Évitez ces 5 erreurs à la messe pour approfondir votre adoration pendant la liturgie catholique !
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Chapitres
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- 23:50Fait
« Celui qui a conscience d'être en état de péché grave ne doit pas recevoir la communion sans avoir reçu préalablement l'absolution sacramentelle dans le sacrement de la pénitence. »
- 32:34Fait
« L'homélie a de l'importance. L'Église elle-même le reconnaît et l'affirme. »
Temps de parole
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Il y a une question que je me pose souvent lorsque je me retrouve devant une assemblée de fidèles au moment de monter à l'hôtel pour célébrer le saint sacrifice. Que cherchent-il vraiment ici ? Qu'est-ce qui les a amené ce matin dans cette église, dans ce banc précis, à cette heure précise, souvent au prix d'un effort réel ? Se lever, s'habiller, trouver une place de stationnement, traverser le froid ou la pluie. La réponse que j'espère et que je crois sincèrement juste pour la grande majorité d'entre vous, c'est que vous venez chercher Dieu. Vous venez chercher ce que seul lui peut
donner, la grâce, le pardon, la paix profonde, [grognement] la présence réelle du Christ dans l'eucharistie. Mais voilà, entre cette intention, souvent sincère, souvent touchante dans sa simplicité et la réalité vécue de notre participation à la messe, il peut y avoir un écart, parfois un grand écart, un écart qui n'est pas né de mauvaise volonté mais de mauvaises habitudes accumulées, d'un manque de catéchèse sur ce que la messe est vraiment dans sa nature la plus profonde d'un glissement progressif presque
imperceptible vers une manière de se comporter à l'église qui n'honore plus ou n'honore plus suffisamment la grandeur incomparable de ce qui s'y accomplit. C'est pour combler cet écart que je veux vous parler aujourd'hui. Pas pour vous accabler, pas pour dresser un procès verbal liturgique ni jouer au gardiens de l'orthodoxie rituelle. Mais parce que je crois et je le crois de toute mon âme sacerdotale que la messe mérite mieux que nos habitudes négligente et que vous méritez une vie liturgique plus riche, plus profonde, plus transformante que celle que nous vivons trop souvent par routine. Je vais donc
vous présenter cinq erreurs que nous commettons fréquemment à la messe. Cinq comportements ou attitudes qui appauvrissent notre participation au saint sacrifice [grognement] et qui dans certains cas peuvent toucher à la matière du péché. Je vous demande de m'écouter avec ouverture et peut-être avec une sainte inquiétude, celle qui est, selon la tradition spirituelle de l'Église le commencement de toute vraie conversion. Première erreur, arriver en retard et partir avant la fin. La première erreur est sans doute la plus visible, celle que l'on observe
dès le seuil de l'église. Arriver après le début de la messe et partir avant qu'elle soit terminée. Je ne parle pas ici de l'exceptionnel. Il y a des circonstances imprévisibles, des enfants malades en pleine nuit, des retards involontaires, des urgences réel qui s'imposent à nous sans que nous puissions les prévoir. Dieu le sait et la miséricorde divine n'est pas avare à l'égard de celui qui arrivait souffler après avoir tout fait pour être là à l'heure. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit et il serait injuste de le confondre. Je parle du retard habituel,
du retard chronique, de cette manière de concevoir la messe comme quelque chose que l'on rejoint en cours de route, comme si les premiers moments n'étaient qu'une sorte de préambule facultatif que l'on peut manquer sans grande perte. Je parle de ces fidèles que je vois entrer dans l'église quand la liturgie de la parole est déjà bien avancée, parfois même pendant le crédau ou l'ofertoire. parfois même au moment de la consécration et qui à leur décharge ne semblent pas toujours conscient de ce que ce comportement signifie dans la logique même de la foi qu'il professe. Qu'est-ce que cela signifie objectivement ? Cela signifie encore une
