24 octobre : la journée de tous les dangers ? | Chaque voix compte - 23/10/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:14OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du gouvernement face à ces manifestations ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Comment garantir l'ordre public sans empêcher les Français de manifester ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur le dispositif sécuritaire renforcé ?
- 6:59RelanceRéponse directe
Qu'avez-vous retenu des témoignages des forces de l'ordre ?
- 8:25OuverteRéponse directe
Quels moyens supplémentaires souhaitez-vous donner à la police nationale ?
- 11:50RelanceRéponse directe
Quelle est votre position sur l'usage des LBD face aux lycéens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:38Chiffre
« 3000 commerces saccagés le weekend dernier et des commerçants traumatisés. »
- 2:58Chiffre
« Samedi, 70000 policiers et gendarmes seront mobilisés contre 60000 le 17 octobre. »
- 3:18Promesse
« On sera intraitable avec les casseurs, avec les pilleurs et avec tous ceux qui iront commettre des exactions. »
- 3:38Fait
« Les gens qui veulent continuer à manifester. Quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatif. »
- 3:58Fait
« À Paris, seul le cortège des syndicats est autorisé depuis la place de la Bastille jusqu'à celle de la nation. »
- 9:09Pierre CazuChiffre
« On a recruté 10000 gendarmes et policiers supplémentaires. »
- 9:29Pierre CazuChiffre
« On a ouvert quasi 500 casernes de gendarmerie partout sur le territoire. »
- 11:13Pierre CazuFait
« On a remis du bleu sur le terrain. »
- 22:12Michel TaverneChiffre
« On a eu 150 personnels de l'éducation nationale agressés, blessés. »
- 28:07Pierre CasneuFait
« On voit effectivement qu'aujourd'hui c'est devenu difficile d'avoir des manifestations qui se déroulent calmement. »
- 36:23SandraFait
« Nos doléances ont été complètement enterrées. »
- 38:35SandraFait
« La violence là qui s'exprime dans la rue parce qu'il n'y a pas d'autres moyen que celle-ci de l'exprimer. »
- 53:09Chiffre
« Il nous manque des enseignants. On n'arrive pas à recruter des enseignants. C'est des millions d'heures perdues. »
- 56:28Fait
« Les tirs de LBD n'ont pas suffi. On a pu constater qu'il y a eu des bras arrachés, des yeux crevés, une mâchoire fracturée. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous et [musique] bienvenue dans Chaque voix compte. On est vendredi et comme chaque vendredi, c'est à vous que nous donnons la parole car votre voix compte. Émission en public donc consacrée aux manifestations de demain
[musique]
organisé à l'appel des syndicats mais aussi des lycéens, des étudiants et de plusieurs collectifs de gilets jaunes. Alors, allons-nous revivre les émeutes et les pillages du weekend dernier où est-ce que chacun va pouvoir faire entendre ses revendications dans le calme ? On en parle ce soir avec des lycéens et des gilets jaunes. On verra comment ils appréhendent cette journée de demain et ce qu'ils ce qu'ils attendent du gouvernement.
Désormais, on entendra aussi la voix des commerçants voir comment ils se préparent à faire face à ces manifestations [musique] et puis la voix des forces de l'ordre en première ligne face à ceux qui ne viennent pas pour manifester mais [musique] qui viennent casser ou piller. Enfin, on essaiera de donner la parole à ces français qui n'ont pas pris part aux événements du weekend dernier mais qui ont des questions à poser aux députés qui sont avec nous ce soir. Ils sont trois et je vous les présente en commençant par Aida Adisadé. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député socialiste du Valdoise, Michael Taverne. Bonsoir.
Député Rassemblement national du Nord et je le précise ancien policier également.
[musique]
Enfin Pierre Cais9, bonsoir. Vous êtes député ensemble pour la République des hautes scènes. Alors je le dis à tous les trois comme à notre public. L'objectif de ce soir c'est que tout le monde se parle et débatte de façon apaisée en se respectant, en s'écoutant. Voilà qui est dit. Voilà pour le sommaire. C'est parti pour 1 heure. Les images du weekend dernier sont encore dans tous les esprits alors que de nouvelles manifestations sont donc prévues demain car les revendications des lycéens ou des gilets jaunes sont toujours là. Alors, comment garantir l'ordre public sans empêcher les Français de manifester ? C'est tout l'enjeu du dispositif qui a été mise en place par le gouvernement.
Un dispositif que nous détaille Hélène Bonduel.
[musique]
Voici ce que les autorités veulent à tout prix éviter. De Lyon à Marseille, de Limoge à Paris, des bâtiments publics incendiés, des commerces dévastés,
[musique]
pillés. J'ai mis toutes mes économies, j'y ai mis ma vie moi dans cette format. Tout ça pour ça ? Parce que ils sont incapables de nous protéger. 3000 commerces saccagés le weekend dernier et des commerçants traumatisés. Le gouvernement veut éviter un nouveau fiasco et un dispositif sécuritaire sous-dimensionné. Samedi, 70000 policiers et gendarmes seront mobilisés contre 60000 le 17 octobre. Ils seront appuyés par des unités d'élite comme le RAID ou le GIGN. On sera intraitable avec les casseurs, avec les pilleurs et avec tous ceux qui iront commettre des exactions, y compris donc pour les mouvances politique de l'ultra gauche et de l'extrême gauche radicale.
Le président de la République est en première ligne. Un conseil de sécurité hier, un conseil de défense ce matin. Emmanuel Macron sert la vis. Les règles sont simples, c'est qu'il y a pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester. Quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatif. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdra. Résultat des manifestations [musique] interdites dans la plupart des grandes villes de France. À Paris, seul le cortège des syndicats est autorisé depuis la place de la Bastille jusqu'à celle de la nation.
Les yeux sont à présent arrivés sur Orléan où le Rassemblement national doit tenir son congrès pendant 2 jours. 20000 à 30000 opposants venant de toute la France sont attendus. Les commerçants se préparent. On est en train d'aller à l'armerie pour bah avoir des bondes des bombes de pour se défendre. En fait, ce weekend, près de 3000 CRS et gendarmes seront mobilisés. Un dispositif exceptionnel et une ville sous haute surveillance. On va commencer avec vous. Axel Ronde si vous le voulez bien, je vous présente he vous êtes porte-parole du syndicat de police CFTC.
On vient de le voir dans ce reportage, il va y avoir presque 20 % d'effectif des forces de l'ordre mobilisé en plus par rapport au weekend dernier. La BRI, le GIGN et même sentinelle, c'est-à-dire des militaires mobilisés pour protéger des bâtiments. Quel regard est-ce que vous portez vous en tant que policier sur ce dispositif qui a été fortement remanié ? Écoutez, on est en train de montrer les muscles en détaillant tous les toutes les tous les effectifs de brigades spécialisées qui vont être opérationnels dans les rues soit de la capitale mais sur le territoire national. Mais c'est bien beau de montrer les muscles, mais encore faut-il en faire quelque chose.
Quand vous avez euh euh des individus qui n'était que là pour piller, casser dans un objectif quasi insurrectionnel, vous ne pouvez pas traiter ça qu'avec du gaz lacrymogène. C'est-à-dire que plus d'hommes ça suffit pas. Vous manquez de quoi exactement ? Écoutez, on manque d'armes intermédiaires beaucoup plus puissantes pour gérer du rétablissement de l'ordre. On n'est pas dans du maintien de l'ordre classique. Le rétablissement de l'ordre, il faut des choses des munitions beaucoup plus performantes.
Mais par exemple concrètement, mais écoutez, il y a des armes avec des cartouches en caoutchou qui sont beaucoup plus efficaces parce que vous avez une plus grande portée mais elle n'existe pas dans la police nationale, sauf les unités spécialisées comme le raid. ont la capacité de déployer cet armement. On a entendu Emmanuel Macron dire cette recommandation générale hein, c'est qu'il y ait pas de manifestation dans les jours qui viennent. Il y a beaucoup de villes où les manifestations ont été interdites. Est-ce que il risque pas d'y avoir des cortèges sauvages qui seront peut-être encore plus compliqués à gérer en terme de maintien de l'ordre ? Écoutez, c'est la grande question.
Est-ce qu'il va y avoir des individus radicalisés qui vont passer outre les interdictions et qui vont se rassembler dans certaines dans certains endroits, dans certains points de la capitale et qui vont commettre des exactions et qui vont les grandes nouveautés, c'est qu'ils filment tout en direct sur les réseaux sociaux pour appeler finalement le plus grand nombre à venir après commettre des pillages et du vandalisme comme on a pu voir malheureusement ce weekend. Hm. Qu'est-ce que vous ont dit vos collègues qui étaient sur le terrain le weekend dernier ? Qu'est-ce que vous avez retenu de de leur témoignage des remontées de terrain ?
