est le chef de l'État qui euh est le seul à être en mesure de nommer un premier ministre et ce sera son choix. Vous choisit, est-ce que vous dites oui ou non ? Mais j'ai j'ai dit que toutes celles et ceux qui partageaient ce contreplan Beou pouvait être appelé et que il devait effectivement répondre positivement. Ça vaut pour les uns comme pour les autres. Ça vaut pour moi comme pour les autres. Bien sûr. Sûr. Donc si Emmanuel Macron vous dit "Je vous choisis comme premier ministre". Est-ce que vous dites oui ou non ? Mais je vous ai répondu, je vous ai répondu que pour moi comme pour les
autres, ce sera oui. Demain donc François Baou mettra son sort dans les mains des députés. Pour lui, la situation budgétaire est grave. Il martelle qu'il faut faire 44 milliards d'économies et qu'il faut travailler plus. Un message qui ne passe pas forcément. Préférais les garder nos jours fériers. Il y a d'autres moyens de trouver de l'argent. Pour faire des économies, François Baot propose de supprimer le lundi de Pâqu et le 8 mai. Pourquoi les jours fériers ? Parce que le drame de la France, c'est qu'elle produit moins que les autres. Je comprends qu'il faut faire les efforts mais je pense pas que ce soit toujours les ouvriers qui doivent les gens qui travaillent qui doivent faire toujours les efforts. Je pense que c'est important de garder les jours fer qui ont été acquis et pour
lequel les certaines personnes se sont battues pour les obtenir. Je suis favorable à ce qu'il y ait un ou deux jours fériers en moins parce que par exemple le mois de mai, c'est très compliqué à organiser. J'ai jamais dit qu'il fallait cibler les boomers dont je suis. J'ai dit que cette génération-là, elle devrait être avec moi pour faire baisser la dette des plus jeunes. Le Premier ministre veut dire par là que la génération euh d'après 68 ont vécu dans l'opulence. Alors, pourquoi pas ? On pourrait on pourrait peut-être y croire que il y a une certaine forme d'opulence, mais je pense qu'il y avait aussi une meilleure gestion du pays. Moi, ça, j'en suis persuadé. On a une petite retraite, moi et mon mari, les petits restos, les vacances, c'est toujours restreint. On on essaie
de de toujours dépenser. Ceux qui ont quand même une retraite confortable, ma fois on peut participer ces derniers jours sur ce débat s'est greffé un mouvement de contestation radicale dont LFI et monsieur Mélenchon ont maintenant pris la tête sans jamais s'interroger sur le mal que va faire aux entreprises et aux familles cette organisation du désordre. Les impôts, les cotisations, c'est infernal. Bougeons-nous et arrêtons de nous plaindre. Là, on nous demande de faire des efforts alors qu'on n'est pas responsable et maintenant on nous demande à nous de payer pour les riches. Donc oui, je vais je vais aller sur les points de blocage. Je vais aller aussi à la manif. On va être encore pris à la gorge. Donc
je je fréo également la mobilisation. Olivier Fort, avant de revenir sur ce que vous nous avez dit tout à l'heure, si Emmanuel Macron vous appelle à Matignon, vous direz oui. Vous nous direz dans quelles conditions et comment. On va y revenir mais d'abord arrêtons-nous un petit peu sur l'appel à bloquer la France pour mercredi prochain qui a été relié très tôt par Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous soutenez vous ce mouvement sans réserve et est-ce que vous appelez même les Français à y participer ? Ce que je crois, c'est qu'il y a, je l'ai dit à l'instant, une exaspération qui est inédite. Ce gouvernement est le plus impopulat de la 5e République. On est face à un projet de budget qui est en fait récessif et qui est profondément injuste, ce que tout le monde ressent.
