Face-à-Face : Sandrine Rousseau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] il est 8h33 sur RMC et BFM TV bonjour Sandrine Rousseau merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions vous êtes la députée Europe Écologie Les Verts de Paris et cette question d'abord il y a cette loi loi d'accélération des énergies renouvelables qui est présentée depuis hier soir à l'Assemblée est-ce que vous voterez pour alors on va décider dans le groupe tout à l'heure donc je vais pas pouvoir vous donner la réponse tout de suite mais en tous les cas on a obtenu des avancées après les votes en commission et donc on verra si c'est confirmé dans l'hémicycle et notamment il y a quand même deux enjeux c'est le fait de ne pas développer les énergies renouvelables au détriment de la biodiversité parce que il y a eu tout un dilemme pour savoir si il fallait faire des exceptions au droit de l'environnement et donc détruire un peu plus la biodiversité puis la deuxième chose c'est la question de du photovoltaïque sur les champs et notamment sur les champs agricoles où là on a absolument besoin des terres agricoles ça fait partie de nos biens les plus précieux aujourd'hui et donc il faut plutôt favoriser le bâti le déjà construit plutôt que ah ça c'est très intéressant on va revenir évidemment aussi sur la question de est-ce que ces énergies renouvelables vont permettre de répondre à la demande dans ce moment de particulièrement tension sur l'électricité mais ce qui est intéressant c'est qu'au fond ce que vous posez comme conditions c'est des conditions qui vont limiter en quelque sorte le développement des énergies renouvelables non parce que si on prend tous les tout ce qui est déjà bâti en fait il y a un potentiel énorme et par ailleurs ça veut dire que les planètes par exemple au lieu d'être placé sur des terres agricoles doivent si on vous suit être placé en priorité sur les toits des parkings sur des grandes surfaces bien sûr il y en a énormément il y a un potentiel énorme donc au contraire c'est une accélération et c'est ne pas détruire ce qui ce qui doit absolument être préservé dans la période je rappelle que les terres agricoles vont être quand même absolument indispensables on l'a vu avec les sécheresses les incendies les inondations on voit bien que les productions agricoles sont fluctuantes avec le dérèglement climatique ça va il y a une incertitude sur les productions donc il faut absolument garder les terres agricoles eux préfèrent photovoltaïque parce que économiquement c'est plus intéressant bien sûr et c'est d'ailleurs un des enjeux c'est faire en sorte mais non mais faire en sorte que si le mettre sur leur bâti et bien ce soit tout aussi intéressant pour eux c'est en fait on peut pas demander à des agriculteurs évidemment mais on ne peut pas demander à des agriculteurs qui deviennent des des producteurs d'énergie c'est pas ça leur métier c'est pas ça leur vocation c'est pas ça leur mission et c'est pas ce dont nous avons besoin donc en fait les terres agricoles encore une fois aujourd'hui on doit relocaliser l'agriculture on doit préserver les terres agricoles donc les couvrir de panneaux solaires ça n'est pas la chose la plus prioritaire et en plus on a du potentiel on a vraiment beaucoup de potentiel sur tout ce qui est déjà et sur les éoliennes vous disiez attention à la biodiversité est-ce que vous faites référence au fait que certains parc éoliens ont été considérés comme ayant affaibli notamment les oiseaux certaines espèces d'oiseaux est-ce que c'est à ça que vous faites référence je fais référence au fait que on pourrait construire c'était le projet de loi initiale des éoliennes avec des exceptions sur le droit de l'environnement or là on est dans un anéantissement de la biodiversité et donc on doit construire les éoliennes de manière prioritaire sur les délaissés d'autoroute sur les délaissés ferroviaires sur des endroits où en fait il n'y a pas de qualité particulière de la biodiversité et là c'est pareil ça fait partie des arbitrages qui sont un peu difficiles à faire parce que on doit choisir en quelque sorte entre biodiversité énergie et précisément ce qu'on propose c'est de ne pas avoir à choisir entre les deux et de trouver des modalités d'installation qui soit donc dans la concurrence entre agriculture et photovoltaïque vous dites priorité quand même à l'agriculture dans la concurrence entre biodiversité et éoliennes vous dites quand même priorité à la biodiversité non je dis les deux c'est à dire je dis et agriculture et photovoltaïques sur l'existant et je dis éolienne et l'autre mais et du côté de la droite parce que pour l'instant vous êtes nombreux à envisager de cette loi du côté de la droite il demande un droit de veto au maire