Une très grande désorganisation, une très très grande violence qu'ils ont subi n'ont jamais désorganisation des forces de l'ordre. Oui, complètement. une désorganisation totale des forces de l'ordre avec des instructions qui n'étaient pas comprises en tous les cas au niveau de la base. Donc ces instructions n'étaient donc pas claires. Si elles étaient claires, elles auraient été exécutées. Les manœuvres auraient été faites normalement. Mais au-delà de ça, quand vous êtes attaqué à coup de mortiers d'artifice, de cocktail molotof, de pavé et que en face vous n'avez que du gaz lacrymogène pour répondre.
gaz lacrymogène dont les capacités ont été diminuées au fil des années, au fil aussi de drames qu'il y a pu y avoir euh avec des accidents comme euh [grognement] il y a quelques années sur le barrage de Sirvens avec la le décès accidentel de Réy Fres sur une grenade dite offensive qui a été retirée par monsieur Casneuve à l'époque, ministre de l'intérieur pour si vous voulez en tous les cas pour que cette crenène ne soit plus opérationnel et ça ça nous met en difficulté quand on doit ramener l'ordre clairement puisque nous n'avions pas les capacités ce weekend de ramener clairement l'ordre avec les moyens intermédiaires de défense que nous avions.
Alors, vous avez ce soir face à vous trois députés. Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ? Bah déjà euh quel moyen euh vous allez donner à la police nationale pour nous protéger aussi que ça soit en terme d'équipement aussi euh écouter peut-être la parole des policiers de terrain pour des retours opérationnels de ce qui s'est passé, des défaillances qu'il y a pu y avoir. Quel aussi outil juridique nous donner quand vous avez une situation extrême comme on a pu connaître. Ce n'est pas du maintien de leur titre classique avec des revendications classiques qui peuvent dégénérer ici ou là. Quand vous parlez d'outil juridique, c'est quoi ? C'est il faut décréter l'état d'urgence pour vous.
C'est en tous les cas qui nous protège au mieux et qu'on ne soit pas les bouqu émissaires au final euh en disant retenant que une violence dite policière comme certains essayent souvent et trop souvent de le dire et qui aussi nous désarme moralement bien évidemment. Pierre Cazu, vous êtes un peu le représentant de la majorité, en tout cas de voilà des gouvernements qui se sont succédés depuis 2017. Qu'est-ce que vous répondez à ce porte-parole de la CFTC police ? Déjà, j'aimerais avoir un un mot, une pensée pour le quasi millier de policiers et gendarmes qui ont été blessés dans le cadre de leur mission le weekend dernier.
Ils ont vécu un weekend extrêmement compliqué dans la gestion, dans le maintien de l'ordre. Ils ont été euh très violemment attaqués. Ils étaient évidemment en première ligne de de de ces manifestations et et puis de ces mouvements de violence urbaine qu'on a pu voir. Donc c'est avant tout un message voilà de de soutien à réaffirmer notre soutien celui de mon groupe politique et et évidemment celui du gouvernement puisqu'il l'a exprimé bah à tous vos à tous vos collègues euh sur les moyens de faire face au aux violences auquell ont été confronté les forces de l'ord moyens. On vous le savez, on a voté une loi de programmation du ministère de l'intérieur l'OPMI extrêmement importante en 2023.
On a renforcé considérablement les moyens de la police ces dernières années. On a recruté 10000 gendarmes et policiers supplémentaires. On a ouvert quasi 500 casernes de gendarmerie partout sur le territoire. Donc je pense que depuis 10 ans euh malgré et et on le sait pendant très longtemps le ministère d'intérieur, les forces de police et les forces de gendarmerie ont été très pénalisé, sous-doté. On a tenté d'inverser depuis 10 ans cette tendance là. On a mis beaucoup de moyens et on a assumé faire de la police et faire du ministère de l'intérieur une priorité. Obligé, on a recruté beaucoup de policiers et gendarmes.
On a fait en sorte aussi qu'il puisse passer plus de temps sur le terrain en recrutant aussi du personnel administratif. On a on l'a beaucoup dit, on a remis du bleu sur le terrain. Voilà. Et on voit aujourd'hui quand on quand on a vu ce qui s'est passé ce weekend partout sur le territoire français que c'est pas des moyens pour rien et qu'il y avait ce besoin là de de renfor de notre police euh qui était évidente. Donc voilà. Donc là, je pense que le dispositif a été considérablement renforcé pour ce weekend.
Euh nous euh notre espoir évidemment c'est que euh ça se passe le mieux possible, le mieux possible pour les manifestants parce que c'est un droit et les cortèges qui sont organisé, déclaré et ben les personnes qui sont dans ces cortèges doivent pouvoir défiler en toute sécurité et porter leur revendication et ensuite évidemment euh pour nos forces de l'ordre ne pas être attaqué et ne pas pouvoir faire leur métier dans dans de bonnes conditions. Aida disad sur la question des des armes intermédiaires comme on les appelle. Je crois qu'au partis socialistes vous vous plaidez pour l'arrêt de l'usage des LBD face au lycée he les lanceurs de balles de défense.
Là vous avez face à vous un policier qui vous dit mais les LBD ça ne suffit pas à nous protéger nous. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Moi, j'aimerais aussi l'interroger sur l'usage de ces balans caoutchou ces fameux LBD face à des manifestants qui manifestent librement, qui exerce un droit constitutionnel et il y a à l'heure actuelle 20 enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes pour un usage contraire à l'usage initial, contraire à l'objectif cherché et des blessures qui sont extrêmement graves. Moi, je suis de Saint-toi Lomoune. C'est la ville où j'ai grandi, la ville où j'habite encore.
Et c'est dans cette ville où il y a eu ce lycéin de 14 ans sur lequel un de vos collègues a tiré quasiment à bout portant une balle en cachou qui lui a fracturé la mâchoire. Et ça ce n'est pas possible en fait. et il faut à un moment donné, je veux bien entendre que vous vous sentiez en danger et je le regrette, ce danger là et il vient aussi d'une absence de réponse politique aux revendications de ceux qui ont manifesté en premier lieu. Vous n'auriez pas dû être dans la rue samedi dernier parce que le gouvernement aurait dû d'embler prendre les revendications de ces jeunes au sérieux.
Il n'y a pas eu une visite du ministère du ministre de l'éducation nationale dans le lycée de Créteille d'où la révolte est partie en France métropolitaine. Je parle même pas de de la France d'outremè. Il n'y a pas eu une visite du ministre Lecnu pour écouter avec sérieux avec empathie ce qui s'exprimait. On ne répond pas à la violence par de la violence et c'est exactement la situation dans laquelle on est. Nous sommes en pleine escalade et je suis désolé monsieur le policier. Revendiquer davantage de moyens alors qu'on a autant de blessés innocents parmi les manifestants. Ce n'est pas sérieux, je vous le dis tout net. Alors on va peut-être écouter un témoignage de lycéen Michel Tavan.
Vous pourrez aussi réagir à cette question du maintien de l'ordre parce que elle est aussi posée euh dans la bouche des lycéens hein. Donc on vous allez avoir la parole, vous en faites pas. Je me tourne vers Simon. Bonsoir Simon. Alors, je crois que vous êtes lycéen à Paris, vous avez 16 ans. Euh votre lycée a été bloqué pendant 3 semaines. Là, vous êtes en vacances, hein, depuis un peu moins d'une semaine. Vous avez manifesté le weekend dernier. Est-ce que est-ce que vous comptez y retourner demain déjà ? Euh oui, je compte y retourner.
Même si c'est censé une être une manifestation syndicale, euh il y aura forcément, c'est indéniable, des manifestations sauvage et les lycéens y participeront car nous considérons que c'est un droit que nous avons de nous faire entendre et que tant qu'on avons que nous n'avons pas eu des garanties que nos revendications seront écoutées et qu'il y aura des réponses satisfaisantes, nous allons continuer à manifester dans la légalité ou non. Dans la légalité ou non. Alors, il y a il y a un cortège autorisé à Paris. Oui, dans ce faut rappeler que dans la base, bloquin lycée par exemple, c'est illégal.
H il y a il y a un stade où euh pas une insurrection mais c'est un esprit de révolte et dans dans lequel s'inscrit la mouvance des scènes et on les gens en ont marre d'écouter ce que le gouvernement leur dit en permanence. Vous-même euh ça vous fait peur aujourd'hui d'aller dans une manifestation ? Vous avez peur pour vous ou pas ? pas spécialement peur pour moi.
Demain peut-être que j'irai en tant que street médique dans une manifestation, c'est-à-dire y aller pour aider les gens qui pe être dans la dans qui peuvent être en difficulté, les aider s'ils ont besoin de soin, s'ils ont besoin très généralement de sérum physiologique, de masque pour se protéger des gazs lacrymogènes par exemple ou qu'ils ont besoin d'être escortés à un endroit. J'irai dans ce cadrel là parce que j'ai l'habitude de manifestation et je n'ai pas spécialement peur de ce qui peut m'arriver. Euh après je j'ai peur pour mes camarades. Mais vous vous avez reçu des des gaz lacrymogènes le weekend dernier quand vous avez Oui.
Bah je pense que après tout le monde qui a manifesté tout le monde a reçu des gaz lacrymogènes. C'est et dimanche par exemple enfin il y a eu les manifest le 17 octobre samedi le lendemain il y avait j'habitais à République donc autour sur le bouvoltaire par exemple il y avait des barricades qui se formaient. Je suis allé voir, j'ai manifesté avec ces gens et à un moment je vois quelqu'un qui se fait interpeller qui se mettre au sol par je crois la bac pas de bêtis et j'y vais pour filmer parce que je je suis au courant qu'en fait il faut pour beaucoup de personnes avoir une preuve vidéo si il a des violences qui sont commises à leur rencontre.
