Discours de Benoît Hamon à Japy - 14/12/2016 - chapitrage dans la description
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 82 %Attaque 14 %Défensif 4 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:14Invité politiqueChiffre
« la communauté internationale dont l'Europe ne contribue qu'à 40 % des besoins nécessaires pour alimenter ces femmes et ses hommes à 40 % »
- 10:38Invité politiquePromesse
« les engagements qui sont ceux de la France à l'égard du Programme alimentaire mondial à l'égard du Haut commissariat au réfugiés seront tenus de façon à faire en sorte que celles et ceux qui n'ont eu d'autre choix que de quitter leur village leur entreprise leur famille leur emplois pour se réfugier au Liban »
- 12:59Invité politiqueFait
« nous qui sommes une puissance nucléaire 6e puissance économique mondiale qui fixons la légalité internationale par notre droit de véto au Conseil de sécurité »
- 34:10Invité politiquePromesse
« une des premières mesures que je déciderai sera l'abrogation de la loi travail »
- 36:44Invité politiqueFait
« les politiques publiques qui devront être mises en œuvre devront ne pas se reposer sur un seul indicateur qui est une convention le PIB »
- 1:00:56Invité politiqueFait
« il n'existe pas de définition des perturbateurs endocriniens faux elle existe depuis 15 ans elle a été fixée par l'Organisation Mondiale de la Santé »
- 1:03:42Invité politiqueFait
« l'impact de ces pesticides de ces perturbateurs endocriniens est direct indiscutablement lié aujourd'hui à l'existence de ces productions industrielles »
- 1:04:23Invité politiquePromesse
« je prendrai mes responsabilités pour tout produit sur lesquels existe un soupçon de dangerosité de façon à ce qu'il soit interdit et que nous nous retrouverions pas en situation demain de faire face à des scandales sanitaires d'une gravité insoupçonné »
- 1:07:05Invité politiqueFait
« je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste ça n'a plus de sens »
- 1:08:29Invité politiquePromesse
« je l'ai évoqué la lutte contre les pesticide enfin je voudrais parler d'un plan national peut-être un peu ambitieux de l'appeler comme ça zéro déchets »
- 1:10:36Invité politiquePromesse
« acté un plan résolu de sortie du diesel à l'horizon de 2025 par le développement de la voiture électrique »
- 1:13:43Invité politiqueFait
« une allocation versée à toute personne majeure du jour de ses 18 ans jusqu'à sa mort qui vient en plus d'un salaire d'une retraite d'une pension ou des indemnités qu'il perçoit du chômage »
- 1:14:25Invité politiqueFait
« son montant devra être discuté dans le cadre d'un processus démocraque originale »
- 1:17:09Invité politiqueChiffre
« le coût du revenu universel d'existence s'il est porté à 600 € il est autour ou au-dessus de 300 milliards d'euros »
- 1:19:12Invité politiqueFait
« ils font ça c'est-à-dire qu'il mobilise dans un système assurantiel l'équivalent du PIB de l'époque »
- 1:20:32Invité politiqueFait
« je ne me résous pas au décès de la sécurité sociale programmé »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] plus de bruit encore pour notre candidat benoirt am [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique]
[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]
bien qui a dit bon mes chers amis faut que vous sachiez que de là où je suis je ne vois rien donc on m'a dit qu'il y avait beaucoup de monde je voudrais je voudrais je voudrais avant de de de parler sérieusement parce que je vais parler assez sérieusement de questions qui sont à la fois dans l'actualité brûlant de cette semaines il y a des collisions parfois graves comme ce qui se passe en CE moment même à Halep ù ce qui se passe aujourd'hui même en Europe je vais en dire un mot mais avant je voudrais d'abord excuser pour tous ceux qui on pas pu rentrer parce que la salle est pleine à craquer la prochaine fois on prendra plus grand je pense je pense essayer de de de solliciter peut-être un prêt auprès de mon ancien collègue Emmanuel Macron qui a peut-être un peu de de sous à nous prêter on fera ça on fera ça non non non s'il vous plaît c'était la seule blague que je ferais là-dessus et non non plus sérieusement on a une campagne modeste vous l'avez compris c'est une campagne qui se fait à partir des dons et je vous remercie de les réaliser ce sont des dons modestes qui feront j'espère de belles rivière et ensuite de grand fleuve mais du coup les choix que nous faisons sont aussi des moyens que nous avons c'est-à-dire on a choisi d'abord un lieu symbolique euh le gymnase japis qui est où a toujours battu le cœur de la gauche et j'espère qu'il va battre encore très fort ce soir et qu'il nous aidera dans les dans les semaines qui viennent et et nous choisissons toujours des des des des formats qui sont des formats à l'économie low cost je dirais pas ça parce que c'est exactement le contraire que je souhaite pour notre économie mais justement des des des formats modestes et qui correspondent bien à l'idée que j'imagine nous partageons nous de la gauche donc merci vraiment très sincèrement d'être là je voudrais saluer aussi j'en distingue quelques-uns la trentaine de parlementaires qui a accepté de de me soutenir c'est pour moi un grand honneur d'être aujourd'hui soutenu par 30 députés sénateurs et parlementaires européens bon parmi les 30 je voudrais remercier les deux sénateurs parce qu'ils sont quand même très très minoritaires au Sénat mais je pense que c'est inversement proportionnel au résultat qu'on va faire dans le peuple français voilà ensuite et vous m'en voudrez pas je voudrais remercier les trapistes qui doivent être là et tous ceux des ivelines qui sont venus des Mureaux de de trappe je sais de Mantes et cetera donc voilà comme je sais que voilà ce sera je tenais je tenais à les remercier et tous les autres bien je voudrais d'abord commencer chers amis je je disais qu'il y a des collusions avec sans doute en partie l'histoire mais surtout l'actualité qui qui justifie qu'on bouleverse un petit peu le l'ordonnancement qui était initialement prévu de de de ce discours je voudrais vous parler d'abord de ce qui se passe à Halep de la question des migrants que je veux traiter immédiatement et et aussi de ce qui se passe en Europe puisque la Commission européenne non pardon l'Eurogroupe vient de de prendre une décision absolument scandaleuse contre la Grèce je veux d'abord commencer par Halep euh où où meurent aujourd'hui nos frères et sœurs en humanité où ils meurent dans un massacre qui était annoncé hélas perpétré par Bachar el-Assad son armée soutenue par les Russes qui aujourd'hui ont choisi de raser Halep et de raser toute âme qui vivent à l'intérieur d'halep moi je je veux vous dire mon émotion d'abord pour ce qui s'y passe pas pas seulement à raison de ce qui a été l'impuissance de l'Union européenne et de la France à faire obstacle à ce massacre mais d'abord parce que ce qui s'y passe aujourd'hui ce qui s'y passait hier avant-hier c'est un crime de guerre c'est un crime contre l'humanité et un crime d'une telle sorte justifie de notre part à la fois de la solidarité de la compassion de l'émotion mais de dire que demain il faudra que nous montrions beaucoup de résolution au moment de ne pas avoir la main qui tremble et au moment de dire que ceux qui ont perpétré ça devront rendre justice devant la Cour internationale et la justice internationale je dire je veux dire CEP est à la fois le révélateur de notre impuissance mais aussi le révélateur du cinisme d'une partie de la classe politique française moi je me refuse à graduer l'horreur selon qu'elle soit perpétrée par daesh ou par Bachar el-Assad je me refuse à rentrer dans ce jeu sordide qui consiste à trouver des excuses à certains et pas à d'autres ce qui se passe en Syrie dont nous sommes partiellement sans doute responsabl même indirectement ce qui se passe en Syrie oppose aujourd'hui des camps qui se livrent à des exactions dont rien ne justifie qu'au motif qu'un camp Bachar etassad est été à un moment un gouvernement légitime dont rien ne justifie qu'aujourd'hui nous ayons une quelconque indulgence une quelconque prudence dans nos communiqués au moment où celui-là massacre méthodiquement son peuple femmes et enfants en priorité alors les conséquences que j'en tire elles sont pas simples elles ne sont simples pour personne je pense que nous avons raté des occasions en Syrie la première d'entrée lui s'ans doute été qu'Angela Merkel François Hollande et peut-être quelques autres dirigeants européens et l'intuition l'envie le courage qui avait été celui de François miteran quant à sarevo il était venu s'interposer entre les balles des snipers serbes et le peuple bosniaac c était une sans doute une belle initiative que de le faire elle n'a pas été possible aujourd'hui on parle de chute d'alepe on devrait parler de massacre d'alepe de crime contre l'umanité à halepe mais il faut regarder les échéances telles qu'ell se posent la première d'entre elles à mes yeux est humanitaire et je veux en parler parce que c'est euh à raison des responsabilités que j'ai pris à l'Assemblée nationale à la commission des affaires étrangères un sujet que je connais plutôt bien pour avoir été l'auteur d'un rapport sur la situation du Liban et mettre panché pendant 1 an à la fois sur la la situation libanaise et sur la situation syrienne la réalité aujourd'hui de ce que fait l'Europe là-bas c'est quoi c'est que là où il faudrait des moyens au Programme alimentaire mondial et ohohcr pour assurer l'alimentation la plus élémentaire des 1500000 réfugiés syriens au Liban là où nous devrions organiser des transferts financiers de façon assurée la scolarisation des enfants la prise en charge sanitaire des familles aujourd'hui la communauté internationale dont l'Europe ne contribue qu'à 40 % des besoins nécessaires pour alimenter ces femmes et ses hommes à 40 % et les mêmes qui aujourd'hui refusent d'augmenter notre contribution au Programme des Nations Unies pour nourrir et permettre à ces femmes et ces hommes ces familles de conserver leur dignité les mêmes sont ceux qui aujourd'hui veulent fermer les frontières à toute forme de migration il a un cynisme absolu cynisme qui trouve même sa traduction dans le fait que des pays européens la Hongrie en tête achètent des encarts publicitaires dans la presse arabophone libanaise pour que les Syriens sachent que ils ne sont pas les bienvenus en Europe on s'achète des encarts publicitaires pour dire au syriens ne venez pas chez nous mais on ne met pas un sou ou pas suffisamment pour qu'ils aient d'autre choix que de rester là-bas éventuellement de revenir dans leur pays je trouve que cela est une grande grand responsabilité et un des engagements que je prends si demain je suis élu président de la République c'est que les engagements qui sont ceux de la France à l'égard du Programme alimentaire mondial à l'égard du Haut commissariat au réfugiés seront tenus de façon à faire en sorte que celles et ceux qui n'ont eu d'autre choix que de quitter leur village leur entreprise leur famille leur emplois pour se réfugier au Liban qui accueille je le rappelle un tiers de sa population réfugié sans compter les 400000 Palestiniens c'est comme si en France il y avait 200 millions de réfugiés qui arrive alors qu'aujourd'hui nous n'en accueillons que 012 % de notre population et bien aujourd'hui il y a urgence à faire en sorte que ces familles syriennes qui sont persécuté qui ont dû quitter leur territoire en raison de où la violence de daesh ou celle de Bachar alAssad qu'elle soit traitée dignement il faudra pour commencer mettre en place une politique d'urgence humanitaire qui augmente la contribution des pays européens et la contribution de la France à ces programmes alimentaires et à ces programmes humanitaires mais au audelà je veux dire tout de suite ma position sur la question aujourd'hui des réfugiés et des migrants et je commencerai par vous dire la honte parce qu'il a pas d'autes mot la honte que j'ai ressenti quand un Premier ministre issu des rangs de la gauche est allé Taner une chancelière allemande conservatrice pour lui dire de ne pas en faire autant en matière d'accueil des réfugiés et des migrants je dis je dis cela parce que dans le registre de l'autorité du costume de l'homme d'État de celui qui agit avec fermeté qui incarnerait le profil type du président de la 5e République je trouve qu'on a beaucoup d'autorité de fermeté à l'égard de ceux qui peuvent le moins à l'égard de ceux qui attendent un geste et une main tendue et assez peu de fermeté d'autorité quand il s'agit de s'affronter au lobby des plus forts et on attend justement la France sur autre chose que de la faiblesse dans des moments comme ca ce dont on parle aujourd'hui nous qui sommes une puissance nucléaire 6e puissance économique mondiale qui fixons la légalité internationale par notre droit de véto au Conseil de sécurité nous aujourd'hui faisons de la question de l'accueil de 012 % de notre population un enjeu politique au point qu'il faille surtout ne pas dire que nous voulons ouvrir davantage nos portes aux migrants je trouve cela pour la gauche honteux honte jeose ch élu président de la République je créerai un visa humanitaire de façon à ce que celles et ceux qui sur le chemin de l'exode ont choisi de venir en Europe puissent le faire dans des conditions légal et qui leur permettent d'être accueilliis pris en charge sur le territoire européen sans avoir à passer entre les mains des passeurs et sans avoir à prendre le risque aujourd'hui de traverser la Méditerranée d'y mourir ou de passer par toutes sortes de chemins clandestins où ils risquent leur vie 1 la création d'un visa humanitaire pour ces hommes et ses femmes 2 la remise en cause de ces accords stupides de Dublin qui veuent aujourd'hui que la géographie décide de la politique et que c'est en Italie et en Grèce là où les moyens sont les moins importants là où on a exigé des États les plus gros efforts en matière de réduction de la dépense publique que ce soit