fois pas nécessairement dans l'intention mais dans le fait que l'on a accordé une priorité supérieure à quelque chose d'autre. Ce quelque chose d'autre pouvait être le lit, le journal du dimanche matin, le repas qui s'est prolongé, la conversation qui n'en finissait pas. En soi, ces choses ne sont pas condamnables. Mais quand ce comportement devient systématique, il révèle une hiérarchie des valeurs dans laquelle la messe n'occupe pas la première place. Et c'est là que le problème commence à avoir une dimension spirituelle sérieuse. Il y a une dimension communautaire que
l'on oublie souvent et qui mérite d'être rappelé. La messe est un acte ecclésial, une prière collective, un sacrifice offert par toute l'Église rassemblé, ce que la théologie appelle le corps mystique du Christ en acte. Quand quelqu'un arrive en retard, il interromp ce tissu de prière commune, la porte qui s'ouvre, les pas dans le couloir, la recherche d'une place disponible. Tout cela crée un bruit, une distraction, une rupture dans le silence liturgique qui ont un impact réel sur l'ensemble de l'assemblée. Celui qui arrive en retard
ne perturbe pas seulement sa propre prière, il perturbe celle de ses frères et sœurs. C'est une responsabilité que l'on n' pas l'habitude de formuler dans ces termes, mais qui est bien réel. Parlons aussi de ce qui est peut-être encore plus grave que d'arriver en retard et que j'observe avec une régularité qui me peine profondément. Partir avant la fin de la messe après la communion. Une fois que j'ai purifié les vases sacrées et que je me suis assis pour ce moment d'action de grâce qui est liturgiquement précieux et théologiquement chargé,
je lève parfois les yeux et je vois une partie de l'assemblée qui s'est déjà éclipsée. bans du fond qui se vident, les manteaux qui ont été récupérés discrètement, la porte du fond qui s'ouvre et se referme avant même que la bénédiction finale ait été donnée. La messe ne s'achève pas après la communion, elle s'achève avec la bénédiction finale et le renvoie. It missa est allez la messe est dite. Où ces formulation équivalente dans le rite actuel ? Aller dans la paix du
Christ. C'est de ce renvoie que la messe tire son nom et il n'est pas un formulaire administratif, il est théologiquement chargé de sens. C'est l'Église qui dit aux fidèles : "Portez dans le monde ce que vous venez de recevoir. Partez en mission. Soyez le corps du Christ que vous venez de recevoir. Partir avant ce congé liturgique, c'est s'amputer volontairement du sommet de la célébration. C'est traiter la communion comme une fin en soi plutôt que comme un envoi en mission. Il y a un mot que j'aime beaucoup, un mot qui est français. dans sa lettre et catholique, dans son âme.
C'est le mot recueillement. Arrivé à la messe avec recueillement, c'est déjà commencé à prier avant même que le prêtre entre dans le cœur. C'est entré dans l'église avec la conscience de ce qui va se passer, avec la disposition intérieure de qui s'apprête à rencontrer Dieu et repartir avec recueillement. C'est emporté dans son cœur quelque chose de la grâce reçue plutôt que de se précipiter vers la prochaine obligation comme si on quittait une salle de conférence. Je vous en supplie avec toute la charité
sacerdotale dont je suis capable. [grognement] Venez tôt, restez jusqu'à la fin. La messe est l'acte le plus important de votre semaine. Elle mérite votre temps entier. Non pas vos minutes de reste. Deuxième erreur, ne pas participer activement à la célébration. La deuxième erreur est plus silencieuse mais tout aussi significative dans ses conséquences spirituelles. L'absence de participation active à la célébration, les bras croisés, le regard vague, le mycelle fermé, les lèvres immobiles pendant les champs et les réponses liturgiques, la présence corporelle sans
engagement intérieur. Je veux ici faire une distinction théologique importante qui me semble souvent absente des discussions sur ce sujet et qui est particulièrement pertinente dans un contexte catholique où coexiste différentes sensibilités et différentes formes du rit romain. Pour ceux d'entre vous qui assistent à la messe selon la forme ordinaire du rit romain, ce que l'on appelle le novus hordaux, néforme liturgique qui a suivi le concil Vatican I. La structure même de la célébration prévoit une participation dialoguée explicite.
