Sans budget 2025, quelles conséquences pour les Français ? - C à Vous
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Les explications de F.Bayrou sur les régions des cercles de pouvoir à Paris vous ont convaincu ?
- 2:00FerméeRéponse directe
Ca s'est fini avant même d'avoir commencé ?
- 4:00FerméeRéponse directe
Il y a assisté en visioconférence ?
- 6:00FerméeRéponse partielle
Parce qu'il ne considère pas les citoyens de Mayotte comme des citoyens français ?
- 8:00FerméeRéponse directe
C'est votre objectif ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Mais est-il souhaitable qu'une politique minoritaire comme celle défendue par le NFP s'applique et s'exerce ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00E.CoquerelFait
« On lui parle d'un département où il y a peut-être plus de 1000 morts, complètement dévasté. Et sa réponse est de nous dire: "Vous dites ça car ma mairie n'est pas à Paris." »
- 5:00E.CoquerelFait
« Mayotte serait un département dans l'Hexagone, avec ce qu'il s'est passé, peut-être plus de 1000 morts, le Premier ministre n'aurait pas été à Pau. »
- 7:00E.CoquerelFait
« Il a fait beaucoup de lapsus. "Le Premier ministre et le président ne s'éloignent pas en même temps du territoire national", il y a quelque chose aussi dans son inconscient, peut-être. »
- 9:00E.CoquerelFait
« Il a aussi répondu en prenant les raisons de la situation: "C'est à cause de la censure." »
- 11:00E.CoquerelPromesse
« Je pense qu'il ne terminera pas l'hiver. »
- 13:00E.CoquerelFait
« Monsieur Macron a dissous l'Assemblée, il n'a pas respecté le choix des Français. »
- 15:00E.CoquerelFait
« Ses députés font partie de ceux qui ont déposé le plus d'amendements pour ne pas voter l'abrogation de la réforme des retraites. »
- 17:00E.CoquerelFait
« La politique va rester celle de la baisse des dépenses publiques, de continuer les politiques de cadeaux fiscaux, etc. »
- 19:00E.CoquerelChiffre
« Les macronistes étaient tellement réduits qu'ils ne revenaient pas suffisamment sur les 60 milliards de recettes qui nous ont manqué en 2023. »
- 22:00E.CoquerelFait
« Il vaut mieux attendre de discuter d'un budget que d'avoir un mauvais budget. Il y a des gens qui le font: les Espagnols. Ca fait 3 ans qu'ils ont le même budget. »
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Mais ce n'est qu'un usage. Le gouvernement de M.Barnier, comme le maire de Lorient et de Châteauroux, avaient gardé leur mandat de maire.
Ils ont bien fait, compte tenu de la brièveté de leur présence au gouvernement. - A.-E.Lemoine: On reviendra sur le débat du cumul des mandats.
Mais, d'abord, les explications de F.Bayrou sur le fait les régions des cercles de pouvoir à Paris. Ca vous a convaincu?
J'imagine que non. - E.Coquerel: Je ne connais pas F.Bayrou.
Il est parti il y a 12 ans, je suis arrivé il y a 8 ans. Mais j'ai plutôt une image de respect par rapport au personnage. Et là, je me suis dit: "On assiste à un crash en direct." - A.-E.Lemoine: Ca s'est fini avant même d'avoir commencé? - E.Coquerel: En tout cas, sur cette explication.
On lui parle d'un département où il y a peut-être plus de 1000 morts, complètement dévasté. Et sa réponse est de nous dire: "Vous dites ça car ma mairie n'est pas à Paris." Il est en décalage. - P.Cohen: Ce n'est pas son absence qui a retardé l'action de l'Etat. - A.-E.Lemoine: Il y a assisté en visioconférence. - P.Cohen: C'est une faute de communication, mais c'est tout. - E.Coquerel: Mayotte serait un département dans l'Hexagone, avec ce qu'il s'est passé, peut-être plus de 1000 morts, le Premier ministre n'aurait pas été à Pau. - A.-E.Lemoine: Parce qu'il ne considère pas les citoyens de Mayotte comme des citoyens français? - E.Coquerel: La situation, dans n'importe quel endroit en France, il ne lui serait même pas venu à l'idée...
Il a fait beaucoup de lapsus. "Le Premier ministre et le président ne s'éloignent pas en même temps du territoire national", il y a quelque chose aussi dans son inconscient, peut-être, car je crois sur parole qu'il considère que ce qui est arrivé est dramatique, mais qu'il est complètement déconnecté par rapport à la réalité. Aller à Pau pour les municipales, pour parler de non-cumul des mandats, du retour à une France des notables...
Il pense ce qu'il veut, mais c'est déphasé. Sa réponse n'est pas bonne. L'exercice de cet après-midi est raté sur la forme et sur le fond.