eux qui prennent en charge aujourd'hui l'essentiel de l'accueil de la sélection et de la ventilation de ses réfugiés sur le territoire européen remise en cause des accords de Dublin je n'entends plus que la France ratifie un tel accord il est non seulement stupide mais en plus injuste TR la réalité de ce que nous faisons avec les [Applaudissements] migrants finalement ne se différencie très peu de celle que nous dénonçons à droite je m'explique la droite ne veut plus d'immigrés ou de très peu d'immigrés à part quelques universitaires américains fortune Suisse encore que et cetera mais en gros fermer les frontière c'est sa politique elle l' dit elle assume objectif que ces hommes et ses femmes ne viennent pas chez nous la gauche elle défend une autre vision celle d'encourager le céveloppement la coopération pour qu'en clair il a assez d'argent là-bas pour que les gens ne viennent pas mais l'objectif est le même qu'il ne viennent pas je considère cela aujourd'hui à rebour de l'histoire de la France à rebour de ce qui'est notre identité une narration qui s'est construite par vague successiv mélange et addition des culture et qui a fait ce que nous sommes aujourd'hui et c'est la raison pour laquelle vis-à-vis de ces hommes et ces femmes qui quitent des territoires de guerre qui quitte un pays où ils ne veulent plus mourir pauvre qui quitent des pays où à raison du réchauffement climatique ils ne peuvent plus exploiter leur terre et sont condamnés à l'exode et à l'exil vis-à-vis de ces hommes et ces femmes qui font le choix difficile de l'Exode et de l'exil je propose que nous changions de politique de prise en charge des migrants le modèle qui est le nôtre consiste aujourd'hui à tout faire pour qu'au bout du compte ces hommes et ces femmes trouve avantage à revenir chez eux et cela nous coûte d'ailleurs assez cher finan rement aujourd'hui le refus de faciliter l'insertion et l'intégration des migrants dans la société française nous coûte cher bien s'il est un exemple que nous devons prendre c'est ce qu'on fait les Suédois et les Allemands il y a là un modèle il y a là un modèle et quel est ce modèle les moyens ils sont mis dans l'apprentissage du français les moyens ils sont mis dans le fait de faciliter l'insertion de ces personnes migrantes notamment sur le marché du travail élu président de la République non seulement je consacrerai des moyens beaucoup plus importants à l'apprentissage de la langue française pour les migrants mais je permettrai comme le font les allemands comme le font les Suédois qu'au bout d'un certain délai 3 mois la possibilité soit donnée à ces migrants de pouvoir travailler et donc de s'intégrer à la société française la conséquence de ce modèle même si je n'aime pas le mot c'est qu'on parle aujourd'hui en Suède en Allemagne des dividendes des réfugiés c'estàdire de la contribution positive qui est celle de ces réfugiés et de ces migrants à l'économie par la consommation par le commerce par la création d'entreprise et bien moi je préfère aujourd'hui me tourner vers ce que font les Allemands vers ce que assume Madame Merkel vers ce qu'on fait les Suédois et considérer qu'il y a là un modèle qui est un modèle vertueux changer notre approche des migration sortir de l'hypocrisie et assumer à nouveau ce qu' a toujours été le rôle de la France terre d'asile qui s'est honoré de Pom Pidou à de Gaulle d'accueillir des Vietnamiens d'accueillir des Chiliens d'accueillir des oppositions politiques d'accueillir des hommes et des femmes qui sont des français ici maintenant et qui à l'époque trouv ici un phare un lieu d'accueil et conjuguer ou apprenez le mot hospitalité aussi en français voilà mes chers amis ce que je voulais vous dire sur Halep et la situation des migrants je veux dire aussi un mot de l'actualité européenne pas de chance ça vraiment ça change tout ce que j'avais prévu de vous dire et ça va rallonger peut-être mon intervention mais le l'Eurogroupe peut-être l'avez-vous vu dans vos actualités l'Eurogroupe vient de décider dans sa grande sagesse sa grande clairevyance comme d'habitude de suspendre l'allègement de la dette grecque parce que la Grèce a dû reporter une augmentation de la TVA et a voulu maintenir un 13e Mo pour les petits retraités aujourd'hui la décision de l'Eurogroupe en pleine crise économique en pleine crise sociale c'est à nouveau serrer la visce la corde autour du cou du peuple grec je le dis il y a deux raisons de se révolter contre cela d'abord parce que en dépit de toutes les leçons du passé rien rien ne change dans l'attitude non pas d'ailleurs de technocrate bruxellois dont moi j'aime pas qu'on leur fasse porter le chapeau à eux à raison du choix des gouvernements européens de considérer aujourd'hui qu'il faille remettre en cause l'allègement de la dette parce que la Grèce ne se sent pas les moyens et pas la légitimité de dire à son peuple nous allons encore augmenter la TVA et à ces tout petit retraités nous ne vous accorderons plus de 13e mois sur la forme d'une pension nous avons déjà infligé à la Grèce l'indignité de nous asseoir sur un référendum et donc la démocratie nous lui avons infligé de changer ou d'exiger de son chef de gouvernement qu'il change de programme et maintenant encore en dépit de la montée des nationalismes en dépit de la montée de la xénophobie du racisme en dépit de la montée des logiques d'exclusion dans l'Europe nous continuons à faire en sorte que l'Europe se comporte comme un vulgaire prêteur sur gage qui décide aujourd'hui d'exiger des concessions qui sont des concessions impossibles de la Grèce ce qui est frappant dans ce qui se passe là c'est la surdité des institutions européennes et en l'occurrence des gouvernements européens socio-démocrates comme chrétiens conservateurs bref du milieu à ce qui est en train de se passer l'affaissement du projet européen je c cela extrêmement grave et ça m'amène moi à vous mettre sur la table les propositions que je ferais elles sont de trois ordres il me semble que si nous voulons reprendre le chemin de la construction européenne et moi je le crois nécessaire je ne dissimulerai pas je vous le dis une forme d'euroscepticisme de volonté de sortir et de l'euro et de l'Europe derrière une stratégie dont je sais qu'elle est impossible à mettre en œuvre il faut que les uns et les autres on assume nos positions oui c'est compliqué en ce moment l'Europe mais moi je ne renonce pas au regard des défis qui sont posés à nos sociétés à la coopération entre peuples européens je ne renonce pas au fait de fabriquer ensemble de la démocratie de la solidarité ce qui ne se fait pas et continuer à essayer de garantir la paix pour autant pour autant quel est l'agenda qui me semble indispensable de construire il faut solder les comptes pour commencer et solder les comptes suppose de restructurer la dette des pays donc qui ne pour de toute façon pas rembourser ce qu'il doivent restructurer la dette c'est faire le contraire de ce que fait l'Eurogroup c'est permettre à ces pays justement de retrouver la respiration les marges de manœuvre qui leur permettront de relancer leur économie la deuxième chose c'est une évidence depuis mais de nombreuses années et au moment du débat sur le traité constitutionnel européen nous en parlions déjà j'ai voté non d'ailleurs au passage on s'est non mais je trouve qu'on a été mauvais partisan du oui comme partisan ont du non français parce que les partisant du oui ont passé leur temps à s'excuser du vote du peuple français c'est jamais à mon avis une bonne chose et les partisans du nom nous sommes restés au bout du compte un peu enfermés dans notre bulle hexagonale quels sont nos alliés aujourd'hui où sont-ils si nous étions seuls comme Paul Magnette l'a été face aux institutions européennes ou comme cypras l'a été face aux institutions européennes si nous étions seuls dans une bataille et que nous nous retournions qui serait derrière nous grand monde pourquoi parce que nous avons négligé les alliances au niveau européen avec les écologistes européens avec la gauche européenne non socialiste et avec les partis sociau-démocrates qui ne se résolvent pas à la fin du projet européen nous avons négligé l'essentiel la politique le fait de construire des alternatives au niveau européen pour défendre quoi ce que je viens de dire sur la restructuration de la dette européenne mais derrière l'exigence que la Banque centrale européenne rachète directement la dette S des états sans passer par le marché secondaire l'exigence demain que l'on mutualise la dette européenne de façon à ce qu'il y ait des titres commun mutualisé eurobonds qui permettent d'envisager des politiques sous un jour nouveau et enfin que l'on construise cet agenda mais j'ai l'impression qu'on en parle depuis que je suis rentré au Parti socialiste et et qui ne fait si ça fait quand même quelques temps et l'agenda en matière de convergence sociale l'harmonisation fiscale et les investissements absolument nécessaires en matière de transition énergétique et transition écologique notamment dans les zones où les besoins en infrastructure sont les plus importants en Europe pour permettre le à ces régions de rattraper leur retard de développement de plus en plus important avec les zones qui sont les zones les plus riches de l'Europe ce qui est préoccupant dans le projet européen c'est qu'il s'affa à raison du développement des inégalités en son sein entre les hommes mais aussi entre les territoires et si ces inégalités continuent à développer faute d'un budget quasi fédéral au niveau européen c'est-à-dire des moyens de pouvoir soutenir ses investissements si nous n'engageons pas cette transition là honnêtement disons-le bah le projet européen s'effondrera et il s'effondrera par la volonté des peuples qui diront ça suffit ça suffit parce que ce que vous exigez de nous est plus dur que ce que nous nous obtenons de la construction européenne voilà ce qui va se passer c'est toville qui disait que la la plus grande difficulté pour les politiques c'est de voir ce qu'il y a sous leurs yeux cela fait des années que le projet européen se délite à force de s'éloigner des aspirations des peuples européens et encore là avec la décision de l'Eurogroup nous voyons cette surdité aujourd'hui ou cet aveuglement ce dogmatisme qui éloigne l'Europe des Européens alors il faudra assumer incontestablement une discussion un rapport de force avec Angela Merkel mais moi je vous dis ce sera mon attitude pendant toute cette campagne présidentielle je vais pas vous faire le numéro sabre clair attention la vaisselle quand Benoît amont va débarquer à Berlin à Bruxelles à Madrid et cetera et cetera on va entendre la France d'abord ça peut se dire tranquillement ça peut être argumenté rigoureusement et on peut montrer aussi aux Allemands qu'ils ont eux plus d'intérêt à ce que la France et les pays développés fondateurs de l'Union européenne restent arriés au projet européen plutôt qu'au contraire et je vous le dis je ne suis pas je l'ai déjà dit pour la stratégie de la vaisselle cassée je je n'y crois pas je pense qu'un rapport de force cela s'assume sur la base de position de fond avec un agenda en tête des objectifs des cibles qu'il faut construire cet agenda avec si possible une alliance et que l'urgence pour n'importe quel aspirant à la présidence de la République française c'est de dire où se trouvent ces alliés de les chercher de dire où ils se trouvent pour nous retrouver dans une situation qui nous permet demain de construire un vrai môle au service d'objectifs qui soient des objectifs vertueux en Europe la convergence sociale l'harmonisation fiscale l'investissement dans la transition écologique et les moyens donnés à la Banque centrale européenne d'éponger et de restructurer la dette des pays plus voilà je voulais commencer c'est pas fini hein je n'ai pas prévu d'écarter les bras encore que la lumière ressemblerait parfois à une forme de va me donner une forme d'inspiration mais je n'écarterai pas les bras je l'ai fait une fois et je m'en mors encore les doigts euh je suis né en 1967 ce qui euhz mais les trente glorieus s'achevaient et la crise j'ai l'impression que j'ai vécu avec depuis que je suis en âge de comprendre quelque chose ou d'entendre quelque chose aux informations aux actualités et elle a finalement bercé une partie de mon enfance mon adolescence et ma vie depuis une crise économique sociale maintenant écologique polymorphe dont on finit par penser qu'elle est au bout du compte interminable et c'est devenu la sortie de crise la question numéro 1 des programmes politiques depuis 1974 comment sortir de la crise il n'y a pas un programme d'un candidat à l'élection présidentielle qui ne pose pas cette exigence comment sortir de la crise et pourtant nous y sommes toujours d'abord une crise économique dont on ne sort pas à raison d'un choix à mes yeux absurdes celui de courir après des taux de croissance comparables à ce des trend glorieux une crise sociale qui est la conséquence à la fois de la crise économique qui ne permet pas de créer suffisamment d'emplois responsable du chômage de masse mais aussi à raison d'une répartition structurellement inégalitaire des richesses en France et en Europe et enfin une crise politique qui nit de cela et du constat fait par les électeurs les Français que gauche ou droite personne n'a jamais réussi à sortir la France de la crise are monde est possible il est dans celui-ci c'est une très jolie phrase de Paul Eluard et je veux risquer une explication merci pour lu etir un héritier dans la salle et et comme je le connais et comme je te connais je ne savais pas que tu avais une ascendance aussi remarquable cher Laur et je veux essayer de de répondre à une énigme c'est comment se fait-il que les démocraties occidentales qui fondent leur politique sur le choix souverain du peuple n'est pas réussi en 40 ans justement à nous extraire de ce qui était au départ une crise économique une crise sociale une crise politique et qui prend des formes qui sont des formes