LE TALK : Guerre des partis français pour 2027 ? / Bipolarité et santé mentale : que fait l'Etat ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonjour à tous. Bonjour Crystal Ka, the gentleman avec plein de chiffres, c'est pas évident à lire comme pseudo. Salut Dom Pouette aussi, ça fait longtemps que je vous avais pas vu, ça fait plaisir de vous retrouver.
Bienvenue dans cette nouvelle émission du Talk de France info. On est ensemble comme d'habitude pour à peu près 2 heures de stream pour parler pardon comme d'habitude d'actu. Bien sûr l'actu a été très vaste cette semaine donc on a dû faire des choix et alors nos invités pensaient par exemple qu'on allait parler du budget 2026 C2 de François Baou.
Vous allez voir qu'on va pas tout peut-être qu'on va en parler mais on va pas tout à fait parler de ça parce qu'il y a pas mal de choses qui se sont passées dans l'actu. Le programme du jour, on va d'abord parler de politique et de politique française puisqu'en ces mois de début de printemps et bien les partis politiques s'écharpent un peu moins entre eux mais un peu plus en interne. On va voir tout ça.
L'heure est au congrès, aux élections pour désigner les présidents, les secrétaires nationals, les premiers secrétaires, enfin en gros les leaders quoi. On va essayer de décortiquer un petit peu tout ça avec en restant toujours dans le contexte du calendrier politique et de la deadline, the deadline, l'élection présidentielle de 2027 bien sûr. On va essayer donc de comprendre ce qui se passe un petit peu en interne.
Tout ça va nous occuper une bonne heure et puis après on va complètement changer de sujet, vous verrez. Mais on va quand même garder un petit pied en politique hein, vous allez comprendre. On va parler de santé mentale, de trouble psy comme la bipolarité par exemple qui a fait son son retour dans l'ctu à la faveur d'une prise de parole d'un de nos confrères de France interre, Nicolas de Moran.
La santé mentale, c'est la grande cause de l'année 2025. Mais où sont les politiques publiques ? D'ailleurs, vous verrez qu'une de nos invités a pu aller plaider sa cause en plus haut lieu, pas plus tard qu'hier.
Je vous spoile pas tout. On verra tout ça. Ce sera euh aux alentours de 18h.
Pour l'heure, place à la politique, la vraie, celle des tractations, celle des guerres intestines, celle des séries. Peut-être est-ce qu'on a de quoi faire une série télévisée avec la politique française ? On va voir tout ça.
On va parler donc de ces guerres de chef qui sont en cours au sein de la politique française à droite comme à gauche hein. On va faire un petit peu un petit peu le tour puisque la campagne est en cours chez les Républicains pour désigner le futur président du parti. Le congrès du Parti socialiste aura lui lieu dans un mois.
Chez les écologistes, les adhérents votent, votent et revotent encore jusqu'à fin avril. Chez Renaissance, est-ce que on n pas une guerre de succession qui est en train de démarrer ? Dans tous les cas, en 2027, normalement, il y aura pas de bulletin pour Emmanuel Macron, hein.
Au Rassemblement national, et ben là, hein, c'est flou. On on attend bien sûr le résultat de l'appel de Marine Le Pen, hein, qui a été condamné en première instance à 4 ans de prison et 5 ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. Mais au Rassemblement national, on se prépare aussi, on va le voir.
Et puis enfin, la France insoumise dans tout ça. Qu'est-ce qu'il y a à dire ? On va voir tout ça.
Et pour répondre à mes questions et surtout à vos questions et pour discuter de tout ça, j'ai le grand plaisir d'accueillir Aurore Malval. Salut Aurore. Salut.
Tu es donc rédactrice en chef chez Marianne. À tes côtés Marie-Pierre Adad. Bonjour.
Journaliste politique chez RTL. Bonjour. Et Quentin Gérard, bienvenue.
Quand journaliste politico au journal du dimanche. Bienvenue à tous les trois et merci beaucoup d'être avec nous. J'ai décidé de manière complètement arbitraire qu'on allait commencer par parler de la gauche.
Mais comme j'ai dit, on va voir si on fait un petit peu le tour les uns après les autres, ça va potentiellement peut-être se croiser tout ça. Euh si on prend par exemple, on peut commencer par parler du Parti socialiste. Je l'ai dit, le congrès du PS aura lieu le mois prochain et puis ces derniers jours, on a eu une info, une annonce.
Donc lors de ce congrès, le but c'est d'élire le nouveau premier secrétaire et en l'occurrence, il y a plusieurs candidats et vendredi dernier, on a Nicolas Mayer Rossignol, Hélène Jofroid et Philippe Brun qui ont décidé de faire un front commun contre Olivier Fort qui est l'actuel premier secrétaire du PS. Mais tout ça sans Boris Valot qui est aussi un autre candidat. Euh bon, ça part déjà très bien.
Euh la dernière fois qu'il y avait eu donc ce congrès, c en 2023, Olivier Fort avait été Rélume un peu sur le fil et Nicolas Mayer Rossignol a dit récemment dans une interview, il n'y aura pas de remake de Marseille. Est-ce que l'un de vous peut nous raconter ce qui s'était passé à l'époque ? Il y a un petit traumatisme OPS là ou comment ça se passe ?
Oui, il y avait il y avait il y avait trois listes. Il y avait la liste Olivier Fort, il y avait la liste Nicolas Meur Rossignol, le maire de Rouan et puis Hélène Geoffrois la maire de Vénitieux si je me trompe pas Voelin à côté Lyon aussi à côté et puis bon c'était Olivier Fortétait qualifié au second tour tout comme Nicolas Mayor Rossignol et puis Olivier Fort l'avait gagné sur le fil. Il y avait une contestation de Nicolas Mayor Rossignol euh sur le sur les voies.
Je je crois qu'il avait demandé un recomtage de voie. Donc voilà, ça avait créé quelques remous euh forcément en interne. Vous avez pu rappeler ce qui s'était passé avec euh Copé Fillion en 2012 au au républicain.
Donc euh chaque chaque camp euh pour l'instant craint euh un remake de de ça. On a même vu euh aujourd'hui le président de euh j'ai perdu son prénom, monsieur Hin je crois, président de la région Sandy. euh lui qui soutient Olivier Fortgument, je soutiens Olivier Fort pour éviter à tout prix un remake de de ce qui s'est passé à Marseille.
Donc voilà, c'est dans toutes les têtes et chaque camp va avoir peur de de de repartir sur un une telle catastrophe en interne qui donne pas une bonne image, surtout quand le le parti n'est pas très haut n'est pas très haut dans les sondages. En fait, le le traumatisme de Marseille, c'est vraiment euh les deux camps qui revendiquent chacun la victoire. Euh et effectivement, ces rassemblements qui se créent, c'est-à-dire pour ou contre Olivier Fort et le enfin dans la tradition du PS justement, c'est c'est l'émotion, les courants sont chacun représentés et le but n'est à la base n'est pas qu'il fusionne euh pour en avoir quelque chose qui en gros là se traduit comme enfin contre tous contre Olivier Fort ou pour Olivier Fort quoi.
Et donc là effectivement, on se dirige en fait un peu plus vers ça, vers finalement aussi un remake en fait de Marseille puisque justement Stéphane Trousel qui refusait de choisir entre Olivier Fort Boris Ballot et bien a fini là par se prononcer en faveur d'Olivier Fort Boris Vallot et bien en fait c'est ça la dernière inconnue c'est si Boris Vallot rejoint Olivier Fort et ben on se retrouve exactement dans le même dans la même configuration ou presque qu'à Marseille. Oui, parce qu'en fait, on voit vraiment que pour ce congrès là, il y a trois camps. Donc, il y a le camp d'Olivier Fort, il y a le camp de Nicolas Mailler Rossignol et il y a le camp de Boris Vallot.
Nicolas Mayor Rossignol et Boris Vallot ont le point commun d'être contre Olivier Fort Boris Vallot ne s'est pas allié à la motion voilà au front commun à la fronde contre Olivier Fort et c'est là justement comme tu le disais que tout va se jouer et que le camp d'Olivier Fort essaie de convaincre de ramener à lui Boris Valot et du coup aussi ses soutiens et ses voix et c'est là où ça va être très compliqué. Est-ce que Boris Vallot va s'inscrire justement dans une alliance avec Olivier Fort ou au contraire est-ce qu'il va s'inscrire dans une fronde si jamais il le fait ? Est-ce qu'il va exister tout seul ou exister avec Nicolas Mailler Rossignol ?
Donc en tout cas on est à nouveau face à des gauches irréconciliables, même si on essaie de dans les votes en tout cas de faire en sorte qu'il y ait quand même une alliance qui puisse se jouer. Mais là en ce moment tout est en suspend et tout en plein de négociation. C'est Boris Vallot qui a les clés en fait un petit peu après sur je te je te rejoins sur le côté des des gauches irréconciliables, moins un petit peu entre Olivier Fort et Boris Vallot, la nuance est plus est est plus ténue et l'orientation est quand même assez différente. qui a vraiment le le la les motions qui ont les courants qui ont fusionné justement les textes d'orientation hein comme on les appelle OPS les thos euh qui qui ont fusionné sont vraiment sur une ligne qui dit "Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec la France insoumise" et même qui se sont construits enfin voilà qui l'ont refusé déjà avant mais qui ces dernières années ont à chaque fois reproché à Olivier Fort de s'être réinscrit en fait enfin de s'être mis dans la roue de la France insoumise c'est Avec Boris Vallot, c'est un petit peu différent parce que Boris Vallot étant le patron des des députés socialistes, il a quand même pas mal travailler avec Olivier Fort en étant pas tout à fait sur la sur la même ligne que les autres.
Donc la je dirais que c'est plus une d'un côté on a une différence de nature, de l'autre on a plus une différence de degré et et du coup c'est aussi ce qui donne un petit peu cet espoir aux foristes de pouvoir ramener à eux Boris Ballot si finalement il y avait ce risque là et bien de faire basculer le parti justement dans tout autre enfin dans une toute autre direction en fait que celle qui avait été empruntée ces dernières années. Et on pourra en parler tout à l'heure, ajoutons à cela que finalement le candidat quasiment naturel pour l'élection présidentielle de ces gens est pour l'instant hors du parti et serait Raphaël Gluxman. Euh en tout cas, sachant que pour le coup Olivier Fort lui appelé à une espèce de d'alliance commune allant de François Ruffin.
Donc avec ex et les filles, on peut dire comme ça un peu voilà et jusqu'à Raphaël Gluxman et qui d'ailleurs est-ce qu'ils ont est-ce qu'ils ont réagi que ce soit Raphaël Luxman ou ou j'ai vu que François Ruffin en tout cas avait dit pourquoi pas je suis ouvert à tout et je veux une alliance de de toute la gauche hors les insouis des socio-démocrates et cetera. J'ai pas vu certains parlaient aussi de de Bernard Kazneu. J'ai pas vu de réponse de sa part, mais je je pense qu'il il est ouvert aussi à à ce à ce cas là.
Mais et c'est et c'est pour ça que dans le dans le fond, c'est assez difficile aussi de de voir les différences entre les différents courants au Parti socialistes. Tous veulent ouvrir le Parti socialiste à la gauche au soci-démocrate. Or hors Jean-Luc Mélenchon.
Donc voilà, ça ressemble un peu plus à la petite politique interne pour l'instant, mais voilà, au Parti socialiste, comme on l'a dit, avec ce qui s'est passé à Marseille, on a un petit peu l'habitude que ça se passe que ça peut se passer ainsi. L'objectif, ce sera de réconcilier tout le monde derrière un chef un chef de parti et tous les courants du des socialistes et d'ouvrir le parti à Raphaël Luxman, à François Ruffin, pourquoi pas à Bernard Casneu ? En tout cas, c'est ce qui peut se jouer pour eux et c'est ce qui a l'air de de se dessiner.
Euh petite question, petite pause un peu technique, je sais pas si on va avoir pouvoir exactement y répondre. Euh Kylie qui nous demande "Est-ce qu'on peut expliquer un peu comment ça fonctionne les motions et premier secrétaire ?" J'imagine que tu veux dire les les modalités du vote ou les choses comme ça.
Est-ce que on vous avez des réponses pour expliquer un peu comme ça ? C'est juste entre guillemets des listes avec justement ce qu'on appelle des théos, des textes d'orientation derrière avec une vision pour le parti, des choses comme ça ? Exactement.
En fait, il va falloir convaincre le Conseil national du Parti socialiste qui est un peu une sorte de parlement. En gros, pour résumer, il y a un peu le même système chez les écologistes et donc chacun présente des des textes d'orientation. Il y a beaucoup de règles pour établir ces textes.
Il faut aborder certaines thématiques. Il faut que il y ait par exemple plusieurs pages, enfin voilà, ça doit être vraiment un document assez fourni. Il faut aussi avoir des signatures.
Le chiffre m'échappe mais x pourcentage de gens qui sont au sein du fameux parlement, au sein du fameux conseil du Parti socialiste. Et ensuite du coup bah il y a les votes en gros pour résumer un petit peu la logistique et le but et du coup délire le premier secrétaire du Parti socialiste et aussi le bureau politique dans la foulée. On revient un peu sur justement le on prend un peu de hauteur.
Une des un des enjeux de ce congrès en particulier, c'est effectivement bon éire un chef de parti, ça jusque là, d'accord, mais un chef de parti qui va potentiellement s'intégrer dans des négociations de plusieurs parties de gauche en général pour 2027 parce que on a du mal à voir là présentement un candidat de gauche qui pourrait y aller tout seul vu les alliances qui qui ont dû être faites pour les dernières échéances électorales. Cependant, la ligne rouge, c'est pour en tout cas pour Nicolas Mayer Rossignol, c'est la France insoumise. Est-ce que c'est vraiment ça qui va jouer l'idée de quelqu'un qui va être capable de mener le bateau socialiste en 2027 ?
C'est l'enjeu principal. Alors avant, je dirais avant 2027, il y a 2026, il y a les élections municipales et je pense qu'aujourd'hui alors évidemment tout se construit en France autour de l'élection présidentielle, le système politique et les ambitions des uns et des autres. Donc c'est quelque chose qui est toujours présenté dans la vie politique de de tous les partis évidemment du PS il y a cette pensée là.
Mais avant cela, je pense qu'il y a la question du municipal qui va aussi régler un certain nombre aussi de de questions qui sont en suspend par rapport au aujourd'hui au PS, tout le monde s'accorde à dire par exemple, nous ne voulons plus jouer le rôle des des vassaux en gros de la France insoumise sauf que je dirais qu'il y a une question de priorité. Il y en a certains qui sont plus dans le combat contre Jean-Luc Mélenchon et d'autres qui se disent "On va porter le combat plus contre la droite, contre l'extrême droite et bon les insoumis sont une question secondaire mais c'est pas nos premiers ennemis d'autres qui vraiment les rendre responsable et Jean-Luc Mélenchon premier chef de de la de l'effondrement de la gauche de la enfin des difficultés dans lesquelles justement le Parti socialiste se trouve se trouve aujourd'hui. C'est vrai qu'il y a une gradation par rapport à ça et et je pense qu'il y a aussi quelque chose et et qui est toujours sous-estimé même lorsqu'on en parle et surtout longtemps avant et on l'a vu avec le Nouveau Front Populaire, c'est la capacité de la gauche à faire l'union à un moment et même des fois surtout la capacité des électeurs de gauche aussi à à souhaiter cette union et à la matérialiser sans que d'ailleurs parfois elle soit décrétée.
Mais voilà, il y a cette aspiration quand même unitaire qui traverse certains courants. aujourd'hui, elle est un peu mise à mal quand même par les tiraillement euh entre le PS et et la France insoumise parce que il y a aussi une stratégie de rupture hyper claire justement du du côté de la France insoumise qui qui part aussi un peu du principe voilà ce socle de la gauche social-démocrate de toute façon quoi qu'il en soit ils serairont à nous justement parce que la gauche fait l'union et qui essaie du coup au premier tour d'aller chercher avec une stratégie de rupture d'autres électeurs Et ça effectivement euh bah c'est toute la question enfin que se pose le PA c'est comment euh comment exister à côté de ça et comment faire valoir une voie en fait aussi dès dès le premier dès le premier tour et et ça en fait cette stratégie-là je pense qu'on la verra à l'œuvre euh et c'est distension dès euh les les élections euh municipales et il faut pas oublier que le le congrès du parti socialiste se gagne toujours à droite du parti socialiste. Donc il est pas forcément bien vu d'avoir de de de faire une alliance avec Jean-Luc Mélenchon ou d'être proche de Jean-Luc Mélenchon.
Et c'est vrai qu' même on avait vu ça en 2022, il y avait eu la NUPS qui s'était la NUPS ou Nupes qui s'était qui s'était créée rapidement après beaucoup partis socialistes disaient plus jamais avec Jean-Luc Mélenchon quand il y a eu lailotion surprise quelques jours après, il y a eu une alliance avec Jean-Luc Mélenchon et même quand on reprend l'histoire de la gauche au 20e siècle les alliances pour faire barrage aux parties plus à droite et cetera, ça ça intervient assez souvent. c'est vrai qu'il y a un automatisme à gauche de réussir à faire cette union dans ces moments-là. Donc faut pas non plus écarter ça de d'un revers demain tout de suite parce que tout le monde dit qu'il est contre contre Jean-Luc Mélenchon.