Ca a été l'épicentre du problème. Il s'est mis lui-même dans des pièges. Il a aussi répondu en prenant les raisons de la situation: "C'est à cause de la censure." Ce n'était pas son intérêt de dire cela. - P.Cohen: Il a été très applaudi à ce moment-là par son clan, par ses soutiens. - E.Coquerel: Sauf que, pour essayer de s'en sortir, ce qui ne sera pas possible, je pense...
Je pense qu'il ne terminera pas l'hiver. - A.-E.Lemoine: C'est votre objectif? - P.Cohen: C'est un pronostic? - E.Coquerel: J'ai dit dès fin août qu'il ne terminerait pas l'hiver.
Il hérite du même problème. Il se met lui-même dans les pas de monsieur Barnier en évoquant la censure. - A.-E.Lemoine: C'est ce que vous souhaitez à la France?
Autant de Premiers ministres en si peu de temps? - E.Coquerel: Il a été mal à l'aise cet après-midi, mais quel est le problème de fond?
Quand vous êtes Premier ministre d'un gouvernement aussi minoritaire dans l'Assemblée, avec aussi peu de gens qui vous soutiennent, ce n'est pas possible d'être à l'aise. - A.-E.Lemoine: Les seuls qui ont refusé son invitation à discuter avec lui, c'est LFI.
Tous les autres partis politiques ont accepté son invitation à dialoguer. Il a défendu le pluralisme positif. - E.Coquerel: Quand il parle de la censure, il se met dans les pas de monsieur Barnier.
Quand il répond à une question du groupe LR sur sa politique, sa réponse est dans l'épure des politiques menées par monsieur Macron depuis des années. Vous m'avez demandé si je souhaitais la stabilité. Je ne souhaite pas qu'une politique minoritaire et mauvaise s'applique, au prétexte que cela pourrait instaurer une instabilité.
Monsieur Macron a dissous l'Assemblée, il n'a pas respecté le choix des Français. Il mène une politique que les Français ne veulent plus. Monsieur F.Bayrou s'apprête également à faire cela.
Il ne passera donc pas l'hiver. - P.Cohen: Mais est-il souhaitable qu'une politique minoritaire comme celle défendue par le NFP s'applique et s'exerce? - E.Coquerel: Vous pouvez me rétorquer cela, sauf qu'elle est plus majoritaire. - P.Cohen: Vous êtes sûr de cela? - E.Coquerel: Une coalition est arrivée en tête.
Deux sont arrivés derrière. Je vous écoutais parler de l'Assemblée, en disant "elle représente peut-être presque une proportionnelle". Quand vous avez aussi peu de députés qui votent pour vous...
Leurs députés, on les a vus une fois, c'était pour voter contre leur propre budget qu'on avait réussi à modifier. Ils étaient entre 20 et 30. C'est pour ça que je vous dis que c'était tout sauf un socle commun.
Vous ne pouvez pas gouverner et appliquer un programme minoritaire en France avec cette minorité-là. - A.-E.Lemoine: A la moindre occasion, vous déposerez une motion de censure. - E.Coquerel: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Dès son discours de politique générale, en espérant que le RN ou la gauche vous suivront? - E.Coquerel: La solution pour ne pas le faire, c'est de faire un vote de confiance. - A.-E.Lemoine: S'il le soumet au vote de confiance? - E.Coquerel: L'Assemblée pourra voter.
A mon avis, il ne le fera pas, car il sait qu'il est minoritaire. Le groupe GDR-communiste a également dit la même chose. J'ai entendu avec les propos suivants: "A priori une censure de Madame M.Tondelier." Donc je pense qu'on ne sera pas isolés. - P.Cohen: Si, par hypothèse, les socialistes, une partie des élus de gauche s'abstiennent, F.Bayrou peut remporter le vote de confiance? - E.Coquerel: Qu'il le tente, on verra bien.
Ca va être compliqué pour une opposition de s'abstenir. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas retenu ce qu'a dit F.Bayrou cet après-midi, en répondant aux questions.
Il a rappelé qu'il était un partisan acharné du pluralisme politique, qu'il était possible de débattre et de dialoguer. D'emblée, vous avez refusé les 2. Vous n'avez pas répondu à son invitation à tous les camps de l'Assemblée nationale.
Ca ne servait à rien de développer vos positions? - E.Coquerel: Traditionnellement, on va voir les Premiers ministres quand ils nous demandent de venir.
Mais, là, c'était discuter de coalition ou d'un pacte de non-censure. C'était ça, l'objet. On n'allait pas lui faire perdre du temps.
Nous, on le dit clairement: on n'ira pas non plus trouver des formules qui signifient une cohabitation. Une espèce de soutien sans participation à un gouvernement. - A.-E.Lemoine: Aller dialoguer, c'est soutenir? - E.Coquerel: Ce n'est pas le problème de dialoguer.
Monsieur F.Bayrou n'arrive pas de nulle part. C'est un des piliers du macronisme.
Ses députés font partie de ceux qui ont déposé le plus d'amendements pour ne pas voter l'abrogation de la réforme des retraites. Certains députés, comme J.-P.Mattei, ont taxé les plus riches, mais les autres, ce n'est pas le cas.
