Bruno Retailleau face à Darius Rochebin|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 29 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Réaction aux mesures gouvernementales sur le carburant et les chèques ?
- 0:44RelanceRéponse partielle
Comment expliquer une telle surenchère diplomatique sur les chèques ?
- 1:27RelanceRéponse directe
Pourquoi le gouvernement admet que 1,5 million de Français ne toucheront pas leur chèque ?
- 2:04OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous contre la politique du chèque ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Quelle est votre différence avec Marine Le Pen et Édouard Philippe ?
- 4:45OuverteRéponse directe
Pourquoi vouloir réviser la Constitution sur l'immigration ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Chiffre
« Ce que je propose parce qu'on peut faire des choses et ne pas subir, c'est de restituer l'équivalent de 17 € en suspendant justement les certificats d'économie d'énergie parce que je pense que c'est plus juste. »
- 1:27Fait
« il y a 1 million dei000 de français qui auraient droit et qui parce que c'est compliqué parce qu'ils savent pas qui on ne vont même pas toucher leur chèque. »
- 4:02Fait
« Cette année, on sera de tous les pays d'Europe. Le pays où le déficit sera le plus élevé. »
- 4:45Promesse
« Moi, je veux la rupture. Je considère que si on ne renverse pas la table, je considère que le système, il est à bout de souffle et que il faut avoir le courage de dire aux Français et bien il y a une espérance. »
- 5:30Fait
« Moi, j'ai choisi précisément de réviser la Constitution pour que ce soit le peuple français qui puisse par référendum choisir la politique migratoire parce qu'aujourd'hui c'est interdit. »
- 12:27Promesse
« Je veux sauver le régime de retraite pour les retraités d'aujourd'hui pour ne pas qu'il soi appauvri aujourd'hui et demain, mais aussi pour les jeunes générations. »
- 13:09Fait
« l'âge minimal de départ évidemment c'est 63 ans, mais j'ai pour la pénibilité, j'ai pour les carrières longues, je les remettrai à la discussion dans les branches »
- 14:37Chiffre
« je réduis de 2 ans, c'est possible, c'est un flux qui est voilà de 60000 personnes et 2 tiers encore une fois sont des femmes à 65 ans. »
- 15:20Fait
« C'est ça le but. C'est ça le but. »
- 17:28Chiffre
« C'est 40 milliards sur 5 ans cumulé, c'est environ 40 milliards. »
- 20:25Pascal PerryChiffre
« Le déficit primaire en France, c'estàd le déficit avant même qu'on ait payé les intérêts d'emprint 150 milliards à peu de choses. »
- 21:49Chiffre
« Je fais une réforme de l'assurance chômage euh pour l'amener aux moyennes européennes. C'est à peu près 13 milliards. »
- 22:31Chiffre
« Le coût de l'immigration est environ de 35 à 40 milliards d'euros. »
- 23:15Fait
« je veux une carence pour qu'un immigré ne puisse pas toucher des aides sociales non contributives dès l'instant où il le met le pied en France. une carence de quoi de quelques mois, quelques années »
- 24:00Chiffre
« il va y avoir à peu près un peu moins de 700000 qui vont partir en retraite. C'est un sur de que je ne remplace pas, environ 300000 à peu près. 600000 sur de quinquena. »
- 24:42Chiffre
« il y a 6 millions de fonctionnaires. Admettons que sur un premier quinquen on fasse un effort de 5 % d'efficacité. 5 x 6 3 30 300. »
- 25:25Chiffre
« il y a des autorités par exemple indépendantes, il y en a une trentaine, je pense qu'on peut pas les supprimer toutes les 30. Je pense qu'on peut en supprimer une moitié. »
- 26:40Chiffre
« Emmanuel Macron, depuis 2017, il y a plus de 320000 3200 fonctionnaires de plus. »
- 27:17Chiffre
« la cour des comptes a rendu aujourd'hui, je crois à l'Assemblée nationale et c'est 30 milliards de subventions. »
- 29:23Fait
« je veux en réalité réviser la constitution mais il y a toute cette bureaucratie. L'État n'a plus la main. »
- 30:49Fait
« je veux que par exemple avec une demi-heure de plus par jour, c'est mon bonus, et bien un salarié puisse gagner l'équivalent de quasiment 2 mois de travail par an avec 30 minutes de plus par jour de travail. »
- 33:25Fait
« aujourd'hui, regardez ce qu'a dit l'INC. La croissance française en en 2026, c'est trois fois moins que la moyenne européenne »
- 34:09Fait
« il y a un double décrochage même. Il y a un décrochage de l'Europe par rapport aux États-Unis et dans l'Europe, il y a un décrochage de la France par rapport à l'Europe. »
- 35:32Fait
« Vous évoquez également un gain notamment pour les femmes qui sont les victimes du système actuel. »
- 36:15Chiffre
« je baisse grâce à des économies, je baisse les taux de cotisation salarial et patronale de 5,25 % moitié moitié salaire côté salarié et côté entreprise. »
- 36:58Promesse
« Je veux que les Français deviennent propriétaires aussi bien de leur logement qu'ils deviennent propriétaires de leurs entreprises. »
- 39:02Chiffre
« les revenus du capital sont de l'ordre de 4 % par les fonctionnaires ont ce régime d'ailleurs. Alors et les fonctionnaires ont ce régime la préfond y compris dans les collectivités locales. »
- 39:40Fait
« Le manque de croissance évidemment le mal des mals. »
- 41:04Fait
« Dans les années 80, la France et les États-Unis, il y avait une espèce d'égalité, des conditions. On parle du PIB moyen par habitant, hein. Et ce décrochage terrible depuis les années notamment 2010 »
- 41:45Fait
« On s'est appauvri parce que on nous a dit surtout la gauche travaillez moins et vous vivrez heureux. Retraite à 60 ans les 35 heures. »
- 42:24Chiffre
« il faudrait 2 % de croissance pour se maintenir à peu près à niveau et il faudrait un peu plus de 2 % de croissance pour recommencer à créer des emplois. »
- 43:48Fait
« il faut réduire justement la mauvaise graisse de l'État, il faut réduire la dépense sociale avec tous les dérapages »
- 45:37Fait
« certes, la natalité s'est effondrée depuis Hollande et Macron parce qu'ils ont démembré la politique familiale. »
- 46:21Chiffre
« On a aujourd'hui quasiment 300000 immigrés qui sont venus en situation légale, hein, qui ont respecté nos lois, nos frontières et qui sont au chômage. »
- 47:01Fait
« À partir du 3è gosse, on est exonéré d'impôt sur le revenu et puis il y a une prime sur les deux premiers. Ça a eu un effet sur 2 ans. »
- 47:43Fait
« Les Français veulent plus d'enfants que ce qu'ils n'ont. Pourquoi ? Bah, tout simplement parce que la crise du logement fait que aujourd'hui les jeunes couples ont perdu l'équivalent euh à salaire constant. euh de pratiquement deux chambres, la surface de deux chambres d'enfants. »
- 49:09Fait
« Je veux que le salaire net moi soit plus élevé. Par ailleurs, comment expliquez-vous que il y a 300000 étrangers en situation régulières qui sont au chômage donc ça ne règle pas tout. »
- 50:35Fait
« Je pense que ce sont de fabuleuses opportunités et malheureusement je trouve que l'Europe est en train de passer à côté de quelque chose. »
- 51:16Fait
« la technologie n'est ni bonne ni mauvaise simplement il faut parfois la réguler et tout dépend de l'usage que l'on en fera. »
- 52:01Fait
« On a un grand champion Mistral, je parlais l'autre jour avec son créateur Arthur Mench. Voilà, il y a un certain nombre de pistes qu'il faut qu'on s'en saisisse aujourd'hui parce que demain on va devenir un protectorat industriel de la Chine et un protectorat numérique des États-Unis. »
- 52:01Fait
« il y a deux modèles d'intelligence artificielle. l'un de de d'Openai Chat GPT et l'autre d'anthropique qui a Claude par ailleurs qui ont échappé de leur environnement et qui ont comment dirais-je en se sauvant en s'échappant qui ont diligenté une attaque sur une entreprise »
- 52:01Fait
« la technologie n'est ni bonne ni mauvaise simplement il faut parfois la réguler »
- 52:01Fait
« l'Europe est en train de passer à côté de quelque chose »
- 52:01Fait
« On a un grand champion Mistral »
- 52:41Fait
« Emmanuel Macron ne sera pas si j'ai bien compris à la messe »
- 52:41Fait
« Je ne communiai pas. Je ferai comme général de Gaulle »
- 53:57Fait
« notre culture, notre civilisation est de marque judicio-chrétienne »
- 53:57Fait
« sans le christianisme, la France d'aujourd'hui ne serait pas vraiment la France »
- 54:33Promesse
« j'ai souhaité dans la révision constitutionnelle inscrire à rappeler ce qui devrait aller s'en dire mais ce qui ne va plus de soi »
- 54:33Promesse
« Je ne veux pas que la France soit un pays sans mémoire »
- 54:33Fait