Même si pour le coup c'est vrai que au municipal il pourrait avoir une rupture supplémentaire parce que le la France insoumise visera des villes qui sont détenues par le Parti socialiste, des villes que pourraient perdre le Parti socialiste au profit de la droite. C'est c'est possible pour le coup. Pas mal les écolos aussi. et et les écologistes aussi les écologistes sont entre les deux du coup sont une position très délicate très très difficile aussi quand aussi un congrès où il y a un petit peu moins de confiance pour Marine Tonelier en tout cas donc à voir mais faut pas excure d'un balayer d'un revers de main une potentielle alliance de toute la gauche même si voilà a priori de ce qu'on voit pour l'instant ce serait plus des discussions entre le parti soliste, entre pourquoi pas les communistes entre pourquoi pas les les les les écologistes qui sont quand même pris dans une dans une tanaille entre le la France insoumise et et les socialistes et envers des des personnalités qui sont hors partie euh comme comme François Ruffin, comme Clémentine Notin, comme Alexis Corbière, comme Raquel Garito et cetera.
Donc voilà, il y a aussi un autre élément, c'est que tu parlais des élections municipales mais juste avant il pourrait y avoir aussi la possibilité d'une dissolution en juillet enfin en tout cas possible avec la Constitution à partir du mois de juillet. On ne sait pas ce qui se passera. Mais euh en tout cas euh c'est aussi ça qui va dicter la stratégie au sein du Parti socialiste parce que le Parti socialiste a vu avec la la dissolution et surtout la nomination de François Baou à Matignon, la possibilité de s'affranchir de la gauche du NFP et de s'affranchir de la France à soumise. not ça a notamment été le cas lors du budget 2025 quand ils ont décidé le parti socialiste de négocier avec le gouvernement et de ne pas censurer voilà exactement et donc là il y a aussi cette question là qui va rentrer en compte parce que s'il y a en tout cas dans les calculs qui sont faits par certains du côté de du gouvernement de François Bairou s'il y a une dissolution ça risquerait de remobiliser le camp de la gauche qui pourrait s'unir comme ça a été le cas de la NUPES comme ça a été le cas du nouveau Front populaire tant qu'il n'y a pas de dissolution, le comment on va comment dire ça ?
Le l'allié principal, en tout cas l'un des alliés du gouvernement Bairou reste le Parti socialiste. Donc tant que Bairou va continuer à discuter avec eux, et bien le Parti socialiste aura aussi des gages de l'autre côté et euh maintiendra un peu cette alliance. Un coup oui, un coup non, on on a des lignes rouges, on veut avancer sur certains points.
Ce qui aussi leur permet de s'affranchir de la France insoumise et de peser à part entière. Et que Ouais. J'ajoute pardon juste un point il y a aussi la question de François Hollande qui est aussi lié à ça.
Voilà où François Hollande lui on sait est un fervant opposant à Olivier Forté stratégie d'Olivier Fort. Il ne voulait pas d'alliance avec la France insoumise. Il estimait que c'était tout simplement bah couler le parti socialiste et que et que il ne fallait pas en arriver là.
Et donc du coup avec cette alliance avec François Bairou, il y a aussi François Hollande qui lui revient dans le jeu politique en plus d'être député et qui du coup manœuvre aussi en coulisse au sein du groupe des députés. Groupe des députés, tu le disais très bien tout à l'heure, dirigé par Boris Valallot. Donc voilà, en gros là, c'est toutes les cartes qui sont en train de se jouer là-dessus.
Et quel rôle il peut avoir François Hollande quand même en tant qu'ancien président de la République, même si aujourd'hui entre guillemets, il n'est que député, mais il est quand même toujours élu. Est-ce qu'il peut avoir un rôle dans ce congrès là justement ? Moi je pense pas qu'il pu d'ailleurs il parle très peu de second grès.
Je pense pas qu'il puisse avoir de rôles et justement si par exemple admettons qu'il disent il faut voter pour la liste Boris Vallot serait presque contre-productif parce que c'est les c c'est ces concurrents accuseraient Boris Vallot d'être le candidat de François Hollande d'être le candidat du dernier président de la République socialiste et avec ces échelles qui seraient qui seraient qui serait pointé du doigt. ça serait même presque contre-productif et d'ailleurs François Holland ne prend pas du tout la parole à ce sujet. un moment il l'a il l'a énormément pris enfin on a eu un peu le le retour de François Holland, il était très présent dans les médias, il a il a confronté assez violemment d'ailleurs Olivier Fortit justement un peu avant que que soit arraché la fameuse concession du conclave euh où il était où il allait vraiment contester la la stratégie où il s'exprimait d'ailleurs parfois c'était assez frappant he sur des plateaux quasiment comme un premier secrétaire bis les les récents sondages qu'il donne quand même à 5 ou 6 % je crois euh qui l'ont un petit peu douché en tout cas euh où il s'est un petit peu mis en retrait.
Après, il faut pas être dup Hollande est un très fin connaisseur des arcanes du Parti socialiste, justement, de toute cette tambouille euh des texte d'orientation et de c'est et donc c'est pas c'est pas quelqu'un qui est à l'extérieur. aujourd'hui, il est à l'intérieur et les socialistes doivent aussi enfin faire avec lui et je pense que c'est quelqu'un alors un peu différemment de de François Baot mais c'est cette génération aussi de de politiciens qui aiment bien qui aiment bien les coulisses, qui aime bien agir justement euh sur ces questions-là un peu dans l'ombre et évidemment que lui son but c'est de faire perdre euh François Hollande. Alors là, on a l'impression d'une petite d'une course de petits chevaux.
Euh attention parce que la politique c'est pas que ça et je voulais rebondir sur ce que tu disais justement par rapport euh au à au PS comme allié euh du bloc central et comme allié de François Baureot avec ce qui a été présenté euh hier par rapport à la question budgétaire et par rapport au budget 2026, il va y avoir quand même une grande épreuve pour le coup François Baou dit "La vérité permet d'agir." Je pense que c'est sa vérité et que c'est pas la vérité de la gauche. Et en tout cas, le PS quand on entend des députés justement PS réagir par rapport aux projections enfin même au diagnostic budgétaire que fait François Baïou, bah il est pas partagé et les solutions évidemment non plus.
Donc il va y avoir quand même alors évidemment François Baotou est malin euh il a me fixé au 14 juillet euh la date des véritables annonces et 14 juillet euh tu l'as dit tout à l'heure très bien on pourra euh enfin une motion de censure peut entraîner la dissolution de l'Assemblée nationale. Enfin par ricoché, je veux dire la motion de censure engage quasi le siège potentiellement des députés. Donc on verra ce qui se passera à ce moment-là.
À mon avis, la position va être extrêmement dure à tenir pour le Parti socialiste qui sera pris un peu en étu entre se battre pour des propos enfin pour gauchiser ce budget et euh et bien la peur qu'on leur dise "Ah bah très bien, vous vous ruez trop dans les bancars et bien allez-y, allez affronter la France insoumise" en plus en passant un peu pour des socioîtres, s'ils ne se sont pas suffisamment battus dans certains coins, ce serait ça peut être très délétaire d'autant que on ne sait pas encore ce que fera le Rassemblement national. Effectivement, on dit aujourd'hui que et bien une dissolution coûterait son siège à Marine Le Pen, mais justement le Rassemblement national peut aussi jouer cette carte en disant "Regardez, nous on se bat pour les Français, on s'en fout de perdre le siège de Marine Le Pen. Marine Le Pen se bat pour vous.
Elle est même prête à risquer son mandat et on vous a entendu, vous les Français qui sur le terrain nous disent que ce budget n'est pas n'est pas possible pour vous et cetera." Enfin, c'est déjà un petit peu ce qui s'était passé en en novembre justement. C'était bien en novembre la censure de Michel Barnier ou c'était en décembre, je sais plus.
Début décembre. Début décembre. Ouais. et et c'était et c'était déjà le cas parce que en fait il y avait vraiment deux écoles, on pourra nous faire une transition vers vers le RN mais il y avait un peu deux écoles au Rassemblement national, deux stratégies entre celles justement de la notabilisation et celle qui disaient "Attendez les gars, mais ce qu'on nous dit sur le terrain c'est censurer." Euh donc euh donc voilà, c'est et il y aura enfin cette question va évidemment se reposer euh au début de l'été et euh et et pour le PS, ça va être une vraie enfin ça va pas ça va pas être un virage simple à négocier.
C'est clair. Euh si vous voulez, on peut enchaîner sur le Rassemblement national. Euh je te pas déjà décidé qu'on commençait par le PS parce que très bêtement c'est ma première feuille.
Mais euh on pourrait on aurait pu commencer dans l'autre sens. Euh et par ailleurs, le RN a déjà dit hein, qu'ils étaient prêts à à dire. Évidemment qu'ils sont obligés de le dire, n'empêche qu'ils l'ont quand même dit.
Euh le Rassemblement national, si on reprend un petit peu euh mon histoire de de guerre des chefs, effectivement l'enjeu c'est Marine Le Pen, c'est sa condamnation ou pas en appel. Euh et justement pour le coup, si on parle de l'actu politique euh actu de la semaine, ah bah finalement au départ quand elle a été condamnée, le discours c'était non mais la candidate naturelle c'est Marine Le Pen pour 2027. Oui.
Bon bah là finalement peut-être qu'elle passera la main dès le mois de septembre à Jordane Bardella. Est-ce pourquoi ce revirement c'était c'était couru d'avance ça ou pas ? C'est un petit peu plus subtile que ça.
Pour l'instant, c'est toujours c'est Marine Le Pen et et on attend euh et on attend l'appel qui aura lieu en 2026. Mais maintenant, c'est si l'appel euh est négatif pour Marine Le Pen, si elle reste inéligible avec effet immédiat et donc qui qui pourra euh elle pourra pas euh euh concourir à l'élection présidentielle. Maintenant, le discours n'est on ne fait plus de pourvoie en cassation.
Il y aura une transition en septembre 2026 pour Jordan Bella qui aura le temps de préparer sa campagne pour 2026. Et pour rebondir sur euh la censure, le Rassemblement national bien évidemment dit qu' qu'il est prêt à censurer, qu'il souhaite une désolution et même si euh Marine Le Penne ne peut pas se représenter, Jordan Bardella pourrait lui quitter son siège euh d'urodéputé à Strasbourg et se se présenter au aux législatifs. Euh donc oui, on voit que ça ça ça change un petit peu même si ils espèrent toujours que c'est que que c'est Marine Le Pen qui se qui se qui se présente.
Il y a quand même quelque chose de d'assez délicat au Rassemblement national, c'est que pour se différencier aussi des autres parties, le camp de Marine Le Pen a toujours dit "Nous, on a aucun problème avec la succession. Regardez, Marine Le Pen a choisi Jordan Bardella. il est plébiscité par nos militants.
Il est maintenant très bien identifié auprès de l'opinion publique. Donc nous, on a aucun problème à avoir un successeur déjà à à la patronne Marine Le Pen. Sauf que depuis il y a eu le procès, il y a eu la condamnation en première instance et à partir de là, on a aussi vu au sein du Rassemblement national certains reculaient et tout le monde parlait de l'option B, l'option Bardella.
Et là, en discutant parfois avec des députés, on se rend compte que ben l'option Bardella, elle est pas du tout euh acquise comme ça parce que beaucoup ont commencer à dire euh au sein du par exemple du groupe des députés mais quel est le bilan de Jordan Bardella ? Parce qu'après les élections européennes, Jordan Bardella avait dit "On va faire en sorte de mieux structurer les élections notamment après les législatif quand il y a eu la dissolution, essayer de ne pas avoir de candidatures problématiques comme il y a pu en avoir et cetera. Et là maintenant, les députés demandent des comptes à Jordan Bardella où on en est de cette restructuration du parti.
Comment est-ce qu'on prépare éventuellement la prochaine dissolution, les prochaines législatives, les municipales, la présidentielle ? Donc le plan Jordan Bardella a un petit peu été mis sur pause parce qu'ussi cohérent de dire on va mener une bataille judiciaire et il faut sauver le soldat Marine Le Pen et déjà envisager aussi quelqu'un pour lui succéder. Donc ça joue un petit peu sur tous ces tableaux là et ça vient flouter un peu l'option Bardella au sein du Rassemblement national.
D'autant que le Rassemblement national effectivement a été traumatisé bon dans son histoire le le Front National surtout par la rupture enfin la sission euh entre justement Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégré. Euh donc ça c'était en 99. Ça a été vraiment quand même un épisode que le que le que le Front National un peu douloureux dans dans son histoire de façon aussi un petit peu différente avec d'autres conséquences mais le départ de Florian Philippo en 2017 qui était aussi une rupture là c'était enfin le le le RN s'était vraiment dit on on a le duo parfait avec justement des rôles très bien définis entre les deux euh une justement une une reine mère si je puis dire, qui adobe adoube pardon son dauphin de son vivant.
Un peu comme la reine d'Angleterre, il y a un côté il y a un côté très monarchique finalement au rassemblement national et Marine Le Pen, c'est c'est la c'est Queen Ellisabeth qui on sait qui lui succédera mais le plus tard possible à la fois pour elle et à la fois dans dans les yeux de ses militants et du cadre du parti. Donc et en même temps, on a on avait aussi et ça c'est encore plus je dirais que c'est encore plus problématique pour le pour le RN et et surtout si Marine Le Pen peut pas se présenter, c'est qu'il porte un peu de ligne. Jordan Bardella et Marine Le Pen, c'est pas tout à fait la même chose.
Alors aujourd'hui, c'est Marine Le Pen enfin jusqu'à présent qui décidait voilà des grandes orientations du travail justement sur le socle des lecteurs issu des quartiers populaires, enfin des des classes populaires, une figure un petit peu voilà maternelle. Et de l'autre côté, on a Jordan Bardella qui est plus agressif sur les plateaux de télé, qui est souvent envoyé que qui drague un électorat aussi plus libéral. Je dirais plutôt le l'électorat euh RN du sud-est de la France, celui qui avait d'ailleurs été très très attiré par le vote Zemmour et Mario Maréchal Le Pen l'Union des droites alors que Marine Le Pen exactement euh et et du coup qui donne une image beaucoup plus libérale qui était aussi là pour aller rassurer et bien les électeurs justement qui étaient derrière ce fameux plafond de verre que le RN arrivait pas à percer à savoir les cadres les chefs d'entreprise et les retraités Euh et donc là forcément ça arrive en tout cas trop tôt.
Euh ce ce switch, il est il est pas possible aujourd'hui. Il est pas possible en l'état sans compter euh l'inexpérience aussi de Jordan Bardella qui montre quand même assez rapidement ses limites notamment en débat. Enfin, on l'a vu pendant pendant les campagnes.
Euh donc on a un parti qui qui se retrouve quand même un peu un peu bouleversé par ce par ce cas de figure. Et c'est aussi ce qui a été dit enfin quand on dit bah voilà après l'appel on avisera c'est que bah oui une candidature présidentielle ça s'improvise pas surtout qu'en face tout le monde sera dans les starting bloc. Après, il y a quelque chose qui peut être rassurant de leur point de vue, c'est les sondages.
Il y a quand même un gros socle d'électeurs qui votent RN parce que c'est le RN. Euh et d'ailleurs, les élections législatives en ont été la meilleure démonstration parce que quand même eu des candidats extrêmement, je vais utiliser le mot problématique pour le moins, c'est-à-dire des candidats qui étaient ouvertement racistes, antisémites, condamnés et qui ont quand même réussi à faire des scores assez assez importants et et donc ça forcément ça interroge bah par rapport enfin ça interroge en tout cas ça ça montre que le vote RN il est il est aussi un vote de conviction sur un symbole aussi plus que sur enfin plus que sur une personne. En tout cas, il y a un côté un peu plus interchangeable que dans d'autres parties.
On l'a vu aussi dans un sondage où Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient seulement 1 ou 2 % de différence dans l'option pour la présidentielle 2027. Donc et eux aussi au Rassemblement national, ils se basent maintenant en disant que c'est pas juste un vote de personne, que c'est un vote d'idée et que il y a un socle électoral vraiment rassemblement national. C'était 31 35 et 32 36 je crois les scores.
Donc c'est vraiment au second tour, on voit à peu près la même chose. Les deux sont à 49 51. Donc oui, ça c'est pas sur les les sondages que que ça jouera.
Même si au second tour, c'est vrai que Jordan Bardella paraît forcément moins crédible que Marine Pen qui a l'expérience, qui a été élu locale. Euh voilà euh Jordan Bardella qui qui euh ses adversaires ont beau jeu lui dire qu'il a jamais de métier avant, qu'il est qu'il est trop jeune, qui peut pas qu'on peut pas être président de la République euh aussi jeune. Et pour faire une autre transition, ce qui pourrait changer au bloc central, si c'est Jordan Bardé également, c'est Gabriel Latal qui pourrait se lancer si même on voit qu' qu'il est aussi dans les starting block.