Les réponses, les acclamations, les prières communes, le crédau récité ensemble, l'agnus dei chanté. Cette participation vocale fait partie de la structure liturgique voulue. Y renoncer par passivité ou par indifférence, c'est se soustraire à quelque chose que la messe elle-même sollicite de l'assemblée. Pour ceux qui assistent à la messe selon la forme extraordinaire du rit romain, la messe traditionnelle, le rit dit de Saint Saint rendu plus accessible par le motou proprio sumorum ponificum de Benoît X. La participation active a une nature différente, mais n'est pas moins
réelle ni moins exigeante. Elle est d'abord intérieure. Suivre le prêtre avec le my latin, s'unir à son intention sacrificielle, offrir avec lui au Père éternel le saint sacrifice pour les besoins de l'Église et du monde. est une participation qui demande peut-être plus d'efforts intellectuels et spirituels, mais qui vécu dans sa profondeur constitue ce que les théologiens appellent une coolation mystique, une véritable participation au sacerdoce commun des baptisés. La messe traditionnelle n'invite pas au silence passif, elle invite à une prière
silencieuse qui est tout sauf passive. Dans tous les cas, quelle que soit la forme liturgique fréquentée, ce qui ne peut pas être toléré comme une norme chrétienne, c'est la présence corporelle sans engagement intérieur, la messe assistée comme on regarde passer un train, la pensée ailleurs, au menu du repas ou aux obligations de la semaine à venir. Le téléphone glissait discrètement dans la paume sous prétexte de suivre les lectures sur une application. Parlons en particulier du champ, car il est souvent le signe le plus visible ou le plus audible de la participation communautaire. Le champ liturgique a une place
irremplaçable dans la tradition bimilliénaire de l'Église. Saint-Augustin formulait cette intuition dans une phrase qui est devenue une référence. Qui canta bisorat ? Celui qui chante pris deux fois la tradition grégorienne qui est notre héritage spirituel le plus précieux et le plus universel est né de la conviction que la louange chantée est d'une nature différente de la louange simplement prononcée. Elle engage le corps tout entier dans l'acte de prière. Elle crée une unité entre les voies et
entre les âmes qui est une image même imparfaite de la liturgie céleste décrite dans l'Apocalypse. Or, que [grognement] vois-je dans beaucoup d'Assemblées françaises ? Des chants qui s'élèvent à peine, portés par quelques voix isolées pendant que la majorité se tait. des textes que personne ne suit parce que le livret n'a pas été récupéré à l'entrée ou parce qu'il a été laissé sur le banc. Des fidèles qui regardent chanter les autres sans se joindre à eux comme des spectateurs d'une prestation qui ne les concerne pas directement.
Et parfois, je dois le dire aussi parce que la justice le demande, des champs qui ne facilit pas la participation parce qu'ils sont d'une complexité mélodique excessive pour une assemblée non formée ou parce qu'ils ont été choisis pour satisfaire le goût personnel du choriste ou de l'organiste plutôt que pour servir la prière du peuple. Cette responsabilité appartient à ceux qui préparent la liturgie. Le chant n'est pas une performance musicale offerte au peuple, il est la prière chantée du peuple. Choisissez des chants que l'assemblée
peut entonner. La sobriété et la beauté ne s'exclut pas. Mais il y a aussi une responsabilité personnelle que je ne veux pas esquiver. Même si le chant ne vous inspire pas, même si vous ne vous sentez pas chantre, même si votre voix n'est pas ce que vous voudriez qu'elle soit, faites-le fort. Ouvrez le livret, suivez les paroles. Bougez les lèvres, les grands maîtres de la vie spirituelle de Saint-Jean de la Croix à Sainte- Thérèse de Lisieux le savait bien. Il faut parfois commencer par les lèvres pour que la grâce descende dans le cœur.