que les mers puissent s'opposer à la construction d'un parc soit photovoltaïque soit éolien sur leur commune est-ce que ça vous y seriez favorable non pas de droit de veto mais par contre une une forme de surveillance du taux de d'énergie renouvelable sur un territoire c'est-à-dire qu'en fait l'idée c'est que il est pas quelques territoires qui soient ultra chargés en énergie renouvelable et d'autres qui ne le soient pas du tout il faut une il faut une équité il faut une répartition et il faut aussi une implantation en fonction de la qualité paysagère etc donc c'est tout cela en fait il nous faut une comment une stratégie de développement et pas un droit de veto et si tout cela est accepté si ces amendements les vôtres ceux de LR sont acceptés alors vous voterez pour cette loi ça dépend des amendements de LR1 parce que j'ai un peu peur mais en tous les cas oui si bien sûr parce qu'il faut développer les énergies renouvelables je rappelle que la France est le pays européen qui a le plus de retard en matière de développement des énergies renouvelables et d'une certaine manière on le paye aujourd'hui avec la question des coupures d'électricité c'est à dire que nous sommes aujourd'hui à plus 19% à peu près d'énergie renouvelables nous aurions dû être à 30 voire à 40 selon les objectifs de l'Union européenne d'ici 2030 donc en fait il y a besoin d'un coup d'accélérateur mais majeur sur ces énergies renouvelables je rappelle que ça n'est pas que le photovoltaïque et l'éolien ça peut être aussi la géothermie ça peut être l'hydraulique et donc il y a vraiment absolument besoin d'un coup d'accélérateur et si on l'avait fait avant bah quelque part on serait pas en tension aujourd'hui comme nous sommes pas une autre raison aussi quand même est-ce que vous reconnaissez pas une forme de responsabilité dans le fait d'avoir à ce point ciblé le nucléaire d'avoir stoppé d'avoir concouru à stopper le développement du nucléaire je crois pas que ce soit nous qui ayons qui soyons responsables du repas du retard sur les EPR et notamment sur LEPR de Flamanville qui accuse 10 ans de retard et donc c'est en fait une incapacité de du monde nucléaire à créer ces EPR de manière sécuritaire sécurisée et fiable aujourd'hui on a des dépassements de de budget qui sont énormes et donc en fait vous voyez par exemple le père de flamant ville si on avait suivi le papier aurait dû être en fonction opérationnelle en 2012 nous sommes en 2022 il est toujours pas et en 2023 il le sera toujours pas donc ce que je veux dire c'est que sur les écologistes ça n'aurait rien changé ça n'aurait rien changé sur l'énergie nucléaire nous dit que ça n'aurait rien changé Fessenheim donc en fait là on est dans un mythe et ça c'est très important en fait pour comprendre la question énergétique on est dans un mythe qui est qu'on cherche une solution magique et je le dis ici le nucléaire n'est pas la solution magique parce que construire une centrale nucléaire on le voit sur le père ça met 20 ans et là on a des problèmes aujourd'hui de toute façon donc quand bien même elle est tactée au moment de l'élection de François Hollande dans des négociations avec homo écologistes ça fait très longtemps on aurait fait ce name que ça n'aurait strictement rien changé à notre problème aujourd'hui le fait que le nucléaire aujourd'hui ce que dit EDF c'est que le fait que 20 de nos 56 réacteurs nucléaires soient à l'arrêt c'est du notamment au fait que depuis des années on ne voit plus le nucléaire comme l'avenir au contraire on est dans une logique de fermeture progressive ou de rééquilibrage du mix énergétique et que c'est donc pour cette raison qu'aujourd'hui on tente de les remettre en route mais comme on les a laissés petit à petit tombé dans un état délabrement c'est beaucoup plus compliqué mais non ces réacteurs arrivent en fin de vie et donc la question là m'avait été pratiquement les 20 les 20 réacteurs dont vous faites mention ce sont des réacteurs qui arrivent en fin de vie et donc là la question qui nous est posée c'est est-ce qu'on les prolonge ouais à chaque fois il y a des questions de sécurité donc on peut pas jouer avec la précisément cela pour le coup je veux pas qu'on se consomme ni vous ni moi c'est à dire que on sait très bien que c'est 20 réacteurs s'ils avaient été justement si on avait mis à la fois le budget et l'énergie pour les restaurer ou pour les rendre de meilleure qualité depuis quelques années il marcherait très bien c'est à dire que Fessenheim marchait très bien a été fermé en parfaite état de marche c'est bizarre que vous ne posiez pas cette question sur les énergies renouvelables pourquoi n'avons-nous pas développé massivement les énergies renouvelables aujourd'hui on peut parler du nucléaire pendant