Le RN ne votera jamais ce budget du gouvernement Barnier ! - Laure Lavalette (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Hier, en commission, des amendements de la France Insoumise et du Parti Socialiste visant à abroger la réforme des retraites ont été adoptés. La gauche a crié victoire, notamment Mathilde de Panot. Vous êtes clairement dans un duel, on a l'impression une guéguerre avec la gauche, pour savoir qui va pouvoir se targuer enfin d'avoir réussi en premier l'abrogation de la réforme des retraites. C'est ça ou pas ?
- 0:41RelanceÉludée
La gauche a raison, c'est une victoire pour la gauche ou pas ?
- 1:57OuverteRéponse partielle
Ce soir, on a Maudis qui va peut-être encore nous dégrader, le FMI qui alerte sur le risque de dérapage budgétaire. Donc qu'est-ce que vous préconisez ?
- 3:31FerméeRéponse directe
Qu'est-ce qui fait que, d'un coup, aujourd'hui, ce qui, au mois de juin, n'était pas une priorité, c'est devenu aujourd'hui la sacrosainte des priorités ?
- 4:12RelanceRéponse partielle
C'est un opportunisme politique, Madame Lavalette.
- 7:45OuverteRéponse partielle
La semaine a été compliquée. Je imagine que vous l'avez suivi attentivement. On a eu, nous aussi, on a vu deux députés qui ont été sur le grill et notamment, Julien Audoul, mercredi, où on a vu devant le tribunal, un certain nombre de documents qui montraient que la charge de l'accusation, à savoir que ces gens avaient été rémunérés comme assistants parlementaires par le Parlement européen alors qu'ils travaillaient pour le parti. Est-ce que vous craignez, au vu de ce qui se passe au procès, une condamnation et notamment une peine d'éligibilité pour Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« cette réforme de retraite, dont les Français ne voulaient pas et ne veulent toujours pas, soit abrogée. »
- 1:11Invité politiqueFait
« L'idée était de dire, on va allonger le délai de cotisation, on va passer... L'âge à la retraite ne sera pas 62, mais l'âge d'égal sera 64 ans, avec deux ans de cotisation de plus. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Mais c'est une grande hypocrisie parce qu'il y a un seigneur sur deux à partir de 55 ans qui arrive à la retraite sans être en emploi, soit en maladie, en invalidité ou au chômage. »
- 2:26Invité politiqueFait
« Sandrine Rousseau m'a dit, lâchez nos utérus. »
- 2:34Invité politiqueChiffre
« les femmes ont 1,7 enfants en France, alors que le désir d'enfant est à 2,5. »
- 2:57Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron qui se targuait de cette start-up nation qui, on en reparlera sûrement, est devenue la tax-up nation, a créé des emplois très très faibles pour la productivité et a sacrifié des emplois industriels qui, eux, avaient une productivité très forte. »
- 6:56Invité politiqueFait
« quand vous avez commencé à travailler entre 17 et 20 ans, vous puissiez partir avec 40 annuités à 60 ans. »
- 8:20Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, ça fait longtemps qu'elle attendait ce procès parce que ça fait longtemps qu'elle avait envie d'expliquer quelle était notre vision effectivement du travail des assistants parlementaires de députés d'opposition, ce qui est très différent avec des députés de la majorité. »
- 8:47Invité politiqueFait
« on ne peut pas différencier notre travail législatif de notre travail... »
- 11:30Invité politiqueFait
« Les images étaient quand même assez frappantes. Il était finalement descendu entouré de CRS pour voir deux, trois stands. »
- 12:18Invité politiqueFait
« c'est traité de libre-échange qui mettent nos agriculteurs en concurrence avec des nations, des grands peuples et des grandes étendues aussi avec des gens qui ne sont pas du tout soumis aux mêmes normes que ce que nous demandons à nos agriculteurs. »
- 13:21Invité politiqueFait
