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Podcast / conversationyoutube.com· 21 octobre 2025 82 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueEnvironnement & énergieRetraites

Conférence "Décider" avec Charles Rodwell, Député des Yvelines : "Réindustrialiser la France ?"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 82 %Attaque 7 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la souveraineté industrielle évoque pour vous et pourquoi réindustrialiser ?

  • 20:05OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur la possibilité de faire remonter à l'échelle européenne la question de la réindustrialisation ?

  • 26:12OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que l'on prend le bon chemin avec le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) ?

  • 36:59RelanceRéponse partielle

    Quel ordre de grandeur est attendu pour le double dividende du MACF ?

  • 41:04OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il du retard de la France en matière de numérisation et de robotisation des ETI et PME ?

  • 48:38OuverteRéponse directe

    Quelle est la place de l'ingénieur aujourd'hui dans notre société et dans l'espace public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:22Charles RodwellFait
    « Nous n'avons pas d'autre choix que d'assumer un alignement complet et total du pouvoir politique et des pouvoirs économiques en France. »
  • 55:06Fait
    « On passe notre temps à screener, parez-moi, du du barbarisme en anglo-saxon à à évaluer la manière dont évolue la législation américaine, chinoise et allemande »
  • 55:51Fait
    « Pendant 40 ans, la France a plutôt subventionné la consommation, donc a soutenu la demande plutôt que de soutenir l'offre »
  • 1:00:42Fait
    « Vous aviez cinq actifs pour un retraité. Aujourd'hui, nous sommes tranquillement en train d'arriver à un régime qui repose sur la répartition entre un actif et un retraité »
  • 1:01:24Chiffre
    « Notre régime est déjà déficitaire à plusieurs dizaines de milliards d'euros »
  • 1:05:01Chiffre
    « Le Parti socialiste aujourd'hui qui en a fait le fondement de sa politique fiscale pour le PLF qui vient dit que la taxe Zucman pourrait rapporter jusqu'à 20 milliards d'euros »
  • 1:05:01Chiffre
    « Le président du conseil d'analyse économique dit que la taxe Zucman pourrait rapporter au maximum 5 milliards d'euros »
  • 1:07:13Fait
    « Malgré l'instabilité politique que l'on connaît, il y a quand même encore des investisseurs qui font qui signe un chèque de plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année pour investir sur le territoire national »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:25
Locuteur

Messieurs dames, bonsoir. Merci à vous d'être là. Merci à monsieur le député de nous faire l'honneur de sa présence. Je suis Philippe Calousia moi, le président de l'association des alumnies de mines de Paris. Pourquoi pourquoi ce cycle décidé ? On a fait le constat avec quelques camarades depuis longtemps qu'on a très peu de nos camarades élus. Beaucoup de monde se plaint de la situation politique et économique, mais à un moment, il faut aussi prendre le taureau par les cornes et et ce cycle décidait à pour vocation de peut-être susciter des engagements, notamment parmi les plus jeunes d'entre vous, mais pourquoi pas aussi parmi certains anciens.

Merci beaucoup à monsieur Rodwell d'être parmi nous, monsieur le député, mais aussi à Pierre et Olivia qui seront les interviewers que je laisserai se présenter juste après. Alors, comment fonctionne ce cycle décidé ? Le principe c'est que donc on va faire venir 5 à 10 personnalités politiques de premier de premier plan, donc élu, parlementaire et même donc un ancien chef d'état puisque vous avez peut-être vu le le planning, on a Marine Tondolier qui vient le 8 octobre et et François Hollande qui vient le le 3 novembre, mais le but aussi c'est d'inviter d'autres personnalités.

Alors en ce moment, tout le monde est un petit peu dans le rouge vu l'actualité politique mais on aura assez vite je pense d'autres invités. Donc le principe c'est le pluralisme. On invitera autant faire ce peu l'intégralité du spectre politique. À partir du moment où il y a des bulletins sur une table dans un dans un bureau de vote, on invitera les gens qui auront envie de venir. Et le principe c'est qu'on pose toujours les mêmes questions. Alors pas des questions, c'est pas une tribune politique de de l'invité, c'est on pose des questions sur les sujets de légitimité de l'école, donc l'énergie, l'environnement, l'industrie, le numérique, la place des sciences, les matières premières.

Euh donc merci à Pierre et Olivia de se de s'occuper de d'interviewer Charles Redwell ce soir. Et euh et donc bah je vous dis merci et je laisse la parole à Pierre et Olivia pour se présenter et puis pour présenter notre invité. Merci à vous.

2:30
Non speech

[Applaudissements]

2:36
Locuteur

Je je vais quand même d'abord présenter notre invité avant de me présenter. Je n'y manquerai pas. Euh, bonsoir. Bonsoir et merci au député Charles Redwell de nous faire l'honneur de participer à ce débat interview. Euh donc Charles Redwell, vous avez euh 29 ans et oui, euh vous êtes député de la première circonscription des des Yvelines et vous avez fréquenté les bans de Science Po de la London School of Economics. Vous êtes né à London d'ailleurs euh il me semble. Euh et vous êtes depuis enraciné localement à Versailles dont vous êtes toujours conseiller municipal, c'est bien ça.

Et vous êtes ici principalement parce que vous vous venez de présider une commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les freins euh à la réindustrialisation en France et donc à émettre des propositions. Vous avez tenté d'émettre des propositions pour lever ces freins. Donc on en parlera dans la suite. J'avoue d'ailleurs avoir parfois délaissé YouTube pour regarder sur LCP des débats de collègues économistes qui étaient très intéressants. On y reviendra dans la suite. Et d'ailleurs, je vous engage vous les jeunes ici à regarder les débats parlementaires dans les dans les commissions. C'est c'est souvent passionnant.

Donc il a noté que vous n'avez pas souhaité endosser le le rapport de cette commission ou en tout cas que le rapport a un peu de deux parties, on va dire. Euh donc, considérant que les mesures proposées euh par euh par le rapporteur en particulier n'étaient pas forcément compatibles avec la feuille de route climatique et euh on y reviendra certainement dans la dans la suite du débat. Euh voilà. Bah enfin Charles Redwell est est vraiment une valeur montante au sein au sein de Renaissance euh malgré son jeune âge aux âmes bien nées et cetera, la valeur point le nombre des années. Et donc ben on vous remercie d'être d'être parmi nous ce soir.

Bienvenue à l'école des immense merci pour votre invitation. Alors très rapidement pour que vous sachiez à quelle sauce vous allez être mangé euh par les deux interviewers ici présents. Donc moi je suis je suis économiste. Vous avez cuisiné des économistes dans cette commission à longueur de à longueur de longues heures à à l'assemblée.

Donc moi, je suis professeur d'économie ici, je dirige le centre d'économie industrielle donc sur ces sujets-là et aussi la la chair et LAAB qui s'intéresse sa première chair sur le le la recherche et l'enseignement sur les entreprises de taille intermédiaire qui sont très méconnues et dont vous connaissez sans nul doute l'importance l'importance dans l'industrie française. Voilà. Ben je laisse maintenant la parole à Olivia pour se présenter et à son tour pour vous donner la parole. Merci à vous. Ravi de vous recevoir. Donc Olivia Tores, je suis une ancienne école, une ancienne élève de l'école plutôt qu'une ancienne école de l'élève.

Euh ça fait maintenant 5 ans que je suis euh diplômée comme vous, je suis passée par Science Po, j'ai fait un master en droit économique à Paris et aujourd'hui, j'accompagne des entreprises dans leur transition écologique, donc aussi bien des industriels que des banques ou des fonds d'investissement. Et voilà, ravi de ravi de d'échanger avec vous aujourd'hui.

Une première question qu'on avait envie de vous poser dans ce lieu qui est la bibliothèque des mines qu'on m'a emmené voir tout de suite quand je suis entrée à l'école avec mes camarades, il y a une ordonnance, l'ordonnance de Louis X qui fonde l'école et qui constate qu'il y a un retard de la France vis-à-vis des autres pays sur les thématiques de l'industrie et l'industrie minière en l'occurrence. Et donc il fondent de l'école dans l'objectif de former donc des ce qu'il a appelé donc des directeurs intelligents, des personnes capables de transformer ce qu'on appelé à l'époque l'art des mines en véritable sciences.

Et donc aujourd'hui encore, il y a de nombreux liens entre l'école des mines et l'industrie. Donc les différentes chaires de l'école travaillent étroitement avec l'industrie. L'école est sous tutelle du ministère de l'industrie et non pas du ministère de l'éducation. Donc pour comprendre la mission de l'école des mines, ben c'est essentiel de parler de l'industrie et quand on parle de souveraineté industrielle, souveraineté économique, donc qu'est-ce que ça vous évoque et finalement pourquoi réindustrialiser ? Et je vous propose peut-être de vous asseoir plutôt que de rester debout pendant pendant une heure. Merci. Merci à vous. Merci. Il y a un petit trou derrière. Voilà.

Tenez, je vous en prie. Merci à tous pour votre invitation. et ça m'honore beaucoup de pouvoir vous retrouver ce soir, notamment c'est haut lieu parce que quand vous ne fréquentez pas cette école, ce qui n'a pas du tout été mon cas parce qu'en tant que science piste, on a rarement l'occasion de rentrer en ces murs. On est dans un lieu qui, je crois, a marqué l'histoire de notre pays, notamment l'histoire scientifique de notre pays. Et moi, je suis très heureux de pouvoir vous rencontrer ce soir à la fois pour vous parler un peu de de ce qu'on fait nous dans le casre d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale et autres.

mais aussi pour pouvoir échanger avec vous, pour pouvoir avoir bah vos contributions, vos idées, vos propositions, vos critiques à la fois ce soir, mais aussi qu'on puisse tout simplement créer le lien pour les jours, semaines, mois, années qui viennent. Euh moi, je suis très très sensible au fait que vous vouliez bâtir ces liens entre, je vais pas dire, notre monde et le vôtre, mais il y a quand même un peu de ça et et donc c'est vraiment un vrai vrai plaisir d'être ici avec vous ce soir. Donc merci beaucoup.

Est-ce que déjà vous savez un peu tous comment fonctionne une commission d'enquête à l'assemblée ou est-ce que je peux vous faire un petit point là-dessus parce que ça reviendra au point sur le sur le rapport que vous faisiez. Une commission d'enquête au parlement, elle est toujours bicéphale. Donc vous avez toujours un président et un rapporteur. Et le président et le rapporteur ne sont pas du même camp politique pour essayer de trouver une forme d'objectivité dans les débats que que l'on forme. Le rapporteur était Alexandre Louet qui est député de la Moselle. du Rassemblement national et moi j'étais président de cette commission d'enquête.