Et donc il est assez logique qu'il y ait un mouvement important qui se développe le 10 et le 18, le jour où les syndicats ont appelé aussi à manifester. Commençons par mercredi. Est-ce que vous soutenez ce mouvement sans réserve ? Mais moi je n'ai pas à soutenir, je n'ai pas à appeler. Ce que je dis simplement c'est que nous devons entendre et par ailleurs, ce que chacun voit c'est que le gouvernement cherche à faire monter une forme de pression sur le mouvement à expliquer qu'il peut déjà être violent. Alors ça peut être le cas, mais là je pr tout le monde, toute violence qui serait aujourd'hui exacée le 10 ne servirait pas à la cause que nous défondons ensemble, mais au contraire permettrait au gouvernement de passer à autre chose et de revenir à une logique purement
sécuritaire là où le 10 et le 18 doivent permettre de se réaxer dans le débat public et de faire en sorte que nous puissions mettre sur le au rang des priorités les questions économiques, les questions sociales, les questions environnementales. Venons-y. Venons-y. Parce que François Beou quand il a dit et ça a mis le feu au poudre un peu qu'il était ouvert à l'idée de supprimer de jours fériers, les Français se sont braqués dans leur immense majorité. Mais il a dit "On n'est pas obligé de rester là. On pourrait aussi imaginer de passer aux 36 heures de travail par semaine au lieu de 35 he est-ce que ça pourrait faire partie du sujet négociable pour vous ?" Non mais vous voyez bien que à chaque fois c'est la même histoire. Moi ce que je conteste dans le projet de François
Beerou, c'est qu'il cherche à s'appuyer financièrement exclusivement sur les salariés, sur les malades, sur les retraités, sur les jeunes, en gros sur les plus vulnérables. Oui mais enfin c'est quand même de lui dont vous parlez. Vous dites une 36 premier ministre de massain est-ce que 36 he ça peut être un compromis pour pour essayer d'amener d'autres vers vous ? Non non, moi ce que je souhaite c'est que on et c'est ce que nous avons prouvé avec notre contreplan Broau, c'est qu'il était possible à la fois de réduire la dette sans pour autant faire passer euh l'addition à celles et ceux qui n'y sont pour rien. Pourquoi est-ce qu'on a une dette aujourd'hui ? Est-ce que c'est la faute cette dette qu'on a vu tout à l'heure ? Est-ce que c'est la faute de
l'ouvrier dans une entreprise automobile ? Pas du tout. FR sur les recrutés, il disait Franç que nous connaissons aujourd'hui je vous arrête un instant ce que cette crise c'est une crise des recettes. Il y a moins de recettes pour l'État tout simplement parce que depuis 8 ans il y a 62 milliards par an qui ont été en fait confisqués au profit des grandes fortunes et des grandes entreprises. Et donc il est temps peut-être de se poser la question de savoir comment on fait pour revenir effectivement à des déficits qui soient beaucoup moins importants. Revenir au 3 %. Nous, on dit en 2032 plutôt que 2029, mais en le faisant sans mourir guéri. C'est-à-dire que on ne peut pas avoir un pays qui rentre en récession parce qu'on a au fond tué l'activité, tuer la
consommation populaire alors que c'est là-dessus que les entreprises se enfin ont besoin de de s'appuyer pour pouvoir avoir un carnet de commande qui se remplisse. Alors, dans votre budget, vous proposez notamment de baisser la CG sur les bas revenus. Vous venez de dire à l'instant mais il faut aussi réduire les déficits. Si vous baissez la CG sur les bas revenus, ça fait le trou de la CQ compensé par la taxe Zukman. Juste juste par ça. Et ça change tout. Ça change tout parce que ça veut dire que c'est une partie de la fiscalité qui irait financer le système social. Or, jusqu'à maintenant, il est basé sur des cotisations sociales. Bah la CSG c'est quoi ? C'est c'est des impôts mais qui vont directement dans le social. La taxe Zucman, vous voyez, c'est pas c'est pas
du tout le même le même système. Moi ce que je crois, c'est qu'aujourd'hui, il y a un problème de pouvoir d'achat. Ce que nous nous proposons c'est de rendre 6 milliards d'euros aux salariés français, aux travailleurs français, tous ceux qui sont sous la médiane. C'estàd que on a en gros la moitié des Français qui vont voir leur revenus augmenter. Je vous donne un exemple pour un couple qui gagne chacun 1920 € par mois, c'est à la fin de l'année 1500 € de plus dans les poches. C'est les vacances, c'est la rentrée, c'est tout ce que aujourd'hu n'arrivent pas influencer. Mais pourquoi ça plutôt qu'une augmentation du SMIC ? Ah mais ça si vous voulez qu'on négocie cette base-là, je suis prêt à négocier avec vous, il y a pas de problème. Non mais pourquoi pas l'augmentation SMIC le