Je filme et euh directement le policier, un des policiers qui interpellait la personne qui était à terre commence à me viser avec euh je je pense du coup un un lanceur de LBD, enfin un LBD du coup et euh enfin j'ai fui globalement, j'ai pas forcément le choix, je vais pas prendre le risque de me faire tirer dessus. J'aurais bien aimé mais juste eu le temps de filmer. J'ai pas pu voir ni son Rio ni sa son identif son Rio c'est son numéro d'identification. Donc ce soir vous avez face à vous des députés. Euh dans le public il y a un représentant aussi de la police. À qu'est-ce que vous voulez vous adresser et quelles questions vous avez à poser ?
Euh tout d'abord, je vais m'adresser au représentant de la police. Euh personnellement, je suis au courant que les policiers sont ne sont pas dans une situation facile euh quand il y a des violences n'est pas par plaisir qu'elles sont commises. Nous n'avons pas envie qu'il y ait un affrontement entre lycéen et policier. Nous, au mieux, ce qu'on aimerait c'est avoir un affrontement de toute la enfin un affrontement plutôt [grognement] un regroupement de toutes les parties de la population envers les injustices qui qui sont commises à notre rencontre. les policiers aussi que que enfin sont victimes d'injustice et je pense que eux eux non plus ne sont pas écoutés.
C'est un décor de métier où il y a le plus de suicide en France alors qu'ils sont quand même capital à au fonctionnement de l'État euh dans notre République actuelle. Excusez-moi pas sur peut-être sur la situation que vous avez vécu dimanche vous voulez on aimerait dire aux policiers que et moi j'aimerais demander ça au députés c'est que nous en tant que lycéen et comme beaucoup d'autres parties de la population nous voulons une réforme du système policier. C'est-à-dire que la doctrine qui en ce moment c'est agir vite quand il y a des des insurrections ou des manifestations. Euh et nous avons peur les gens ont peur des policiers.
Je connais très peu de personnes qui quand ils voient un policier s'entend en confiance quand ils ne sont à part quand ils sont dans une situation ils ont besoin d'un policier. Quand ils en voient, ils ont peut-être peur d'être fouillé, interpellés pour aucune raison apparente. Et je dis pas ça à l'encontre des policiers. Je lui dis ça à l'encontre du système policier qui conditionne quelqu'un qui s'engage dans la police à peut-être développer des comportements des viants. Alors peut-être rapidement Axel Rond parce que là c'est un peu vers vous que que la question chose qui ont été dit euh déjà on peut faut pas tout mélanger.
Déjà, les fonctionnaires de police quand ils interviennent, ils ont vu que ça se passe très bien, surtout quand c'est des revendications légitimes pour nous aussi parce que les policiers ont des enfants scolarisés et ils voient très bien qu'il y a une une dégradation des conditions d'enseignement dans notre pays. Faudrait être sourd pour pas le voir et aveugle aussi. à un moment donné euh nous on est en quand on a agi malheureusement tout de suite sur les blocus on est venu faire des recensement si vous voulez des blocus pour savoir euh faire une remontée d'informations au niveau du préfet.
Tout de suite il y a eu des gruscules qui nous ont attaqués et qui a eu il y a eu une réponse tout de suite policière sur des violences urbaines. On n' pas traité ça comme du de [grognement] du maintien de l'ordre parce que si vous voulez on a été tout de suite attaqué. C'est les fonctionnaires de commissariat qui ont géré cela et pas des unités type CRS. Mais peut-être sur ce que dit aussi ce lycéen son témoignage déjà, il a voulu filmer une interpellation, c'est pas illégal qui soit ciblé par un LBD, c'est normal.
Je je je connais pas la ce qui s'est passé réellement, mais en tous les cas, il faut savoir qu'on est au cœur de l'action dans une zone extrêmement tendue comme il y a pu y avoir ce weekend. Euh il y a eu euh beaucoup beaucoup, vous savez, quand vous tirez du gaz lacrymogène, nous aussi on est impacté par cela. Euh c'est pas que les manifestants qui reçoivent du gaz lacrymogène. Les policiers aussi reçoivent du gaz de lacrymogène. Si vous voulez, nous avions des menaces absolument partout.
quand on voit certains reporteurs qui eux aussi participent activement euh à nous euh frapper, hein, il y a des images, oui, bien sûr, des personnes qui filment et qui ont fait un croch par exemple à des euh collègues des compagnies d'intervention parisiennes. Euh donc oui, on ne le danger, il peut venir absolument de partout et on doit être sur le ki vous savez, mes collègues ont eu très très très peur de la situation parce que leurs armes ne fonctionnaient pas. il ne fonctionnait pas et euh parce que si vous voulez et d'ailleurs ça, on a bien montré que ça fonctionnait pas, sinon il y aurait pas eu le chaos et toutes ces scènes de pillage.
Michel Taverne, euh votre regard sur bah le ressenti exprimé par ce lycéen, il dit maintenant moi quand je vois un policier, j'ai peur. Euh l'image qu'il a de la police, la le rapport qu'il a à la police, vous trouvez ça normal ? Alors, tout d'abord, il y a il y a beaucoup de choses ont été dites et moi je tiens à rappeler d'ailleurs, c'est le seul point commun qu'on qu'on aura, c'est qu'effectivement vous avez euh des revendications qui sont parfaitement légitimes. Ça ne date pas d'hier euh et vous n'avez jamais été écouté et pour le coup, il faut une réponse politique. Et là-dessus, effectivement, le gouvernement a tardé à vous écouter et apporter une réponse. Ça c'est incontestable.
Maintenant, concernant les les émeutes, parce que moi j'appelle ça des émeutes, des violences urbaines et cetera, je fais bien la part des choses entre les lycéens qui ont des revendications qui veulent manifester en respectant la loi parce que je rappelle que manifester est un droit constitutionnel. À partir du moment où vous décidez de faire une manifestation sauvage, c'est un introupement sur la loi publique susceptible de troubler leur public. C'est une infraction pénale. Donc c'est-à-dire que dès qu'on commence à faire cela, on respecte pas la loi. Donc si je finis non, je finis juste.
Donc si en fait on ne respectecte pas la loi, on peut pas commencer à critiquer les policiers qui eux doivent faire respecter la loi. Je non mais c'est juste une parenthèse, je vous réponds. Ensuite, il faut bien se mettre à la place des policiers et des gendarmants. Vous savez, moi j'ai les 3/4 22 ans de police, les 3/4 de ma de ma carrière c'était en compagnie républicaine de sécurité. Donc je formais les policiers au maintien de l'ordre, aux armes et cetera et je suis allé dans beaucoup de pays pour former les polices étrangères au maintien de l'ordre. Vous savez dans cette situation là de de chaos, c'est pas facile. Pourquoi ?
parce que vous avez des individus qui n'ont aucune revendication, absolument aucune, qui essaient d'étouffer le mouvement, d'étouffer vos revendications et qui n'ont un seul objectif, c'est de casser, piller, incendier, agresser les forces de l'ordre et si on peut en même temps tabasser des des personnels de l'éducation nationale, on a eu 150 personnels de l'éducation nationale agressés, blessés. Donc voilà. Et en fait ces groupuscules, ces casseurs s'imissent au sein des forces de l'ordre, au sein des manifestants. Pourquoi ? pour désorienter l'action des policiers et des gendarmes et pour avoir une image.
C'est-à-dire que quand vous avez des casseurs qui sont au sein des manifestants parfaitement pacifiques et qui commencent à agresser les forces de l'ordre quand ils sont au milieu des manifestants, les forces de l'ordre doivent pouvoir faire quelque chose parce que imaginez et et moi je je vous propose d'aller faire ne serait-ce que une semaine avec les CRS ou les gendarmes en maintien de l'RE.
Voilà, je je peux vous assurer que on en parle et cetera quand vous êtes sur le terrain, que vous commencez à 6h du matin et que vous êtes agress à partir de 10h, que vous prenez des projectiles toute la journée et vous rentrez chez vous à 2h du matin, je peux vous assurer que le lendemain, on voit les choses différemment. Donc et ça et ça c'est une stratégie des casseurs et des groupuscules violents justement pour désorienter les forces de l'ordre et avoir l'image qui va faire le buzz d'un mot Simon dans le micro. Oui.
Euh bah je je suis d'accord sur cette vision que en fait justement être policier c'est dur et nous ce qu'on aimerait c'est qu'il y ait une réforme de la doctrine déjà policière mais surtout de comment le système policier fonctionne pour que rendre les métiers plus faciles à vivre pour les gens qui veulent faire partie de la police et qu'il y ait moins d'affrontement. Et rapidement sur la question des casseurs, personne ne pille pour piller.
Il y a forcément d'explication et ça vient du ça vient ça vient du fait que on apprend aux gens qu'il y a une a une valeur matérielle aux choses et que quand les gens sont perdus et qui voient qu'il y a une insurrection autour d'eux et qui voient qu'il y a quelque chose à faire en fait si il voi l'opportunité d'acquérir des biens matériels, ils vont le faire s'ils ont ils ont pas l'éducation nécessaire pour avoir un schéma politique.