On a vu ça la semaine dernière il y a de semaines en Sintis avec son avec son meeting, mais ça pourrait lui donner aussi des idées avec un renouvellement de de la classe politique qui qui est demandé d'ailleurs par une par une partie du B central, par une partie du Rassemblement national. chose qu'on avait par ailleurs déjà vécu un petit peu en en 2017 avec Emmanuel Macron qui était déjà qui était déjà très jeune. Oui, clairement.
Euh, partons sur Gabriel Atal, vous êtes parfait. Les transitions, vous les faites tout seul, c'est fantastique. J'adore.
Euh non, mais c'est c'est une vraie question parce qu'effectivement, il y a eu ce meeting donc euh qui se trouvait être le 6 avril, mais c'était une date qui était prévue bien avant, le le rassemblement qui avait été organisé par le Rassemblement national après la condamnation de Marine Le Pen. meeting pendant lequel euh même s'il l'a pas dit peut-être dans les mots clairement, c'était très clair dans le discours de Gabriel Atal, il avait comme visé 2027 et d'ailleurs il a lui-même parlé de renouveau. Il a lui-même parlé même si c'est effectivement il est aujourd'hui le chef du parti créé par Emmanuel Macron, c'est l'héritier d'Emmanuel Macron, mais il a lui aussi prené un peu le renouveau.
Est-ce que il y a une rupture ? Vas-y, je depuis depuis la dissolution déjà, il y a une rupture sur le plan humain entre Emmanuel Macron et Gabriel Atal. Gabriel Atal a été très affecté par la décision de la dissolution tout simplement parce que bah son son poste de premier ministre à Matignon a sauté et aussi puisqu'il l'a appris à la dernière minute et qu'il n'avait vraiment aucune idée que Emmanuel Macron déciderait d'appuyer sur le bouton au soir du des élections européennes.
Et on voit d'ailleurs que Gabriel Atal tente de s'affranchir de l'héritage d'Emmanuel Macron, mais pas forcément de l'héritage centriste qui pouvait y avoir de l'époque d'Emmanuel Macron version 2017. En tout cas, ni gauche, ni droite, exactement. Et donc du coup, il est dans une dans une stratégie d'essayer de de reprendre les idées sans pour autant être comptable de des actions qui ont été faites sur les deux quinquena d'Emmanuel Macron.
C'est pas un peu utopique ça ? Ah ben siiste. Ouais, c'est c'est un peu cette sorte de rupture dans la continuité.
Moi, je je pense quand même que Gabriel Atal a un problème très gros problème, c'est que pour moi, je le le macronisme aura beaucoup de mal à survivre à Emmanuel Macron. et et on le voit même aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on est dans un dans un système et l'Assemblée la composition de l'Assemblée nationale le montre où en fait le clivage gauche droite il il existe plus que jamais. la demande aussi euh qui est portée enfin et des électeurs d'une radicalité, d'un combat de projet et alors on voit euh les sous-bressaux justement aujourd'hui pour moi de ce bloc central qui essaie euh et bien de de dire non, euh on doit faire des compromis, on doit gouverner au centre et en fait c'est ce qui va et je pense que si c'est ce qui se passe jusqu'à 2027, s'il y a pas d'élection présidentielle anticipée, on ne sait jamais hein, les choses vont des fois très vite Euh et bien je pense que peut-être qu' on sera enfin que les Français on sera encore plus fatigué en fait de ces petit bricolage et de ce système qui essaie en fait de de survivre et je reviens sur ce que je disais tout à l'heure par rapport au vote du budget parce que je pense que c'est fondamental aujourd'hui.
On présente le budget comme étant quelque chose où toutes les forces politiques doivent s'unir parce que la France serait dans une situation tellement grave qu'elle nécessiterait une politique de consensus où tout le monde lâche des choses. Voilà. Exactement.
Mais et en fait, je pense que c'est fondamental, c'est-à-dire que les choix économiques, les les c'est c'est on le le bloc central et Emmanuel Macron le faisait et on voit que François Baou rentre dans cette même idée essae de sortir l'économie du champ politique. En fait, il y a cette idée qu'il y a pas d'alternative et qu'on a quelque chose de une vérité, voilà, qui s'impose et que et que cette vérité trace une voix qu'il va falloir suivre et que le reste n'est que du bricolage autour. Et je pense que euh les partis en tout cas qui ne sont pas justement dans le bloc central euh on on dit et bien euh non euh les choix économiques sont des choix politiques et c'est aussi pour ça que les gens votent et euh et on on voit bien comment euh comment ce centre en fait euh imagine survivre justement et ce sera un des enjeux de de l'élection.
L'élection présidentielle de 2022 en fait n'a pas été un débat politique. Toutes les questions en fait politiques dont on parle aujourd'hui et sur lesquels les différents partis s'écharpes n'ont pas été tranché. Il y avait une situation ukrainienne dans laquelle d'ailleurs bon on est encore aujourd'hui et encore pire.
Euh il y avait pas d'ailleurs la situation économique. J'espère que euh dans 2 ans, on sera pas plongé encore dans cette même euh espèce de de milestrum international en disant bon ben voilà euh la menace autour de nous est si grande qu'il faut absolument ne rien changer et essayer de préserver euh ce qu'on a parce que résultat bah on aboutit à une situation comme celle qu'on qui a aujourd'hui où en fait les les grandes questions politiques, les grandes orientations ne sont pas tranchées. C'est ce qui a donné d'ailleurs lieu à la réforme des retraites pour le bloc central pour Emmanuel Macron.
Les Français avaient voté pour son programme et pour les Français, personne ne l'avait lu en fait, personne ne l'avait compris véritablement ce programme. Il y a eu un malentendu par rapport par rapport à ça et et en fait pour revenir à Gabriel Atal, on a le sentiment qu'il s'inscrit en fait un petit peu dans l'idée que ce bloc central existe, qu'il correspond à une aspiration de la population, ce qui est pas ce qui ce qui est pas totalement faux non plus hein. Je pense qu'il y a des gens qui qui sont sur ce centre droit mais d'ailleurs qu'il aimerait élargir.
Il a dit lors de ce meeting qu'il allait pour lui jusqu'au socio-démocrate. C'était pas non plus anodin. Et c'est aussi d'ailleurs pour marquer sa différence, même si on a du mal des fois il va chercher un petit peu à droite quand il écrit une tribune dans le Figaro pour dénoncer les accords de 68 avec l'Algérie.
Bon ben, on voit qu' qu'il se tourne d'un côté puis après il se tourne de l'autre. On a Édouard Philippe en face qui lui et revendique aussi ce rôle d'héritier en tout cas du bloc central mais avec un ton bien à lui en le réancrant d'ailleurs un peu plus à droite et un peu plus libéral enfin un authentique libéral euh et et je pense que entre les deux enfin je sais pas comment exactement le le combat euh s'engagera justement entre les deux hommes, mais je pense que la la candidature en tout cas d'Édouard Philippe apparaît aujourd'hui plus crédible. pour ramasser ses voix du bloc central que celle de Gabriel Atal.
J'étais long. Oui, c'est vrai qu'au bloc central le plus grand problème de Gabriel, c'est Édouard Philippe qui est déjà candidat depuis de nombreux mois. Il avait annoncé dans le point en septembre lorsqueemmanuel Macron n'avait pas nommé de premier ministre.
Ça avait été d'ailleurs assez mal vu dans les rangs dans les dans les rangs macronistes. Et Édouard Philippe aussi se se met dans une sorte de continuité de de rupture. C'est qu'à la fois il essaie de de montrer qu'il y a une rupture avec le macronisme mais tout en reniant pas son passage à Matignon.
Donc c'est c'est ça paraît quand même assez paradoxal et lors d'une campagne campagne présidentielle, je pense être assez dur à argumenter mais comme Gabriel Atal qui a été ministre des comptes publics, ministre de l'éducation nationale, premier ministre, on veut pas euh engager une rupture complète avec le macronisme alors qu'on en a fait partie pendant pendant pendant tant d'années. Donc pour l'instant Édouard Philippe est devant dans les sondages à au moins 20 %. Euh d'ailleurs, il est au second tour que soit avec Marine Le Pen ou Jordan ou Jordan Bardé pour l'instant.
Gabriel Atal n'est pas candidat mais il est quand même juste derrière Édouard Philippe donc il a 17 18 % même parfois à égalité. Euh donc euh voilà, c'est en entre les deux entre les deux que ça ça va se jouer. Je pense que celui qui sera le plus haut dans les sondages euh voilà bah sera le candidat peut-être du bloc central et l'autre se se retirera.
En tout cas, c'est ce qu'espère les les les deux camps dans la méthode, c'est comme ça que ça m qui qui a de qui a de primaires de grandes primaires du centre avec Macron pourrait intervenir typiquement. Enfin, Emmanuel Macron, est-ce que ce serait vraiment est-ce que ce serait pas un cadeau empoisonné pour le candidat qui serait adoubé par Emmanuel Macron ? Ça pourrait être compliqué.
En tout cas, je pense qu'Emmanuel Macron ne désignera pas d'héritiers et il y a quand même malgré tout cette question de est-ce qu'il faut organiser une primaire de la droite et du centre qui a été qui a été évoquée mais est-ce qu'une primaire peut être organisée où il y aura Gérald Darmanin, Gabriel Atal, Édouard Philippe, pourquoi pas Bruno Retaillot aussi et surtout est-ce que ça ne va pas venir encore plus flouter sur les lignes politiques le choix aussi des électeurs Parce qu'après pour récupérer les électeurs potentiellement un peu plus à gauche, ça va être compliqué hein. Exactement. Et un électeur qui votera pour Gabriel Atal ne sera pas du tout celui qui pourra voter pour Bruno Retaillot par exemple.
Ils ont vraiment de visions politiques assez différentes. Donc il y a la question d'une primaire mais une primaire entre plusieurs parties, ce serait quand même assez in loufo je dirais. Et surtout, on a du mal à voir concrètement comment ça marche.
Mais en tout cas, certains au sein du euh du gouvernement poussent vraiment pour cette option-là plutôt que de faire par exemple une primaire juste chez les Républicains ou juste au sein de Renaissance. Il y a un tout petit un truc intéressant sur Édouard Philippe. Je regardais dans un sondage sur les les pourcentages de personnes qui seraient contentes ou mécontente de voir tout un tas de candidats présidents de la République.
Édouard Philippe est finalement celui qui fait qui a le meilleur ratio entre les contents et les mécontents. C'est-à-dire que il y a enfin en gros je sais plus j'ai je vais dire des bêtises mais sur les chiffres c'est à peu près il me semble 31 % par exemple 35 % qui seraiit satisfait et en fait 38 % qui serait pas satisfait et en fait c'est le l'écart le plus faible parce que sur les autres par exemple bah typiquement le candidat qui va avoir le plus gros écart c'est Jean-Luc Mélenchon. On va avoir des gens qui seront qui seront satisfaits mais énormément qui sont pas satisfaits.
Marine Le Pen pareil est quand même une candidate qui fait à peu près 50 % de personnes qui seront pas satisfaites. Donc tous les candidats qui étaient testés euh il y avait toujours une majorité enfin il toujours davantage de gens qui étaient pas satisfaits que de gens satisfaits. Mais Édouard Philippe avait ce plus faible ratio entre les deux.
Je trouvais que c'était intéressant de voir euh ce qu'espère enfin le le bloc central de toute façon ne peut espérer que de présenter le meilleur candidat entre guillemets de second tour, celui qui sera justement probablement face à un candidat du Rassemblement national. Et c'est marrant justement, je rebondis sur ce que tu dis parce que on a Volka qui nous dit dans le chat les sondages sont gonflés pour Édouard Philippe, je vois pas comment il fait ses scores et ça rejoint exactement ce que tu disais. Comment on peut expliquer ça ?
Cette vision qu'on les Français de manière générale d'Edouard Philippe et il y a un autre commentaire que je Ouais. Blacky Nounour qui nous dit les gens ont la mémoire courte parce que ça fait longtemps qu'on le voit moins qu'il est plus particul il y a un fait une règle politique. Plus on est éloigné du pouvoir plus on a une code de popularité qui augmente.
Donc Édouard Philippe a été très très discret depuis son départ de Matignon et il y a il bénéficie aussi de cet effet où il a quand même été premier ministre d'Emmanuel Macron. Il a traversé la crise avec Benala. Il y a eu après les gilets jaunes, il y a eu aussi la crise Covid et pourtant euh dans l'opinion publique, il n'est pas tenu responsable de tout ce qu'on peut reprocher à Emmanuel Macron alors que c'est quand même lui le le Premier ministre qui était en place à ce moment-là.
Je pense que ça s'explique notamment par le sentiment de détestation que peut provoquer Emmanuel Macron qui est beaucoup plus fort que celui envers Édouard Philippe. Donc du coup Emmanuel Macron va un peu cristalliser une sorte de paratonire qui va attraper en gros toutes les colères contre lui. Et c'est notamment à travers ça que Édouard Philippe arrive à faire émerger sa ligne et à ne pas être pris dans le bilan d'Emmanuel Macron.
Et lui il a cette formule. Lui, il a toujours dit "Je je suis fidèle mais loyal", enfin loyal mais pas fidèle et cetera. Il avait il jouait un petit peu sur les mots comme ça.
Donc très vite, il a pris sa ses distances vis-à-vis d'Emmanuel Macron et puis le le son parti Horizon actuellement est quand même assez turbal mais libre, pardon. Voilà. Loyal mais libre.
C'était ça. Mais justement les quelques députés Horizon aujourd'hui, enfin et les ministres qui sont au gouvernement euh sont assez turbulent, je dirais dans le dans le bloc central. Donc on n'est pas non plus à l'abri dans les prochains mois d'une vraie prise de distance et de de tout le bloc et même de s'affranchir en fait de de la situation politique actuelle de justement ce socle commun qui qui tient pour la République mais sans horizon quoi.
Ouais. et puis enfin qui ne fasse plus voilà partie là du du gouvernement quoi. Une chose intéressante aussi avec Gorison c'est que c'est un petit parti mais c'est un parti qui qui a beaucoup de maires beaucoup d'élus locaux et à voir comment les municipales encore on y revient mais ce sera avant les présidentiels donc les municipales de 2026 vont se passer pour Horizon.
Comment ça va se passer dans dans le bloc central avec Macron avec avec les LR ? Ça pourrait peut-être donner une idée des suites d'Edouard Philippe dans le bloc central. Donc à voir, mais c'est vrai que c'est pour venir à la question de de l'internaute, c'est que Édouard Philippe même quand il était premier ministre avait une code de popularité assez haute.
Il l'a toujours gardé. Donc c'est vrai que c'est quelque chose qui peut paraître étonnant mais en plus qu'il est discret. Il est aussi bon maire du Havre.
Donc on le voit de temps en temps les politiques qui sont maires aussi tendance à avoir une code de popularité plus haute naturellement dans euh dans dans les sondages. Donc ce ça en fait peut-être partie mais à voir les municipales 2026 ça sera intéressant pour Horizon pour la suite et 2027. Et ça me fait encore une fois une transition toute trouvée parce que un autre qui est resté maire pour le coup c'est François Bairou qui si je dis pas de bêtises s'est dit plutôt favorable à une fusion entre Renaissance et le modè.
Euh donc qui est plus non si c'est en sa faveur, je pense bien sûr, mais justement est-ce que c'est est-ce que lui potentiellement il pourrait avoir des ambitions pour 2027 ? Pourquoi pas ? Tout est possible.
En tout cas François Baou n'a jamais il fait un peu partie de ses personnalités politiques. Si on lui pose la question de est-ce que vous voulez être candidat à la présidentielle, il ne dira jamais non. Voilà.
Donc il va jamais fermer son destin comme ça. Après oui, effectivement tout est possible. C'est très compliqué de pouvoir dire ce qui se passera en 2027.
Mais en tout cas François Baïou, il est en train aussi de d'imposer son style et sa méthode. Et quand on demande justement aux autres partis, alors qu'est-ce que vous pensez de François Baïou et et de sa façon de négocier, que ce soit sur le budget par exemple ou sur d'autres sujets, beaucoup disent "Ben normalement, ça devrait pas marcher mais en fait ça marche." Donc il y a aussi ce point d'interrogation autour de François Baou donc quand tout est possible et il est capable aussi de venir jouer son rôle d'ici 2027.
Et le l'objectif ultime depuis longtemps de François Berou, c'est c'est l'Élysée. Il s'est présenté en voilà en 2007, en en 2012 après bon en 2017 il il a permis de de faire élire en partie Emmanuel Macron. Donc oui, c'est c'est possible.
Je je parlais justement il y a pas longtemps avec des cadres du Mod qui qui espèrent qui qui se présentent et qui qui le poussent à ça. Après passer de premier ministre à président, c'est c'est ça qui est compliqué ça. Jamais été fait.