« la France est laïque »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir Bonot Taillot, bonsoir Darius Rochemin. Merci beaucoup d'être là, candidat à la présidence de la République. Première réaction à ces quelques mesures, je les résume à à grand trait, le chèque de 100 € pour les grands rouleurs étendu à 5 et demi 5 millions et dei de français. euh le le la prime carburant de 600 à 1000 €, ce bonus unique de 80 € pour les infirmières libérales, tout ça annoncé par Sébastien Lecournu. Tout ça ne changera rien euh dans la mesure où beaucoup de Français qui peignent sous le poids de la chairé de la vie vont continuer à devoir faire le plein d'essence. Une partie de ceux qui sont éligibles d'ailleurs ne le demanderont pas et parmi ceux qui sont éligibles, les chèqus arriveront très tard. Et moi, je suis contre la politique du chèque. Je pense qu'on a
plus d'argent. Il y a plus de sous dans les caisses. J'adorerais vraiment j'adorerais venir ici euh devant vous pour dire "Écoutez les chers compatriotes, on va dépenser 10 milliards. Ces milliards, on ne les a plus. Ce que je propose parce qu'on peut faire des choses et ne pas subir, c'est de restituer l'équivalent de 17 € en suspendant justement les certificats d'économie d'énergie parce que je pense que c'est plus juste. Tout le monde pourra justement précisément en bénéficier tout le monde et puis c'est pas de l'argent magique, ça va pas dans les caisses de l'État. Voyez comment expliquer une telle surenchère diplomatique sur notre antenne ? Et répondait à M Carwer. Mot de Bregeon est le même porte-parole du gouvernement dit tiens, il y a 1 million dei000 de
français qui auraient droit et qui parce que c'est compliqué parce qu'ils savent pas qui on ne vont même pas toucher leur chèque. Donc on est dans un degré d'absurdité où le gouvernement lui-même admet que il y a 1 million et demi de français qui n'y vont pas et pourtant on continue. Ça paraît fou. Il faut être c'est une bureaucratie qui devient folle pour faire ça. Bah c'est la bureaucratie c'est la tuyauterie. C'est la tuyauterie. C'est le chèque en bois, le chèque sans provision que nos enfants peront demain et ça ne peut pas durer. Alors, on peut encore une fois ne pas subir. Je pense d'ailleurs que au-delà de la question du carburant, il y a la question du travail qui paye plus. C'est parce que le travail de paye de moins en moins que beaucoup de Français se retrouvent en
difficulté. Si on était un peu plus riche, comment expliquer que le niveau de vie des eur des Français aujourd'hui soit inférieur à la moyenne du niveau de vie des Européens ? On en reparlera avec Pascal Perry qui va longuement nous rejoindre pour parler de ça, notamment du décrochage à la gardere des Américains. Mais restons un instant sur ces mesures. Qui décide ça ? Parce que pour avoir ce degré disons de de complexité mentale pour dire on va faire un chèque, on sait qu'il y a un demi million de personnes de gens qui vont pas, ça fait rien, on le fait quand même. C'est les inspecteurs des finances qui a ce genre d'idée dans le dans le profond de l'État. Je je vais reprendre une plaisanterie d'Alan Bower que vous connaissez parce que régulièrement il est ici dans vos
studios. Il a dit voilà il y a trois il y a trois des trois qui sont bloqués. Il y a Hormous, il y a Babel Mandeb et puis il y a Ber et celui-là c'est pas le plus facile à débloquer. Donc voilà c'est la technocratisation, c'est la bureaucratisation et malheureusement c'est autre chose. C'est cette idée que désormais l'argent magique agit toujours. Est-ce qu'il y a une caste ? Oui en tout cas il y a une bureaucratie. Bien sûr il a une bureaucratie d'État. Ils sont est-ce que les inspecteurs des finances en l'occurrence beaucoup sont très je veux pas généraliser parce qu'il se trouve que j'en connais qui sont pas dans le moule et il y en a quelques-uns qui sont candidats à la président de la République sont Ferreur et mais ou quelques-uns qui sont qui est
d'ailleurs président de la République qui vient de là Emmanuel Macron mais justement justement pour nos compatriotes pour le prochain choix fauda peut-être faire attention à ne pas choisir toujours les mêmes profils. Vous savez, c'est très haut fonctionnaires parce qu'ils ont un moule et c'est très difficile quand on a été aussi bien moulé si j'ose dire dans ce moule d'en sortir. C'est quoi le moule ? Qu'est-ce qu'ils ont ? Comment la tête ? Ben, c'est la haute fonction publique. C'est ce fonction publique souvent déconnecté, souvent déconnecté qui n'a pas conscience. Enfin, ils ont quand même creusé une dette abissale. Mais habis 3500 milliards d'euros, c'est énorme. Et les déficits augmentent. Cette année, on sera de tous les pays d'Europe. Le pays
où le déficit sera le plus élevé. C'est ça aujourd'hui le bilan désastreux avec Pascal Perry. On entrera dans le détail de la question des carburants, mais aussi on va parler des retraites dans un instant. D'abord la situation où vous êtes entre deux grands candidats, en tout cas d'après les sondages, c'est Marine Le Pen et Édouard Philippe. Est-ce que vous êtes en éto ? Non, parce que je suis différent de l'un et de l'autre et je porte un projet surtout singulier qui n'a rien à voir avec le projet de Marine Le Pen. J'ai beaucoup de mal d'ailleurs à savoir ce qu'est le projet de Marine Le Pen. Rien à voir vraiment parce que il change, attendez, le Rassemblement national change d'avis sur quasiment tous les tous les sujets
et avec Édouard Philippe, oui, j'ai une grosse différence. lui veut faire des ajustements, il veut changer un petit peu. Moi, je veux la rupture. Je considère que si on ne renverse pas la table, je considère que le système, il est à bout de souffle et que il faut avoir le courage de dire aux Français et bien il y a une espérance. Aujourd'hui, ça va très mal mais on va s'en sortir. La France, elle n'est pas foutue. Vous êtes très sévère sur Édouard Philippe, des ajustements, c'est très sévère ça. C'est comme si à vos yeux, il se jupayisait. Mais je vais vous donner un exemple qui qui est fondamental sur l'immigration. Moi, j'ai choisi précisément de réviser la Constitution pour que ce soit le peuple français qui puisse par référendum choisir la politique
migratoire parce qu'aujourd'hui c'est interdit. La Constitution interdit qu'on consulte le peuple français sur ce phénomène qui est l'un de ceux qui a le plus bouleversé la société française depuis 1 demi-siècle. Marine Le Pen le conteste he elle dit que notamment dans l'article 11, il y a mentionur de la question des questions économiques et qu'on pourrait considérer que là il y a une entrée et d'ailleurs que s'est assis sur ce genre de propos. Je suis un provincial rural, donc je réponds d'abord à une question puis ensuite je répondrai à l'autre question dans la question. Euh ce que ce que je veux dire par là, c'est que euh lui dit "Non, non, faut pas changer la Constitution. H donc on fait pas de référendum, pas de référendum euh sur l'immigration. Ça ve
ça voudra dire qu'on laissera les juges en réalité faire la politique migratoire de la France." Il dit par exemple, "Moi, je veux que il y ait une procédure du dernier mot. Parfois, je suis choqué par des jurisprudences abusives du Conseil constitutionnel qui fait dire à la Constitution ce qu'elle n'a jamais dit. H je propose une procédure qui permettra demain au président de la République de consulter par référendum ou les représentants du peuple par le Congrès pour inverser cette jurisprudence. Donc soyons clair, c'est d'abord en référendum sur le référendum. C'est ça. C'est Non, c'est je Alors la différence par rapport à madame Le Pen, c'est que elle propose un raccourci et dit "Moi, je change la Constitution par l'article 11, mais moi je veux changer la Constitution en respectant la
constitution." Ça c'est légalement c'est pas possible. Expliquez bien votre propos. Si j'ai bien compris, vous dites que le Conseil constitutionnel serait déterminé au point même d'annuler un décret que signerait Madame Le Pen. Si madame Le Pen dit "On va au référendum", d'après vous, le Conseil constitutionnel serait capable de dire "J'annule". Non, j'ai j'ai peur qu'on soit incompréhensible vis-à-vis des téléspectateurs très rapidement. Si demain madame Le Pen veut modifier la constitution pour élarchir la possibilité justement du référendum à la question migratoire, si elles veulent le faire sans respecter la Constitution, et bien le Conseil constitutionnel dira c'est illégal et vous savez ce qui se passera. Vous aurez 30000 maires qui refuseront d'ouvrir les bureaux de vote.