Donc les rôles sont répartis entre le président qui organise la commission d'enquête si je résume un peu rapidement et le rapporteur qui tient une part la plume d'une partie du rapport avec les administrateurs. Et donc effectivement le rapport quand il est rendu soit il est collégial avec les conclusions qui sont identiques, soit il est divisé en deux parties. Les propositions qui sont rendues par le président de la commission d'enquête et les propositions qui sont rendues par son rapporteur. Et effectivement, il y a une partie des constats et même une partie des propositions que l'on peut partager.

Il y a aussi une partie des propositions que nous avons rendu qui est en divergence idéologique. Ça me semble légitime et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas que signé une partie du rapport. Et réciproquement euh comment euh a fonctionné cette commission d'enquête ? Chaque commission d'enquête est fonctionne de manière différente selon la volonté des députés de d'en faire une arme politique voire politicienne. Je pense par exemple à la commission d'enquête de la France insoumise sur Baram qui est peut-être la dernière qui a été un peu médiatisée qui a servi d'armes politiques contre le le Premier ministre François Berou.

Il y a beaucoup d'autres commissions d'enquête qui sont parfois moins visibles, moins médiatiques, mais qui sont extrêmement intéressantes parce que vous avez des députés de camps différents qui font le choix d'aller sur le fond euh sur le fond d'idées, sur le fond de de dossiers qui sont importants, je crois, pour le quotidien de plein de gens, que ce soit la politique de la petite enfance, que ce soit la régulation des gens du numérique, que ce soit TikTok, que ce soit la refonte du pacte du trail, que ce soit la politique régalienne, de l'État ou la politique migratoire et cetera et cetera.

Vous avez tout un tas de commissions d'enquête qui sont à disposition notamment sur le site de l'Assemblée qui sont honnêtement assez intéressante lorsque je crois qu'elles sont bien menées. Et nous c'est ce qu'on a essayé de faire. Je voudrais pas être trop long. Est-ce que vous voulez que je je vous parle un peu des de pourquoi est-ce que cette commission d'enquête a eu lieu éventuellement en quelques peut-être ensuite on pourra revenir sur pourquoi finalement réindustrialiser. Ouais. Ben bah je ça va répondre à votre question.

Cette commission d'enquête, on l'a créé euh avec le Rassemblement national parce qu'on est en désaccord idéologique justement sur les politiques publiques à mener pour réindustrialiser le pays et plus globalement pour soutenir la politique de réindustrialisation de notre continent. Finalement, on s'est inscrit dans un je dirais un triple contexte, d'abord un contexte international. Nous vivons dans un monde en guerre économique structuré par la confrontation entre deux hyperissances démographiques, politique, industriel, numérique que sont les États-Unis et la Chine. Et cette confrontation, elle a un impact immédiat direct sur les Français, sur les Européens, sur leurs entreprises.

Et je dirais que depuis 2020, ne serait-ce que depuis 2020, on a connu quatre chocs fondamentaux pour l'industrie française qui vient directement affecter notre capacitaire industrialisé. Le choc de la crise Covid qui au-delà de l'impact sanitaire a révélé ce que vous une bonne partie d'entre vous saviez depuis belle lurette mais ce qui a été révélé à une partie de la classe politique et au grand public c'est l'extrême fragilité d'une part de nos chaînes de valeur et l'extrême dépendance industrielle numérique en matière de minerais en matière d'approvisionnement d'une bonne part de l'économie française.

Le deuxième choc, c'est le choc énergétique qu'a provoqué l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la rupture d'approvisionnement tiers de gaz de l'Europe par la Russie qui a mené à des plans de sauvetage organisés par l'ensemble des pays de la zone euro qui ont cumulé à 800 milliards d'euros d'aide injecté dans l'économie européenne par les plans d'urgence nationaux pour répondre à l'inflation à la la hausse des prix de l'énergie, la hausse des prix de l'électricité à l'inflation qui que nos économies ont connu. Trisème choc qu'on a connu, c'est celui de l'économie chinoise.

Lorsque le président Chijingping dit ouvertement publiquement que l'économie chinoise passe d'une économie de paix à une économie de guerre, et bien ça a un impact concret sur l'industrie française européenne. Les surcapacités de production chinoise qui sont déversées, qui commencent à être déversé sur le marché européen. La fermeture d'une part des marchés de masse ou des marchés stratégiques chinois aux entreprises françaises, européennes et américaines. les restrictions sur l'export de métaux ou de matière transformée de Chine vers l'Europe.

Et le 4è choc, je dirais que c'est les choix politiques américains notamment depuis le pivot stratégique d'Obama en 2012 et qui s'est manifesté de manière assez transpartisane après à travers les différentes administrations américaines. Dernièrement, l'Inflation Reduction Act mené par l'administration Biden qui a frappé de plein fois l'industrie française et européenne. Et deuxièmement, la dernièrement la politique tarifaire et douanière déployée par l'administration Trump qui a frappé une nouvelle fois de plein fois une partie de notre industrie avec l'accord qui a été signé notamment entre l'Union européenne et les États-Unis qui est en défaveur des économies de notre continent.

Et donc fort de ce constat là, c'est bien une nécessité absolue, je dirais vitale, cardinal d'un point de vue politique et d'un point de vue économique, d'accélérer la réindustrialisation de notre pays, de notre continent. Vous avez une double perspective là-dessus. Perspective européenne. En 1992, lorsque la zone euro a été initié par le vote des peuples européens. Si à l'époque le PIB de la zone euro en création et le PIB des États-Unis avait été égaux, ce qui n'était pas le cas, mais s'ils avaient été égaux, il y aurait aujourd'hui 30 points d'écart de PIB en faveur des États-Unis.

Si le PIB de la zone euro et le PIB américain avait été égau au lendemain de la crise financière de 2008, disons en 2010, il a aujourd'hui 16 points d'écart de Payb. Ce qui veut dire une chose, c'est que les États européens ont une incapacité à créer des richesses et assurer la prospérité de leur peuple respectif par rapport aux États-Unis, par rapport à d'autres espaces du continent. Et à la suite de cette problématique se cumule une problématique nationale qui est très française que l'on retrouve dans seulement quelques autres pays au monde dont le Royaume-Uni. Donc j'espère que c'est pas ma double nationalité britannique qui crée cette malchance à titre très personnel.

c'est que la France a connu une cataclysme industrielle que très peu de pays européens ont connus. C'est-à-dire qu'on a divisé la part de l'industrie dans le PIB par 2 en 30 ans. En 1979 ou en 1980 disons, la part de l'industrie dans le PIB français était de 20 %. La part de l'industrie dans le PIB allemand était de 22 % et la part de l'industrie dans le PIB italien était de 16 %. On a au milieu des années 2010, la part de l'industrie dans le PIB français était un peu moins de 10 % alors qu'elle était stable dans les PIB allemand et italien respectif à un à peu près 20 % dans le PIB allemand et un peu près 15 % dans le PIB italien.

Ce qui fait qu'au-delà de la dynamique européenne, il y a des dynamiques à l'échelle nationale qui ont eu lieu qu'on a pas connu dans les autres pays européens. Et c'est ce qui a justifié la politique économique qu'on a essayé de mener depuis 2017 à l'initiative du président de la République avec Bruno Leire et avec la majorité qui avaient lieu à l'époque et je le dis d'autant plus tranquillement qu'à l'époque j'étais pas député.

Elle était fondée 1 sur la baisse massive des impôts, les impôts de production, la CVAE, la baisse de l'IS un peu sur les sociétés de 8 points de 33 à 25 % euh le prélèvement forfaitaire unique, la flat taxe, la défiscalisation des heures supplémentaires, la baisse des cotisations, la suppression de la taxe d'habitation et tout y compti. Deuxièmement, une politique de réforme de du marché du travail, des lois de simplification, la loi pacte, la réforme des retraites. Troisièmement, une politique d'investissement qui avait été initié sous la présidence Sarkozi et la présidence Hollande qu'on a essayé de poursuivre pour dérisquer une partie de l'investissement privé dans l'économie française.

Et fort de ce constat, la commission d'enquête qu'on a mené était fondée sur deux éléments. Un, faire le bilan de cette politique de l'offre. Est-ce que oui ou non on a réussi à enrayer la désindustrialisation de notre pays ? Est-ce que cette politique est la bonne pour réindustrialiser notre nation et le continent européen ? Et deuxièmement, quelle est la doctrine que nous devons porter dans les mois et les années qui viennent pour continuer ou pour amorcer la réindustrialisation de notre pays ? Et c'est là on a une divergence avec le Rassemblement national. Nous nous pensons, je voudrais pas être trop long mais après je je promis je serai plus court dans mes autres réponses.

Nous nous pensons avec le président de la République, avec Gabriel Atal, le président de notre groupe, avec les personnes qui soutiennent le bloc central et et l'alliance qu'on a aujourd'hui.

que pour pouvoir poursuivre la réindustrialisation de notre pays face au défis à laquel au défis auquel on fait face, nous n'avons pas d'autre choix que d'assumer un alignement complet et total du pouvoir politique et des pouvoirs économiques en France et que l'alignement total du pouvoir politique et des pouvoirs économiques dans notre pays et donc de placer les intérêts économiques de notre nation au cœur des intérêts vitaux de la France et au cœur des intérêts vitaux de la politique que nous devons porter. est l'une des gageurs de notre prospérité, notre indépendance économique au 21e siècle. Toutes les grandes démocraties de ce monde sont en train d'opérer ce mouvement.

Il y a rien de nouveau là-dedans. On voit aux États-Unis l'alliance qui a été signée entre les différentes administrations américaines et les patrons des gars femmes au service de la prospérité économique de leur pays. Quand on observe la place qu'occupe l'industrie pharmaceutique, l'industrie informatique, l'industrie automobile, l'industrie chimique dans la démocratie indienne aujourd'hui pour l'émergence de cette grande démocratie qui est l'Inde est fondamentale. Lorsqu'on voit le rôle que la City joue dans les intérêts vitaux de la nation britannique, on voit que dans les grandes démocraties de ce monde s'opère un alignement.

Je parle même pas des de l'Allemagne avec la place que joue le Mitelstand et le MEDEF allemand dans les négociations avec le bonus de stack pour la politique et pour le la refonte de la politique économique allemande aujourd'hui. On voit qu'il y a un élément total et complet assumé entre le pouvoir politique et les pouvoirs économiques de ces grandes démocraties au monde. Et nous c'est la politique qu'on veut porter à l'échelle du parlement et à l'échelle de l'exécutif aujourd'hui qui se décline de plein de manières différentes à travers plein de mesures mais je voudrais pas être trop long.