le programme de NFPation du SMIC a 1700 € depuis ça ça a dépassé. Comprenez bien l'équilibreation du SM, c'est pas dans votre on peut tout là-dessus. Si la question c'est de savoir comment est-ce qu'on fait pour augmenter le pouvoir d'achat des Françaises et des Français, si ce canal là ne vous plaît pas, je suis prêt à discuter d'un autre. Moi ce que je souhaite, c'est qu'à terme, on en est pas là, il faudrait sans doute une majorité qui soit une majorité stable. Mais moi ce que je souhaite c'est qu'à terme on puisse avoir un seul impôt sur le revenu qui soit la fusion de l'IR et de la CSG. Mais enfin de l'impôt sur le revenu et de la CSG. Voilà, on n'est pas encore là et c'est pas le sujet du moment. Ce que je dis simplement c'est qu'il y a un besoin urgent de ramener du pouvoir d'achat
dans les foyers, de faire en sorte que la consommation reparte pour que y compris l'entreprise tourne. Alors l'enjeu d'ici la fin de l'année et c'est pour ça que François Baou remet la confiance en jeu. Sa confiance en jeu c'est de trouver un budget pour la fin de l'année. Il y a deux scénarios. Vous êtes premier ministre de d'Emmanuel Macron. Avec quelle majorité vous faites un budget ? Mais je voudrais qu'on se comprenne bien. Bah moi je ne demande le soutien de personne. Ce que je souhaite c'est qu'on tienne compte des équilibres qui sont ceux qui ont été choisis par les Français il y a un an s et qu'ensuite texte par texte nous vérifions ce qu'il est possible de faire. Donc en gros, je veux un gouvernement de gauche qui est un gouvernement de cohabitation qui ensuite
se passe devant le parlement et c'est le parlement qui dispose. Vous pouvez habiter avec qui ? Avec le président de la République. Mais avec qui d'autre ? Avec Mais bien sûr que ce sera un gouvernement minoritaire, mais aujourd'hui, quel est le gouvernement qui ne le serait pas ? J'entends mais à l'Assemblée nationale, vous comptez sur qui ? Les Macronistes, par exemple qui pouvaient. Je compte sur tout le monde. Je compte sur toutes celles et ceux qui à un moment seront sous la pression de l'opinion pour faire avancer les sujets parce que la question n'est pas d'avoir un h clos parlementaire. Il faut aussi peut-être que à un moment on s'interroge sur comment est-ce qu'on rentre à nouveau en dialogue avec la société française, les syndicats, le patronat, les
associations, les collectivités locales, les français. Vous êtes premier ministre demain à l'assemblée, vous tendez la main à qui ? Mais je tends la main à toutes celles et ceux qui sont prêts à partager cette idée simple que nous ne pouvons pas entrer en récession, que nous avons besoin de rendre du pouvoir d'achat aux français, que nous avons besoin de faire en sorte que les services publics notamment l'éducation, la santé, la sécurité, la défense soit en mesure de remplir leur mission. Qui vous voyez dans votre paysage qui pourrait répondre à ça ? Mais moi, je souhaite convaincre tout le monde. Je souhaite que chacun ait en tête que nous sommes en réalité dans une situation qui est quand même à bien des égards extrêmement inquiétante. Et je sais bien que je ne pourrais pas compter
évidemment sur la droite et l'extrême droite, sur la droite extrémisée et sur l'extrême droite qui sont aujourd'hui dans un schéma qui est très simple. La l'opération c'est Nicolas qui paye. Vous avez bien compris que cette opération est née outre atlantique. C'est Trump, c'est Miley. C'est l'idée que aujourd'hui il faudrait en finir avec ce qu'on a appelé l'état providence. Donc en gros chacun se débrouille, c'est la jungle. Ça c'est l'idée que je ne peux pas accepter parce que moi je considère au contraire que ce que nous avons battu bâti bâti pardon depuis la Seconde Guerre mondiale, c'est au contraire l'idée d'un état qui vient sécuriser les parcours et qui permet à chacun quels que soient les alliéas de l'existence, les grands accidents de la vie et bien
viennent en soutien de chacune et de chacun. Demain, François Beou s'exprimera donc devant les députés pour demander un vote de confiance. Si le nombre de voix contre dépasse les pour, alors il tombera. Toutes les oppositions sont en embuscade. C'était il y a 9 mois. Il venait d'arracher sa nomination à Matignon et citer Mitran. Enfin, les ennuis commencent. L'accouchement du budget lui donnera raison et pour cette rentrée politique, il prépare déjà la sortie. J'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre. Il demande la confiance que ne reflète pas les visages de ses ministres car les oppositions ont déjà répondu défiance. Qu'il faut être prêt parce que les temps sont incertains