aujourd'hui beaucoup plus périlleuses à travers la crise écologique et les menaces qui pèsent sur notre écosystème et je vois dans cette incapacité ou cette impuissance finalement une ilité de nos élites influencé par le matérialisme par le productivisme par le consumérisme le dogme de la propriété privée et qui les empêche aujourd'hui de penser la transition moi je vais vous faire une confidence je suis depuis quelques années quelques années très influencé par les travaux du philosophe François Julien sur la transition et l'incapacité aujourd'hui de l'Occident à penser la transition qu'il appelle lui les transformations silencieuses c'est-à-dire la lente maturation de toute chose la transformation ce qui nous concerne nos existences comme toute chose autour de nous il faut aujourd'hui que l'Occident ne pense qu'à travers un début et un commencement et c'est comme si elle était impuissante et incapacité incapable de penser le mouvement le flux la transition et cette impuissance nous condamne puisqu'elle ne nous met en situation de de prendre en charge et de traiter les conséquences négatives de nos actes qu'une fois ceci devenu irrémédiable je vais essayer aujourd'hui de vous inviter ou nous inviter à penser collectivement ces transitions dont certains certaines pardon approche dangereusement de leur terme je pense à notre rapport à la planète notre rapport au travail et à la démocratie je vais commencer par la planète depuis le 8 août la totalité des ressources ouvelable de la planète a été épuisée cette date que l'on appelle le jour du dépassement ne cesse d'avancer depuis les années 197 il faut aujourd'hui une 1,6 planète Terre pour souvenir à nos besoins et nous vouons une forme de culte complètement déraisonnable fervant dévau à la croissance du produit intérieur brut je veux vous dire et dire je F je F croyant et moiême pendant longtemps j'ai pensé que toute bonne politique de gauche passa forcément par une politique macroéconomique de soutien l'investissement de soutien à la consommation et qu'à travers cela nous ferions à nouveau de la croissance et qu'avec la croissance nous pourrions répartir de la richesse créer de l'emploi augmenter les salaires réduire les inégalités je ne suis plus croyant pourquoi d'abord parce qu'il faut constater objectivement que la croissance ne revient pas quels que soi les sacrifices qu'on lui consent et le dernier quinquena a été particulièrement dévot et fervant on a sacrifié l'équivalent de 40 milliards d'euros par an à travers le PACT de responsabilité le cice pour restaurer les marges des entreprises espérer rétablir leur compétitivité et faire revenir la croissance et pourtant la croissance n'est pas revenu ça ne suffisait pas il fallait donc en faire plus donc nous avons fait l'OF cette fois-ci du droit du travail et à travers la loi Macron et la loi elcomerie nous avons consenti quoi le fait de faciliter les licenciements pire le fait d'accepter que sur la base d'un accord majoritaire demain en France on baisse le tarif des heures supplémentaires on le fasse passer de 25 à 10 % alors on nous dira avec le verrou des accords majoritaires mais qui ne connaî pas la réalité aujourd'hui du rapport de force dans la plupart des entreprises ù une fois posé ces questions là sur la table cela se terminera irréédiablement par des accords de baisse des tarifs de he supplémentaires parce qu'on aura pas le choix et parce qu'il sera réalisé toujours sous la pression d'un chantage à l'emploi et c'est la raison pour laquelle je veux vous le dire tout de suite avant même la suite de mon propos élu président de la République une des premières mesures que je déciderai sera l'abrogation de la loi travail alors ce modèle de développement il est impératif de le changer non seulement parce que la croissance ne vient pas elle était 3 % en moyenne dans les années 70 1,5 % en moyenne dans les années 80 aujourd'hui elle est en moyenne de 0,5 % mais pourquoi est-il indispensable de le changer ce modèle de développement parce que cette course aujourd'hui à la croissance se fait au prix non seulement de sacrifice pour nos droits sociaux insoutenables mais de dégâts écologiques de remise en cause de la biodiversité d'attaque contre notre écosystème c'est-à-dire ce lien qui relie les individus à la nature aujourd'hui qui nous font courir des dangers qui sont des dangers absolument gravissimes c'est la raison pour laquelle aujourd'hui moi je considère que les politiques publiques qui devront être mises en œuvre devront ne pas se reposer sur un seul indicateur qui est une convention le PIB ne pas se reposer sur ce seul indicateur mais sur d'autres indicateurs que sont aujourd'hui le niveau des inégalité le taux d'éducation la santé des habitants bref le taux de pauvreté qui augmente dans notre pays bref des indicateurs qui là nous donne une mesure beaucoup plus juste de ce qu'est la satisfaction ou le bonheur des individus quelle sautise aujourd'hui d'avoir cru qu'à travers la croissance du PIB on allait construire le bonheur des individus comme si le fait qu'ils consomment qu'ils achètent des équipements qu'ils renouvellent leur garde-robe allit leur assurer de la satisfaction du bonheur de la joie cette réalité là aujourd'hui nous constatons qu'elle est absurde la première chose que nous devons changer dans cette transition qui doit nous permettre d'atteindre des objectifs en terme de réchauffement climatique qui soit de stabiliser la température de la planète stabiliser la la montée des EAU restaurer la biodiversité nous n'y arriverons pas si nous ne changeons pas fondamentalement notre modèle de développement et ne disons pas que demain l'objectif principal des politiques publiques ne sera pas seulement fondé sur la croissance du PIB mais sur des indicateurs qui aujourd'hui visent justement à faire en sorte que cette croissance du PIB ne se fasse pas au détriment de notre écosystème la deuxème chose puisque j'é voqué la loi travail je veux évoquer la profonde transformation qui est celle du travail aujourd'hui je l'ai dit ça fait sourire je sais pas pourquoi d'ailleurs certains économistes officiels moi je considère en tout cas je prends très au sérieux toutes les études qui disent que la révolution numérique va considérablement accélérer les destructions d'emploi je pense c'est mon analyse c'est l'option que je vous propose de suivre qu'il faut aujourd'hui anticiper ce qui va être la raréfaction du travail on avait jusqu'ici constaté que la révolution industriel le progrès des techniques le progrès des technologies qui avait eu un impact extrêmement fort dans le secteur de l'industrie pensez donc aux États-Unis on produit en 30 ans une fois et demi de plus d'acier avec quatre fois moins de travailleurs nécessaires bonne nouvelle bonne nouvelle si le progrès des technologies nous permet d'être moins dépendant du travail plus autonome plus capacité de choisir le travail que l'on veut faire bonne nouvelle à condition qu'on ne laisse justement pas le marché organiser le partage du travail mais je veux dire maintenant quelles sont les étapes qui suivent outre le secteur industriel c'est aujourd'hui le secteur des services qui est concerné je donne cet exemple parce que ministre de la consommation je me souviens encore de cette direction d'une d'une grande marque de la grande distribution qui me disait c'est formidable il va y avoir un progrès génial pour les consommateurs demain nous n'aurons plus seulement des caisses automatiques derrière lesquelles vous scannez vous-même les 10 articles quand vous avez un maximum de 10 articles mais nous aurons des porties comme dans les aéroports sous lesquels vous passerez avec votre caddi il sera intégralement scanné en quelques secondes le prix s'affichera vous mettrez votre carte B les portes s'ouvriront vous aurez gagné 10 minutes dans votre samedi votre vendredi soir le cas échéant pour ceux qui font leur coursees le dimanche matin encore que non mais j' allait dire que ça m'est arrivé donc qume vous gagnez 10 minutes mais il y a juste quelqu'un qui a disparu la personne qui était là qui faisait sans doute un boulot difficile qui avait un métier dans lequel elle ne s'épanouissait je dis elle parce que ce sont souvent des femmes pas beaucoup mais qui tire un revenu de ce travail revenu indispensable pour vivre elle-même et pour faire vire sa famille et tout le secteur des services est aujourd'hui directement impacté par l'irruption la montée en puissance des algorithmes des intelligences artificielles des robots et des machines là encore bonne nouvelle bonne nouvelle à condition qu'on maîtrise cette transition à condition que l'on sache de quelle manière demain éviter que la société s'organise en matière de partage du travail entre ceux qui n'ont pas de travail et qui voudrai travailler ceux qui ont un travail sont surmenés et voudrai travailler moins et ceux qui ont un travail sont contents de travailler et font loi travail pour tous les autres et et ce partage là et celui aujourd'hui qui organise la société française ce partage du travail c'est-à-dire celui qui est le plus injuste qui soit la responsabilité qui est la nôtre elle est de nous adresser à nos compatriotes et notamment à beaucoup des jeunes actifs qui ont anticipé cela pour dire que ce ne sont pas simplement des métiers d'exécution dans le secteur des servic et les secteurs industriel qui seront concernés mais aussi des métiers de pilotage de direction des métiers qui jusqu'ici pensent être à l'abri de la robotisation et de la numérisation et qui demain aussi seront supprimés regardez aujourd'hui la chute du nombre d'emplois en matière d'expert comptable d'agence de voyage aux États-Unis dans la téléphonie on voit même qu'aujourd'hui il y a un logiciel qui se substitue aux États-Unis aux avocats pour compulser la jurisprudence et produire des actes et cetera et cetera les exemples fourmis les États-Unis en tout cas des économistes américains prétendent que les États-Unis pourraient voir le nombre d'emplois diminué en 20 ans de 47 % à raison de la révolution numérique des études pour qui concernent la France évoquent des chiffres entre 40 et 10 % alors même si c'est 10 % il y aura une raréfaction du travail et la question qui nous est posée aujourd'hui c'est face à une telle transformation comment organisons-nous la protection de sociale demain dès lors qu'elle est assise sur le travail la maîtrise de nos carrières dès lors qu'elles sont fragmentées et la réduction du temps de travail pour faire en sorte que le partage du travail se fasse selon des modalités qui permettent aux uns et aux autres de choisir aujourd'hui la forme de temps libre qui correspond le mieux à leur épanouissement et à leur situation personnelle mais j'y reviendrai tout à l'heure la troisème crise et ensuite j'en viens j'eneviendrai à mes propositions mais la troisième crise vous la connaissez c'est celle de la démocratie démocratie française asphyxiée asphyxiée à raison du caractère totalement obsolè des institutions de la la 5e République et ce qui me frappe aujourd'hui c'est ce sont deux caractéristiques du moment politique et démocratique que nous vivons d'abord nous sortons d'un quinena qui aura été probablement le champion de l'indifférenciation ou de la confusion droite gauche ça me fait mal de le dire j'ai participé pendant 2 ans et demi au gouvernement j'ai exercé des responsabilités à l'économie sociale solidaire à la consommation fait de lois était à l'éducation nationale mais je suis obligé de constater que ce quinquena aura été décisif dans les progrès je sais pas si on peut appeler ça les progrès mais dans l'indifférenciation de plus en plus forte entre une action menée par des gens issus de la gauche et une action menée par des gens issus de la droite et là où je vois un danger à cela c'est ce que pointe depuis plusieurs années une philosophe belge qui s'appelle Chantal mouf Chantal mouf dit que cette indifférenciation droite gauche peut conduire à des périls qui sont des périls considérables pour la démocratie et elle le dit avec ses mots en utilisant les anglicismes en disant nous sommes passés d'une époque où qui structurit le débat politique c'était le clivage right left droite GA gauche mais je le dis parce qu'il y en a qui un clivage right wrong vrai faux et là là là où cette évolution est dangereuse et vous l'apercevrez dans la parole de tous ceux qui quand ils se présentent devant vous disent le faire au nom de la vérité c'est que ce qui nous sépare n'est plus une différence d'option sur le type de que l'on veut et moi je vous propose une option pas plus pas la vérité une option mais si ce ne sont plus des débats sur les options que nous mettons en jeu mais des débats entre ce qui est vrai et faux ce qui est juste et mal ce n'est plus un clivage politique qui va structurer le débat démocratique c'est un clivage moral et le risque nous courons à ce moment-là quand tous les responsables politiques candidats à l'élection présidentielle se pareront de la vérité et diront donc par nécessité que ceux qui ne sont pas d'accord avec eux sont des menteurs et bien là les adversaires politiques cesseront justement d'être des adversaires politiques dont les conflits sont régulés par la démocratie nous passerons d'adversaires à ennemi parce qu'il y aura certains qui seront dépositaires de la vérité et d'autres dépositaires du mensonge et je pense que nous pour un grand risque aujourd'hui à laisser cette confusion entre la droite et la gauche progresser parce qu'elle nourrit ce péril là pour notre démocratie je vois d'ailleurs je veux le dire dans la critique qui est celle des partis quelque chose de de là aussi de dangereux moi je suis pas un fétichiste pas plus du Parti socialiste d'cun d'aucun autre parti il contribu à la démocratie mais dès lors que les appareils prennent le dessus sur justement la aspiration démocratique ils n'ont plus aucun intérêt aucun problème avec ça mais voir aujourd'hui des hommes se poser en procureur des partis politiques