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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 23 septembre 2026 16 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Discours de Macron sur Gaza : "Il a voulu frapper fort"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:38Invité politiqueFait
    « il a voulu frapper fort, même quasiment physiquement puisqu'il tapait sur le pupitre »
  • 7:55Invité politiqueFait
    « la France n'agit pas seule. Elle est soutenue également par le Royaume-Uni, par le Canada et d'autres partenaires »
  • 13:38Invité politiqueFait
    « il faut pas rester inactive, ça pose quand même des questions »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Avant de vous entendre, on prend la direction d'Israël justement pour voir comment on a réagi là-bas après les propos d'Emmanuel Macron. On va retrouver à Telive Maë Benoliel. Maë hier donc on a entendu ces mots d'Emmanuel Macron qui ont été durs, des mots qui ont été mal reçus, qui passent mal aujourd'hui en Israël. Oui, tout à fait, Lucy. Absurde et grotesque mais aussi sidérante.

Ce sont les termes employé par Benjamin Etanyaou pour décrire et condamner la déclaration du président français lors de son discours hier à la tribune des Nations Unies, le premier ministre israélien faisant surtout référence à l'affirmation d'Emmanuel Macron selon laquelle le Hamas n'a jamais séviordie occupé d'après lui. Il n'en fallait donc pas plus pour provoquer la colère ici du Premier ministre. Car pas plus tard que dimanche dernier, un colon israélien civil, détenteur aussi de la nationalité française et père de six enfants selon Benjamin Netaniaahou a été assassiné par balle dans sa voiture par un terroriste du Hamas.

une opération bénie et héroïque pour le mouvement islamiste palestinien qui a donc réagi dans un communiqué et pour qui cette attaque est un message clair et une riposte face aux actions israéliennes envers les Palestiniens de si Jordanie. Cette nouvelle passe d'arme entre Benjamin Netaniaou et Emmanuel Macron ne devrait pas arranger les relations entre Paris et le gouvernement israélien. Et on aura l'occasion de revenir sur ces relations dans un instant avec vous Maë. On va vous retrouver dans quelques minutes. Mais avant Rina Bassis, j'aimerais votre analyse sur ce qui s'est passé les mots prononcés par Emmanuel Macron. La réaction attendue forcément de Benjamin Netaniaou.

C'est pas très étonnant qu'il réagisse comme ça le premier ministre israélien à au mot dur d'Emmanuel Macron. Oui, il faut partager ce que le président français a dit en deux parties pour moi. D'abord bien sûr, il y a les côtés théâtral si vous voulez provocative. Euh la France se voit comme un chef de fil sur cette question de de États de la situation si Jordanie tout ça, il y a pas vraiment de surprise parce qu'on avait plus ou moins les mêmes discours aussi théâtral dramatique avec tous les adjectifs que vous voulez.

Il y a 1 an exactement quand la France, le président Macron a a reconnu l'état de Palestine, ce qu'il a ajouté, c'est qui a fait en fait ticket et Benamin Taniao et là on voit en fait un effet drapeau aussi en Israël vraiment c'est quelque chose qui réunit beaucoup des Israéliens. C'est cette phrase qu'il a dit indiquant comme si le Hamas opère pas et en Jordanie. la sidération totale. Dimanche, c'était bien mentionné, il y avait euh une franco-israélien qui était tué en 6 Jordanie. Mais en fait, il faut dire la vérité.

Hha opère en si Jordanie depuis la fin de des années 80 avec des centaines et des centaines des attaques meurtrières contre des Israéliens, non seulement Sjordanie, mais aussi en Israël. H je sais pas, je vous donne l'exemple de cette attaque de Dolphinarium, cette attaque à l'hôtel parc anatania il y a une vingtaine d'années où il y avait des dizaines de personnes qui étaient et et tué et et la liste est extrêmement longue. Donc prétendre comme si Ramas opère pas en si Jordanie, je sais pas peut-être comme une excuse pour dire qu'il faut absolument mettre en place des élections maintenant ou ce genre de choses. C'est absolument déconnecté de la réalité. Hm.