« pour que l'Allemagne vende des voitures, on va sacrifier nos bétails. On va accepter sur notre sol, mais c'est colossal, c'est 100 000 tonnes d'auvin, 180 000 tonnes de poulet qui va venir sur notre sol à des coûts qui sont très différents puisque le poulet qui va arriver n'aura pas été produit avec le même coût horaire dans la ferme. »
- 15:38Invité politiqueFait
« En fait, nous ne voterons jamais le budget. »
Temps de parole
- Laure Lavalette67 %
- Invité12 %
- ?7 %
- Présentateur7 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
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L'invité du 8h30 ce matin dans le 6-9, c'est Laure Lavalette, députée du Var, porte-parole du Rassemblement National. Bonjour à vous, bienvenue sur ce plateau. Hier, en commission, des amendements de la France Insoumise et du Parti Socialiste visant à abroger la réforme des retraites ont été adoptés. La gauche a crié victoire, notamment Mathilde de Panot. Vous êtes clairement dans un duel, on a l'impression une guéguerre avec la gauche, pour savoir qui va pouvoir se targuer enfin d'avoir réussi en premier l'abrogation de la réforme des retraites. C'est ça ou pas
? Alors figurez-vous, nous sommes en guerre avec personne, ce qui compte c'est l'intérêt des Français. On n
'a
qu'une seule boussole, c'est l'intérêt des Français, et qu'effectivement cette réforme de retraite, dont les Français ne voulaient pas et ne veulent toujours pas, soit abrogée. C'est la raison pour laquelle, vous savez que jeudi prochain, on a notre niche, le 31 octobre, et ça va être l'occasion aussi de voir comment la gauche...
Mais la
gauche a raison, c'est une victoire pour
la gauche ou pas ? Non,
c'est pas une victoire pour la gauche, je veux dire, on l'a porté autant qu'eux. Vous savez, on peut être adversaire politique et avoir de temps en temps des idées communes. Il se trouve que cette réforme de retraite n'était voulue par très très peu de Français, elle a été imposée par 49-3, un peu parce qu'on le sait bien, il y
a
eu un chantage de l'Union Européenne qui disait à Bruno Le Maire, si cette réforme de retraite-là ne passe pas, à ce moment-là, vous n'aurez pas l'argent du plan de relance. Il faut expliquer aux Français l'hypocrisie quand même de cette réforme de retraite. L'idée était de dire, on va allonger le délai de cotisation,
on
va passer... L'âge à la retraite ne sera pas 62, mais l'âge d'égal sera 64 ans, avec deux ans de cotisation de plus. Mais c'est une grande hypocrisie parce qu'il y a un seigneur sur deux à partir de 55 ans qui arrive à la retraite sans être en emploi, soit en maladie, en invalidité ou au chômage. Donc ce que vous pensez récupérer en cotisation d'un côté, finalement, vous le dépensez de l'autre. Et Emmanuel Macron, 3-4 ans avant d'imposer cette retraite aux Français, ce projet de retraite, l'avait dit que c'était d'une grande hypocrisie. Donc voilà. Il
faut quand même
faire quelque chose sur les retraites. Parce qu'on sait très bien aujourd'hui qu'on a une population vieillissante, qu'aujourd'hui, la part des retraites dans notre budget, c'est énorme. On a vraiment des problèmes avec notre déficit. Ce soir, on a Maudis qui va peut-être encore nous dégrader, le FMI qui alerte sur le risque de dérapage budgétaire. Donc qu'est-ce que vous préconisez ? Vous avez raison. Il y
a une
vraie question qui a été complètement éludée pendant tous les débats à l'Assemblée nationale. En plus, je vais porter le texte, donc je m'en souviens bien. La Macronie n'a absolument pas parlé ni de natalité ni de productivité, qui sont pourtant les deux jambes absolument fondamentales sur lesquelles notre système de retraite, issu des Trente Glorieuses, était issu. Effectivement, les bébés de maintenant seront les
deux 10 ans.
C
'était dans le
discours d'Emmanuel Macron post-élection.
Oui, mais alors, on n'en a plus jamais entendu parler.