Et pour moi ça c'est quelque chose une faute qu'on on dit que c'est enfin nous considérons que c'est la faute de l'État qui a pas su gérer l'éducation de ces personnes pour qu'elles aient une une vision politique à la chose et qu' on sort peut-être du débat sur le maintien de l'ordre mais peut-être que je vais me tourner vers vers votre maman Hélène. Vous êtes donc venu avec votre fils ? Oui. Alors bonjour. Lui disait qu'il avait absolument pas peur quand il allait en manifestation. Moi j'ai relativement peur pour lui. Alors donc moi j'ai absolument rien contre les policiers. Je suis fonctionnaire aussi. Moi je suis infirmière.
Donc les trois/4 du temps dans les manifestations, je vais quand même leur parler aussi parce qu'on fait partie voilà du même groupe. Euh moi j'ai quand même remarqué parce que j'ai toujours été manifestée et depuis en fait pas forcément ce gouvernement là mais en tout cas depuis les manifestations qui ont eu lieu pendant la loi Mcomerie, moi aussi je ressens une agressivité dans les manifestations. Pas directement des partes de l'ordre mais en fait j'en ressens une sur le fait qu'on n'arrive pas à les manifester. Voyez, en fait, il y a des rues qui sont bloquées. Après, vous vous retrouvez dans des rues qui sont nassées. Finalement, vous vous prenez des gars lacrimaux.
Alors, moi, je suis pas quelqu'un qui fait peur. Je manifeste pas en noir. Je je ne crie pas des choses injurieuses sur les policiers. Et en aucun cas, je n'essaierai même d'aller en taper un. Soyons bien clair, hein. Je reste à ma place. Mais j'ai souvent été molestée et je peux comparer ça à des manifestations qui avaient eu lieu avant quand on allait manifester. Je sais pas en 95, il y a eu des grosses manifes. Quand on est allé manifester en demi, c'est les grosses manifes. Par exemple, moi j'y allais avec tous mes enfants. J'ai quatre enfants. On partait avec les les poussettes manifestées. Là, il y a plus personne qui veut aller manifester avec sa poussette, hein.
C'est chaud patate à chaque fois. En fait, vous vous retrouvez là par exemple, nous on habite sur la place, on narrivait pas à rentrer sur la place. Il aurait fallu rentrer sur la place avant midi et après quand vous étiez sur la place, vous étiez coincé sur la place. Alors ça ça pétait déjà, personne n'avait envie d'y aller mais on pouvait pas circuler. C'est-à-dire qu'en fait, il y a quand même une volonté d'empêcher les manifestants de se regrouper qui ne date pas de cette manifestation qui a eu lieu la semaine dernière. Et là sur le fait qu'en fait il y a une manifestation que syndicale qui soit autorisée, on reste dans la même mouvance.
Alors, je trouve qu'en fait on peut on peut aussi avoir une espèce de colère de la population parce que ne pas pouvoir aller manifester, c'est pénible. En fait, on peut pas revendiquer des idées si on n'est pas nombreux, si on on veut tous être sur la photo des manifestants et dire "On était beaucoup en fait à avoir envie d'aller manifester contre la vie chère, contre et et voilà." Et là en fait, on voit que ce qui reste de cette semaine, c'est [grognement] les policiers qui ont été malmenés et en fait des commerçants qui ont été alors que c'était pas le but. La manifestation de la semaine dernière, c'était pas une manifestation ni policière ni pour en fait casser des commerçants.
C'était une manifestation de revendication contre la vie chère et en parallèle avec les lycéens. Alors sur sur le droit de manifester, il y a il y a un vrai sujet. On a entendu Emmanuel Macron. Alors c'est pas une consigne, c'est une recommandation mais qui est pas de manifestation autant que possible. On entend votre témoignage. Pour vous le point de bascule c'est c'est la loicomie vous disiez. Oui là on a été donc 2016 sous le quinquena de François Hollande. Donc j'aimerais vous entendre peut-être d'abord vous Pierre Casneu sur la protection de ce droit de manifester aujourd'hui quand vous entendez ce témoignage et quand vous voyez ce qu'a dit le chef de l'État hier.
Mais je pense que vous décrivez une réalité qui est très juste et alors je seraiis pas le fixer peut-être aussi précisément que vous, mais on voit effectivement qu'aujourd'hui c'est devenu difficile d'avoir des manifestations qui se déroulent calmement euh on va dire un peu plus traditionnelles comme on a pu avoir pendant des années en France avec des cortèges du 1er mai ou autres des cortèges syndicats parfois beaucoup plus importants que ce qu'on a pu avoir en terme de nombre qu'hier et qui se passait sans heure. Alors je pense que enfin je je vous vous pointez du doigt le le le maintien de l'ordre.
Moi, je malheureusement, je crois que c'est avant tout aussi dans la physionomie des des des personnes qui peuvent se retrouver dans ces manifes là qu'on a un sujet et c'est l'émergence de ce qu'on a appelé les blacks qui ont apparu dans ces années-là 2015 et qui ont aujourd'hui rejoint par une autre population plus difficile encore qui sont des casseurs pilleurs. Vous voyez, vous parlez des manifestations de de ce samedi. Non, mais est-ce qu'il faut faire évoluer le schéma de maintien de l'ordre ? Parce que vous êtes en train de dire que les forces de l'ordre sont confronté à des situations nouvelles.
Est-ce que le schéma du maintien de l'ordre d'aujourd'hui est adapté pour faire face à ça et pour garantir le droit de manifester ? Oui. Parce qu'il doit évoluer face à des menaces qui ont et des des physionomies de personnes qui ont beaucoup évolué. Moi, je comprends parfois votre désarrois et de se dire en fait, on n'est plus capable de manifester dans le calme et à chaque fois ça finit mal et à chaque fois on se retrouve ou avec des lacrémeaux ou avec à la fin de la journée des images qui ne montrent que le bordel, les vites cassées et les pierres.
Et je pense que c'est très frustrant notamment pour il y a plein de jeunes et plein de lycéens ici qui ont porté des des revendications depuis 3 semaines. Il y a une grande manifestation pour vous le samedi. On ne parle de en rien de vos de de vos de vos revendications, mais je suis pas sûr que le problème ça soit celui du de la doctrine du maintien de l'ordre. Je pense que le problème c'est que bah de plus en plus maintenant dans les manis vous avez des groupuscules d'ultra gauche qui s'infiltrent et ça on avait commencé à peu près à à appréhender la leur manière d'agir.
Là ce qui a été très nouveau, on reparle de samedi là avant même le début du départ du cortège officiel vous aviez place de la République des affrontements avec des publics ultra violents qui allaient directement à la confrontation avec les forces de l'ordre fait réagir. Vo oui. Alors moi franchement on habite rue du temple on a vu sur la place. Alors certes, il y avait déjà des gens tôt, mais j'ai pas du tout cette impression-là du tout du tout. Pour le coup, c'est ce que toutes les images ont montré et tous les retour aussi d'ailleurs qu'il y avait un orchestre Oui. Pas aller voir qui était relativement pacifique bien sûr et qui a pris cher.
Mais oui, mais ils ont pris cher parce que non mais pardon, mais et c'est pas des manifestants qui leur ont Mais enfin al été les témoign si ça été ça été les témoignages et des policiers et dans la dans la pardon dans la narration de la journée et le ministre de l'intérieur et le premier ministre l'ont fait devant la représentation nationale. Dès 12h30 vous aviez des groupuscules extrêmement violents qui sont rentrés aux abords de la place de la République avec un affrontement direct envers les forces de l'ordre avant même le départ du cortège.
Et donc effectivement juste mot parce que je vois je vous vois faire nom de la tête mais c'est c'est grouuscul violent, il n'était pas au violon, il n'était pas dans l'orchestre. Pourtant on a des images de bomb de de gaz lacrymogène qui tombent au milieu de cette orchestre. Nous, on a eu un échange avec Emmanuel Grégoire, maire de Paris dimanche au soir, tous les députés socialistes également participé à cette réunion, le maire de Marseille. Ce qu'ils nous ont dit était extrêmement troublant et le maire de Marseille, lui a accès à des vidéos puisqu'il était au centre de sécurité urbaine.
Il y a des chosesillance exactement il y a des choses qu'il ne comprend pas et qu'il ne qu'il ne s'explique pas encore à l'heure actuelle. Il va y avoir une commission d'enquête et nous on on a on en attend beaucoup parce que vraiment il y a des faits on ne veut pas tomber dans une forme de complotisme, il y a des faits sur lesquels on demande des explications.
Pourquoi je précise commission d'enquête parlementaire à l'assemblée les rapports ont été élus cette semaine sont tombés sur des manifestants qui n'étaient pas armé et pourquoi des casseurs pilleurs ont pu pendant des heures sous les yeux de CRS piller intégralement vidé par exemple la Fnac de Marseille elle a été désossée de 23h à 3h du matin ils sont rentrés et sortis ils l'ont désossé ils ils ils ont ils ont même jusqu'à été volé le moteur de l'ascenseur où étaient les CRS, où était la police, il va y avoir cette commission d'enquête.