pour créer eux-mêmes un parti sans aucune aucun corps intermédiaire dans un rapport direct à la base une approche un peu césariste et tribunicienne de l'exercice politique j'y vois je vous le dis une régression parce que j'y vois le contraire de la nécessité aujourd'hui de construire de l'intelligence collective alors je ne pense pas que les partis existants aujourd'hui produisent beaucoup d'intelligence collective cependant je dis aujourd'hui que de faire de la dénonciation des vieux parti l'élément à partir duquel on se construit une virginité quand soi-même on se construit un joli parti dans lequel on est en relation direct avec la base et où il n'y a aucune forme d'intelligence collective sinon la parole d'un dém murge d'un homme providentiel qui à travers son charisme exerce une influence sur ses troupes je trouve que c'est une régression politique et démocratique de C trois cris de ces trois crises ou de ces transitions que nous n'arrivons pas à maîtriser la transition de notre modèle de développement la la transition de notre rapport au travail et la transition démocratique sont nés des des désordres et je vais pas y revenir longtemps mais ces désordres eux ont accouché de Trump Orban Erdogan Poutine à certains égards Le Pen et cetera et cetera moi je vais pas prendre le risque ici de dire ou d'affirmer que la France ne sera pas emporté en 2017 par la même vague qui submerge d'autres pays occidentaux et européen et qui peut conduire ou a conduit à des choix politiques qui comme en Pologne ou en Hongrie ont placé des dirigeants d'extrême droite ou de droite extrême à la tête de de ces je dis ça à la tête de ces pays et je ne vois qu'un seul remède pour éviter cela mobiliser autour d'un imaginaire collectif puissant les électeurs de gauche les écologistes bien sûr mais surtout et d'abord la jeunesse française et quand j'évoque la jeunesse je pense à ceux qui aujourd'hui éprouvent la réalité de ce monde qui se transforme et de ces transitions dans le quotidien de leur existence ces citoyens neufs qui demandent des services publics qui n'existent pas pour garder leurs enfants en basâge ou accompagner des parents dépendants ces citoyens neufs qui ont intégré et anticipé la fragilité de leur carrière professionnelle à venir et demandent une protection adapté à la raréfaction du travail et à la fragmentation des statuts ces citoyens neuf qui Innov relie les individus entre eux là où le marché est indifférent et là où les institutions de solidarité existantes classique sont trop rigid ou trop faibles ces citoyens neuf qui veulent échapper au brouillard toxiques et aux aliments cancérogènes ces citoyens neuf qui aspir à exercer leur libre arbitre dans la délibération dans la fabrication sont des décisions qui les concernent et pas seulement dans un vote épisodique vote sanction ou vote de confiance qui ne couvre qu'une partie de leur éthique démocratique alors chers amis je veux m'adresser à ces citoyens neufs pour leur dire à mes yeux l'importance qu'il fassent irruption dans les processus démocratiques de l'année 2017 qu'il fassent irruption dans ces processus et qu'il ne laisse pas à d'autres le soin de décider ce que sera le visage du pays dans lequel naîtront dans il vivr pendant les 30 40 50 60 70 ans à venir chaque génération sans doute se croit voué à refaire le monde la mienne c'est pourtant qu'elle ne le refera pas mais la tâche est encore plus grande elle consiste à empêcher que le monde se défacee c'est d'Albert et je trouve que cette parole d'Albert Camu donc je reparlerai un peu plus tard colle parfaitement à la situation dans laquelle nous sommes notre monde hier paisible prospère et ouvert se défait parce que nous avons laissé l'arbitraire l'injustice les inégalités et la cupidité le gouverner et il revient donc aux citoyens neuf qui veulent que leurs enfants ne respirent pas l'air vicier qu'ils avalent eux même ne connaissent pas la la violence de la précarité la menace du déclosement ne sombre pas dans une autre violence celle d'une société ségréguée en caste en tribu en croyance en ethnie il leur revient de prendre les choses en main je leur dis aussi à eux car je considère que la qualité du débat politique en France sur la jeunesse est médiocre à droite on ne jure plus que par l'instauration d'un nouvel ordre scolaire dont le symbole Absu et le retour de l'uniforme à l'école on refuse d'étendre les minimas sociaux au N aux jeunes au 1825 ans au nom de l'argument absurde de laassistana en clair on fait le choix de précariser la jeunesse et dans les fait de faciliter au moment clé de l'insertion professionnelle et sociale l'intégration les jeunes des jeunes les mieux dotés et de remettre en cause celle des jeunes issus des familles les plus modestes à gauche j'entends que le le retour pardon de la musique militaire à l'occasion de la renaissance du service national remettrait de l'ordre dans les idées des jeunes auxquels il faudrait inculquer les valeurs d'engagement de don de soi que ni l'école ni les familles ne serait parvenu à transmettre je juge je vous le dis cette proposition symptomatique de programme politique écrit par des générations qui s'apprêtent peut-être à prendre leur retraite sans pour autant abandonner le pouvoir et qui pu peut-être dans leur propre expérience des solutions mauvaises à des difficultés réelles en l'espèce les difficultés du système éducatif à régler le problème de l'égalité et l'insertion professionnelle mais ce que je crois c'est que plutôt que de faire marcher en ordre serré la jeunesse attend d'elle je ne sais quel garde àou comme pour ériger l'obéissance en vertu dans une société de plus en plus inégalitaire je préfère pour ma part faire confiance à ces citoyens neufs pour qu'ils se dressent prennent leur responsabilité votent portent des solutions et choisissent la transformation résolue patiente optimiste et joyeuse de la France et de l'Europe avant de vous dire comment je souhaite engager cette transition je voudrais vous dire quand même un mot de la gauche française bon Ellez euh on a connu meilleure situation chacun ici connaît ma position sur le quinena qui s'achève moi je nai jamais considéré qu'il était totalement indéfendable ça peut en choquer certains mais je considère que il y a eu aussi du positif pas surt mais sur l'environnement sur certaines questions de santé sur la possibilité de créer un compte pénibilité sur les questions éducatives oui il y a une volonté de lutter contre les inégalités de concilier une exigence politique et démocratique forte avec du progrès social mais il faut reconnaître que là où la socialdémocratie a échoué c'est sur sa promesse symbolique la plus forte le social et la démocratie et je vais prendre qure exemples dont on parle pas souvent ou pas forcément souvent mais qui à mes yeux de manière un peu impressionniste dessine ou peigne le tableau de cet échec le SMIC a augmenté plus sous le quinquen de Nicolas Sarkozi que sous le quinen de François Hollande le quinena s'achève par la proposition de construire 10000 places de prison supplémentair comme si nous avions renoncé à mettre en place une justice qui recherche les moyens de faire en sorte que quand on condamne on obtien évidemment que la sanction punisse la faute qui est celle de celui qui été en infraction ou a commis un délit ou un crime mais qu'elle lui permette aussi derrière de réparer cette faute de se refaire et d'être moins dangereux à la sortie de la prison qu'il ne l'était à l'entrée de la prison au moment de son incarcération je trouve qu'il y a une forme d'échec absolu à dire aujourd'hui que nous allons créer 10000 places de prison avec comme argument de répondre au problème de la surpopulation carcérale quand nous savons comme l'a dit et répété Adeline Azan contrôleur des lieux privation de liberté que dans tous les pays où on a choisi d'augmenter le nombre de places de prison de construire des places nouvelles cela encourageit les décisions des juges à multiplier les décisions d'incarcération nous savons aujourd'hui que cette décision n'améliorera pas forcément et même certainement les conditions de vie des détenus et qu'au bout du compte nous n'aurons rien réglé à travers cela il y a une forme de pessimisme de défétisme dans cette décision qui est la marque justement de l'échec sur ces questions de justice et sur ces questions sociales du quinquena trè stigmate en quelque sorte moi je me désole qu'on se réjouisse ou qu'on se vente du nombre d'expulsions d'qtf de décision de rapatrier à la frontière des migrants ou des immigrants en situations irrégulière pour dire vous voyez on a été aussi ferme aussi ferme que la droite on a fait aussi bien que voyez-vous ce quinquena aura été marqué par une différence avec toutes les autres expériences de gauche dans toutes les expériences de gauche sous la 5e République une décision de régulariser les sans papiers avait été prise une décision de faire en sorte que ceux qui sont là depuis longtemps puissent voir leur situation régularisée là nous avons choisi l'individualisation des procédures et l'individualisation des procédures sous prétexte de justice n'a en rien fait baisser le nombre de personnes raccompagnées aux frontières c'est même devenu un étalon un indicateur à partir duquel justifiait la crébilité crédibilité de ce gouvernement je trouve cela non seulement dommage mais également triste et enfin je vais évoquer un sujet qui était passé un peu inaperçu au moment de la loi Macron on a beaucoup parler du travail le dimanche on a prêté peu d'attention à une décision que nous avions combattu à l'Assemblée nationale je me retourne vers les parlementaires qui sont là c'est le choix de défiscaliser les distributions d'actions gratuites je me souvient encore des débats que nous avions à l'Assemblée nationale avec Emmanuel Macron pour lui dire écoute si on défiscalise la distribution d'actions gratuite alors qu'on a refiscalisé les heures supplémentaires au début du kquena nous allons créer une injustice l'argument sommes tout au départ recevable était de dire aujourd'hui il y a des startups qui n'ont pas les moyens de dist des salaires pas les moyens de distribuer des dividendes et pour elle le seul moyen de fidéliser l'arrivée d'un ingénieur l'arrivée d'un cadre c'est justement de distribuer des actions gratuites et pour ces start-up soit admettons que la mesure soit ciblée la distribution la défiscalisation des actions gratuites pour l'employeur comme pour le salarié au moment où il en profite ça peut être une mesure disait-il utile et nous lui disions oui mais alors ce momentl ciblons là parce que si nous défiscalisons les actions gratuites les grandes entreprises du CAC 40 qui ce que qu'on sache sont plus tout à fait startup vont massivement utiliser cette mesure pour rémunérer leur cadre et ainsi rémunérer leur cadre en échappant à l'impôt qu'il payaient ou qu'ils auraient payé s'ils avaient fait de l'augmentation de salaire comme nous l'encourage on nous a dit vous êtes des dogmatiques vous êtes des idéalistes vous êtes des idéologues un an plus tard que c'est-il passé et bien la mesure a été abondamment utilisée par qui par les grandes entreprises du Cap 40 exactement comme nous l'avions dit exactement comme nous l'avions dit et nous avons donc fait la même année la même année la défiscalisation de la distribution d'action gratuite pour le top management de la plupart des entreprises les plus riches de ce pays et la baisse du tarif des heures supplémentaires dans la loi travail je vais vous dire puisqueemmanuel Macron dit le problème c'est pas que ce soit de gauche ou droite soit c'est ni de gauche ni de droite peu importe mais ce que tu as fait là c'est tout simplement injuste injuste injuste injuste pour ceux qui bossent priment font des heures supplémentaires pour tirer un revenu pour faire vivre leur famille qui vont voir leur revenus baisser parce que le tarif des heures supplémentaires va baisser et qui pont plein pot en impôt quand leur cadre ceux qui mettent en place des plans de réorganisation du travail ceux qui mettent en place des plans sociaux des plans qui incitent au départ volontaire quand ces cadres grâce à la distribution d'actions gratu paieront moins d'impôts que leurs salariés quand ils font des heures supplémentaires voilà la réalité voilà à quoi on mesure l'honnêteté d'un projet politique voilà pourquoi aujourd'hui ce quinquena est à mes yeux un échec sur les l'essentiel et qui en tout cas justifie que nous soyons particuliers ement exigeant dès lors qu'ilut que nous devons nous tourner vers l'avenir alors je voudrais maintenant vous vous dire les principal proposition de ce qui sera mon programme pour répondre à ces quatre crises que j'ai évoqué tout à l'heure j'ai évoqué la question la transition écologique celle du travail la révolution démocratique j'y ajouterai le principe d'une république bienveillante je commencerai par la transition écologique et en vous disant les principales mesures que moi je souhaite prendre et en commençant par dénoncer cette stratégie aujourd'hui des grands lobby industriels pour fabriquer du doute j'étais jeudi soir sur France 2 face à un représentant d'un grand lobby de l'industrie chimique qui disait il n'existe pas de définition des perturbateurs endocriniens faux elle existe depuis 15 ans elle a été fixée par l'Organisation Mondiale de la Santé mieux elle a été reprise par l'autorité française de sécurité des aliments mais discuté disputé devrait-on dire par l'Autorité européenne de de sécurité des aliments qui sur la base d'une étude commandée par qui le lobby européen de l'industrie chimique a décidé que la définition existante n'était pas la bonne et qu'il fallait encore travailler un peu et aujourd'hui on nous dit donc que ces perturbateurs endocriniens ne seraient peut-être pas si dangereux que ça tant qu'une étude ne viendrait pas le confirmeré c'est la fabrique permanente du doute face à des dizaines d'études de de scientifiques ont construit une stratégie qui insyle