Et
quand moi, j'ai osé parler de natalité au sein de l'Assemblée nationale,
on
m'a dit, Sandrine Rousseau m'a dit, lâchez nos utérus. Il n'était pas évidemment question de forcer les femmes à avoir des enfants. Simplement de se dire qu'effectivement,
les
femmes ont 1,7 enfants en France, alors que le désir d'enfant est à 2,5. Donc on pourrait imaginer déjà que si nous mettions les familles dans des conditions pour relancer cette natalité, ça a de l'intérêt. Surtout qu'un grand nombre
d'enfants, c
'est quand même aussi le signe de la vitalité d'un peuple. Et on avait besoin de ça parce que ça fait des cotisants.
Et
il y
a
aussi
une
histoire de productivité. Vous savez, Emmanuel Macron qui se targuait de cette start-up nation qui, on en reparlera sûrement, est devenue la tax-up nation, a créé des emplois très très faibles
pour la productivité et a sacrifié des
emplois industriels qui, eux,
avaient une productivité très forte.
Vous faites des grands
discours aujourd'hui sur la
réforme des retraites. On a bien vu que c'était votre cheval
de bataille. On me pose la question, je réponds. J'en ai deux des chevaux
de bataille.
Je
ne comprends pas une chose. Pendant la campagne des Européennes, vous avez été en situation où vous avez cru gagner avant le premier tour. Et quand on vous parlait de la réforme des retraites,
c
'était... Oh là là là là ! Il y avait beaucoup moins de discours. Et ma question va être très précise. Vous nous aviez dit, à cette époque-là, tous, ici même, qu'on verrait plus tard, c'était renvoyé largement après le budget. Qu'est-ce qui fait que... Et c'était assez flou. Qu'est-ce qui fait que, d'un coup, aujourd'hui, ce qui, au mois de juin, n'était pas une priorité, c'est devenu aujourd'hui la sacrosaine des priorités ? Alors,
comme je ne doute pas que vous êtes un observateur très aiguisé de la vie politique, vous vous souveniez de
ce
que disait Jordan Bardella ? Il disait, voilà, si jamais je suis Premier ministre... On
verra. Au 1er
juillet, dans les deux mois qui arrivent, j'aurai trois priorités qui seront, effectivement, le pouvoir d'achat, l'immigration et la baisse...
Et après le budget, on verra.
D'accord, octobre, excusez-moi. On est quoi ? On
est le 24 octobre. Le budget n'est pas voté.
Vous avez bien vu qu'on était dans cette temporalité-là.
C'est un opportunisme politique, Madame Lavalette. C'est un opportunisme politique.
C
'est un
opportunisme politique. Je veux dire, vous tombez mal. En plus, j'étais déjà porte-parole à cette époque-là et j'ai très bien expliqué. L'urgence de juillet-août, elle était différente. On avait dit qu
'on
ferait à l'automne et nous sommes à l'automne. Cette niche parlementaire, c'est nous qui avons la première. Je pense que c'est tiré au sort. Marine Lebel proposera le 31 octobre.
Exactement. C'est la semaine prochaine. Mais qui sera
de
votre côté, franchement ? La
gauche sera de votre côté ? On verra.
Vous savez, je pense que 55% à peu près des députés ont été élus, notamment en disant qu'ils allaient abroger la réforme des retraites. Sandrine
Rousseau a déjà dit « Moi, je ne me rangerai pas du côté du Rassemblement national pour cette
proposition de loi ». Il faudra qu
'elle aille expliquer aux gens qui l'ont élu pour justement abroger cette réforme des retraites quelles ont été les raisons profondes pour lesquelles elle n'a pas voté, à part leur sectarisme et leur dogmatisme. Je termine simplement. Il ne vous est pas échappé que nous avions, les deux dernières années, voté tout ce qui allait dans le bon sens, dans le sens des Français. Mais moi, j'ai voté des amendements d'LFI,
j
'ai voté des amendements macronistes,
j
'ai voté des amendements LR, parce qu'encore une fois, je n'ai qu'une seule... Donc c
'est un appel que vous faites à la gauche aujourd
'hui.