Donc oui, s'il est encore premier ministre à ce momentlà, ce qui est déjà c'est c'est ça qui pourra qui qui paraît très compliqué pour lui, quand on est premier ministre, ben forcément, on a tous les vents contraires, tous les vents contraires face à soi, l'opinion contre soi, même si bon là, on est dans une situation très compliquée, donc c'est encore Emmanuel Macron qui est le paraton en partie aussi de de de François Bairou. Euh donc à voir pour ça, mais c'est c'est pas exclu dans tous les cas. François Baïrot, aujourd'hui il est très bas dans les sondages parce que effectivement il Emmanuel Macron a pu se se refaire un petit peu mais encore une fois euh à la faveur de la situation internationale mais surtout sur sur les gens qui lui sont favorables, surtout sur son socle.
Euh c'est quand même ces électeurs qu'il avait un peu perdu euh qui là lui sont pour certains revenus en trouvant que que justement la la le rôle le leadership qu'il avait pris au niveau européen et cetera euh lui lui a fait gagner quelques points. François Bairou, il a pas il a pas cette chance, c'est-à-dire qu'il est vraiment au contact de tous les de tous les problèmes et peut-être qu' pourrait s'en sortir justement s'il s'il n'est plus premier ministre et que les gens finalement par une sorte de nostalgie accélérée se disent un truc comme c'était pas si mal avec Bairou si la situation s'aggrave encore après. Bon, j'ai que c'est souhaitable, je ne pense pas.
Euh il y a quelque chose qui euh qui aussi est par rapport à la chute justement des gouvernements. Euh je pense pas moi que ce soit une juste une question de politique euh générale, c'est-à-dire un un un arbitrage particulier qui fasse que demain on fasse tomber le gouvernement. Euh mais c'est plus son usure.
Euh c'est c'est les gouvernements ont un peu des durées de vie et les gens sont usés au bout d'une certaine période. Et lorsque le gouvernement de François Baou et lorsque François Bairrou en fait parce que c'est lui qui le tient littéralement c'est lui qui l'a composé, il a mis très longtemps à le faire. Il a essayé une technique justement en mettant des têtes d'affiches.
Voilà, il a essayé de faire un gouvernement qui était différent de celui de Michel Barnier. Et lorsque je dirais la force la puissance politique de François Bairou sera usée, sera démonétisée, et bien son gouvernement justement tombera et ensuite il faudra que s'il veut se présenter du coup à la suite de ça, il faudra qu'il se reconstitue et c'est pas facile en étant en dehors parce que là on l'a appelé justement pour servir un petit peu de de bah de paratonaire aussi à à Emmanuel Macron. Faut pas oublier que quand François Bairou compose ce gouvernement dans les médias un petit peu partout, on parle même d'une éventuelle démission d'Emmanuel Macron qui serait poussé justement par cette assemblée ingouvernable et par cette colère des Français.
Donc donc voilà, les choses changent tellement vite en ce moment. On est même on en parlait tout à l'heure avant d'arriver ici le le moment où on apprend que Marine Le Pen ne peut pas être candidate, on a quasiment l'impression que c'était il y a un mois. Je crois que c'était il y a 15 jours.
Euh donc voilà, ça tout va très vite. C'est le football, c'est la police. Euh je voudrais qu'on parle, il nous reste pas beaucoup de temps mais mais quand même euh d'un autre membre du gouvernement euh c'est Bruno Rotaillot qui est donc est candidat à la présidence de son parti les Républicains face à Laurent Voquier.
Euh est-ce que est-ce que justement cette alors il a il essaie bien de faire la différence he c'est toute sa communication c'est un peu Bruno Rota c'est euh ministre le jour candidat la nuit en gros en tout cas candidat sur son temps sur son temps libre il fait vraiment la différence avec ça j'imagine déjà il a pas le choix et puis je enfin voilà c'est euh il savait que c'était pas forcément une position facile pour lui. Ça peut le desservir enfin en en quoi ça va être un enjeu justement cette participation à un gouvernement de François Bairou sous Emmanuel Macron quand on est Bruno Rotaillot avec les idées qu'on a et qu'on veut prendre la présidence des Républicains dans l'état dans lequel est le parti aujourd'hui après la le départ d'Éric Si elle est un peu compliqué ma question j'étais en train de la répéter dans ma tête non mais si je me permets justement c'est c'est l'attaque de Lauren convoqué. Lui, il est en dehors du gouvernement, lui à la parole libre.
Lui est le candidat des des électeurs de terrain euh des républicains. Alors que Bruno Rota lui, serait soutenu par les cadres, par les éléphants de des des LR. Euh mais après Bruno Rota sa force dans le gouvernement, c'est déjà il s'est fait connaître en étant dans le gouvernement.
Ça faisait très longtemps qu'il était patron des sénateurs LR. Je pense pas qu'il y a beaucoup de Français qui le connaissaient et je sais pas si on parle du du même sondage mais j'ai vu un sondage justement récent alors que Bruno Rota a des voilà des idées bien à droite qui sont les siennes et qui bénéficie qui a très peu de rejets euh de sur sa personne un peu à je crois qu'il est à 35 % de de rejet dans la dans le question donc ça semble aussi assez peu. Il y a une chose en sa faveur également, c'est qu'il est plus haut dans les sondages que le renvoquier.
Il est à autour de 10 %, c'est quand même pas phénoménal mais le renvoquer est à 4 5 %. Le Renvoqué qui est obligé de se démarquer en faisant des sorties comme dernièrement sur les OQTF à Saint-Pier à Saint-Pierre Mclon. Euh donc voilà, la force de de de Bruno Rota c'est qu'il est dans le gouvernement, c'est qu'il s'est fait connaître dans le gouvernement. c'est qu' il a une parole il a une parole forte de qui qui qui est à lui.
Il est dans son gouvernement en ayant eu justement les l'accord de François Boyerou pour porter la politique qui qui qu'il souhaite mener et en en en gardant la parole qu'il a de qu'il a depuis des années. Euh il y a quelques jours, il a fait une conférence de presse en prouvant qu'il avait eu des résultats. Ça, je pense que les électeurs des LR on ont vu ça et donc il pour il pourra se targuer d'avoir des résultats alors qu' que justement c'est ses concurrents, le clan Voquet l'attaque sur son immobilisme et sur l'impossibilisme, l'impossibilité pour lui d'avoir des résultats dans un gouvernement où il y a tout et son contraire euh comme ligne, voilà, avec une ligne qui est vue comme plus laxiste pour eux qui est en France ou même en Algérie, voilà avec Jean- Noël Barreot notamment ce et la ligne Rota de lignes différentes.
Donc voilà, la force de de Bruno Rota justement est d'être dans ce gouvernement et s'il l'en sort, ça pourrait être plus compliqué pour lui, ben il retournerait sénateur, il aurait pu cette parole et cette Torah qu'il a qu'il actuellement. Donc finalement, ça pourrait être plus compliqué pour lui si s'il sort de ce gouvernement. Surtout que François Baou a un peu mis au point ce système là au sein du gouvernement de tout le monde peut parler, commenter et donner sa position personnelle en tout cas sur les sujets.
Donc aussi ça a ouvert la voix à Bruno Rutaillot pour pouvoir donner son avis sur des sujets qui sont en dehors de son portefeuille. On n pas vraiment une ligne de conduite unite unique pardon à suivre au sein du gouvernement Bairou. Donc du coup, il peut parler, dire ce qu'il pense sur des sujets, faire valoir son idée, son identité politique tout en étant justement au sein du gouvernement et sans être aussi rappelé à l'ordre en tout cas par François Baïou.
Avec Emmanuel Macron, c'est autre chose mais avec François Baou, il peut exister à côté justement. Moi je trouve que c'est intéressant ce sera d'étudier en fait enfin comment la comment Bruno Retaillot a évolué. D'ailleurs, je trouve son positionnement par rapport à Emmanuel Macron et François Bairrou semble sêtre totalement retourné.
C'est-à-dire qu'au début, on avait quand même euh François Bairou qui fait fuiter dans la presse, qu'il a tordu le bras Emmanuel Macron, qu'il a imposé un certain homme de choses et on sent à ce moment-là que Emmanuel Macron joue un peu Bruno Retaillot contre François Baou, ce ministre Truillon qui est ministre de l'intérieur mais un peu à l'extérieur qui qui marche un peu sur toutes les plates qui ressemble un peu presque d'ailleurs à un premier ministre bis, on se souvient à l'époque c'était la la crise à Mayotte et Bruno Rotaillot prenait aussi beaucoup de place et et en fait cette cette situation semble s'être un peu aversée. Alors François Bairrou a réussi assez adroitement, je pense à rééquilibrer un peu d'ailleurs aussi en donnant plus de l'attitude à ses autres ministres. Euh et euh finalement ensuite euh la question euh de l'Algérie a euh a finalement euh fait euh en tout cas sûrement causé quelques euh quelques euh dissensions avec euh avec Emmanuel Macron parce que on se souvient qu'au début, il y avait eu un dîner justement avec Emmanuel Macron, euh Sébastien Lecornu et Bruno Retaillot sur cette sur cette question sans François Bairou.
Donc c'était et l'Algérie et puis d'autres éléments avaient aussi été évoqués. Donc là, on assiste un peu à un retournement de de situation. Bon, la situation change aussi tous les jours, hein, parce que euh avant-hier, on on se disait voilà, il y a il y a une voix diplomatique, c'était plutôt le qu d'ors euh et la voix des diplomates et celle d'Emmanuel Macron.
Enfin, en tout cas, le la ligne directe qu'il avait avec Teboun qui avait gagné. Là, on assiste à nouveau à un durcissement. Donc, les choses changent changent très vite.
On voit aussi que Bruno Retaillot a changé de ton parce que on se souvient qu'il y a quelques euh semaines ou mois, je sais plus. Encore une fois, je perds la notion du temps. Euh Bruno Rotaillot disait "Voilà, si j'ai pas gain de cause sur l'Algérie, c'est simple, je démissionne.
On sent bien que euh il Ouais, ben c'est c'était et on sent bien qu'aujourd'hui il est plus question de ça. Le vocabulaire a changé et effectivement, il est conscient de la chance qu'il a à l'intérieur du gouvernement de pouvoir se montrer et ce qui n'exclut pas aussi d'avoir un moyen de pression, un moyen de levier. Est toujours plus facile de dire je claque la porte. quand on est effectivement dans la maison, ça a tout de suite un peu moins de poids, même s'il était demain patron euh justement DLR et qui disait euh et qui pourrait jouer un peu les gros b en disant "Bah très bien, ben je retire euh enfin les les ministres vont s'en aller." Bon, encore faudrait-il qu' il risquerait peut-être d'être désavoué.
Enfin, ce serait une position beaucoup moins confortable pour lui. Euh et c'est vrai que Laurent Voquier de toute façon a jamais réussi en tout cas réellement à imprimer euh pour une candidature présidentielle. Enfin, ça c'est aussi euh il y a une guerre des chefs.
Certes, ça veut pas dire il est très difficile de prévoir le de prédire la le résultat de l'élection. Chez les LR, on a vu des fois des des des candidats qui étaient plébiscités justement par l'ablishment entre guillemets euh et qui ont perdu parce que justement la campagne de terrain parce que la campagne un peu silencieuse à la Jean-François Copé justement à l'époque il avait gagné l'élection effectivement parce que il était plus proche des Féd parce que voilà il il y a aussi tout un toute une tambouille interne ALR et ça ça existe aussi et selon les et les soutiens de Laurent Voquier Laurent Voquier Excel en la matière on verra. Et voilà qui répond un petit peu à ta question Michael K sur justement la crise algérienne et Bruno Rota dans les quelques secondes qui nous restent maintenant euh un dernier nom qu'on a évoqué sans trop l'évoquer.
Bon, il y en a d'autres he évidemment mais on aura pas pu parler de de tout et de tout le monde bien évidemment. Euh Jean-Luc Mélenchon, c'est sûr qu'il est là en 2027. Encore une fois, évidemment, c'est compliqué de faire des plans sur la comète et cetera, mais euh forcément, il aura un rôle à jouer.
Euh est-ce que on peut imaginer que ça se passe autrement que Jean-Luc Mélenchon candidat d'une manière ou d'une autre ? C'est compliqué à imaginer. D'autant que par rapport aux dernières élections, tous ces opposants internes ou les personnes qui osaient parler contre lui ont été écartés ou sont partis.
Donc il n'a plus d'opposants internes. Donc je je ne vois pas qui pourrait s'opposer à à sa candidature et qui il y aurait à la place de Jean-Luc Mélenchon. Ça serait un un bon part.
Je je vois pas qu'il pourrait avoir à à sa place et euh et Jean-Luc Mélenchon est est toujours haut est toujours haut dans les sondages. Là, faire attention avec les sondages parce que il y a 10 % mais dès que la campagne démarre, il augmente toujours très très rapidement. Euh il est il a cette aura là euh à la France insoumise.
Je je vois pas comment il pourrait ne pas ne pas y aller. J'avais posé cette question justement à un proche de Jean-Luc Mélenchon lui disant "Mais par exemple, est-ce que quelqu'un comme François Ruffin pourrait être une alternative, pourrait venir causer un petit peu du souci à Jean-Luc Mélenchon ?" Et en fait ce proche de Mélenchon m'avait répondu "Mais vous trouvez qu'il existe François Ruffin depuis qu'il est parti du groupe France insoumise En fait, voilà, il y a aussi ce point-là que Jean-Luc Mélenchon a pour lui les élections présidentielles qui se sont déjà passées et qui ont montré dans les résultats que il pouvait en tout cas être celui qui pouvait rassembler la gauche, qui pouvait atteindre un certain nombre de pourcentages, qui a augmenté au fur et à mesure de chaque élection présidentielle et qui du coup est celui qui a permis à la France insoumise d'avoir un groupe de députés aussi.
Au début, ils étaient 17, maintenant ils sont beaucoup plus. Donc il y a aussi ce bilan mélanchant qui fait que c'est très compliqué pour d'autres réussir à rivaliser et de s'inscrire au même niveau. Donc il reste avec beaucoup de lieutenants mais pas forcément avec quelqu'un qui va venir se mettre en frontale face à lui.
Même si on l'entend finalement Jean-Luc Mélenchon, si on prend l'exemple qu'on connaît tous les quatre, c'est les médias, il est quand même relativement peu présent par rapport à même ne serait-ce que Mathilde Panot par exemple. Oui oui enfin c'est sûr que Jean-Luc Mélenchon réserve sa parole, il a d'autres canaux et ça la France à soumise a toujours été très forte justement sur cette sur ces techniques aussi de communication sur la lui bon Jean-Luc Mélenchon a son blog d'ailleurs sur lequel il est très actif et et puis c'est ses lieutenants viennent porter la ligne là pour le coup c'est ça n'a rien à voir avec la cacophonie du gouvernement il y a une parole et une seule sauf sur deux rares sujets. On pense à justement la je vais pas revenir dessus parce qu'on en a déjà trop fait mais sur la l'affaire des affiches euh de Cyril Lanouna, ça a été de mémoire quasiment la seule fois où j'ai entendu Jean-Luc Mélenchon dire autre chose publiquement que ses lieutenants qui avait quand même une parole légèrement différente.
Mais Jean-Luc Mélenchon intervient beaucoup non pas sur les plateaux télé mais en donnant des meetings au contact en allant devant des usines et cetera. Donc effectivement, la seule chose qui pourrait à un moment faire, qui se présenterait pas, c'est peut-être si quelqu'un lui faisait relire le discours qu'il a fait "Fa faites mieux". Euh au lendemain justement des élections parce que là, on sentait un un Jean-Luc Mélenchon qui était prêt à passer la main.
Le fait est que sa sa figure, elle est identifiée, que pour la France insoumise, c'est effectivement le le leader et que pour l'instant et et personne n'ira le le contester frontalement. Euh toute la question, elle est celle en fait de l'Union de la gauche à un moment autour de qui elle peut se faire. On voit bien la technique de la France insoumise qui est euh qui est le bras de fer et comme j'avais dit tout à l'heure de dire bon bah voilà, nous on fonce et puis derrière ça raccrochera les wagons parce que il faudra bien et que le peuple de gauche se rallra.
La question c'est euh jusqu'à enfin jusqu'à quand ça marche, jusqu'à quel point ça marche. Euh on voit bien quand même avec les les candidatures qui se dessinent justement notamment sur les chez les socio-démocrates euh que ça ce sera pas enfin je pense pas qu'on sera dans le même scénario en 2027 qu'en 2022. Je vois pas euh je vois difficilement la le PS pouvoir euh soutenir enfin être se ranger derrière une candidature et même et même je pense d'ailleurs que d'une autre façon certains euh certains électeurs en tout cas certains électeurs SOSDEM auraient euh ne voterai pas forcément pour pour Jean-Luc Mélenchon face à un candidat comme Édouard Philippe face un candidat du bloc central.
Euh après pour certains euh même s'ils le disent aujourd'hui, je sais pas s'ils fassent dans un duel parce que c'est ce que Jean-Luc Mélenchon espère, c'est la stratégie, c'est d'être face au Rassemblement national euh et euh du coup de faire le plein euh des voies des voies de gauche. Je je pense que il y a quand même certaines personnes qui ont été qui ont été heées euh par le par surtout la figure d'ailleurs de Jean-Luc Mélenchon plus largement que que la France insoumise et qui euh je sais pas s'ils auraient s'ils iraient à la pêche ce dimanche là mais mais en tout cas le le vote est moins clair en 2022. J'aurais dit c'est sûr tant pis il voterait France insoumise.