le doute de façon à ce que les dirigeants politiques confrontés à ce doute reculent les décisions décide de ne pas engager les choix et les décisions nécessaires pour protéger la santé de leurs compatriotes au risque de détruire des emplois cette fabrique du doute nous l'avions déjà entendu au moment où les industriels nous disaient il y a pas de réchauffement climatique pas de réchauffement climatique puis finalement oui il y a un réchauffement climatique mais il n'est pas d à l'activité humaine nous savons maintenant qu'aujourd'hui la hausse de la température sur la planète est directement liée évidemment à l'activité humaine ils ont continué en lu disant mais bien sûr le diesel est propre et on l'a vu avec le scandale Volkswagen et quelques autres depuis que non seulement le diesel n'était pas propre mais qu'en plus la loyauté des informations données au consommateurs était une loyauté qu'on pouvait aujourd'hui directement mettre en cause et il en est de même sur les perturbateurs endocriniens et les pesticides aujourd'hui toute la industrie se concentre sur la fabrique du doute et c'est ainsi qu'on obtient un délai pour l'interdiction du Roundup fabriqué par montsantau c'est ainsi qu'on applique à partir de de 2018 l'interdiction des néonicotinoïdes qui tuent les abeilles et qui aujourd'hui est en train de remettre en cause la polinisation et c'est ainsi qu'aujourd'hui on ne met pas en œuvre une taxe sur l'huile de palme alors qu'elle contribue à la déforestation de l'Indonésie dans des proportions dangereuses pour ce pays mais l'ensemble du continent et de la planète et c'est ainsi que l'on s'achète des surcis supplémentaires comme pour réfléchir comme si on avait encore un délai mais moi je vous le dis dans ce domaine là face à la fabrique du doute face aux intérêts de ces groupes face à la cupidité qui motive un certain nombre des choix face à la faiblesse de ceux qui plient le genou ou mettre un genou à terre devant eux là ooui il ne faut pas avoir la main qui tremble j'ai été ministre de la consommation au moment de l'interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires dans les tickets de caisse parce que nous savions que le bicephénol a avait comme d'autres perturbateur endocriniens comme conséquence de bouleverser le développement hormonal de l'embryon du fétus des enfants de boulvser la grossesse des femmes enceintes et d'être responsable potentiel de multiples maladies chroniques dont les diabètes de type 2 dont des cancers qui sont les cancers des oves des testicules de la prostate et cetera nous savons donc qu' aujourd'hui l'impact de ces pesticides de ces perturbateurs endocriniens est direct indiscutablement lié aujourd'hui à l'existence de ces productions industrielles qui se ne se préoccupe pas des conséquences en terme de santé c'est pourquoi dans ce domaine-là je veux le dire aujourd'hui sur la base notamment du travail qui avait été fait par le parlementaire d'Europe Écologie vert notre ami rumegas qui avait fait une proposition de loi appelée détox je prendrai mes responsabilités pour tout produit sur lesquels existe un soupçon de dangerosité de façon à ce qu'il soit interdit et que nous nous retrouverions pas en situation demain de faire face à des scandales sanitaires d'une gravité insoupçonné parce que nous aurions choisi de céder au lobby privé d'être sensible à cette fabrique du doute qui n'est rien d'autre qu'une tromperie une tromperie qui veut nous détourner de l'intérêt général dans tous ces domaines-là il me semble aujourd'hui la transition écologique elle doit être assumée pleinement pas comme une un aspect secondaire d'une politique publique mais comme un aspect central des choix que nous devrons réaliser tant en matière de politique sociale que de politique économique pourquoi est-ce que je dis politique sociale je reviens de trappe cet après-midi où nous avons signé ça fait 30 ans qu'on se bat à trappe pour cela pour qu'on ait enfin le droit à ce que l'autoroute qui passe quasiment au milieu de trappe c'est une route nationale mais c'est une de de voix qui passe au milieu de la ville 80000 véhicules jour rejette particules fines dans tous les sens pollution a irrespirable pour que depuis 30 ans nous nous battons pour que cette ville où les gens sont pauvres plus pauvres qu'ailleurs obtiennent enfin que cette route soit enfouie 30 ans on l'a enfin obtenu et là merci merci au gouvernement d'avoir accepté de faire ce choix mais ce que je veux simplement vous dire c'est que ceux qui prennent dans la figure les premiers les conséquences d'une alimentation dégueulasse les conséquences d'un air irrespirable les conséquences de toutes sortes de produits pesticides résidus de pesticides perturbateurs endocriniens qui viennent impacter leur santé les premiers ce sont les plus modestes et les plus pauvres ce ceux ce sont ceux que aujourd'hui on protège le moins ce sont ceux qui sont les moins bien les moins bien informés ce sont ceux qui n'ont pas d'autres choix que de se diriger vers une alimentation lowcost qui aujourd'hui affecte et impacte leur santé et c'est pour ça que il n'y a plus de question sociale qui n'embrasse pas la question écologique moi je l'ai dit je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste ça n'a plus de sens ça n'a plus de sens et je reconnais je me suis trompé je me suis trompé à l'époque où je hiérarchisais et où je pensais que la question sociale primait sur la question environnementale quant à l'évidence nous parlons de la même question il y aura plus de pauvres et plus de riches si sur cette planète on ne peut tout simplement plus vivre et pour commencer il faut donc se concentrer sur les la façon de faire en sorte d'organiser cette transition de notre modèle de développement alors quelques propositions je veux pas être non plus trop long j'ai évoqué la fabrique du doute je constitutionnaliserai les biens communs je veux que le droit à boire à une hautere qualité ou à respirer un air pur soit dans la Constitution pourquoi parce que demain parce que demain avec cette base juridique nous pourrons nous tourner vers ces entreprises qui exploitent à titre privé c'est commun dégagent des profits considérables mais ne sont pas l'objet d'impôt spécifique si demain l'État a l'obligation d'assurer l'égal accès des citoyens à un air pure et à une eau de qualité il sera obligé de mettre en œuvre des politiques publiques pour garantir l'effectivité de ce droit et pour pour mettre en œuvre ses politiques publiques il aura besoin de recettes et de ressources et je pense et je vous le dis que demain il faudra poser le principe d'une fiscalité de prélèvement qui se concentre sur les entreprises qui aujourd'hui exploite à titre privé c'est commun cette idée là n'est pas qu'une idée française je la ramène des États-Unis lors de ma rencontre avec Bernie Sanders en septembre dernier salut à lui d'ailleurs ou lui comme nous lui comme nous se pose ces questionsl à savoir comment mobiliser les moyens pour la puissance public pour assurer le pilotage de cette transition d'un modèle vers un autre et c'est là-bas avec ces équipes que nous avons travaillé avec mes équipes sur la fiscalité que nous allons bâtir adossé à cette base juridique que sera la constitutionnalisation des biens communs pour fiscaliser de manière spécifique toute entreprise qui aujourd'hui exploite à titre privé c'est commun en plus je crois pouvoir dire et j'ai une grande fierté qu'Emmanuel poilin soit là le le directeur général de la Fondation France liberté c'était un grand combat de Daniel mitteran l'au un grand combat ça fait longtemps et elle a montré le chemin euh pensez pour elle pour pour tous les combats militants qui étaient les siens mais cette constitutionnalisation des commun participera j' l'espère à donner vie à à à bien des des batailles qu'elle a mené avec un un courage incroyable et surtout sans s'en laisser compter de la part de celles et ceux qui font du green washing àu et àia c'est-à-dire essaie de repindre en verers des politiques qui sont des politiques qui surtout se concentrent à faire des profits à partir de l'exploitation des communs alors oui constitutionnalisation des communs deuxièmement en matière de de de de transition énergétique rien d'original à ça mais encore faut-il le lancer un vaste plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et privés sur le quinena atteindre l'objectif de 50 % d'énergie renouvelable d'ici 2025 à travers là encore un plan massif d'investissement pour aider les citoyens à s'équiper en matériel de production d'énergie renouvelable domestile domestique et en faisant en sorte que l'État actionnaire de DF organise la gouvernance de façon à ce que les choix stratégiques industriels de DF ne soient pas tout entier tournés vers la modernisation de sa technologie nucléaire mais vers des choix politiques qui accompagnent cet objectif de 50 % d'énergies renouvelable dès 2025 acté un plan résolu de sortie du diesel à l'horizon de 2025 par le développement de la voiture électrique de la voiture hybride de la voiture à hydrogène le développement des points de recharge le fait qu'aujourd'hui nous mettions les moyens dans la recherche pour faire en sorte que nous puissions trouver des solutions qui facilitent l'abandon par les personnes qui ont un véhicule diesel polluant de ces véhiculesl peut-être envisager des mesures d'incitation fiscale pour qu'il le fasse mais surtout accélérer ce que sera la le développement et la démocratisation des véhicules électriques je l'ai évoqué la lutte contre les pesticide enfin je voudrais parler d'un plan national peut-être un peu ambitieux de l'appeler comme ça zéro déchets mais qui veut favoriser l'économie circulaire lutter contre le gaspillage alimentaire l'obligation pour les métropoles de recycler 50 % de leur déchets chaque année avec un objectif à l'horizon 2022 et la poursuite de la lutte contre l'obsolescence programmée c'est-à-dire la stratégie ou le stratagème d'un certain nombre d'entreprises qui font en sorte aujourd'hui que les équipements que vous achetez et une durée de vie qui soit une durée de vie extrêmement limitée voilà pour les choix que je feraiis en matière de transition écologique je veux les accompagner de choix fort en matière de travail et en matière sociale je l'ai dit tout à l'heure je pense qu'il nous faut anticiper la raréfaction du travail la raréfaction du travail suppose que que nous mettions en œuvre nous une politique de réduction du temps de travail SAF accepter le partage sauvage en quelque sort du travail tel qu'il se fait aujourd'hui on m'a en tout cas beaucoup prêté de vouloir passer de 35h à 32h ça n'est pas mon projet même si je suis très favorable à ce que dans beaucoup d'entreprises si c'est la formule qui est négociée on passe à 32h moi je considère que la prè première chose qui doit être faite c'est la création d'un droit inconditionnel au temps choisi un droit inconditionnel au temps choisi qui doit accompagner un mouvement et un processus de réduction du temps de travail qui réaffecte les 20 milliards du cice vers la mise en œuvre d'une politique est une politique de soutien aux entreprises pour réduire le temps de travail selon les formules qu'elles choisiront les 4 jours les 32 heur des forme de temps partiel nouvelle bref un choix qui sur le principe du mécanisme de revient s'appuie sur la négociation sociale pour engager progressivement la réduction du temps de travail le moyen demain de partager un travail qui se rarifie quoi qu'on dise la plupart des économistes libéraux et le choix de de faire en sorte que cette transition ne soit pas une transition subit mais correspondent aux besoins qui sont ceux de chaque secteur de l'économie et ils sont très différents d'un secteur à un autre évidemment au besoins des salariés ce mouvement je l'accompagnerai d'une réforme qui fait beaucoup parler et donc je veux dire un un mot pas trop long j'en ai déjà abondamment je l'ai abondamment développé sur beaucoup d'antennes c'est la création du revenu universel d'existence alors qu'est-ce que c'est une allocation versée à toute personne majeure du jour de ses 18 ans jusqu'à sa mort qui vient en plus d'un salaire d'une retraite d'une pension ou des indemnités qu'il perçoit du chômage cette allocation couvre ou enveloppe ce qui existait déjà en matière de minimas sociaux en matière d'allocation familiale en matière d'aide de logement mais son périmètre et son montant donc moi j'estime qu'il doit commencer par être fixé au niveau du RSA revalorisé de 10 % c'est-à-dire 600 € son montant devra être discuté dans le cadre d'un processus démocraque originale j'en dirais un mot pour qu'on décide ce que sera non seulement le montant de la location le périmètre des allocations qu'il couvre et la façon dont on le finance quel est l'objectif l'objectif il est justement d'accompagner ce qui va être la transformation du travail j'ai évoqué tout à l'heure ces citoyens neufs les jeunes actifs ils sont neufs parce qu'ils savent qu'ils n'auront pas la carrière de leurs parents ils alterneront travail salarié travail salarié précaire travail indépendant forme de travail équivalente à ce qui existe dans l'auto-entrepreneuriat création d'entreprise projet associatif temps de formation bref des carrières professionnelles qui seront beaucoup moins linéaires que ce que nous avons connu jusqu'ici la question est aujourd'hui au regard de la richesse produite par ce pays nous dotons-nous d'une protection social le revenu universel d'existence qui permett à ces jeunes actifs de maîtriser cette carère professionnelle et de maîtriser ce qui accompagne cette carrière professionnelle les différents temps de la vie l'accueil d'un tout petit la nécessité parfois de garder cet enfant quand on n pas de solution de garde collective plus tard l'accompagnement d'une personne d'unarent en situation de dépendance ou atteint d'une maladie neurodégénérative comme la maladie de Parkinson ou la maladie d'Alzheimer autant de temps qui sont des