C'est ce que la théologie scolastique appelle l'acte méritoire. L'effort accompli dans la foi, même sans consolation sensible, à une valeur spirituelle réelle. Ne laissez pas l'amour propre ou la timidité vous priver d'un des actes les plus beaux que vous puissiez offrir à Dieu. Troisième erreur, ne pas préparer son offrande. La troisième erreur est celle qui touche à l'offrande, à la quête, comme on dit traditionnellement dans nos paroisses françaises. Et elle mérite qu'on s'y arrête avec un peu de profondeur théologique parce qu'elle révèle une incompréhension. de
ce que l'offertoire signifie dans la structure de la messe. Je sens déjà certains d'entre vous se réduire légèrement. C'est normal, dans notre culture française, il y a une certaine réticence à parler d'argent dans le cadre religieux. Une réticence qui a ses racines dans une histoire complexe où l'Église a parfois abusé de son autorité spirituelle pour exercer une pression financière. Cette histoire existe et il serait malhonnête de l'ignorer. Mais commençons par dissiper le malentendu fondamental. Il n'est pas question ici du montant que vous donnez. Le montant, c'est votre
affaire avec Dieu. [grognement] La veuve de l'Évangile qui dépose ses deux piettes dans le trésor du temple pendant que les riches déposent avec ostentation leur grande somme et présenté par le Seigneur lui-même comme ayant donné plus que tous les autres. Ce que Dieu regarde, ce n'est pas la quantité, c'est le cœur. Ce dont je veux vous parler, c'est de la signification théologique de l'offertoire et de ce que nous perdons collectivement quand nous ne comprenons pas ce qu'il représente dans l'économie du salut, sacramentellement actualisé dans la messe. L'offertoire n'est pas une collecte de
financement déguisé en gestes liturgiques. Ce n'est pas le moment où l'église vous présente une facture pour les services rituels rendus. L'offertoire est le moment où les fidèles, chacun dans sa singularité, tous dans leur unité ecclésiale, unissent leur propre vie à l'oblation que le prêtre s'apprête à présenter à Dieu. Leur travail de la semaine, leur joie et leur peine, les sacrifices consentis par amour, les nuits sans sommeil pour un enfant malade. L'effort accomplit par devoir quand on en avait plus la force.
Tout cela est déposé symboliquement dans le plateau de quête. Tout cela rejoint le pain et le vin qui vont être consacrés. Tout cela entre dans le mouvement de l'oblation eucharistique. Dans la liturgie romaine ancienne, les fidèles apportaient eux-mêmes du pain et du vin à l'hôtel. C'était le don popul, le don du peuple offert à Dieu pour être transfiguré. Avec le temps, cette pratique s'est transformée, mais la logique spirituelle est restée intacte. L'offertoire dit : "Je ne suis pas venu
ici seulement pour recevoir, je suis venu aussi pour donner. Je reconnais que tout ce que j'ai vient de toi et je t'en rends une part comme signe de gratitude, d'appartenance et d'amour. Il y a dans cette logique une structure qui rappelle la dynamique même de la Trinité que les théologiens ont souvent commenté. Dans la vie trinitaire, il y a un don permanent et réciproque. Le Père qui se donne au Fils, le Fils qui se donne au Père dans l'Esprit. et l'eucharistie et l'éruption de cette dynamique trinitaire dans le temps humain. Quand nous nous y associons, même par un geste aussi humble qu'une pièce déposée
dans un plateau, nous entrons mystérieusement, réellement dans ce mouvement d'amour qui est la vie même de Dieu. L' problème le plus fréquent que j'observe n'est pas un refus délibéré de données, mais l'absence totale de préparation. On arrive à la messe sans y avoir pensé et quand le plateau passe, on fouille précipitamment dans ses poches, on cherche de la monnaie, on fait des calculs rapides dans sa tête. Et tout cela se passe pendant la célébration quand l'attention et le cœur devraient être porté vers l'hôtel.