Mais c'est l'état d'esprit dans lequel on veut bâtir notre politique économique dans les mois, les années qui viennent. Et c'est ce qui fait l'objet d'un désaccord fondamental évidemment avec la gauche mais aussi avec le Rassemblement national. C'est ce que l'on a pu observer dans la remise de ce rapport qui a été un moment de de grand débat démocratique dans notre commission et qui a fait l'objet d'un désaccord entre nos deux entre nos deux parties. Oui, on reviendra sur les différentes mesures que vous portez. Donc vous avez rappelé les quatre chocs qu'on subi euh donc le peuple français et et l'Europe euh ces dernières années.

À ces chocs, vous proposez trois autres chocs qui sont qui structurent vos vos mesures. On y reviendra. Mais avant, on se posait la question justement de savoir si euh l'échelle nationale était finalement la bonne échelle pour parler de souveraineté. H mais effectivement c'est c'est exactement le le point vous avez dit plusieurs fois et l'Europe mais il y a il y a une vraie question qui se pose.

Peut-être qu'une une partie d'ailleurs des divergences avec le le RN vient de là mais déjà il y a une question de définition de ce que c'est la souveraineté économique peut-être qui n'est pas partagée par tous les partis mais au-delà au-delà de ce point-là les pays européens ont pas forcément les mêmes objectifs non plus dans la réindustrialisation depuis l'exportation à euh garder une autonomie stratégique sur des secteurs dont on veut pouvoir. exemple classique, les masques en France qu'on veut garder, on veut garder cette capacité de production. Les pays européens ont pas forcément les mêmes alignements.

Alors, quelle est quelle est votre position sur la possibilité de faire remonter à l'échelle européenne qui pour les économistes est souvent nécessaire ? Parce qu'il y a la question du poids en PIB comme vous l'avez illustré au début de dire voilà, c'est à cette échelle européenne qu'on va pouvoir compter. Donc, d'après vous, quelle est à cette échelle européenne la voix que peut porter la France sachant les différences potentielles ? Et est-ce que c'est sorti dans vos débats ? parce que c'est ça apparaît un peu moins dans le rapport mais c'est une question qui nous a qui nous a interpellé avec Olivia. Merci pour votre question.

Nous on part pour le coup du du d'un point de vue politique qui nous permet de décliner ensuite les fondements de notre politique économique. On se pose la question comment est-ce qu'on peut garantir l'indépendance politique de notre pays et de notre peuple au 21e siècle. L'indépendance politique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire la capacité du peuple français à faire des choix souverains pour son avenir en sortant, s'extirpant d'influences étrangères et de sa vale cisation potentielle ou avérée à des forces politiques et économiques extérieures à son territoire ou extérieur à sa volonté. Nous nous partons d'un postulat qui est le suivant.

Au 21e siècle, il n'y a pas d'indépendance politique possible sans indépendance industrielle et technologique. Pourquoi ? Je vous ai parlé de la confrontation entre les États-Unis et la Chine qui nous frappe de plein fouet aujourd'hui, fort de notre affaissement économique et industriel. Il y a un deuxième choc et une deuxième confrontation qu'on voit à l'œuvre aujourd'hui, c'est le rapport de force entre des États et des entreprises. Les G femmes aujourd'hui, leur capitalisation à chacun est plus importante que le PIB de 95 % des États de ce monde.

Cette comparaison veut pas dire grand-chose si ce n'est que la capacité de ces entreprises à générer des richesses et à occuper une place prépondante dans notre économie. Bah, c'est du jamais vu depuis peut-être la compagnie orientale, occidentale, les compagnies maritimes que l'on a connu il y a maintenant plusieurs siècles. Et ce sont des défis auxquels nous devons faire face aujourd'hui pour définir les choix souverains de notre de notre peuple. Nous ce que l'on considère c'est que fort de ces deux rapports de force dans le monde dans lequel nous vivons, nous n'avons pas d'autre choix que de partager des alliances industrielles et économiques avec les pays européens qui nous entourent.

Donc on parle de deux postulats. Un, le peuple français, peuple allemand, le peuple britannique, le peuple espagnol, le peuple italien sont des peuples différents. Donc nous ce que nous pensons c'est que le fédéralisme à l'européenne n'est pas possible parce que nous avons des identités qui sont propres, nous avons des histoires, nous avons une politique économique, nous avons une politique diplomatique, nous avons des cultures, nous avons des identities qui sont différentes et on le voit à l'œuf tous les jours. Pourquoi est-ce que l'Europe de la défense ça marche pas ? Mais parce que vous avez un désalement stratégique entre la France, l'Allemagne.

Je parle même pas d'un pays comme l'Oray-Uni, on a un pays comme la Pologne. Mais on a aussi des points communs fondamentaux. Et l'un de ces points communs fondamentaux à mon avis, c'est que si nous ne bâtissons pas les fondements d'une politique industrielle et économique européenne pour le 21e siècle, nous serons tous vassalisés, soit à la Chine, soit aux États-Unis, soit à ces deux nations. Et donc ce que le président de la République avait essayé d'imaginer en 2017, c'est la politique qu'on a essayé de porter depuis ces années, c'est une politique industrielle à la fois à l'échelle nationale.

Donc la politique d'attractivité française, le fait d'attirer des capitaux étrangers sur le territoire français, le fait de recréer des chaînes de valeur sur le territoire national, le fait de recréer près de 3 millions d'emplois en l'espèce de 7 ans sur le territoire français à travers la réforme structurelle et l'échelle nationale, mais c'est de coupler cette politique avec une politique résolument européenne. Je vous donne deux exemples rapides. Premier exemple, les fameux PIC, les alliances industrielles à l'échelle européenne.

Quand on parle des batteries, quand on parle de l'hydrogène, quand on parle des semi-conducteurs, quand on parle de l'intelligence artificielle, quand on parle bah du chipstact qui est le dernier acte que nous avons validé en dernièement, moi je considère que nous avons tout intérêt à unir nos forces avec les économies italiennes et allemandes notalement pour bâtir une politique industrielle commune pour faire face à l'agression économique qui est celle notamment de la Chine mais aussi des États-Unis dans le domaine. Deuxème exemple, l'union des marchés de capitaux.

Aujourd'hui, dans l'exemple que je vous donnais tout à l'heure, notre incapacité commune à créer une richesse et assurer la prospérité de nos peuples au même niveau notamment que les États-Unis est dû à un élément, c'est l'absence d'une politique d'investissement à l'échelle par rapport à celle des États-Unis. L'un des moyens, nous pensons que l'on va arriver à le faire, c'est d'assurer une mobilisation de capitaux à l'échelle européenne, à l'échelle de différents États pour pouvoir financer communément notre économie.

Et c'est la raison pour laquelle nous nous pensons que réinvestir le champ national sur les questions industrielles n'est absolument pas en opposition à investir ces questions à l'échelle européenne malgré des divergences stratégiques qu'on a sur un certain nombre de points avec les États européens. Et ça c'est un sujet sur lequel on a un désaccord fondamental avec le Rassemblement national et c'est légitime d'un point de vue politiémocratique.

Olivia, est-ce que tu Alors bon si si si on si si on continue donc sur cette en élargissant encore la la focale, il y a il y a il y a un sujet qui est particulièrement d'intérêt pour les jeunes et qui est à beaucoup d'endroits dans votre rapport, c'est euh la place de la décarbonation en Europe par rapport au reste du monde. la question des marchés carbone qui sont un objet très enthousiasment pour la jeunesse pour avoir un avenir par la planète d'un côté mais qui potentiellement suscite des des craintes de délocalisation entre autres des des des industries. Est-ce que vous pensez qu'on prend le bon chemin par exemple avec le le le Sibam les mécanismes d'ajustement aux frontières ?

On aimerait bien entendre parler de ça qui fait partie des missions cœur de de notre école. enfin des des valeurs importantes qu'on et tu sais qu'on que votre engagement est unanimement connu sur le sujet et c'est la raison pour laquelle je suis très heureux de pouvoir être avec vous ce soir aussi sur ces questions-là. Nous la manière dont on voit les choses. Évidemment que notre politique économique industrielle doit se coupler à la décarbonation de notre économie pour deux ou trois raisons. La première, c'est qu'il y a un enjeu pour l'espèce humaine. Moi, j'ai envie que mes petits-enfants, mes arrières petits enfants puissent vivre sur une planète qui est habitable.

Et je pense que factuellement, scientifiquement aujourd'hui on en prend pas le chemin. Et donc évidemment que la France et l'Europe ont leur part du chemin à mener sur cette question. La deuxième des choses euh c'est que nous on essaie de regarder les ruptures anthropologiques et même les ruptures économique que l'histoire économique mondiale a connu ne serait-ce que sur ces derniers siècles pour essayer de les anticiper dans les décisions politiques que nous prenons. Je suis franco-britannique. Le Royaume-Uni jusque à la fin du 18e siècle était une nation pauvre de second rang à l'échelle de l'Europe et l'échelle du concert des nations.

Qu'est-ce qui a créé la rupture et l'émergence du Royaume-Uni comme puissance mondiale à l'échelle planétaire ? C'est sa révolution industrielle menée sur le charbon, sur l'accide, sur l'acier au tournant du 19e et ensuite tout au long du 19e siècle. La puissance britannique s'est retrouvée déclinante et dépassée par la puissance américaine qui a fondé son hégémonie sur tout un tas de sujet, mais notamment sur une ressource énergétique qui est les que sont les hydrocarbures au moment même où la nation britannique a voulu pour le coup et vous êtes mieux placé que moi pour le savoir fonder son hégémonie sur la poursuite de l'utilisation de technologies fondées sur le charbon.

Et nous ce que nous pensons aujourd'hui, mais peut-être qu'on se trompe, c'est que les États-Unis sont en train de commettre une erreur historique qui est celle de poursuivre leur politique industrielle fondée sur des hydrocarbures alors même que la puissance économique chinoise est aujourd'hui fondée sur l'électrification massive de ces usages. Est-ce qu'on est en train de connaître un pivot et une bascule économique qui s'apparente à celle du je dirais la transmission de témoins entre l'Empire britannique et l'empire américain au tournant du 20e siècle ?