Rangez-vous
de notre côté. Ils sont dans leur sectarisme et dans leur dogmatisme. Je pense malheureusement que les Français méritent mieux. Il faut sortir
de ces
postures. Ils ont la chance de le faire jeudi
prochain. Ce qui
veut dire que si jeudi prochain, votre proposition n'est pas adoptée, un mois plus tard, il y a, non pas la même, mais en tous les cas sur le même thème, une autre qui vient de la France insoumise, vous,
vous
la voterez.
Alors qu'il n
'est
pas exactement la même, et c'est normal parce que nous ne sommes pas de la même famille politique, mais c
'est ce que nous avons toujours fait.
Probablement. C'est ce que nous avons toujours fait. Nous n'avons jamais eu d'état d'abri. Donc la gauche
pourrait créer
victoire à ce moment
-là.
Oui, mais alors avec nos voix, ça paraît bizarre du coup. Ils ne voulaient pas donner, mais par contre, avoir une victoire avec nos voix. Vous voyez bien à quel point c'est complètement absurde. Ce qui est certain, c'est qu'encore une fois, il faut être mu par l'intérêt des Français et sortir... Mais
comment vous expliquez,
pardonnez-moi, que la plupart de vos partis frères en Europe, notamment ceux qui sont au gouvernement, notamment en Italie avec Mme Mélanie, et soient pris des réformes avec l'âge de la retraite au minimum à 64 ou 65 ans, et que ceux qui sont arrivés au pouvoir ne l'ont jamais remis en cause ? Pourquoi ceux qui marchent en Italie, en Hongrie ou ailleurs, aux Pays-Bas, ne marcheraient pas en France
?
Encore une fois, on n'a pas du tout le même système de retraite qu'en Italie. En fait, il faut bien comprendre qu'un programme sur les retraites,
c
'est aussi un choix politique. Et effectivement, nous, on a pris le choix politique de...
En
fait, votre âge de départ à la retraite dépendra de l'âge de votre arrivée sur le marché du travail. Et effectivement, on pense qu'il vaut mieux faire
travailler les jeunes de
25 à 27 ans
que de 65
à 67 ans. Mais encore une fois, vous ne pouvez pas être d'accord. C'est un choix politique. Non, c'est pas que
je ne suis pas d'accord, c'est que je ne
comprends pas la logique.
Dans notre niche, en fait, il n
'y
a qu'une petite partie de notre réforme des retraites puisque nous, nous voulons pousser, j'allais dire, le bouchon plus loin puisque nous voulons, quand vous avez commencé à travailler entre 17 et 20 ans, vous puissiez partir avec 40 annuités à 60 ans. Donc, c'était... On a été très caricaturés sur cette mesure-là puisque c'est simplement,
j'allais dire, pour les carrières longues. Mais vous savez
bien
que
ça n'est pas mis en place.
C
'est tellement une usine à gaz,
c
'est carrière longue que ça ne fonctionne pas. Là, ce sera très simple. Vous rentrerez votre âge de départ. Votre âge, votre âge de départ, enfin, votre âge où vous avez commencé à travailler et vous saurez exactement. Il faut aussi de la lise. On termine sur les retraites.
Mais encore une fois,
c'est un choix politique. Nous, on pense que quand vous allez travailler toute votre vie, vous avez le droit de profiter de votre retraite en bonne santé.
Juste après la pub, dans un instant, on revient avec Eric Dougouti, notamment, et avec notre invité ce matin, Laure Lavalette, députée RN du Var. A tout de suite. Notre invité ce matin, l'invité de 8h30,
c
'est Laure Lavalette, députée RN du Var. Merci d'être avec nous. Eric Dougouti, question ? L
'autre actualité du
Rassemblement national ces dernières semaines, ce n
'est
pas seulement à l'Assemblée nationale, c'est au Palais de Justice de Paris. La semaine a été compliquée. Je imagine que vous l'avez suivi attentivement. On a eu, nous aussi, on a vu deux députés qui ont été sur le grill et notamment, Julien Audoul, mercredi, où on a vu devant le tribunal, un certain nombre de documents qui montraient que la charge de l'accusation, à savoir que ces gens avaient été rémunérés comme assistants parlementaires par le Parlement européen alors qu
'ils
travaillaient pour le parti. Est-ce que vous craignez, au vu de ce qui se passe au procès, une condamnation et notamment une peine d'éligibilité pour Marine Le Pen ?
