Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 14 octobre 2021 26 min

Prix des carburants, campagne présidentielle... Le "8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Alexis Corbière. Bonjour. Le prix des carburants n'en finit plus de grimper ces dernières semaines en France. Le gazole a déjà atteint son record. Le sans-plomb s'en approche. Le gouvernement demande aux distributeurs de faire un geste en baissant, en supprimant leur marge. Qu'est-ce que vous en pensez ?

0:14
Alexis Corbière

Donc, premièrement, ces prix qui augmentent participent à cette pression terrible qui est exercée sur beaucoup de foyers. Beaucoup de prix augmentent. Vous avez sans parler. Électricité, gaz, etc. Donc, il y a une situation qui est difficile. Et en particulier sur le prix des carburants. Alors, que dit le gouvernement par l'intermédiaire de Mme Pompidil ? Elle l'a dit l'autre jour à l'Assemblée Nationale. Ils prennent la mesure du problème et ils disent qu'il faut faire un geste. Alors, pourquoi je suis en désaccord avec cette méthode ? C'est que faire un geste, c'est premièrement, on va dire que, ok, la ministre considère et le gouvernement qu'il y a un problème. De fond, il faut agir.

Mais on s'en remet au bon vouloir de groupes privés. Moi, je pense que quand on reconnaît qu'il y a un problème, qu'il y a un aspect exceptionnel, qui nécessite une mesure d'urgence exceptionnelle courte dans le temps, il faut agir. Ce que nous proposons, c'est de reprendre la même méthode qui avait été celle de M. Édouard Philippe quand il était Premier ministre à l'occasion de la crise des Gilets jaunes. On bloque les prix. On arrête. Mais on les bloque à leur niveau actuel. On les bloque, éventuellement, on les bloque à leur niveau actuel. Déjà, pour éviter que ça continue de monter. Et on pourrait même éventuellement réfléchir à ce qu'il y ait une baisse.

Mais d'ores et déjà, bloquons-les au niveau actuel pour éviter que ça continue de flamber. Quelle est la nature du problème dans cette histoire ? C'est que ça n'est pas une augmentation des prix qui serait due à des coûts supplémentaires pour l'extraction du pétrole ou, à un moment donné, une raréfaction. C'est la reprise mondiale. Oui, et c'est un effet spéculatif. C'est-à-dire qu'il y a eu, à un moment donné, moins de demandes. Désormais, la demande réaugmente et il y a moins de stocks. Bon, très bien. Donc, on peut considérer que, progressivement, l'ensemble des groupes pétroliers, de toute manière, retrouveront leur marge. Mais il y a un aspect circonstancié.

On est au début de l'hiver où, par ailleurs, beaucoup de nos concitoyens, quel que soit ce qu'on en pense, etc., et eux-mêmes, d'ailleurs, sont obligés de prendre la voiture pour aller travailler. Donc là, c'est quelque chose que le gouvernement ne peut pas laisser dans le cadre d'une période déterminée. Moi, je ne dis pas que ça doit être la politique constante de bloquer les prix. Mais là, il faut dire stop. On l'a déjà fait. Il faut le faire.

2:08
Invité

Concrètement, ça se passe comment ? Si vous étiez au pouvoir, vous iriez voir M. Pouyanné de chez Total et vous lui dites...

2:14
Alexis Corbière

Comment le gouvernement a-t-il fait à l'occasion de la crise des Gilets jaunes ? On l'a fait. On avait arrêté la hausse des taxes. Voilà. Ce n'est pas la même chose.

2:23
Invité

Ce n'est pas la même chose. On ne va pas voir les fournisseurs et on ne leur dit pas...

2:26
Alexis Corbière

Mais on peut... Moi, je ne serais pas choqué à l'idée que, même de toute manière, nous considérons que le prix est fixé momentanément, qu'il n'y ait pas d'augmentation, et que nous en restions là.

2:37
Présentateur

Et si M. Pouyanné ou un autre, on ne va pas parler que M. Pouyanné, le patron de Total, vous dit non, je n'ai pas envie de bloquer les prix parce que moi, je l'achète plus cher, mon baril de pétrole brut, vous lui répondez quoi ?

2:48
Alexis Corbière

Je lui réponds que, momentanément, notre pays est face à une situation difficile et qu'on ne peut supporter une augmentation du prix. Vous savez, il y a matière à discuter avec des groupes qui réalisent des profits significatifs. Je ne crois pas qu'on soit totalement impuissants face à une situation.

3:04
Présentateur

En fait, vous dites la même chose que Barbara Pompili. Elle, elle dit aux distributeurs, faites un geste. Non, non, ça n'est pas la même chose. Moi, je vais voir les producteurs directement, je leur demande la même chose.