La solution est d'une simplicité désarmante. Préparez votre offrande avant de partir pour la messe. Quel que soit le montant, c'est entre vous et Dieu. Décidez-le à l'avance avec une prière. Mettez-le dans une enveloppe ou dans votre poche. Et quand vient l'ofertoire, déposez-le avec le cœur et l'intention. Dites intérieurement : "Seigneur, c'est ce que j'ai cette semaine. C'est tiens comme je le suis. Ce geste, aussi discret soit-il, a une valeur spirituelle que vous ne soupçonnez peut-être pas." Je me souviens d'un vieux curé de
campagne qui m'avait dit quand j'étais encore au séminaire, "Mon fils, dans une paroisse qui prépare bien son offrande, on voit que les gens ont prié pendant la semaine. Je n'avais pas tout à fait compris ce qu'il voulait dire, mais avec les années de ministère, je l'ai compris. Préparer son offrande, c'est déjà un acte de foi. C'est reconnaître avant même de franchir le seuil de l'église que la messe va demander quelque chose de soi, que l'on n'arrive pas en consommateur mais en participant. La messe n'est pas un service que l'on consomme. C'est un sacrifice auquel on s'associe. Et l'offertoire est le moment où cette association devient visible,
concrète, corporelle. 4è erreur, s'approcher de la communion sans la disposition requise. Nous voici au cœur du sujet, au sens propre et au sens figuré avec la 4è erreur, s'approcher de la sainte communion sans la disposition spirituelle requise. Je vais m'exprimer avec la précision que ce sujet exige absolument parce qu'il ne souffre pas l'approximation. La sainte eucharistie est, et l'Église catholique l'affirme avec la totalité de son autorité doctrinale, avec la continuité de sa tradition bimillénaire, avec la clarté du concile de 30 et de
tous les conciles qui l'ont précédé et suivi. corps, le sang, l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, vraiment, réellement et substantiellement présent sous les espèces du pain et du vin. Ce n'est pas une métaphore. Ce n'est pas un symbole commémoratif, ce n'est pas un geste de cohésion communautaire entre croyants. la transsubstantiation, le changement de la substance du pain et du vin en la substance du corps et du sang du Christ en laissant subsister les apparences sensibles est un dogme de foi catholique défini par le concile de 30
réaffirmé par le catéchisme de l'Église catholique contenu dans la tradition constante et universelle de l'Église. Si l'on croit cela et c'est bien ce que nous croyons, ce que nous avons promis de croire au moment de notre baptême et que nous reconfirmons à chaque crédau. Alors la question qui s'impose avant chaque communion est une question sérieuse, peut-être la plus sérieuse que nous puissions nous poser. Suis-je en état de recevoir mon Seigneur ? Le droit canonique de l'Église, le canon 916 du code de droit canonique est explicite sur ce point. Celui qui a
conscience d'être en état de péché grave ne doit pas recevoir la communion sans avoir reçu préalablement l'absolution sacramentelle dans le sacrement de la pénitence. à moins d'une raison grave et de l'impossibilité physique de se confesser, auquel cas il doit émettre un acte de contrition parfaite avec la résolution ferme de se confesser dès que possible. Ce n'est pas une simple recommandation pastorale modulable selon les sensibilités. C'est une norme de l'Église qui repose sur la parole même de saint Paul dans la première épitre aux Corinthiens. Que chacun dont s'éprouve lui-même et
qu'il mange ainsi du pain et boive de la coupe. Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. 1 co 11 28 29. des mots forts, des mots de l'apôtre, des mots que l'église a pris au sérieux depuis ses origines et que nous serions imprudent de relativiser. Ce que j'observe dans de nombreuses assemblées et cette observation est partagée par beaucoup de mes confrères. C'est une pratique quasi automatique de la communion. Tout le monde se lève, tout le monde s'approche comme si la
communion était une étape naturelle, obligatoire et universel de la messe pour chaque fidèle à chaque messe. Et paradoxalement, ne pas communier est devenu dans certaines assemblées une exception qui attire l'attention comme si c'était le signe d'une marginalité ou d'un problème. Ce phénomène est le symptôme d'un grave déficit catéchétique. La communion n'est pas une récompense distribuée automatiquement à tous ceux qui ont assisté à la messe. C'est une rencontre intime avec le Christ qui suppose la foi, la grâce sanctifiante et l'absence de péchés grave non confessé.
