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Conférence de presseBenoît Hamon· 10 mars 2017 69 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieDéfense

Conférence de presse pour une Europe désirable. Avec Benoît Hamon et Thomas Piketty.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 77 %Attaque 14 %Défensif 9 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Pour se rapprocher des citoyens, l'Europe doit-elle s'éloigner des entreprises ?

  • 17:00RelanceRéponse partielle

    Comment faire face au mur allemand si vos propositions sont rejetées ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Que devient la règle des 3 % dans votre nouveau schéma ?

  • 23:00OuverteRéponse partielle

    Le Parlement de la zone euro sera-t-il souverain sur les budgets nationaux ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Votre programme révèle-t-il une austérité masquée ?

  • 29:00OuverteRéponse directe

    Quels pays pourraient soutenir votre projet de traité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Benoît HamonFait
    « Si nous ne transformons pas urgemment l'Europe elle continuera à apporter de la désillusion. »
  • 7:30Benoît HamonChiffre
    « La mutualisation des dettes publiques dépassant 60 % du PIB dans chaque pays. »
  • 3:00Benoît HamonChiffre
    « le traité entre en vigueur dès lors que la moitié des pays de la zone euros représentant au moins 70 % de la population l'ont ratifieré »
  • 5:00Benoît HamonFait
    « il faut avoir une large majorité mais on peut pas attendre d'avoir l'unanimité pour avancer parce que parce que c'est pas possible »
  • 11:00Benoît HamonFait
    « à cause de critères automatiques trop rigides sur le rythme de réduction du déficit on recrée une récession en 2011 2012 2013 en zone euro »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour bonjour à tous C'est ha ça non je dis ça je dis rien mais bonjour à tous je vais vous proposez l'exercice suivant d'abord évidemment je vais vous présenter les le le programme mon plan de bataille pour relancer la construction européenne ce New Deal européen que je veux mettre en œuvre et on se livrera un exercice de questionsréponsse et puis viendront après après moi si vous le voulez Isabelle Thas qui est en charge des questions européennes auprès de moi et Thomas pietti qui a préparé le projet de traité pour la démocratisation de la gouvernance de la zone euro viendront à cette tribune le tDEM puisque nous l'avons appelé ainsi et que ce sera j'espère l'acronyme retenu demain par l'Europe et voilà il il me ils me supplont dans la deuxème partie de cette conférence de presse si vous le voulez bien euh je voulais d'abord commencer par vous dire que pour ce qui me concerne mon engagement européen il est dénué de toute forme de fétichisme il est d'abord construit et fait à partir d'une conviction c'est que si nous ne transformons pas urgemment l'Europe elle continuera à apporter de la désillusion elle continuera à apporter de la désillusion et nous laisserons les nationaux populistes l'extrême droite prospérer partout en Europe et moi je ne peux pas me résoudre dans dans cette situation à faire le Paris du moins pire le moins pire étant de joindre ma voix au promoteurs d'une Europe sans citoyens parce qu'une Europe sans citoyen ça prépare justement l'extrême droite et l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite partout en Europe on le voit pas qu'en France la menace de Marine Le Pen elle est bien présente ici mais l'extrême droite et les formations sœurs du Front national prospèrent partout et elle prospère partout en raison de l'austérité en raison d'une Europe qui s'éloigne des citoyens et et vis-à-vis de cela rien ne serait pire que le statut quo rien ne serait pire que le statut quo sinon sans doute évidemment le projet des nationalistes c'est-à-dire la sortie de l'Europe et moi je ne me résous pas au statu quo parce que le statu quo prépare l'arrivée de l'extrême droite et que il il est à mes yeux insupportable de laisser l'Europe se défaire telle qu'elle se défait aujourd'hui je veux convaincre donc les Françaises et les français pour commencer qu'il existe un chemin un chemin pour réorienter l'Europe même si ce mot réorienter l'Europe euh est désormais associé à beaucoup d'échecs beaucoup d'échecs depuis pas seulement 5 ans depuis 10 ans depuis 15 ans pourquoi parce que on a guerre vu l'Europe se réorienter on l'a vu persister dans dans la voix de l'erreur et notamment dans les politiques d'austérité et pourtant ce chemin existe il est étroit mais il existe mais pour qu'il existe encore faut-il euh poser les bases de cette réorientation et faire des propositions moi j'arrive dans le débat aujourd'hui avec des propositions elles sont discutables amendables euh et je ne dis pas que c'est à prendre ou à laisser mais je mets des propositions sur la table pour sortir aujourd'hui de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons c'est un chemin qui répond à un constat lucide de l'État et sur l'état de l'Union ce constat c'est celui d'abord d'une dérive libérale des politiques économiques l'Europe ne protège plus assez les Européens et elle ne les protège plus assez au point qu'il se sentent aujourd'hui même plus vulnérable qu'il ne l'était euh avant à cause des politiques EUR euréne que ce constat soit justifié ou pas qu'il soit légitime ou pas cette perception d'une Europe qui fragilise est aujourd'hui très répandue chez les citoyens européens je le constat aussi que nous avons finalement abandonné en Europe toute ambition en terme de coopération pour considérer que la compétition économique fiscale la compétition la mise en concurrence sociale des citoyens des États des modèles sociaux était un projet à partir duquel nous pouvions construire la prospérité en Europe ce projet-là je n'y crois pas je n'y crois pas je crois au contraire qu'il est l'exact contraire de l'inspiration qui était celle des pères fondateurs de l'Union européenne les politiques d'austérité je l'ai dis ont été un fiasco elles ont paupérisé les peuples enfermé l'Europe dans une stagnation économique dont tous les économistes d'ailleurs du monde disent qu'elle est un nonsens qu'elle est une absurde que cette austérité euh non seulement ne parviendra pas à résoudre la crise de la dette mais qu'elle précipite euh les les peuples EUR euréen dans le rejet de l'idée européenne elle-même ces politiques donc donc aggravé le poids de la dette sur les pays du sud de l'Europe et elles font porter par les citoyens une large partie du fardeau hérité deserm de la finance casino dans le même temps la course désespérée à la croissance du PIB a justifié que des pans entiers de notre souveraineté soit placé sous la tutelle de pouvoirs économiques privés et les nouveaux accords commerciaux sont devenus les symboles soumettant nos futures lois social et environnemental au bénéfice espéré de de multinationales des deux rives de l'Atlantique je veux dire aussi sur ce point que cette forme de fuite en avant de l'Union européenne obsédée par les traités de libre échange et pour moi caractéristique aujourd'hui de l'impasse du projet européen si nous n'avons àoser aux citoyens européens que des accords de libre échange avec le Canada avec les États-Unis avec demain le mercosour comme une forme d'apogé du modèle libre échangiste dont l'exemple serait l'Union européenne personne ne se reconnaîtra dans ce projet en tout cas il n'est absolument pas de nature à fabriquer des Européens alors le constat aussi au-delà de cet échec économique d'une défiance citoyenne les échecs économiques ont créé les conditions d'un cocktail social et moral qui est absolument explosif dans une société de consommation où l'on confond l'être et l'avoir la crise sociale nourrit une crise identitaire crise identitaire que l'on voit partout en Europe s'adressant aux millions d'Européens qui se sentent dépossédés de leur vie l'extrême droite a réussi à faire coïncider dénonciation de la corruption des élites populisme islamophobe et un sentiment anti-européen en une seule et même plateforme Bruxelles est devenu un paravant confortable pour dirigeants politiques peu à même d'assumer dans leur capitale les orientations décidé en commun dans les couloirs feutrés des institutions européennes ce double discours a tué la confiance des citoyen dans le projet européen je veux donc lancer un appel à tous les défenseurs sincères