des problèmes d'énergie renouvelable et d'ailleurs la loi arrive à ce moment-là mais on peut pas nier que la piscine de la drague la piscine de lag qui reçoit les déchets nucléaires et quasiment pleine aujourd'hui on ne sait pas quoi faire des déchets nucléaires on ne sait pas construire une centrale nucléaire en quelques mois on ne sait pas démanteler une centrale nucléaire pourquoi allons-nous billes en tête vers cette énergie là c'est je sais que c'est le fleuron de la France je sais que c'est un débat mais c'est très franco-français par ailleurs parce qu'il y a pas d'autres pays où il y a non mais non mais l'Allemagne investit très massivement sur les énergies renouvelables et va sortir du charbon avant nous avons nous c'est incroyable sortir que de notre entêtement dans le nucléaire nous empêche de penser une stratégie d'énergie complète et d'ailleurs que là par exemple l'Assemblée nationale on a trois textes différents alors qu'on devrait avoir une loi de programmation de l'énergie de manière globale sur les 10 20 prochaines années et là on va voter un texte sur les unr après on aura un texte sur le nucléaire et en dernier on aura un texte sur la programmation énergétique donc en fait on voit tout partiellement et on ne se pose pas la question de combien de kilowattheure nous aurons besoin et à quelles conditions et donc et qu'est-ce qu'on fait pour les produire de manière sécurisée en tout cas donc dans le fait d'avoir freiné quand même incroyable que on accuse les écologistes à chaque fois c'est-à-dire que on les accuse quand il y a des problèmes énergétiques alors que nous n'y sommes strictement pour rien nous nous disons au contraire il faut développer les énergies depuis des années depuis des années les énergies renouvelables donc si on nous avait écouté peut-être qu'on ne serait pas dans cette situation nous disons il faut développer la sobriété depuis des années rien n'est fait on a voter un amendement sur la rénovation des logements qui étaient portés par evassas dans l'hémicycle mais finalement pas facilement oui mais ça c'est très important parce que comment on fait pour diminuer notre besoin en énergie si on ne renouvelle pas les les logements on a des passoires thermiques l'énergie s'envole par les fenêtres c'est tout ça en fait qu'il nous faut revoir et ça on ne peut pas nous accuser nous d'avoir une politique incohérente de ce point de vue je n'accuse pas je pointe les responsabilités des uns et des autres dans les choix politiques parlons de l'Allemagne journée test demain très grand froid très grand franc à la fois en France en Allemagne - sans doute qu'en janvier mais c'est déjà une forme de test no 20 réacteurs je le disais sont à l'arrêt et le problème c'est que ces jours-ci il n'y a pas de vent les éoliennes allemandes sont quasiment à l'arrêt alors qu'habituellement justement elle nous envoie de l'électricité on dépendant donc d'une forme quand même aléatoire oui mais dans tout on le voit avec le nucléaire c'est-à-dire qu'en fait aujourd'hui la production d'énergie et de d'une certaine manière d'une certaine manière c'est une ère nouvelle qui s'ouvre c'est que la production d'énergie est l'accès à des énergies fossiles qui étaient garantie jusqu'à aujourd'hui qui était presque illimité et bien aujourd'hui devient limité et aléatoire bon c'est le monde qui change voilà et je vais vous dire ça n'est pas la guerre en Ukraine la réalité c'est que on est dans un monde de pénurie et on est dans un monde où il va nous falloir diminuer de manière très importante la quantité de CO2 que nous émettons et nous allons devoir aller vers une restriction massive de nos de nos consommations d'énergie fossiles donc c'est tout notre système économique et social qu'il nous faut repenser sur la base de l'essentiel et non pas sur la base du superflu sur la base de ce qui est absolument indice mais non pas sur la base et bien ça fait partie des débats démocratiques que nous devons avoir qu'est-ce que nous souhaitons garder d'essentiel et moi je pense que les service public je pense que l'école je pense que la culture sont essentielles je pense que les mobilités sont essentielles que par contre il y a sans doute une forme de surconsommation qu'il va nous falloir réduire et ça ça fait partie des débats démocratiques qui est superflu à vos yeux par exemple qu'est-ce que vous par exemple quand il y a des délaissage moi je m'interroge sur le fait qu'on garde les aéroports allumés et qu'on s'interroge sur fermé et couper l'électricité à des personnes qui ont des respirateurs artificiels en fait de quoi on a besoin là dans la société les les aéroports les avions et mettent un carbone extrêmement dangereux pour notre avenir et comment choisir les priorités bon ben