Nous, on en attend beaucoup parce que là, il y a une incompréhension qui est générale et il faut que les ministres l'entendent, il faut aussi que les policiers entendent. Moi, je je j'ai le sentiment, on s'est servi de vous comme de la chair à canon.
commission d'enquête effectivement et faut que toute la lumière soit sur les ordres qui vous ont été donnés parce qu'il y a une incompréhension vous et de la population pas normal qu'il y a eu autant de blessé chez nous plus de 1500 sur toute la séquence qu'il y a pu y avoir ces dernières semaines c'est quelque chose d'inédit donc il y a forcément un dysfonctionnement il y a un autre dysfonctionnement c'est que les ordres du ministre de l'intérieur semblaient ne pas être exécutés par la hiérarchie la haute hiérarchie localement puisque le ministre a bien dit que sa main ne tremblait pas et au final on s'est rendu compte que finalement ces ordres n'étaient pas appliqués sur la voie publique.
Donc oui, il faut bien évidemment euh tirer en tous les cas au clair ce qui s'est passé. En tous les cas euh les policiers ne sont pas les bouqu émissaires de tout ce qui se passe et nous aussi on a été victime pas mal de faits et qui ne sont complètement inadmissibles. On va faire circuler la parole. Le ministre de l'intérieur a présenté sa démission donc il s'est senti responsable d'une situation qu'il avait échappé. Le président de la République l'a refusé. On est dans une situation où il y a des responsables qui sont tenus pour irresponsables et à la fin ce sont vous qui êtes sur le terrain qui trinquez. Alors si vous pouvez passer le micro à votre voisine de gauche, Sandra.
Euh bonsoir et merci d'être d'être venu sur ce plateau. Euh vous êtes maire au foyer, vous avez rejoint les les gilets jaunes dès le début du mouvement donc en novembre 2018. Euh est-ce que vous vous comptez manifester demain déjà ou Oui, alors tout à fait. Alors juste ça fait je sais pas combien depuis combien de temps l'émission est est commencée mais nous n'avons parler que du maintien de l'ordre je trouve ça un petit peu gravissime dans une période où on parle pas de vos revendications. Oui. Voilà. Moi je suis pas là. Alors chacun s'est exprimé sur le maintien de l'ordre. Je pense que tout a été dit.
Euh on a le même sentiment effectivement qu'on a pas la possibilité de manifester euh dans notre pays depuis longtemps. Les violences sont de plus en plus euh on va dire délibérées. Moi, je suis très inquiète d'entendre le fonctionnaire de police à côté de moi qui après des mutilations sur des lycéens redemande encore plus à mutiler. Voilà. Alors, il demande pas à mutiler. Non, c'est pas c'est pas comme ça qu'il formule les choses. Demande en tout cas des armements. Il explique que les policiers ont le sentiment de plus dur. Je prends son mot, beaucoup plus dur que ce qui n' fait. Je crois que Ouais. Un rétablissement de l'ordre.
Euh non, du coup c'est plus du maintien de l'ordre effectivement et la police en moment est là pour maintenir l'ordre avec une une police républicaine. Nous les gilets jaunes, nous avons énormément euh vécu déjà tout ça hein. Ce que vivent les lycéens actuellement, nous l'avons vécu et très mal vécu. La répression policière, la répression physique également pour nous faire rentrer chez nous. Donc là, c'est ça, c'est faire rentrer chez eux les lycéens. Ça fait un mois que les lycéens euh revendiquent quelque chose. Euh ils ont quelque chose à dire. La jeunesse a quelque chose à dire. Euh on les entend pas. Voilà.
Quelle réponse voulais dire le pouvoir ne les ne les écoute pas, ne leur répond pas. Le pouvoir ne leur répond pas. Mais vous-même en tant que gilet jaune, demain vous allez manifester en soutien au lycéens et sur les plateaux télé chacun ne parle que du maintien de l'ordre. On fait ce succéder. On voit bien monsieur donc du coup policier a presque parlé le tout le temps et c'est comme ça sur tous les plateaux télé. Donc oui donc moi je suis gilet jaune de la première heure comme on dit. J'étais sur un rond-point samedi dernier donc le repoint de la Croix Blanche qui avait 800 personnes tout au début du mouvement des gilets jaunes en novembre 2018.
Donc on est reparti nous, on avait déjà cette volonté hein le parce que là en fait les gens n'y arrivent plus et moi je veux vraiment qu'on parle de ces revendications là. Donc vos revendications d'aujourd'hui nos revendications sont toujours les mêmes. Elles n'ont pas changé. Il y a eu un grand débat qui n'a servi strictement à rien du tout. Nos doléances ont été complètement enterrées. Euh, il y a une convention climat qui a été complètement enterrée. Il y a eu la réforme des retraites. Une majorité des personnes étaient contre cette réforme des retraites. Le gouvernement s'est entêté avec des 493. Maintenant, tout passe par 493.
On J'ai entendu le président dire faut pas que ça passe par la rue. Mais ça passe par où alors si ça passe pas par la rue ? parce qu'à l'Assemblée nationale, on peut plus, il y a plus de débat. C'est-à-dire que ça passe par 493 493 49. Où est où est le débat démocratique ? Donc moi, je veux bien qu'on dit faut pas que ça passe par la rue. Et là le président annonce la manif avec la coordination des gilets jaunes et nous ne sommes pas les seuls en fait parce que nous sommes avec des tonnes de collectifs. Nous sommes avec la Jenzette, nous sommes avec les les les indigners, les les gens en colère, les retraités, les pompiers faisaient partie de notre de notre corps de manifestation.
Nous avions des enseignants, nous avions également des infirmiers, infirmières, des soignants. On avait tout cette population avec nous. Ce n'était pas que des gilets jaunes, on fait partie d'une coordination qui est bien plus large que celle-là. Et nous appelons d'ailleurs à la convergence des des luttes et de toutes les luttes. Donc euh au bout de votre phrase, vous avez fait une demande de manifestation. é interdite le 17 samedi dernier. Du coup, notre manifestation a été interdite. Avec toute cette convergence des luttes. La manifestation qui a été autorisée était celle de l'intersyndical.
L'intersyndicale, pourtant c'est cette celle-ci sur laquelle il y a eu des des un maintien de l'ordre catastrophique avec effectivement des gens qui ont été gazés alors qu'il n'étaient là que pacifiquement. C'était bien cette manife intersyndicale. Donc quand le président dit "Nous n'accepterons que des manifes intersyndicales" où là il y aura de l'ordre mais c'était une manife intersyndicale le 17 pas notre manif à nous la manif. Vous avez aussi fait une demande de manifestation pour demain qui a été refusée dans Paris. Notre manifestation a à nouveau été interdite demain et c'est encore celle de l'intersyndical qui est ajoutée.
Donc moi ce que je demande question, voilà donc ma question est la suivante, c'est à un moment donné quand est-ce que le pouvoir va rester sourd en fait aux revendications qui qui sont les mêmes depuis moi je arrê d'être sour vous vouliez dire peut-être vous avez dit va rester sourd quand est-ce qu'il va arrêter d'être source va arrê d'être sourd qui va écouter parce que la violence là qui s'exprime dans la rue parce qu'il n'y a pas d'autres moyen que celle-ci de l'exprimer Quand est-ce qu'il va entendre ? Quand est-ce qu'il va redescendre parce que la veille encore il était au concert de Céline Dion ? Quand est-ce qu'on écoute la réponse.
[rires] Non mais je finis juste ce que je Quand est-ce qu'il va entendre les revendications qui sont les mêmes ? C'est-à-dire nous voulons la vie chère, nous n'en avons marre. Le pouvoir d'achat, les gens arrivent plus à mettre de l'essence dans leur voiture. Les gens n'arrivent plus en fait à vivre de leur travail. Nous avons besoin de réponse sur le prix de l'essence, sur le prix de l'énergie, sur les gens qui sont pas logés, sur la colère des lycéens qui n'arrivent plus à étudier dans des bonnes conditions ou les enseignants ou les pompiers, on a vu les feux, nous voulons des réponses.
Nous ne voulons pas un maintien de l'ordre, une répression supplémentaire qui va encore plus casser les gens. Voilà. Pierre Casneu je suis désolé mais bon vous êtes pas Emmanuel Macron mais vous êtes [rires] d'ensemble pour la République le parti qui a succédé à à Enarche. Qu'est-ce que vous répondez à à Sandra qui voilà qui on la sent en colère et elle essaie de ne pas être entendue tout simplement pas être écouté ? Je suis là, c'est pour l'écouter. Moi, je je suis évidemment je respecte vos combats, vos revendications.
Il y a plusieurs sujets, hein, pardon, mais il y a eu 200 questions, j'essaie de je vais essayer d'être le plus concis pour pour essayer d'y répondre sur pourquoi votre manifestation a été interdite et pourquoi on privilégie les cortèges intersyndicaux, c'est parce que ce sont des interlocuteurs réguliers, désignés, professionnels. Ils organisent des manifestations depuis la nuit des temps et ils ont aussi eux-mêmes des services d'ordre. Ce sont des voilà, c'est ça fait partie de de de leur euh de leur expertise.
