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interviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 9 février 2026 19 min

Face à Face : Laurent Nuñez - 09/02

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Laurent Nunez, vous êtes le ministre de l'Intérieur Merci d'avoir répondu à mon invitation ce matin De très nombreuses questions à vous poser Notamment aussi après les déclarations du Premier ministre Sur l'aide médicale d'État, sur l'accueil des étrangers La question aussi des liens avec l'Algérie Mais je voudrais commencer par ce que votre collègue ministre de l'Éducation Appelle l'explosion de l'hyperviolence chez les jeunes Il parle même d'une banalisation de la violence Et il donne ce chiffre 525 élèves entre mars et décembre ont été interceptés avec un couteau Il l'a dit chez nos confrères d'RTL Est-ce que vous utiliseriez la même expression D'explosion de l'hyperviolence chez les jeunes ?

0:56
Laurent Nuñez

Oui, j'utiliserais exactement la même expression Par contre, il faut clarifier les choses La part des mineurs dans la délinquance depuis 2016 ne cesse de baisser C'est-à-dire que si on prend le total des mises en cause Quels que soient les items de la délinquance Le pourcentage de mineurs baisse Ce qui interpelle, c'est que d'abord Malgré cette baisse, il reste très présent dans les violences physiques hors contexte familial On a encore une personne mise en cause sur 5 est un mineur Sur les cambriolages, c'est également 1 sur 5 Et surtout, sur les vols violents, c'est encore 1 sur 3 Donc c'est beaucoup, même si ça baisse

1:29
Présentateur

Ça veut dire qu'ils sont moins nombreux à être violents Mais quand ils sont violents, ils sont plus violents qu'avant

1:34
Laurent Nuñez

La délinquance des mineurs, statistiquement On ne constate pas une augmentation Au contraire, le pourcentage dans les mises en cause baisse En revanche Et c'est là, évidemment, où je rejoins totalement mon collègue Édouard Chiffray Le ministre de l'Éducation nationale Ce qu'on constate, c'est que La violence s'invite dans les relations pour des motifs extrêmement futiles On a de plus en plus d'usages d'armes blanches Et oui, on peut parler d'une montée de la violence chez les jeunes C'est un véritable fait de société Mais ça, voilà, en termes de délinquance, statistiquement

2:03
Présentateur

Alors une fois qu'on a posé les chiffres Ça me paraît important de le redire Il y a les chiffres, et vous l'avez dit Donc il y a moins de mineurs mis en cause Mais ceux qui sont mis en cause sont extrêmement violents Moi j'ai aussi ce chiffre sous les yeux Le nombre d'adolescents poursuivis pour assassinats, meurtres, coups mortels, violences aggravées A quasiment doublé depuis 2017 Donc pour ces faits d'ultra-violence Il y a des mineurs Et puis effectivement, vous le disiez La violence entre eux, entre mineurs Avec cette hyper-violence dont ils parlent Est-ce que vous utiliseriez aussi le mot d'ensauvagement ?

2:33
Laurent Nuñez

Non, moi je n'utilise pas le mot d'ensauvagement

2:35
Présentateur

Il y a une montée de la violence des jeunes

2:38
Laurent Nuñez

Il y a une action répressive qui est menée Vous savez, les 525 armes blanches qui ont été saisies depuis mars dernier C'est dans le cadre de contrôles qu'on organise Avec les responsables des autorités de l'éducation nationale Les responsables de chaque établissement Policiers, gendarmes, aux abords des établissements scolaires A l'entrée ou à une périphérie un peu plus éloignée Et donc on a densifié les contrôles Voilà, au moins d'une action Qui est aussi une action répressive

3:02
Présentateur

1500 contrôles par mois sur tout le territoire Vous restez sur ce chiffre-là ?

3:06
Laurent Nuñez

Oui, on reste sur ce contrôle Alors ce sont des contrôles qui ont lieu soit à l'entrée des établissements scolaires Soit diligentés par les forces de sécurité intérieure A proximité immédiate Ça a été lancé de manière soutenue depuis mars dernier Donc il y a bientôt un an Et on continue évidemment ces contrôles

3:19
Présentateur

Mais maintenant on fait quoi ?