moi je pense que là-dessus il doit y avoir un débat démocratique et par ailleurs je pense que si on doit délester si on doit couper ses coupures ponctuelles ces coupures ponctuelles et bien on doit absolument garder les hôpitaux garder les écoles garder les les logements parce que hier par exemple j'ai fait une réunion publique dans ma circonscription il y avait des gens qui étaient dans une colère inouïe parce qu'ils avaient froid parce qu'ils avaient froid est-ce qu'on a besoin de garder des des des infrastructures extrêmement consommatrices comme les aéroports de manière prioritaire rentrer vraiment dans le dans le très concret puisqu'en effet on en est là à faire cette dentelle en quelque sorte vous le disiez enedis alerte sur le fait qu'il ne sera pas possible demain tenir dans certaines rues comme avait l'air de le dire le gouvernement qui nous expliquait que les préfets avaient l'adresse de chacune des personnes qui sont dépendantes par exemple d'un respirateur artificiel non enedis dit on pourra pas faire ça en revanche on pourra aller prévenir mais on ne pourra pas maintenir leur habitation sous-électricité si le reste ne l'a pas donc vous vous dites voilà on coupe par exemple hop on éteint on fait disjoncter l'électricité d'un aéroport mais pourquoi pas ça c'est une des solutions plutôt qu'un plutôt qu'un respirateur artificiel oui je pense que c'est plus important donc on éteint les aéroports on est un quoi d'autre bah on éteint tout ce qui est tout ce qui n'est pas absolument indispensable et là en l'occurrence on pourrait éteindre des supermarchés on pourrait éteindre des en fait la question c'est de qu'est-ce qui est vital ce qui est vital c'est l'accès à la santé donc les les hôpitaux doivent absolument être préservés bon ça je pense que tout le monde est d'accord là-dessus mais je pense que les parents en effet vous parliez des écoles le ministre de l'Éducation a dit qu'en cas de délestage les écoles seraient fermées le matin vous vous dites ça il n'en est pas question moi je pense que l'accès à l'éducation est prioritaire et je pense que précisément ça fait partie des arbitrages l'aéroport mais laisser allumer les écoles tout à fait donc voilà comment ça fonctionnerait ce débat vous dit qu'il n'a il faut un débat démocratique est-ce que vous réclamez qu'il y ait des débat qui n'a pas lieu pour l'instant en tout cas qui n'a pas lieu par exemple dans l'ensemble de l'Assemblée mais je pense que c'est un enjeu absolument décisif de la transformation écologique de quoi a-t-on absolument besoin que souhaite-t-on absolument garder et que ton prêt à laisser à lâcher et ça ce débat n'a pas lieu c'est-à-dire qu'on fait comme si on a les garder le système tel qu'il est actuellement hors ce système nous conduit dans le mur on est vraiment à la veille enfin de quelque chose qui potentiellement peut-être extrêmement grave donc là il nous faut faire des choix et ses choix ne peuvent être que démocratie vous évoquiez le fait qu'hier en réunion publique les gens étaient en colère et disaient avoir froid est-ce que les conséquences de ce qu'on vit aujourd'hui c'est à dire on est en train de dire aux Français voilà il va y avoir des coupures d'électricité il y a en effet la fin de l'abondance dont parlait Emmanuel Macron à la fin de l'été mais on le voit y compris sur des questions comme le médicament on parlait ce matin sur RMC de la question de la des pénuries de doliprane enfant par exemple ou d'amoxicilline enfant face à cela est-ce que vous sentez une colère montée je pense que la colère est inouïe je pense qu'on ne mesure pas l'ampleur de cette colère et ce qui m'inquiète c'est que je j'espère que cette colère va se canaliser politiquement vers un changement et non pas vers un conservatisme et j'espère que on prendra conscience du fait que là on laisse par exemple les plus riches continuer à s'enrichir alors même qu'il y a des personnes qui sont en très grande précarité qui ont froid chez elle qui n'arrivent pas à manger qui n'arrivent pas à payer leur facture et qu'est-ce qu'on fait à l'Assemblée on criminalise le fait de ne pas payer des loyers on diminue les assurances chômage on va augmenter le temps de travail sur toute la vie pour reculer l'âge de la retraite et en fait il y a une politique anti pauvre là et anti pour vous il y a une politique sciemment délibérément antiporique actuellement oui et c'est très grave parce que je pense que la colère est légitime de ces personnes je la comprends je la partage et je me dis que c'est à l'opposé de ce que nous devrions faire aujourd'hui ou nous devrions protéger au maximum les plus vulnérables et faire en sorte que les égalité se restreignent et donc aller vers une réforme de la taxation des plus riches qui