3:11
Alexis Corbière

Je ne crois pas que ce soit la même chose de dire, je vous invite à faire un geste, ce qui revient à, une fois de plus, considérer que les pouvoirs publics sont totalement désarmés, à ce que, légalement ou par décret, le gouvernement dise, on arrête de telle date à telle date les prix, de la même façon qu'on peut le faire sur d'autres denrées. Il y a des choses que, dans ce pays, on sait, à un moment donné, interdire. Il y a des choses sur lesquelles on sait dire à des groupes, voilà, il y a des groupes privés, vous ne pouvez pas augmenter les prix.

De manière, je répète, circonstancieux, c'est que l'on comprenne bien, c'est que sans aucun doute que, progressivement, l'ensemble de ces groupes vont continuer à faire leur marge bénéficiaire. Donc, je dis ça juste pour que les gens ne soient pas pris à la gorge ou qu'à l'inverse, le problème des taxes et de la baisse des taxes, c'est que ça revient à ce que soient les Français et l'argent public qui financent ça et qui, finalement, permet que les groupes privés continuent à faire leur marge de bénéfices. Par contre, il y a moins d'argent public qui rentre.

Donc, ce serait quand même curieux que ce soit nous, le contribuable, qui s'assure surtout que les groupes privés continuent à faire leur marge, mais par contre, on fait moins de rentrer.

4:08
Invité

La baisse des taxes, c'est ce que propose Anne Hidalgo, la candidate socialiste. Et puis, l'autre piste du gouvernement, c'est le chèque carburant sur le modèle du chèque énergie.

4:15
Alexis Corbière

Le chèque carburant, c'est la même idée, c'est-à-dire que c'est de l'argent public qui sert à s'assurer que les groupes continuent à faire leur marge de manœuvre, mais que les Français le ressentent moins à l'achat. Ce n'est pas nécessairement une bonne politique. On a besoin d'argent public à l'heure actuelle. On en a besoin pour l'hôpital public. On en a besoin pour les moyens qui sont les nôtres. Et je ne suis pas d'avis que ce soit le contribuable et que notre règle d'or, ce soit surtout la sacro-sainte règle qu'il faut respecter, c'est que les grands groupes pétroliers, que ce soit Total ou tous les autres, doivent continuer à faire des bénéfices.

Par contre, c'est l'argent public qui aide à ce que le choc soit moindre.

4:47
Présentateur

Toujours au rayon énergie. Emmanuel Macron a annoncé avant-hier que la France allait investir un milliard d'euros pour développer des mini-réacteurs nucléaires. Est-ce que le nucléaire, pour vous, c'est l'avenir ou pas ?

4:56
Alexis Corbière

Non. Alors, c'est passionnant, ce débat. On est à six mois d'une élection présidentielle. Profitons de cette occasion pour avoir un débat tout à fait noble, pour dire qu'est-ce qu'on fait. Parce que notre parc nucléaire arrive à une certaine durée d'existence qui nécessite qu'il y a soit des investissements pour pouvoir continuer, on appelle ça le grand carénage, soit notre parc nucléaire peut nous mettre en danger. Ce grand carénage, c'est quand même un plan d'investissement de 100 à 150 milliards d'euros pour la période qui vient. Donc, ce n'est pas rien. Donc, ça nécessite qu'on en discute.

Et je crois que le président de la République, là aussi, c'est le jeu de la Ve République, mais vous savez que nous le regrettons, ne peut pas prendre cette décision tout seul, de dire on continue. Je pense qu'il faut profiter de l'élection qui vient.

5:38
Présentateur

Là, elle n'est pas prise la décision. Il s'agit d'investir sur la recherche pour savoir si en 2030, c'est-à-dire au milieu du quinquennat, pas le suivant, celui d'après, on pourra ouvrir ce centre. Je ne peux pas vous laisser dire que la décision est prise sur le nucléaire aujourd'hui. Elle ne l'est pas.

5:52
Alexis Corbière

Il m'a semblé que son plan 2030, c'était de considérer que nous allons vers un développement, notamment, et le développement des SMR.

5:59
Présentateur

Mais il ne vous a pas échappé Alexis Corbière, qui a une élection présidentielle en 6 mois, comme vous l'avez dit. Mais si, voilà. Et contre-temps, il y aura une élection et même une deuxième en 2027, si la démocratie fonctionne bien. Et là, on parle de centrales qui pourraient voir le jour en 2030. C'est pour ça que je dis que la décision n'est pas prise aujourd'hui. D'ailleurs, d'un point de vue technologique... Et je suis défenseur de personnes, pardon, pour cette réflexion.

6:15
Alexis Corbière

Je vous ai taquiné, on ne va pas... Vous taquinez-moi autant que vous voulez, vous en priez aller. Ce que je veux dire, c'est que, pour le coup, je préfère que le président de la République remette la discussion sur le tapis et qu'à l'Assemblée nationale, on puisse en discuter collectivement, que ce ne soit pas une décision d'un homme seul, et que même les Français soient conviés, à l'occasion de l'élection présidentielle qui vient, de se prononcer sur cette affaire. Il va de soi qu'on peut faire peur aux Français en disant c'est le retour à la bougie, si on arrête le nucléaire, oulala, on ne peut rien faire. A quel scénario nous nous référons pour aller vers une sortie du nucléaire ?