Il peut être il doit être dans certaines circonstances plus sage, plus honnête et plus respectueux de rester à sa place et de s'abstenir de communier. Ce n'est pas une honte, c'est un acte de conscience et de révérence. La confession n'est pas un obstacle à la communion. Elle est le chemin qui y conduit. Elle est, dans la belle expression de Saint-Jean-Paul II, le sacrement de la miséricorde, le lieu où le Christ pasteur part à la recherche de la brebie perdue et la ramène sur ses épaules avec une joie.
qui fait trembler le ciel. Si vous avez conscience d'un péché grave, non confessé, allez vous confesser et faites-le avec joie, non avec la résignation du condamné qui p son du, mais avec [grognement] la gratitude du fils prodigue qui rentre et trouve son père qui court à sa rencontre. Permettez-moi d'aborder aussi les aspects pratiques de la manière de recevoir la communion parce que j'observe souvent des situations qui révèle un manque réel de catéchèse élémentaire. [soupir] La manière traditionnelle de recevoir la communion sur la langue en position debout ou à genoux selon la pratique de la paroisse et celle que l'Église a
pratiqué pendant des siècles et c'est encore aujourd'hui la norme générale du droit liturgique universel. Elle exprime par le geste lui-même quelque chose d'essentiel à la théologie eucharistique. [grognement] C'est Dieu qui vient à moi, pas moi qui le prend. Quand vous recevez sur la langue, veuillez ouvrir suffisamment la bouche et présenter la langue de façon à faciliter le geste du ministre. Ce n'est pas le moment d'une retenue excessive qui rend la distribution impossible. Si vous recevez la communion dans la main, usage permis dans de nombreux pays
par un indulte particulier, mais qui n'est pas la forme traditionnelle, ni celle que la tradition liturgique de l'Église universelle recommande. Présentez vos mains à la hauteur de la poitrine, la main gauche posée sur la main droite, formant comme un trône pour accueillir le Seigneur et consommez immédiatement la sainte hostie sur place avant de vous écarter du ministre. Ce que je ne dois pas voir et que j'ai pourtant vu, c'est quelqu'un qui s'éloigne avec la sainte hostie encore dans la main, qui la transporte à travers l'église, qui la pose dans sa
paume pendant qu'il sert des mains à ses voisins. C'est une pratique inacceptable qui expose le corps du Christ à la profanation, même involontaire. Un dernier point sur ce sujet qui génère souvent de la confusion dans les familles hibocatholiques lors des cérémonies familiales. Les non catholiques ne peuvent pas recevoir la communion dans l'Église catholique. Cette règle est fréquemment perçue à tort comme un manque d'hospitalité ou une forme d'exclusion. Permettez-moi d'expliquer pourquoi c'est exactement l'inverse. La communion eucharistique n'est pas un geste symbolique de bienvenue destiné à
faire sentir chacun inclus. C'est l'expression visible d'une communion pleine et entière de foi, de vie sacramentelle et de communion hiérarchique avec l'Église de Rome. Invitez quelqu'un qui ne partage pas cette foi à recevoir la communion. C'est l'induire en erreur sur ce que ce geste signifie. La vraie charité dans ce cas, c'est la vérité dite avec douceur. Si vous avez des proches non catholiques qui assisteront à une célébration familiale, mariage, baptême, enterrement, prenez le temps avant la cérémonie de leur expliquer avec affection pourquoi ils s'abstiendront de
communier. Ce n'est pas un mépris, c'est un acte d'amour. vrai qui respectent leur liberté et leur intelligence. 5è erreur, juger le prêtre sur la qualité de son homélie. Nous arrivons à la 5è et dernière erreur et c'est peut-être celle qui demande le plus de nuances dans son traitement. Juger le prêtre et par extension la messe elle-même en fonction de la qualité de son homélie. Je dois commencer par une concession honnête. Parce que ce point ne peut pas être traité avec une légèreté qui serait injuste. L'homélie a de l'importance.