temps de la vie qu'on a rarement anticipé et pour lesquels aujourd'hui famille est obligé de sacrifier un demi salalaire un tiers temps voire même un des deux emplois du foyer pour pouvoir faire face à une situation nouvelle l'accueil d'un tout petit ou à une situation nouvelle le vieillissement et la dépendance d'un parent moi je souhaite que demain nous pensions la protection sociale en fonction de ce que seront ou de ce que sera l'existence de ceux qui viennent et pas en fonction de ce qu' a été l'existence des plus anciens et c'est pourquoi le revenu universel d'existance à mes yeux s'impose aujourd'hui comme la nouvelle protection sociale et d'abord parce que faut qu'on arrête de se raconter des histoires notre protection sociale elle est financée par le travail aujourd'hui si le travail se RAR et F on en viendra sous 5 ans sous 10 ans à la retraite à 70 ans on en viendra sous 5 ans ou sous 10 ans encore à l'allongement de la durée de cotisation puisque les personnes qui partent à la retraite sont plus nombreuses qu'il a d'actif et qu'en plus ils sont plus longtemps qu'avant à la retraite si le seul moyen de financer ce système de retraite c'est le travail nous n'y parviendront pas il faut donc aujourd'hui penser radicalement différemment notre protection sociale et je vous le dis d'un mot d'un mot à ceux qui doutent le coût du revenu universel d'existence s'il est porté à 600 € il est autour ou au-dessus de 300 milliards d'euros pter à 750 € ce qui serait l'objectif cible après la généralisation du revenu universel d'existence à 600 € à tous les Français il est fixé à 450 milliards d'euros et immédiatement dominiic se qui d'autre ses amis la rédaction des échos que j'aime beaucoup par ailleurs mais qui est rarement d'accord avec moi nous disent mais mais c'est impossible vous n'êtes pas raisonnable comment va-t-on faire pour financer cela mes chers amis je vous dis juste notamment pour vous qui es des femmes et des hommes de gauche d'abord si on commence par déterminer la crédibilité de nos objectifs politiques à travers le Tami qui est celui des journaux libéraux bon ben on va avoir ce qu'on a eu la loi travail la lo Macron je dis pas je ne dis pas que leur critique est infondée je dis juste qu'ils défendent une option radicalement différente de la nôtre donc allons au bout de notre option et regardons en quoi aujourd'hui il est possible ou pas de mobiliser les moyens de financer le revenu universel d'existence quel était le PIB de la France au sortir de la guerre de la deuxème guerre mondiale entre 250 et 300 milliards non pas d'euros à l'époque mais d'équivalent euros pourtant le pays était ruiné toute la main d'œuvre revenait du STO ou des camps de prisonniers en Allemagne l'appareil industriel était par terre que fait le Conseil National de la Résistance partant du principe que les inégalités l'injustice sociale aussi avaient provoqué la guerre il décide de faire la sécurité sociale la retraite pour tous et l'assurance maladie ils font ça c'est-à-dire qu'il mobilise dans un système assurantiel l'équivalent du PIB de l'époque et on nous dit aujourd'hui que la mobilisation d'un/4 du PIB de maintenant ce serait impossible mais vous auriez dit ça à laroc et croisa qui ont fait la sécurité sociale tous les pairres du Conseil National de la Résistance mais nous n'aurions jamais eu ce qui est aujourd'hui notre richesse ce qui est l'équivalent de l'ORD du Pérou du pétrole de l'Arabie Saoudite la Sécurité Sociale française ce que moi je vous propose ce que je vous propose nouveau contrat social sur la base de protection adapté à notre temps adapté à ce que sera le travail adapté à ce que sera l'évolution du salariat bref une nouvelle sécurité sociale il y a il y a pas plus mobilisateur que cela il y a pas plus enentthousiasment que de se dire que demain nous allons construire les protections qui permettront d'accompagner en mieux ceux et celles qui viennent qui vont travailler et leurs enfants plutôt que d'essayer de faire survivre un système dont on sait que s'il reste financer essentiellement par le travail il mourra et bien moi je je ne me résous pas je ne me résous pas au décès de la sécurité sociale programmé et j'aspire au revenu universel d'existence comme un moyen de construire cette nouvelle sécurité sociale alors comment on le financera et comment on le fera un mot comment on le fera la première étape sera une étape votée en loi de finances dès l'année 2017 pour une mise en œuvre du durant l'année 2018 la première étape du revenu universel qui sera une fusée à plusieurs étages sera la suivante la revalorisation de tous les minimas sociaux de 10 % ce qui portera le RSA socle aujourd'hui autour de 600 €.
le RSA qui s'appellera désormais revenus universel d'existence sera désormais attribué automatiquement à toutes les personnes aujourd'hui théoriquement éligible au RSA mais qui n'en bénéficie pas parce qu'elles ne l'ont pas demandé un/ers des personnes auourd'hi qui raison de le pvreté onoit au RSA n bénéficie pas la mesure donc sera automatisé mais la grande nouveauté du budget qui sera voté en 2017 pour 2018 c'est que nous construirons le premier étage du revenu universel d'existence en le consacrant justement à celles et ceux qui ont besoin de ce revenu pour se projeter dans l'avenir pour voyager pour apprendre pour se former pour avoir le temps nécessaire pour créer leur entreprise pour poursuivre leurs études et les achever l'ensemble des jeunes Français stagiaires apprentis étudiants salariés entre 18 et 25 ans percevra le revenu universel d'existance à partir de l'année 2018 coup ça fait combien de temps merci je termine parce que je termine coût la mesure 19 milliards d'euros 19 milliards d'euros on est encore loin des 300 milliards d'euros coût de la mesure 19 milliards d'euros quels seront les moyens par lesquels nous financerons la montée en puissance du revenu universel d'existance je donne quatre pistes rapidement d'abord nous ferons ce quequena n'a pas fait c'est-à-dire nous rétabliront une réelle progressivité de l'impôt sur le revenu par la fusion de la CSG de l'impôt sur le revenu et la création au minimum de 5 tranches supplémentaires deuxièmement je rejoins les projets d'économistes euh de quelques économistes célèbres de simplification de l'impôt sur le patrimoine il y a pas plus inégalitaire aujourd'hui que les revenus du patrimoine on parle des impôts sur le des inégalités de revenus les principales inégalités sont des inégalités de patrimoine je souhaite donc la création d'un impôt unique sur les actifs nets des Français qui fusionnent l'ISF la taxe foncière les droits de mutation en un seul impôt unique sur le patrimoine dont le rendement évidemment sera amélioré nous consacrons évidment tous nos efforts à faire en sorte que et les niches fiscales et l'évasion fiscale et la fraude fiscale fasse l'objet d'une lutte sans merci avec un gain attendu au terme du tena de 180 milliards d'euros et je termine sur la proposition alors là j'avoue que qu m'a dit ça je suis resté boucheb j'étais là je dis sur France 2 jeudi et j'ai évoqué la taxe sur les machines on m'a dit euh c'est un peu iconoclaste non et je me suis dit mais qu'est-ce qu'il y a d'iconoclaste à cela euh sur le travail ser raarfi si des facto aujourd'hui dans une entreprise vos cotisations d'employeurs vous les payez en fonction du nombre de salariés que vous avez mon entreprise fait 100 millions de chiffrre d'affaires j'ai 1000 salariés je paye pour l'équivalent de 1000 emplois j'ai 100 millions de chiffre d'affaires je n'ai que 80 salariés parce qu'il y a une forte valeur ajoutée je paye pour 80 demain assoir les cotisations patronnales sur la valeur ajoutée et non plus sur le travail c'est une manière directe de faire payer les robots les machines les algorithmes c'estàd tout ce qui contribue à la création de richesse il y a rien d'iconoclaste à cela c'est même extrêmement facile de le faire c'est même dans les tuyaux depuis très très longtemps mais il fallait réfléchir encore davantage à la manière dont le robot contribue à la protection des hommes à supp parce qu' que je sache notre objectif dans la vie c'est quand même pas d'assurer le bonheur des robots et bien oui le Parlement européen travaille de nombreux économistes travaillent encore les équipe de Bernie Sanders avec lequel je travailleais réfléchisse à ces questions sur la façon d'imaginer demain dans les entreprises la création d'un registre des robots à partir desquels on imaginerait fixer un salaire hypothétique virtuel sur lesquel on prélèverait uneation bien réelle nous réfléchirons nous mett ça sur la table mais ilble indispensable de dire que là où une machine crée de la richesse à la place des hommes celleci cette riche crée doit tre mise à contribution au service des hommes et pas seulement parce que cette richesse va bien quelque part à la rémunération du capital investi c'estàdire au dividend voilà pour le revenu universel d'exist je vis aborder les questions démocratiques la République bienveillante je vais pas aller vite parce que je crois que je suis très très long mais vous dire quelques mots sur la démocratie et et ce que je souhaite faire dès le 18 juin 2017 élu Président je soumettrai à référendum trois questions comme ça nous les trancherons celle-ci au moins elles seront tronchées puis on arrêtera de se chercher des excuses pour commencer sur le droit de vote des étrang au élections locales dès le 2è tour des élections législatives dès le deè tour des élections législatives vous aurez à dire oui ou non souhaitez-vous que les étrangers en France souitez-vous souitez-vous qu'il vote ou pas moi c'est oui ça fait longtemps que je pense oui mais j'ai jamais eu l'occasion de dire oui autrement que sur un plateau télé je veux voter voilà je veux voter et comme président de la République je voterai je ferai campagne pour le oui et vous verrez vous verrez on va gagner en plus sur cette question là on gagnera deuxème question qui sera soumise à référendum c'est voulez-vous ou pas là aussi je dis oui la reconnaissance du vote blanc je trouve incroyable incroyable encore gens qui font le geste d'aller voter mettre un bulletin dans l'urne et disent rien ne m'intéresse aucun d'entre vous ne m'a convaincu mais je vote je fais mon devoir de citoyen à celui-là on lui dit comme à beaucoup d'autres déjà dans cette démocratie aussi immature qu'intermittente vous êtes un invisible ça ne compte pas vous n'êtes rien vous avez voté mais vous n'êtes rien moi je considère que demain le vote blanc dès lors qu'il a une majorité et ben annule et reprogramme le scrutin parce que personne n'a trouvé aucun candidat n'a trouvé de majorité auprès des électeurs inscrits 3è question soumise à référendum ma proposition d'un 493 citoyens alors qu'est-ce que c'est et ça je vois bien que ça ça inquiète bon 493 citoyen c'est une petite provocation mais l'idée c'est quoi je disais on est vraiment dans une démocratie totalement immature d'abord tout à l'heure je parlais des démures j'ai des hommes providentiels qui se présentent à vos suffrage c'est incroyable tous les 5 ans on nous refait le coup c'est qu'il y a jamais eu un président providentiel jamais ça n'a jamais existé mais tous les 5 ans on guettete Al il sont là Macron peut-être Mélenchon euh Fillon Le Pen non mais c'est ça ouais chauffez-vous quand même sur Le Pen et on guettete et c'est d'ailleurs incroyable qu'on en soit encore à vouloir confier à une personne les clés de la République et de notre sort à tous au point regardons le dernier quinquena au point que un président puisse faire ce qu'il veut en dépit des votes aux élections municipales régionale départementale européenne en dépit de l'expression répétée de du refus par exemple de la loi travail on fait ce qu'on veut cette démocratie intermittente elle est devenue insupportable à mes yeux il est absolument nécessaire aujourd'hui de donner les moyens aux citoyens de reprendre la main vous souvenez François miteran avait dit je veux sais plus c'éit exactement ça mais les plus vieux me corrigeront mais je veux prendre le pouvoir pour vous le rendre il y av quelque chose comme ça bon il a pas rendu grand chose aussi non plus mais non c'est vrai il a pas rendu grand chose en pouvoir mais mais il a fait des conquêtes sociales à la différence d'autres qui n'ont pas rendu grand chose non plus mais ont pas fait beaucoup de conquêtes sociales bon bref donc rendons-lui grâce pour cela mais ce que je veux c'est ça peut pas être le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple c'est quand même nous qui disons cela la République française les citoyens français pour finalement constater que les citoyens entre deux élections sont aussi inaudible quasi invisible presque disparaisse du paysage démocratique et politique et bien le 493 citoyens ce sera la possibilité donné aux citoyens de réunir par pétition 1% du corp électoral c'est-à-dire 450000 signatures dement encadré par la loi pour obtenir qu'un texte voté par le Parlement soit obligatoirement soumis à référendum pour obtenir valudation avant d'être promulgué quel est l'objectif ben l'objectif il est aussi simple que celui de dire que la loi travail était une loi que l'immense majorité des salariés ne voulaient pas l'immense majorité des électeurs de gauche ne voulit pas et dont ils auraient pu obtenir qu'elle soit soumise à référendum pour être validé voté et promulgué plutôt que de passer par cette ce dénis de démocratie qui a consister à ignorer les exigences de celles et ceux qui disaient cette loi est injuste nous rend plus vulnérable nous rend plus fragile et en plus d'avoir l'audace de la passer par 493 c'est-à-dire au mépris du vote du Parlement et des représentants du peuple voilà trois votes trois votes dans dès le le dès le 19 juin ensuite nous engagerons ce qui sera une conférence citoyenne autour du Parlement et d'assemblée de citoyens tirés au sort pour la constitution de la 6e république la constitution de la 6e République nous la