Et je veux être précis à ce micro, au scénario dit NegaWatt, c'est un collectif d'associations d'ONG, de scientifiques, qui considère qu'il est possible d'aller en 2050 à une sortie du nucléaire, vers une énergie 100% renouvelable, à condition effectivement que des impulsions d'investissement soient prises d'ores et déjà. Il y a des énergies qui sont maritimes, solaires, etc. C'est un plan indiscutablement, qui par ailleurs est assez ambitieux et motivant pour un pays, que de mettre des moyens publics. Mais c'est pour ça que je me suis permis en introduction de la réponse de dire que des moyens publics d'automarine, il va falloir en débloquer.

Même si on veut maintenir le nucléaire, on peut essayer d'aller vers autre chose. Je vous propose qu'on marque une toute petite pause,

7:17
Présentateur

parce qu'on va passer encore quelques minutes sur le nucléaire. C'est un sujet suffisamment passionnant pour ça. Petite pause à 8h40 avec Diane Ferschit pour le Filinfo. Le taux d'incidence du coronavirus continue à baisser. 12 départements de plus ne sont plus soumis à l'obligation du port du masque à l'école primaire. La mesure s'appliquera dès lundi. Les écoliers de 79 départements seront donc concernés au total par l'abandon du masque en classe. Liste complète à retrouver sur franceinfo.fr. Ristourne fiscale, baisse des taxes ou encore chèque carburant. Le gouvernement a la recherche de la bonne formule pour contrer les hausses des prix de l'essence à la pompe.

Particuliers et professionnels font face à des prix qui n'en finissent pas de grimper. Du côté des distributeurs, le problème n'est pas chez nous, estime sur France Info. Le président de Système U, une baisse de leur marge ne serait selon lui pas significative. La pauvreté, facteur aggravant des conséquences de la pollution de l'air sur les enfants, selon un rapport du réseau Action Climat et d'UNICEF France. Une pollution qui peut engendrer asthme et allergie. Selon ce rapport, plus de 3 enfants français sur 4 respirent un air pollué. Vous ne serez bientôt plus confrontés au ticket de métro qui s'est démagnétisé dans votre poche.

Une centaine de gares et de stations d'Île-de-France cessent à partir d'aujourd'hui de le vendre en carnet. Objectif mars 2022, le ticket de métro sera dématérialisé ou remplacé par une carte magnétique. France Info Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel

8:43
Invité

Toujours avec Alexis Corbière, le député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Vous parliez à l'instant, avant le fil Info, d'une sortie du nucléaire en 2050. Nous, on a entendu Jean-Luc Mélenchon dire qu'on sort du nucléaire en 2030, soit dans moins de 10 ans. Alors, on ne comprend pas.

8:57
Alexis Corbière

Sans doute que ce que vous voulez dire Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'à partir de 2030, l'ensemble des décisions sont prises. Mais le 100% d'énergie renouvelable dont je vous parlais, qui n'est pas que, c'est le programme l'avenir en commun de Jean-Luc Mélenchon, que par ailleurs il a présenté à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017. Mais c'est un programme qui s'appuie sur ce collectif que je nommais, qui se regroupe dans le scénario dit négaWatt. C'est-à-dire la possibilité d'aller vers 100% d'énergie renouvelable en 2050, c'est possible. Donc, c'est ce que propose Jean-Luc Mélenchon.

Vous savez, on ne va pas jouer au jeu à l'ensemble des interviews, de ce que, ici ou là, la date qui peut être dite. Non, mais la date est l'importante. Mais j'entends bien. C'est pour ça que je vous dis que pour ce qui est du candidat Jean-Luc Mélenchon et de son programme, c'est 100% d'énergie renouvelable en 2050.

9:37
Présentateur

Donc, on commence à sortir du nucléaire en 2030, on ferme les premières centrales à partir de 2030. Il s'agit de prendre aussi les grandes décisions. Et en 2050, il n'y en a plus une seule. C'est ce que nous disent les scientifiques aujourd'hui, c'est ce que vous dites vous aussi.

9:46
Alexis Corbière

C'est ce qu'on peut dire, c'est ce qui est dans notre programme.

9:48
Présentateur

Alors, il y a un cas concret qui va se poser dans quelques mois pour le nouveau président de la République, quel qu'il soit, c'est l'EPR. 2023, si tout va bien, s'il n'y a pas de nouveau report, l'EPR de Flamanville, la centrale nucléaire de nouvelle génération, commence à produire l'électricité. Elle, elle est partie pour en produire pendant des décennies et des décennies, au-delà de 2030. Vous la fermez avant qu'elle n'ouvre ou vous la maintenez ?