Pas autant. Ah ça veut dire presque tous. Non, il y a 35000 maires mais la plupart des maires seront légalistes. Ils sont des élus qui sont loyaux et donc il y aura pas de référendum. Donc je pense que on peut assumer une rupture y compris en changeant les règles constitutionnelles. Mais il faut d'abord respecter la constitution. C'est simplement ce que je veux dire pour dire que il faut être sérieux. Voilà, il faut être professionnel, faut pas être amateur surtout quand on veut renverser la table. Bruno Rotaillot, à chacun sa croix. Vous avez aussi la vôtre. Vous n'avez pas raté la comment dire la moquerie à votre gars. C'est c'est la croix de Laoren. C'est mieux quand même la moquerie de de François Baou parce que vous en prenez à Dorph Philippe à Marine Le Pen vos deux.
Nonends pas non attendez venez dire il y en a un qui qui a une proposition infaisable et l'autre c'est quoi votre forond sur le fond il veux des ajustements. C'est pas très flatteur et moi je veux la rupture. Non mais c'est sur le fond. Je je m'en prends pas à la femme qui est Madame Le Pen ou à l'homme qui est Édard Philippe. Je voilà, je les respecte. Écoutez François Bairou qui se moque de vous et de votre macronisme mal digéré. Écoutez Bruno Rotaillot, j'ai pour cet homme de l'estime personnelle. Nous avons, il était membre du gouvernement et nous avons eu des relations excellentes. Chaque fois qu'il dit socialiste ou macroniste, on a l'impression qu'on lui arrache les amidales.
et et le le et la distinction de sa personnalité, je crois, son authenticité, son sa générosité, en tout cas le le son les valeurs qu'il portent ne méritent pas qu'on se trouve dans cette situation de de qu'il alimente une division qui s'en va à nous conduire au pire. Est-ce que vous avez encore vos amis Bruno Rota ? Ben, je me suis fait opérer. Donc, de ce point de vue-là, François Obou se trompe mais je veux lui donner raison. Il a raison. Je n'ai jamais été macroniste depuis le premier jour. Je n'ai d'ailleurs jamais voté Emmaël Macron, ni
en 2017, ni en 2022. Je ne le suis toujours pas. Et alors, je n'ai jamais mais alors au grand jamais été socialiste. Et si je suis rentré au gouvernement, c'était précisément pour faire barrage à la gauche mélanchonisé. Voilà, je suis ce que je suis mais euh je suis sincère quand j'ai des convictions, on me les arrache pas comme ça, voyez. Est-ce que je les tiens ? Est-ce que vous regrettez ou d'avoir été au gouvernement ou de l'avoir quitté ? Ah, ni l'un ni l'autre. Je suis rentré donc pour faire barrage à la gauche. J'estime que par beaucoup de points de vue, j'ai un certain nombre de de résultats. Mais quand c'était plus possible, en clair, quand je me suis aperçu que Sébastien Lecornu était sans me le dire d'ailleurs, en train de
marchander le soutien de monsieur Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste, en voulant d'ailleurs suspendre la réforme des retraites, c'était impossible pour moi de rester. Impossible. Et j'adorais franchement c'est c'est un ministère qui est un très beau ministère. À chaque fois que j'en parle hm c'est avec émotion et c'est pour rendre hommage aux hommes et aux femmes de B, les policiers, les gendarmes, les sapeurs pompiers, les préfets. Vraiment vraiment on a beaucoup de chance. C'est pour ça que je pense que la France n'est pas n'est pas du tout fichu. Mais les convictions, c'est les convictions et je crois que vis-à-vis des Françaises, ce qui a beaucoup abîmé la politique depuis des années des années, c'est des hommes politiques qui retournent leur veste.
Voilà. Runot les sondages regardons-les. Alors évidemment on est très loin encore d'élection présidentielle mais il faut bien tabler sur quelque chose. Marine Le Pen c'est dernier sondage et le CI pour la présidentielle premier tour hein hypothèse Philippe Atal au premier tour Marine Le Pen 33 Jean-Luc Mélenchon 16 Édouard Philippe 14,5 Monsieur Gluxman 11 Monsieur Atal 8 Bruno Rotaillot 6 Est-ce que vous espérez encore changer cela ? Absolument mais j'en suis persuadé absolument persuadé. Quel précédent vous avez ? Quel point de comparaison ? Ah mais j'ai des points de comparaison franchement entre monsieur Jupé qui était donné gagnant, vous souvenez c'est François Fillon qui a remporté la primaire. Je me souviens que c'était de monsieur Baladur Pé à Soname qui devait être élu
et monsieur Chirac qui l'a été et cetera et cetera. Les exemples sont légions. En réalité, les suffrages, les sondages se trompent régulièrement à 8 mois des élections présidentielles. Mais peut-être que je veux préciser les choses. Pourquoi je ne crois pas en ma bonne étoile ? Simplement je crois en la puissance de mon projet et je vois que il n'est porté par personne. Je pense que ce projet ou ces idées, ces mesures, ces propositions, personne d'autre ne les porte. Parlons-en. Regardez, c'est le votre que vous le présentez ce soir en primeur. Merci beaucoup. C'est intéressant de d'avoir ça, qu'on qu'on soit d'accord ou non avec vous. C'est un point de comparaison important sur ce qui est certainement le dossier principal et on en parlera avec Pascal Perry dans un
instant concernant les retraites. Tant de candidats flagolent un peu sur le sujet, vous dites ben voilà, nous avons là un certain nombre de propositions concrètes, on va peut-être les afficher, c'est votre projet pour les retraites. Euh expliquez-le nous puisque il est extrêmement lisible, en tout cas faisable, ça vous allez devoir le convaincre et surtout convaincre Pascal Perry qui est beaucoup plus dur que moi comme vous le savez. Expliquez-nous votre projet. pas à pas puisque vous pour la première fois vous présidez cette présentez cette idée avec ces âges minimaux. Je veux d'abord donner le sens de la réforme. Je veux sauver le régime de retraite pour les retraités d'aujourd'hui pour ne pas qu'il soi appauvri aujourd'hui et demain, mais aussi pour les jeunes générations. Et
pour le faire, j'ai deux âges très simples. Je vais accorder, articuler la liberté, la responsabilité. par exemple l'âge minimal de départ évidemment c'est 63 ans, mais j'ai pour la pénibilité, j'ai pour les carrières longues, je les remettrai à la discussion dans les branches euh et avec les partenaires sociaux parce que quand on travaille avec un marteau piiqueur sur la voie publique, c'est pas pareil lorsqu'on travaille dans un bureau. Donc pénibilité et handicap, maladie et cetera. carrière longue 2è pilier de 63 65 ans. Attendez 63 ans. Attendez 63 ans je m'explique c'est l'âge minimal de départ sauf encore une fois pénibilité. Si vous voulez partir parce que vous
êtes libre juste à 63 ans, voilà et bien à ce moment-là vous aurez une décode de 7 % 7 % par an. Et puis il y a un deuxième âge qui est 65 ans. Là vous avez même si vous n'avez pas toutes vos annuités, tous vos trimestre, vous pourrez partir en retraite avec un taux de retraite plein. Enfin en tout cas une retraite pleine. Voilà, ça veut dire que en partant avant vous êtes libre mais votre retraite sera plus petite et à 65 ans, c'est important, vous partirez avec une retraite pleine. C'est pas 67 ans. Pourquoi est-ce que j'annule les 67 ans actuellement ? Parce que ce sont les femmes et notamment les mères de famille qui doivent attendre souvent 67 ans parce qu'elles ont eu des
carrières hachées et je réduis de 2 ans, c'est possible, c'est un flux qui est voilà de 60000 personnes et 2 tiers encore une fois sont des femmes à 65 ans. Ça c'est le premier pilier et c'est le pilier de la répartition. Et enfin pour terminer, je crée aussi un lien qui a déjà été voté, inscrit dans le code du travail avec la loi Fillon de 2003. J'aurais une relation, un lien direct entre l'âge les 65 ans et l'espérance de vie. C'està-dire je ne veux pas que tous les 10 ans, il y a un psychodrame. Plus il y aura d'espérance de vie, voilà, plus le l'âge, le second pilier, si j'ose dire, bougera. Les 65 ans bougeront. Quel Quel est votre espoir que les