3:20
Laurent Nuñez

Non mais attendez, maintenant on fait quoi ?

Vous savez, moi je suis le ministre de l'Intérieur en charge et responsable des policiers et des gendarmes Nous on mène une action répressive Vous savez, dans l'action que mène l'ensemble des effectifs du ministère de l'Intérieur Les forces de sécurité intérieure Nous on ne connaît pas l'excuse de minorité Donc on interpelle des délinquants On ne connaît pas l'excuse de minorité Mais vous voyez bien que les policiers et les gendarmes ne peuvent pas tout Et d'ailleurs je crois que le ministre de l'Education nationale l'a dit Il y a besoin aussi dans ce pays d'un choc d'autorité à tous les niveaux Au niveau évidemment des parents, des associations, des collectivités locales Pour la prévention de la délinquance Voilà, il faut que tout le monde prenne à bras de corps ce problème

3:53
Présentateur

Là vous êtes en train de me parler tout sauf de la justice Vous me dites qu'il faut un choc d'autorité dans l'éducation, chez les parents Mais à la fin des fins, est-ce qu'ils sont jugés comme ils devraient l'être ? Je vous donne deux exemples sur les derniers jours Il y a eu cette jeune fille dans le Rhône Qui a été prise dans un traquenard Et torturée par d'autres jeunes mineurs Il y a eu cette jeune fille à la sortie de son collège à Saint-Jean-y-Laval Il y a eu Théo à Lyon Théo, parmi ses agresseurs, il y aurait, mais vous allez me confirmer si c'est le cas Un jeune de 14 ans 14 ans est déjà connu pour 25 faits, dont des faits de torture C'est juste ?

4:29
Laurent Nuñez

Moi je n'ai pas à me prononcer sur des décisions judiciaires Ce que je peux vous dire, c'est qu'évidemment, dans le choc d'autorité Il y a aussi la justice, je ne l'ai pas cité, mais il y a aussi la justice Quand on est connu pour 25 faits et qu'on a 14 ans Ça veut bien dire qu'on a un sentiment d'imprunté Il faut qu'à tous les étages, on rappelle l'autorité Voilà, à tous les étages, évidemment Y compris au niveau des décisions de justice qui sont prises Mais encore une fois, je le redis, les magistrats ne font appliquer les lois Telles qu'elles sont faites

4:50
Présentateur

Est-ce que l'excuse de minorité, au fond, est devenue un argument Pour, parfois même, utiliser, manipuler un certain nombre de jeunes Quand on voit, par exemple, à Grenoble L'enlèvement de cette femme magistrate et de sa mère Sur fond de crypto-monnaies Puisque l'époux de la magistrate travaille dans les crypto-monnaies Et qu'il lui a été demandé, effectivement, une rançon Les ravisseurs, dont une fille d'ailleurs Ont moins de 20 ans Et il y a au moins un mineur Est-ce que le fait qu'il y ait cette excuse de minorité dans la justice Fait que, parfois, on irait, quand on est ravisseur Chercher des mineurs Pour leur faire commettre les bases d'oeuvres Est-ce qu'au fond, ça ne s'est pas retourné Contre les mineurs eux-mêmes Qui sont désormais manipulés Parce qu'on sait qu'eux, ils prendront moins que les autres