L'Église elle-même le reconnaît et l'affirme. Le deuxième concile du Vatican dans la Constitution dogmatique Sacro Sanctum Concilium soulligne que l'homélie fait partie de l'action liturgique, qu'elle est recommandée avec insistance les dimanches et jours de fête. Et quel est le lieu où la parole de Dieu proclamée est actualisée pour l'assemblée qui l'écoute ? L'homélie est un service grave qui demande une préparation sérieuse, une connaissance solide de l'écriture et de la tradition et un amour réel pour les fidèles auxquels elle s'adresse. Il est donc vrai que les prêtres peuvent
té doivent mieux prêcher. Il est vrai qu'une homélie préparée avec soin, nourrie de la parole de Dieu, ancré dans la vie concrète et les préoccupations réelles fidèles, est un don d'une valeur immense pour la communauté. Les grands prédicateurs de l'histoire de l'Église le montrent admirablement. Des pères de l'Église, Augustin, Chrisostome, Léon le Grand jusqu'au prédicateur du grand siècle français. Beauet, Bourdalou, Fénelon. En passant par le curé d'Ars, dont la simplicité apparente cachait une profondeur mystique habissale. La parole
humaine habitée par la grâce peut-être un instrument de conversion d'une puissance extraordinaire. Mais voilà précisément le problème que j'observe et qui me préoccupe pastoralement. La tendance croissante à construire toute l'expérience de la messe autour de la qualité rhthorique de l'homélie. J'ai rencontré des fidèles qui choisissent leur messe du dimanche selon le prédicateur. Comment on choisi une conférence ou une émission culturelle en fonction de l'intervenant ? J'ai entendu des conversations à la sortie de la messe qui portaiit entièrement sur la prestation du célébrant, sur son élocution, sur la pertinence ou
l'impertinence de ses exemples, sur la durée de son homélie, sans une seule mention de ce qui s'était accompli sur l'hôtel pendant ce temps. Ce glissement révèle une confusion profonde sur la nature même de ce que nous faisons lorsque nous allons à la messe. Permettez-moi de rappeler un principe théologique fondamental qui est au cœur de la doctrine sacramentaire catholique et que la tradition nous a transmise sous une formule latine précise : ex opère opérato. Les sacraments agissent par eux-mêmes en vertu de l'acte sacramentel accompli selon l'intention de l'Église, indépendamment des mérites
personnels, des talents intellectuels ou des qualités rhthoriques du ministre. Le prêtre qui béga, qui perd le fil de son développement, qui cite un texte de mémoire et se trompe de livres. Ce prêtre consacre le corps et le sang du Christ avec autant de validité. avec autant de puissance sanctifiante que le plus brillant prédicateur de l'Église universelle. La grâce sacramentel ne passe pas par le canal de l'éloquence humaine. Ce principe exopère opérato n'est pas une invitation à la médiocrité cléricale. Il ne dit pas que les prêtres peuvent se
dispenser de préparer leurs homélies et que cela n'a aucune importance. Il dit quelque chose de beaucoup plus beau et de beaucoup plus exigeant. Que l'efficacité des sacraments repose ultimement sur la toute puissance de Dieu, pas sur la performance humaine. Que le Christ est l'acteur principal de chaque eucharistie et que le prêtre n'en est que l'instrument. Précieux, irremplaçable mais instrument. La messe [grognement] n'est pas un discours. Ce n'est pas une conférence de théologie. Ce n'est pas un spectacle de piété populaire. La messe
est le saint sacrifice. C'est le calvaire rendu présent in Persona Christi sur l'hôtel de pierre ou de bois de chaque paroisse du monde. Et cette réalité, cette réalité infiniment surpassant tout ce que l'intelligence humaine peut concevoir et tout ce que la rhtorique humaine peut exprimer est accompli chaque jour dans chaque messe célébrée valablement selon le rite de l'Église. Que le prêtre soit brillant ou ordinaire, éloquent ou maladroit, en bonne forme ou épuisé. Il y a aussi une dimension de charité ecclésiale, de communion fraternelle
dans le corps mystique du Christ que je voudrais souligner avec insistance. Le prêtre qui est devant vous est un homme. Un homme qui a répondu à un appel difficile dans un monde qui rend ce choix de plus en plus contre culturel. Un homme qui a étudié des années de philosophie, de théologie, d'histoire de l'église et de sciences scripture. Un homme qui a renoncé à la famille propre, au foyer, aux enfants, à des biens que tout homme désire naturellement pour se consacrer au service du peuple de Dieu. Un homme qui