Français en regardant cela se disent "Et bien, nous partirons un peu plus tard puisque c'est ça le but." C'est ça le but. C'est ça le but. Je pense que ceux qui vendent ceux qui vendent bah je le chiffre justement le premier pilier c'est pour sauver la retraite par répartition d'où cette réforme avec ces deux âges et cette ce lien entre l'espérance vie et l'âge de départ et le deuxième pilier pour les jeunes ça sera une retraite par capitalisation c'est fondamental pour les jeunes mais aussi pour nos entreprises si demain on veut pas que ce soit des fonds américains ou étrangers qui les rachètent ça c'est vraiment très très important pour moi. Bruno euh Édouard Philippe dit 67 ans, il fait le pas de dire "C'est tellement essentiel que on doit donner ce signal-là, votre
réaction ?" Je pense que ma réforme, elle tourne et elle permet justement parce que le déficit des retraite aujourd'hui, il est incroyable, c'est environ 40 milliards. Certains même disent plus, certains disent moins mais 40 milliards. Mais les retraites, c'est déjà un/art de la dépense publique. Ce qui veut dire que ceux qui n'assument pas de réforme ne pourront pas, je pense notamment au Rassemblement national, ne pourront pas préserver les retraites des anciens. mais ensuite mettront en faillite le régime par répartition de façon très très claire. Mais encore une fois, mon système 63 ans, un âge où on est libre mais on sait que si on part dès cet âge-là, on aura une plus petite
retraite. 65 ans la retraite à ta point et bien ça permet de pousser l'âge. C'est important l'âge parce que quand vous n'avez pas d'âge, je sais que certains ont proposé uniquement des trimestres, les annuités. Et ça c'est une fausse réforme. Pourquoi ? Parce que ça crée des retraités pauvres. Ça crée des retraités pauvres parce que ils sont obligés, ils ne le diront pas, d'avoir une décote des plus petite retraite. Par ailleurs, moi je veux plus de travail. Moi, mon projet vraiment, c'est pour les travailleurs et pour avoir plus de travail, il faut pousser l'âge à partir duquel on va quitter le travail. C'est une question de prospérité par rapport à tous les pays européens. Il y a trop peu de seigors qui sont en âge de travailler et qui ne travaillent pas. que quelle
économie enfin quelle euh amélioration économique financière vous imaginez pour l'État à partir de cette réforme ? Est-ce que vous l'avez chiffré ? C'est 40 milliards sur 5 ans cumulé, c'est environ 40 milliards. C'est 40 milliards, c'est important. Sachant que, et je complète, comme je veux encourager le travail, quelqu'un par exemple qui aura toutes ses annuités euh mais qui aura 62 ans, h et bien ce que je fais c'est que je supprime les cotisations retraite, la cotisation chômage pour lui et l'employeur. Pour l'employeur, c'est un coût du travail réduit et pour lui ce sera 14 15 % de salaire net supplémentaire. Parlons économie. Pascal Perry va nous rejoindre les économies drastiques que l'État doit réaliser sur notre antenne Marine Le Pen il y a quelques jours
parlait de 125 milliards. Elle parlait en particulier du des questions et elle va présenter dans quelques jours son plan pour les autres économies avec Pascal Perry. Bonsoir Pascal. Bonsoir. Bonsoirus. Bonsoir monsieur Retaillot. Bonsoir Pascal Perry. Commençons par là. Où allez-vous pouvoir tailler dans l'état puisqu'on comprend bien que c'est la question essentielle. Le premier ministre dit 54 milliards mais en réalité ce n'est que ralentir la grande glissade. Vous voulez aller plus loin Pascal Péri ? Combien faudrait-il trouver pour vraiment inverser la donne ? Alors le déficit primaire en France, c'estàd le déficit avant même qu'on ait payé les intérêts d'emprint 150 milliards à peu de choses. Après quand on dit qu'on a un déficit de 5 points de de PIB, ça fait 30 x 5 et donc ça fait
150. Euh je reviendrai après sur les retraites parce que j'ai j'ai des questions mais commençons par ça. Alors en matière de recette euh est-ce que vous pensez vous puisque c'est vraiment le débat du jour, est-ce que vous pensez-vous que l'État peut se passer des recettes TVA sur les carburants ? Je pense que l'État ne peut pas s'en passer. Je l'ai déjà dit, je pense que c'est une politique qui créé du déficit financé par les générations futures euh et qui créerait un double déficit d'ailleurs, déficit budgétaire. et déficit commercial, c'est-à-dire qu'on va subventionner les pétromarchies. H bien donc ça n'est pas possible. Ça coûte aux environs de 15 milliards. Franchement, on est au bord d'une crise. Ce que je veux dire aux français, c'est
que le scénario à la grecque, demain il peut arriver. Et si demain le scénario grec arrive, sur les retraites par exemple, ce sera - 400 ou moins 500 € nets par mois. Vous vous rendez compte ? Alors par pension de retraite, vous voulez dire c'est ça c'est moins 400 pour une mais c'est pour une retraite moyenne, une retraite médiane à 1500 €. Celui dans le cas du scénario grec, pour dire les choses très clairement, celui qui a 1500 € de retraite aujourd'hui perdrait 400 €. Oui, ce que je veux dire c'est que je veux pas affoler les Français mais je veux dire que si on ne reprend pas les leviers, si on reprend pas le manche par nous-même, ce sera l'extérieur, les marchés financiers qui nous imposeront une
potion de cheval. Et je pense pour répondre à votre question, le chiffre que vous avez énoncé il y a quelques instants Pascal Perry de 150 milliards, c'est exactement l'objectif cible sur 5 ans d'économie que je souhaite faire et je suis prêt à m'en expliquer. Alors, parlons-en Bruno Rotaillot et parlons-en exactement. J'aimerais à l'idéal, il faudrait qu'on ait comment dire un grand tableau avec la crée à l'ancienne puisque vous vous disiez quoi ? Vous étiez un rural comme un provincial. Qu'est-ce oui les deux les deux les deux mais je suis pour une politique du bon sens, voyez un peu plus de bon sens. Si le le professeur si le professeur P avait son ardoise et son sacré, où trouvez-vous 150 millions ? Oui, je vous demanderai pour simplifier les choses, quelles sont les deux
premières mesures que vous prendriez en matière d'économie avec un double objectif Bruno Rotaillot qui est celui du rendement et celui du calendrier. Il faut que ça rapporte quelque chose et il faut que ça rapporte quelque chose rapidement. Je je ferai les des mesures à la fois sur la dépense sociale parce que sur 1700 milliards, il y a 900 milliards de dépenses social et euh il y a euh à peu près 500 quelques milliards, 550 milliards, 580 de l'État. Euh je justement je m'attaque aux deux euh sur la dépense sociale. Euh je plafonne à 70 % du SMIG l'ensemble des prestations sociales que euh un individu peut recevoir parce que je veux que le travail paye plus que l'assistana. Je
fais une réforme de l'assurance chômage euh pour l'amener aux moyennes européennes. C'est à peu près 13 milliards. Je fais un certain nombre d'économies que ce soit sur l'immigration et cetera, c'est à peu près 10 milliards. Sur l'immigration, préciser c'est quoi ces 10 milliards ? Comment vous les obtenez C'est c'est c'est beaucoup de choses, hein. C'est aussi bien l'hébergement d'urgence, c'est l'aide médicale d'État, c'est je remets en ordre les choses, je reprends la main, j'arrête les flux qui sont trop importants. Voilà. Mais est-ce que c'est une pardon de vous interrompre parce qu'on joue beaucoup avec les chiffres. L'hébergement d'urgence, j'ai regardé, c'est 1 milliard un peu de chose. L'aide médicale d'État, c'est 1,2 milliards. Vous avez gagné, imaginons
que vous ayez gagné 50 % dans les deux cas. Vous avez économisé 1 milliard. Vous non, vous trompez. c'est plus le l'hébergement d'urgence, c'est beaucoup plus l'aide médicale d'État, vous avez raison. Mais ce que je pense, c'est que le coût de l'immigration est environ de 35 à 40 milliards d'euros. Je veux réduire l'immigration légale et l'immigration illégale et je veux fermer par exemple, je veux une carence pour qu'un immigré ne puisse pas toucher des aides sociales non contributives dès l'instant où il le met le pied en France. une carence de quoi de quelques mois, quelques années puisque vous savez que le le premier ministre vous pose la question sur le le la durée de carence 5 ans. Le conseil constitutionnel a déjà dit non. Le conseil constitutionnel a déjà dit