Je vais vous dire, Marine Le Pen, ça fait longtemps qu'elle attendait ce procès parce que ça fait longtemps qu'elle avait envie d'expliquer quelle était notre vision effectivement du travail des assistants parlementaires de députés d'opposition, ce qui est très différent avec des députés de la majorité. Et effectivement, je pense que la dichotomie elle est peut-être là et c'est tout l'enjeu de ces trois mois de procès où Marine Le Pen va pouvoir et a commencé à bien expliquer que c'était quand on était attaché parlementaire, on faisait de la politique. C'est exactement comme nous, députés de la nation, intrinsèquement, on ne peut pas différencier notre travail législatif de notre travail...
C'est intéressant ce
que vous dites sur... C'est notre vision du travail.
C'est ce qu'elle a dit
? Sauf que
la
règle, il y a un code du travail, en l'occurrence, il y
a
des règles et que ce n
'est
pas une vision. C'est est-ce qu'on est... Et ça, c'est toute la différence entre la défense de plateau télé, si je puis dire, et celle devant un tribunal, c'est qu'il
y
a des faits. Vous êtes jugé pour des faits. Est-ce que ces gens-là ont travaillé pour rester à l'institution ? Ce n
'est
pas une vision. C'est une application
de la règle. Et là, en l'occurrence, il n'y a aucun enrichissement personnel. Il n'y a pas de détournement de fond. C'est pas le sujet. C
'est quand même important
que vous vous écoutez le compagnie. C'est pas ce que la justice vous
reproche. Non, mais c
'est là où,
effectivement, sur le travail, c'est sur ce travail-là où pédagogiquement, il faut que Marine Le Pen explique ce que nous pensons être notre vision du travail de l'attaché parlementaire.
Mais vous ne répondez pas
à la question posée à l'instant sur... Vous étiez dans l'illégalité, mais vous dites que
ce n'est pas
normal.
Pas
du tout. En fait, l'Union européenne aimerait que les attachés parlementaires soient des fonctionnaires de l'Union européenne. Ah non ? Ça n'est pas le cas.
Il travaille pour un
député qui fait de la politique.
Mais lorsque l
'assistant
parlementaire... Vous savez, c'est ni vous ni moi qui allons trouver la solution. Non, mais si, il y a la règle. La règle, elle
est là. Lorsqu'un assistant parlementaire est censé travailler pour un député et qu'il est prouvé, en tous les cas, il y
a
des éléments, qu'il ne s'est pas rendu sur son lieu de travail pendant un an, ça pose quand même un problème.
Écoutez, attendons de voir et la justice va faire son travail. Mais encore une fois, je pense que ce qui est important qu'il ressorte de ce procès. Moi, je suis très contente qu'on s'en libère aussi de ce procès parce que c'est un mantra qui revient... Vous ne craignez pas une sanction pour Marine Le Pen
? Écoutez,
franchement, non. J'avoue, je suis assez sereine. Elle aussi, elle l'est ?
Oui,
très sereine.
Donc, il n'y a pas
de
plombé
aujourd
'hui ? Elle a
toujours été. Vous l'avez vu, elle est venue aussi sur les plateaux. Donc,
vous nous dites qu'il
n'y
a pas de plombé aujourd'hui au RN en
prévision d'une
élection présidentielle
anticipée ou en 2027 ? En fait, on n'imagine
même pas se plomber parce que je ne pense pas que Marine Le Pen soit effectivement condamnée. Encore une fois, elle a trois mois. Alors, maintenant, un peu moins parce que ça a déjà commencé. Mais pour expliquer que le travail des assistants parlementaires d'opposition n'est pas exactement celui dont Bruxelles... Donc, Jean
-Denis Bardella ne se
prépare pas au cas où
?