du projet européen hxley aldos aldos hley donc disait non je le dis par en disant hxley je me suis peut-être que tout le monde ne connaît pas le fait que les hommes tirent peu de profit des leçons de l'histoire est la leçon la plus importante que l'histoire nous enseigne et bien je dis cela au moment où de de dire et de me tourner vers ce qui s'autoproclame héritier des pèes fondateurs ce qui propose de reproduire les mêmes politiques en espérant produire un résultat différent et bien cela je leur dis à ceux qui proposent le statut co qu'ils prennent le risque d'achever le travail de dislocation ouvert par le vote du brexit et pour ma part je veux prendre le parti de l'espérance comme je le fais dans cette campagne présidentielle avec le projet que je propose aux Français je propose aux Européens de prendre le parti de l'esp de prendre le parti de la transformation en nous en donnant les moyens et je mets sur la table un ensemble de propositions que je vais vous détailler maintenant proposition concrète qui forment donc une base de négociation avec nos partenaires européens la première de ces propositions vous l'avez sous les yeux c'est un projet pour un traité de démocratisation de la gouvernance de la zone euro ce projet nous y avons travaillé avec Isabelle Thomas Thomas pietti une équipe économistes et de juristes pour mettre sur la table une proposition d'intégration démocratique un nouveau pas en avant démocratique et répondre ainsi aux menaces qui pèsent sur la zone euro menac d'implosion directement lié à la poursuite des politiques d'austérité avec ce traité je veux créer les conditions d'un dépassement démocratique de l'austérité je veux également réparer l'euro en le complétant l'Eurogroup marque à mes yeux la dérive la plus technocrate et libérale de l'Union européenne les grandes décisions doivent être prises en transparence et soumise à un contrôle démocratique plein et entier nous devons en finir avec cette méthode d'antichambre où les grandes décisions qui concernent l'avenir de l'économie dans la zone euro sont prises dans la pénombre d'un fonctionnement hors traité intergouvernemental qui échappe à toute forme de contrôle démocratique je proposerai donc à nos partenaires un nouveau traité de démocratisation de la gouvernance économique de la zone euro qui viendrait compléter les traités budgétaires adoptés en 2011 2012 il mettra en place une assemblée parlementaire qui pour résumer remplacera l'Eurogroupe la transparence remplacera donc l'opacité la pluralité des opinions et le compromis remplaceront une forme de dictat politique que plus personne n'accepte et ne suppor c'est devant cette assemblée parlementaire que sera responsable le nouveau Conseil des ministres des finances de la zone EUR elle sera principalement composée de députés issus de tous les parlements nationaux en proportion de la population de chaque pays et des groupes politiques présents dans ces parlements nous aurions sur une assemblée de 105 députés par exemple 24 députés venant du Bundestag allemand 20 de l'Assemblée nationale française issu donc de tous les partis sachant que les opinion varient à l'intérieur de chaque pays comme sur la dette grecque ou sur l'impôt sur les bénéfices des sociétés il devient viendrait possible de prendre des décisions majoritaires permettant de dépasser les clivages nationaux qui aujourd'hui bloque le fonctionnement de l'Union européenne et particulièrement de la zone euro les autres membres de cette Assemblée seront des parlementaires européens désignant son sein par celui-ci l'Assemblée parlementaire aura la haute main sur le budget de la zone euro qui sera institué un président du Conseil des ministres des Finances de la zone euro sera proposé par le Conseil des ministres et devra obtenir un vote de confiance majoritaire de l'assemblée et pour mettre fin à l'optimisation et à l'évasion fiscale les États-membres délégueront à la zone euro une compétence fiscale permettant le vote de l'assiette de l'impôt sur les bénéfices de la société et un taux commun visant à financer le budget de la zone euro l'assemblée serait compétente pour généraliser au sein de la zone euro l'échange automatique d'information bancaire elle supervisera l'ensemble des questions financières monétaires et budgétaires de la zone euro elle approuvera ensemble des nominations à la BCE au mécanisme européen de stabilité et au mécanisme de supervision bancaire après audition publique enfin ce traité organisera la mutualisation des dettes publiques dépassant 60 % du PIB dans chaque pays cette mutualisation des dettes permettra de réduire les taux d'intérêt et de décider d'un éventuel moratoire en lien avec la BCE c'est donc bien cette hypothèse que nous mettrons en discussion avec l'Assemblée et moi je ne l'annonce pas je ne comme aujourd'hui la solution je considère que cette question de la mutualisation de la dette européenne au-delà de 60 % du PIB est une issue qui à la crise que nous vivons aujourd'hui issue qui devra être discuté par l'Assemblée démocratique de la zone euro en clair de quelle manière reprofiler rééchelonner la dette des pays les plus endettés comment faire en sorte que sur la base d'ailleurs rappelons-le nous des propositions qui était celle du Conseil des économistes allemands qui en 2011 auprès de Madame Merkel avait proposé une solution semblable nous ne reprenons rien de de très original nous reprenons une proposition mise sur la table par le Conseil des économistes placé auprès de Madame Merkel alors madame Merkel n'avait pas repris cette proposition mais moi je la reprends à mon compte cette hypothèse d'une mutualisation de la dette au-delà de 60 % du PIB et qui comme un moyen justement demain de mieux faire fonctionner la zone euro et je suis convaincu que l'Allemagne cette grande république parlementaire ne fermera pas la porte à ce projet démocratique je veux également assurer nos partenaires européens hors de la zone euro pour leur dire que le traité de démocratisation de la zone euro sera un simple traité intergouvernemental permettant d'avancer avec nos principaux partenaires sans affecter l'ensemble des traités mais surtout qu'ils bénéficieront eux aussi de la stabilité de la zone euro qui a un impact décisif pour leur propre prospérité économique je veux mettre ensuite fin à l'austérité par la transition écologique je veux un vrai New Deal européen en matière d'investissement dans dans la transition écologique dans la lutte contre les inégalités entre les territoires dans l'Europe je vais faire adopter le traité de démocratisation de la zone euro dans l'année qui vient mais l'urgence sociale n'attend pas c'est pourquoi je propose une feuille de route de sortie de la crise la transition écologique est à mes yeux la condition d'une nouvelle ère de prospérité partagée je proposerai donc d'enclencher une révolution verte avec un traité de l'énergie et un plan de 1000 milliards d'euros d'investissement sur 10 ans c'est le prix de la transition écologique le plan d'investissement aura pour cible prioritaire la mutation énergétique le feroutage qui désengorge les routes les énergies renouvelables dont les énergies marines les travaux thermiques dans le bâti les transports propres la réforme de la Politique Agricole Commune et l'économie circulaire il impliquera la réorientation de nos fonds structurels et de nos programmes de recherche les limites de la nature ne sont à mes yeux pas une option que l'on pourrait balayer d'un revers de la main l'Europe doit défendre la feuille de route que représente la cop21 elle doit le faire d'autant plus que quand on entend les orientations actuelles du représentant choisi par Monsieur Trump pour présider au grand choix en matière environnemental pour les États-Unis nous aurons besoin d'une Europe forte sur ces questions si nous voulons maintenir la pression sur les Américains et faire en sorte que la feuille de route de la COP 21 soit appliquée et respectée euh et quitte à montrer enfin les muscles à nos partenaires je soutiendrai l'application d'un ajustement carbone aux frontières de l'Union c'est-à-dire une compensation pour les importations à forte émission de carbone qui protégera de surcroix nos outils industriels je porterait enfin l'exigence d'une directive offensive sur la sécurité alimentaire et les perturbateurs endocriniens dans le même esprit que la directive rich une directive qui protège les