Et donc donc quand on voit, vous avez vu le reportage il y a quelques minutes, l'ampleur des dégâts qu'il y a eu à Paris, la grande crainte, je sais qu'il y a des commerçants aussi dans le dans le public, l'immense crainte à la fois des gens des commerçants par rapport à ce qui va se passer en terme de maintien de l'ordre et de violence samedi. C'est pour ça qu'on privilégie les interlocuteurs qui ont l'expérience et l'expertise de ces manifestations là. Donc il y aura bien une manifestation.
Évidemment, vous avez tout le loisir de vous y greffer, mais vous comprenez bien que dans ce niveau de stress et de tension qu'il y a, dans ce niveau de difficulté qui est aujourd'hui à tenir le maintien de l'ordre, on a besoin d'avoir des cortèges avec lequel on est capable d'avoir un échange. Ils sont en C'est un cortège syndical le 17 derni. Oui, mais bien sûr. Mais rien rien malgré le fait que ça soit avec un cortège syndical, on a eu tous les débordements et toutes les difficultés qu'on a eu. Vous voyez ce que je veux dire ? sur sur la non réponse à des revendications qui sont présentes depuis des années maintenant hein. Les gilets jaunes c'était 2018.
Oui, mais je veux je veux dire on est vous avez des revendications sur le pouvoir d'achat, vous avez des revendications sur le coût de l'énergie, vous avez des revendications sur les retraites, vous avez voilà, vous avez beaucoup beaucoup de demandes et je pense que mes collègues vous répondront plein de choses formidables qui vont baisser la TVA ou qui vont bloquer les prix du carburant ou d'autres sujets. Euh moi, je veux vous dire la vérité, on a un très grand problème aujourd'hui de finances publiques. Voilà, donc on a beaucoup beaucoup aidé. Non non mais on a dit qu'on s'interpellait pas donc vous vous interpellez vous nous avez parlé, ils vont vous proposer ceci cela.
Bref, ils vous vont du rêp. Non excusez-moi, je on a un très gros problème de finance publique aujourd'hui et que les mesures que vous demandez, ça coûte beaucoup d'argent et que l'arrêté c'est qu'on n'est pas capable de les financer. On n'est pas capable de les financer pour plusieurs choses. Un effectivement oui c'est notre bilan. Moi j'assume parfaitement notre bilan. J'assume parfaitement notre bilan. Maisz les casses. Vz les casses. Alors vous allez pas vous lancer dans un débat entre vous hein. Là la question elle est de répondre à nos mard de la finance a mis la France sur le tapis. Vous nous direz juste après quelle dépenses vous n'aurez pas faite notamment.
Alors j'aurais pas supprimé l'ISF déjà. Ah donc ça c'est moins de moins de recettes. Moins de recettes. Vous avez vidé les caisses. Vous avez baissé les recettes publiques qui permettent de financer les services publics. La police, l'école, l'hôpital tous ces services publicsl sont moins financés. Et après on dit c'est la crise, c'est la dette et ben il faut encore vider les services publics de leur de leur contenu. C'est ça votre bilan. On a nous on a baisser non madame vous m'avez interpellé donc je réponds. On a baissé après Michel parce qu'on a pas entendu pour les gens quand on supprime la taxe d'habitation. Quel gens était concéda s'il vous plaît ? On a dit qu'on s'interpellait pas.
Donc oui, on a assumé, on a eu un certain nombre de baisses d'impôts. Quand on baisse l'ISF, c'est aussi pour que les entreprises, les entrepreneurs restent dans notre pays. La suppression de l'ISF, elle a eu un coup neutre sur les finances publiques. Elle a eu un coup neutre sur les finances publiques et c'est un rapport de la Cour des comptes qui est quand même pas le qui était longtemps piloté par un un un socialiste qui le dit. Donc il faut faire très attention à ce qu'on dit. Il faut éviter. Voilà. Donc vous avez beaucoup de revendications. Nous on ce qu'on a essayé de faire notamment sur le coût du carburant, on a beaucoup protégé en 2022 quand il y a eu la guerre en Ukraine.
On a on a on a baissé la TICFE, on a essayé d'un maximum, ça nous a coûté beaucoup d'argent. Aujourd'hui, ce qu'on fait c'est qu'on essayie de cibler sur ceux qui travaillent. On a mis en place un chèque pour les gros rouleurs mais la réalité c'est qu'aujourd'hui on n'est pas capable de faire plus et que ce serait alors le temps passe les mesures il faut qu'on avance j'étais interpellé sur de nombreux sujets. Donc les mesures de baisser les taxes ou de bloquer les prix un ce serait ça bénéficierait à tout le monde et donc nous on pense qu'il faut avoir des mesures ciblées entre guillemets.
Je préfère qu'on aide les gens qui ont pas beaucoup de moyens, qui sont dépendants de leur bagnole pour aller bosser que votre voiture à vous pour partir en weekend si vous avez la chance de partir en weekend pour les vacances de la Toussin. Voilà, donc je veux qu'on cible ces dispositifs et c'est ça qu'on a mis en place. Et ensuite tous les mesures sur les blocages des prix, bah on sait très bien que ça mènerait derrière à des pénuries parce qu'on v a rien à vous apporter, on n pas d'argent et vous croyez que ça va calmer ça va calmer la foule dans les rues mais j'ai pas dit que ça allait calmer gant.
l'impression qu'il y a de l'argent dans les caisses parce que il y a de l'argent quand madame Macron, je suis désolée, je parle en tant que gilet jaune hein, quand madame Macron refait les les je sais pas toute la vaisselle la porcelaine de l'Élysée quand monsieur Macron Madame et puis c'est pas chez elle monsieur reçoit en grande pompe des le roi d'Angleterre, il y a à un moment donné on a l'impression qu'il y a de l'argent que des gens vivent dans l'opulence c'est ce qui nous apparaît nous euh quand on est de l'extérieur. Donc ce qu'on veut maintenant c'est pas on n pas d'argent et que les caisses sont vides parce que l'argent il y en a.
Vous l'avez dit pour la police, vous avez mis vous avez mis des cors, vous avez mis de l'argent a eu de l'argent qui dépensé. On on a une infirmière parmi nous. On a aussi mis 40 milliards dans l'hôpital en 10 ans. On a aussi l'argent dans les écoles. Je sais pas qui vous l'avez donné en fait. Et et je pense qu'en fait ce que cette dame en fait ce qu'elle vous pose comme question et auxquelle vous devez répondre, on vous a donné notre argent. H je pense que ça vous l'oubliez. Ça n'est pas de l'argent comme ça que vous avez fabriqué tout ça. Vous avez c'est l'argent que les gens payent par leurs impôts qui vous ont confié.
Et si vous avez fait des mauvais choix, c'est pas le procès de Pierre ce soir. Je veux pas, on en a plus. C'est que vous l'avez mal géré. Au bout d'un moment, faut répondre. Mais moi je vous réponds madame, vous voulez savoir ce qu'on a fait ? On a augmenté de 40 milliards d'euros le budget l'hôpital. Vous pouvez dire non, c'est pas vrai. En fait, c'est les chiffres. Donc, mais voilà. Mais c'est c'est très très important de de se dire les choses. Le budget de l'hôpital augmenté de 45 % depuis 2017 et c'est et vous demandez où est passé l'argent. Bah, une partie est passée là-dedans.
Une partie est passée dans nos policiers avec une loi sur la programmation du ministère de l'intérieur et le recrutement de 100 policiers. Est content. Mais attendez, mais parce que vous voyez bien que c'est très difficile [rires] madame madame, vous voyez bien, vous travaillez peut-être en libéral ou à l'hôpital, vous voyez bien que c'est très difficile mais même quand on augmente de beaucoup les moyens et ben on narrive pas forcément même quand on augmente de 40 milliards face aux difficultés qu'on a aujourd'hui, tout ne se résout pas d'un coup de baguette magique. Quand on renforce les moyens des policiers, tout ne se répare pas dans coup de baguette magique.
On a longtemps par quiment douc ou c'est pas il y a pas des points de vue très réconciliables du tout. Moi je veux j'entends et j'essaie juste de mettre en place des ordres de grandeur. Je je de maintien de l' avec des réponses comme ça que le feu est à 100 la diplomatie un petit peu d'argent mais moi je veux juste entendre Michel Taverne. Je suis désolé de vous interrompre tous mais là on a besoin d'équilibrer un peu les temps de parole que tout le monde puisse parler dans le public et parmi nos députés. Est-ce que ça coûte de l'argent ça ? Parcours sup. Non, ça coûte pas d'argent. Mais vous pensez que du coup et une fois qu'on a supprimé parcours sup, on fait quoi madame ?
On met quoi à la place ? Comment on fait pour sélectionner un million de lycées ? Il y avait pas parcours suponctionnait très bien. Ah non non non, ça fonctionnait pas très bien madame. C'était APB, c'était catastrophique. On avait aucune transparence et à la fin c'était tiré au sort. Non, je veux dire, il faut il faut être très vigilant aussi. Alors, s'il vous plaît Sandra, on va on va s'arrêter là. Michel Taverne, votre réponse à vous aux revendications des gilets jaunes. Alors, tout d'abord, il faut savoir d'où vient ce mouvement des gilets jaunes. C'était l'augmentation des taxes sur les carburants.