5:37
Laurent Nuñez

Alors, d'abord, dans ce type d'affaires Qui relève de la criminalité organisée On enlève des personnes qui sont des entrepreneurs De crypto-monnaies Ou qui en détiennent On enlève leurs proches Pour faire pression sur eux Obtenir une rançon Dans ce type d'affaires, la criminalité organisée Je pourrais vous dire la même chose pour le trafic de stupéfiants Oui, il y a des commanditaires Qui, généralement, ne sont pas forcément sur le territoire national Pas forcément sur le territoire national Qui utilisent, effectivement, des délinquants Des voyous locaux Des petites mains, on va dire Des petites mains Même s'ils ont des profils très sérieux En termes de condamnation judiciaire Ils sont connus des services de police Et oui, très jeunes, en général Et vous avez raison Il peut y avoir, effectivement, des mineurs Évidemment Que le fait d'envoyer des mineurs Les exposements en termes de sanctions pénales Évidemment Et c'est évidemment pour ça Que l'excuse de minorité pose question Interpelle En tout cas, je vous le redis Pour les policiers et les gendarmes Ça n'existe pas Il n'y a pas d'excuse de minorité La personne qui a Vous dites qu'il y a au moins un mineur Je ne confirmerai pas cette information Parce qu'elle relève de la procédure judiciaire A supposer que ce soit le cas Elle a été interpellée de la même façon Elle a été interpellée de la même façon

6:37
Présentateur

Mais elle ne sera pas jugée de la même façon

6:39
Laurent Nuñez

Vous savez, à 17 ans Quand vous enlevez Enfin, à 17 ans Quand vous enlevez Une magistrate Et sa mère Pour obtenir une rançon Je pense que oui, quand même Franchement, je pense que oui

6:49
Présentateur

Mais quand vous dites L'excuse de minorité interroge Est-ce que vous estimez mal et tout Qu'il faut ouvrir cette question Et se poser la question Ça veut dire aussi envisager de la supprimer

6:59
Laurent Nuñez

Mais bien sûr qu'il faut envisager Moi je vous parle à titre personnel Je ne vais pas parler à la place du garde des Sceaux Quand vous voyez le nombre de mineurs Qui sont impliqués dans des faits graves Le nombre de mineurs impliqués par exemple Dans les home jacking Qui sont les séquestrations à domicile Pour dérober des biens Quand vous voyez les mineurs Qui sont impliqués dans le narcotrafic Quand vous voyez les affrontements Qu'il y a entre jeunes Où on utilise des armes blanches Et qui baissent encore A Pauline de Ballet Qui baissent cette année Par rapport à la dernière Le volume d'affrontements entre jeunes N'empêche que l'intensité de la violence En certains moments Évidemment qu'il faut se poser la question Évidemment

7:30
Présentateur

On y reviendra également Cette interview Du premier ministre Sébastien Lecornu A la presse quotidienne régional Il y a deux points qui vous concernent La question de l'AME Et la question de la renégociation éventuelle Des accords d'Algérie Sur l'AME L'aide médicale d'État C'est donc cette aide médicale Qui est réservée aux clandestins en France Il dit que certes Il va y avoir davantage de contrôle Sur les bénéficiaires Il a d'ailleurs publié un décret Qui demande par exemple Et on découvre que ça n'était pas le cas Donc jusqu'à présent Une pièce d'identité avec photo Pour bénéficier de l'AME Avant on pouvait bénéficier de l'AME Sans pièce d'identité Avec photo Mais il dit On ne va pas toucher au panier de soins Est-ce qu'aujourd'hui Le panier de soins Pour les titres de séjour pour soins Qui font partie aussi des titres de séjour Pour rentrer en France Vous paraît ok Est-ce que vous vous dites Qu'il n'y a rien à changer comme lui ?

8:20
Laurent Nuñez

Le premier ministre Il ne dit pas qu'il n'y a rien à changer

8:22
Présentateur

Il dit qu'on ne changera pas le panier de soins

8:23
Laurent Nuñez

Il ne dit pas qu'il n'y a rien à changer Il dit qu'il y a eu un rapport Qui était le rapport Évin Stéphanieini Sur l'aide médicale d'État Qui bénéficie Je le redis pour vos téléspectateurs Auditeurs Aux étrangers en situation irrégulière Qui est une aide médicale Sanitaire d'urgence Il s'agit d'éviter Qu'on ait des épidémies quand même Donc elle a un motif C'est pas d'urgence Vous dites d'urgence Mais justement C'est tout le problème