Déconnecter de la réalité, c'est aussi les mots qu'a utilisé l'ambassadeur des États-Unis pour qualifier les les propos d'Emmanuel Macron et on pourra voir ce tweet qui l'a qui l'a produit et qui s'affichera dans dans quelques instants à l'antenne. François Baudonet, comment vous analysez justement cette cette tension à nouveau dans les relations après les mots d'Emmanuel Macron, l'analyse de de Rina Bassit qui nous dit "Bah en fait dire que le Hamas n'est pas présent en si Jordanie, c'est faux." Alors, je crois que d'abord c'était un un discours testament pour Emmanuel Macron puisque c'est son dernier discours devant l'assemblée générale des des Nations- Unies.

Euh après, on a compris que il a voulu frapper fort, même quasiment physiquement puisqu'il tapait sur le pupitre comme je suis en train de le faire là actuellement. et ça et ça s'entendait et il a voulu euh intervenir fortement parce qu'effectivement euh ce son discours intervient 1 an après la reconnaissance par la France et euh 11 autres pays de de l'État de Palestine. Et c'est vrai que la France avait joué un rôle moteur, majeur et donc il avait cette volonté de marquer les esprits. Finalement, marquer les esprits. Je pense qu'il voulait que ce discours soit soit fort.

Ça montre aussi, je pense quand même dans cette colère, une forme d'impuissance parce qu'on on voit que un an après la reconnaissance de l'État de de Palestine par la France et ces autres pays et ben la situation est toujours aussi catastrophique à Gaza. C'est pour ça que je pense qu' aussi il voulait le mettre en avant avec une colère qui n'était sûrement pas finte d'ailleurs. Il y a c'était sûrement quelque chose de de sincère mais c'est vrai que là ce qu'il a dit sur le sur le Hamas si j'ordies occupé c'est contredit par les faits tout simplement.

Donc là, c'est c'est problématique et c'est ça qui fait euh comme vous l'avez très bien expliqué, c'est ce qui fait la réaction euh israélienne. Une réaction qui est qui est très forte mais qui est à la hauteur de je crois de de l'étonnement euh côté israélien par rapport à cette déclaration. Euh Christophe Gascar sur euh euh ce qui s'est passé il y a cette dernière année finalement entre la reconnaissance de de l'État de Palestine et aujourd'hui et François commencé à le dire. C'est vrai qu'il y a pas eu d'évolution sur le terrain ou même en terme diplomatique quant à la la reconnaissance plus large de cet état de Palestine et notamment en lien avec Israël.

Oui, c'est d'ailleurs toute la difficulté mais euh on rappelle quand même que la France n'agit pas seule. Elle est soutenue également par le Royaume-Uni, par le Canada et d'autres partenaires, ce qui donne davantage de porté à son initiative. Mais en fait, si on voudrait résumer ce qu'il a dit hier plus largement et et moi je ne suis pas du tout surpris hein par cette réaction israélienne qui est de l'État hébreu qui est extrêmement forte parce que j'allais dire que le torchon brûle d'un point de vue diplomatique entre les deux pays. Ils n'ont pas du tout la même vision mais justement la vision d'Emmanuel Macron, elle a été assez bien expliquée hier.

C'est d'un côté euh il y a une vision du monde où d'un côté la loi du plus fort la force sans règle. C'est ce qu'il appelle d'ailleurs, il l'a dit, la loi de la jungle et puis de l'autre côté, une société internationale fondée justement sur le droit, sur la souveraineté des peuples, le multilatéralisme. Et là où je rejoins François, c'est qu'effectivement c'était aussi un discours testament. On voit bien euh, il a dit clairement que la France choisissait le 2e voie, c'est-à-dire dans cette assemblée où il y a ces 193 pays et bien la solution ça repose effectivement par la reconnaissance de deux états et puis ça repose également euh sur euh le droit et pas uniquement par l'usage de la force.

Euh on va retourner euh à tel aviv en direct retrouver notre correspondant Maë Benoli Maëel. On parle d'Emmanuel Macron, de Benjamin Netaniaou, mais on peut parler de la France et d'Israël aussi où pour les deux pays, les relations sont au plus bas. C'est comme ça qu'il faut qu'il faut dire les choses aujourd'hui. Oui, Lucy, vous venez de le mentionner en plateau au cœur de la discorde, la question palestinienne et cette vision complètement opposée entre les deux pays tandis que la France considère qu'une solution à deux États prévoyant donc la création d'un état palestinien indépendant vivant en paix au côté d'Israël est la seule solution pour résoudre le conflit.