Euh donc, en fait, nous au Rassemblement national, nous considérons que l'énergie c'est un produit de première nécessité. Ce sont des choix politiques. Et aujourd'hui, quand on consulte les Français, quelles sont vos priorités ? et ben c'est le pouvoir d'achat. En 2022, Marine Le Pen avait fait du pouvoir d'achat son axe de campagne, c'est-à-dire baisser les taxes sur le carburant, augmenter les salaires. Nous nous avons proposé d'augmenter les salaires de 10 % jusqu'à trois fois le SMIC. Et sur cette augmentation, il n'y avait pas d'augmentation des charges pour les entreprises. Ensuite, nous avons proposé un panier de 100 produits de première nécessité à 0 % de TVA.
Mais aujourd'hui, au bout de 10 ans de macronisme, excusez-moi, je vais pas polémiquer, nous avons un chaos généralisé. Nous avons une dette abissale. Nous avons des un déficit aujourd'hui qui se creuse. Nous avons une crise sociale, nous avons une crise insécuritaire, nous avons euh une crise sociale institutionnelle et ça c'est le résultat de 10 ans d'Emmanuel Macron parce que ce sont des choix politiques. Est-ce que le mouvement des lycéens a été écouté, entendu ? Non. Vous savez, moi je suis élu dans le nord, je je suis je suis le seul de province ici.
Et [grognement] dans ma circonscription euh une circonscription très rurale, les gens viennent me voir et comme quand j'étais en police nationale, euh la misère sociale, la détresse, on demande de l'aide et vous savez moi ce que je dis aux gens c'est le député, c'est une relation pour ceux qui n'en ont pas. Donc nous on essaie en fait d'apporter des mesures pour améliorer le cadre de vie des gens et surtout qu'ils puissent vivre de leur travail. Mais en fait, on pourrait en parler pendant pendant des heures, mais parce que il faut crédit qu'on entende à la fois les commerçant et les revendications des lycéens parce qu'on en a pas parlé.
Je suis quand même je suis quand même très en retard mais mais n'oubliez pas que aujourd'hui on on ne peut pas laisser euh l'insécurité se généraliser dans le pays. On peut pas parler d'insurrection de de révolution parce que regardez ce qui se passe aujourd'hui. Ce sont par exemple des commerçants qui pour beaucoup travailler toute leur vie, on va les entendre, ils sont avec nous en liaison vidéo en ce moment, ils attendent enfin il attend de pouvoir justement témoigner et vous poser, vous interpeller. Euh nous sommes en liaison vidéo avec Éric. Éric est commerçant à Bordeaux. Bonsoir et merci d'avoir patienté euh depuis le début de cette émission.
Vous avez une bijouterie, je crois, en en centre-ville de de Bordeaux. Bordeaux où il se trouve que la manifestation a été euh autorisée. Alors déjà, comment est-ce que vous vous préparez vous avec votre commerce à faire face à d'éventuels pillages et quelle question avez-vous envie de poser au aux députés présents ce soir ? Bonjour, bonsoir à tous. Aujourd'hui, le sentiment de de traumatisme qu'on a vécu samedi dernier est encore bien présent. Euh, on est en train de voir des rues qui se barricadent. La rue dans lequelle j'ai mon commerce aujourd'hui, ce n'est plus des vitrines. Ce sont des des linéaires de bois.
Euh certains commerçants vont ouvrir avec la peur malgré tout de se faire attaquer. On est euh pris entre les taux de dire on ouvre ou on nouvre pas. On ouvre, on nous attaque. On nouvre pas, on nous attaquera quand même. Donc voilà. Donc moi la question aujourd'hui là, j'ai j'ai écouté un petit peu avant, c'est OK pour les revendications, pas de souci, mais quand est-ce qu'on va arrêter de manifester et d'attiser la violence ? Pourquoi est-ce qu'on peut pas manifester en en silence ?
le silence est un symbole fort puisqu'on constate quand même que depuis des années les manifestations qui sont à chaque fois appellent à des débordement et qui qui sont pire en pire d'année en année avec une escalade de viol violence inouie qu'on a jamais vu et nous qui travaillons comme d'autres d'ailleurs et qui demandons rien à personne pourquoi on vient nous attaquer donc ma question est de dire quand est-ce qu'un jour on répondra aux revendications quand est-ce qu'un jour les manifestations pourront avoir lieu en France de manière apaisée Et quand est-ce qu'un jour on se sentira en sécurité dans notre pays, nous commerçants, nous citoyens ? Très bien.
Bah écoutez, on on vous pose la question à vous, Aida, Disad, je vous et Michel Taverne. Vous vouliez réagir aussi, je crois. C'est Pierre, c'est ça ? Éric. Éric, pardon, excusez-moi. Éric, ce que vous venez de dire, pour moi, il fait écho à ce que vient à ce que vient de dire aussi Sandra. C'est bien ça en fait. On part du principe que manifester, c'est presque comme la pluie qui tombe ou le soleil qui se lève chaque matin. On devrait descendre dans la rue pour manifester. Mais personne ne se pose la question de pourquoi on en arrive à devoir manifester dans notre pays pour pouvoir être entendu. Pourquoi on en arrive à cet état de fait ?
Nous avons des courrois de transmission dans une démocratie qu'on appelle représentative. Nous sommes censés tous les trois être cette première courroie de transmission. Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous siégeons dans l'Assemblée nationale qui est la maison du peuple. Nous sommes là pour remonter avant qu'elle n'explose dans la rue les revendications. Et qu'est-ce qui s'est passé Éric ? Quand nous avons alerté, moi depuis que je suis député, je siège dans la commission qui se charge de l'éducation. Je l'ai dit à chaque fois que j'ai pris la parole. Il nous manque des enseignants. On n'arrive pas à recruter des enseignants. C'est des millions d'heures perdues.
Il y a une angoisse chez les étudiants et chez les lycéens liés à Parcours Sup. On l'a dit, on l'a redit et le pouvoir balait tous ces discours-là d'un revers de main en tenant le discours qu'a tenu mon collègue ici présent. Comment voulez faire autrement ? Voilà. Euh, fermer le banc, passer à autre chose. Pour certains de nos responsables, la démocratie c'est cause toujours et j'ai entendu récemment un ministre dire "La démocratie c'est pouvoir débattre calmement." C'est pas ça la démocratie. La démocratie c'est se soucier de ceux qui souffrent.
Et là aujourd'hui Éric vous souffrez parce que on ne s'est pas souci auparavant de ceux qui souffrent et qui ont dû descendre dans la rue pour manifester. Et je voudrais je termine juste une chose à il se passe quelque chose dans notre pays c'est que ceux qui obtiennent de l'argent sont ceux qui crient très fort ou qui cassent des choses. Je pense au gilets jaunes on vous a débloqué 10 milliards d'euros. Je pense aux agriculteurs, je pense aussi à l'hôpital. Vous n'avez pas crié les 40 milliards évoqués par mon collègue c'est à cause du Covid. C'est le Covid qui tout d'un coup fait qu'on s'est intéressé à l'hôpital et qu'on a on s'est rendu compte qu'on avait fermé trop et vous avez raison.
En plus, on sait pas où sont passés ces 40 milliards. Je disais en fait ça ne s'est pas répercuté ce que vous avez donné à l'hôpital sur le salaire de travail à l'al moi j'attire l'attention de tout le monde. Il n'y a pas de fatalité dans notre pays avoir des manifestations pour obtenir des choses qui sont normales. Avoir un lycée qui fonctionne, c'est normal. Avoir papier dans les toilettes dans nos lycées, ça devrait être normal. qui demande tout simplement à pouvoir travailler en en toute sécurité.
Mais bien sûr, mais vous savez euh ce que je voudrais lui répondre, c'est que il a également une revendication, c'est-à-dire pouvoir travailler, vivre de son travail, surtout pouvoir travailler en sécurité, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Euh vous savez euh madame euh on parle de la commission d'enquête sur le maintien parce que effectivement vous avez vu comme je le disais en introduction, c'est-à-dire que vous avez des revendications parfaitement légitimes, mais les groupesuscules d'ultra gauche et les casseurs en fait ont quasiment gagné puisqu'on ne parle que de ça et on ne parle quasiment plus de vos revendications. Pourtant qu'ils sont parfaitement légitimes.
En 2023, il y avait une commission d'enquête sur les groupesuscules violents pendant les manifestations à laquelle j'ai participé. Je vous assure, je voyais aucun de mes autres collègues d'autres partis participer à cette commission d'enquête alors que c'était pendant la réforme des retraites avec des incidents comme on peut le voir aujourd'hui. Euh ce qu'il faut absolument, c'est que il puisse y avoir une réponse ferme de l'État quand il y a des manifestations parce que les organisations syndicales, je termine là-dessus, vous savez ce qu'elles nous ont répondu pendant cette commission d'enquête ? Elles nous ont répondu, sauf la CGT, mais toutes les autres.