non. C'est la raison pour laquelle c'est une mesure qui figurera dans le référendum. Et puis je parlais de réforme de retraite 40 milliards. Bien tout ça ne suffit pas. Il faut aussi s'attaquer à l'État. Je m'y attaque comment ? D'abord en réduisant le nombre d'agents publics. Je les mets pas au chômage mais sur le quinquena, il va y avoir à peu près un peu moins de 700000 qui vont partir en retraite. C'est un sur de que je ne remplace pas, environ 300000 à peu près. 600000 sur de quinquena. 600000 sur de quinquena. Attendez, voulez dire qu'il y aura 600000 fonctionnaires en moins sur deux quinquenaas. Sur deux quinquenaas. Le premier quinquena autour de 300000. Je pense que d'abord l'intelligence artificielle peut
euh en en libérer libérer des postes pour environ 150000. C'est beaucoup hein. Je crois que la seule candidate pas elle est pas candidate mais la seule voix qui va au plus loin c'est Sarah Knapo qui parle de 800000. Vous vous dites 600000. Quel est mon calcul ? D'abord, les anglais sur l'intelligence artificielle ont fait un calcul sur 20000 concrètement sur 20000 agents publics et ils ont trouvé que l'économie pouvait être de 26 minutes quasiment une demi-heure. Si vous rapportez ça, c'est ça fait un peu plus de 350000 postes. Voyez un autre calcul, vous avez Pasquel Péri différence d'efficacité entre notre fonction publique et la moyenne des fonctions publiques européennes et on a un écart de 8 10 %. Il y a 6 il y a 6 millions de fonctionnaires. Admettons
que sur un premier quinquen on fasse un effort de 5 % d'efficacité. 5 x 6 3 30 300. Vous voyez ? Et je priorise ce qu'on appelle l'administration administrante. Pas les infirmières, pas les policiers. Voilà. L'administration administrante, celle qui contrôle la bureaucratie. Voilà, et cetera. Vous tapez dans administration de papier. C'est ça. Par ailleurs, par ailleurs, je réduis drastiquement les agences. Drastiquement les agences. Par ailleurs, je disais quoi ? drastiquement préciser aussi. Je pense qu'il faut les supprimer que la règle ça sera la suppression et qu'il faudra que celle que l'on conserve puisse le justifier. Voilà. Donc attendez la suppression des agences, il y en a combien ? 1000. Alors ça don il y a des opérateurs, il y a à peu près 1000 1200 1300, tout
dépend. Voilà, il y a des autorités par exemple indépendantes, il y en a une trentaine, je pense qu'on peut pas les supprimer toutes les 30. Je pense qu'on peut en supprimer une moitié. Est-ce que les français sont prêts à l'entendre ? Ce que vous venez de dire, il y a 5 millions de fonctionnaires en France à peu près hein. 6 millions au total. Voilà, il y a 6 millions de personnes, ceux qui vous entendront dire ça, qui se diront "J'ai pas très envie de voter Bruno Rotaillot". Non, mais je je veux m'adresser aussi au fonctionnaires parce que j'ai été président de département de région, j'étais ministre et sans eux, je n'aurais rien pu faire. Simplement, on a fait un choix en France. On a choisi une fonction publique très nombreuse et appauvrie. La preuve, on va geler
d'ailleurs le point d'indice. Écoutez, Emmanuel Macron, depuis 2017, il y a plus de 320000 3200 fonctionnaires de plus. Voilà. Est-ce que Donc vous voulez pardon, des fonctionnaires moins nombreux mais mieux payés. Exactement. Ouais. AG des agents publics et ce que je veux d'ailleurs c'est qu'on abandonne sauf pour les fonctions régaliennes le statut parce que quand on embauche évidemment un magistrat, un policier on l'embauche, on le paye pour le temps de sa vie professionnelle mais aussi pour le temps de sa retraite. Moi je veux qu'on embauche en dehors de ces statut qui correspond précisément aux fonctions régaliennes. Je veux que on embauche par le biais du contrat par exemple que on calque le temps de travail public sur le temps de travail privé. Bon, ce qui va d'ailleurs au passage
aggraver le système de retraite des fonctionnaires puisque l'assiette de cotisation serait durable, mais ça on le sait. Je reviens sur les agences. Les agences, il y a eu il y a eu la cour des comptes a rendu aujourd'hui, je crois à l'Assemblée nationale et c'est 30 milliards de subventions. Vous vous rendez compte ? 30 milliards, ça n'est plus tenable. Donc la réforme que je propose pour la retraite, je souhaite que elle s'applique privée, public. Mais c'est lié au fait qu'il y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires d'état et que l'État est payeur en en dernier recours. Je reviens sur le les agences historiquement, les agences, elles ont été créées pour exécuter une partie des fonctions de l'administration. Euh les fonctions, elles disparaissent pas. Vous faites
disparaître les fonctionnaires, mais les fonctions, elles sont toujours là. Qui les remplit ? Est-ce que ce sont des entreprises privées avec des contrats de droit public, des missions de service public ou est-ce que vous le réintégrez à l'administration ? Et il y en a que je ré je réintègre à l'administration. Euh, il y en a par exemple les ARS que je veux que l'ADEM l'ADEM par exemple laad l'ADEM les régions les régions et franchement franchement l'ADEM elle doit moins dépenser et je suis sûr que les régions qui voient au plus près l'argent public au plus près du terrain seront beaucoup plus économ on on raille souvent l'adè avec cette opération de communication plant ton slip voilà pour planton slip dans la terre là pour voir comment dirais-je si si les petites bêtes peuvent arriver à à
le manger à le déguster. Bon bref, tout ça n'a plus de sens. Il y a des autorités, le gendarme des télécommunications. À quoi ça sert aujourd'hui ? Ça servait quand on a privatisé, ça servait quand il fallait équilibrer, comment dirais-je, la voix de l'État et celle des alternatives, des opérateurs privés. Mais il y en a qui servent à quelque chose. La commission de régulation de l'énergie, la affaire, les chemins de fer, enfin le la régulation est utile, non ? Mais mais oui, mais pas complètement, pas toujours. Je veux queon passe à la paille de fer les agences. Voilà. H je veux qu'on passe à la paille de fer, d'autant que un certain nombre d'agences n'obissent plus du tout à l'État et dans l'impuissance de l'État, il y a le problème constitutionnel, il y a le
gouvernement des juges. C'est pour ça que je veux en réalité réviser la constitution mais il y a toute cette bureaucratie. L'État n'a plus la main. L'État ne dirige plus rien. Est-ce qu'il faut au nillot une rupture ? Vous utilisiez le mot de rupture tout à l'heure. Hier sur notre antenne, il y avait le cas extrême de Ravier Miley qui disait "J'avais 19 ministères, j'ai réduit à 8 ou neuf, je ne sais plus. On a il a il a diminué de moitié alors il a refondu et cetera, il a pas licencié tout le monde mais est-ce que dans on est dans cette logique là de rupture complète ? Bien sûr à la s qu'est-ce que vous gardez dans Mile ? Non mais Mil je nai jamais, moi je suis patriote et je pense que les pays l'Argentine quand Mil arrive, il y avait 200 % d'inflation. La dette était à 150
155 %. Donc comparaison n'est pas raison. simplement ce que je dis moi c'est que notamment sur les normes, c'est pas de tronçonneuse dont je veux me saisir, c'est d'un bulldoer. La bulldoer j'enlèverai de la Constitution le principe de précaution qui était une bonne intuition mais qui a conduit à un principe d'inaction et de blocage. Je veux une société française entreprenante qui est de l'audace et de l'initiative. C'est le principe de responsabilité. Quand on fait une faute, on est puni. C'est normal. Deuxième chose, je ne veux je veux comme on fait les Italiens interdire les surtranspositions européennes. C'est quoi les surtranspositions européennes ? C'est l'Europe fixe une norme et déjà l'Europe, croyez-moi, elle en fixe et nous on en rajoute. Les agriculteurs en