Est-ce qu'on est en train de connaître la même chose aujourd'hui du fait de ces choix économiques absolument fondamentaux qui sont en train de connaître ces deux hyperissances aujourd'hui ? Je ne sais pas mais nous c'est ce que nous suputons. Donc nous dans les choix économiques que l'on fait on se dit qu'à l'échelle nationale et à l'échelle européenne nous n'avons pas d'autres choix. que de miser sur la décarbonation et sur l'électrification massive de nos usages. Un pour les espèces humaines, 2 pour la compétitivité de notre industrie à long terme et trois pour réduire nos dépendances vis-à-vis d'un tran énergétique sur lequel aujourd'hui nous sommes totalement dépendants.

Et donc je suis plus que jamais convaincu que malgré les problèmes de compétitivité qu'on a sur tout un tas de sujets aujourd'hui lié à des choix énergétiques que la France et que l'Europe ont fait ces dernières décennies, je pense notamment au sacrifice d'une partie d'industrie nucléaire à l'échelle nationale, nous n'avons pas d'autre choix que de mener la décarbonation et l'électrification massive de notre appareil industriel et que la réindustrialisation de la France et de l'Europe va de paire avec la décarbonation et avec l'électrification massive de notre économie. Sur ce chemin, il y a plusieurs obstacles.

Donc pour repréciser la question de Pierre, on a donc un mécanisme de carbone, donc l'IUS qui incite les industriels à délocaliser parce que ils se disent pour les industries qui sont concernées, donc on pense à l'acier, le ciment, c'est que quelques industries, mais pour celles-là qui sont extrêmement émétrices et difficiles à décarboner, on va avoir donc une délocalisation importante. Donc c'est ce à quoi le mécanisme d'ajustement de carbone frontière essaie de de répondre. Et autre obstacle sur le chemin, si on réindustrialise, bah il faut beaucoup d'énergie.

Donc RTE a publié des scénarios futurs 2050 avec un scénario réindustrialisation où on remonte pas tout à fait au niveau de PIB, au niveau de part de PIB que l'industrie avait avant. Donc la grande désindustrialisation qui a eu lieu ces 40 dernières années, mais quand même on a besoin de beaucoup plus d'énergie qui doit être décarboné, beaucoup plus d'électricité et ça ça demande des investissements. Alors comment est-ce qu'on fait pour investir dans les réseaux pour supporter ça dans les usines pour avoir de nouveaux équipements ?

Si on part d'abord du du constat, le désalignement de nos politiques énergétiques à l'échelle européenne et la complexité du SIBAM avec les effets je qualif des effets d'oben absolument délirants qui sont liés au mécanisme d'ajustement carbonofontière euh et lié aussi aux limites de la politique euh énergétique à l'échelle européenne que nousons. Moi, je me souviens des discussions qu'on avait au moment du déploiement de l'inflation Reduction Act en août 2022. par les États-Unis.

Au moment où les États-Unis commencent à déployer les premières tranches de l'inflation Reduction Act, vous avez immédiatement un décaissement de près de 80 milliards de dollars en l'espace de 4 mois avec un objectif qui est fixé aux entreprises qui bénéficie de ces crédits d'impôts massifs, c'est Meet the KPI. À partir du moment où vous remplissez vos objectifs en matière d'investissement, de création d'emploi euh que l'on fixe de manière contractuelle, tous les 3 mois, vous avez un décacassement de votre crédit d'impôt qui vous permet de créer de la valeur et d'installer vos entreprises à l'échelle sur l'ensemble du territoire fédéral américain.

Et finalement, quand on regarde et je vais répondre à votre question, le déploiement de l'inflation reduction act à l'échelle des États-Unis, on a beaucoup à apprendre de celui-ci pour notre propre politique à l'échelle européenne. L'inflation reduction act, c'est finalement un investissement assez modeste. Le plan de relance américain, à la su crise Covid, c'est 1500 milliards de dollars d'investissement public. L'inflation Reduction Act américain, c'est 350 milliards de dollars d'investissement public à travers notamment des crédits d'impôts.

Mais l'effet de levier sur l'investissement privé, notamment l'attraction de capitaux étrangers sur le territoire américain, on l'évalue aujourd'hui dans les analyses économ à près de 1200 milliards de dollars de d'investissement privés captés sur le territoire américain avec un objectif, la décarbonation d'une part de leur économie et notamment d'une part de leur industrie.

Et face à ça, lorsque l'Inflation Reduction Act à l'échelle américain était déployé, on avait le sentiment communément qu'on était un peu des lapins avec qui regardaient dans les phards de la voiture où euh la Commission européenne essayé de calculer quel était l'impact sur la délocalisation de valeur d'Europe aux États-Unis. Si on pouvait imiter un peu le même truc, euh l'Allemagne a déployé son propre plan d'investissement à l'échelle nationale qui absolument pas coordonné avec les autres États européens.

La France, on a fait la loi industrie verte en essayant de créer un peu de crédit d'impôt le C3 IV pour les pompes à chaleur et pour une partie hydrogène et pour quelques entreprises dans le domaine des semiconducteurs. L'Italie a déployé ses propres sa propre politique de crédit d'impôts qui vise à attirer des capitaux des autres pays européens. Donc on voit qu'on a un désaliment aujourd'hui et je crois que finalement la manière dont on a bâti le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières révèle les divergences stratégiques qu'on a à l'échelle européenne. Donc ça on a deux moyens d'y répondre.

Soit on décide de réinvestir ces questions à l'échelle nationale et d'assumer des divergences irréconciliable à l'échelle européenne. Et donc on décide de mener une politique énergétique à l'échelle nationale française qui à mon avis serait le lit de notre perte parce que la fracture des États européens à l'échelle à l'échelle du continent à mon avis clorait notre vassalisation aux deux hyperpuissances du monde dans lequel on vit. Soit on décide d'assumer le rapport de force à l'échelle européenne. Et l'immense avantage, c'est qu'on a un exemple qui a marché et qui peut servir de modèle pour le reste de notre politique.

Lorsque le président de la République est élu en juin 2000 mai 2027, il va à l'échelle européenne, il décide de taxer les gens du numérique. Et donc en juillet 2017, vous avez un sommet qui est organisé dans je sais plus quelle ville européenne où il dit on va taxer à l'échelle européenne les gens du numérique. Tout le monde lui rayonnait. Et bien du coup à l'initiative de Brunet le maire, la France décide en septembre 2017 de taxer les gens du numérique. Donc taxer Facebook, Meta, Microsoft, Apple et cetera. On s'est dit mince, on va créer un déficit d'attractivité majeur pour le territoire français par rapport aux autres États européens.

Et résultat, ce qu'on a connu, c'est que tout l'inverse, les États européens se sont mis d'accord d'abord à l'échelle de l'Union européenne et ensuite au sommet du G20 de Venise en novembre 2021, une bonne part des États européens du G20 se sont mis d'accord sur une législation et un impôt minimal commun à l'échelle de leurs États pour taxer les gens du numérique à 15 % l'impôt minimal sur ces géants-là que nous pourrions ensuite instituer à travers une politique fiscale commune à l'échelle de l'Union européenne.

Moi, je crois beaucoup plus à cette politique qu'à la taxation carbone aux frontières à travers des mécanismes tels que le MCF qui est non seulement défaillant mais qui n'a à mon avis la grande culpabilité de ne pas taxer les produits finis entrant sur le territoire européen, ce qui finalement fait le lit de l'absence de compétitivité à l'échelle européenne. Voici la manière dont nous on travaille. la réforme du MACF qui serait une taxation carbone aux frontières et dont le financement serait 100 % dédié à une seule chose, c'est la baisse des impôts de production de nos propres entreprises. Donc on veut lier les deux mécanismes. C'est ça.

Si si je peux me permettre une petite question là-dessus parce que effectivement il y a ce qu'on appelle un double dividende, c'est-à-dire queon fait bien pour le climat et qu'en plus budgétairement ça permet de de financer des mesures d'aide et cetera. Mais euh est-ce que vous avez une idée de l'ordre de grandeur qui est attendu ? À quel niveau massif on peut on peut imaginer ça au niveau européen ? Parce que là on parle de somme colossal potentielle quoi si on commence à à assujettir ces ces ce MACF au produits finis et cetera. Est-ce qu'il y a déjà des études non qui permettent de de confirmer que ça peut être on peut avoir ce double dividende ?

C'est la dimension est liée à trois agrégats un quels sont les états qui participent ? Quelle est l'échelle à laquelle on peut bâtir ce type de mécanisme ? De quand vous parlez de produit fini, vous parlez de quoi ? C'estàd à partir de quel niveau de chaîne de valeur, vous décidez d'appliquer ce type de taxation. Et puis euh le troisème élément qui me paraît fondamental euh c'est la manière dont vous rétribuez euh ces ces dividendes et grosso modo qui paye et euh ces trois débats sur lequels aujourd'hui nous ne sommes pas d'accord à l'échelle européenne.

Et c'est la raison pour laquelle la France a fait une proposition d'une Europe pour le coup à plusieurs vitesses sur cette question parce qu'aujourd'hui vous avez une dizaine d'États européens qui sont d'accord pour avancer sur cette question et le principe fonctionnerait de manière assez simple en tout cas dans ses objectifs. On taxe les produits finis qui rentrent sur le marché européen qui ne respectent pas tout un type de cahier des charges nommément les produits chinois.

En fait, la vérité c'est qu'aujourd'hui le mécanisme qu'on a appliqué pour taxer les automobiles chinoises, donc toute l'industrie automobile chinoise qui rentre sur le marché européen est un modèle qu'on est en train d'essayer de tester pour voir si on peut l'appliquer à d'autres secteurs de notre économie. Donc au de l'objectif politique affiché, la vérité c'est que la manière dont on est en train de sanctionner l'industrie automobile chinoise pour essayer de protéger notre propre industrie est un modèle d'application si je puis dire. C'est un peu le père de Flamandville vis-à-vis de des autres EPR en construction sur le territoire français.

Désormais, c'est un mécanisme qui est imparfait, qu'on est en train d'essayer d'ajuster pour voir comment est-ce qu'on pourrait l'appliquer à d'autres secteurs de l'économie. Et ensuite, vous avez un deuxième débat qui est en cours entre les États européens, c'est qu'est-ce qu'on fait de l'argent collecté. Nous la position qu'on défend c'est de dire que nous voulons dédier 100 % de ce que l'on touche à travers cette taxation carbone frontière à la baisse des impôts de nos propres entreprises.

Donc dire en fonction du niveau à laquel vous placez cette taxation 100 % de ce que vous récupérez de cette taxation carbone frontière vous baissez les impôts de production de nos propres entreprises à commencer par la CVE et la C3S à l'échelle nationale. Compétitivité coût comme réponse quoi.