Européens des produits dangereux pour la santé ces débats existent la position de la France plutôt en avance sur ces questionsl je souhaite que nous puissions convaincre nos partenaires de la nécessité d'aller encore plus loin je veux enfin une Europe solidaire qui protège par un renforcement du budget de l'Union avec l'harmonisation fiscale dont j'ai parlé auparavant avec l'instauration de la taxe sur les transactions financières dont le produit est estimé à 60 milliards d'euros par la Commission européenne en renforçant la convergence et l'harmonisation soci grâce à la refonte de la directive sur les travailleurs détachés et la création d'un socle européen de droits sociaux dont un salaire minimum garanti dans chaque pays en vue d'une convergence des droits sociaux en prenant également notre responsabilité face au malheur du monde en matière de migration et de droit d'asile je dénonce l'agitation de la peur le primat des égoïsmes nationaux l'Europe est largement en mesure de renouer avec ce qui fait le cœur de son projet politique l'humanité la coopération la solidarité comment d'abord en commençant par approfondir la politique de l'asile pour la rendre plus efficace et plus protectrice notamment par la réforme du règlement de Dublin mais aussi par la révision de nos accords de partenariat avec les pays-tiers source de migration en faisant du respect de l'État de droit et des droits humains des conditions de mise en place je veux enfin repenser nos politiques commerciales pour sortir de cette ce culte libre échangiste qui privilégie les multinationales sur la protection des citoyens des travailleurs et de l'environnement en définissant les nouveaux critères d'un juste échange l'accord commercial avec le Canada ne sera pas ratifié j'insiste sur la nécessité de d'accords commerciaux de nouvelles génération on ne peut plus aujourd'hui construire des des accords des partenariats commerciaux sur des bases qui sont des bases aujourd'hui qui remettent en cause dans l'effet la feuille de route de la cop21 parce qu'ils ont comme conséquence aujourd'hui sur le plan environnemental d'être prédateur de l'environnement et non pas de favoriser une démarche économique beaucoup plus protectrice comme je l'appelle de mes vœux je veux enfin que les Lurs d'alerte soient protégés le dispositif adopté par la loi Sapin 2 pourra servir d'exemple je veux construire pour terminer les conditions d'un compromis européen parce que je sais que la politique qui est aussi une affaire de rapport de force je veux tirer les leçons de l'échec de cypras euh a réorienté seul la course de l'Europe depuis des mois je travaille à construire les bases d'un nouvel arc politique j'ai rencontré il y a quelques semaines le Premier ministre portugais Antonio Costa qui m'a fait l'honneur de son soutien je rencontrerai fin mars Martin Schulz le candidat social-démocrate à la chancellerie allemande et je souhaite sa victoire à l'automne prochin je note la nouvelle disponibilité de la gauche allemande pour évoquer la refondation européenne échanger sur ces questions et ne pas en rester au statut co que nous avons connu jusqu'ici j'ai échangé également avec les leaders écologistes et de gauche au Parlement européen ou encore il y a quelques semaines avec Yanis baroufakis qui témoin pourtant privilégié du dectate imposé à son pays n'a pas renoncé à porter le projet européen nous avons des des points communs que nous développerons je veux renforcer notre relation avec les pays de l'Est de l'Union aussi ça ne se fera pas au détriment de des nouveaux États-membres vous allez dire que je suis un habitué des citations du pape mais là cette fois-ci pour ceux qui ont regardé la télévision hier soir mais Jean-Paul II le pape polonais disait il avait raison l'Europe doit respirer avec ses deux poumons celui de l'est et de l'ouest et je pense que à bien des égards les salonfeutrés du couple franco-allemand nous l'ont souvent fait oublier je crois que la question énergétique est la clé de cette nouvelle relation il y a des intérêts communs dans parmi les nouveaux États-membres avec les anciens États-membres à organiser et à penser cette transition énergétique et écologique et pour la transition énergétique à assurer la souveraineté énergétique et l'indépendance énergétique de ces états c'est la raison pour laquelle je veux reprendre l'idée de Jacques Delord d'un traité européen de l'énergie l'Europe dépense chaque jour 1 milliard d'euros pour satisfaire notre addiction au pétrole et au gaz notre dépendance à ces énergies sont des chaînes géopolitiques que nos partenaires de l'Est veulent rep leur sortie du charbon nu nucléaire et donc lié à ce projet de coopération sur le plan énergétique et donc d'indépendance politique je veux enfin élargir le champ de la discussion à un sujet d'intérêt commun évoqué dans la réunion de Versailles par le le président de la République François orollande l'Europe de la défense est à mes yeux passer en quelques mois du statut d'option à celui d'obligation l'arrivée de Trump à la Maison Blanche marque la fin du bouclier américain sur l'Europe alors que des tensions à l'est et au Moyen-Orient persiste après le brexit aujourd'hui la France est le seul acteur militaire majeur seul État à disposer de la disuasion nucléaire seul État à disposer d'un outil de défense complet et de capacité de projection la France n'a pas hésité à prendre ses responsabilités et à emporter le fardeau budgétaire cet effort gagnerait à devenir un effort partagé il faut surtout à mes yeux construire les coopérations industrielles et les coopérations militaires qui permettront demain d'avancer en matière d'Europe de la défense New Deal européen sur les questions écologiques et énergétiques défense européenne nouveau traité de démocratisation de la zone euro voilà le plan que je propose aux Européens il est à mes yeux de nature à renouer avec un futur désirable en Europe parce que l'écologie ne se décide pas dans un seul pays parce que la lutte contre l'évasion fiscale implique de la coopération parce que la démocratie est au cœur de notre projet continental une candidature à la présidence de la République n'est à mes yeux crédible que si elle propose une stratégie claire capable sur la base de projets précis de déclencher la construction d'un nouveau grand compromis européen d'un New Deal européen que j'appelle de mes vœux c'est le sens des propositions que je mets sur la table aujourd'hui illustré donc par un projet de traité de démocratisation de la gouvernance de la zone euro que nous avons vous proposons donc en deux langue en français et en anglais qui sera qui est à partir d'aujourd'hui transmis euh partout en Europe euh partout en Europe aux chancelleries européenne chef d'étaille de gouvernement aux principaux Parti de Gauche je souhaite que il soit la base à partir de laquelle nous puissions organiser la discussion avec nos partenaires mais je ne voulais pas en rester à une forme ou une autre de statut qu qui aurait consisté à dire qu' on pouvait continuer à faire de l'intergouvernementale qui aurait continué à dire qu'on pouvait en finalement en rester là avec les poli politique d'austérité j'observe que mes concurrents à droite et au centre droit ne rombent pas avec les politiques d'austérité qu'aucun d'entre eux ne propose d'en finir avec ces politique d'austérité moi le choix politique que je propose est de répondre par la démocratie par plus de démocratie à ce qui est l'échec des ou l'impasse des politiques austéritaires en Europe l'impasse aujourd'hui des politiques européennes à recréer du lien en Europe ça y une très jolie phrase d'un d'un des pirres de l'unité italienne qui au moment où l'unité italienne c'est construite Massimo daeglio avait dit maintenant que nous avons fait l'Italie il nous revient de faire des Italiens bien il nous revient de faire des Européens et faire des Européens passent par la démocratisation de la zone euro le premier r applaudit les autres sont des journaliste vous êtes voilà je suis euh disponible pour vos questions bonjour oui bonjour du bureau de Paris du médiia financier britannique mer market j'avais une petite question très rapide je voulais juste reprendre votre votre point de vue sur le fait que l'Europe s éloigné des citoyens petite provocation est-ce que pour se rapprocher des citoyens l'Europe doit s'éloigner des entreprises et très rapidement sur le traité énergétique