Non,
mais
peut-être qu
'il
peut se préparer déjà pour les cinq ans d'après. Vous savez, donc il sera prêt. On se prépare tous à avoir des responsabilités. Mais pas pour 2027 ? Non.
Donc, vous reconnaissez, vous n'avez pas appliqué, vous n
'avez pas respecté les règles ? Non, mais moi, je ne reconnais rien du tout. Non, monsieur, moi, je ne
reconnais rien du tout. Ici, ce n
'est
pas un tribunal. Moi, je n'étais pas à l
'Europe. Non, c'est une question.
Donc, franchement, moi, je ne reconnais rien du tout.
Donc, un député de l
'opposition,
il est
moins sérieux qu'un député de la majorité
?
Ça n'a
rien à voir. Mais vous savez bien qu'on n'a pas du tout les mêmes prérogatives. Ils ne faisaient... Vous
appartenez à des commissions, il y a du travail parlementaire. Vous
savez très bien qu'ils ne font pas de rapport. Vous savez, quand on disait « Oui, ils ne font pas de rapport », mais ils ne
font
pas de rapport parce qu'en fait, ils n'avaient pas le droit de faire des rapports. Donc, on ne pointe pas du doigt des députés qui étaient minoritaires et qui n'avaient pas certaines prérogatives. Encore une fois, je pense que c'est très différent. Bruxelles voudrait qu
'on
soit à la botte de Bruxelles. En fait, les attachés parlementaires du Rassemblement national travaillent pour les députés du Rassemblement
national.
Votre thématique ce matin avec vous, Laure Lavelette.
Oui,
les agriculteurs, ils commencent à dire « Voilà, il faut refaire des actions. »
À
partir du 15 novembre, ils appellent à se mobiliser.
D
'ailleurs, ils ont déjà commencé sur le terrain.
Ils
sont inquiets notamment de la signature de l'accord Mercosur par l'île d'Europe à l'instant. Alors, est-ce que vous allez les soutenir ? Quelle est votre position par rapport à eux ? Je pense
qu'il faut essayer de rembobiner un peu et de se souvenir de l'année dernière du climat hyper tendu. Souvenez-vous, Emmanuel Macron qui n'était pas arrivé à inaugurer ce salon de
l
'agriculture qui avait été exfiltré au premier étage et qui avait fait une espèce de réunion dans un couloir. Les images étaient quand même assez frappantes. Il était finalement descendu entouré de CRS pour voir deux, trois stands. Donc, ça a montré quand même la défiance des agriculteurs envers Emmanuel Macron qui avait tenté de calmer tout le monde en disant qu'effectivement c'est traité de libre-échange qui mettent nos agriculteurs en concurrence avec des nations, des grands peuples et des grandes étendues aussi avec des gens qui ne sont pas du tout soumis aux mêmes normes que ce que nous demandons à nos agriculteurs. Donc, on voit bien à quel point c'est injuste.
Ça avait été un petit peu calmé parce qu'on leur avait promis une simplification, souvenez-vous, dans leur travail, une simplification administrative qui n'est jamais arrivée. Je pense que la sobriété normative quand même, là vous parlez des agriculteurs mais elle est vraie pour tout le monde. On en a besoin pour nos TPE, PME. Enfin, je veux dire, ça devrait être un peu une obsession, j'allais dire, cette sobriété normative. Et voilà. Et puis, je pense que les agriculteurs se rendent compte un an après qu'ils sont un peu... Ils se sont... C'était un peu le dindon de la farce. Oui.
Et que ce traité Mercosur qui avait refait parler de lui au moment des européennes, souvenez-vous, puisque nous, nous sommes contre, évidemment, tous ces traités de libre-échange. On veut du juste échange. Nous, on veut que nos agriculteurs puissent être en concurrence avec des gens qui ont les mêmes normes qu'eux. Et le traité du Mercosur, il faut expliquer aux Français ce que c'est. C'est qu'en fait, pour que l'Allemagne vende des voitures, on va sacrifier nos bétails.