10:09
Alexis Corbière

Écoutez, moi, surtout, ce que je pense, c'est que je n'ai pas la réponse précise à cette question-là. Ce que je sais, c'est que les investissements doivent être engagés par un président. En l'occurrence, je propose que ce soit Jean-Luc Mélenchon, parce que c'est celui qui semble plus déterminé. Ça, on l'avait compris. Non, non, mais c'est important, parce que bien sûr, après, vous pouvez et vous aurez raison de me dire, mais dans le détail, est-ce qu'il y a une impulsion politique pour que nous investissions des dizaines de milliards d'euros pour aller vers 100% d'énergie renouvelable ?

Ou est-ce que nous continuons à maintenir, alors notamment le cas de l'EPR qui, par ailleurs, a coûté fort cher, qui est assez symptomatique. Des dizaines de milliards, beaucoup plus que... Pardon, autant je n'ai pas la réponse toute précise vis-à-vis de cette question, autant le cas de l'EPR de Flamandville est significatif sur les soi-disant, y compris dans les propositions que nous fait de SMR de président Macron, c'est que généralement, l'investissement dans le nucléaire coûte beaucoup plus cher à l'arrivée que ce qui est annoncé au point de départ.

Je rappelle quand même que ça nous place dans une situation qui n'est pas une situation d'indépendance énergétique, parce qu'il faut aller chercher du uranium à l'étranger. Je rappelle que chaque année, c'est 1200 tonnes, je le vois. Mais c'est pas mieux le pétrole non plus. Pardon ? Le gaz, c'est pas mieux. Mais c'est lui, mais je vous parle d'énergie renouvelable, cher monsieur, donc c'est ça aussi. Après, c'est un objectif ambitieux pour le pays. Le réussirons-nous, on verra. Peut-être que c'est même la date de 2050, comme on dit aujourd'hui, les scientifiques sera un petit peu plus long. Mais ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un point de départ d'une direction qui soit prise.

Alors ça se fera, et l'exemple de l'EPR de Flamandville est intéressant. Évidemment que c'est pas du jour au lendemain, il n'y a pas un grand interrupteur où le président Mélenchon vient appuyer en disant « Tout s'arrête, c'est absurde. » Et j'espère que ceux qui nous écoutent, je n'insulte pas leur intelligence de leur dire ça. Mais je dis, c'est quoi la grande direction ? Monsieur Macron nous dit, on va continuer vers le nucléaire, on va investir là-dedans.

Peu me chaud du problème des déchets, peu me chaud du fait qu'il faut aller chercher dans des pays étrangers avec toute une série de conséquences géopolitiques, et nous disons « La grande intelligence de ce pays peut être mobilisée et des moyens financiers pour en sortir, c'est possible. »

11:54
Présentateur

Allez, puisqu'on parle d'Emmanuel Macron, voici un extrait de son discours avant-hier lors de la présentation de ce plan France 2030. Eh bien on va l'écouter, Emmanuel Macron, ou alors c'est moi qui vais le prendre dans ma voix, vous allez encore... Faites la voix d'Emmanuel Macron. Alors j'y vais. Quand on se compare, nous sommes un pays qui travaille moins que les autres en quantité, ça reste vrai, et donc nous avons une quantité de travail allouée qui n'est pas au bon niveau.

12:16
Alexis Corbière

Est-ce qu'il a raison de dire ça ? Les Français ne travaillent pas assez. Non, c'est factuellement faux. Fake news, c'est pas bien, parce qu'en plus le président Macron et sa majorité nous avaient même fait une loi qui devait lutter contre les fake news. C'est faux, nous travaillons plus que la moyenne européenne, et en plus nous en travaillons plus...

12:31
Invité

Ça dépend en quels indicateurs vous prenez ?

12:33
Alexis Corbière

Ceux qui sont aujourd'hui communément acquis.

12:35
Invité

Sur une année, c'est pas le cas ?

12:36
Alexis Corbière

Si, sur une année c'est le cas, et en plus les travailleurs français sont plus productifs, ils le sont plus que les autres. Donc la moyenne européenne c'est 37,1, les Français travaillent 37,3 heures, nos amis allemands ont 39,34,9, selon les données Eurostat, etc.

12:52
Invité

Sur toute une vie, les Français travaillent moins selon les données de l'OCDE, parce qu'ils ont plus de congés, parce qu'ils partent plutôt à la retraite.

13:00
Alexis Corbière

Mais pour autant, nous travaillons beaucoup, nous avons une productivité plus élevée, qui nous amène à considérer que le problème serait que, comme dit le président de la République, que nous travaillons moins, c'est absolument faux, notre productivité, la productivité des travailleurs français, vous savez, la productivité elle est aussi due au fait que les Français, ils ont des congés, des choses comme ça. Vous voyez, si, à un moment donné, tout ça joue, le fait qu'on part relativement plus tôt à la retraite permet que le travailleur, quand il est en situation de travail, il est plus efficace, parce qu'un travailleur âgé, usé, ça travaille moins bien.