allez-vous encourager la création de champion européen de l'énergie avec des acquisitions de grands groupes énergétiqu français en Europe merci écoutez le le projet peut aura sans doute une dimension industrielle et continueront à émerger moi je souhaite qu'il y ait toujours des grands champions industriels européens et que les français et notamment les compétences qui sont les nôtres le leadership que nous avons pu conduire en Europe et dans le monde sur le plan technologique continue à l'être mais je veux dire les choses comme je les pense le traité énergétique il vise à reprendre l'idée qui était celle de la Communauté européenne du charbon et de l'acier c'est-à-dire à remettre en commun euh à fabriquer du commun et fabriquer du commun c'est partir des réalités semblablebl des besoins identiques de tous les pays européens nous avons besoin tous d'être souverains sur le plan énergétique nous avons besoin tous de diversifier notre modèle énergétique de faire baisser pour certains euh la la production d'énergie liée à du combustible fossile et pour ce qui n concerne de faire baisser la part du nucléaire dans le mix énergétique l'aspiration donc à un modèle énergétique beaucoup plus sobre beaucoup plus tempérant elle est partout en Europe cela tombe bien parce que cela correspond de surcroix à un dégisement d'emploi considérable et là où moi j'assigne une mission à notre champion industriel et énergétique c'est aujourd'hui d'investir principalement dans les énergies renouvelables c'est d'être l'acteur de politique publique qui vont dans le sens d'une baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique et pas d'une augmentation de celui-ci ou de la perpétuation du du modèle énergétique français essentiellement fondé sur le éclair donc euh euh moi je n'oppose pas les citoyens aux entreprises je contra considère au contraire que dans le domaine énergétique où je crois que 40 % des brevets déposés sont des brevets aujourd'hui déposés par des entreprises européennes dans le domaine énergétique où nous sommes très innovants nous avons des capacités à proposer des solutions dans le domaine de l'éolien de l'hydroélectricité du photovoltaïque on parle même de photovoltaïque organique aujourd'hui ce secteurlà est puissamment innovant il est de nature à offrir des débouchés en terme d'emploi considérabl et surtout à nous permettre la conversion écologique de notre modèle économique si on fait une pièce clé un des trois piliers du projet politique que je propose aux Européens bonjour Julien news hier depuis Bruxelles le président Hollande am des critiques des réserves en tout cas sur le projet d'assemblée de la zone euro il a déclarer je cite que ceux qui décident dans la zone euro ce sont les gouvernements et donc pas les parlements est-ce que le répondz moi je souhaite une nouvelle étape je souhaite une nouvelle étape et je souhaite que dans la zone euro ce soit les Parlement qui décide pourquoi parce que ce sont les parlements qui votent les budgets et parce qu'ils votent les budgets ils sont légitimes demain à fixer le budget de la zone euro légitime à fixer ce qui peut être demain le taux commun et l'assiette de l'impôt sur les bénéfices des sociétés et je ne vois pas plus légitime que ce qui nourrit justement pas seulement la défiance citoyenne mais je pense aujourd'hui les blocages en Europe c'est c'est précisément que le fonctionnement intergouvernemental n'a pas permis jusqu'ici de débloquer la situation et que demain l'assemblée de la zone euro elle sera composée comment admettons 105 parlementaires si nous sommes sur cette base là ce qui vaudra donc dire 24 allemands donc 12 de la CDU 51 parlementaires de l'Italie de la France et de l'Espagne aussi composé quasiment à parilleté entre représentant de la droite et représentant de la gauche en réalité quand on regarde en l'état actuel du rapport de force dans dans la zone euro cette assemblée penchera à gauche elle penchera à gauche qui ne veut pas dire que les partis de gauche ont un point de vue identique selon qu'on soit allemand et cetera et cetera sur la question par exemple de la mutualisation de la dette sur le rééchelonnement de la dette des pays les plus endettés cependant vous observerez que la droite européenne selon qu' on s'appelle qu'on appartienne au parti de Monsieur rachroy ou qu'on appartienne à à la CDU n'a pas exactement non plus la même position donc nous aurions là des décisions qui sont des décisions fondées sur de la délibération démocratique j'y vois un progrès mais j'y vois un progrès d'autant plus nécessaire que je constate aujourd'hui que nous sommes quand même un peu à l'arrêt alors je je ces réserves je les entends de la part du président de la République et je les prends d'ailleurs comme une une critique constructive dans la volonté de d'améliorer le dispositif que que nous proposons et et pas du tout comme quelque chose de négatif au contraire le but de cette proposition c'est justement qu'on en discute parce que sinon on parle de quoi qui propose quoi que ce soit sinon poursuivre les politiques d'austérité je parle des candidats à l'élection présidentielle le vélo quand on pas il tombe ça fait longtemps que plus personne ne propose quoi que ce soit pour faire fonctionner et rouler le vélo européen moi je propose une réponse démocratique un traité énergétique et une solution en matière en tout cas un chemin en matière de défense euh euh européenne et et c'est c'est en tout cas l'approche que j'ai de la réponse aujourd'hui à l'impasse dans laquelle se trouve l'Europe mais en attendant que l'assemblée démocratique de la zone euro soit mise en œuvre en attendant que ce traité soit adopté il y a une feuille de route pour sur la transition qui accorde une grande place aux institutions européennes telles qu'elles sont et telles qu'elles existent bon bah c'est une nuance que j'ai avec le président de la République il me revient de me tourner vers l'avenir je suis candidat à l'élection présidentielle euh peut-être et sans doute chef de l'État dans quelques semaines euh il me reviendra de m'adresser à mes partenaires européens et de m'adresser à eux sur des bases claires ce projet de traité je le leur envoie avant même que l'élection ait lieu euh j'en discuterai en Allemagne bientôt j'en discuterai avec des représentants euh des différents gouvernements européens dans les semaines qui viennent euh Thomas picketti Isabelle Thomas Guillaume Balas seront parmi mes ambassadeurs auprès d'eux pour commencer les discussions euh voilà c'est une base de discussion je suis heureux qu'elle commence que les débats a commencé depuis hier soir oui je sais pas moi qui a le micro je bonjour monsieur LCI relance économique au niveau de de l'Europe fin de l'austérité c'est un projet finalement qui ressemble un petit peu au candidat Hollande de 2012 qui s'était un peu confronté qui sétait roué heuré au mur allemand comment faitesv si vous vous retrouvez heurté à nouveau au mur allemand vous êtes présid de la République vous ne voulez pas du statut quo mais si les Allemands vous l'imposent que faites-vous est-ce que vous êtes prêt à aller jusqu'à sortir de cette l'ion européenne comme je par exemple non non moi je ne propose pas quelque chose dont je sais qu'il est irréalisable et qu' en fait prépare la sortie de l'Union européenne et la zone euro je je vous le dis moi je mets la barre haut pas en terme de menace mais en terme d'ambition qu'on peut mettre la bar haute en terme de menace mais je pense que c'est très anxiogène à la fois pour nos concitoyens et pour nos partenaires et par contre mettre la barre haute en terme d'ambition je crois cela plus fort ce qui ne veut pas dire que la France ne se fera pas respecter elle se fera respecter mais d'autant plus qu'elle met sur la table des propositions sérieuses et la proposition que je fais est sérieuse qui peut se désintéresser d'un traiter de l'énergie d'un plan d'investissement de 1000 milliards pour organiser la conversion écologique de notre économie personne qui peut se d intéressé de la protection continentale de l'Europe à travers un outil de défense commun personne qui peut se désintéressé de la sortie de l'impasse dans laquelle nous sommes sur le plan économique personne pas même les Allemands et donc il faut arrêter de les regarder comme un bloc homogène l'Allemagne ce n'est pas un bloc granitique qui ne bougerait que justement que comme un bloc