crèvent malheureusement. Et je veux par exemple que sur je sors des 35 voilà, je veux que les 35 heur le temps de travail soit appliqué dans l'entreprise. Vous revenez à 39. Non, ce sera non plus simple que ça, ce sera aux entreprises ou aux branches de déterminer salarié chef d'entreprise la bonne durée horaire avec un SMIC par branche également sur le modèle allemand. Sur un modèle avec un SMIC par branche. Non, on a un SMIC, c'est pas le problème principal. D'accord. Moi ce que je veux pour que le travail paye c'est que je veux que dès la première heure on ait moins de charge pour redonner du poid d'achat au salarié et je veux qu'à partir de la 36e heure parce qu'il faut travailler un peu plus donc moi je veux pas mentir aux français
on ne s'en tirera pas si on met pas un peu plus de travail dans la machine économique d'où la réforme des retraites. Et pareil, je veux que par exemple avec une demi-heure de plus par jour, c'est mon bonus, et bien un salarié puisse gagner l'équivalent de quasiment 2 mois de travail par an avec 30 minutes de plus par jour de travail. Et pourquoi je supprimerai les cotisations sociales à partir de la 36e heure pour le salarié et pour l'entreprise. Et l'entreprise, c'est génial. C'est moins 35 % du coût du travail. On l'esprit de ce que vous proposez Bruno Rotaillot, certains pensent qu'il y a eu des embranchements que la France a raté. François Fillon, vous étiez proche de lui. D'autres disent,
c'est clair que si s'il avait été choisi et élu comme président de la République, on en serait pas là. Oui, je pense. Vous regrettez de ce point de vue François Fillon ? Ah, je pense que il aurait fait une toute autre politique et que on n serait pas là. La France serait beaucoup plus forte aujourd'hui. C'est vrai aussi pour Baladur qui avait perdu face à Chiraak. Je peux pas vous dire parce que là c'est plus lointain. Donc moi j'ai beaucoup de respect pour Édouard Baladur. Vous savez que Édouard Baladur avait inversé avait contredit le Conseil constitutionnel en 93. Le conseil constitutionnel lui avait fait une sorte de mauvaise manière sur le droit d'asile ou et Édouard Baladur avait du coup révisé la constitution en disant "Mais messieurs du Conseil constitutionnel, le
pouvoir de décider c'est pas vous des juges, c'est le peuple ou les représentants." Il avait convoqué un congrès, il avait carrément révisé la Constitution justement pour contredire la jurisprudence du conseil. Est-ce que là vous avez, si j'ose dire, pardon, d'employer un terme qui peut paraître un peu cynique, mais une ouverture, c'est-à-dire pas très haut dans les sondages, mais si vraiment la crise est là, est-ce que vous pouvez être le monsieur disant il faut vraiment une rupture, il faut vraiment que on accepte l'heure des sacrifices ? Certains l'ont fait. Schreuder en Allemagne l'a fait socialdémocrate pas des sacrifices mais des efforts je je demande pas des sacrifices. Est-ce que par exemple 30 minutes par jour en plus avec 2 mois de salaire en plus, est-ce que vraiment
c'est du sang et des larges ? Je je pense oui 600000 fonctionnaires de moins, c'est un sacrifice travaillez beaucoup tous les jours très gentil je vois beaucoup vous avez des plages à l'antenne d'ailleurs. J'espère que LCI tout le monde travaille beaucoup LCI. Regardez ça vaudra pour vous ma mesure vaudra pour vous he salariale de de mois en plus dans la le mot sacrifice je l'assume voyez je suis plus peut-être plus religieux que que Pascal Perry on parlera du pape tout à l'heure sacrifice est-ce que oui ou non vous admettez que si on veut vraiment remonter la pente parce que la pente est vraiment très très raide he il faudra des sacrifices des efforts. Je reprends exactement le terme de Pascal Perry parce que c'est le juste terme. Aujourd'hui on va à la
catastrophe. La crise elle elle arrive. On est en train de payer la dette française à 4,5 %. On a pris quasiment un point un peu plus depuis quelques mois et on la paye plus chère que les Grecs. Pourquoi ? Parce que les marchés financiers font plus confiance à la Grèce qu'à la France. Aujourd'hui, regardez ce qu'a dit l'INC. La croissance française en en 2026, c'est trois fois moins que la moyenne européenne et que c'est la première fois, on est le seul pays européen qui voit le chômage augmenter. C'est maintenant Bruno on va en parler après une courte interruption. Effectivement, est-ce qu'il y a un décrochage de la France ? Le les chiffres que vous donnez, ceux que Pascal Perry donnera sont extrêmement impressionnants sur le décrochage de la France et de l'Europe
par rapport aux États-Unis d'Amérique. On reviendra à votre projet sur les retraites. Vous avez présenté ici en primur et Pascal Perry entrera dans le détail. On parlera aussi de la suite des événements, y compris d'ailleurs de la prochaine visite du papléon. À tout de suite. Bonsoir ou rebonsoir. Nous sommes toujours avec vous. Bruno Rotaillot. Merci beaucoup. Candidat à la présidence de la République avec Pascal Perry. Merci beaucoup. Le système des retraites, vous l'avez présenté en primeur sur notre antenne. On va vous questionner avec Pascal Perry, votre projet pour les retraites, le décrochage de la France et de l'Europe par rapport aux États-Unis, la question de l'immigration et vos projets en la matière. On parlera aussi de la visite du pape dans quelques instants. D'abord
le projet de Bruno Rotaillot pour les retraites. Regardez le tableau qu'il illustre et on aura tout de suite d'abord votre réaction Pascal Perry avec trois paliers. L'âge minimal de départ à 63 ans sauf pénibilité aux maladies. La liberté de départ avec retraite mais partielle entre 63 et 65 ans. L'âge de départ avec retraite pleine à 65 ans. C'est très lisible qu'on soit pour ou contre le projet. Votre avis ? Oui. Alors l'âge euh de de 65 ans est très significatif puisque c'est c'est l'âge du taux plein. On passe donc de 67 à 65. Donc il y a un gain pour les pour les retraités. Vous évoquez également un gain notamment pour les femmes qui sont les victimes du système actuel. Exact. Alors vous vous proposez également, c'est le le deuxième tableau,
Darius, un un pilier par répartition, un pilier par capitalisation. Il y a beaucoup de gens aujourd'hui favorables au principe de la capitalisation parce que au fond sur une vie de travail, les revenus du capital sont de l'ordre de 4 % par les fonctionnaires ont ce régime d'ailleurs. Alors et les fonctionnaires ont ce régime la préfond y compris dans les collectivités locales. Comment le financez-vous ? Le financez-vous à cotisation constante ? On explique, il y a une partie de la cotisation de la répartition qui passerait sur la capitalisation ou comment faites-vous ? Je le fais de façon très simple puisque je baisse grâce à des économies, je baisse les taux de cotisation salarial et patronale de 5,25
% moitié moitié salaire côté salarié et côté entreprise. Ce qui me permet de baisser d'ajouter 0,5 % de cotisation pour justement cette capitalisation du côté du salarié. ce sera une obligation puisque c'est un régime bien entendu universel universel obligatoire bien entendu et 0 du côté du salarié 0 du côté de l'entreprise. Première chose. Deuxè chose je le finance aussi avec euh tout ce que euh le salarié pourra toucher notamment des fruits du la croissance de l'entreprise participation intéressement et par de retraite. Et d'ailleurs, j'annule
ce qu'on appelle le forfait social. Le fait le forfait social, c'est 20 % quand un chef d'entreprise veut donner pour la participation notamment extral, l'intéressement et cetera euh des sommes pour que le salarié puisse profiter de la croissance de l'entreprise, l'état taxe. Moi je suis gauliste, je veux justement encourager à la fois cette participation, cet intéressement et j'irai même plus loin dans quelques jours, je le révélai, l'actionnariat salari. Je veux que les Français deviennent propriétaires aussi bien de leur logement qu'ils deviennent propriétaires de leurs entreprises. C'est part de leur entreprise, je dirais comment je le fais déjà ? Et non, non, dans les grands entreprises total, vous savez, on cite entrepris entre oui, c'est total chez Air France.