Mais c'est en retour de ça permet de nous ce que nous pensons et par exemple un pays comme l'Espagne en tout cas les nos camarades de espagnol avec qui nous échangeons, tant de l'exécutif que du parlement, une majorité aujourd'hui autour du premier ministre Pedro Sanchez qui s'apparente à peu près au NFP en France et dans une logique toute autre qui souhaiterait que le produit de la taxation carbone aux frontières soit mis grosso modo au pot commun.

de la planification écologique à l'échelle européenne pour financer des grands plans d'investissement public pour financer notamment des infrastructures énergétique des infrastructures liées à la mobilité qui sont aujourd'hui non compétitives ou en tout cas non accessibles à investissement privé. C'est une lo logique que que l'on respecte. Euh mais nous nous croyons euh que euh la perte de compétitivité de l'industrie française et l'industrie européenne est le premier élément auquel il faut qu'on réponde. Et donc nous nous considérons que les ressources que nous pourrions capter de cette taxation devraient être dédié à la baisse de la fiscalité sous nos propres entreprises.

C'est deux logiques qui sont différentes. On a beaucoup parlé de transition écologique ici. Donc c'est un des grands défis de notre temps pour lesquels l'école des mines essaie d'armer donc ses ses élèves. Il y a une autre transition, vous me voyez venir, c'est la transition de numérique. Vous avez parlé des acteurs du digital, donc des des grands géants du numérique qui sont taxés aujourd'hui. Dans le rapport donc que vous avez donc non pas cigné mais présidé, vous faites un constat qui est qui a un grand retard aujourd'hui à l'échelle industrielle des ETI, des PME sur le thème de la numérisation, de la robotisation. Qu'est-ce que vous en pensez aujourd'hui ?

Est-ce que la France est capable finalement de rattraper ce retard ? Euh c'est une excellente question qui parle d'un principe. D'abord, quand on parle d'industrie, on parle de quoi ? Est-ce qu'un data center c'est l'industrie ou pas ? Très concrètement, il y a des gens qui disent que oui, d'autres que non.

Nous nous considérons que euh la captation et la capacité de des entreprises françaises, du peuple français à travers ces entreprises, à travers son état, à travers ses chercheurs, à travers l'ensemble de ce qui compose notre économie, euh bah fait que cette question, l'intelligence artificielle, la gestion des données sur le territoire est une composante absolument essentielle de notre appareil industriel. Donc déjà, ce qui est quand même édifiant, peut-être que vous vous êtes d'accord entre vous, mais il n'y a pas de consensus politique à l'assemblée sur la définition même du mot industrie au sens qui est celui du 21e siècle.

La deuxième des choses, c'est que l'échelle des investissements qu'on sentit dans le domaine énergétique, dans le domaine de la gestion des données, dans le domaine du renouvelement du renouvellement, pardonnez-moi, de notre appart industriel et sans commune mesure. C'estàd que l'effort auquel doit consentir l'économie française pour faire face à sa transition démographique, à sa transition énergétique, sa transition numérique, on considère que c'est ces trois transitions sont liées et définiront l'avenir de notre pays dans le demi-siècle qui vient est un effort économique qu'on a peu connu dans notre histoire, même je suis même pas sûr qu'on l'it connu dans notre histoire aujourd'hui.

Et donc fort de ces deux constats, nous ce que nous proposons à l'échet à la suite de cette commission d'enquête, c'est une refonte de notre politique économique fondée sur trois piliers. Un la refonde totale du modèle social de notre pays. Fondé 1 sur le financement de la protection sociale, fondé sur la consommation et non pas fondé sur le travail. Donc le basculement de la protection sociale sur la consommation avec une baisse massive des charges et une hausse de la TVA. de dans la refonte de ce modèle social basculé d'un modèle de retraite par répartition à un modèle de retraite fondé sur la capitalisation obligatoire et universel.

Aujourd'hui, vous avez les modèles de retraite par capitalisation qui sont complémentaires sur fondés sur la base du volontariat, les pannes retraite dans vos entreprises, le PER, les différents modèles qui existent. Nous nous considérons que nous n'avons pas d'autre choix pour financer notre transition démographique que de basculer sur un modèle de retraite par capitalisation obligatoire et universelle qui permettrait de financer par ailleurs une partie de notre économie. Deuxième champ que nous que nous proposons deuxème pilier que nous proposons dans l'alignement politique économique dont je vous parlais tout à l'heure, c'est une dérégulation massive de notre économie.

fonder un sur la refonde totale d'une partie de nos réglementations de à la fois à l'échelle européenne et nationale. Je peux rentrer dans le détail si vous le si vous le souhaitez avec plaisir. Et puis troisièmement, c'est une refonte de notre politique d'investissement, notamment de l'investissement public au service, de la stimulation de l'investissement privé, des capitaux privés sur le territoire national. Et ça, il y a deux éléments principaux. Nous proposons la mise en œuvre de de ce qu'on appelle un small business act.

Le Small Business Act a été créé aux États-Unis en 1953 qui dit une chose, toute la commande publique en dessous d'un certain seuil est dédié à 100 % aux TPE et aux PME américaines. Et bien nous avons tranquillement décortiqué ce que les Américains ont fait pour essayer et pour se proposer de mettre en œuvre un small business sac à la française donc dédié 100 % de la commande publique en dessous d'un certain seuil au TPE et PME présents sur le territoire français. Et deuxièmement, dans le cadre de la refonte de notre politique d'investissement à l'échelle nationale européenne, nous proposons une union totale des marchés des capitaux à l'échelle européenne.

Tous les pays qui veulent s'associer cet effort devront consentir au même titre que la France à une union totale de nos réglementations, réglementation de nos marchés, ce qu'on appelle les marchés de capitaux à l'échelle européenne pour massifier nos politiques d'investissement à l'échelle de 3, de 4, de 10 États européens. Ce qui demanderait un transfert de souveraineté qu'on n pas connu depuis des années voire des décennies. Nous on l'assume.

Nous nous considérons que ce sont des compétences que nous devons mettre en commun à l'échelle européenne pour massifier nos politiques d'investissement à l'échelle de plusieurs États pour faire concurrence et pour rattraper notre tard en la matière par rapport aux économies chinoises et américaines. Et ça ce sont des politiques que n'a pas partagé le rapporteur et c'est la raison pour laquelle on avait des divergences de fond sur ces questions. Est-ce que je peux me permettre une toute petite question ? Est-ce que ça se se heurte pas des questions de d'homogénéisation fiscale nécessaire ? Alors c'est bien parce que la taxe gafamme on sait faire et c'est bien parce que c'est les autres.

Donc taxer les autres, on est d'accord pour le faire à peu près au même niveau. Mais la question d'avoir des des fonds de capitaux homogènes mais des taxations très différenciées, est-ce que ça risque pas d'être il y aurait pas des trous dans la raquette potentielle ? Est-ce que vous avez des réponses ? Je dirais que c'est un objectif qu'on vise à moyen terme et ça implique des réformes structurelles à l'échelle nationale qu'on a entamé depuis 2017 et que nous devons poursuivre. Et ces réformes structurelles, c'est la mise en œuvre d'un régime par capitalisation que l'on muscle au fur et à mesure. Donc vous avez plein de modèles qui existent.

Nous, le modèle que l'on suit notamment c'est celui de Bertrand Martinau qui a publié à mout repris sur cette question. Donc c'est le fond d'amorçage de plusieurs dizaines ou centaines de milliards d'euros. Et ensuite, en fonction du poids de votre fond d'amorçage, vous avez une courbe plus ou moins raide qui vous permet de basculer d'un régime par répartition, un régime par capitalisation. Une réforme de notre politique fiscale, et ça on n'échappera pas selon moi au basculement du financement de notre protection sociale d'un régime fondé uniquement sur le travail, un régime fondé sur la consommation qui nous permet de faire baisser la pression fiscale sur les personnes qui travaillent.

Pour rentrer dans une moyenne européenne, on l'a initié et on l'oublie trop rapidement mais on l'a initié depuis 2017. Il faut qu'on poursuivre cet effort et ces réformes, on doit d'abord les mener à l'échelle nationale si on veut réellement que la France ait un poids politique suffisant pour amorcer ensuite cette union des marchés de capitaux à l'échelle européenne. Donc on peut commencer, c'est-à-dire que on l'a démarré avec les industrielles, on l'a démarré notamment à travers les forts commet la MF, l'autorité des marchés financiers pour unifier nos réglementations à l'échelle européenne, à l'échelle des 27.

On l'a démarré à travers des préconisations des rapports l'État et Dragne politique d'investissement ne serait-ce qu'à l'étel du ne serait-ce qu'à l'échelle d'une dizaine d'États européens. Mais si on veut vraiment accélérer sur cette question, on doit d'abord commencer par les réformes à l'échelle nationale. Et honnêtement, on les a entamé. On est peut-être pas allé suffisamment vite ces dernières années. On a eu le contexte politique économique qu'on connaissait aussi et on a échoué sur une bonne partie de notre politique. Sinon on aurait gagné les dernières élections législatives, on les a perdu. Mais le projet politique que l'on porte pour ces prochaines années, c'est celui-ci.

Et je me permets parce que je vois que le temps fil et c'est trop dommage. On a beaucoup de questions à vous poser encore. Avec plaisir. Une question sur finalement la place de l'ingénieur aujourd'hui dans notre société, je la dédouble. En fait, d'une part, on voit que les ingénieurs vont de moins en moins dans l'industrie aujourd'hui. Euh il y a énormément de tertiation. les ingénieurs se tournent beaucoup vers la production de finalement de données intellectuelles. Enfin, il y a des services intellectuels, des prestations intellectuelles vers lesquelles vont les ingénieurs aujourd'hui. Donc, est-ce que c'est quelque chose qu'il faudrait faire évoluer ?

Et l'autre question finalement sur la place de l'ingénieur aujourd'hui, c'est d'accord, ils vont moins dans l'industrie et on va en parler, mais ils sont aussi peu présents dans l'espace public, finalement dans l'espace de décision politique. En tout cas dans l'école des mines, on voit au sein des alumniques, il y a peu d'élèves qui sont ensuite devenus décisionnaires politiques. Est-ce que finalement l'ingénieur devrait s'intéresser aussi, faire un pas vers ce système de l'espace public ? Ben, je pense qu'il y a mais plus que toute sa place pour deux raisons.

La première, c'est que à Versaill, on reçoit chaque année le sommet de Ch France qui est le sommet où les grands investisseurs du monde entier qui font le choix de la France sur une année se rendent pour échanger avec le président de la République, ses ministres, les différents patrons d'entreprise française. Et quand vous travaillez sur les questions industrielles et l'attractivité, vous avez la grande chance et c'est ce qui rend aussi mon engagement passionnant, de rencontrer des dizaines et des dizaines et des dizaines d'investisseurs du monde entier toute l'année.