il y a des débats en Allemagne dans la société civile vis-à-vis des responsables politiques au du parlement allemand dans les formations politiques ce débat existe il est même d'autant plus fort que le leader du SPD envisage lui demain de gouverner hors grande coalition et sur les bases possibles si ces alliances sont possibles ce que je ne sais pas encore et bien d'une réunion de toutes les gauches donc cette démarche ces démarches sont nouvelles et puis je veux dire qu'est-ce qui s'est passé depuis 5 ans il y a quand même eu des épisodes le brexit quand même un événement qui ne voit pas que l'Europe est en train de se disloquer un épisode d'égoïsme incroyable sur les migrants qui ne voit pas que l'Europe s'est disloqué sur la question des migrants qui ne voit pas qu'elle se disloque chaque jour un peu plus quand on voit les intentions de vote qui portent tout près du pouvoir des partis d'extrême droite qui ne voit pas que nous ne pouvons plus nous permettre d'en prendre pour an plus sauf à accepter demain que le projet européen s'effondre à raison de notre incapacité à sortir d'un dogme austéritaire imposé par qui une troïik dans laquelle vous trouvez euh la Banque centrale européenne la Commission et euh un couple je sors même le FMI je le crois encore plus éclairé euh mais la direction générale du Trésor chez nous et son équivalent allemand c'est ce bloc- là aujourd'hui qui fixe euh euh des politiques qui sont des politiques donc moi je serais ravi de pouvoir discuter euh s'il y avait débat euh des bien fait mais mais il y a personne pour y voir un quelconque bienfait sauf sans doute ceux qui nous disent mais ça viendra un jour bon moi je considère aujourd'hui que tous ces changements rendent la discussion possible et quelle est ma ma ma démarche elle est d'abord de dire nous ne voulons pas imposer à l'Allemagne des règles qui seraient cell de la France plutôt que celle de l'Allemagne sur les bonnes politiques économiques dans la zone euro nous voulons lui proposer la démocratie et une grande république parlementaire comme l'Allemagne ne peut pas être sourde à cette invitation à davantage de démocratie dans la zone euro première chose et je ne veux pas parler que de cela d'où la double proposition que j'y ajoute d'un traité de l'énergie et de la défense européenne manière de dire que et pour moi à nos partenaes européens espagnol italien du bénéuxe de l'Europe des pays scandinaves et nordique bref que les propositions qui qui sont les nôtres sont des propositions sérieuses qui visent pas simplement pour la France à sortir de les taux des 3 % et et de la situation d'endettement dans laquelle elle est qui serait plus embarrassante que celle de l'Allemagne moi je considère aujourd'hui qu'il faut regarder vers l'avant et c'est la proposition que je fais je ne suis pas un candidat du contre je suis un candidat du pour voilà je me tourne vers l'Europe et je propose des solutions elles sont discutables et amendable bonjour elisabe pin d'agence Reuter je reviens sur la règle des 3 % dans votre nouveau schéma que devient-elle bah tout ça sera discuté avec l'Assemblée démocratique de la zone euro on peut il a plus de sanction il a plus mais écoutez moi je je moi je souhaite d'abord elles sont rarement pris ces sanctions je m'en réjouis mais je pense que cette convention comptable qui était celle des 3 % qui était une convention qui d'autant qui n'a pas forcément produit des résultats euh remarquable sur le plan de la croissance de l'emploi et de la lutte contre les inégalités et et contre le chômage je pense demain qu'il faut que nous construisions des solutions démocratiquement des propositions seront faites par le Conseil des Ministres de la zone euro le Parlement de la zone euro en disposera moi je souhaite que demain nous ayons davantage de souplesse et que nous ne soyons pas enfermés dans des conventions comptables qui nous empêchent parfois de manière contracyclique à faire de la relance par l'investissement quand c'est nécessaire ça c'est un point de vue nous verrons 11 comment l'assemblée démocratique de la zone euro en discutera et en disposera mais je suis pas là pour dire que cette assemblée est là pour mettre en œuvre les politiques que Benoît amont juge souhaitable je souhaite simplement que le point de vue que défendent des millions d'Européens puisse être discuté démocratiquement parce qu'aujourd'hui il ne l'est pas une seule politique s'applique un dogme pèse et la discussion n'existe pas que la discussion a lieu et moi j'accepte évidemment l'augure d'être peut-être minoritaire mais cette délibération est aujourd'hui nécessaire bonjour Mar blberg news plan démocratique bien sûr est-ce que euh est-ce que le Parlement de l'eurozone sera souveraine au-dessus sur le budget sur les questions budgétaires sur les parlements nationals euh parce que une telle Parlement pour aussi imposer des choses qu'on n'aime pas forcément en France et deuxème question vous avez parlé de la question militaire qui est une question assez connue est-ce que vous proposez à partager par exemple les souveraineté nucléaire ou militaire de de la France non il y a déjà dans le dans dans le Livre blanc de la défense une référence directe euh à à la protection du du du continent et des intérêts européens mais je ne propose pas aujourd'hui euh euh aux Européens de se placer sous le parapluie nucléaire français ça n'est pas la proposition que je fais nous disposons aujourd'hui d'un outil de dissuasion qui vise d'abord à protéger les intérêts fondamentaux de la France et à dire tout simplement que si vous voulez nous anéantir nous avons la possibilité de vous anéantir c'est la dissuasion du du faible au fort puisque notre arsenal nucléire est beaucoup moins important que celui des Russes ou des Américains et nous l'avons construit à une époque où durant la guerre froide nous ne voulions pas nous mettre sous la responsabilité ou nous placer sous la responsabilité de la décision des Américains en en en conservant cet outil indispensable à l'indépendance de la France donc la dissuasion nucléaire française reste d'abord l'instrument privilégié de la souveraineté nationale et de l'indépendance française mais ces discussions si elles devait avoir lieu auraient lieu aujourd'hui je je je je je ne propose pas que le la discussion sur la défense européenne commence par la question sur la dissuasion nucléaire je je voudrais plutôt évoquer le principe des coopérations industrielles le principe des coopérations militaires la façon dont demain nous pouvons penser le financement d'opération de projection de nos forces sur des théâtres extérieurs où nos intérêts fondamentaux européens sont en jeu qui ne voi pas que ce qui s'est passé dans le Sahel qui ne voit pas que ce qui se passe au Proche Orient qui appelle l'intervention d'un certain nombre euh de forces armées européennes beaucoup des forces armées françaises mettent en jeu la sécurité du continent européen al dans ce domaine-là la France a assumé des responsabilités budgétaires qui sont importantes notamment avec le coût des opérations extérieures qui ne visent pas simplement à protéger les intérêts français mais à bien des égards à éviter que des sanctuaires terroristes et djihadistes se constituent de l'autre côté de la Méditerranée qui aurait mis en danger la sécurité de toute l'Europe donc il faut que nous discutions de ça dès lors que le moins d'Amérique appelle à mes yeux et je crois aux yeux de beaucoup plus d'Europe même si je sais que cette conversion là l'Europe de la défense va prendre du temps mais je veux en discuter quel sera le rôle de l'Assemblée démocratique de la zone euro elle aura le contrôle du budget de la zone euro et surtout elle pourra fixer ce qui est pas rien le taux et l'assiette de l'impôt sur les bénéfices des sociétés mais libre à chaque État ensuite de considérer qu'à partir de ce taux minimum il peut lui euh euh fixer une fraction supplé ire d'impôt sur les bénéfices des sociétés je m'explique en ayant une assiette beaucoup plus large lié au fait que demain dans la dans l'assemblée démocratique de la zone euro parce que nous aurons tous la même assiette allemand espagnol italien français nous aurons aussi une plus grande capacité à assurer un bon rendement à cet impôt parce que ainsi notamment les gafanes échapperont beaucoup moins à l'impôt qu'ils y échappe aujourd'hui donc l'assiette sera commune plus large donc permettra