8:45
Présentateur

Pardon Mais précisément Certains voudraient que ça ne soit réservé Qu'aux actes d'urgence

8:49
Laurent Nuñez

Certains voudraient cela Mais ça n'est pas le cas C'est l'aide médicale d'État Qui vise à éviter Qu'on ait des épidémies Des maladies qui se propagent Et donc ce que dit le premier ministre C'est qu'il n'est pas question De la remettre en cause En revanche Il faut en revoir Les modalités de fonctionnement Il a publié effectivement Des décrets qui reviennent

9:05
Présentateur

J'ai vérifié Ils ont été publiés Dans la nuit de dimanche à lundi

9:07
Laurent Nuñez

Deux décrets Qui mettent en place Une partie des propositions Du rapport Evan Stéphanini Dont celle effectivement D'accompagner Les pièces justificatives Produites de photos Et par ailleurs Celle qui permettra Aux postes consulaires Qui délivrent des visas Partout dans le monde De pouvoir avoir accès Aux bases de données Des bénéficiaires de l'AME Pour éviter qu'il y ait des fraudes Et des personnes Qui ne viennent sur le territoire national Que pour se faire soigner

9:27
Présentateur

Donc ça c'est sur l'accès à l'AME

9:28
Laurent Nuñez

Et sur le panier des soins Et sur le reste Le premier ministre n'a rien exclu Il a dit qu'il fallait y réfléchir Et évidemment nous y réfléchirons

9:34
Présentateur

Si pour l'instant Les choses ne sont pas prêtes Je voulais vous poser une question Il y a notamment Les troubles psychiatriques Qui sont aujourd'hui Un motif d'obtention De titres de séjour pour soins Quand on voit L'état de la psychiatrie En France Les manques cruels De la psychiatrie En France Est-ce que vraiment Le fait de pouvoir Prétendre entrer sur le territoire Parce que précisément On a un trouble psychiatrique Ça ne vous pose pas question

9:59
Laurent Nuñez

Alors d'abord Le titre pour soins Il y a très peu de titres Je n'ai plus le chiffre en tête Mais d'abord ça c'est franc

10:04
Présentateur

5 000 à peu près

10:05
Laurent Nuñez

Ça s'effondre Le chiffre ne cesse de baisser Le chiffre ne cesse de baisser Et donc voilà Premièrement Deuxièmement La plupart des gens Qui sollicitent ce titre pour soins Sont déjà sur le territoire national Et ont déjà un titre De séjour À un autre titre Donc il faut relativiser tout ça Je crois que c'est 15% De l'ensemble des demandes De personnes qui sont à l'étranger Je ne dis pas quelque chose

10:26
Présentateur

Je pose juste la question Pour le principe Est-ce que vous considérez Qu'un trouble psychiatrique Doit être un argument Pour obtenir un titre de séjour ?

10:32
Laurent Nuñez

Il faut que ce soit des traitements Il faut que ce soit des maladies Qui soient graves Et que dans le pays Dont est originaire la personne On n'ait pas un traitement approprié Qui permette de soigner cette maladie Mais ça veut dire

10:43
Présentateur

On accueille ici Ou alors qu'on garde ici Des gens qui ont des troubles psychiatriques Pour lesquels on a peu de moyens De lutter

10:49
Laurent Nuñez

Ça doit concerner un nombre limité de personnes Vous savez la plupart des titres pour soins Sont pour des maladies graves Sont pour des cancers Et encore une fois 16% des personnes sont à l'étranger Donc voilà Il faut relativiser tout ça Et l'attribution de ce titre N'a cessé de baisser au fil des années

11:05
Présentateur

Laurent Nunez Qu'est-ce que vous pensez De la proposition de Gérald Darmanin Le garde des Sceaux Qui dit qu'il estime Qu'il faudrait faire une pause Dans l'immigration

11:12
Laurent Nuñez

Je n'ai C'est pas C'est un Le propos qu'a tenu Gérald Darmanin C'est un propos Qui était un propos personnel Qui s'inscrit dans une perspective Plus longue Je pense que ça ne vous a pas échappé Apolline de Maler Oui probablement