Donc tout ça, c'est une seule et même logique. Vous vous êtes pour les 32 heures ? Oui, vous allez vers les 32 heures. Pour tout le monde ? Oui, ça crée de l'emploi, ça permet de rentrer sur le marché du travail. Tout le monde cadre, pour les cordés, tout le monde. Oui, c'est l'idée, du principe, c'est la réduction du temps de travail est vertueux. C'est-à-dire que ça, effectivement, permet que nous puissions ouvrir l'emploi aux plus jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Ça permet qu'il y ait de meilleures conditions de vie, ça compte et ça pèse aussi sur la santé. Les 32 heures payaient combien ? Sans un maintien de salaire, évidemment, de la même façon que les 35 heures.

C'est un débat, vous savez.

14:01
Présentateur

Avec des compensations pour les entreprises ou pas ?

14:02
Alexis Corbière

Mais quand Lionel Jospin avait mis en place les 35 heures, ça semblait impossible à l'époque. Rappelez-vous, c'était même un débat au sein de la gauche, il fallait avoir une réduction de salaire qui allait avec. Et fort heureusement, l'idée a inversé de l'argent aux entreprises. Oui, mais ça a créé beaucoup d'emplois. C'est pour ça que je pose la question. C'est le moment le plus vertueux en termes de création d'emplois de ces dernières...

14:19
Présentateur

Avec compensation pour les entreprises ou pas ?

14:20
Alexis Corbière

Non, il faut aider à ce mouvement par la loi. Ça relance l'activité, la réduction du temps de travail, en vérité. Ça a fait en sorte qu'il y a plus de gens qui... Notre jeunesse qui rentre sur le marché du travail, ça permet plus de cotisations dans les caisses, notamment, souvent qui sont en difficulté. Donc 32 heures. Donc c'est quelque chose qui est bien, ça lutte contre le chômage. J'essaie de résumer. Avec maintien de salaire, d'accord ? Avec maintien de salaire, sans compensation pour les entreprises. Sur la compensation sur les entreprises, notre attitude a toujours été que le problème aujourd'hui, c'est que derrière cette phrase, ça dépend de quoi on parle.

Vous avez aujourd'hui des grands groupes qui n'ont pas besoin d'aide publique. Et vous avez aujourd'hui des TPE, des PME qui peuvent être accompagnés. D'accord ? C'est le problème de toutes les aides publiques qui ont été données précédemment. C'est même le problème dans les annonces du président Macron qui nous annonce des chiffres. On n'a pas eu le temps d'y revenir, mais son objectif, là, des soi-disant 30 milliards, c'est fabuleux. Sur 5 ans, ça a à peine 6 milliards d'investissements par an. C'est quasiment moins que ce qu'on a fait précédemment. Et le problème aussi, c'est que ces aides publiques ne sont pas toujours fléchées.

C'est une manière de vous répondre que de vous dire, moi, on peut discuter du fait qu'il y a des TPE, PME, des petits commerçants,

15:19
Présentateur

où l'aide publique peut être intéressante pour faire un ciblé pour compenser, mais pas pour tout le monde.

15:22
Alexis Corbière

Pourquoi pas ? Mais par contre, les grands groupes du CAC 40 qui reversent des sommes significatives, record à leurs actionnaires, des dividendes avec de l'argent public, c'est absurde. C'est absurde. Et je crois que là-dessus, il y aurait matière à ce qu'il y ait un changement politique. C'est l'objectif avec lequel nous travaillons pour 2022.

15:37
Invité

Alexis Corbière, un an après l'assassinat de Samuel Paty, un hommage national va être rendu demain, dans tous les établissements scolaires. Minute de silence et temps d'échange avec les élèves sont prévus. Qu'avez-vous envie de dire aux enseignants à la veille de cet hommage ?

15:53
Alexis Corbière

Écoutez, une solidarité, évidemment, de la nation aux enseignants. D'abord, je pense à la famille. Je lisais, je crois que c'est l'épouse de Samuel Paty qui avait dit que la grande mobilisation nationale et l'émotion, il y a un an, avaient un peu estompé. Est-ce possible ? La douleur, c'est-à-dire que ça fait du bien aussi devant ce drame affreux. Et je crois que c'est important qu'on se rassemble encore à l'occasion de ce drame. Et de dire après que si la République, ce mot qui est utilisé quasiment jusqu'à l'usure par certains, pour moi, elle se concrétise dans l'école, l'école publique. C'est le socle.

Il n'y a pas de République s'il n'y a pas une école publique, laïque, républicaine, gratuite. J'ai des objectifs encore à atteindre sur beaucoup de sujets. Et les enseignants sont au front, et du moins les acteurs premiers. Et les enseignants, vous savez, M. Blanquer en a beaucoup parlé, M. Macron les a beaucoup salués, mais concrètement, je crois que depuis un an, ils n'ont pas vu leur situation véritablement évoluer. En termes de rémunération, en termes de conditions de travail, en termes d'accompagnement. Même sur le terrain de la laïcité. Vous savez, les heures de formation sur la laïcité étaient moins importantes les années précédentes.