un meilleur rendement à l'impôt sur les bénéfices des société mais nous fixerons un taux minimum imaginons qu'il soit à 10 ce taux minimum libre aux États-membres de la zone euro de fixer un taux supplémentaire de 10 15 20 qui se rajoute au taux minimum pour assurer dans les faits une recette fiscale équivalente à celle qu'il perçoivent aujourd'hui donc l'assemblée démocratique de la zone euro la nécessité de construire un budget propre à la zone euro le fait que il repose sur une recette l'impôt sur les bénéfices des sociétés et qui serait fixé à un taux minimum par cette assemblée ne fragilise pas la souveraineté des États et la capacité des parlements nationaux à mettre en œuvre des politiques assises sur des budgets et leur entière souveraineté au moment de fixer l'impôt et de voter l'impôt bonjour Len bredo à méiaap deux petites questions dans le cadre de la transition vous aviez dit que vous étiez favorable avant l'adoption de ce nouveau traité vous avez dit que vous étiez favorable à un moratoire sur l'application du Pacte de stabilité en le discutant et en le portant et majoritairement en suspendant l'application de ce pacte est-ce que vous êtes prêt à une suspension unilatérale de l'application de ce Pact c'est si vous n'avez pas de majorité quand vous arrivez à l'Élysée et que les autres pays européens sont pas d'accord est-ce que vous êtes pour que la France en suspend l'application de façon unilatérale première question et deuxème question êtes-vous toujours favorable à une évolution des statuts de la Banque centrale européenne oui alors sur le PCT de stabilité moi je pense qu'il faut qu'on sorte des formules qui consistent à dire remise en cause unilatérale des règles la réalité c'est que la politique économique que je vais mettre en œuvre supposera en matière de trajectoire des finances publiques probablement que dans les deux premières années de mon quinquena nous connaissions une petite bosse par rapport aux objectifs des 3 % n sommes aujourd'hui avec un objectif en fin de quinquena qui doit être à 27 28 % du PIB en matière de déficit public si nous finançons à la fois les politiques que je souhaite que je juge indispensable dans l'éducation nationale dans l'enseignement supérieur et la recherche en matière de de de transition de notre modèle modèle économique vers une prise en compte de de plus grande de l'écologie bref il a un coût qui est un coût de l'ordre de 30 milliards auquel s'y ajoute le financement du revenu universelle d'existence donc je vous rappelle que je l'ai moi-même évalué à 35 milliards d'euros mais nous dégagerons aussi des recettes nouvelles parce que qui sait qu'aujourd'hui le coût social du de la pollution de l'air c'est 52 milliards d'euros par an et le coût pour les finances public 5,5 milliards d'euros il y a un coût lié aux discrimination 2,2 milliards bref il y a des recettes nouvelles lié aux politiques que nous mettrons en œuvre qui nous permettront de compenser largement ces dépenses nouvelles donc on connaîtra probablement une petite bosse mais nous reviendrons à une cible en matière de de de déficit public qui est une cible raisonnable et raisonnée c'est-à-dire que nous ferons coïcider les objectifs des uns et les objectifs des autres moi je souhaite des politiques de relance qui se concentrent sur la transition écologique sur les investissements dans l'avenir et sur la mise en œuvre du revenu universel d'existence les européens souhaitent que nous ayons une trajectoire des finances publiques qui tendent vers les moins de 3 % je m'engage à ce que les deux objectifs puissent être tenus à la fin de mon kquena pour l'objectif en dessous des 3 % mais d'ici là ça ne m'empêchera pas de mettre en œuvre à la fois le revenu universel d'existence mais également les priorités que j'assigne ou j'assignerai à mon gouvernement en matière de transition écologique d'investissement dans l'enseignement supérieur et dans la recherche sur la Banque centrale européenne moi je je pense que j'avais évoqué effectivement l'évolution des des des des statut de la Banque centrale européenne je pense que il faut surtout aligner les planètes tant du point de vue de la Banque centrale européenne que du fonctionnement euh euh de la zone euro et et de l'Eurogroup c'est qu'aujourd'hui les planètes ne sont pas alignées nous avons une banque centrale européenne qui fait politique de quantitative easing nous avons donc qui aujourd'hui bloqué en pour partie par ses statuts mais déroge aussi par les choix qui sont faits par le gouverneur de de de la Banque centrale à des règles qui étaient pourtant des règles fixées auparavant des absence de budget de la zone euro absence de politique de relance un plan Junker qui est 1è an ça de ce qui serait nécessaire de faire il faut donc aligner les planètes ça relève à à mes yeux tant du fonctionnement de la Banque centrale que de la future Assemblée démocratique de la zone euro que des plans d'investissement que nous mettrons en œuvre et et nous discuterons de tout cela et nous ferons des propositions dans ce domaine làà en temps et en heure bonjour Thomas Solier pour BFM TV je suis juste là euh je reviens sur le fonctionnement de l'Europe aussi sur les fameux 3 % dans son programme Emmanuel Macron il dit il faut respecter vraiment les 3 % il dit aussi il faut plutôt une Europe à deux vitesses est-ce que selon vous cela euh révèle un programme d'austérité que vous dénoncez et est-ce que ce genre de programme selon vous euh est un marchpied du FN comme comme vous avez dit hier soir sur d'autre sujet non mais je je veux pas euh c'est surtout bla bla bla respectecter les 3 % bla Europ pas de vitesse bla bla euh ok tout le monde dit cela l'Europe à de vitesse elle existe il a la zone euro bon ben voilà merci and so what next step please qu'est-ce qu'on fait après et et ce qui me frappe c'est ça il y a rien de nouveau rien de nouveau sous le soleil sinon dire bon ben évidemment les 3 % moi je dis les 3 % c'est une règle une convention dont si nous jugons qu'il faut idéroger au regard de grands objectifs notamment en matière de conversion écologique de notre économie il faudra le faire faire il faudra faire le temps où c'est nécessaire de le faire parce que par ailleurs les investissements que nous consentons maintenant nous rapportent demain qui ne voit pas que demain cela dégagera des recettes fiscales que cela contribuera à faire reculer les déficits publics qui ne voit pas que quand le coût pour les finances publicque est de 5,5 milliards d'euros pour la pollution aujourd'hui et bien il y a des économies considérables à faire de court terme pas de de long terme donc moi je prends des engagements qui font coïncider l'intérêt général l'intérêt général c'est la lutte contre le chômage c'est le fait aujourd'hui de nous engager dans une transition écologique rendue nécessaire par le fait que nous ayons signer les accords de Paris et la COP 21 nécessaire nous ne pouvons pas signer une feuille de route avec la COP 21 et ne pas aligner nos budgets et nos politiques européennes sur cette feuille de route c'est ce que je propose si c'est pour dire 3 % et Europe à deux vitesses écoutez bon ben je va vous dire François Fillon doit dire pareil non bon ben voilà bonjour Marc Vigot du point vous avez parlé d'un plan d'investissement à 1000 milliards d'euros aujourd'hui le plan de yunker il est à 315 milliards sur 3 ans donc si je multiplie par 3 puisque vous allez jusqu'à 10 ans enfin voou si on va jusqu'à 9 ans ça fait presque la même somme est-ce que c'est de de l'investissement publ est-ce que c'est de l'argent sonnant et tribuchant ou votre plan d'investissement ou est-ce que c'est le même mécanisme qu'actuellement parce que sinon c'est la même somme mais non c'est combien aujourd'hui 21 la réalité l'effet levier il est de 1 pour 15 c'est on met c'est donc c'est 21 donc je propose pas de passer de 21 à 1000 évidemment ça reposera sur la mobilisation de fonds privés et d'investissement privé ça n'est pas uniquement d'investissement public qui du jour au lendemain irait financer euh la transition écologique j'observe que quand on est sur des effets de levier de 1 pour 15 ça suppose qu'on investisse sur des projets extrêmement rentables là où on a besoin en matière de transition écologique de parier sur des projets beaucoup plus tempérants qui finalement euh ne permettent pas une rentabilité de court terme aussi forte que celle