11:24
Présentateur

Dans une perspective même De présidentielle ou d'élection

11:26
Laurent Nuñez

Je m'en tiens Je m'en tiens Voilà Je respecte Je respecte tout à fait Cette proposition Mais elle s'inscrit Dans une perspective plus longue Moi je m'en tiens À l'interview qu'a donnée Le premier ministre

11:36
Présentateur

Est-ce que vous pensez Est-ce que vous considérez Que c'est une question Qui peut se poser De faire une pause Le temps dit-il Effectivement De tout remettre à plat

11:44
Laurent Nuñez

C'est une question Qui peut se poser Mais je vais vous répondre Je vais vous dire précisément Ce que j'en pense Ce que j'en pense C'est ce qu'a dit le premier ministre Parce qu'on y travaille C'est d'avoir une meilleure régulation Des visas D'avoir une immigration Qui soit mieux contrôlée Mieux pilotée Mieux choisie D'avoir une meilleure régulation Des visas Notamment des visas On ces jours Qui sont demandés à l'étranger Pour pouvoir orienter Vers des activités Sur lesquelles nous avons des besoins Et puis surtout Utiliser les visas Aussi comme arme de rétorsion Pour ceux des pays Qui n'acceptent pas De reprendre leurs étrangers Lorsque dans cette interview

12:13
Présentateur

Le premier ministre Parle d'une renégociation De l'accord de 1968 Il dit Celui-ci ne correspond clairement Plus à nos intérêts Et il y a urgence A aboutir Est-ce que vous irez en Algérie Comme vous aviez D'ailleurs à ce micro Dit que vous iriez

12:27
Laurent Nuñez

Alors il y a plusieurs choses Dans votre question Il y a deux choses La première c'est L'accord franco-algérien Bon effectivement L'accord de 1968 Je crois que Le président de la république A annoncé Et le président Thibou A un moment l'avait accepté Qu'il puisse y avoir Une renégociation Cette renégociation On va y travailler Pourquoi c'est un accord De droit au séjour C'est ce qui régule Le séjour des Algériens Sur le territoire national Il n'applique pas Le droit commun On n'applique pas Le code du séjour Et il y a Un certain nombre De On va dire davantage De facilités Qui sont accordées Notamment pour L'immigration familiale Et il y en a un peu moins Pour l'immigration économique Or on veut rééquilibrer L'immigration économique Dans notre pays Avoir un peu plus D'immigration économique Un peu moins D'immigration familiale Donc il y aura une discussion Sur ce sujet Après il y a le deuxième sujet Qui est mon déplacement En Algérie Pour aller parler De questions de sécurité Notamment La question des réadmissions La question de la lutte Contre le terrorisme Contre le narcotrafic Et oui j'ai été invité Par mon homologue Le ministre de l'Intérieur Algérien Et nous préparons cette visite Donc cette visite

13:23
Présentateur

Est dans les tuyaux

13:24
Laurent Nuñez

Elle est dans les tuyaux Elle est en cours de préparation Sur le fond J'ai toujours une invitation En cours de mon homologue

13:28
Présentateur

Mais est-ce qu'à un moment Vous y répondrez C'est ça que je veux dire

13:30
Laurent Nuñez

Bien sûr J'y répondrai Voilà On travaille aux conditions De cette visite Et puis surtout Je me félicite De ce que les échanges sécuritaires Ont repris Entre les deux pays

13:37
Présentateur

Les échanges sécuritaires Ont repris Est-ce qu'ils reprennent aussi Des OQTF

13:40
Laurent Nuñez

Pas pour l'instant Toujours pas Pas pour l'instant Toujours pas Il y a eu sa bloc Pas pour l'instant Il y en a un certain nombre Il y a un certain nombre De départs volontaires Mais pas pour l'instant Et donc il reste pour l'instant Dans les Mais on y arrivera Mais en attendant

13:53
Présentateur

Ils sont où ?