Et que ce soit des Saoudiens, des Coréens, des Brésiliens, des Britanniques, des Américains, des Australiens, des Japonais ou que sais-je ? L'argument numéro 1 que ces investisseurs nous disent lorsqu'ils font le choix de la France, c'est toujours le même. C'est pas sa politique fiscale, c'est pas le beau pays que l'on a, même si c'est vrai, c'est la qualité des la formation des ingénieurs en France. Et donc moi, c'est pas parce que je suis ici ce soir que je vous le dis, mais factuellement, à chaque fois que nous rencontrons des patrons d'entreprises de fond d'investissement du monde entier, la première des choses qui soulligne, c'est la qualité de l'ingénieur français.

Et honnêtement, s'il y a bien une école qui incarne cette excellence française reconnue à l'échelle mondiale, c'est la vôtre. Et je vous le dis pas pour vous faire un compliment, je vous le dis parce que c'est vrai, c'est ce qu'ils nous disent. Donc un déjà pour cette raison, s'il y a bien une raison pour laquelle vous avez votre place dans le débat public, c'est pour celle-ci. La deuxième c'est que je pense que vous le voyez tous les jours, on a un énorme problème, c'est que la vérité n'est plus le postulat de départ dans le débat public. La vérité est devenue un argument et non pas le postulat de départ.

Et donc la rationalité qui est souvent la vôtre, qui n'est pas souvent la nôtre, à mon avis a toute sa place dans le débat public aujourd'hui. Et moi ce que je constate dans tous les travaux que le jeu mène et bien c'est que plus que jamais, on a besoin du retour de la raison et du retour de la science dans nos débats publics et politiques. Et c'est la raison pour laquelle moi ce que je peux vous dire, c'est que vous avez toute votre place à l'Assemblée nationale, vous avez toute votre place au Parlement, vous avez toute votre place dans le débat public. L'immense avantage, c'est qu'aujourd'hui les canaux de communication ne sont plus ceux du 20 du 20e siècle.

Ce qui fait que votre parole a potentiellement l'importance de celle d'un ministre comme celle de n'importe quel citoyen. Et donc, plus que jamais, vous pouvez occuper votre espace. le débat dans le débat public et dans le débat politique. Et si vous avez besoin de relais tels que moi ou tel que ceux de d'autres parlementaires, queles que soient vos convictions, bah n'hésitez pas aussi à compter sur nous pour faire écho à votre parole. Et je crois que euh la soirée euh que l'on passe ce soir, il contribue. J'ai beaucoup parlé mais j'ai hâte aussi d'avoir vos retours à la fois ce soir et dans les mois ou dans les années qui viennent.

En tout cas, sachez que je me tiens à votre entière disposition à la fois dans notre débat de ce soir et dans les mois qui viennent. Merci beaucoup. Euh on va passer la parole à la salle qui va poser deux trois questions et puis on laissera GFR BVallet clore la la soirée avant de passer à cocktail. Qui qui a une question à poser à monsieur le député ? Je passe le micro. Merci beaucoup. Euh alors moi j'aurais une question concernant aussi votre carrière passée, notamment lorsque vous étiez chez Bruno Lemire au ministère de l'économie. Euh c'est à peu près le moment si je me trompe pas où le plan France 2030 avait été lancé par le président Emmanuel Macron.

Donc ma question portait sur votre vision concernant ce plan, notamment en général les plans d'investissement euh d'avenir en France, donc niveauation, industrie et cetera concernant la réindustrialisation de la France et quelle est votre vision sur la manière dont ces plans doivent être à la fois pensés, conçus et ensuite exécutés puisque le plan France 2030, c'est une cin de milliards d'euros qui ont été alloués à l'innovation et à l'industrie et qui porte quand même certaines de ses limites. et j'aimerais savoir votre vision sur ce plan de manière générale, sachant que vous étiez au ministère de l'économie à ce moment-là. Merci pour votre question.

Donc effectivement, alors moi en toute franchise, j'occupais des fonctions plus politiques que techniques au sein du cabinet mais c'est vrai que c'est le moment où le déploiement de France 2030 avait lieu et la vision qui était portée à ce moment-là était fondée d'abord sur un retour d'expérience. Est-ce que les plans d'investissement d'avenir qui avaient été déployés sur la présidence de Nicolas Sarkozi à la suite de la crise financière et de la crise économique de 2007 à 2009 avait fonctionné et quelles étaient aussi leurs limite ?

Est-ce que la création de la banque publique d'investissement et la stratégie qui a été celle de la présidence de François Hollande et la manière dont on avait été créé la la BPI à l'époque était optimale s'il y avait des choses à ajuster notamment en sortie de crise qui était le la crise de la dette souveraine grecque qui menaçait aussi une bonne partie de l'économie européenne. Donc déjà il y avait un premier postulat qui était quel était le retour d'expérience qu'on pouvait avoir de ces plans ? Deuxième des choses qui a été faite, c'est comment les choses se passent ailleurs.

Moi, j'anime aujourd'hui un groupe de députés, mais c'est aussi un travail que fait bercer les différents ministères. En fait, on passe notre temps à screener, parez-moi, du du barbarisme en anglo-saxon à à évaluer la manière dont évolue la législation américaine, chinoise et allemande pour essayer de comprendre un quelle est la politique économique qu'il mènent en soutien de leurs propres entreprises et comment est-ce que l'évolution législative de leur loi impacte et leur extraterritorialité impacte la sécurité économique de nos entreprises.

Et puis troisièmement, on a essayé de répondre à la philosophie qui est la nôtre, qui est dire que pendant 40 ans, la France a plutôt subventionné la consommation, donc a soutenu la demande plutôt que de soutenir l'offre qui à notre avis, mais on se trompe peut-être, a fait le lit de l'effondrement industriel de notre pays parce qu'on a plombé l'offre et l'appareil productif français pour soutenir et pour subventionner la demande à la consommation dans notre pays. Et donc, comment est-ce qu'on pouvait bâtir un plan qui euh soutenait l'offre euh euh française dans un moment qui était d'une gravité économique sans précédent, à savoir celle de la crise Covid et en sortie de crise ?

Et donc la manière dont on a bâti ce plan, elle était la suivante qui était dire qu'on subventionnait c'estàd qu'on soutenait massivement une

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un la mobilisation de capitaux privé en dérisquant des opérations sur le territoire français. C'est-à-dire que on investissait conjointement à travers des investissements publics et des investissements privés dans des opération qui à notre avis était fondamental pour la réindustrialisation de notre pays. Donc on a choisi cinq ou six thématiques. Je sais plus quel était le nombre précis. l'intelligence artificielle, l'hydrogène, la relance du l'énergie nucléaire, euh les semi-conducteurs euh pour essayer de stimuler les capitaux privés dans notre politique industrielle et sur le territoire français à travers l'investissement de votre argent à savoir de l'argent public.

Deuxième des choses dans le format, on a essayé de comprendre pourquoi est-ce que les plans d'investissement d'avenir sur le président Sarkozi avait pas fonctionné ou en tout cas avait trop peu fonctionné par rapport à l'échelle qui était promise à l'époque. Et ce que nous avons considéré c'est que l'État est probablement le pire vecteur, le pire investisseur de l'argent public des Français. Donc ce qu'on a essayé de faire c'est de passer d'une logique d'appel d'offre à une politique d'appel à manifestation d'intérêt.

Donc grosso modo, vous aviez un pool d'argent public disponible et ensuite on faisait appel aux investisseurs français et étrangers qui étaient prêt à investir sur le territoire européen avec des projets en leur disant par exemple qu'on avait besoin de réindustrialiser les Haut de France dans le domaine des semi-conducteurs ou des batteries. On avait 50 projets sur la table et ensuite c'était un pool de chercheurs et d'investisseurs privés qui étaient autour de la table qui choisissaiit les projets que nous devions sur lequels nous devions miser.

Et là-dessus, en fait, on a essayé d'imiter ce que d'autres pays avaient fait, nommément l'Allemagne et les États-Unis dans leur fonctionnement pour essayer d'imiter la réussite de leur politique économique pour déployer France 2030 sur le territoire français. On va prendre deux autres questions. Bonjour, merci beaucoup d'avoir pris le temps de parler dans notre école. J'avais juste une question sur la refonte du modèle social dont vous avez parlé qui passerait notamment par une hausse de la TVA. Euh j'ai un peu l'impression que actuellement dans le contexte politique euh il y a un besoin de justice fiscale.

Euh on peut le voir notamment avec euh la popularité de la taxe dumanne qui a été plébiscité par 96 % des Français selon un sondage hip hop. Et du coup, je me demandais comment vous pensiez que euh ne serait-ce que débrocratiquement c'était envisageable alors que la TVA est pas super considérée comme un impôt redistributif ? C'est une excellente question. Moi je considère qu'aujourd'hui il n'y a pas plus injuste que le système par répartition. Pourquoi ?

Parce que lorsque le régime de retart a été créé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, nos ancêtres à l'époque avaient initié ce régime et il nous avait prévenu dès le départ en disant qu'au vu des dynamiques démographiques de la France et de notre peuple, le régime par répartition n'aurait pu exister qu'une trentaine d'années et donc il aurait fallu entamer son extinction au milieu des années 70. Nous sommes aujourd'hui en 2025 et notre régime de retraite par répartition est complet et notre régime de retraite repose en tout cas public repose sur 100 % de répartition. Et pourquoi est-ce que je considère qu'il est injuste ?

C'est qu'aujourd'hui 90 % des présentes dans cette pièce, des personnes présentes dans cette pièce vont bénéficier de la retraite par capitalisation. Vous travaillez peut-être déjà ou le faire dans quelques années. Il ne fait aucun doute que 90 % des personnes ici présentes ici à travers un per, à travers de votre plan d'épargne en entreprise, vous allez bénéficier d'un régime de retraite par capitalisation complémentaire qui va vous assurer une retraite décente dans les décennies qui viendront lorsque ce sera votre moment de d'adopter une retraite et de passer à la retraite bien mérité.

La vérité c'est qu'il y a des millions de Français aujourd'hui qui ne bénéficient pas d'une retraite par capitalisation et qui dépend d'un régime qui est insoutenable. À la fin de la seconde guerre mondiale, vous aviez cinq actifs pour un retraité. Aujourd'hui, nous sommes tranquillement en train d'arriver à un régime qui repose sur la répartition entre un actif et un retraité. Ce qui fait qu'aujourd'hui, un régime constant, nous condamnons des millions de français à la ruine avec un régime de retraite que nous ne pouvons pas financer. Et c'est déjà le cas aujourd'hui. C'estd qu'aujourd'hui notre régime est déjà déficitaire à plusieurs dizaines de milliards d'euros.