La politique va rester celle de la baisse des dépenses publiques, de continuer les politiques de cadeaux fiscaux, etc. - P.Cohen: Il a dit qu'il n'était pas fan des impôts, et que, si le bonheur des Français était indexé sur les impôts, nous serions le pays le plus heureux du monde. - E.Coquerel: Cela voudrait dire de ne pas revenir sur les cadeaux donnés aux ultra riches, qui expliquent nos déficits. - A.-E.Lemoine: Ils devaient être plus taxés dans le projet de loi de finances. - E.Coquerel: Les macronistes étaient tellement réduits qu'ils ne revenaient pas suffisamment sur les 60 milliards de recettes qui nous ont manqué en 2023.
Cela explique largement les déficits. Depuis 2017, la baisse des dépenses publiques est en dessous du PIB. Les recettes ont également baissé considérablement au profit des plus riches, allez voir les statistiques de l'INSEE, les 300 000 personnes les plus riches du pays.
Ca nous coûte des dizaines de milliards. C'est aberrant, mais c'est la réalité. pas à le faire. - E.Tran Nguyen: Vous anticipez la politique de F.Bayrou.
Tout ce que l'on sait, c'est qu'il souhaite revenir sur la question du non-cumul des mandats. Plusieurs lois interdisent d'être député et sénateur maire. - Je suis contre le cumul des mandats.
Lorsqu'on exerce une fonction, on doit l'exercer à plein temps. - Cette obsession pour le cumul des mandats ne peut pas être une priorité pour les Françaises et les Français. La question, aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat, l'accès aux soins, l'hôpital public, l'école... - A voir des responsables politiques qui disent "on pourrait cumuler des mandats", alors qu'il y a des gens qui aimeraient cumuler des salaires et avoir de quoi se nourrir...
Je veux qu'on apporte des réponses aux gens qui souffrent. - E.Tran Nguyen: Que des contres, on imagine comme vous.
F.Bayrou a parlé de la déconnexion des élus avec la société, du manque de confiance que l'on mesure aussi dans les sondages. Quel spectacle donnez-vous aux Français quand vous ne voulez même pas discuter? - E.Coquerel: Vous m'expliquez que quelqu'un qui va superposer un mandat de député...
Moi, ça me prend 80 heures par semaine. Peut-être que j'en fais beaucoup, mais mes collègues aussi sont très pris. Comment va-t-il être maire en même temps?
Expliquer que la personne qui va cumuler ses 2 mandats aura plus de rapport avec la population, c'est une plaisanterie. La France des notables, ce n'est pas bon du tout. On peut être député, au plus près de la population.
Je m'y essaye sans arrêt. Je suis ma circonscription en permanence, tout en étant à l'Assemblée. Etre maire est un des mandats les plus difficiles.
Laisser penser qu'un député doit être maire pour avoir des contacts, c'est le retour des notables politiques et ils s'écartent de la population. A un moment donné, elle vit de la politique. Je ne trouve pas cela.
On ne doit pas vivre de la politique. - P.Cohen: C'est plafonné. - E.Coquerel: Il ne faut pas que l'existence dans la politique l'emporte sur nos idées.
Je suis opposé à ce cumul. Ne pas cumuler les mandats, ça permet aux citoyens d'accéder à des mandats, à plus de citoyens. Je suis pour que de plus en plus de citoyens accèdent à ces mandats. - A.-E.Lemoine: Si F.Bayrou ne finit pas l'hiver, il aura eu le temps de voter un budget, donc on va vivre encore des mois avec le budget 2024 reconduit en 2025, avec la loi spéciale, et donc potentiellement des augmentations d'impôts? - E.Tran Nguyen: Ca rejoint ma question. - E.Coquerel: Je vais répondre sur les 2 choses.
Il vaut mieux attendre de discuter d'un budget que d'avoir un mauvais budget. Il y a des gens qui le font: les Espagnols. Ca fait 3 ans qu'ils ont le même budget. - A.-E.Lemoine: Donc 17 millions de Français qui payent plus d'impôts. - E.Coquerel: J'ai proposé un amendement dans la loi spéciale qui permet d'indexer les impôts sur le revenu, de façon à ce que l'impôt ne change pas de périmètre.
Il n'a pas été reçu, j'ai fait une proposition à C.de Courson. J'ai proposé à F.Bayrou de reprendre toutes les mesures qui ont fait consensus à l'Assemblée et au Sénat, qui ne sont pas des mesures de décaissement, mais de prolongation de crédit d'impôt, et de les faire passer rapidement à l'Assemblée. - A.-E.Lemoine: Quand on dialogue et qu'on propose, on risque d'être entendu. - P.Cohen: Il reste 3 jours. - E.Coquerel: Ca, vous pouvez le voter la semaine du 13 janvier. - P.Cohen: Il reste 3 jours avant la mi-janvier.
Éric Coquerel