13:54
Laurent Nuñez

Enfin ceux qui doivent partir

13:55
Présentateur

Et qui sont en train

13:55
Laurent Nuñez

Ils sont Il y en a beaucoup Dans les centres De rétention administrative Et c'est pour ça Qu'il faut qu'il y ait Une évolution de la situation Vous avez vu la déclaration On a 40% de ressortissants Algériens Dans les centres De rétention administrative Actuels

14:04
Présentateur

Est-ce que vous avez vu La déclaration De la première ministre Du Danemark Elle annonce que Le Danemark va désormais Expulser tous les étrangers Condamnés à des peines D'un an de prison Et plus Voilà ces mots Les étrangers délinquants Condamnés à au moins Un an de prison ferme Pour des crimes graves Tels que violences aggravées Ou viols Doivent être désormais expulsés Ça rentrera en vigueur Le 1er mai Et elle invite Tout comme le Royaume-Uni Les Européens A changer leurs règles Pour pouvoir désormais Expulser plus facilement Les étrangers Qu'est-ce que vous en pensez ?

14:32
Laurent Nuñez

Mais j'en pense que C'est déjà ce qu'on fait C'est déjà ce qu'on fait On a déjà les possibilités D'expulsions ministérielles Préfectorales Pour des troubles à l'ordre public On a la loi de 2024 Qui permet de retirer des titres De ne pas renouveler des titres Lorsqu'il y a des troubles À l'ordre public Voilà c'est déjà ce qu'on fait Et ça marche ?

L'année dernière On a refusé d'accorder On a retiré On n'a pas renouvelé Des titres Aux titres de troubles À l'ordre public Ce qui n'était pas possible Avant la loi de 2024 Pour des faits Un peu moins graves On va dire On a procédé à plusieurs milliers De retraits de titres Et puis il y a des arrêtés D'expulsions effectivement Qui sont mis en oeuvre On a plus d'un millier de personnes Qui ont été expulsées L'année dernière Du seul fait Des troubles à l'ordre public

15:14
Présentateur

Sur combien qui devaient l'être ? Sur combien qui devaient l'être ? Il y en a mille Qui ont été expulsées Il y en a combien Que vous auriez voulu expulser ?

15:21
Laurent Nuñez

La question c'est Est-ce qu'on expulse Tous les auteurs De troubles à l'ordre public ? C'est très important Non ma question C'est la proportion

15:27
Présentateur

Par rapport à ce que vous souhaiteriez faire Quand vous dites Que les OQTF Par exemple De nationalité algérienne Ne peuvent pas partir

15:32
Laurent Nuñez

On prend un arrêté d'expulsion Le Danemark Qu'ils aient les mêmes problèmes que nous Il faut qu'ils obtiennent Des laissés-passer Bien sûr On a pris des arrêtés d'expulsion Qu'on ne pouvait pas prendre avant Grâce à la loi 2024 Qui a abaissé Le seuil de tolérance Entre guillemets Des troubles à l'ordre public Donc c'est quand même Plutôt une bonne chose Et on expulse effectivement Des personnes On a eu 25 000 personnes Qui sont reparties 25 000 personnes Non je ne dis pas Que les choses vont mieux Je dis qu'on est parmi Les pays d'Europe Qui expulsant Reconduisant le plus A égalité avec l'Allemagne On se fait une course Avec l'Allemagne Mais on est au top niveau Laurent Nunez Ce que je vous dis C'est attention Quand vous parlez des mesures Le Danemark A les mêmes difficultés que nous Il faut obtenir des laissés-passer Il faut reconduire des personnes Mais nous prenons Nous avons un arsenal juridique Qui nous permet D'expulser les personnes Qui causent des troubles À l'ordre public

16:18
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon A réagi au fait Que la France Insoumise Soit désormais classée À l'extrême droite À l'extrême gauche Pardon Nunez innove Et trouble l'ordre public électoral Il vous accuse personnellement En changeant les étiquettes Des partis politiques Alors qu'en 2020 et 2023 LFI était classée à gauche Le ministre décide À la Trump De nous classer À l'extrême gauche Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