Nous ne faisons qu'alourdir depuis des décennies son financement à travers la dette, l'impôt et un alordissement des charges sociales. Et cette dynamique ne peut que continuer. Moi, je considère que le meilleur service à rendre aux Français, notamment aux millions de Français les plus modestes, c'est de changer de régime pour passer d'un régime éminemment injuste à un régime qui peut bénéficier à 100 % des Français et non pas qu'aux Français les plus aisés. Et donc ça veut dire qu'il faut qu'on fasse des choix absolument vitaux. Et donc quand je parle de faire reposer le financement de la protection sociale sur la consommation, donc sur la TVA, ça veut dire deux choses.

Ça veut dire un que alternativement ou en même temps simultanément, on baisse massivement le coût du travail. Si on décide de basculer une partie du financement de la protection sociale, donc la santé, le chômage, le handicap et les retraites sur une partie de la consommation et sur la capitalisation, les deux en même temps, ça veut dire aussi qu'on baisse le coût du travail et ça veut dire qu'on baisse le niveau de cotisation notamment sur les plus bas salaires. Ça veut dire aussi que vous n'êtes pas obligé nécessairement d'augmenter la TVA.

Vous pouvez aussi dire que la TVA en l'état actuel, bah vous la dédiez au financement de la protection sociale et vous ne la dédiez plus au financement d'une autre part de l'activité économique. Je peux rentrer dans le détail si vous le souhaitez. La taxation, la taxe Zucman. Moi, j'ai rencontré Gabriel Zucman. Euh c'est un homme d'une intelligence rare, prodigieuse. J'ai passé un moment passionnant avec lui. Je pense que sa réflexion honnêtement va dans le sens de l'histoire mais ma conviction personnelle c'est que il ne l'apporte pas nécessairement à la bonne échelle. C'est présomptueux de ma part. Je suis qu'un député parmi d'autres et c'est un économiste de haut rang.

Je considère que le seul moyen pour nous d'appliquer une taxation à ce niveau, c'est de l'appliquer à l'échelle européenne. Et je suis convaincu qu'il y a une bonne part des nations européennes qui sont prêts. Et j'ajoute un deuxième chose, c'est que plutôt que taxer simplement les grandes entreprises et les plus hauts revenus de notre nation, de notre continent, pourquoi est-ce qu'on attirait pas un niveau de taxation alternatif ou un modèle de taxation alternatif fondé sur la décarbonation et fondé sur l'aptitude à chacun d'appliquer une politique qui est plus ou moins proche de nos objectifs en matière de lutte contre le changement climatique et en lutte contre la décrimination.

Moi, j'ai rien contre un riche qui investit 100 % de son argent. dans la décarbonation ou dans des activités environnementales vertueuses. En revanche, j'ai un gros problème avec un riche ou une entreprise notamment une entreprise étrangère chinoise ou américaine qui euh exporte pour euh sur le territoire européen ou sur le marché européen. Donc qui produit ailleurs pour importer sur le marché européen et qui pollue ailleurs pour importer sur le territoire européen et qui du coup nuit à la compétitivité de nos propres entreprises.

Donc Gabriel Zucman, je pense que dans son objectif qui est parfaitement louable, je pense qu'il y a des modèles de fiscalité alternative à l'échelle européenne et elles existent. On l'a fait sur la taxation des gens du numérique. Donc il y a pas de il y a pas de raison qu'on puisse pas l'appliquer sur d'autres domaines de notre économie qui à mon avis sont des modèles de fisc qualité plus vertueux que ce qui promet. Et enfin je pendant je suis je suis très bavard donc je me tais après j'ai une vraie interrogation sur le rendement de la taxe Zucman.

Le président du conseil d'analyse économique qui est pas réputé pour être un grand libéral a montré que il y avait des vrais risque sur le rendement réel de la taxation sur la taxe Zucmane. Le Parti socialiste aujourd'hui qui en a fait le fondement de sa politique fiscale pour le PLF qui vient dit que la taxe Zucman pourrait rapporter jusqu'à 20 milliards d'euros. Le président du conseil d'analyse économique dit que la taxe Zucman pourrait rapporter au maximum 5 milliards d'euros.

avec un les trous dans la raquette que cette taxe comporte et de deux l'effet je dirais défarmant ou de de désarrois que ce texte pourrait créer sur les l'investissement sur le territoire français et sur le ralentissement de la politique économique et du dynamisme économique qui est déjà très limité de l'économie française. Merci à vous. On prend une dernière question et on passe la parole à GF Bouvallet. Donc que la question et la réponse va prendre du temps à notre directeur. Donc vous vous Bien merci. Moi je suis un très un grand ancien de cette maison et bon j'ai eu la chance de travailler avec de grands économistes et j'ai été un peu bercé par Adame Smith, Ricardo et cetera.

Alors, je trouve que vous avez un discours qui est assez convaincant, qui est même très convaincant sur la méthode, c'està-dire comment créer le cadre propice au redéveloppement de l'industrie, la fiscalité, le social, le financement et cetera. Mais à la sortie, il faut savoir ce qu'on qu'est-ce qu'on fait. Et donc ma question, c'est aujourd'hui en France, quels sont les avantages comparatifs dont on peut se prévaloir ? Alors, je sens que vous allez me dire c'est les ingénieurs la formation mais je suis pas sûr que ce soit toujours exact quand on voit ce qui tout ce qui se fait en Chine avec quel se fait.

Donc quels sont nos avantages comparatifs qui fait que on pourrait être meilleur dans certains domaines que d'autres pays européens ou pas ? Alors, sachant que je suis bavard, je veux pas vous pas cour Ce qui est incroyable, c'est que je pense que vous tous comme moi, on rencontre beaucoup d'investisseurs et beaucoup de chefs d'entreprise du monde entier. Et c'est souvent l'une des premières questions qu'on leur pose.

OK, on nous dit que c'est la crise en France depuis les années 60, depuis le l'arrivée à la présidence de la République de Valérie Giscard destin, il y a pas un seul président de la République qui a pas dit que la France était en crise et qu'on allait sortir au bout du tunnel et que finalement il avait les ressources politiques pour sortir le pays de la crise. Et au final, c'est le discours qu'on porte.

Et pourtant ce que je constate c'est que malgré l'instabilité politique que l'on connaît, il y a quand même encore des investisseurs qui font qui signe un chèque de plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année pour investir sur le territoire national avec des résultats plus modestes que de d'autres zones économiques du monde. Mais ces gens investissent dans notre pays quand même pour des raisons. Moi, j'identifie trois quatre avantages comparatifs parmi tant d'autres. un pardon mais on a encore des industries et des filières d'excellence sur le territoire français par nos entreprises que le monde entier nous envie.

Malgré tout ce qu'on lui a fait, la filière nucléaire existe et résiste. C'est évidemment les filières neurontiques du luxe mais au-delà de les cités, c'est quand même des industries que le monde entier nous envie et qui porte aujourd'hui une bonne part de notre économie. La deuxième des choses, pardonnez-moi, mais l'état de droit, c'est pas que des mots. Aujourd'hui, quand j'échange avec des chefs d'entreprise français comme américains, savoir quel est les droits de cette entreprise et est-ce que les droits de cette entreprise seront confirmés et protégés dans les années qui viennent dans un pays comme les États-Unis de Donald Trump ?

des hésitations fondamentales que se posent des dizaines de chefs d'entreprise qui chiffrent leurs investissements à des dizaines de milliards d'euros.

Et donc nous ce que nous disons aujourd'hui à nos partenaires socialistes et autres, c'est que dans un monde qui est caractérisé par l'instabilité administrative, réglementaire et fiscale aux États-Unis et même dans une partie des régions chinoises, essayons de préserver la stabilité administrative, réglementaire et fiscale à l'échelle du territoire national et à l'échelle du territoire européen qui a été un avantage comparative majeur ces dernières décennies en ces dernières années en France, ce qui a pas été le cas ces dernières décennies et ce qui a été le cas ces dernières années. Essayons de préserver cet avantage comparatif majeur.

La troisème des choses, pardonnez-moi, c'est pas pour faire les les c'est pas pour faire les loges de cette maison, mais je reviens au premier élément qui est souligné par 100 % des gens que je rencontre qui viennent du monde entier. L'excellence de la formation française et l'excellence pardon mais des ingénieurs français est une un élément qui est reconnu par le monde entier. Et donc plutôt que de se reposer sur nos acquis, nous ce que nous avons essayé de mener ces dernières années, c'est des réformes pour soutenir cette excellence. La réforme de l'apprentissage c'est pas une réforme gadget. En 2017, il y avait 250000 apprentis par an. En France, il y en a aujourd'hui 1 million.

Euh la réforme du lycée professionnel, c'est pas une réforme gadget, c'est une réforme fondamentale pour soutenir cette excellence pour les années qui viennent. Voici deux ou trois avantages comparatifs que j'identifie. Il y en a beaucoup d'autres mais je crois honnêtement que plutôt que de continuer à se laassérer comme on le fait notamment dans la vie politique tous les jours, écoutons simplement ce que nous disent les étrangers quand ils regardent notre pays et et honnêtement il y a matière à être optimiste pour les décinies qui viennent pour notre pays si on fait je crois les bons choix politiques et économiques, vous et nous ensemble. J'en suis convaincu. Merci beaucoup.

Je passé la parole à à GFR. Go froid Christian rapidement

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Locuteur

très vite parce que on lapidaire lapidaire on va faire lapidaire. Alors merci beaucoup monsieur monsieur Redwell pour votre intervention. J'ai entendu un discours que je n'ose pas qualifier de libéral. Je saurais pas que vous soyez voilà voilà juste une juste une remarque. J'aurais deux remarques mais c'est c'est peut-être à développer par la suite lors du cocktail. Je crois qu'il y en a un euh quit du monde des PME parce qu'ici on s'est adressé beaucoup à des grands groupes. On voit ça une vision d'intervention d'État. Une autre question quelle est la place de l'État dans tout ça ? Ne faut-il pas un peu le réformer ?

Puis dernière remarque, je ferais juste observer que pour être chef d'entreprise en PME, je pense que beaucoup du développement des des de l'apprentissage est lié à des questions de charge salariale. Alors non moins lapidaire pour la réponse. Très rapide sur la place de l'État, ça fait des décennies qu'on croit à une politique colbertiste ou kénésienne à l'échelle nationale.