On a pu aller d'un point A à un point B pour manifester pacifiquement grâce aux forces de l'ordre. Et malheureusement, nos cortèges sont systématiquement étouffés à cause d'individus qui n'ont aucune revendication et qui sont là pour déstabiliser la manifestation, créer du chaos et malheureusement l'État ne fait rien contre ces gens-là.
et nous avons malheureusement les conséquences encore pris la parole avec les pillages notamment des commerçants entendu les lycéens Abdel Kader ça va être à vous êtes lycéen à Créteille alors on serait peut-être pas là à débat de tout cela ce soir sans vous parce que c'est c'est un peu vous qui avez déclenché tout ça dans votre lycée vous êtes à l'origine du blocus de votre lycée qui était lié à une grve des enseignants chez vous pour un manque de moyens vous obtenu gain de cause pour votre lycée mais vous poursuivez le combat pour les autres lycéens aujourd'hui.
Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous inspire tout ce que vous avez entendu depuis le début et quelle est la question que vous avez envie de poser là ce soir aux députés face à vous ? Bah premièrement, j'ai envie de rebondir sur ce que le policier nous a dit. Il nous propose plus de matériel, des balles en caoutchou. Donc ici, les tirs de LBD n'ont pas suffi. On a pu constater qu'il y a eu des bras arrachés, des yeux crevés, une mâchoire fracturée. Il nous propose des ballons caoutchou qui peuvent justement continuer à accélérer ces ces ces blessures là. Et pour rebondir sur cela, la Bravem a été euh déployée sur nous lycéens. La Bravem, ce sont ces policiers à moto. Oui.
Auparavant, la Bravelem s'appelait les voltigeurs. Les voltigeurs qui ont tué un manifestant. Alors c'est c'est pas c'est pas le même voilà, ils ont pas le même rôle on été déployé dans le 94 mais les CSI c'est les compagnies de sécurité à moto. Mais pour revenir à ce que j'ai dit qu'on comprenne bien, je ne je parle de maintien de l'ordre, il ne faut pas bien évidemment de cartouchon caoutchou, je parle de rétablissement de l'ordre quand vous avez des émeutes et des pillages comme on a connu ce weekend. qu'on le comprenne bien.
Euh bien évidemment, il y a une graduation de la force qui doit être employée mais qu'on puisse avoir cet outil ultime si on en a besoin pour éviter, vous savez, parce que la petite musique qui est en train de se dire, c'est que les gens veulent s'armer, les gens veulent se défendre eux-mêmes. Et ça, c'est un échec. C'est un échec de la République, c'est un échec de la police nationale, c'est un échec de la société parce que je rappelle que la police nationale a été créée justement pour mettre un terme à ces polices privées, polices municipales et autres.
Abdal Kader, reprenez sur Merci beaucoup de m'avoir coupé la parole, une parole qui a trop souvent été oubliée, qui n'a pas souvent été écoutée. Merci à vous. Euh pour reudir sur cela justement euh pour moi, il y a trois formes de violence. Premièrement, la violence des forces de l'ordre, la réponse des manifestants et en troisème position, il y a la violence de nos lycées. Nos lycées qui sont dans des éat dans des dans des états désastreux, du manque de moyens, du manque de personnel, du manque de matériel. Moi personnellement dans dans mon lycée, il manquait un un DDFBT, un professeur de français. DDFBT, il faut expliquer ce que c'est.
C'est en gros c'est le personnel qui se charge de signer les conventions de stage aux élèves qui sont en filière professionnelle. Un RBDE, c'est les responsables du bureau, un proviseur adjoint, une infirmière, une mi-temps assistante sociale. Il manquait vraiment un nombre conséquent de personnels. Vous les avez obtenus grâce à votre mobilisation je crois. Oui, oui, oui. Mais là, si on se mobilise, c'est pas que pour nous lycéens. C'est pour nous lycéen de la France entière et c'est pour nous citoyens français. Bref, euh les questions que j'ai à vous poser [grognement] pour euh pour commencer avec vous, vous faites partie de de de la du euh du gouvernement actuel.
Alors, de la majorité présidentielle, on va dire, même s'il y a pas vraiment de majorité aujourd'hui. Mais bon, pour vous, est-ce que vous pouvez regarder un lycéen ou un citoyen français droit dans les yeux en en lui disant que j'ai fait tout euh tout ce que je tout ce que je pouvais pour répondre à nos revendications. Vous, monsieur le député du Rassemblement national, j'ai pu entendre plusieurs députés dire que les manifestants sont des voyou.
Pour moi, un vrai voyou ce n'est pas un manifestant, mais c'est c'est justement les membres de votre parti qui qui détournent des millions de fonds publics qui monsieurou Non non mais pour moi un vrai voy ce n'est pas un manifestant attendez j'ai pas fini des millions de fonds publics monsieurou qui a été condamné à 8 mois de prison avec surcis alors si vous voulez qu'on vous réponde il faut il va falloir arrêter les questions parce qu'il reste 3 minutes exactement avant la fin de l'émission pour vous madame pourquoi on on voit justement que les députés du LFI qui sont présents devant nos mobilisations et pas d'autres députés alors vous avez une minute chacun et vraiment il faut y tenir.
Pour moi, c'est un peu le rôle des politiques de venir écouter l'histoien français et aujourd'hui on leur reproche de venir devant nos revend enfin devant nos mobilisation et on leur dit qu'il nous instrumentalise totalement faux. On a commencé sans aucun parti politique. Bon, il reste 2 minutes, ça va être très compliqué pour vous de répondre. Pierre Casneu en 30 secondes. J'ai pas compris la question par du coup. Est-ce que vous avez tout fait pour répondre aux besoins des lycéens depuis que 2017 en gros depuis que vous êtes au pouvoir ? Non mais je pense que c'est pour ça qu'on a amorcé aussi un certain nombre de dialogues.
Ils étaient vos vos collègues lycéens étaient reçus à l'Élysée euh encore aujourd'hui. Je pense pas qu'il y ait de réponse magique et absol on a repris les Oui, on essaie de prendre les représentants des différents syndicats lycéens, vous savez. Donc alors il y a un rendez-vous à Matignon pour l'und permettre de régler en clinquement de doigt encore une fois les problèmes. Moi je Michel Taverne sur le fait d'assimiler je suis désolé [rires] mais ouais mais dans Ouais sur le fait d'assimiler des manifestants lycéens à des voyou. On a parlé des lycées que les deux dernières minutes de l'émission alors que c'est la principale revendication.
Franchement, je c'était le de l'émission et on s'est retrouvé à parler de 50 minutes du maintien de l' ce qui est certes très intéressant mais encore une fois ce qu'on dit et on a dit depuis le début et ça a été la première intervention c'est que on a parlé de l'état global du pays qui voilà il y a il y a plus il y a pas que les lycéens qui aujourd'hui ont des revendications qui manifestent ça vient des lycéens justement mais merci à vous euh on a jamais dit que les manifestants étaient des voyou commencé attendez j'ai commencé cette émission en disant que manifester est un droit constitutionnel vous avez des revendications qui sont légitimes.
Donc c'est absolument ce que j'ai dit et vous n'avez pas eu de réponse alors que vos revendications ne datent pas d'hier. Ça fait déjà des années qu'il y a des revendications et nous nous avons proposé des choses. Mais vous savez moi dans ma circonscription, j'ai des lycées aussi dans la zone rurale. On n pas graissé d'enseignant, on n pas brûlé des lycées, on n pas saccagé, on s'est on s'en est pas pris aux forces de l'ordre. Pourquoi ?
Parce qu'effectivement quand on brûle des lycées et qu'on s'en prend au profit il y a des voyou mais des voyou qui ne vous rendent pas service qui discrédit votre mouvement et donc ça par contre il faut en mettre il faut y mettre un terme sur la présence ou pas des députés socialistes dans les cortèges ? Alors, on est vous reste vraiment 30 secondes. Moi, je suis allée dès que j'ai pu de devant les lycées pour écouter les lycéens qui étaient en blocus parce que comme je vous l'ai dit à Saint-Loubon, c'est là où le jeune a eu euh la mâchoire fracturée par ce tir euh de LBD et je suis LBD, c'est un tir de Cougar qui est non réglementaire. C'est plus précis mais c'est tout aussi dévastateur.
Non, c'est beaucoup plus dévastateur parce que c'est pas prévu pour justement. Oui. Et j'étais euh à la manifestation de de samedi dernier, mais je n'ai pas pu manifester puisque quand je suis sortie de Gard, il y avait un reflux de manifestants et que c'était déjà le cas organisé. Et vous avez raison, vous n'êtes pas manipulé, vous êtes conscient et euh vous agissez en responsabilité aussi quand vous vous bloquez les lycées pour obtenir malheureusement ce qui devrait être normal et vous devriez pas le faire et vous devrez avoir des bonnes conditions pour travailler avant d'avoir bloqué vos lées. Merci.
Merci à tous les trois d'être venus sur ce plateau, même si on a été un peu pris par le temps, on aurait voulu débattre plus longtemps. Merci à vous du public d'être venu pour interpeller nos députés et merci à vous chers téléspectateurs. Bon weekend sur SCP.