16:44
Laurent Nuñez

C'est faux D'abord il parle d'étiquettes D'abord je vais peut-être Expliquer les choses C'est la circulaire Sur le nuançage Qu'adresse le ministre De l'Intérieur À tous les préfets Le nuançage C'est une façon De rendre les résultats Électoraux plus lisibles Plus lisibles pour nos concitoyens Pour les médias Et à chaque élection On réexamine ce nuançage Il évolue en permanence Il évolue en permanence Et on tient compte Alors d'abord Ça ne concerne pas les étiquettes L'étiquette et LFI Les candidats peuvent se revendiquer Heureusement librement De l'étiquette et LFI Il peut y avoir des listes et LFI Il y a trois types de nuances Vous savez le nuançage individuel Pour les personnes Qui appartiennent à une liste Vous avez le nuançage de liste Ça on ne change pas Vous avez toujours

17:26
Présentateur

Vous avez la question du parti Non non non Mais il dit de vous Pardon

17:29
Laurent Nuñez

Il dit de vous Que vous décidez à la Trump Non mais attendez Je termine Vous avez le nuançage individuel Vous avez le nuançage de liste Il y a toujours Dans le nuançage Regardez la circulaire Il y a toujours la LFI Ce qui change C'est qu'on regroupe les résultats En six blocs Il y a six blocs Vous avez un bloc extrême gauche Un bloc de gauche Un bloc divers Un bloc centre Un bloc de droite Un bloc extrémité Il y a six blocs Et on a fait passer La France Insoumise Du bloc de gauche Au bloc extrême gauche A partir d'une analyse Qui a été faite Qui repose On travaille Mais ça il le sait

17:55
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon Il dit pourtant de vous Que vous décidez à la Trump Et que vous avez décidé De troubler l'ordre public électoral

18:02
Laurent Nuñez

Non je ne décide pas à la Trump On prend un faisceau d'indices On prend un faisceau d'indices Et parmi ce faisceau d'indices On a reconnu trois éléments Depuis l'été dernier Personne ne peut nier Que la France Insoumise

18:11
Présentateur

Mais il met en doute Même la qualité des élections Puisqu'il dit Peut-on encore avoir confiance Dans les élections Si quelqu'un Truque les étiquettes politiques

18:19
Laurent Nuñez

On ne truque pas Les étiquettes politiques On ne truque pas Les étiquettes politiques C'est une question De recensement des résultats On a encore une fois Je vous redis Les trois critères Qui ont fait qu'on a classé La France Insoumise A l'extrême gauche Et j'assume totalement ce choix Le premier C'est qu'il y a quand même Depuis l'été dernier Chez la France Insoumise Une remise en cause très forte De l'autorité judiciaire De l'autorité Parfois des médias Qui sont excusés De partis pris Et puis il y a Ces accusations systématiques De la police La police tue, etc Vous voyez bien Que depuis l'été dernier Il y a une évolution Vers une forme de radicalité Parfois des appels A la désobéissance civile Bon Le deuxième sujet Le deuxième point Qu'on a pris en compte C'est quand même Il y a quand même Peut-être une forme De désalliance aussi Au sein du bloc de gauche Avec la France Insoumise Qui appelle à sanctionner Notamment le parti socialiste Qui envoie Qui monte des listes Contre la gauche traditionnelle Et puis troisième argument Qu'on a pris en compte Pardon Mais on peut considérer Que la France Insoumise S'éloigne un peu De nos valeurs universelles Est républicaines En donnant la primauté Aux aspects communautaires De l'organisation de la société Aux aspects identitaires Et donc c'est à ce titre-là Qu'on l'a classé A l'extrême-gauche

19:19
Présentateur

Et que vous assumez Merci Laurent Nunez D'avoir répondu à nos questions Ce matin Vous êtes ministre de l'Intérieur