Je sais pas le sentiment je sais pas ce que vous en pensez mais sentiment que ça a un peu changé. Oui. Euh c'est les dernières élections euh ont été euh compliquées pour certains électeurs de la France insoumise qui se sont pas beaucoup reconnus dans les propos que Jean-Luc Mélenchon pouvait tenir.
Ça a commencé au moment de la faire quat notamment et surtout qu' c'est à ce moment-là aussi qu'il y a eu des contestations même en interne et certains militants on voit sur le terrain nous disent bah ça y est Jean-Luc Mélenchon il doit passer la main mais quand on leur demande oui mais du coup à qui bah là même les militants n'ont pas forcément la réponse parce qu'il n'y a pas une figure aussi identifiée aussi leader que peut l'être Jean-Luc Mélenchon par rapport à la France insoumise et par rapport au reste de la gauche. Et du coup bah la roue revient, l'aiguille revient devant Jean-Luc Mélenchon à chaque fois. Un mot de la fin Quentin.
Bah non. Bah pour finir sur JC Mélenchon, personne à gauche peut se targuer en ce moment de faire 20 % au premier tour à l'élection présidentielle. Donc voilà.
Très bien. Et ben écoutez, on va s'arrêter là sur ce sujet. Merci beaucoup à tous les trois d'être venus euh nous éclairer sur tout ça.
Ça va encore évidemment nous donner du grain à moudre pour les mois qui viennent jusqu'à déjà la prochaine essence qui n'est pas l'élection présidentielle mais bien les élections municipales l'année prochaine qui on l'a compris sera peut-être un peu un galot d'essai pour pour tout ce petit monde et on verra comment ça se passe. Aurore Malval rédactrice en chef. Marianne merci beaucoup.
Marie Pierre Adad journaliste politique chez RTL et Quentin Gérard, journaliste politique au journal du dimanche. Merci beaucoup à tous les trois. Je vais vous laisser nous laisser les micros et rejoindre Camille qui vous attend dans le SAS.
Et puis nous on va, je vous l'avais dit hein, on va changer de sujet complètement. Nous voilà donc sur notre deuxième sujet. Nous allons parler euh santé mentale de manière générale.
Bienvenue à tous et à toutes. Bonjour. Bonjour.
Je vais donc vous présenter juste à côté de moi, il y a miel à beit. Bonjour miel. Comment ça va ?
Ça va bien. Toi ? Bah tranquille.
Au top. Au top. Et ben parfait miel.
Tu es pour ceux qui ne te connaissent pas encore euh tu es influenceuse et tu as aussi créé une application qui s'appelle Link qui est dédiée notamment à la santé mentale des jeunes. On va parler un peu de tout ça. À tes côtés Boris Chumette.
Bonjour. Docteur en psychiatrie et neurosciences. également chercheur à l'INCERME et auteur d'un livre qui s'appelle Schizophrénie et génétique, un ADN de la folie.
Et enfin, Lucy Jolie, médecin psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine, donc à Paris et également enseignante à la Sorbonne université. Bienvenue à tous les trois. Euh pourquoi est-ce que vous êtes là ce soir ?
Alors, la santé mentale, c'est une des grandes causes nationales de la France ou la grande cause nationale de la France pour 2025. La santé mentale, on en parle certes un peu plus qu'avant. Vous m'arrêtez si vous pensez que je dis n'importe quoi, mais on en parle encore assez relativement peu et parfois très mal.
Donc moi, je vais essayer de faire de mon mieux ce soir. La santé mentale, on en parle et c'est aussi pour pour ça que nous on en parle ce soir. On en parle de plus en plus parce que ceux qui ont une grande voix, on parle de plus en plus.
On en parle sur les réseaux sociaux. Est-ce que d'ailleurs c'est une bonne idée d'en parler là-bas ? Est-ce que il y a pas des risques ?
On va en parler. Euh mais la santé mentale, c'est comme la santé tout court. Ça concerne absolument tout le monde.
Ça vous concerne vous dans le chat, ça concerne mes invités, ça concerne mes collègues en régie, ça me concerne moi, ça concerne vos proches, bref, ça concerne tout le monde. Bien sûr, à des degrés différents. Il y a des gens qui sont en bonne santé mentale, des gens qui sont plutôt en mauvaise santé mentale.
Et quand une fois que j'ai dit ça, ben je crois que j'ai pas dit grand-chose en fait finalement puisqu'il y a autant de situations qu'il y a de personnes et ça recouvre des réalités tellement différentes que c'est aussi peut-être pour ça qu'on a besoin d'en parler un petit peu plus. Et ces différentes réalités euh on y est parfois confronté et ça a été le cas de tout un tas de gens. C'était le 26 mars dernier sur France Inter en écoutant mon collègue et confrère de Radio France Nicolas de Moran.
Est-ce que Pascal on peut l'écouter s'il te plaît ? Je suis atteint moi aussi depuis des années par l'une de ces maladies sur lesquelles nos invités s'exprimaient. Oui, je suis malade mental.
C'est cru, c'est violent à dire, euh peut-être à entendre aussi, mais je ne veux plus le cacher et je ne veux plus me cacher. Comme des centaines de milliers de français, je suis bipolaire. bipolaire de type 2.
J'alterne des phases d'euphorie et des périodes de dépression, mais je suis soigné et je suis là chaque matin tendu vers un objectif qui est de travailler avec toute l'équipe pour vous informer, vous divertir et vous faire ressentir des émotions. Et bien sûr, ça a pas été euh le premier témoignage de personne un peu connue qui a qui est sorti. Et peut-être pour un autre public et c'était il y a déjà quelques années, il y a un autre témoignage euh de l'autre côté de l'Atlantique de la chanteuse et comédienne Selena Gomez.
Est-ce que Pascal tu peux nous le mettre s'il te plaît ? realized that I was bipolar. And so when I go to when I go to more information, ça représente quoi ces témoignages ?
À quel point ils sont importants, moins importants ? Boris, bon, je peux je peux commencer. Quelques jours après la déclaration de Nicolas de Morand, j'intervenais au congrès une association de patients bipolaires qui s'appelle Argos 2001.
Unanimement, les patients sont venus, les familles sont venues en disant "C'est incroyable d'avoir libéré la parole sur la maladie psychique." Nicolas de Moran, il le fait, il sort un livre, il est en une de de de plusieurs magazines, il est il est placardé partout dans dans Paris. C'est la voix de de voilà de de de France Interre, il est extrêmement écouté et il hésite pas à dire "J'ai une maladie mentale.
Je suis un malade mental." Les mots sont extrêmement forts. C'est fort comme mot parce qu'on associe à des choses extrêmement péjoratives.
Là lui il montre qu'il a réussi qu'il a réussi sa vie. Je veux dire, tout le monde rêverait d'avoir la carrière de Nicolas de Moran, hein. Et il dit ça, voilà, je me bats contre cette maladie depuis des années.
Il explique tout le parcours qu'il a eu, toutes les difficultés qu'il a eu et c'est une image de positif qui sort de ça et ça casse énormément de stéréotypes et à partir de ce moment-là, ça libère la parole. Il y a d'autres personnes qui ont commencé à témoigner, même des gens qui sont beaucoup moins connus que lui évidemment dans des médias locaux et cetera. Et ça permet de remettre un peu d'ordre dans cette histoire là parce que souvent la psychiatrie, on en parle à l'occasion de fait d'hiver, on a interrogé parce que quelqu'un a fait un drame et cetera et cetera.
Et là enfin des gens qui sont des gens de la vie insérés autour de nous osent témoigner de ça. Je pense que ça casse énormément de stéréotypes. Extrêmement important comme témoignage.
Moi, je suis complètement d'accord. Bah, je peux prendre mon exemple mais moi j'ai vécu des choses pas très simples he quand j'étais plus jeune du harcèlement. Je passais par la dépression, les troubles alimentaires, les hospitalisations, les rendez-vous psy, les traitements, enfin j'ai ça va j'ai fait la totale.
Enfin, j'en ai fait assez, je trouve et et j'ai toujours tout raconté sur les réseaux sociaux. J'ai toujours tout partagé parce que j'ai jamais eu honte de dire ce que j'ai vécu, de dire ce que je vivais sur le moment et tout. et et j'ai reçu énormément de messages de jeunes filles et de jeunes garçons qui me disent que je les ai aidé à parler de leurs problème.
Et même des fois enfin parce que je suis très présente du coup sur les réseaux, il y a des jeunes qui viennent me voir dans la rue et qui me disent "Bah miel, merci parce que grâce à toi, j'ai réussi à parler à mes parents de ce que je vivais parce que toi tu m'as dit qu'il fallait en parler." Et en fait les personnalités publiques et euh moi je vais parler surtout des créateurs de contenu car c'est aussi un peu bah mon domaine aujourd'hui mais toutes les personnalités publiques, elles ont une influence de dingue sur bah leur le spectateurs, les gens qui les regardent, les gens qui les suivent et tout et euh voir que ces gens-là il ils parlent de plus en plus de leur propre santé mentale, ça motive tellement d'autres gens à eux aussi parler de leur santé mentale, à eux aussi demander de l'aide et même je pense pour beaucoup réaliser que eux aussi, ils ont peut-être un problème euh qui mettait un peu sous le tapis depuis longtemps et euh et ouais, se faire bah diagnostiquer puis avoir trouver les bonnes solutions, les bons ajustements et tout sur le futur euh c'est top parce que on brise les tabous. Faut briser les tabous. ces témoignages, ils sont cruciaux et c'est vrai qu'ils participent à la digmatisation, hein, de de tout ce qui est autour de la santé mentale.
Euh très souvent, on utilise euh les termes comme schizophrénie ou autiste comme des des mots très péjoratifs. Euh et ça, il faut qu'on change notre logiciel de pensée. Il faut qu'on qu'on arrive à avancer là-dessus parce que c'est c'est c'est terrible.
La santé mentale, elle concerne elle nous concerne tous. C'est vraiment un état de bien-être qui nous permet de de de gérer nos émotions, de de nous adapter aux difficultés du quotidien, à pouvoir bien fonctionner professionnellement. Donc ça nous concerne tous déjà de dire ça.
Je crois que c'est un pas vers la digmatisation. Euh les troubles mentaux, les troubles psychiques, c'est différent. C'est des des des troubles qui sont euh diagnostiqués sur des critères particuliers.
Nous, on s'appuie sur les nos manuels statistiques et et diagnostique des troubles mentaux. Euh et ça concerne la dépression, ça concerne le les troubles bipolaires, l'anxiété et cetera. Donc c'est bien, c'est important de faire la distinction entre les deux et de pas tout mélanger.
Je voulais justement continuer un peu ce pour qu'on parle de comment dire de pas des préjugés mais de de l'image qu'on a justement de la santé mentale, des troubles psy de manière générale. Et je vais rebondir sur la question de Kali dans le chat qui est pas vraiment une question qui est plutôt une remarque mais qui va nous nourrir quand même. déjà je crois que si on n'explique pas les maladies, on aura que des préjugés.
Quand je vois comment sont stigmatisés les gens avec des TDAH, bah c'est effrayant d'imaginer, j'imagine, comment sont stigmatisés les gens avec d'autres maladies. Effectivement, on a quand même on a et c'est aussi peut-être c'est à ça que servent ces témoignages et que sert ton témoignage justement euh sur un large public sur les réseaux euh avoir une image différente de de maladies qui restent pour certaines des maladies graves. On a encore des immenses préjugés dans la société.
Mais je pense que aujourd'hui le terme santé mentale, après c'est en train de changer, mais le terme santé mental pour beaucoup quand on va parler de ça, ils vont penser direct dépression, trouble, euh mal-être, maladie et tout. Alors que santé mentale c'est pas que ça hein. Enfin, comme vous l'avez dit, c'est on en a tous une.
Et euh mais depuis, je pense très longtemps, des générations et des générations, bah par exemple, aller voir un psi avant c'était vraiment considéré comme être fou. Enfin, ça apparemment c'est ce que mon père me me dit. Mais euh à l'époque c'était euh tu vas voir un psi mais tuit complètement malade mental.
C'est que pour les dégénérer, c'est que pour les fous alors que c'est pas vrai. Et je pense que c'est un peu l'image qui a été donnée depuis très longtemps et qu'aujourd'hui on est en train d'essayer de changer, qu'on est en train de modifier parce que on se rend compte bah qu'en fait la santé mentale, on a on en a tous une et on se rend compte aussi que bah il y en a beaucoup qui ont des troubles mentaux. Euh et on a l'impression aujourd'hui qu'il y en a beaucoup plus qu'avant alors qu'en fait on en parle juste beaucoup plus et donc toutes ces personnes-là sont entendu sont écouté euh sont prises en charge et euh et ça c'est ça c'est génial.
Mais euh faut changer la euh la façon dont on entend le mot santé mentale. C'est pas que du négatif, c'est ça peut être du positif, ça peut être du négatif aussi malheureusement. Mais bon, ça c'est extrêmement important.
Je pense qu'il y a un vrai changement générationnel. On prend la génération des nos parents, grands-parents, on parlait pas de sa santé mentale. C'était tabou, il fallait pas le dire, ça existait pas.
Il fallait être fort, il fallait se battre. En fait, on a compris que c'est pas comme ça que ça marchait. Il y a des réalités biologiques derrière, il y a des symptômes et c'est pas soi qui peut sortir de sa dépression tout seul ou de sa schizophrénie tout seul.
C'est pas juste en réfléchissant sur sa difficulté. C'est une maladie du cerveau. Le cerveau, il dérape.
Et donc quand on dérape et ben il faut aller voir un médecin ou un professionnel qui s'occupe de l'organe considéré. Là, il y a un petit glissement sur la santé mentale. C'est c'est important parce que ça veut dire qu'on a tous une santé mentale.
Il faut tous prendre soin de soi. Il faut aussi euh que les gens ils osent parler plus fréquemment et plus avec les bons termes. C'està-dire que il y a des études qui montrent par exemple quand on dit qu'on va voir un psychiatre, on a un peu peur d'aller voir un psychiatre.
Alors on va dire je vais voir quelqu'un, je vais voir un psy puis on sait pas trop ce qu'on met derrière et cetera. Donc il y a la question des diagnostics. Il faut mieux décrire les symptômes.
On peut on peut en parler si vous souhaitez. On peut mieux décrire les symptômes maladie par maladie mais aussi les catégories professionnelles pour savoir à qui il faut s'adresser. Et ce qui est hyper important aussi dans le témoignage de miel, c'est de casser le tabou.
Pourquoi ? Pourquoi ? Oui, bien sûr, c'est important de casser le tabou.
On l'a vu sur le le sida, sur le cancer, c'est les patients qui ont pris la parole qu' ont cassé. C'est plus des maladies honteuses aujourd'hui. La psychiatrie, on est en train de faire ce cheminlà.
Mais le deuxième chose qui est importante, c'est de dire on casse les tabous parce que ça permet à des gens d'aller consulter plus tôt et de savoir qui consulter et de savoir à quel moment faut consulter, devant quel symptôme il faut aller. Parce que si on a pas repéré les symptômes et qu'on sait pas à qui s'adresser, on laisse les choses traîner et après les maladies sont bien installées, beaucoup plus difficiles à traiter. Donc c'est hyper important ce qu'on est en train de faire ce soir, ce que miel fait, ce que Nicolas de Moran fait, c'est le je dire c'est la première porte d'entrée pour ensuite aller voir des des psychiatres comme Lucy et moi. du site.
Typiquement, ça vous est déjà arrivé d'avoir ce qu'on disait tout à l'heure, des gens qui viennent vous voir parce qu'ils avaient entendu le témoignage de quelqu'un, parce qu'ils ont entendu, je sais pas une émission, parce que un ami ou une connaissance qui a parlé de de trouble psi et donc du coup ça les a motivé à vrai que là depuis ces derniers jours, depuis le témoignage de Nicolas de Moran, c'est ça explose c'est ces témoignages, ils permettent de de de de faciliter l'ac accès au psychiatre et c'est tellement important. Alors moi je vais parler de ma spécialité, je suis spécialisée dans la santé mentale au féminin. Et donc au-delà de la stigmatisation qu'il y a autour de la santé mentale, la période de la grossesse de du postpartom, c'est une période où on est censé être heureux.
Euh on est censé voilà être dans une période de pure félicité parce qu'on attend un enfant, parce qu'on a un enfant. Or c'est pas le cas. Donc il y a un double rempart encore à à la consultation.
Donc c'est c'est terrible et très souvent les symptômes de dépression de trouble dépressif, ils sont associés à la période euh oui bon elle est elle est dans le postpartum, elle est fatiguée, c'est normal ou alors elle a elle va avoir ses règles, c'est normal. ou encore la préménopause. Euh donc très souvent, voilà, dont on parle très peu et donc les les les symptômes, ils sont banalisé euh alors que ces femmes elles sont elles font de vraies dépressions.