Il y a un temps de formation qui va être déconché en octobre. Oui, il y a beaucoup d'annonces qui sont faites, mais concrètement, les collègues... Moi, je suis prof de lycée professionnel depuis 25 ans. Vous savez, sur la laïcité, il ne s'agit pas seulement de faire des proclamations. Il faut aider, il faut accompagner, il faut que ça participe à la formation. Vraiment, proposer des matériaux pédagogiques adaptés, pas envoyer les gens en disant « Montrez Charlie Hebdo, puis ça fera... » C'est difficile tout ça.

17:23
Présentateur

Justement, Alexis Corbière, un enseignant sur deux, aujourd'hui, lorsqu'on les interroge, dit s'être déjà auto-censuré au moment d'aborder certaines questions en classe par crainte d'incident avec les élèves. Vous, dans votre vie de prof d'histoire, c'est la discipline que vous avez enseignée, est-ce que ça vous est arrivé ? Est-ce que vous vous êtes posé cette question du « pas de vague » ?

17:41
Alexis Corbière

Je vais vous répondre. Moi, là où je suis un peu gêné, et je l'avais déjà dit, c'est que quand on est prof, on s'auto-censure. Évidemment, le métier d'enseignant, c'est faire le choix des mots qu'on utilise en fonction du public. Vous savez, aborder des questions intimes de sexualité devant des élèves, ça se fait avec délicatesse. Vous ne parlez pas, dans un texte même littéraire, d'amour, de baiser, d'homosexualité. Par exemple, Rimbaud, Verlaine, quand vous discutez de ça avec des élèves de lycée professionnel, ça les choque, l'idée qu'ils étaient amoureux, voire même que ça a terminé avec un coup de revolver de l'un contre l'autre.

Donc, tous ces mots, j'aimerais qu'on rentre dans le détail. Qu'est-ce que c'est qu'on appelle s'auto-censurer ? L'acte pédagogique, par définition, est adapté à un public.

18:17
Invité

Mais sur la question de la licité, vous voyez...

18:18
Alexis Corbière

Ce qui serait intolérable, ce qui serait intolérable à mes yeux, c'est que vous ne fassiez pas un cours, je vais prendre un exemple extrêmement, que je crois en plus qu'il n'existe pas vraiment contrairement aux caricatures, refuser d'enseigner la Shoah ou je ne sais pas quoi, parce que vous avez un élève qui vous terrorise en disant « ça n'a jamais existé ». Là, c'est affreux, c'est la fin de tout acte pédagogique, etc. Par contre, le fait de dire « ce document, je ne vais peut-être pas le montrer parce que celui-là, il me permet de faire avancer des choses », je crois que c'est le propre du métier d'enseignant.

Et je voudrais éviter, là aussi, les choses très sensationnalistes qui ont lieu, qui souvent ne reposent sur rien de très précis. Il y a eu des rapports qui ont été faits, je pense même au rapport de M. Aubin, qui a souvent servi d'exemple, dans lequel, moi, je l'ai lu attentivement. Il y a beaucoup de généralité, il y a peu de choses très précises. Et bon, ça ne fait pas avancer le débat. Les enseignants, ils ont besoin souvent, je répète, d'avoir des moyens. Il y a beaucoup d'élèves. Vous savez, quand vous vous retrouvez, je prends un exemple, et je suis déjà trop long, mais moi, quand j'étais jeune prof, ça m'est arrivé de séparer des élèves qui étaient en bagarre dans une classe.

Quand vous allez, après, le signaler à la vie scolaire, il n'y a pas assez de surveillants. C'était le vendredi après-midi, où il n'y avait plus de surveillants. Vous êtes au deuxième étage d'un professeur, qui aimerait avoir des moyens supplémentaires, qui aimerait par la suite qu'il y a un médecin scolaire, qui appelle éventuellement les familles, qui rencontrent les élèves, qui sont souvent en crise psychologique aujourd'hui. Il n'y a pas de médecin scolaire dans le premier degré, en Seine-Saint-Denis, par exemple.

Donc, les profs, ce qu'ils veulent, c'est effectivement être respectés, et qu'on leur donne les moyens de faire leur métier, et qu'on arrête de faire du buzz aussi, autour de tel ou tel incident anecdotique, alors que sur le fond, ils ont besoin de moyens supplémentaires.

19:43
Invité

Il y a eu l'assassinat de Samuel Paty, donc c'était pas...

19:45
Alexis Corbière

Non, non, mais je parlais d'accidents anecdotiques dans une vie de classe et de violences qui sont réelles.