aujourd'hui sur lesquelles se concentre ce plan donc c'est là-dessus que je veux que la discussion s'ouvre sur les bases d'un programme d'investissement qui organise véritablement la transition écologique et ne s'intéresse pas aux aspects les plus innovants les plus créatifs et les plus rentables de de cette transition là ce qui est pas inutile en l'état il y a des projets très intéressants qui sont financés aujourd'hui en Europe mais je veux qu'on qu'on monte euh l'ambition qu'on la multiplie par 3 pardon non non non je souhaite non non je je je viens de dire je pense qu'il faut que l'effet levier soit moins important donc il faudra consentir une fraction d'investissement public beaucoup plus importante pas donc on nen reste pas dans un rapport de 1 à 15 oui bonjour Renault honoré du journal les écho je voudrais revenir sur la question de vos alliances pour faire passer votre votre projet de traité européen euh vous avez expliiqué donc vous vouliez vous ENF vous militiez pour une mutualisation des dettes publiques et donc ça ça risque de vous aliéner des gens en Allemagne au Pays-Bas en Finlande vous êtes également pour l'harmonisation le de l'impôt sur les sociétés là c'est en Irlande encore au Pays-Bas dans les Pays-Bas dans Belgique il y a beaucoup de monde a priori qui vont être choqué par et rétif à vos projets concrètement quel pays peuvent être vous avez identifié comme étant capable de constituer une alliance pour faire passer votre projet et deè question vous proposez quand même un vrai saut fédéral même si c'est un gros mot maintenant parce que avec le transfert de l'impôt sur les sociétés on sait que on sait que les questions de lever de l'impôt sont lié à la souveraineté d'un État est-ce que vous envigz du coup de faire valider si jamais vous obtenez g de cause ce cette ce nouveau projet européen par un référendum alors la première question vous avez remarqué dès qu'on met une proposition sur la table c'est impossible en Europe impossible et c'est le réflexe français pardon de le dire chaque fois qu'on met une proposition sur la table oui mais les Allemands sont pas pour les Irlandais sont pas pour les pays baltes sont réticents attention quand même que va dire la Suède l'occurrence là c'est pas le cas mais sur la la la question précise puisqu'elle n'est pas mais sur d'autres projets bref les pays scandinaves mais voilà à chaque fois on a un nom et en tout cas une opposition et bon soit à partir de de de de là on fait plus rien du tout moi je considère que l'Europe est en danger qu'il faut la sauver et qu'on ne peut la sauver que par un vrai pas en avant et donc effectivement un saut fédéral qui permettra une compétence partagée d'ailleurs qui n'est pas une compétence que perd que perdront les les les parlements nationaux sur l'impôt puisqu'on transfère la possibilité donc à l'Assemblée démocratique de la zone euro de fixer le taux et l'assiette mais audelà on peut voter un impôt supplémentaire donc on n'a pas les parlements nationaux ne sont pas dépossédés de cette compétence là donc oui je fais une proposition voilà tout est toujours impossible jusqu'à ce qu'on le fasse Nelson Mandela et ben moi je je pense qu'aujourd'hui il faut se mettre dans cet état d'esprit là sinon mais mais excusez-moi c'est surtout je trouve ça curieux à chaque fois que ce soit des européens ou des gens qui disent moi je suis un partisan de la construction européenne dès qu'on met une proposition sur la table c'est pas possible bon bah voilà bah il se passe que Marine Le Pen de plus en plus fort que je veux dire raisonnons là-dessus le statut quo est devenu impossible impossible à tenir sauf à accepter que demain l'Europe se disloque moi je ne renonce pas je ne veux pas être de la génération des dirigeants politiques européens qui ont permis la dislocation du projet européen parce que derrière la dislocation du projet européen vous savez ce qu'il y aura il y aura des conflits il y aura des tensions et nous n'échapperons peut-être pas à la guerre voilà en l'état aujourd'hui de l'Europe et de ses dirigeants en l'état de la radicalisation d'une partie de la droite et de l'extrême droite en Europe cette menace est suffisamment sérieuse pour qu'on la prenne au justement pour qu'on la prenne au sérieux donc oui j'entends c'est difficile mais je pense que les Allemands ont le même désir pour leurs enfants que nous l'avons nous c'est-à-dire de continuer à grandir dans une Europe qui soit une Europe qui leur assure souhaitonsle la prospérité des emplois et un écosystème qui soit un écosystème dans lequel on puisse toujours vivre avec un air respirable si possible voilà ces préoccupations me semblent être des préoccupation de bon sens c'est la raison pour laquelle je mets cela sur la table et oui il y aura sans doute les Irlandais mais bon honnêtement si on doit s'aligner sur le modèle fiscal des Irlandais si c'est ça l'eldorado européen autant ranger plier les Gaules parce que c'est tout aujourd'hui sauf un modèle pour l'Europe si on pense que c'est par le dumping fiscal qu'on qu'on améliorera la construction européenne moi je ne le crois pas pas pour autant qu'on va imposer aux Irlandais de passer d'un taux d' qui doit être à quoi à 10 9 à 30 moi je ne leur impose pas mais ça aurait été bien qu'au moment où on a mis de l'argent public pour sortir les Irlandais de la situation difficile dans laquelle ils étai de leur dire qu'il faut augmenter le taux d' et pas continuer avec un fonctionnement qui c'est un fonctionnement qui tire aujourd'hui les recettes fiscales en Europe vers le bas et et fait fonctionner la concurrence fiscale au détriment de la coopération la Commission européenne ne l'a pas fait à l'époque je l'avais publiquement regretté je je le regrette encore parce que c'est c'est l'austérité elle va toujours dans un seul sens c'est pour faire baisser les taux d's pour faire baisser les niveaux de protection social mais jamais pour faire monter les taux d'IES quand ces taux d's sont directement responsables pour ce qui est le cas pour l'Irlande de la situation dans laquelle elle s'est trouvé fort mal fort mal en point est-ce que nous soumettrons euh ce traité euh à référendum par par euh définition moi je suis favorable à euh des la consultation démocratique euh des Français c'est une décision euh très importante euh euh parce que ce serait un progrès euh considérable en Europe avec des transferts euh de souveraineté et euh et et par principe je je considère que cette décision doit être une décision soumise euh à la délibération des Français bonjour Aline Robert he active dans votre projet de traité démocratique vous soulignnez qu'il y a un déficit démocratique en Europe en même temps le Parlement européen est l'institution la plus démocratique elle est élue su frag universel direct et dans votre projet pour la gouvernance de la zone euro vous excluez en revanche le Parlement européen de cette gouvernance ou alors visiblement si ça a changé vous vous allez mettre quelques députés européens mais pourquoi pourquoi ce serait pas eux qui auraient principalement le pouvoir en la matière en quoi ils sont pas légitimes sur la gouvernance de la zone euro alors vous me dites c'est l'article 4 d'abord ils seront he les parlementaires européens puisque c'est une assemblée mixte que nous proposons je sais plus à quel article c'est et il voilà ils constitueront donc un C 15 5e de l'Assemblée donc qui les parlements nationaux seront pondérés par une représentation du Parlement européen je souite qu'il y soit effectivement le Parlement européen est une instance démocratique mais si on veut que demain le Bundestag se sente lié aux décisions euh de l'Assemblée démocratique de la zone euro je pense que c'est préférable que ce soit des représentants du Bundestag de l'Assemblée nationale qui soit et des parlements nationaux qui soi que qui constitue la matrice de cette assemblée démocratique donc elle sera mixte avec une forte proportion de de parlementaires nationaux mais je crois que c'est une des conditions pour que cela fonctionne bien en même temps on peut pas c'est un progrès démocratique incontestable aujourd'hui il y a pas de démocratie dans la zone euro donc là on y met de la démocratie directement c'est bon je peux passer le le relais à Thomas et Isabelle si vous avez des questions est-ce que vous avez des questions pour Thomas pietti Isabelle Thomas que moi je vais m'éclipser vous me