L'État Hébreux la rejette de son côté catégoriquement. CR mais le gouvernement de cesse de multiplier. Maë pardonnez-moi, je je vous coupe Maë parce qu'on on a un problème de connexion et on vous entend très mal. Je suis navrée donc on va s'arrêter là. Mais c'est vrai qu'on a entendu le début de ce que vous disiez et c'était aussi la discussion qu'on avait en plateau, cette question de la reconnaissance de de l'État de Palestine et de la solution à à deux États aujourd'hui. Et ça Benjamin Netaniaou inabassiste, il n'en veut pas et c'est pas le seul politique en Israël à penser ça. Non, en fait le sujet n'est même pas à la table pour cette campagne électorale. Personne n'en parle.

Euh il y a peu il y a peu voilà, on a on a des élections le 27 octobre, il y a peu de politiciens israéliens qui vont dire aujourd'hui oui, il faut discuter avec les Palestiniens pour l'instant, c'est pas du tout sur la table mais il faut aussi dire que les propos, on comprend euh le président Macron a mis ça comme son grand sujet international en tout cas, mais quand il dit que il faut pas rester inactive, ça pose quand même des questions parce que certes Cette décision il y a un an de reconnaître l'état de Palestine était très symbolique avec voilà annoncer en grand pompe sur le même sur le même podium. Mais qu'est-ce qui a changé ?

sûrement pas la situation ni des Palestiniens si Jouris ni des Palestiniens dans la bande de Gaza. Il y avait quand même un choix qui était fait par d'abord ne s'est pas eu engagé dans les plans des paix du président américain. La France ne fait pas partie de cette conseil de paix dans la bande de Gaza. La France ne veut pas envoyer des soldats pour participer à la source de à la à la force de la stabilisation dans la bande de Gaza. Donc là, on reste dans la déclarative. Pas vraiment engagement commerce les annonces sur le commerce, la fin du commerce avec les colonies israéliennes en Si Jordanie du fait notamment des violences, ça reste que des annonces aussi.

Ce ne sont pas des non là là il y aura peut-être des répercussions mais on a les sentiments comme si il y avait un choix de la part de Paris de faire toutes sortes de déclarations très provocatives. H on peut peut-être comprendre la logique mais quand même très provocative par rapport à Israël justement à cees moment-là avant les élections.

qui va bloquer en fait la situation après les élections parce que la France maintenant a pris position une position qui n'est pas confortable non seulement pour Benjamin mais probablement pour la personne qui va les remplacer si c'est Eisen Cot si c'est Naalie Benet il y aura peut-être pas Bad Blood comme on dit en fran en en anglais et et cette relation personnelle très mauvaise et qu'il y a maintenant entre le président Macron et le premier ministre C'est bien Nathania, ça sera peut-être moi personnel, mais la divergence euh politique diplomatique va rester, ça va pas s'arranger après le 27 octobre. Et là, on dirait que le président Macron ça l'intéresse pas en fait.

Bah le président Macron qui lui aussi par ailleurs est sur le départ puisqu'il y aura une élection présidentielle en France dans quelques mois après les élections législatives en Israël. Emmanuel Macron ne change pas de ligne hein. Euh je dans ce qu'il a dit hier, on est finalement dans les propos qu'il avait tenu il y a un an très exactement devant l'Assemblée. Il durcit cette ligne peut-être mais surtout il il a un double message qui est de dire effectivement soutien au droit et à la sécurité d'Israël. Il l'a rappelé suite aux attaques du 7 octobre mais condamnation de la poursuite de la guerre à Gaza et de la colonisation.

La 6 Jordanie pose quand même un réel problème et c'est au cœur du problème pour la France et ses partenaires. C'est l'expansion de de ces colonies qui risque de morceler davantage l'Ass Jordanie et de rendre justement territorialement plus difficile euh j'allais dire la création de cet état palestinien viable. Donc il il joue toujours sur cette dualité Emmanuel Macron. Il renforce son discours. François Bononnais. En fait la la position d'Emmanuel Macron effectivement et dans la lignée d'ailleurs des présidents de la République française.