Oui, mais la réalité c'est pas total, c'est pas Airfance. La réalité, vous savez très bien, c'est les PME et cetera, les petites moyennes entreprises. Est-ce qu'on peut réconcilier les Français avec la bourse ? Je crois quand on fait des comparaisons internationales, les Américains jouent beaucoup en bourse hein, les Français beaucoup moins et tradition de l'argent. sale hein dans la tradition euh peut-être française. J'ajouterai aussi des possibilités par exemple qui a des versements euh là du coup volontaire individuel par exemple qui ont des assurances notamment des assurances vies mais ce qui est important c'est que ce pilierlà de la capitalisation c'est pas pour aujourd'hui c'est pas pour les retrés d'aujourd'hui. J'allais vous poser la question. Comment vous imaginez
à terme le l'équilibre ? Quelle sera la géographie de nos de des pension de nos enfants ? Bien, je veux que dans un premier temps, ça représente à peu près un/4 25 à 30 % des retraites des jeunes qui rentrent sur le marché du travail et qui partiront demain en retraite. Je pense que en consolidant, comme je l'ai fait, le régime par répartition qui est un régime de solidarité et le régime de capitalisation, on offre à nos jeunes enfin une perspective. Je dois dire qu'aujourd'hui seuls les gens qui sont riches, à part les fonctionnaires qui ont leur régime à eux de capitalisation, seuls les gens qui ont un peu d'argent bénéficient justement des taux de rendement qui sont bien supérieurs au temps de rendement que peut offrir un système par répartition. Ils sont environ de 4 %
quatre fois. C'est quatre fois grosso modo. C'est quatre fois. C'est ça. Donc là, je permets aux travailleurs modestes de bénéficier de ces taux de rendement et je permets aussi de constituer une sorte de capital de fonds pour la pour la France qui permettra justement à nos entreprises de trouver des ressources financières plutôt que d'aller les chercher chez des fonds américains. Donc c'est positif aussi non seulement pour l'économie française mais aussi pour la vie des entreprises, pour la souveraineté. Parlons de cette force magique qui s'appelle la croissance. Tout vient de là. Le manque de croissance évidemment le mal des mals. Il y a quelque chose comme un débat de pauvre quand on est à se demander s'il faut frapper davantage des retraités, davantage des
fonctionnaires et cetera. On va tout de suite vous donner la parole parce qu'il y a un chiffre que j'aimerais que vous donniez Pascal Périm. Mais d'abord écoutez Ravir Miley sur notre antenne qui disait et a-t-il raison, c'est la question qu'on vous posera. L'Europe est en train de couler par rapport en particulier aux États-Unis. comprend qu'on l'estime pas en Europe parce que la position de l'Europe n'est pas très pratique parce que l'Europe est gênée par la vérité. Elle est en train de couler et lorsqu'on a créé l'Union européenne en terme de PIB, ils étaient à peu près au même niveau que les États-Unis maintenant les États-Unis les ont dépassé de loin. Renault Rou, est-ce qu'il a raison ? C'est terrible ce que dit ici Ravir M. Est-ce que les chiffres et je vous pose
la même question lui donnent raison ? chiffres lui donnent raison. Il y a un double décrochage même. Il y a un décrochage de l'Europe par rapport aux États-Unis et dans l'Europe, il y a un décrochage de la France par rapport à l'Europe. En terme de taux de croissance, le nôtre sera trois fois moindre cette année que la moyenne européenne. Le niveau de vie, le niveau de vie des Françaises et des Français, on est désormais passé en dessous du niveau de vie moyen des Européens. Donc ça c'est très très concret. Alors, il y a des solutions, il y a des propositions justement pour que on puisse relancer cette mécanique. Parlons-en d'abord sur le constat. Quand on regarde cette courbe, elle est terrifiante où on voit euh alors ça c'est la croissance par les pays, mais où on voit que les États-Unis
sont montés pendant que l'Europe elle baissait et la France baissait surtout Oui. Surtout le pip tête qui est très extrêmement significatif parce que ça déter enfin ça dont je parlais. Regardez ce tableau qu'on comprenne bien. C'est vraiment à l'échelle de nos vies. Dans les années 80, la France et les États-Unis, il y avait une espèce d'égalité, des conditions. On parle du PIB moyen par habitant, hein. Et ce décrochage terrible depuis les années notamment 2010 où on est dans deux mondes différents. Ce tableau là est terriblement accusatoire. En France, au sortir de la deuxième guerre mondiale, il fallait 15 ans pour doubler un nouveau de vie. Aujourd'hui, il en faut 80. Vous rendez compte ? L'apauvrissement. Ouais. Et pourquoi est-ce qu'on s'est appauvri
? On s'est appauvri parce que on nous a dit surtout la gauche travaillez moins et vous vivrez heureux. Retraite à 60 ans les 35 heures. On nous a dit il y a pas de problème ou plutôt dès qu'il y a un problème qui se pose, il y a de l'argent public, c'est de l'argent magique et aujourd'hui on est au bout du bout. Donc moi, je pense qu'on peut relancer l'argent public s'appelle la dette hein. Ça s'appelle exactement la dette ou ça s'appelle nos impôts. Ça s'appelle à la fois nos impôts, l'impôt du contribuable. D'accord. Et ça s'appelle la dette. Mais Brono Rotaillot depuis une quarantaine d'années, 45 ans, un peu de choses près, la France maintient un niveau de confort social. Alors, elle le fait pas par la croissance, ce qui était le cas d'ailleurs au passage du Front
Populaire. Le Front Populaire a distribué des avantages mais c'était adossé à la production. On le fait aujourd'hui avec la dette. Comment on sort de cette logique là ? Comment on retrouve la croissance ? Vous voulez qu'on évoque la un chiffre ? Il y a un chiffre assez symbolique, il faudrait 2 % de croissance pour se maintenir à peu près à niveau et il faudrait un peu plus de 2 % de croissance pour recommencer à créer des emplois. Donc il faut déverrouiller en réalité le le modèle, s'attaquer à tout ce qui est récessif et et Dieu sait qu'il y a beaucoup de choses. La croissance, vous êtes un économiste, contredisez-moi si je dis faux. La croissance potentielle de demain, c'est l'offre de travail. Ouais. et la productivité et la compétitivité et et la quantité de capital.
L'offre de travail. Absolument. L'offre de travail c'est à la fois mieux former nos jeunes. Mieux former nos jeunes et c'est la catastrophe. Il faut changer notre système scolaire. J'ai des propositions et notamment pour revaloriser toute la filière de l'intelligence manuelle, toute la filière professionnelle que je veux confier aux régions et non pas à l'éducation nationale. Mais il faut plus de travail. Moi tout mon projet, si j'avais une phrase pour mon projet, c'est que moi je veux être le président de ceux qui mettent leur réveil de bonheur pour se lever, pour aller travailler le matin. C'est ça mon projet. Et c'est en mettant plus de travail, un peu plus de travail qu'on arrivera à plus de prospérité collective. Et puis du côté euh notamment de la compétitivité, bah il
faut s'attaquer, il faut réduire justement la mauvaise graisse de l'État, il faut réduire la dépense sociale avec tous les dérapages, pas seulement la fraude, mais les dérives. Et il faut faire en sorte que on ait là encore plus d'ingéniosité et qu'on investisse bah voilà dans la robotisation aussi. Il faut qu'on investisse dans le capital des entreprises pour que on puisse et on déverrouille les normes et les impôts. C'est ce qui donnera du souffle aux entreprises. Bruno Rotaillot, dans cette émission, vous aviez marqué les esprits alors que vous découvriez, vous commenciez au ministère en disant l'immigration n'est pas une chance pour la France et rester commune de vos marques de fabrique. Pascal Perry signe un livre qui apparaître sur l'immigration. Vous avez fait des
calculs très précis Pascal Perry sur ce que coûte et rapporte l'immigration. questions en fonction de ce rot sur le coût de l'immigration, il y a des réponses dans cette dans cet ouvrage, il y a le chiffre de Pierre d'Anon, je crois que c'est Pierre hein, c'est ça Pierre Danon qui est chef d'entreprise proche et qui travaille qui travaille avec moillon qui dit voilà qui travaille si vous avez repris ses chiffres, ce sont les miens. Bon bah écoutez, oui qui dit en substance c'est 30 milliards d'euros puis vous avez des organismes qui disent grosso modo il y a pas de coût de l'immigration parce que la contribution des immigrés égale à peu près alors non mais ça se discute heux pas qu'est-ce que vous alors justement mais qu'est-ce que vous dites dans votre moi
je fais d'abord une étude démographique parce que je pense que tout part de la démographie on a un taux de fécondité de 1 voulez pas me dire si l'immigration coûte plus qu'elle me rapporte je je pense que le le la réalité est entre vos chiffres vous êtes bon intervieur Bruno Rota vous vous êes on exige de moi des réponses netes claires. Allez-y, attaquez, attaquez, ne vous laissez pas faire. Je je je vous enverrai le bouquin comme ça vous aurez des A-ton besoin de l'immigration Pascal Péri question taux de fécondité 156 enfants par femme. C'estàd qu'on est bien en dessous du seuil de renouvellement. Ce qui veut dire que dans 20 ans Bunillot, il va nous manquer des actifs, c'est-à-dire des gens en âge de travailler. On rentre dans une société marquée par le
vieillissement. C'estàd que la part des plus de 65 ans sera surabondante par rapport à la part des moins de 25 ans. Comment faites-vous sans immigration pour faire travailler les gens aujourd'hui pour faire travailler la société française sachant que les coûts sociaux vont augmenter avec le vieillissement ? Il y a une erreur que beaucoup font. Ils considèrent que il faut ouvrir toutes grande les vannes pour pouvoir accueillir des travailleurs. C'est pas ma question hein. Et en réalité Non mais c'est ma réponse comme dirait l'autre. Euh et en réalité, plutôt que de faire venir des travailleurs, on fabrique des chômeurs. On a aujourd'hui quasiment 300000 immigrés qui sont venus en situation légale, hein, qui ont respecté nos lois, nos frontières et qui sont au chômage.