On va accepter sur notre sol, mais c'est colossal, c'est 100 000 tonnes d'auvin, 180 000 tonnes de poulet qui va venir sur notre sol à des coûts qui sont très différents puisque le poulet qui va arriver n'aura pas été produit avec le même coût horaire dans la ferme. Je ne
sais
pas s'il vient par exemple du Brésil.
Si c'est saigné,
ratifié par la France, ce
qui n'est pas le cas.
D'accord. Enfin, ça pose quand même une vraie question puisque Emmanuel Macron s'était engagé. Mais souvenez-vous, il s'engageait au moment des
européennes... C'était opposé quand
même aussi. En fait, il s'opposait en France, mais il ne s'opposait pas à Bruxelles. Mais tout l'enjeu est là. Mais je vais vous dire, un peu comme pour le pacte Asile-Immigration où on a un ministre de l'Intérieur qui s'oppose ici et qui finalement fait en sorte que ça soit transposé entre l'Europe et ici. Donc cette dichotomie, elle ne doit pas exister. Il faut, je pense, que nos dirigeants politiques soient beaucoup plus transparents. Et je ne suis pas sûre qu'Emmanuel Macron n'ait pas envie de signer ce mercredi.
Juste pour terminer, sur le budget. Le 49-3 peut être dégainé à tout moment. Ça, vous le savez. Même si le Premier ministre a déclaré vouloir laisser les débats continuer à l'Assemblée nationale, notamment. Vous êtes porte-parole du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, justement. Vous croyez aux promesses de Michel Barnier ?
Non, mais surtout, il ne
vous
a pas échappé quand même la stratégie qui était en train d'être en place à l'Assemblée nationale où nous ne trouvons pas de députés macronistes ni de députés LR. Donc en fait, il laisse un peu pourrir la situation pour que LFI... In fine, il le déclenchera selon vous ? Et
ça ne vous dit
d'impôts. Ils veulent tout taxer. Enfin, il faut quand même que les gens qui nous écoutent sachent que le nouveau Front populaire veut tout taxer. C'est-à
-dire,
tout ce qui régit votre vie. Il y
a
une explosion, une explosion des impôts. Vous craignez ce
49-3 ? Non,
en fait, je pense que c'est une stratégie parce que du coup, il n
'y
aura plus d'autre choix que le 49-3 finalement pour pouvoir contrer la gauche alors que finalement, les macronistes ne se seront pas opposés en hémicycle. Donc c'est très particulier. Ça vous arrange
bien aussi le 49-3 ? Non, mais moi
ça ne m'arrange pas. Vous savez, monsieur, moi ce qui m'arrangerait c'est que le quotidien des Français s'améliore. Pour l'instant, ça n'est pas le cas. Alors heureusement, nous sommes très nombreux en hémicycle. On est le premier groupe en termes de présence donc on arrive à s'opposer aux folies du
nouveau Front populaire. Mais si il y a le 49-3, la semaine
dernière en commission, vous avez voté pour le projet de loi du gouvernement. Donc si il
y a
un 49-3... On ne vote pas pour le projet
de loi. D'accord. En tous les cas, vous
avez... En fait, nous ne voterons jamais le budget. Vous savez que le budget, c'est la traduction comptable de choix politiques. Le choix politique qui sont faits ne sont pas les nôtres puisque nous ne sommes pas au pouvoir. Donc l'opposition ne vote jamais. Soit elle s'abstient, soit elle vote contre. Au mieux, elle s'abstient. Mais ne dites pas que nous... D'accord.
Donc il y a une motion de censure
si vous ne voterez pas la motion de censure pour terminer
l'heure la valade. Donc le 49-3...
Non, on n'en sait rien. On verra bien. Encore une fois, mais une motion de censure, pourquoi derrière ? Ça pose des vraies questions tant qu'on ne changera pas paralysées. Merci
beaucoup.
Merci. On
attend dans le 69.
Laure Lavalette