Donc il est urgent euh vraiment de libérer la parole pour que les femmes et les hommes enfin viennent plus consulter facilement. Quand on va voir un psychiatre, on n'est pas fou et parfois une seule consultation peut débloquer les choses. Euh et c'est pas parce que forcément parce qu'on va voir un psychiatre qu'on va on va ressortir avec des traitements euh pour toute la vie.
Enfin, c'est voilà, il faut qu'on change un peu notre vision des choses. Ben justement, on peut peut-être rentrer dans dans le détail. Euh un psychiatre c'est un médecin, donc c'est quelqu'un, vous m'arrêtez un diplôme de médecine.
La différence avec un psychologue c'est qu'il y a pas de diplôme de médecine. Psychologue, il a fait des études de psychologie, donc il va pouvoir interpréter un centre de choses. Il pourra pas poser un diagnostic, il pourra pas non plus de prescrire de médicaments.
Par contre, c'est quelqu'un qui est très formé en psychothérapie par exemple. Donc il va pouvoir décider en fonction des situations quel type de psychothérapie il faut faire, quel type d'accompagnement. Donc c'est des registres qui sont différents.
Euh ça peut être bien de passer quand même par la porte d'entrée médicale pour une évaluation. Moi ça m'arrive de voir des patients une fois et je dis bon ils vont bien, il y a pas besur santé mentale, ils rentrent chez eux, on voit pas forcément prévu de se voir et c'est très bien et tant mieux. Il y a aussi un acteur qu'on oublie, c'est le médecin généraliste parce que les psychiatres ont c'est c'est des fois il faut enfin c'est pas le premier pas est pas évident pour aller voir un psychiatre, il faut en trouver un et cetera.
Les généralistes a priori médecin traitant quand même beaucoup de gens en ont, pas tous et malheureusement mais en tout cas des fois on confiance aussi avec son médecin généraliste. Donc on peut se confier aussi au généraliste qui est un médecin et qui peut faire un premier tri aussi des choses et renseigner les personnes. Donc faut aussi remettre la place du du médecin traitant dans dans l'histoire.
Mais c'est très important de rappeler que le psychiatre, il est médecin et et les pathologies mentales, ce sont des pathologies comme des pathologie organique qu'on qu'on va traiter. Il faut mettre des mesures de prévention et ça je crois qu'on le dit pas assez dans la dans le discours général. On va en parler justement sur tout ce qu'on pourrait un peu en place juste pour rester un petit peu sur la question du diagnostic et de l'accompagnement.
On a Volka qui nous dit encore "Faut-il avoir conscience que le cerveau dérape quand on parlait justement de c'est une réalité aussi physique biologique dans les troubles psi ? Comment on fait pour avoir justement conscience de ça en dehors des hospitalisations d'office ? En gros, est-ce que le problème des troubles psi, on en parle tellement peu et c'est aussi la question de la prévention, comme il y a relativement peu de prévention, est-ce que on peut faire, il est possible de faire un diagnostic avant justement que ça devienne grave et que on soit en crise pour les maladies que ça concerne ce genre de symptôme ?
C'est pas qu' on il est possible, il faut le faire. Oui, mais justement, est-ce que on parce que souvent au début les personnes elles rentrent quelque chose qui va pas. il y a des problèmes de stress, des problèmes de sommeil, euh on commence à être irritable à s'énerver pour un rien.
Et c'est là qu' faut aller consulter, faut pas attendre que les choses s'installent. Après, il y a des situations où effectivement le cerveau, il a tellement déraillé que soi-même on se rend pas compte. Et c'est là où les proches, ils vont jouer un rôle.
C'est ça qui est important, c'est que l'entourage aussi soit conscient et disent pas tiens, lui qu'est-ce qu'il a aujourd'hui ? Je le mets dans un coin, il m'ennuie, il déraille, je laisse tomber. Au contraire de dire là, c'est quelqu'un qui a besoin d'aide, c'est quelqu'un que je dois accompagner.
Donc aujourd'hui, il y a par exemple les premiers secours en santé mentale, c'est des formations sur l'ensemble du territoire pour apprendre à repérer les symptômes, quoi faire devant une situation compliquée, comment on gère quelqu'un qui est en crise suicidaire par exemple et cetera. Donc on va pas tous devenir des secouvristes en santé mentale, mais en tout cas a ces formations qui existent et puis il y a des applications qui commencent à se développer pour essayer de faire ce genre de de démarche. Avoir aussi un proche de confiance à qui on peut envoyer un message quand on sent qu'on commence à déraper et que le proche aussi reconnaisse les symptômes de de la personne et se disent "Bon là c'est pas comme d'habitude, on va on va agir." Je crois que ce qu'il faut retenir, c'est que quand on a des symptômes qui sont persistants, qui s'intensifient et que ça altère vraiment notre fonctionnement habituel, professionnel, familial, là il faut il faut voilà, il faut s'inquiéter et aller consulter.
Euh c'est vrai que dans les troubles bipolaires euh il y a souvent un retard de diagnostic qui est euh important parce que euh très souvent euh l'épisode inaugural c'est euh un épisode dépressif et donc euh ça ça complexifie un petit peu la chose en terme de de mise en place de traitement et de prise en charge et c'est pour ça que ça peut être long. Est-ce que miel doit dans ton parcours tu as constaté ça ce cette espèce de latence à comprendre ce qui se passe à comprendre que tu allais pas bien et qu'est-ce qui t'arrivait et cetera ? Est-ce que tu peux nous en parler si tu es d'accord et bienvant il y a pas de pas d'obligation ?
Ouais ben moi enfin à la base j'allais pas bien mais depuis genre de mes 10 à 13 ans, j'étais déjà pas très bien du tout. J'avais des idées plutôt sombres et tout mais enfin je me posais pas trop de questions. Bah c'était pas un sujet dont on parlait énormément que ce soit à la maison, à l'école, avec mes amis et tout.
C'était pas la santé mentale, c'était pas trop un sujet de conversation. Mais j'ai compris que ça allait pas bah quand je suis allée à l'hôpital pour la première fois et que on m'a dit que j'étais en dépression sévère. Et là, je me suis Ah ouais, OK.
En fait, je vais vraiment pas bien. Mais c'est vrai que quand mais je pense surtout quand on est jeune. Après évidemment à tous les âges he c'est pas évident mais quand on est jeune justement on a encore moins cette notion de qu'est-ce qui se passe.
On se rend encore moins compte je pense parce que bah on a on n'est pas très mature, on est des enfants en général et on narrive pas à relativiser tout ce qu'on fait, toutes les conséquences de ce qu'on fait. Enfin, par exemple, je sais que moi 11 ans, j'étais déjà en train de me faire du mal et bah je me posais pas trop de questions. Enfin, je me disais pas que c'était trop négatif non plus.
Alors qu'en vrai, c'est un peu chaud. Et avec l'âge, quand on grandit, euh je pense c'est important que les personnes, bah les proches, ouais, les proches c'est hyper important, mais que les proches nous disent des choses aussi et qui mettent les mots en fait sur ce qui se passe, qui mettent les mots sur ce qu'on peut ressentir et tout. Et c'est pour ça que même les diagnostics enfin se faire diagnostiquer, moi je trouve ça très bien parce que on met des mots sur ce qu'on vit et euh enfin même pour faire des recherches et tout, mieux comprendre, mieux se comprendre et tout.
C'est enfin c'est c'est génial que d'être dans le flou à se dire "Ah je comprends pas parce que je réagis comme c alors que c'est lié mais non c'est pas lié à ça." Et en fait on est dans un sorte de brouillard total. Alors que quand on arrive à mettre des mots sur ce qu'on vit, sur ce qu'on ressent, euh sur tout ce qui se passe, ça débloque pas mal de choses, je pense.
Ouais, c'est et c'est ce que disait un petit peu Selena Gomez tout à l'heure quand à partir du moment où elle a su qu'elle était bipolaire, elle a arrêté d'avoir peur de ça. là où les gens en face d'elle avaient toujours peur du mot ah être bipolaire. Voilà, parce qu'on a une image, on en revient un peu à ça euh négative négative et puis et puis floue justement parce que peur aussi en fait, on connaît mal ces maladies et on se rend compte avec des témoignages que bah il y a des gens autour de nous qui sont bipolaires, qui sont schizophrènes, qui sont dépressifs et en fait c'est des gens euh bah ouais, c'est des gens normaux qui ont une vie aussi de tous les jours s'ils sont accompagnés et sils arrivent à C'est ça.
Voilà. Mais si vous voulez savoir un truc aussi, j'ai moi j'ai pas du tout l'habitude de dire ça sur publiquement mais moi il y a pas très longtemps j'étais diagnostiqué borderline et c'est pas évident tous les jours. C'est un peu genre les montagnes russes et tout c'est pas facile et et c'est un truc dont même moi encore je parle pas trop sur les réseaux parce que j'estime que je m'y connais pas encore assez enfin dans le trouble et tout pour en parler et peut-être que je suis pas prête.
Bon là je le dis parce que je sais pas je sais pas trop pourquoi mais c'est des mots qui font peur mais en même temps quand on nous le dit tout commence à avoir un sens. On comprend un peu le pourquoi du comment on est comme si ou comme ça après et et je trouve Ouais ça ça aide vachement de mettre des mots sur tout ce qu'on peut tout ce qu'on peut vivre. Et si je peux rondir sur ce que dit Miel, est-ce que c'est hyper important comme témoignage parce que il y a encore beaucoup même de collègues ou de personnes qui disent il faut pas mettre d'étiquette parce que ça va enfermer les gens dans une case qu'à partir de là ils seront considérés comme bipolaire schizophrène.
Il seront ils pourront plus jamais s'en sortir. Pas du tout. Je pense que ça libère au contraire de comprendre le témoignage de Céina Gomez il dit ça.
Il dit j'ai mis une étiquette, j'ai compris. Derrière il y a le traitement, il y a la prise en charge, il y a comment je construis ma vie pour faire face aux symptômes et puis à l'adolescence on peut mettre des étiquettes qui bougent. on va pas rester toute sa vie avec sa même étiquette.
On a l'adolescence, c'est une période de bouleversement donc aussi sur la santé mentale. Donc si un moment on a une dépression, de l'anxiété, quelque chose, c'est ça veut pas dire qu'on va être comme ça toute sa vie. Donc ça c'est important de comprendre que on n'est pas figé dans une case.
Ouais, complètement. Mais ça c'est un truc aussi hein qui fait peur. Mais même moi j'ai plein de proches autour de moi.
Pourtant je suis très santé mentale, j'en parle énormément. Mais euh j'ai toujours des proches qui me disent "Non mais arrête de dire que que je sais pas quoi, tu es borderline et donc tu fais ça parce qu'après tu vas jamais sortir de ça et tu vas toujours te dire que c'est ça la faute à ça. Je sais pas quoi." Je dis "Mais non, c'est juste que ça explique bien ce que je suis en train de vivre.
Ça veut pas dire que je vais être comme ça toute ma vie. Euh c'est un truc qui peut s'améliorer, euh que je peux changer avec au fil du temps, mieux gérer mes émotions et tout. Mais aujourd'hui, ça apporte une vraie compréhension sur ce que je suis en train de vivre." Mais ouais, c'est important de rappeler que c'est pas OK, tu es en dépression, tu es en dépression toute ta vie ou c'est pas tu es bipolaire, ça ta vie va être rythmée avec que des haut débats, que des haut débats.
C'est pas vrai. On peut toujours faire évoluer les troupes, je pense. Enfin, peut-être pas tous après, je suis pas psychiatre moi, mais on peut en faire évoluer pas mal quand même euh et les et les améliorer et ça c'est important de rappeler que ouais, on n'est pas dans une case figée, c'est objectif en tout cas de d'améliorer les choses.
Tout à fait. C'est très important comme témoignage et c'est vrai que on peut avoir un un trouble psychique et avoir une bonne santé mentale. Euh et ça c'est important de le rappeler.
Ouais. On peut réussir à gérer ses émotions et sa vie et comment on est au au fil du temps, au quotidien. Et euh on va enfin je vous écoute et je lis aussi le chat où il y a vous partagez aussi pas mal vos expériences et on parlait justement voilà des consultations et tout ça et de de réussir à trouver de l'aide sur ce qui nous arrive.
Euh je me permets de lire ce que ce que vous dites un peu hein. Euh alors il y avait euh Floflo TV qui nous dit justement par rapport aux consultations euh que perso, j'ai cherché dans d'autres villes que chez moi, j'ai dû prendre le train pour voir le psy qui m'a diagnostiqué. Euh sur les temps d'attente euh tac, ça dépend sur Doctolip par exemple, vous pouvez trouver une consulte demain comme ça peut être dans un mois ou plus.
Il faut surtout persévérer dans ses recherches et surveiller les créneaux qui se libèrent. Euh c'est aussi une des questions dont on parle un petit peu en sous-texte depuis le début. Euh c'est comment dire le les structures de soins sont un petit peu en crise hein.
J'avais un commentaire un peu plus un peu plus tôt là dans l'émission qui nous disait "Bah euh la santé mentale psychiatrique, c'est le parent pauvre de l'hôpital qui va déjà pas super bien. Ça me permet moi d'aborder tout le volet politique public he et la prévention de l'État." On disait santé mentale grande cause de la France en 2025 et euh on va s'arrêter tout de suite.
Il me semble que tu avais un rendez-vous un peu important hier. Ouais, légèrement important. J'étais légèrement à l'Élysée hier avec Ouais. les conseillers de du président euh bah justement pour parler de lui conseiller là pas cette fois.
La prochaine fois peut-être. Mais ouais, on était avec ses conseillers. Bah parce que nous on travaille beaucoup bah justement sur toutes les questions de prévention parce que bah évidemment le système de soins il est essentiel mais la prévention c'est aussi essentiel pour faire en sorte que il y ait moins de gens qui aient besoin bah justement d'aller à l'hôpital en psychiatrie qu' y a moins de gens qui ai besoin de voir de psychologu de psychiatre et tout parce que dans tous les cas et ben le système il est assez saturé.
C'est un peu compliqué dans dans les hôpitaux et en général. Donc ouais, on est allé à l'Élysée, on a fait des propositions, on a expliqué nos démarches, ils étaient plutôt en accord sur à peu près tout ce qu'on disait, plus ou moins. On a fait des propositions court terme, long terme, moyen terme sur des sujets, bah nous c'est plus la santé mentale des jeunes qu'on dont on parle.
C'est surtout ça et c'est pour ça qu'on est vachement dans la prévention sur ce sujet-là parce que si le jeune dès le plus jeune âge, il apprend à prendre soin de sa santé mental, il crée du lien des relations de confiance avec ses parents ou ses adultes proches des gens vers qui il peut se tourner s'il est face à des difficultés, ça pourrait éviter vachement de problèmes je pense parce qu'aujourd'hui il y a beaucoup de jeunes quand ils sont face à des difficultés, ils n'en parlent pas, ils gardent tout pour eux et c'est un peu bah la cocotte minute he il gardent tout, ils gardent tout, il gardent tout, au bout d'un moment ça explose, ça pète et et c'est là qu'après on est dans des bah dans des troubles qu'on est dans des complications encore plus difficiles de choses qui auraient pu être évitées auparavant. Donc euh le but avec tout ce qu'on fait, c'est vraiment la santé mentale. Il faut en parler, euh il faut en prendre soin et euh nous on essaie de mettre en place des choses dans les écoles euh bah du coup dans l'application, sur les réseaux sociaux de la prévention et tout pour faire en sorte que ça devienne un un sujet majeur en fait aujourd'hui parce que bon grande cause nationale 2025, il y a pas grand chose qui a été faite encore hein pour cette grande cause nationale.
Donc on essaie de booster un peu les choses maintenant. C'est quoi Ouais vous deux qui êtes personnel médical, c'est quoi vos réalités justement ? réalité, c'est que c'est très compliqué.
Le la psychiatrie, ça reste le parent pauvre de la médecine. On manque de praticien, il y a un défaut d'attractivité, on manque de lit d'aval quand on est de garde aux urgences. La nuit, on a du mal à trouver des places dans les hôpitaux de secteur et donc les patients s'accumulent aux urgences.
Alors, vous pouvez imaginer des patients agités aux urgences. Euh donc, c'est très compliqué. Et actuellement s'ajoute aussi un problème de de de médicaments où on a du mal à trouver euh euh des traitements comme par exemple l'olanzapine ou le euh le théralyte, même certains antidépresseurs qui sont en rupture de stock quand même qu'on utilise beaucoup.
Certains, certains, pas tous. Et donc euh vous imaginez un patient qui n'a pas son traitement de fond euh bah ça ça peut avoir des conséquences terribles. Donc c'est vrai que quand on parle de grande cause nationale 2025, bah il faut que les choses changent.
Il faut avancer, il faut on a on a un problème en psychiatrie, c'est que on est pris dans une contradiction. Il y a une augmentation des problèmes de santé psychique notamment chez les jeunes en gros depuis le Covid. On a Oui, c'est ce qu'on dit.