et cette idée que il y aurait Pérou ou le chaos à partir d'aujourd'hui et demain, vous verrez que il y a Pérou d'un côté et puis à nous. La gauche autour du PS travaille à un contrebudget se préparer au cas où il ont mis un premier ministre de droite ça n'a pas marché. Ils ont mis un premier ministre ensuite Macronist n'a pas marché et donc maintenant il doit nous laisser nous y coller. On est d'une limpidité absolue. Il n'y aura pas d'union avec la France insoumise. Bonsoir monsieur le premier ministre. Entre deux médias, François Baou consulte et récolte quelques soutiens du bout d'élèves. On considère que faire chuter le gouvernement facilite l'adoption d'un budget d'ici à la fin de l'année. Pour nous, la réponse est non. Rejoindre les incendiaires qui voudraient précisément
allumer cette mèche de l'explosion budgétaire et financière. Ça n'est pas nous. Mais chacun semble déjà dans l'après. Olivier Fort se voit-il à la place de François Baou pour incarner le 5e premier ministre depuis 2 ans ? On est dans une impasse, nous avons le mérite de présenter une offre. Pour Matignon, le RN veut une majorité absolue et demande : "Nous appelons Jordan et moi-même à une dissolution ultra rapide. Quant aux leaders insoumis, il vise directement le président de la République. Le 10, nous bloquons tout pour faire partir monsieur Macron lui-même car c'est lui qui est le responsable de la crise. Emmanuel Macron, toujours au centre du jeu, il peut remercier son premier ministre, le remplacer ou dissoudre
l'Assemblée nationale. Lui ira jusqu'au bout et le réaffirme en plein conseil franco-allemand. Le mandat qui m'a été confié par les Français et par personne d'autre est un mandat qui sera exercé jusqu'à son terme. Olivier Fort, vous dites donc que vous êtes prêt, s'il vous demande, vous l'avez dit, à être le premier ministre d'Emmanuel Macron. Vous avez un contrebudget, vous avez un programme, vous avez des propositions à faire et vous avez dit "On ne passera pas par le 493. Est-ce que vous pensez que ça peut tenir ?" C'est la démonstration qu'il faut faire. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que aujourd'hui d'ailleurs ceux qui présentent le 493 s'expose immédiatement à une censure. Moi ce que je crois c'est que il faut respecter la démocratie. C'est même le principal la principale
revendication des gilets jaunes jusqu'à aujourd'hui, c'est le sentiment que on manifeste ça sert à rien, on vote ça sert à rien et donc la démocratie est piétinée. Et donc ce qu'il faut aujourd'hui, c'est respecter les équilibres tels que vous les voyez à l'image que vous avez aujourd'hui. Majorité, vous le savez bien mais personne n'a une majorité. personne. Et si demain on avait une dissolution, ce qui est vraisemblable, c'est qu'on aurait à nouveau une assemblée qui ne serait pas avec une majorité absolue pour qui que ce soit. Et donc, il faut tenir compte de ce qui a été dit et donc maintenant chercher au fur et à mesure des avancées dans ce parlement, voir quels sont les accords qui peuvent être trouvés et puis avancer de cette façonl. Et là-dessus, vous êtes prêt à prendre
votre responsabilité là-dessus ? Et nous sommes prêts à prendre cette responsabilité. Je suis prêt. Nous sommes prêts parce que je ne suis pas seul. Et cette affaire n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire simplement de volonté collective de d'en finir avec cette espèce de de pièce qu'on nous joue depuis trop longtemps maintenant, depuis 2 ans au moins. C'est que pile je gagne face tu perds. Ça c'est le président. Et bien aujourd'hui, il faut que le président apprenne aussi à respecter ce qui a été le choix des Français comme je devrais le faire si demain j'étais aux responsabilités. parce que nous n'avons pas aujourd'hui la possibilité de dire je fais tout mon programme, rien que mon programme et considérer que à soi seul on est toute la France, personne ne l'est. Donc tout