soumettrons au vote des Français au terme de ce processus démocratique de consultation et nous ne réfléchirons pas seulement à la question du septa unique moi j'y suis favorable du président de la République de la limitation du cumul des mandats dans le temps pour les parlementaires du sort que nous ferons au Sénat et de sa transformation en une grande chambre sociale et citoyenne de la composition de l'Assemblée é nationale des modes de scrutin nous mettrons tout ça sur la table mais je veux avoir aussi d'autres exigences sur les conditions dans lesquelles nous créons on va dire une respiration démocratique qui permet aux citoyens de fabriquer aussi la loi il y a de merveilleux exemples dans les démocraties scandinav qui nous montre de quelle manière sur chaque texte on associe les citoyens aujourd'hui on a des formules comme les enquêtes publiques qui sont plus administratif que démocratique on se paye de mots en disant qu'il y a là une comment dire quelque chose de de véritablement démocratique qui associe les citoyens à la à la délibération nous savons que ces enquêtes publiques elles sont réservées à quelques experts et que selon on tient compte de leur avis ou pas moi je souhaite que pour la fabrication de la loi que pour les conditions dans laquelle aujourd'hui les textes sont discutés élaborés délibérés les citoyens puissent faire B participer à ces processus sur le modèle d'ailleurs de ce qu'avait fait Axel le maire avec la loi numérique dont cinq articles de cette loi avait été écrit par les internautes citoyens il y a là des enjeux qui sont des enjeux à mes yeux tout à fait essentiels mais je veux vous proposer deux territoires à conquérir supplémentaires pour la démocratie au-delà de la 6e République et des trois référendum ces deux territoires c'est celui de l'entreprise et celui du numérique celui de l'entreprise et je veux dire un mot d'un secteur de l'économie qui est cher à mes yeux c'est l'économie sociale et solidaire voilà un secteur qui est un secteur qui bon en malant avec ses succès comme ses échecs tente de concilier gouvernance démocratique utilité sociale et développement économique la démocratie a trouvé sa place dans l'entreprise elle n'est pas rester aux portes de l'atelier comme le craignait jean- jores elle a réussi à faire sa place petit à petit dans des entreprises qui ont choisi un modèle pour se développer qui associe toutes les parties prenantes les travailleurs les salariés euh les collectivités locales les usagers les clients les banques bref toutes les parties prenante à la décision sous des formes coopératives mutualistes associativ peu importe mais sous des formes d'entrepreneuriat social aujourd'hui qui assure une biodiversité à notre secteur économique dont je prétends aujourd'hui que c'est non seulement une richesse mais surtout l'avenir l'avenir car mes chers amis si nous voulons avoir un modèle de développement qui soit tempérant un modèle de développement qui se préoccupe des conséquences de la production de richesse de biens et de services sur notre environnement mais aussi la situation de celles et ceux qui produisent si nous voulons engager cette transition nous ne pouvons pas nous désintéresser des modèles entrepreneuriau c'est-à-dire des formes d'entreprisees qui seront les cellules de base de ce modèle économique là et c'est la raison pour laquelle je fixe un objectif que je veux pas donner dans le temps parce qu'il est difficile à dans le temps mais aujourd'hui l'économie sociale et solidaire pèse 10 % du PIB de la France c'est à la fois beaucoup et pas assez il faut nous fixer comme objectif par des politiques qui sont des politiques fiscales par des politiques publiques par des politiques d'accès au crédit fixer comme objectif le doublement de la part de l'économie sociale et solidaire dans le pb de la France moi j'entends que la démocratie s'épanouisse aussi dans l'entrepriseut seulement créer de la richesse mais créer beaucoup d'emplois par l'entrepreneuriat social et l'économie sociale et solidaire on a tort de ne pas assez parler de de ce qui fait la richesse de notre modèle économique ce qui fait aujourd'hui que d'autres pays nous regardent en exemple à raison de l'existence de ce modèle là il est mal connu souvent méprisé très souvent méprisé notamment de la part des décideurs publics et privés en particulier des financiers et c'est la raison pour laquelle je souhaite qu'en matière de terrain à conquérir pour la démocratie la question de l'entreprise soit une priorité et le développement de l'économie sociale et solidaire le moyen justement de faire entrer la démocratie dans l'entreprise je ne m'arrêterai pas à cela je m'arrêterai pas à cela je pense qu'aujourd'hui tant sur l'obligation d'associer les représentants des salariés au conseil d'administration que sur le droit de vetto des comités d'entreprisees sur un certain nombre de décisions stratégiques il faudra aussi dans les modèles de sociétés commerciales qui n'appartiennent pas à l'esss donner davantage de moyens aux représentants des salariés de faire entendre leur voix sur les décisions important qui les concerne enfin le dernier domaine dans lequel je souhaite ou le dernier territoire sur lequel je souhaite qu'il y ait des conquêes démocratiques c'est le numérique je suis étonné de de voir à quel point cette question là échappe complètement au débat de la présidentielle qui se préoccupe aujourd'hui de ce que sera le pouvoir demain de ces géants du numérique qui à travers la possession ou la propriété des données personnelles que nous leur avons consentis vont sans doute améliorer soulager nos existences mais peuvent aussi nous surveiller contrôler et guider nos existences sur des chemins qu'elles auront tracés elles-mêmes nous avons aujourd'hui des géants numériques qui pèsent plus politiquement et économiquement que des états et ces question là n'existe pas dans le débat politique comme si nous étions dans une forme de déterminisme technologique où tout ce qui relève du numérique est bon en soi et améliorerait la situation de nos compatriotes oui parfois pas tout le temps mais surtout se pose une question fondamentalement démocratique à savoir comment demain contrôlons-nous ces données personnelles qui sont exploitées à titre privé pour aménager nos existences guider nos existences et parfois les contrôler et les surveiller je proposerai donc plusieurs avancées pour permettre l'oubli et le droit au au D référencements garantir le droit au consentement pour le traiter des données personnelles de chacun le droit à la port ilité des données personnelles élaborer des algorithmes loyaux c'est-à-dire non discriminatoires fidèles transparents à l'inverse des recommandations prenté comme issu de statistique alors qu'il s'agit de promotion commerciale l'organisation enfin d'une grande concertation citoyenne autour d'un nouveau contrat social numérique pour sortir de la logique du consumérisme informationnel qui conditionne aujourd'hui nos comportements il faut dans ce domaine une vraie prise de conscience la vente de nos données personnelles représente un danger possible potentiel voire majeur pour la démocratie il est temps là encore que ce territoire qui est un territoire dans lequel des citoyens se battent s'expriment s'organisent et bien ce ce territoire là fasse l'objet d'une action énergique des citoyens à travers le représentant aussi à travers l'état enfin je veux évoquer et ce sera la dernière partie de mes propositions j'ai pas tout traiter je ne vous parlerai pas aujourd'hui d' d'école j'aurais bien aimé mais mais en fait on aura pas le temps euh je veux vous parler de la République bienveillante en tout cas j'aimerais que la République soit bienveillante et aujourd'hui elle ne l'est pas aujourd'hui c'est ainsi trop de nos compatriotes font l'expérience de l'inégalité plus que de l'égalité l'expérience de la discrimination plus que de la fraternité l'expérience de la contrainte plus que de la liberté trop de nos compatriotes constatent que les institutions républicaines n'honorent pas leurs promesses l'école en particulier qu'est-ce que vous voulez qu'on réponde à la maman d'un jeune diplômé qui a consenti tous les efforts pour que son gamin qui habite dans un quartier compliqué avec une en réseau d'éducation prioritaire avec un lycée un collège compliqué qu'est-ce que vous voulez qu'on dise à cette maman quand son enfant aura coché toutes les cases une scolarité remarquable une trajectoire remarquable dans l'enseignement supérieur et est confronté au moment de l'insertion sur le marché du travail à la réalité de la discrimination et au fait que la République ne parvient pas à lui autoriser l'insertion professionnelle social auquel il a le droit au regard du mérite qui est le sien dans sa formation initiale c'est làdessus qu'aujourd'hui nous sommes attendu dis je ne parlerai pas de l'école parce que cela mériterit long dével et que il y a quelque chose de de tellement saisissant à constater que l'école française est une des plus inégalitaires d'Europe qu'elle rajoute des inégalités scolaires aux inégalités sociales que nous sommes l'école où le destin scolaire d'un enfant est le plus lié à son origine sociale dis-moi ce que tes parents font je te dirai ce que tu feras l'école qui continue à dire à des gamins ça c'est pas pour toi cette filière là alors qu'ils avaient les résultats qui pouvaient justifier en fin de 3e une orientation non pas vers un lycée professionnel mais vers un lycée général des gamins qui s'autocensurent parce qu'ils ont intégré culturellement que ça n'était pas pour eux tout ça ça n'est plus possible et c'est là où la promesse de la République ne tient plus et moi je je vous le dis je je sais que que que ces sujets sont difficiles mais je constate qu'il y a des jeunes aujourd'hui qui se choisissent une identité de consolation parfois dans l'Islam identitaire parce que objectivement pour avoir essayé le vivre ensemble ils ont constaté que ça ne marchait pas qu'il n'était pas protégés qu'ils étaient discriminés et qu'à tout choisir il préférait à la fin l'entre soi ça ne suffit pas à expliquer tout et je prétends pas tout expliquer à travers ça et moi je j'adhère au thès d'un remarquable intellectuel trapiste et français Rachid benzine qui sur la question de la radicalisation dit que nous sommes confrontés à un double dénis le dénis de ceux qui ne veulent pas voir dans la dérive de certains fanatiques musulmans une question qui évidemment concerne les musulmans mais l'autre dénis qui est celui de la République française qui ne veut plus voir dans des jeunes Français qui partent faire le djihad ou qui se ourne pas loin d'ici à la belle équipe ou au Bataclan contre leurs propres compatriotes et les massacres ne veulent pas voir des Français et oui il y a des salots qui sont français et oui il y a des barbares qui sont français qui sont passés parmi nous dans nos écoles dans nos institutions comme il y a des salots qui sont musulmans comme il y a des salots qui sont catholique juif athé et cetera mais que rien ne serait pire pour la République que d'être dans le de ce qui se passe sur ces territoires là où on sépare on ségrègue on discrimine et moi je je vous le dis je l'avais déjà dit au début de ma campagne mais je le redis et je le dis parce que je le vis comme une exigence je ne supporte plus mais je ne supporte plus au nom de mes compatriotes de tous mes compatriotes quel que soit leur religion leur croyance ou leur absence de croyance qu'il y ait un certain nombre de mes amis qui jusqu'ici était toulousain limougeot lillois salarié chômeur docteur du privé comme du public et qui a raison de ce qui s'est passé sur la déchance de nationalité ou sur le burkini ont finalement commencé à douter et à se dire mais je ne sais plus de quel côté de la barrière je me trouve suis-je avec le nous suis-je avec le E de quel côté suis-je j'étais et quand on en arrive là quand on en est arrivé à à proposer par calcul politique et je je suis heureux que le Président de la République ait dit regretter cette annonce ou cette décision qu'il voulait prendre mais quand on a posé le principe de la déchéance de nationalité c'est-à-dire introduire dans la Constitution l'inégalité des citoyens devant la loi et le fait de dire à des compatriotes concitoyens nous pensons que vous n'êtes pas égaux avec nous la rupture là moi je l'ai jugé profonde décisive identitaire pour ce qui me concerne moi qui suis de Bretagne et grandi pour partir en Afrique un peu en Bonlieu parisienne suis le fruit de multiples mélange et influence et accepte que mon identité comme celle de notre nation soit une narration et qu'elle ne soit pas figée aujourd'hui dans je ne seraai quelle figure du passé oui sur ce moment-là à raison de ce que j'ai vu entendu de mes amis de mes compatriotes de mes électeurs du sentiment que cela avait profondément perturbé ce qui était notre cadre de vie nos relations la stabilité de ces relations je dis que dans ce domaine-là la République va devoir faire beaucoup beaucoup beaucoup plus qu'elle ne l'a jamais fait alors comment ce que je proposerais puisque subsiste dans ce pays des discriminations qui sont en infraction avec la loi qu'il s'agisse de mination à l'embauche au loisir dans l'accès au loisirs ou au logement je considère que nous devons sur le modèle de l'inspection du travail des services fiscaux qui assurent les contrôles fiscaux et et le recouvrement de l'impôt sur le modèle de la direction de la concurrence la consommation et la répression des fraudes la police de la concurrence nous devons créer un nouveau corps de contrôle une nouvelle administration qui sera appelonsla la police des discriminations mais constitué d'un millier de fonctionnaires pour commencer l'inspection du travail c'est à peu près 1000 aujourd'hui personnes un millier de fonctionnaires entièrement dédiés au contrôle des conditions dans lesquelles aujourd'hui est mis en œuvre la discrimination ou pas dans les entreprises à l'emboche dans