Oui. On voit qu'il y a une vague vague Covid. Bah en fait avant disait que 10 % des gens feront une dépression en cours de leur vie.
En post Covid, on dit 20 % des gens feront une dépression en cours de vie. Donc voyez, on a quasiment doublé. Donc c'est c'est fréquent quoi.
Mais je pense quand même les chiffres qui augmentent aussi, c'est parce que enfin après c'est mon avis mais parce qu'il y a beaucoup plus de gens qui en parlent donc forcément beaucoup plus de gens qui vont demander de l'aide donc les statistiques vont forcément augmenter. Exactement. Il y a un meilleur diagnostic, il y a un meilleur recours aux soins, il y a davantage de souci quand même.
Il y a la période est pas complètement rose. On faisait une émission juste avant et la conclusion c'était que ça générait de l'anxiété quand on parlait de l'actualité. La crise mondiale les coanxiétés enfin bon voit tout ce qui arrive.
Donc il y a une augmentation des besoins ou en tout cas il y a des besoins nouveaux qui sont découverts et en face de ça il y a des moyens qui sont limités avec des unités qui sont fermé, des patients qui attendent aux urgences et cetera. Donc la question comment on sort de ça ? On peut dire on reinjecte de l'argent dans le système mais on peut aussi dire qu'on fait de l'innovation et c'est ça un peu le mot clé.
Alors on voit qu'il y a des gros besoins pour que l'hôpital puisse avoir des lits, avoir des prises en charge qui s'adaptent, ça c'est sûr. Il y a aussi une réponse qui est la question de l'innovation. Il faut faire mieux avec ce que par rapport à ce qu'on a aujourd'hui avec ce qu'on a.
Et donc là, il y a des investissements quand même qui sont faits. Il y a le PEP propsy, c'est 80 millions d'euros mis pour la recherche en psychiatrie. Ça s'est porté par l'INCERM, le CEA, il y a plusieurs universités et hôpitaux, la fondation fondamentale, enfin voilà, il y a il y a un gros gros tas force là qui concerne une cinquantaine d'équipes dans lesquelles il y a de l'innovation qui va se mettre en place.
Il y a d'autres projets, il l'institut du cerveau de l'enfant, l'institut de br du cerveau de l'enfant pour justement répondre à toutes les problèmes de neurodéveloppement mais de trouble qui démarr à l'adolescence aussi. Là, c'est 40 millions d'euros pour un bâtiment plus 20 millions de financement sous forme d'IU. Donc on voit que les il y a de l'argent qui arrive pour cette pour cette innovation.
Euh et c'est probablement alors on aurait pu aimer que ce soit enfin on aurait voulu que ce soit plus tôt et que on n pas qu'on a anticipé un peu ces vagues. Mais là comme on est un peu devant une réalité que la psychiatrie est en train de craquer, il y a enfin des investissements pour essayer d'en sortir. Donc j'ai l'impression que en libérant la parole, en faisant de l'innovation dans les soins, innovation dans les traitements, on va remonter la pente.
Mais c'est vrai que la réalité c'est que bah il y a encore des moments où on n'a plus de médicaments à donner aux patients parce que ils sont en pénurie. et un manque aussi de soignant de soig et un manque de soignant parce que mais ça ça va venir de pa avec la digmatisation. C'estàd que il y a une stigmatisation sur la maladie, sur les patients et sur les gens qui prennent en charge les patients mais le temps qu'il y ait des nouveaux psychiatres ça prend 10 ans à former.
Donc 10 ans en attendant se tenant à la corde en disant pour mais même sans aller jusque là miel c'est que il y a des postes qui sont ouverts chaque année pour des internes de psychiatrie qui sont pas pris parce que les étudiants en médecine disent je préfère aller faire de la cardiologie de l'ophtalmo, c'est plus noble et je dessisse la psychiatrie et pourtant je trouve une spécialité mais formidable innovante qui fait peur je pense pour beaucoup et qui continue à faire peur un certain nombre de gens exactement qui fait peur mais qui est tellement stimulante tout à découvrir. une spécialité où le champ de recherche est énorme et c'est une spécialité qui se rajunie. Alors oui, il va falloir du temps avant que les les nouveaux psychiatres arrivent, mais c'est aussi une spécialité qui est en pleine révolution scientifique.
Donc vraiment moi je je suis sûre que ça va intéresser nos futurs collègues. Moi par exemple, je travaille dans le domaine de la périnatalité, les neurosciences périnatales, c'est incroyable comment expliquer le déni de grossesse, les grossesses imaginaires qui sont des choses aussi dont on parle qui sont encore assez tabou si on prend l'exemple du déni de grossesse. Exactement. matern et bien ça fait que 3 ans qu'on s'y intéresse.
Donc moi je je je pense que ça va amener de plus en plus de d'intérêt et et de médecin vers notre spécialité. Il y a une grosse marge d'évolution la d'amélioration sur le futur. Donc forcément, moi je pense la psychiatrice ça a l'air vachement intéressant.
Si j'avais pas fait ce que je fais aujourd'hui. Bon après j'ai 17 ans, j'ai le temps dans tous les cas mais j'aurais peut-être fait psychologue ou psychiatre. Sympa.
Peut-être une réorientation en direct sur le plateau. Rejoindre. Ben écoute, en tout cas, avec plaisir.
La balle est lancée. Si tu veux venir voir un peu ce qu'on fait à l'hôpital, tu es la bienvenue. J'ai déjà vu euh du côté patiente he côté côté avec plaisir.
Je vous lis un peu dans le chat. Effectivement, alors au-delà de d'effectivement le côté euh euh psychiatrie, on parle aussi pas mal de en terme de prévention. Là, par exemple, Volka nous dit "On peut pas se contenter d'accès le traitement exclusivement sur la médication.
C'est souvent des trains de vie complets qu'il faut prendre en charge, rembourser le sport par exemple. Euh ça peut être c'est effectivement des en fait un état d'esprit à avoir. Euh c'est un peu comme euh je sais pas euh je sais pas d'exemple qui me viennent en tête mais de pas attendre qu'il soit trop tard pour s'inquiéter d'un problème de santé.
Euh ça c'est vraiment un état d'esprit de société en fait qu'il faudrait qu'il faudrait changer entre guillemets. Oui et non. C'est-à-dire par exemple, si je veux éviter certains types de cancer, je peux faire attention à mon alimentation par exemple, mais une fois que le cancer est là, je vais pas éviter les médicaments.
Oui, c'est la même chose en psychiatrie. Il y a des maladies psychiatriques sur lesquelles les médicaments ils sont indispensables. Schizophrénie, on s'en sortira pas sans le traitement.
Trou bipolaire, on sait qu'on peut pas stabiliser sans le traitement. Dépression sévère, voire même modéré, c'est difficile d'échapper au traitement. Peut-être les dépressions légères, certaines formes un peu de de trouble anxieux. on peut on peut essayer de gérer par des psychothérapies ou par des accompagnements.
Donc faut faut pas non plus avoir un discours qui est je me tiens complètement éloigné de la médecine et c'est juste mon style de vie. Ça ça on sait que ça marchera pas justement parce que les choses se sont chimiquement inversées dans le cerveau. Il y a des choses à contrebalancer.
Après dans toute l'aspect prévention oui faire du sport, bien s'alimenter, bien dormir, le sommeil c'est crucial hein sur les maladies. Se tenir éloigné des drogues, ça c'est hyper important. Le cannabis ça c'est clair qu'il y a un lien très clair avec la schizophrénie. l'alcool, c'est pour voyir de dépression et cetera.
Donc oui, à l'hygiène de vie, probablement en prévention pour éviter des complications plus tard. Probablement dans des formes modérées, on peut s'en sortir sans médicament mais dans mais dans certaines maladies, dans des formes plus sévères, là on y coupera pas. Est-ce que c'est encore un truc ?
Je connais un peu la réponse mais peut-être qu'on peut détailler un peu même chez un public jeune justement tout ce qui est traitement médicamenteux que ce soit antidépresseur neuroleptique chos comme ça euh on à 17 ans, on en a quoi comme image de ces traitement là ? Est-ce que forcément prendre des antidépresseurs, c'est effectivement être gravement malade ? Non.
Bah moi, j'en ai pris pendant 2 ans. Euh j'ai pris différents traitements depuis quelques années. J'ai pas une nécessairement une mauvaise image moi des traitements médicamenteux parce que le truc c'est moi j'ai une psy j'avais une psychiatre qui qui faisait très attention au dosage.
Enfin forcément j'étais j'étais jeune, j'avais 13 ans donc elle faisait très très attention à ce qu'elle me donnait. Mais euh je pense que les jeunes, ils ont plus peur d'un aspect euh psychiatrie adulte euh des traitements médicamenteux parce que il y a eu tellement d'histoires euh justement où bah en hôpital psychiatrique, après je fais pas une généralité hein, forcément vous en faites pas euh mais pour genre certains cas où justement bah en fait il donnent plein plein de traitements aux patients parce que il y a pas assez de soignants donc forcément tout il y a pas il y a pas assez d'aide pour tous ces pour tous ces patients et bah juste il donner les les traitements les traitements pour les endormir et pour en gros pas qu'il pas qu'il qui s'agite et pas qu' pas qu'il soit relou quoi. Et et donc il y a beaucoup de jeunes, je sais qui voient ça un peu comme ça un peu bah les traitements c'est genre tiens prends et tais-toi et m'embête pas quoi.
Alors que je pense moi perso, je suis pas certaine que que ce soit trop comme ça. Mais bah c'est vrai qu'en France on est le pays d'Europe qui consomme le plus d'antidépresseurs. Donc c'est un peu effrayant aussi quand même j'avoue ça peut faire un peu peur.
Mais alors c'est pas tout à fait vrai. l'Espagne et le Portugal sont devant nous. Ah ouais, mais souvent on dit que la France cons Ouais.
En fait, ça dépend des types de de traitement. Il y a des traitements sur lesquels il faut vraiment faire attention. C'est par exemple les binodies épines ou où ça il y a un risque d'addiction.
Donc évidemment, il faut prendre de manière très limitée et ça pour le coup ça a plutôt une bonne presse dans la population. Les gens disent "Ah tiens, un petit somnifère le soir c'est pas grave et tout en fait si on devient dépendant de ces médicaments là." Alors que les antidépresseurs par exemple eux il y a pas d'effet d'acoutumance.
D'accord. Donc il y a des fois des fausses représentations aussi sur les médicaments. Je l'avais complètement là.
Ouais, ouais, c'est par exemple tout ce qui va être diazép, le Valium, Lauraspam, le Testa et cetera. Donc tous ces médicaments là, on peut devenir un peu accro. Donc il y en a qui font plutôt pas prendre mais c'est parfois les gens, ils le prennent en disant "Oh, c'est pas très grave, c'est juste un petit truc léger." Et en fait, il faut même des fois changer les représentations sur les traitements quoi.
Ouais. C'est pas tout c'est il y a des médicaments aujourd'hui qui sont sans effets secondaires. Les antidépresseurs, il y a en tout cas ceux de on va dire de base quoi qu'on met, il y a quasiment aucun effet secondaire et c'est super bien toléré et on les arrête sans difficulté.
Donc, mais on a encore cette image probablement comme tu le dis très bien d'ailleurs par des par des gens qui ont des pathologies plus lourdes parfois et on est obligé de mettre des médicaments plus difficiles ou Je pense que c'est aussi Ah pardon non non tout est balance avantage inconvénient hein. C'est vrai que parfois vaut mieux prendre un traitement antidépresseur bien toléré pendant plusieurs mois que de prendre des binzaodas épines à l'excès. Et ça, moi j'ai l'impression que les professionnels de santé et les médecins généralistes, les psychiatres, ils sont mieux formés, enfin en tout cas, ils sont plus attentifs à à pas laisser une binodine trop longtemps.
Euh donc il y a quand même une meilleure formation sur les prescriptions. Il y a aussi une j'imagine une connaissance qui avance sur bah la euh la juste prescription, c'est prescrire le bon traitement au bon moment. C'est pas évident surtout pour des patients qui vont voir leur psychiatre une fois par mois, genre une heure par mois, c'est compliqué de faire enfin une aussi grosse évaluation je trouve.
Et puis le psychiatre, il t'atonne aussi, c'est-à-dire que en fait chaque personne réagit un peu différemment aux molécules et donc parfois il faut du temps pour trouver la molécule, la posologie adaptée. Parfois, il faut plusieurs tentatives. Le cerveau, c'est pas comme le cœur ou le poumon ou quand on prescrit un médicament, bah ça agit rapidement.
Là, il faut plus de temps. Et ça c'est justement un point d'innovation. On disait tout à l'heure l'innovation, ça c'est extrêmement important.
La psychiatrie de précision, c'est ce que veut faire le PEP propsie dont je parlais tout à l'heure. C'est 80 millions d'euros mis pour euh prédire quel patient va répondre au bon traitement. Parce que le problème c'est pas tellement le médicament, c'est le trouver le bon médicament.
Donc si j'en mets un et que ça marche pas, après je suis obligé d'en essayer un deuxième puis ça marche pas, puis après je passe au troisème pu ça marche pas et cetera et cetera. Et donc le patient pendant ce tempslà il perd du temps, voir il a les conséquences de des effets secondaires des autres médicaments pour rien. Donc c'est exactement ce que tu dis aussi.
Je vais voir mon psychiatre une fois par mois, mais en fait on tâonne donc de moi en mois bah j'essaie des médicaments, ça marche pas. Alors que si je pouvais aller plus vite, courtcircuiter les choses et trouver directement le bon traitement, ça serait un peu plus personnalisé, ça irait plus vite. Et notamment sur la santé des femmes, on s'est rendu compte qu'on traitait les hommes et les femmes de la même façon.
Il y a probablement des ajustements à faire avec des médicaments qui sont pas les mêmes pour les hommes et pour les femmes, pas forcément les mêmes doses et cetera. Exactement Boris. C'est vrai que pendant des années, on a inclu les hommes dans les essais cliniques en pensant que les variations hormonales allaient biaiser les résultats.
Et en fait, c'est tout le contraire. en les prenant en compte et ben on arrive à mieux traiter les femmes et notamment par exemple les dépressions du postpartum où maintenant on propose de nouveaux traitements comme les neurostéroïdes qui agissent sur des récepteurs spécifiques et ça c'est la c'est c'est le futur de la psychiatrie. H si on continue justement sur les les préjugés qu'on peut avoir sur les différents traitements, on a une question qui a demandé une une réponse très simple pardon Volka qui nous dit ça existe toujours les électrochocs ?
Alors, onappelle plus l'électrochoc pour une raison qui est très simple, c'est que l'image qu'on a qui sont dans les films et cetera, c'est pas du tout ça. Aujourd'hui, les électrochoc, c'est un traitement, on va dire, dans des formes qui sont résistantes aux autres médicaments qui se font sous anesthésie générale. On met aussi un médicament pour relâcher au niveau musculaire et on déclenche un choc électrique pour en gros remettre un peu à zéro le système. est réservé dans des formes résistantes de dépression, dans certaines formes de résistant pour la bipolarité quand il y a des des dépressions très sévères bipolaires et dans certaines formes de schizophrénie ou quand il y a de la ce qu'on appelle la catatonie sorte de de patient qui est figé mais c'est là où on n pas ça pas marché avec les traitements c'est fait de manière complètement humaine.
Dire les patient il est pas du tout douloureux dans la séance et cetera et en gros on n pas tellement d'autres alternatives pour améliorer les choses pour le patient. Donc l'autre chose c'est que sinon on n pas de on propose pas de soin et c'est une issue assez assez dramatique. Donc oui dans un cadre très encadré avec un des nouvelles techniques qui sont pas du tout ce qu'on imagine dans les dans les médias ou dans ou ce qu'on a eu dans les films d'avant.
On a une image négative de ce traitement, mais ça peut vraiment aider les patients dans des situations assez extrêmes et notamment des patients âgés qui peuvent pas prendre de traitement ou même des des femmes enceintes. Permet de limiter si on a besoin de mettre plusieurs lignes de traitement antidépresseur, bah c'est mieux de faire plusieurs séances de sismothérapie que de charger au niveau thérapeutique. Donc c'est vrai que là aussi on a une image très négative mais ça peut vraiment être une solution.
Je voulais revenir parce que le retourne et euh bon c'est c'est passionnant mais on il y a tellement de choses sur lesquelles on voudrait s'arrêter. Je voulais revenir un petit peu sur le côté euh politique publique et la fameuse grande cause nationale. Euh on disait tout à l'heure Biel, tu disais tout à l'heure il y a pas grand chose qui a été mis en place.
Une des grandes mesures à la grande mesure à laquelle je pense, c'est les séances de psi remboursées par la sécurité sociale jusqu'à 12 parents max, remboursé à hauteur de 50 € par séance. S'il y en a qui sont dans le chat à Paris ou alentour, bonne chance pour les trouver les séances à 50 €. Euh mais bon, après, il y a de tout certainement.
Et donc chez des PS partenaires qui sont font partie du réseau Montpsi et cetera, euh il y a d'autres grandes mesures que vous voyez qui ont qui ont apporté quelque chose jusqu'ici qui ont été faites ? Ouais. Bah personnellement non.