le monde sera amené à composer. Et pour ça, il faudra le soutien de la France insoumise ou en tout cas son abstention bienveillante. Bah, il faudra que la France insoumise comme les autres se pose la question sur chaque texte de savoir s'ils sont d'accord ou pas d'accord. Est-ce que vous pensez Non, mais est-ce que vous pensez que si dans le budget il la taxe Zucman, est-ce que les insoumis pourraient voter contre ? Est-ce qu'il pourrait voter contre un gouvernement de gauche qui veut rendre du pouvoir d'achat aux françaises et aux Français ? Est-ce que vous pensez que la France insoumise peut voter contre un gouvernement qui relancerait l'activité et donc qui pratiquerait une politique qui est une politique kénésienne ? Je crois que il devrait se poser la question. Nous
verrons bien ce qu'ils feront. Moi, je ne suis pas devin et je dis simplement que chacun maintenant est placé devant sa responsabilité et que chacun devra rendre des comptes aux françaises et aux français. On va aller plus loin justement avec Laurence Pon, journaliste politique à France que nous retrouvons. Rebonjour Laurence. Bonjour Francis parce que on a vraiment avancé ce midi. Franchement, je vous le dis que on a peut-être un futur premier ministre de nous. Ex laisse face à vous. Voilà. Si le premier le président de la République décidait donc de nommer un premier ministre de gauche, est-ce que ça doit nécessairement être un socialiste ? Vous parlez des équilibres à gauche dans les équilibres c'est LFI qui est plus fort que vous numériquement par
vous avez compris que LFI n'a pas envie de gouverner dans une cohabitation et que le chef des insoumis appelle à la démission ou à la destitution du chef de l'État. Donc ils sont sur un autre scénario. Mais vous savez très bien que la destitution ne viendra pas et vous savez très bien que la démission appartient au seul chef de l'État. Donc inutile de nous faire des NS au cerveau. Passons directement à l'exercice pratique, c'est est-ce que aujourd'hui on peut faire avancer les dossier pour les Françaises et les Français et notamment pour la classe moyenne et les classes populaires ? La réponse est oui. Comment ? En prenant la tête du gouvernement. Point. Est-ce que ça veut dire qu'il y a d'une certaine manière deux gauches, une gauche de gouvernement et une gauche qui
sera une gauche de protestation à laquelle vous ravalzerez. catégorise pas les gens. Je suis pas là pour dire qui est enfin je donne pas des bons points. Je dis simplement qu'il y a une stratégie qui est celle de Jean-Luc Mélenchon et qui est de créer les conditions d'un départ en poussant le chef de l'État vers la sortie. C'est très hypothétique et vous avez entendu le chef de l'État à l'instant rappeler qu'il ira jusqu'au terme de son mandat. Et puis ce que moi je crois c'est que dans chaque situation il y a quelque chose à faire et on n pas à attendre. Je sais bien que si on devait aller à Matignon, si on devait prendre la tête du gouvernement, ce serait très compliqué et que ce gouvernement serait minoritaire. Mais je sais aussi que il y a des Français qui attendent. Toutes
celles et ceux que j'ai rencontré toute la journée d'hier, qu'est-ce qu'ils me disent ? me disent mais faites en sorte d'y aller, prenez votre responsabilité, trouvez quelque chose, trouvez le moyen d'avancer parce qu'on en a besoin. Et ce que certains vous disent aussi, si Emmanuel Macron met par exemple un ministre, un premier ministre macroniste mais plutôt enclin à aller sur vos sujets, est-ce qu'à ce moment-là vous accepteriez peut-être de rentrer au gouvernement, cette fois pas comme premier ministre, mais comme ministre d'un gouvernement qui reprendrait certaines de vos mesures ? Non, mais je moi je suis contre toute forme de confusion. Je ne veux pas un gouvernement qui serait en même temps les uns et les autres. Nous sommes différents. Et donc
c'est un gouvernement de gauche ou rien. Mais donc c'est niet. C'est niet si Gabriel est renommé à ma Gabriel Atal peut très bien être un premier ministre nommé demain par le chef de l'État. Peut-être qu'il pourrait prendre des mesures qui pourraient nous convenir, je n'en sais rien. Ce que je dis simplement c'est que il n'est pas question de former un gouvernement commun. Pourquoi ? Parce que nous avons des différences. Et ce que je souhaite, c'est que chacun puisse les exprimer dans le débat parlementaire. Et moi, je demande à personne de se renier. Je n'ai pas dit au macronistes de devenir socialiste, au à qui que ce soit de le devenir d'ailleurs. Je souhaite simplement que nous puissions être dans un dialogue parlementaire qui soit un dialogue apaisé qui permettent de dire voilà d'où