Avant enfin avant lui c'était la même chose he la position à deux États effectivement par rapport à ce qu'il a dit l'an dernier il est sur il est sur la même ligne. Je dirais quand même je mets je mets un petit bémol. C'est ce qu'il a dit à propos du Hamas en 6 Jordanie et je pense que c'est une erreur parce qu'en fait c'est contre-productif parce que la réaction israélienne, elle est sur ça. Il y a pas de il y a pas et pas et pas sur pas sur Gaza. Or, la situation humanitaire à Gaza est absolument catastrophique et et on a raison enfin tous ceux qui s'en émeuvent ont raison de se de s'émouvoir de cette situation.

Mais en raison de ce qu'il a dit sur le fait que le Hamas ne serait pas actif en six jardinies occupés, finalement on focalise l'attention là-dessus et on oublie ce qui à mon avis de était l'essentiel de de son discours qui était sur la situation à Gaza et en Jordanie. Mais encore une fois le cette petite phrase sur la MA, je sais pas d'ailleurs si elle était écrite. Je pense pas. J'ai vu des photos, on voit qu'il y a beaucoup de choses. On voit son discours, il y a un discours qui est imprimé là comme ici et puis après, il y a plein de choses à la main. Je sais pas de s'il a rajouté comme ça sous le coup de la colère ou mais en tout cas peut se poser en tout cas.

Oui, on peut se poser la question. ce que vous disiez sur Gaza, j'aimerais qu'on s'y arrête quelques minutes Rina Bassis parce que euh est-ce que la critique qu'Emmanuel Macron fait sur la situation euh à Gaza et il parle d'un spectacle qui nous fait honte à tous pour euh le citer, ça peut être aussi en soi une critique aux États-Unis qui soutiennent qui ont toujours été un soutien des d'Israël. Est-ce qu'il faut le lire aussi comme ça ? Non, bien sûr qu'il y a une critique vis-à-vis les États-Unis, vis-à-vis président américain, mais les critiques c'est facile à faire. Euh donc là quand il dit il faut pas rester inactive, on se demande qu'est-ce que ça veut dire ?

C'est c'était votre choix à vous de rester comme spectateur par rapport euh à la bande de Gaza et personne a obligé. Il était invité à participer. Donc là il y avait un choix qui était fait. Maintenant, il faut assumer. Il y avait peut-être de bonnes raisons, mais après dire il faut pas rester inactive, ça pose quand même quelques questions. Il y a aussi une autre question qui est quand même, je crois que il y a un certain gêne côté Paris parce que cette reconnaissance de Palestine et cette déclaration de New York de pour soutenir la solution des deux États il y a un an, c'était une initiative franco-saudienne. Or, depuis, les Saoudiens, ils ont complètement disparus de cette initiative.

Ça devenu maintenant une initiative avec la France, le Canada et les Britanniques. Donc quelque chose complètement occidental où les pays arabes sont pas associés. Et donc là, je crois il y a une certaine gène peut-être avec ce discours extrêmement théâtral. Il y a cette tentative du président de dire voilà c'est mon héritage, c'est ce que j'ai donné, c'est ce que j'avais fait et il y a quand même quelque chose. Voilà, on n'est pas voilà dans le le fameux discours testament don dont vous parliez très rapidement Rina Bassiste. Qu'est-ce qu'il faut à quoi il faut s'attendre ? Parce que Benjamine Netou va prendre la parole à la tribune de l'ONU comme l'a fait Emmanuel Macron.

C'est demain me semble-t-il. Euh, est-ce qu'il faut s'attendre à une réponse directe à Emmanuel Macron ? Vous pensez qu'il peut faire ça Benjamin ? Net ? Je sais pas parce que la réponse était déjà faite. Euh donc là, je suis pas sûr. On sait que le cœurs de son discours ça sera quand même l'irant. Ce sera le sujet pour bien sur la table. C'est le sujet qui est beaucoup plus facile aussi par rapport à son propre électorat parce que d'une certaine façon, il va parler non seulement à la communauté internationale mais aussi euh à ceux qui vont voter dans 5 semaines en Israël. Merci.

Merci beaucoup Rina Bassiste, merci François Baudonet, Christophe Gascar d'avoir été avec nous, nous avoir éclairé sur cette situation.