19:50
Présentateur

8h53, le fil à foie avec un peu de retard, Diane Ferchit, on poursuit dans un instant avec vous, Alexis Corbière. Le gouvernement cherche comment soutenir les foyers les plus modestes face à la hausse des prix du carburant. Rien n'est encore arrêté, mais pour l'heure, trois mesures potentielles sont sur la table. Une baisse des taxes, un chèque carburant, ou encore un avantage fiscal. L'obligation du port du masque à l'école primaire, abandonnée dans 12 nouveaux départements, à partir de lundi, 79 départements au total seront concernés les départements où le taux d'incidence s'établit sous la barre des 50 cas pour 100 000 habitants pendant cinq jours consécutifs.

En Lausère, en revanche, où le coronavirus circule davantage, les écoliers devront là à nouveau porter le masque lundi prochain. La spectatrice du Tour de France qui voulait simplement adresser un message à ses grands-parents et qui avait fait chuter le peloton avec sa pancarte jugée aujourd'hui en correctionnelle poursuivie pour mise en danger d'autrui et blessures involontaires, elle risque jusqu'à 15 000 euros d'amende et un an de prison. Et puis ce sera une grande avancée pour le sport féminin, estime sur France Info la directrice du Tour de France féminin 2022, Marion Brousse. 12 ans que le pendant féminin de la grande boucle n'avait pas eu lieu.

Le tracé des deux épreuves sera dévoilé à la mi-journée. France Info Le 8.30 France Info, Salia Braquia, Marc Fauvel.

21:08
Invité

Toujours avec Alexis Corbière, le député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Avec six candidatures, la bataille va jouer à peu de choses. À gauche, vous l'avez sûrement vu, le communiste Fabien Roussel a tendu la main à Arnaud Montebourg. Ça vous agace ?

21:20
Alexis Corbière

Non. En plus, nous, nous tendons la main à Arnaud Montebourg, à Fabien Roussel. D'abord, nous, nous sommes en campagne. Tout le monde se tend la main. Vous se tend la main. C'est la fête de la main. C'est la chanson d'ailleurs. Je te tends la main. Tu me tends la main. Mais personne l'apprend. C'est quoi ? Non, mais précisément, comme pour l'instant, on va voir, il faut avancer. Nous sommes en campagne. Jean-Luc Loulenchon est dans tout ça, finalement, pas le plus mal placé. Mais d'abord, ce que tout le monde considère. Je crois que c'est... Vous savez, moi, je regardais, j'ai la mémoire de la campagne précédente.

En octobre 2016, au même moment, dans les sondages, Jean-Luc Loulenchon, il y a entre 12, 12, 13 %. Aujourd'hui, il y a des sondages qui le mettent à 11 %, 10 %. Non, mais si on avait à l'époque nos amis communistes avec nous, donc peu ou prou, les choses sont même mieux. À la fin, on est à 19,5 %. À l'époque, il y a 5 ans, Mme Le Pen était à 29 % et M. Fillon devait être président de la République. Ce que je veux dire par là, c'est que ce que nous disent d'abord les instituts de sondage et les observateurs, c'est qu'en français sur deux, il n'a pas fait de choix. Il est plutôt abstentionniste. Il va regarder.

C'est souvent sociologiquement des gens des milieux populaires qui ne se sont pas encore mis à la discussion, mais qui vont y venir. Et moi, je trouve qu'il y a plein de petits signaux qui montrent qu'il y a une envie de politique en même temps. Donc, il faut parler au plus grand nombre. Indiscutablement. Il faut faire campagne. Les histoires de je te parle, machin, si c'est pour perdre du temps, ça ne sert à rien. Mais en même temps, moi, je continue à répéter ce que nous avons dit. Il y a des, comment dirais-je, il y a des divisions qui peuvent être pertinentes parce que c'est la vie, parce que nous avons des désaccords. Madame Hidalgo, c'est la suite de M.

Hollande sans les petites blagues. Bon, sur l'Europe, sur la démocratie, sur le social, franchement. Mais par contre, avec nos amis, je pense, communistes, avec M. Montebourg, s'il croit vraiment à ce qu'il dit, à savoir qu'il faudrait industrialiser le pays, qu'il faut aller vers la 6ème République, pourquoi on ne pourrait pas se retrouver ensemble sur la même candidature ? Qu'est-ce qu'il en fait ? J'ai toujours pas compris.

22:57
Invité

C'est Jean-Luc Mélenchon le problème.

22:59
Alexis Corbière

Non, mais alors bon, c'est un problème psychologique, d'accord ? Pourquoi en 2012, 2017 ? C'est un problème d'incarnation. Pour certains ? Ben écoutez, le problème, c'est que souvent, je pense à Arnaud Montebourg qui fait la leçon sur l'incarnation, je ne crois pas que lui incarne quelque chose de très rayonnant. Parce que son histoire, c'est plutôt...