je pars et puis voilà les solutions auxquelles nous pouvons parvenir. C'est comme ça que nous avancerons. Le reste, la confusion, ça nourrit qui ? Ça nourrit exclusivement l'extrême droite qui viendra ensuite vous dire sur ce plateau même vous dira mais voyez c'est l'establishment qui s'est retrouvé et qui avance de concert. C'est pas mon cas. Est-ce que vous considérez aussi comme Raphaël Gluxman qui a été votre tête de liste aux européennes que le nouveau Front populaire a vécu qu'il n'existe plus et qu'il ne faut pas travailler avec les insoumis ? Mais j'ai répondu tout à l'heure enfin c'est surellier je pense que demain si nous devons gouverner nous aurons à placer chacun devant sa responsabilité et on ne peut pas avance refuser les suffrages de tel
ou tel parce que nous avons besoin de trouver des majorités et donc si on veut faire avancer un projet qui soit un projet de gauche par exemple ce projet que je partage avec Raphaël Gluxman de taxer les grandes fortunes et les haut patrimoines bah forcément nous aurons besoin des voies de toute la gauche. Donc le nouveau Front populaire existe toujours mais donc il y a forcément sur nombre de sujets et bien évidemment une évidence au fait que la gauche se retrouve parce que la gauche elle porte malgré tout malgré nos divergences enfin on pourrait en parler si c'est ça qui est votre votre obsession qui essaie de savoir s'il y a des désaccords avec la France insoumise ma vraie question ma vraie question c'est c'est de savoir si en cas par exemple de dissolution
vous partez avec effectivement lesf les ver pourquoi vous voulez me parler de dissolution je vous parle de gouverner et je vous dis que Demain la dissolution est sur la table aujourd'hui aussi. Je crois pas. Bah le chef de l'État a dit qu'il ne voulait pas dissoudre. Donc je m'entiens à ce qu'il dit. Moi ce que je veux c'est que nous puissions gouverner. Et gouverner ça veut dire trouver des majorités d'idées. Faire en sorte que nous puissions avancer. Vous n'êtes pas sur la même ligne que Raphaelman qui dit je sais pas je ne me pose pas cette question moi je me pose mais moi je cherche à ce que les socialistes affirment dans le débat public quelque chose et que nous n'ayons pas toujours à commenter les uns les autres et cetera. Nous sommes une France qui doit avancer par elle-même, pour
elle-même et procéder des Français, des Français au seul. Voilà. Point. Le reste m'intéresse pas. Je veux plus être tout le temps être celui qui commente les autres. Je veux que nous avancions et que nous proposions ensemble un projet pour les Français parce que c'est ça qui attendent de nous et qu'ils n'en peuvent plus de ces petites combinaisons et cetera et de ces petites phrases qui ne servent à rien et qui en font ne font que la passion des journalistes. Merci monsieur leur premier ministre. Merci Laurence. À propos de journaliste, vous avez entendu parler de Thomas Landr et Patrick Cohen, journaliste éditorialiste qui ont été piégés par le média en ligne l'incorrect en train de converser avec des membres de la direction de votre parti, le Parti socialiste. Dans un communiqué, votre
parti rappelle qu'il n'y a aucune collusion avec les journalistes quel qu'il soit et a accusé l'incorrect média créé par des proches de Marion Maréchal de complotisme. Les deux journalistes confrères vont porter plainte. Est-ce que vous aussi en tant que parti socialiste, vous allez porter plainte contre cela ? Bon, on en a pas décidé mais c'est vrai que je comprends parfaitement la plainte que vont déposer ces deux journalistes. Je dis les choses très franchement. Bien sûr qu'il y a des rendez-vous et bien sûr que les journalistes parlent aux femmes et aux hommes politiques. Et c'est vrai à l'extrême droite comme c'est vrai dans la gauche radicale comme c'est vrai dans tous les autres partis que l'on appelle traditionnellement de gouvernement. Et donc ça n'est pas anormal que ces
dialogues existent maintenant quand on peut tronquer des phrases, quand on cherche à faire dire des choses et rentrer dans une logique complotiste, laisser penser que le service public serait aux mains des socialistes parce que en gros c'est ce qui est en train d'être raconté, il suffit d'écouter chaque matin ce que dit Patrick Cohen et de lire chaque jour ce que dit euh ce que dit euh pardon Thomas le Grand pour se rendre compte que ils sont très très loin d'être des soutiens. Voilà. En tout cas euh il parlait de l'avenir de Rachida Dati qui est ministre de la culture qui a relayé d'ailleurs cette vidéo et elle a demandé dans son dans un texte que chacun prenne ses responsabilités. Que la ministre de la culture rela cette vidéo. Est-ce que ça vous a étonné ? Choqué ?