porte des responsabilités immenses, souvent dans des conditions de solitude et d'incompréhension que ces fidèles ne soupçonne pas. Cet homme mérite votre prière, pas votre jugement. La prière du fidèle pour son pasteur, particulièrement pendant l'homélie, au moment même où il est le plus exposé, le plus vulnérable dans son humanité est elle même un acte liturgique d'une valeur spirituelle réelle. Je vous propose de faire l'essai suivant. Au moment où le prêtre monte en chair ou s'avance vers l'embez pour lui. Demandez à l'Esprit Saint de
parler à travers lui. Demandez que votre propre cœur soit ouvert et disponible à recevoir ce dont vous avez besoin. Et peut-être serez-vous surpris de découvrir que dans l'homélie la plus modeste, la plus hésitante, la plus imparfaite, se cache parfois la parole exacte que Dieu voulait vous adresser ce jour-là. Parce que l'Esprit Saint ne conditionne pas son action à nos critères d'excellence rhthorique. Je voudrais terminer ce point en rappelant ce que disait avec une sagesse qui mérite d'être médité le saint curé d'Ars Jean-Marie Vianet dont la prédication était de l'aveue de ses
contemporains simple jusqu'à la maladresse et pourtant capable de convertir des pêcheurs endurcis. que rien n'avait pu toucher jusqu'alor. On lui demandait un jour comment il faisait. Il répondit : "Je leur fais part de mes misères et le bon Dieu fait le reste. Voilà toute la théologie de l'homélie dans sa vérité la plus profonde." Conclusion : permettez-moi de récapituler les cinq erreurs dont nous avons parlé et de vous laisser avec ce qui me semble essentiel à retenir. La première, arriver en retard et partir avant la fin.
La messe mérite votre présence entière de l'entrée processionnelle à la bénédiction finale. Préparez-vous, venez tôt, restez jusqu'au bout. Le temps supplémentaire que vous croyez ne pas avoir est précisément le temps dont votre âme a le plus besoin. La deuxième, la passivité pendant la célébration. Participez activement avec votre corps, votre voix et surtout votre cœur. La messe n'est pas un spectacle que l'on regarde depuis une distance confortable. C'est un sacrifice auquel on s'associe dans toute la mesure de ses capacités. La troisième, ne pas préparer son
offrande. L'offertoire est un acte spirituel d'oblation, pas une collecte de financement. Préparez votre offrande chez vous avec prière et intention. Ce geste humble entre dans le mouvement même de l'eucharistie. La s'approcher de la communion sans la disposition requise. Examinez votre conscience sérieusement avant chaque messe. Confessez-vous quand cela est nécessaire avec la joie du Fils qui rentre et non la résignation du condamné. Recevez le Seigneur comme il mérite de l'être
dans la vérité de votre état intérieure et avec la foi vivante de l'Église. La 5è, jugez le prêtre sur la qualité de son nomie. Venez à la messe pour chercher le Christ, pas pour évaluer un prédicateur. Priez pour vos prêtres au moment même où ils prêchent et recevez ce que Dieu veut vous donner. Quel que soit l'instrument humain qu'il a choisi pour ce jour-là, je voudrais terminer par une pensée que je médite souvent dans le silence de la sacristie avant de monter à l'hôtel. La messe est le seul endroit sur cette terre où le ciel touche la terre. [grognement]
Le seul endroit où le temps humain est transfiguré par l'éternité divine. Le seul endroit où nous pouvons encore aujourd'hui nous tenir mystiquement au pied de la croix et recevoir dans nos mains ou sur notre langue celui qui est mort pour nous et qui est ressuscité pour notre salut. Cette réalité nous est donnée chaque dimanche dans chaque église de France. et du monde entier par la médiation de prêtres imparfaits mais ordonnés de rites qui porte le poids de 20 siècles de foi, de gestes dont la répétition elle-même est une confession
de l'éternité de ce qui s'y accomplit. Méritons-le un peu mieux chaque dimanche un peu mieux. Priez pour vos prêtres. Nous prions pour vous. Nous vous aimons dans le Seigneur et nous voulons que la liturgie soit pour vous ce qu'elle est dans sa nature la plus profonde. Une porte sur l'éternité qui s'ouvre chaque semaine pour chacun de vous dans la miséricorde infinie de Dieu. Que Dieu vous bénisse et que la sainte messe soit toujours le cœur vivant de votre foi.