23:13
Présentateur

Comment vous voulez vous entendre après quand vous dites des choses comme ça ? Vous nous dites je suis Indochine, je t'en la main, c'est merveilleux. C'est votre collègue. Anne Hidalgo, c'est François Hollande qui sont les petites blagues et Arnaud Montebourg, il a un problème de... On a connu des mains tendues plus amicales. Non, mais ce n'est pas méchant que de dire à ce stade. Je ne sais pas ce qui est méchant. Il n'y a rien de personnel. Il n'y a rien de personnel. On a perdu sa lire en tout cas.

23:35
Alexis Corbière

Cher Anne Hidalgo, si vous m'écoutez, à ce stade, le problème que j'ai avec Hidalgo, ce n'est pas sa personne. C'est que le programme qu'elle nous propose, de ce que j'envoie, hormis après quelques petites phrases, elle n'en a pas. Et deuxièmement, ça reste quand même de ce que je comprends. À moins qu'elle le dise, tant mieux. En continuité avec les grands choix qui ont été faits par le quinquennat précédent. Deuxièmement, concernant Arnaud Montebourg, vu que ce n'est pas moi qui ai commencé, comme dirait l'autre dans la cour d'école. C'est lui qui a dit qu'il y a un problème, c'est que Mélenchon, en quelque sorte, il est repoussoir.

Je ne comprends pas l'argument parce que je ne crois pas, cher Arnaud, que j'aime beaucoup, que j'ai rencontré encore il y a un an, que tu nous démontres que toi, pour l'instant, tu règles ce problème-là. Moi, quand je l'ai vu il y a un an, je vais dire à ce micro aussi, il m'écoute, Arnaud, il s'en souvient. Il m'a dit, les enfants, j'étais avec un autre député, je ne dirai pas son nom. On va sauver une bonne bouteille. Ce que vous avez fait, c'est formidable. Moi, j'arrête la politique. La dernière fois qu'il a ouvert une bouteille, il s'est fait virer du gouvernement. Oui, en plus. Et ce qu'il m'a dit, c'est qu'il arrêtait la politique.

C'est que tu ne peux pas en permanence perdre du temps dans tes interviews à taper sur Jean-Luc Mélenchon comme il le fait, en te donnant l'impression qu'il y aurait un problème, Mélenchon, alors que, Arnaud, le problème que tu as aussi, c'est que tu n'es pas toujours très franc du collier. Et les gens le savent. Parce que c'est grâce à toi, on a eu François Hollande, on a eu Manuel Valls et on a eu, à l'arrivée aussi, M. Macron. Parce que si tu nous avais aidé la dernière fois, là, je parle à Arnaud. Il s'est fait sortir du gouvernement entre-temps. Pardon ?

25:01
Présentateur

Il s'est fait sortir du gouvernement entre-temps. Oui, mais celui qui l'a sorti du gouvernement... Il n'est pas responsable de tout non plus, Arnaud.

25:05
Alexis Corbière

Oui, mais celui qui l'a sorti... Vous êtes bien gentil avec lui. Celui qui l'a sorti du gouvernement, moi, ce matin, vous savez. C'est bien, c'est votre marque. Non, mais celui qui l'a sorti... Moi, j'étais macroniste en début d'émission, je suis monde bourguien. Vous êtes crancunier ! Vous voyez, je suis une joueur. Non, ce que je veux dire... Non, mais après tout ça, comment vous voulez ? Ce que je veux dire, c'est que, Arnaud, nous aussi, on en a fait des erreurs. Maintenant, j'arrête de les gratiner. On en fait tous. Mais arrêtons de perdre du temps. C'est quoi, l'essentiel ? C'est qu'on se retrouve. On peut y arriver.

Si c'est force convergente, malgré tout, après mes petits coups de pâte et mon petit côté de bon matin méditerranéen, en ont rajouté. C'est que si on se regroupe à quelques-uns, on peut être au second tour. C'est ça que nous dit aujourd'hui la fragmentation de l'extrême droite. C'est intéressant. La possibilité d'entrer au second tour est moins forte que prévu. Si on se regroupe à quelques-uns, et notamment, Jean-Luc Mélenchon, me semble-t-il, peut être la locomotive qu'importe où ça. On peut être au second tour. Arnaud, Fabien et les autres, si vous m'écoutez, pourquoi on ne serait pas au second tour ?

Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne pourrait pas être le candidat au deuxième tour qui évite ce deuxième tour mortifère qu'on nous annonce ? C'est possible ? Faisons-le. Sur les idées, sur le fond. C'est l'objet de notre convention qui a lieu ce dimanche à Reims. On va présenter notre programme, les grands thèmes, la 6ème République, Assemblée Constituante pour y arriver. Il est midi, je vous arrête, Alexis Corbière. Merci à vous, Alexis Corbière. Très bonne journée, 9h. J'espère que ceux qui m'ont écouté, Arnaud et Fabien, notamment Arnaud, ne prendra pas l'ombrage. Il a de l'humour, je le sais. Merci et bonne journée à vous.

26:22
Présentateur

C'est drôle. C'est drôle.