On je pense qu'on peut faire communément un constat de relatif échec et la politique de l'offre qu'on a essayé de porter ces dernières années qui a ses limites peut y revenir je crois au moins eu le mérite d'avoir des premiers résultats économiques qui j'espère sont conclus et peut-être que vous avez un avis divergent et je serai ravi d'en échanger avec vous ensuite quand quand on ira boire un pot. Mais 2,7 millions d'emplois créés en 7 ans, ils sont pas tombés du ciel. Ce sont des entreprises qui ont créé ses emplois sur le territoire français et ce sont des entreprises qui ont été créées et qui ont été convaincu de créer cette richesse et de créer ses emplois sur le territoire français.

Donc moi, je crois à cette politique et donc je crois à une politique de dérégulation et à une politique de désengagement de l'État dans une part très importante de notre économie. Et je pense que le mouvement qu'on a initié depuis 2017 en la matière n'est pas suffisant et qu'il faut qu'on poursuivre. Je crois vous avoir répondu sur la question des charges et les cotisations tout à l'heure et sur la question des TPE, des PME. Euh dans le rapport que nous portons, on porte notamment deux mesures sur ce sujet.

Un, je vous ai parlé du Small Business Act à la française qui me semble absolument fondamental pour soutenir le déploiement des TPE et des PME pour leur permettre de devenir des entreprises de ter intermédiaire qui est le vrai maillon faible de l'économie française aujourd'hui. Et la deuxième des choses, c'est que nous pensons qu'il faut que nous refondions totalement le pacte du trail, non pas pour l'amoindrir, mais pour l'élargir massivement, pour éviter de provoquer à chaque fois qu'une entreprise est transmise une perte de valeur fondamentale pour l'économie française par rapport notamment aux économies allemandes et italiennes. Deux pistes que nous poussons.

Nous pensons que le pacte du trail devrait être élargi dans ses bénéficiaires non pas simplement au fils et au petitfils d'un chef d'entreprise, mais à ses neveux, à ses nièes, à ses cousins, aux salariés de l'entreprise. Nous considérons que si la reprise d'une entreprise doit être faite par ses salariés, soit par cette direction, soit par un pil, le pacte du trait devrait pouvoir s'appliquer à ce type de transmission.

Et la deuxième des choses, nous pensons que les critères du pacte du trait doivent être refondés pour prendre en compte et ça revient à une question que vous posiez tout à l'heure pour prendre en compte deux caractéristiques majeures de notre économie qui n'existait pas en 2003 lorsque Renault Dutreil a créé ce pacte là, c'est un la robotisation et de la numérisation de notre économie. Aujourd'hui, nos TP et nos PME prennent du retard tout simplement parce que elles n'ont pas la capacité d'amortir ces investissements sur une durée suffisante du fait de la transmission tardive de leur entreprise.

Grosso modo, si vous concentrez à des investissements massifs dans des robots ou dans la digitalisation de votre entreprise, cette valeur peut-être détruite au moment de la transmission de votre entreprise parce que le pacte du trail ne permet pas de prendre en compte ces investissements dans les critères qui existent aujourd'hui.

Et donc nous proposons d'élargir le pacte du trait pour pouvoir préserver la valeur de la robotisation ou de la digitalisation de entreprise dans le cas de sa transmission d'un chef d'entreprise à ses salariés ou d'un chef d'entreprise à son fils ou à son petit-fils pour éviter de perdre cette valeur par rapport à des entreprises italiennes ou allemandes tel que c'est le cas aujourd'hui. J'espère avoir répondu à votre question. Ou à sa petite fille. Soyons fou. Tout à fait. Non mais merci. le le masculin est neutre de la langue française et toutes et tous euh les bien sûr. Bien monsieur le député, merci beaucoup. Euh je veux conclure en quelques mots.

D'abord peut-être alors d'abord en vous remerciant en remerciant le public d'avoir été là nombreux.

Euh vous dire que euh vous avez parlé de Tes France euh peut-être ne savez-vous pas mais l'école des Mines a choose Versailles euh Choose Satori puisque j'étais tout à l'heure et je serai à nouveau demain d'ailleurs sur notre campus de l'innovation euh à Satoré où nous avons installé la robotique, l'énergétique, les procédés, euh le centre des matériaux et où nous sommes au cœur de cet écosystème en train de se créer autour notamment des questions de sécurité, de défense d'industrie et ben on espère bien pouvoir compter sur votre soutien local puisque vous faites partie des gens qui pouvait assurer de la connexion entre tous ces acteurs parce que l'intérêt d'aller sur place c'est aussi que c'est toute l'école hein qui va c'est pas une annexe de l'école le campus de Versailles c'est vraiment toute l'école qui est ouverte aux travaux au partenariat avec avec les les entreprises qui sont sur place les très grandes.

Il y en a une pas loin de nous qui s'appelle Safran, on les connaît déjà pas mal mais aussi les plus petites et et c'est aussi sur celle-là qu'on compte sur des acteurs politiques puisque ça fait partie la mobilisation du territoire de de ce qu'a fait le le politique de de sa fonction aussi même si on a moins parlé ce soir. Il y aura une réunion fondatrice demain sur ce sujet. Alors, pardonner à à un ancien directeur de cabinet du ministre de l'industrie de vous dire que le solo, le business act à la française, moi ça fait 22 ans que j'en entends parler alors j'ai arrêté d'attendre. Euh mais ou à l'européenne d'ailleurs, voilà.

Non, enfin bon, j'espère toujours et d'ailleurs je pense que quelque part là où croit le péril croit aussi ce qui sauve comme dit et que au bout d'un moment, on finira par se rendre compte que c'est pas une mauvaise solution et pas simplement d'en parler parce que ça on en parle beaucoup mais de le faire. Je je vous mets pas en boîte, je veux dire, je sais que euh beaucoup de gens s'y sont efforcés, que les règles européennes sont compliquées euh en la matière. Il me semble qu'il y a vraiment quelque chose de très important euh de ce côté-là. Je veux aussi vous dire sur euh la proximité des ingénieurs au politiques, je faisais un comptage là.

Alors, à l'heure où nous parlons, il y a des ingénieurs à proximité du politique. C'est vrai que des hommes et des femmes politiques qui ont une culture d'ingénierie, il y en a pas beaucoup et on est droit de le regretter. Comme ils ont dû entendre comme vous que le fait d'avoir des ingénieurs autour de soi, c'est pas idiot, il y a aujourd'hui sep ingénieurs issus de cette école à Matignon, trois à l'Élysée. Euh ce qui fait une représentation autour des politiques tout à fait atypique euh des gens qui sortent de cette école.

Alors, c'est vrai qu'on a un cursus qui est un peu fait pour mais s'appelle le corps des mines mais euh mais mais il y a pas que et c'est un peu un message aussi que j'ai. Je sais que parmi les tout premiers employeurs en premier emploi dans cette école, il y a la puissance publique parce que il y a des jeunes ingénieurs quel que soit leur statut qui ont envie de s'engager dans une aventure publique. Pas forcément pour y faire leur carrière mais parce que c'est un moment qui est particulièrement intéressant puis ça les stimule. Donc d'abord, il y a pas d'autocensure à avoir par rapport à ça.

Euh et euh ensuite, sachez euh pour ceux qui intéressent que l'école est euh pas si mal connecté et on peut aider aussi euh à euh à fabriquer ce genre de trajectoire. Euh enfin, je voudrais conclure en disant que les qualités de l'ingénieur, on en a parlé de certaines, je crois qu'il y a des qualités politiques de l'ingénieur que vous n'avez pas cité. D'une part, ce que j'appellerais le leadership relationnel, c'està-dire qu'un ingénieur, ça sait que euh bah il suffit pas d'être chef, quoi. Un moment euh si on a si on n pas les alliances, euh si on n pas créé les conditions de l'alliance, ben ça marchera pas.

Et puis le recul critique euh d'abord parce que l'ingénieur c'est souvent celui pour avoir vécu en cabinet ministériel qui se retrouve à dire non au ministre. Monsieur le ministre, je suis vraiment désolé mais ça passe pas parce que le tirs exclus c'est qu'un truc qui existe. Ça peut pas être à la fois oui et non. Ou bien parce que les règles de proportionnalité existent. En mettant 500000 € on aura pas des résultats en milliards. On adorerait y croire aussi mais c'est peu vrai sans et je note je note de mon expérience politique proximité du politique que l'ingénieur se retrouve.

Il n'est pas le seul, bien sûr, il n'est pas le seul à avoir l'esprit quantitatif, mais souvent son éthique personnelle l'amène à être celui qui dit hein, dans cette école, on dit qu'il faut être humble devant les faits et fier devant les chefs. Bah dire que on adorerait mais mais ça va pas le faire. Sur les enjeux de l'heure, on voit aussi apparaître des collectifs d'ingénierie engagés.

travailler à l'école, je pense aux travaux de Sophie Hog au euh euh au centre de gestion scientifique ou ceux de Cécile Schwarz euh à l'Institut ISIGE, des collectifs d'ingénierie engagés, c'est-à-dire des collectifs qui tout en étant à l'intérieur de la machine économique et qui sont pas en posture de désertion de de militantisme radical, se disent comment est-ce qu'on s'organise collectivement pour influer sur la trajectoire des organisations qui nous font travailler, des secteurs dans lesquels on travaille. Je crois qu'il y a quelque chose de très fructueux qui est nouveau, qui est émergent et qui doit être relié aux intention.

C'est pas c'est pas du militantisme politique mais c'est quelque chose voilà ça s'appelle les collectifs d'ingénierie engagé. Je crois que c'est quelque chose qui émerge comme les sociétés à mission émergé il y a une quelques années. Elles ont été notamment exploré à l'école des mines qui méritent l'attention du politique. Voilà ce que je voulais vous dire pour conclure, vous remercier beaucoup d'avoir fait passer votre fou, votre passion et puis la manière dont on travaille, dont on argumente, dont on dont on interagit, dont on dont on convainc à l'intérieur de la sphère politique.

nous passionne ici mais plus largement je pense que c'est un des devoirs de l'école des mines et je sais que nous le partageons avec mine Paris Alumni et et Philippe Calousdian qui la dirige quelque chose sur lequel on a aussi nous à à faire notre part du chemin et je veux vous remercier je veux enfin remercier Pierre et Olivia pour avoir animé ces débats et l'avoir préparé avec vous. On avait un étudiant et un prof et c'est aussi la preuve qu'à l'école des mines on est tous partenaires et notamment les étudiants et les enseignants. Je vous remercie. Merci.

1:21:55
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