aujourd'hui les plus riches enfin le niveau de richesse des plus riches s'envolent pourquoi refuse-t-on par exemple les taxes sur les surprophies des grandes entreprises pourquoi alors allons-y il n'y a aucune espèce de justification anti pauvre hier matin à ce même micro c'était le ministre du Budget Gabriel Attal qui expliquait qu'il voulait cibler dans les aides tous ceux qui travaillent et ne s'en sortent pas ils parlait par exemple à propos de l'aide gros rouleur du net gros bosseur ce qui bossent et qui prennent leur voiture le fait qui est chèques énergie en fonction aussi du niveau de ressources le fait qu'il y ait des aides pour ceux qui se chauffent avec les pellets tout ça ça ne vous paraît pas être des aides suffisamment ciblées pour les plus modestes pour l'instant le bouclier tarifaire et un échec énergie était justement pour tout le monde y compris ceux qui avaient progressé quatre quatre au Luxembourg ou arriver à Paris et enfin je veux dire peu importe le niveau de richesse peu importe aussi mais janvier puisque les aides seront ciblées oui mais combien de milliards on a dépensé là-dedans combien de milliards on a donné finalement à des personnes qui n'en a vu comment ça sur les aides il y en avait qu'il y en avait absolument besoin y compris pour leur travail moi je pense pas toujours par exemple aux aides à domicile aux aides auprès des personnes âgées aux infirmières aux aides soignantes à tous ces métiers là qui ont absolument besoin de leur mais aussi des artisans de la solution des plus riches est-ce que vous seriez favorable aussi au fait d'aller vers une sorte de jauge d'utilisation de l'énergie vous aviez évoqué dans le groupe Europe Écologie Les Verts des jours sur l'eau par exemple bah que l'eau soit gratuite pour les premiers mètres cubes et puis qu'ensuite si c'est pour remplir sa piscine par exemple et ben là qu'on est plus accès à cette eau gratuit tout en tout cas qu'elles deviennent payantes est-ce qu'on peut imaginer est-ce que vous imagineriez un système qui soit similaire sur l'électricité c'est à dire en fait en gros quand vous avez une grosse petite maison vous payerez plus que si vous avez une petite maison quoi et ce serait justice ce serait juste si il est pas normal que qu'aujourd'hui que les aides publiques favorisent tout le monde de la même manière il y a des gens qui sont progressifs oui des tarifs progressifs et puis en fonction des besoins si en fait c'est l'équité n'ont pas exactement et c'est absent du débat aujourd'hui politique c'est-à-dire que on renvoie toutes les personnes à des comportements individuels c'est-à-dire qu'il faut baisser le chauffage c'est chez soi il faut mettre des cols roulés il faut diminuer sa consommation mais en fait il n'y a pas de politique publique d'accompagnement qui soit ciblés tous les alors là pour le coup tous les gouvernements il y avait Olivier Véran la semaine dernière il y avait Gabriel Attal hier et chacun parle du mot effort ils disent il faut faire des efforts en gros si vous ne faites pas d'efforts il y aura des coupures d'électricité est-ce que ça par contre vous êtes d'accord avec cette moi j'ai envie de dire et quels efforts ont fait a fait l'état quels effort a fait l'état là pourquoi on n'arrive pas alors que ça fait trois ans qu'on sait qu'il va y avoir une crise majeure de l'électricité pourquoi on n'a pas développé un plan de rénovation du bâti pourquoi on fait pas d'efforts sur le prix des trains et des transports des transports publics comme on le fait en Allemagne en Espagne pourquoi à Paris le passe Navigo augmente alors qu'au contraire il devrait diminuer pourquoi il n'y a pas de politique publique d'ampleur qui permettent aux gens de s'en sortir c'est ça la question et en fait c'est facile de la part du gouvernement de dire vous chauffez trop vous devez faire des efforts mais où sont les politiques publiques d'accompagnement il n'y en a pas donc c'est ça la colère qui monte et je la comprends et je la ressens et ça suffit en fait ça suffit et vous le dites notamment ce projet de loi énergie renouvelable qui est quand même l'une des réponses même si elle vous paraît probablement pas suffisante vous êtes favorable à l'idée de voter pour si les amendements que vous avez décrit tout à l'heure sont adoptés une abstention mais on a une discussion de groupe difficile interview mais c'est vrai que c'est difficile d'être simplement s'abstenir si nos amendements passent et que ça ne détruit pas la biodiversité alors probablement il y a une opportunité pour que l'on finisse par voter pour mais aujourd'hui on est plutôt sur aujourd'hui vous êtes plutôt sur l'abstation Sandrine Rousseau député Europe Écologie Les Verts de Paris sur RMC et BFM TV 8h53
Sandrine Rousseau