Donc il y a un vrai problème. On voit bien que ça ne règle rien. Deuxème élément de réponse. Euh certes, la natalité s'est effondrée depuis Hollande et Macron parce qu'ils ont démembré la politique familiale. C'est pas leur faute, volontaire, vous exagérez. Regardez autour de nous partout partout. Oui, mais il y a une inflexion très nette avec François Hollande quand il baisse le caution familial, quand il revient sur l'universalité des allocation familiale et cetera et ce rribu franchement c'est pas François Hollande Emmanuel Macron qui ont fait baiser baisser le désir de les politiques familiales ça compte ben je peux vous faire si la politique familiale compte pas on abandonne tout alors on abandonne la politique aussi si la politique ne peut rien simp
prenez le cas de Orban parce que moi j'ai regardé ça de très près. Oui, je connais je connais l'exemple. Vous connaissez l'exemple ? À partir du 3è gosse, on est exonéré d'impôt sur le revenu et puis il y a une prime sur les deux premiers. Ça a eu un effet sur 2 ans. Oui. Et puis de nouveau le la natalité s'est effondrée. Est-ce que c'est pas très psychologique ? Enfin, c'est on fait pas des enfants pour avoir des allocations familiales. Il y a deux choses. Il y a une part de psychologie. Ouais. Et quand on on distyle cette idée que demain c'est la fin du monde. Ouais. Soit ça sera la guerre avec la Russie, soit ça sera l'apocalypse climatique. Évidemment, ça n'incite pas à faire des enfants. Mais observez bien les chiffres. Les Français, vous avez dit un peu moins d' 1,6 enfants par
femme de fécondité. Et pour autant, le désir d'enfant est de 2,4. Vous ne me démentez pas. Non, non, c'est juste. Donc, les Français veulent plus d'enfants que ce qu'ils n'ont. Pourquoi ? Bah, tout simplement parce que la crise du logement fait que aujourd'hui les jeunes couples ont perdu l'équivalent euh à salaire constant. euh de pratiquement deux chambres, la surface de deux chambres d'enfants. Donc moi, ce que ce que je veux faire moi c'est un un revenu familial 240 € premier enfant 2è enfant je le double au 3ème enfant c'est quasiment 1000 € par enfant. Ce que je veux faire aussi c'est que quand un jeune couple veut acquérir un appartement, une maison qui veut agrandir parce qu'il y a un enfant, je déduis sur les taux d'intérêt au premier
enfant 50 %. C'est-à-dire que il y a une déduction fiscale de 50 % de ce que représente le coût des taux d'intérêt payés. Au 2ème enfant 75 % et au 3è enfant ça veut dire 100 %. C'est l'équivalent pratiquement de 8 annuités. Et je relance complètement le logement là aussi. Oui, parce que euh je pense que le logement a un problème et jeux j'achète votre explication monsieur le candidat mais j'ai un problème immédiat c'est que aujourd'hui le taux de fécondité c'est 56 enfants par femme et que dans 20 ans, il va me manquer du monde. Qui me manque déjà du monde à partir de 2030 il me faudrait 100000 actifs de plus dans la société française. C'est ce que madame Merkel a dit en disant on accepte des centaines
de milliers million de et c'est comme cela que vous avez vu ce qui s'est passé le weekend dernier dans deux régions à Berlin l'extrême gauche a gagné et dans une autre région de l'ex RDA c'est l'extrême droite qui a gagné mais soyons honnête aussi Bruno Rotaillot le patronat allemand parfois avec beaucoup d'hypocrisie mais le dit ça nous a amené des salaires un peu moins chers et ça nous a amené de la main d'œuvre et des gens qui payent les cotisations de retraite ch et ben moi je ne veux pas qu'on utilise une sorte d'armée de réserve pour reprendre une expression bien connue pour faire baisser les salaires en France. Je veux que le salaire net moi soit plus élevé. Par ailleurs, comment expliquez-vous que il y a 300000 étrangers en situation régulières qui sont au chômage
donc ça ne règle pas tout. Par ailleurs Pascal Perry Lia, l'intelligence artificielle, vous ne savez pas ni d'ailleurs quel sera le choc, quel seront le nombre d'emplois qui seront détruits, mais on sait que en terme de productivité, en terme de remplacement, il y aura des conséquences. Donc qui bien malin, celui qui aujourd'hui peut dire que il n'y aura pas de souci. Je pense qu'avec l'intelligence artificielle, on est au début d'une révolution dont on ne soupçonne pas les conséquences. Faut être prudent avec l'immigration. Quand écour dit quand je serai à l'PAD et bien au fond que ce soit un robot qui me qui s'occupe de moi plutôt qu'un immigré, ça m'ira très bien. Réaction, c'est terrible. C'est pas une différence programmatique. C'est pas une différence
même sur la question d'immigration. C'est beaucoup plus que ça. Je pense qu'il veut défendre la civilisation et moi je veux pas la civilisation des robots. Je veux une civilisation humaine. Et dans les épates, je ne veux pas confier nos parents, nos grands-parents à des machines. Je pense que ce qui reste un être humain au soir de sa vie, c'est un lien, le lien humain. La main qui sert une autre main, un regard qui s'adresse à un autre. Ça vous a choqué les propos d'Ém ? Bien sûr, ça m'a choqué. Bien sûr, ça m'a choqué. Je pense que ça fait la transition peut-être avec la fameuse encyclique du pape. Je pense que on doit l'IA est un formidable défi mais la machine ne doit jamais nous dominer. On doit rester une civilisation humaine. Est-ce que ça n'est pas réactionnaire ?
Vous avez entendu tout à l'heure le président Trump qui disait "Moi, je veux je suis heureux que l'intelligence artificielle arrive." Il appelle ça maintenant la super intelligence parce que dit-il "C'est contre tous les antiprogressistes qui s'inquiètent, y compris le papléon." Non, le le papléon, je pense qu'il ne l'a pas lu d'ailleurs. L'inquiétude vient de la maîtrise de l'outil. Voilà un outil qui va bouleverser beaucoup de choses. Vous avez vu cet été, il y a deux modèles d'intelligence artificielle. l'un de de d'Openai Chat GPT et l'autre d'anthropique qui a Claude par ailleurs qui ont échappé de leur environnement et qui ont comment dirais-je en se sauvant en s'échappant qui ont diligenté une attaque sur une entreprise. C'est donc pas rassurant. Mais ce que je veux dire
c'est que en soit la technologie n'est ni bonne ni mauvaise simplement il faut parfois la réguler et tout dépend de l'usage que l'on en fera. Moi, je pense que ce sont de fabuleuses opportunités et malheureusement je trouve que l'Europe est en train de passer à côté de quelque chose. On a un grand champion Mistral, je parlais l'autre jour avec son créateur Arthur Mench. Voilà, il y a un certain nombre de pistes qu'il faut qu'on s'en saisisse aujourd'hui parce que demain on va devenir un protectorat industriel de la Chine et un protectorat numérique des États-Unis. C'est pas possible. Donc réagissons. La visite du pape Léon, ce sera évidemment le grand événement de cette fin de semaine. Nous le couvrirons abondamment ici à LCI et à TF1. Il y a un début de controverse, c'est beaucoup
dur mais enfin il y a une discussion sur est-ce qu'on assiste à la messe quand on est président de la République ? Est-ce qu'on messe quand on est président de la République ? Emmanuel Macron ne sera pas si j'ai bien compris à la messe. Vous président de la République, est-ce que vous y seriez ? J'y serai oui. Je ne communiai pas. Je ferai comme général de Gaulle. Je pense que Général De Gaul, qui était un croyant très fervant, n'observait enfin en tout cas l'arrêt qu'il observait quand il assista à une cérémonie religieuse, c'est de ne jamais communier quand il représentait la France. Ça n'avait pas empêché de faire une petite chapelle d'ailleurs dans un étage à l'Élysée. Il a revendiqué d'ailleurs sa foi à plusieurs reprises. Vous pourriez restaurer si vous étiez
allisé la chapelle. Je crois qu'elle a été supprimée par François Hollande si ma mémoire est bonne. Peut-être peut-être. Non non non. ou avant, je ne sais plus. Non, je pas pas du tout. Je serai président de la République et je n'aurais pas besoin, comment dirais-je, de restaurer une chapelle à l'Élysée. Non, je je pense que en tout cas cette visite est très attendue pas seulement par nos compatriotes qui sont par ailleurs catholiques. Je pense que tous les Français, je veux dire en tout cas une grande partie pour les Français, c'est un événement. Regardez d'ailleurs ce qui s'est passé au moment de l'incendie de Notre-Dame de Paris. Est-ce que vous croyez qu'il les catholiques qui ont été émus par cet incendie ? Non. cette communion, cette émotion, elle était
elle était partagée tout simplement parce que notre culture, notre civilisation est de marque judicio-chrétienne. Mal avait une très belle phrase, gauliste, grand gauliste. Malo avait dit un jour une civilisation c'est ce qui s'agrège autour d'une religion. Et bien notre culture, notre civilisation s'est agrégé autour du christianisme. Qu'on le veuille ou non, c'est un fait historique, il faut le reconnaître en tant que tel et que sans le christianisme, la France d'aujourd'hui ne serait pas vraiment la France. Ça veut dire pardon pour vous la France est d'abord chrétienne. Vous savez que c'est de fait une sorte de débat dans la société. Ceux qui considèrent que maintenant elle est chrétienne mais tout autant musulmane, tout autant juive et ceux qui disent non
il y a une sorte de primauté de la religion chrétienne. Non, je je reprendrai les trois sources vraiment de notre civilisation, notre culture de la France aussi bien à Jérusalem, à Rome et et en Grèce. Donc nos racines sont judiaux chrétiennes et d'ailleurs j'ai souhaité dans la révision constitutionnelle inscrire à rappeler ce qui devrait aller s'en dire mais ce qui ne va plus de soi. Je ne veux pas que la France soit un pays sans mémoire. Je ne veux pas que la France soit le pays du grand effacement de sa propre culture, de de ses propres valeurs, mais la France est laïque. Voilà, la France est laïque et moi j'y tiens. Merci Bruno Rotaillo.
Bruno Retailleau