l'accès au loisirs dans l'accès au logement mais je veux que demain les citoyens Français se disent je suis protégé par la République et par l'État existe une administration qui est en charge de ce contrôle et qui me donnera les garanties que demain que demain je puisse m'épanouir dans une société qui soit une société qui aujourd'hui ne me sélectionne pas et ne me trie pas en fonction de mon origine de mon adresse de ma foi de ma mon absence de foi et cetera et cetera mais cette fois-ci en fonction de mes mérites voilà un des premiers engagements que je prends la création d'un nouveau corps de contrôle de l'administration placé auprès du Premier ministre et en charge de la lutte contre les discrimination le deuxième engagement que je prends il va pas me rendre très populaire mais je pense qu'il faut mettre en œuvre les récipicés de contrôle d'identité pourquoi pas pour jeter et je le dis pas pour jeter la suspicion sur le travail des policiers je n'ignore pas que comme la plupart des administrations les corps dans lesquels aujourd'hui les arrêts de travail sont les plus nombreux les pathologies psychiques liées au travail imputable au travail à trop de pression c'estàdire les burnout sont les plus nombreux on les trouve à l'hôpital à la police dans beaucoup d'administrations qui sont ont perdu le sens de leur mission mais c'est mais sans ignorer cela ce que je crois aujourd'hui c'est que si nous voulons changer le rapport de la police et de la population un rapport qui dans les fait sur certains P de notre territoire est un rapport marqué du saut de l'hostilité du conflit permanent de la défiance si nous voulons changer cela il faut trouver des instruments des médiations parmi lesquels récipissé de contrôle d'identité qui permettent justement de rétablir un lien beaucoup plus normal beaucoup plus paisible entre celui qui contrôle et celui qui est contrôlé c'est aussi la raison pour laquelle avec les récipicés de contrôle d'identité je rétablirai une vraie police de proximité une police des territoires la police qui marche qui déambule qui prend des renseignements qui s'intéresse à la vie des familles des commerces qui identifie le petit qui commence à dérailler bref l'œil l'oreille de toutes les autres polices à partir du moment où Nicolas Sarkozi a pris cette responsabilité scandaleuse de remettre en cause la police de proximité au motif que les policiers étaient pas là pour jouer au foot qu'est-ce qu'on perdu toutes les autres polices la police judiciaire ceux qui luttaient contre le trafic des stupéfiants et cetera et cetera ils ont perdu leurs yeux et leurs oreilles celles et ceux qui leur permettaient justement d'intervenir à bon au bon moment dans des conditions où justusquement on risquait pas de se mettre toute la population à dos aujourd'hui il est indispensable à côté des récipciés de contrôle d'identité de redonner les moyens à la police de faire correctement son travail bref d'être partout les gardiens de la paix et que chacun en France se sente protégé par les gardiens de la paix et quand aujourd'hui police et population se livre à une forme de de de de comment dire de de de oui de conflit permanent d'hostilité défiance permanente il me semble que c'est dangereux pour la République et la démocratie alors j'en termine puisqu'on me dit qu'il faut que je termine mais juste d'un mot sur la santé je parlerai pas des Hospitaliers je juste vous vous parler d'une chose qui me tient à cœur aussi saz j'ai beaucoup tourner déjà dans cette campagne et un des témoignages qui m'a le plus bouleversé est celui d'une maman célibataire un/art des foyers en Île-de-France sont des mamans sont des familles monoparentales 85 % ce sont des mamans à la tête d'un foyer qui travaille ou qui espère bien travailler pour pouvoir nourrir et éduquer leurs enfants ben cette maman célibataire elle était passée du RSA à un job d'auxiliire de vie elle assurait donc l'accompagnement le soin et la prise en charge de personnes âgées dépendantes elle gagnait au mieux 1300 € par mois la plupart du temps autour de 1200 € souvent même d'ailleurs me disait-elle une génération proche du SMIC en clair ceux à qui nous confions nos parents au moment où ils sont devenus dépendants au moment où ils sont souvent seuls toute la journée ceuxa nous les payons mal sinon très mal et elle me disait cette dame elle me disait il quelque chose de terrible à ce que non seulement on soit si mal payé que nos employeurs soient si dur avec nous mais à constaté en plus qu'à raison du rythme qu'on exige de nous à raison des objectifs qu'on nous fixe on est obligé aujourd'hui de maltraiter pour partie ce dont on a la charge et elle me don cet exemple je je vous le donne c'est du pour le coup du très concret elle me disait aujourd'hui il n'est plus rare que dans les épades donc les maisons de retraite quand on a quand une toilette intime d'une personne devrait se faire sur 25 à 30 minutes pour une personne âgée pour qu'elle conserve sa dignité il n'est plus rare que ces toilettes on les fasse en 10 minutes et me faisant rencontrer d'autres de ces AES soignantes auxiliaires de vie elle me disait toutes ces femmes que dans les maisons de retraite ça s'appelle pardon la formule la toilette têteq parties intime et visage et on se contente de ça et une couche pour une personne âgée qui devrait être changé toutes les 8hur toutes les 4 heures pardon on leschange que toutes les 8h bref on a un tel rythme qu'aujourd'hui on se met dans des situations où dans notre métier au moment où on ferme la porte de la pièce que l'on quitte on sait qu'on a manqué à l'honneur et à la dignité de la personne dont on a la charge et ces femmes rajoutaient ce qui est d'autant plus terrible c'est que quand on a une jeune fille ou un jeune homme parfois qui dans le cadre d'une formation obtenue dans un lycée professionnel ont eux qu'une toilette correcte pour assurer la dignité d'une personne est de 30 minutes on apprend à ces jeunes qui se forment ben donc c'est en 10 minutes ici parce que la vraie vie les 30 minutes ça tient pas mais je vous dis la République bienveillante c'est aussi une république qui demain à l'égard de celles et ceux qui connaissent la dépendance ce qui ne veut pas dire la perte de la conscience et la lucidité sur leur état ce qui ne veut pas dire la conscience de la perte de la dignité je pense que à l'égard de celles et ceux qui prennent en charge ces femmes et ces hommes qui sont nos parents et qui seront peut-être beaucoup d'entre nous demain je pense qu'il faut que nous ayons une politique qui soit radicalement différente en matière de carrière de salaire de moyens affectés à la prise en charge des personnes âgées que ce que nous avons aujourd'hui donc la République bienveillante ce seront aussi de nouveaux services publics dans deux domaines la petite enfance sous la des formes qui ne seront pas forcément une administration un formulaire un fonctionnaire on associera économie sociale et solidaire crèche associative crèche d'entreprise crèche municipale mais je pense qu'il faut garantir un droit d'accès à la prise en charge des tout petit pour toutes femme notamment seul à la maison qui travaille et qui n'a pas d'autre choix et que nous devrons penser à une prestation et un service public qui est en terme de prise en charge du vieillissement on a beaucoup fait je veux voudrais saluer le le travail de Michel de lonet sur le droit au répis mais aussi mettra en œuvre une politique est une politique qui s'attache à faire en sorte que celles et ceux à qui on confie ceux qui nous ont donné la vie parce que nous ne sommes pas là parce que nous sommes appés pour notre travail parce qu'on a toujours de bonnes raisons hein surtout beaucoup de mauvaises raisons ben que cela nous leur donnions les moyens de faire le travail comme il le souhait dans de bonnes conditions respectant la dignité de celles et ceux qui vieillissent et je voudrais terminer par un dernier engagement nous avons fait un un premier pas avec la loi Cless Leonetti en matière de fin de vie nous avons créé la possibilité en clair d'endormir les gens et de d'organiser leur départ en arrêtant de les nourrir et de leur donner à boire je pense que nous sommes restés en de ça c'est mon point de vue de ce qu'il faudrait faire et en lien avec la communauté médicale moi je souhaite m'engager plus loin en matière d'un droit fondamental à la fin de vie au suicide assister au fait de maîtriser et de choisir ce momentl c'est un débat compliqué je sais est compliqué mais il me semble aujourd'hui que la maturité qui est celle de la société française doit nous amener au-delà des croyances au-delà des des uns et des autres tout en les respectant de faire encore un pas supplémentaire vers une république bienveillante donc une république qui au moment où les hommes et les femmes choisisse de d'en finir avec la vie terrestre de le permettre dans des conditions qui soient des conditions optimales pour un départ apaiser alors voilà j'en ai terminé de mes propositions le seul truc que j'ai vraiment décrit c'est la conclusion et que je ne retrouve pas mais je vais la retrouver bon voilà bon voilà ça va finir je voulais j'ai commencé avec avec Camu vous verrez que il y aura encore un peu de Camu dans dans dans cette conclusion beaucoup disent qu'il faut être programmé depuis toujours pour être président de la République j'en vois bien deux trois aujourd'hui et ben je l'ai déjà dit à SaintDenis je l'assume en ce qui me concerne pas d'avantage hier maintenant un peu plus quand je me lève le matin mais je ne me suis pas levé tous les matin depuis tout jeune tout adolescent depuis que je suis enfant me disant que c'était là le destin qui était le mien je n'ai en ce qui me concerne aucune revanche à prendre sur la vie qui m'a aujourd'hui euh honnêtement euh énormément donné je n'ai je crois pas pas un ego démesur à satisfaire encore que pour être candidat à l'élection présidentielle faut en avoir quand même un un peu plus gonflé que la moyenne je le reconnais mais il me semble quand même qu'à cette étape ça n'est pas en tout cas la caractéristique principale en tout cas de ma motivation vous savez je suis issu de milieu modeste populaire puis ayant gravi des échelons dans la hiérarchie sociale pour appartenir à ce qu'on appelle les classes moyennes je viens de Brest où mon père a commencé comme apprenti dans les arsenaux ouvrier d'état puis aggravi les échelons et c'est comme ça qu'on a vu j'ai eu la chance d'avoir une vie heureuse de français appartenant aux classes moyenne c'est donc vrai que je ne vous propose aucune aventure personnelle et puisqu'il paraît que les candidatures doivent être des révoltes cette révolte pour moi né et ne sera dirigé contre personne et tout au long de cette campagne je m'abstiendrai de faire des attaques direct personnel je me concentrerai sur les désaccords politiques que ils sont nombreux j'ai des désaccords politiques nombreux avec Emmanuel Macron j'ai des désaccords politiques nombreux avec Manuel Vals j'ai des désaccords politiques aussi avec Arnaud j'ai des désaccords avec Vincent j'ai des désaccords avec Jean-Luc j'ai surtout un désaccord total avec la droite totale et absolu avec l'extrême droite mais je ne ferai pas de cette campagne le moyen ou l'instrument de je ne sais quelle révolte contre mes pères aujourd'hui la seule question qui à mes yeux nous est posée c'est qu'evau nous fait de ce monde de ce monde dans lequel vos enfants vont grandir nos enfants vont grandir respirer manger et eux-mêmes faire des enfants ce monde de demain c'est en fait déjà le nôtre dans lequel nous vivons vous vivez nous apprenons vous apprenez nous respirons nous mangeons et nous faisons des enfants ce monde je vous propose tout simplement d'arrêter de le démolir d'arrêter de le détruire mais bien justement de le reconstruire de protéger ces grands équilibres naturels notre survie et notre santé de changer de modèle de développement de changer de modèle économique parce que celui-ci est injuste dangereux et incapable de donner des solutions concrète à toutes les générations qui viennent de reconstruire aussi notre démocratie ici et en Europe pour que chacun d'entre vous chacun d'entre nous soit acteur des décisions prises pour empêcher que la justice se racornisse beau fruit orange qui ne contient qu'une pulpe amère et sèche je redécouvrais à tipassin qu'il fallait garder intact en soi une fraîcheur une source de joie aimer le jour qui échappe à l'injustice et retourner au at avec cette lumière conquise au milieu de l'hiver j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un invincible été c'est Camu qui écrivait ces ces mots avec une force incroyable quand il se souvenait sur les plages de petit passa qu'il avait vu grandir en Algérie combien là au contact de la nature d'un sable brûlant d'une mer Méditerranée clair les odeurs de jasmin il avait trouvé la force et l'énergie de retourner combattre et bien je pense que malgré le froid de l'époque qui nous enveloppe malgré l'obscurité qui nous fait tressair il nous revient ici d'élaborer et de d'élaborer et d'allumer les lumières du présent et du futur celles qui nous permettront d'envisager un futur qui soit un futur doux et bienveillant pour nos enfants je veux avec vous toutes et tous construire un avenir souhaitable désirable où chacun trouve sa place dans la société je crois je vous le dis en notre intelligence collective je crois en notre capacité à relever ses défis se révolter comme nous aurit encore conseillé Albert Camu voilà ce qu'il faut faire s'engager dans la vie de la cité pour améliorer notre quotidien bâtir notre futur nous ce combat nous devons le mener ensemble tout va et tout revient tout disparaît et tout refleurit nous devons aujourd'hui reprendre le fil de nos existences nous devons aujourd'hui reprendre en main notre destinée c'est à nous collectivement ensemble rassemblés Unis serré à nous de faire battre à nouveau le cœur de la France
[Applaudissements] [Musique]
Benoît Hamon