Euh moi j'ai pas vu grand-chose se faire. Après je tiens, je précise juste mais nous on est vraiment santé mentale des jeunes. Donc tout ce qui est santé mentale adulte franchement je m'y connais pas trop.
Donc corrigez-moi si je dis trucs faux. Mais jusque-là, moi j'ai rien vu en tout cas. Enfin, pas grand-chose.
Mon soutien psi, c'est bien mais c'est pas assez. J'ai une grande cause nationale 2025, on peut pas mettre que mon soutien psi. Il y a tellement de choses à faire et il y a pas grand-chose qui est fait.
Et du côté euh médical justement, euh alors mon soutien psi c'est euh c'est c'est la première tentative de rembourser les psychothérapies. Le dispositif est critiqué par certains psychologues qui disent "Effectivement le montant est pas suffisant et cetera. Il y a pas assez de gens qui sont dedans.
C'est pas assez offert à la population même si ça augmente, ça existait déjà un peu avant. C'est pas une création de cette année. Non non non, ça fait ça fait un petit moment que ça existe.
Alors je je il y a eu un peu de retard à l'allumage, on va dire, sur la grande cause parce que on arrive là en avril et il y a pas eu de de d'annonce énorme qui a été fait. Par contre, j'ai entendu euh Yannique Nuder, le ministre de la santé, euh nous expliquer qu'il y aurait des annonces en juin euh qu'il euh commençait à dire que euh une année ne suffirait pas forcément pour euh résoudre tous les problèmes de la psychiatrie euh que il envisageait que ce soit des investissements pluriannuels. Donc peut-être qu'on est en fait en train de faire juste un tournant avec cette grande cause, qu'on commence à mettre ça sur la place publique, qu'on commence à en parler, qu'on commence à se dire qu'il y a important d'investir et que ça va prendre un peu de temps pour changer les choses.
Mais c'est sûr que il y a il y a des choses qui doivent bouger si on veut rester à hauteur pour la pour répondre à la question des jeunes qui nous disent en permanence que il y a un vrai problème sur la santé mentale. Ouais, tout à fait. Il faut absolument valoriser notre spécialité et puis il nous faut des lits d'aval.
Vraiment c'est essentiel. Enfin là on peut pas continuer comme ça avec des bouchons aux urgences. Euh euh les patients sont sont mal pris en charge.
Euh donc il nous faut absolument plus de lit. Euh dans le domaine de la périnatalité. Les unités mè bébé elles sont enfin il y en a on peut les compter sur les doigts de la main.
Et c'est une structure qui est indispensable. Une femme sur 5 fait une dépression du postpartome. Le suicide maternel est la première cause de mortalité dans l'année qui suit l'accouchement.
Donc vraiment il nous faut de l'aide. Il faut il faut absolument avoir des financements. Si vous deviez demander un truc euh au gouvernement là une mesure, ce serait quoi ?
Donc plus de lit, plus d'unité mère enfant. Là tout de suite résoudre le problème des pénuries de médicament parce que ça c'est très compliqué. Dès qu'il y a une pénurie dans le monde, comme on achète aux médicaments psychiatriques moins chers que les autres pays, en fait, ils sont plus du tout approvisionnés en France alors qu'il y en a en Belgique ou en Allemagne.
Donc ça c'est vraiment la mesure qu'il faut faire tout de suite parce que là il y a des patients qui sont en train de rechuter par pénurie de médicament là tout de suite. miel euh et moi bah ce serait de revoir les rythmes scolaires parce que ça c'est un sujet qui revient énormément parce que ouais les les l'école et les études euh pour 63 % des jeunes, c'est leur première source de stress. C'est une une étude d'opinion way et l'école c'est c'est un c'est un endroit pas cool pour eux pour beaucoup c'est leur deuxième maison et ils font des horaires de dingue avec du travail de dingue quand il rentrent à la maison des révisions, des devoirs et machin et je pense que revoir retravailler le le les rythmes scolaires, les heures de cours, qu'est-ce qu'on enseigne aux jeunes et tout bon c'est un gros travail de fond.
C'est pas un truc qui va se faire je pense cette année mais c'est un truc qu'ils sont en train de réfléchir avec les plus représentants de l'État. Donc c'est un truc sur lequel il travaille déjà, ça je le sais. Mais euh il faut il faut changer ça quand on regarde tous les pays voisins.
Enfin, ils finissent ils commencent un peu plus tôt peut-être 8h 7h30 mais ils finissent tous à 14h. L'après-midi, ils ont des activités euh artistiques, créatives, extrascolaires et tout et euh et c'est un problème en moins pour beaucoup beaucoup de jeunes. Et si on va un tout petit peu plus loin sur la question même des étudiants, il une étude qu'on avait faite il y a quelques temps avec notamment la fondation fondamentale mais d'autres partenaires, il y a la moitié des étudiants par exemple de médecine qui sont en burnout avant même d'arriver à être médecin d'être prof.
Donc en fait c'est eux qui vont prendre soin de la santé mentale des gens mais ils sont déjà mal eux. Donc vous imaginez donc en fait ce que miel décrit sur le le parcours scolaire, il est vrai aussi parcours universitaire. beaucoup de jeunes qui sont pas bien en étude.
C'est aussi des jeunes qui étaient pas pas bien au lycée, pas bien au collège. En fait, le problème c'est que le leur mal-être et les problèmes de santé mentale, il les ils vont commencer bah collège, lycée pour beaucoup he pas pour tous, mais par là et ils vont pas en prendre soin parce que bon bah c'est l'adolescence ou bah c'est normal, c'est l'école, c'est comme ça et ça va les suivre jusqu'en étude jusqu'à ce qu'ils soient adules et que là ça crée des vraies complications et qu' se rendent compte qu'il y a vraiment un problème et là ils vont se faire diagnostiquer et là ils vont ils vont découvrir des choses et tout alors que ils auraient pu être diagnostiqués, pris en charge beaucoup plus tôt. et éviter beaucoup de souffrances et beaucoup d'autres effets négatifs.
Il y a beaucoup à faire. Oui. En terme de de prévention, je crois qu'il faut vraiment améliorer ça.
Ouais, je pense qu'on est sur un sujet, on va pas s'ennuyer, on a du travail. Dans les quelques minutes qui nous restent, je voulais aborder encore peut-être un dernier thème à propos de tout ça et d'ailleurs, c'est même le thème de notre dernier commentaire du chat. les jeunes et les écrans, les réseaux sociaux, c'est pas bon pour la santé mentale.
C'est pas vrai. Ah voilà, c'est c'est pas toujours bon, je suis d'accord hein. Des fois, c'est très négatif sur des personnes 100 % mais ça peut être hyper positif les réseaux sociaux et le numérique.
Franchement, c'est on a des outils géniaux. Aujourd'hui, on peut communiquer avec le monde entier et simplement il y a beaucoup de jeunes qui savent pas utiliser les réseaux sociaux. Aujourd'hui, il y a 67 % des lu 10 ans qui sont déjà actifs sur les réseaux.
À cet âge-là, ils découvrent les réseaux et souvent ils découvrent tout seul les réseaux sociaux parce que bah il y a pas papa et maman pour les accompagner parce que leurs parents ils savent pas qu'ils sont dessus et tout et donc il découvrent, ils tombent dans les travers des réseaux, ils tombent dans les pièges, ils tombent sur des fake news, ils tombent sur des contenus qui sont pas censés voir euh dans les dans le cercle vicieux de l'algorithme. Il y a plein de de choses néfastes, des réseaux sociaux 100 %, je suis d'accord. Mais euh quand un jeune apprend à utiliser les réseaux sociaux, quand il en fait un usage responsable, là c'est hyper positif.
Ça peut être vraiment une bah c'est c'est une source géniale en fait. Ils ont accès à tellement d'informations mais justement faut faire attention, faut filtrer les informations, faut faut avoir un esprit critique quand on est sur les réseaux sociaux, chose que beaucoup de jeunes n'ont pas aujourd'hui mais qu'on peut apprendre à qu'on peut leur apprendre à avoir. On travaille nous sur un programme de cours sur l'usage du numérique, sur l'usage des réseaux sociaux euh pour les 6e pour leur apprendre à faire bon usage de des plateformes parce que bah forcément enfin même le cyberharcèlement par exemple mais à 11 ans 10 11 ans euh je sais pas c'est sur le chat de de tes de ton école il y en a un qui va commencer à se faire insulter par les autres bah ils vont trouver ça marrant ils sont en train de l'insulter lui dire tu es moche pas tu es gros tu es grosse.
Enfin, on s'en fout. Ils vont trouver ça drôle alors qu'ils se rendent pas compte des des conséquences qu'il y a. Mais c'est pour ça faut les éduquer, il faut les accompagner.
Il faut arrêter de vouloir restreindre, restreindre, restreindre, interdire, interdire parce que ça marche pas dans tous les cas. C'est comme le porno, c'est censé être interdit au moins de 18 ans depuis très longtemps. Aujourd'hui, tu cliques sur un bouton, tu es dessus.
Enfin, c'est pas c'est l'interdiction, elle marche pas, elle marchera pas, je pense, dans tous les cas. Donc faut faut accompagner les jeunes dans la découverte des réseaux sociaux et je pense que ça peut ça peut régler beaucoup de problèmes. Déjà, il y a un rapport qui est sorti sur les écrans qui était piloté par Amine Benjamina qui a remis son rapport au président.
Il a dit pas de d'écran entre 0 et 3 ans. Après, on peut commencer un peu en faisant attention à ce qu'on montre et cetera. Donc voilà.
Après, sur la question des ados, je pense que le problème il est effectivement l'éducation, comment on accompagne les ados sur une responsable pour éviter le harcèlement, pour éviter les les fake news, pour éviter tous ces éléments-là. Euh il faut voir aussi l'autre aspect, c'estàtre le numérique peut être aussi un formidable outil d'innovation pour les soins. Maintenant, il y a même des programmes, alors pas totalement en France, mais des programmes ailleurs qui sont remboursés de psychothérapie en ligne.
C'est vous avez pas trouvé votre psychologue, mais vous pouvez au moins faire un certain nombre de séances pour apprendre repérer vos états mentaux, travailler dessus et cetera. Ça va vous faire sourire. Mais il y a des gens qui utilisent chat GPT comme psychologue un peu.
Bon, c'est pas forcément bien validé hein. Ça n'étonnera personne. Donc donc mais mais il faut pas forcément le faire.
Mais ce que je veux dire c'est que il y a aujourd'hui on éévitera de toute façon pas le numérique. On peut même en faire un levier parfois pour des soins. Une application qui peut être tout à fait importante pour gérer sa santé mentale, son hygiène de vie et cetera.
Donc faut pas diaboliser le numérique, il faut savoir s'en prémunir. Ça peut être un outil d'innovation. Dans tous les cas, le numérique c'est le futur hein.
Aujourd'hui, on travaille tous avec le numérique dans enfin dans le monde du travail et tout. à l'école en étude supon ordi. Entreprise, on travaille avec ça.
Avec Lia maintenant tout va tout tout le monde euh va être rythmé par le numérique dans peu de temps et c'est déjà quand même un peu le cas. Comme dit miel, je crois que ça sert à rien de l'interdire. Il faut bien l'utiliser et c'est ça qui est important.
Alors euh oui, il y a des ça c'est sûr que ça ça va permettre une libération de la parole. Donc c'est ultra positif. Euh mais d'un autre côté, il peut y avoir aussi des contenus euh avec des des des pseudo professionnels et c'est ça qui est dangereux, qui donne des conseils euh qui sont pas forcément adaptés et c'est ça qu'il faut dont il faut faire attention.
C'est pour ça que votre émission est aussi importante. On est on est là, on est en plein dans le numérique en plein et d'ailleurs ouais, c'est FFO TV qui nous dit "On est sur un réseau social effectivement, on est sur Twitch qui est un réseau social. On est aussi en live sur TikTok présentement qui est un réseau social qui est particulièrement la côte en ce moment en plus.
Euh donc voilà, on propage ce discours là sur TikTok. Euh je vous parle de ça. Moi j'ai en préparant l'émission, j'ai entendu parler, je sais pas si certainement si moi j' entendu parler certainement vous aussi de l'étude Purple qui est en cours si je dis pas de bêtises qui est étude sur financée par les hospices civilistes de Lyon par le docteur Julia de Ternet qui est psychiatre adictologue qui justement est en train de et a monté tout un questionnaire.
Donc purple, c'est prévalence de l'usage problématique des réseaux sociaux en population générale. Donc c'est évidemment c'est de la c'est du déclaratif hein. Donc bon ça c'est limite j'imagine je suis pas scientifique.
Euh mais qui euh justement vise à déterminer l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale et j'imagine un impact potentiellement négatif sur euh sur bah en fonction de l'usage et cetera. Il y a il y a déjà des ressources sur ce genre sur ce ce sujet-là des ressources scientifiques qui existent. Alors par exemple sur la santé mentale des jeunes, il y a CLPSy qui est sur le site de l'Institut Robert de Bré du cerveau de l'enfant.
Faut les consulter, c'est pour des enfants, c'est pour des parents qui veulent savoir quoi faire face à une crise de colère, à l'alimentation et cetera et cetera. Donc il y a des choses très positives qui sont mises là-dessus sur les études. Alors, je connais pas cette étude là en particulier, mais il faut parfois ne pas se tromper entre la cause et la conséquence.
C'est-à-dire queil y a des fois des comportements où on voit des gens en ligne qui vont pas bien et c'est pas les réseaux qui ont créé le mal-être, c'est je vais pas bien donc je traîne toute ma journée sur internet parce que de toute façon j'arrive plus à sortir de mon lit et que j'arrive plus à avoir une vie avec d'autres personnes. Donc faut oui faut faut mesurer le le l'impact des réseaux. Il faut s'en prémunir, il faut faire attention et cetera, mais parfois ça peut être la conséquence d'un mal-être psychique.
En tout cas, on revient un peu à notre question du début. S'il y a un moindre doute, il vaut mieux aller consulter. Il vaut mieux consulter pour rien que consulter trop tard.
H c'est bien dit ça. Est-ce que un mot de la fin ou est-ce que ce sera notre mot de la fin ? Je crois que c'est un très bon mot de la fin.
Il faut vraiment ne pas hésiter à consulter et plus on vient tôt et plus c'est facile. Je suis d'accord. On est d'accord.
Et ben parfait. Et ben, il me reste plus qu'à vous dire un grand merci euh d'être venu euh nous parler de tout ça. Donc, nous avions avec nous Lucy Jolie, pardon, médecin psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine et donc enseignante à la Sorbonne université, Boris Chomet, docteur en psychiatrie et neurosciences, chercheur Aline Serme et auteur donc de schizophrénie génétique, un ADN de la folie.
Vous me dites si j'oublie des choses hein. Émi la bit influenceuse et créatrice de l'application Link qui aide à la santé mentale, une meilleure santé mentale pour les jeunes. Merci beaucoup à tous les trois d'être venus.
Le talk c'est déjà fini. Merci à vous de nous avoir suivi sur le chat. Vous étiez nombreux et vous avez beaucoup participé.
C'était hyper cool. Euh l'émission, elle est bien sûr à revoir dans d'ici quelques minutes bien sûr sur la chaîne Twitch de France info et puis en replay également sur YouTube et sur le site de France Info. Ce sera dans quelques minutes.
Vous nous laissez le temps de faire tout ça. Ce sera dispo aussi pour ceux qui préfèrent l'écouter en version podcast sur la plateforme et l'appli Radio France. Pareil dans quelques minutes.
Et puis on est aussi sur Discord. Le talk est sur Discord. On vous met le lien dans le chat.
Jérémy, je te laisse faire ça. C'est déjà fini pour aujourd'hui mais pas de panique, on revient dès demain dès 17h et je vais demander à Camille de venir nous faire un petit point. Camille, est-ce que tu peux ?
Camille qui est donc notre programmateur que vous commencez certainement à connaître maintenant. Tu peux nous dire de quoi on va parler demain ? Oui.
Donc demain, on va parler euh des annonces d'Éric euh Lombard au sujet du budget annoncé pour 2026 et les 40 milliards d'euros annoncés qui font évidemment euh débats. Euh il y aura-t-il une des solution annoncée prochainement ? Nous le verrons, nous en discuterons avec nos économistes et dans un second temps, nous intéresserons à un nouvel événement, l'avènement de la Kings League qui vient perturber l'écosystème du football français.
Nous aurons une ancienne footballeuse notamment de l'Olympique Lyonnais pour venir en parler avec nous. Et voilà donc de l'économie là encore ce sera forcément teinté de politique he comme nos deux sujets de ce soir et puis du foot sur d'azone et sur Twitch. Tiens donc un grand merci donc à Camille notre programmateur.
Merci beaucoup Pascal qui était à la réal et au visuel que vous retrouvez sur nos réseaux ce soir. Grand merci à nos invités d'être venus nous éclairer. Un grand merci à vous qui nous suivez et qui posez vos questions dans le chat.
Je vous souhaite une bien belle soirée et je vous dis à demain.
Benjamin Haddad