Ça m'a étonné parce que elle est ministre justement de tutelle et que quand elle prononce ses mots, elle sait très bien que ça vaut forcément injonction pour la direction de Radio France. Et donc je crois que étant elle-même partie du sujet, elle aurait dû s'aboutenir. On va parler d'actualité internationale parce que c'est très important ce qui se passe aussi dans le monde. Le siège du gouvernement ukrainien a été visé par des bombardants russes cette nuit à Kiev. Au moins cinq morts et jeudi à Paris, 26 pays dont la France se sont engagés à déployer des troupes au sol quand la paix sera revenue. Vladimir Poutine, il voit une menace. Est-ce que vous vous voterez pour l'engagement de militaires français en Ukraine ? Absolument. Je crois que chacun doit maintenant
saisir que le sommet en Alaska entre Trump et Poutine a été juste une diversion, que Poutine n'avait aucune intention d'aller vers la paix et qu'il en a fait la démonstration le sur même du sommet en envoyant des centaines de drones sur l'Ukraine. Cette nuit encore, il a déployé une Armada dans les airs comme il n'avait jamais été question jusqu'ici visant y compris le palais gouvernemental. Et donc on voit bien que la réalité c'est que Poutine dès lors que on ne lui oppose pas un rapport de force, il avance. Des troupes au sol françaises en Ukraine. Alors là on parle de troupes françaises Ukraine en Ukraine, la paix revenue et
on parle en fait de force qui seraient à l'intérieur et qui garantiraient la paix. Il s'agit pas de de devenir cobligérant, mais on devrait s'interroger aussi aujourd'hui sur le fait de protéger les positions arrières sur les positions qui sont celles civils. Et quand il y a des attaques de drones par exemple qui visent exclusivement des infrastructures civiles, sans doute que l'Europe devrait se poser la question de savoir s'il n'est pas temps de protéger le les airs et de faire en sorte que la guerre ne soit pas demain en réalité une intervention dès maintenant de l'Europe. protéger le euh protéger euh la le créer une zone d'exclusion aérienne qui permette de protéger les civils ukrainiens. Hier, samedi, l'armée israélienne a détruit des immeubles dans la ville de
Gaza et demande aux habitants de quitter les lieux. C'est une nouvelle initiative de du gouvernement de Netaniaahou, une nouvelle offensive. Les condamnations ne suffisent pas, visiblement à l'arrêter. La reconnaissance de la Palestine par la France va peut-être va-t-elle y changer quelque chose ? D'abord, je soutiens cette reconnaissance que le président a décidé de porter enfin parce que ce sera un moment où la France s'adressera au monde et où elle dira que oui, la paix est possible à une seule condition, c'est qu'il y ait deux États qui se reconnaissent mutuellement et qui coexistent. Un état palestinien et un état israélien. Est-ce que cela suffira à convaincre Benjamin Nadiao ? Je vois bien que ça ne suffira pas. Il a en est même aujourd'hui à accuser le président
de la République d'antisémitisme, ce qui était totalement absurde. Certains all interdire Emmanuel Macron de mettre le pied en Israël. Absolument. Ce qui est complètement fou. Je crois que vraiment on est là aux limite de la rhtorique de Netaniao. Ça ne suffira pas. Et donc moi ce que je souhaite c'est que l'Union européenne d'abord accepte un embargo strict sur les armes à destination d'Israël et suspendre l'accord d'association entre Israël et l'Union européenne parce que en son article 2, il est précisé que s'il n'y a pas de respect des droits humains, et bien cet accord doit être suspendu. Il est maintenant largement démontré que la politique conduite par l'État suprémaiste et messianique de Netaniaahu et bien aujourd'hui est absolument un
état qui enfin est un gouvernement qui est un gouvernement génocidaire et donc les droits humains ne sont pas respectés. Merci Olivier d'avoir accepté notre invitation dans dimanche en le premier
Olivier Faure