DZ jeai fait déplacer il avait une é de cours il a tout annulé non bonjour Ma à challenge pour poursuivre sur la question de mon confrère des écho euh si on considère finalement qu'on veut faire un is commun en tout cas avec une assiette commune et un taux minimal commun euh est-ce que on est d'accord pour faire pour enfin est-ce que on laisse partir certains États qui peut-être seront vraiment pas d'accord avec cette option et est-ce que ça veut dire aussi qu'on défend le question d'un hard V parce que les Britanniques ont quasiment dit que si on les embêtait trop sur la sortie il créerit une sorte de rock state avec un avec un taux d's très bas de sorte à faire concurrence à l'Union européenne enfin à la zone euro la LI commun mais je je veux d'abord dire en préembu je voudrais remercier plusieurs personnes qui sont dans la salle notamment Stéphanie enette professeur de droit public à l'université Guillaume sacriste et Antoine vochz enseignant chercheur en sciences politiques à l'Université Paris p Sorbonne très grand spécialiste de droit européen de politique publicque européenne qui ont travaillé très dur avec tout un réseau de spécialistes de droit européens qu'ils ont consulté en Europe pour produire ce travail qui est extrêmement solide juridiquement et moi je demande aussi à tous les journalistes qui voudraient discuter des aspects les plus les plus les plus juridiques du traité de les contacter il y a des notes juridiques extrêmement précises qui expliquent pourquoi tout cela est possible au nom de l'urgence financière en 2011-202 des traités budgétaires au sein de la zone euro ont été possibles pour les mêmes raisons aujourd'hui au nom de l'urgence démocratique ce traité est juridiquement possible et ne réclame pas une révision des traités de l'Europe à 28 c'est un point absolument essentiel et et je j'invite vraiment tous ceux qui sont intéressés légitimement par cette question centrale à à nous contacter on vous transmettra toutes les notes juridiques nécessaires c'est un vrai débat il faut prendre le temps de l'avoir et ne pas ne pas écrire des choses un peu trop vite deuxième point moi je voudrais dire que je je suis là parce que fondamentalement je je je crois dans ce projet je pense que je suis pas membre du Parti socialiste je me moque un peu des questions de chapelle du Parti socialiste le le seulle question qui m'intéresse c'est qu'on a là la possibilité de réorienter profondément l'Europe qui soit une pour moi Benoît amont aujourd'hui est la seule candidature vraiment européenne qui propose une vraie transformation de l'Europe Macron Fillon on a le on a le statut C européen c'est l'Europe d' on ne change rien on attend que les choses aillent mieux ça ne marchera pas après le brexit on ne peut pas prendre ce risque là et de l'autre côté le P Mélenchon malgré toutes leurs différences ont un point commun qui est un risque sérieux de nous projeter vers l'explosion donc on a on a qu'un seul candidat qui nous propose une voix d'avenir et je pense qu'il faut la saisir ou au moins je pense que chacun doit au moins prendre la peine de regarder ce qui a été mis sur la table donc les les personnes qui s'apprêtent à voter pour Macron pour Mélenchon pour Fillon pour leupen regarde au moins ce qui sur la table hein c'est pas si long que ça ça fait 12 pages après il y a d'autres documents qui précisent les choses ces questions ne sont pas des questions techniques qu'il faudrait laisser à des expert ça concerne tout le monde jamais un responsable politique français au niveau de Benoît amamont n'avait mis sur la table une proposition de réforme des traités évidemment tout le monde en avait discuté on en discute tout le temps en France on on se plaint de l'Europe on se plaint de l'Allemagne on se plaint de tout le monde c'est très bien mais mettre une proposition concrète sur la table jquement sol ça n'avait jamais été fait donc prenons le temps au moins de la regarder pour l'améliorer parce qu'elle est pas parfaite alors maintenendant je reviens à la question de de de l'impôt de l'impôt sur les sociétés il est bien clair donc le premier point sur l'impô sur les sociétés ga pour rappeler à tout le monde alors donc c'est c'est vraiment la question des conditions de ratification donc ce qui est prévu concrètement dans le traité article 20 ou 21 ou 22 faut vérifier sur les conditions de ratification c'est que le traité entre en vigueur dès lors que la moitié des pays de la zone euros représentant au moins 70 % de la population l'ont ratifieré donc c'est une condition qui n'est pas exactement la même mais qui est proche en esprit des conditions de ratification des traités budgétaires de 2011-22 c'est c'est une condition de ratification qui dit écoutez il faut avoir une large majorité mais on peut pas attendre d'avoir l'unanimité pour avancer parce que parce que c'est pas possible parce que vous pouvez pas avoir un ou deux pays qui bloquent tout c'est pas possible donc ça c'est comme ça que ça a été écrit déjà en 201122 les les Européens ont assumé le fait que dès lors qu'une large majorité adopté ça peut rentrer en vigueur concrètement ça veut dire qu'effectivement certains pays si le Luxembourg ou l'Irlande veut vraiment se placer en dehors on peut pas les forcer mais eux ils peuvent pas forcer les autres à ne pas avancer quelles seraient les conséquences pour le fonctionnement de la zone euro ce serait compliqué et personne le souhaite le but c'est de convaincre mais c'est possible d'avancer dans ces conditions et je pense c'est très important parce que c'est important aujourd'hui de poser des actes montrant qu'on croit aussi dans ce chemin démocratique hein le moment n'est pas à fixer comme ça des ultimatums pour jouer au brexit dans 6 mois dans 12 mois le problème c'est de poser des actes démocratiques qui montrent qu'on croit dans ce plan a et là il y a une façon très concrète c'est que les pays peuvent commencer à le ratifier alors après discussion autant arriver à un compromis c'est pas c'est évidemment pas un produit fini hein il faut l'améliorer moi je demandeah d'abord à tous les les les forces sociales politiques les candidats à la présidentielle à Mélenchon à Macron de le prendre de l'améliorer de nous dire changeons cet article ajoutons cette compétence modifion tel point sur la banque centrale Europe qui étaé évocqué tout à l'heure très bien parfait c'est exactement ce qu'il faut faire et et à la fin la discussion a lieu évidemment au niveau européen et pas seulement avec les électeurs français et les forces politiques françaises et à la fin quand un compromis raisonnable aura été trouvé entre un nombre suffisant de pays je pense qu'il faut assumer le fait de lancer un processus de ratification y compris si on n pas exactement 100 % de signataire là là le problème c'est d'être c'est d'être d'abord bienveillant entre nous à je je dirais d'essayer d'avancer les Anglais voilà ils se sont placés en dehors ils savent pas très bien eux-mêmes ce sur quoi ils ont voté ont-ils voté sur la fin de la libre circulation ont-ils voté sur la fin du libre échange et personnees ne sait eux-mêmes ne savent pas sur quoi ils ont voté ils se sont mis dans une situation qui est qui qui est triste maintenant c'est à eu à eux de gérer ça nous notre vraie mission au sein de la zone euro c'est d'abord de se donner les moyens d'une délibération démocratique collective pour avancer dans vers plus de justice fiscale plus de justice sociale et effectivement les Anglais ou d'autres pays en dehors de cette construction on on peut pas on peut pas bénéficier éternellement euh de de de de tout sans aucune contrepartie on peut pas avoir le libre échange la une circulation le li passeport financier sans aucune contrepartie en terme de régulation financière et fiscale et donc et tout ça devra être examiné isabelleit je voulais juste ajouter que euh pour l'instant ce sont eux qui se sont mis dans une position euh de Hard de on va dire de d'accord dur et et et euh sans beaucoup de concession après il est clair il y a une chose qui est claire en tout cas et je crois que à peu près tous les dirigeants européens l'ont dit on peut pas avoir d'un côté l'accès à un marché libre euh sans payer le prix y compris sur la question de la libre circulation qui a remise en cause sur la question de la fiscalité et surtout pas en faisant des menaces sur le dumping fiscal c'est sûr que si la négociation part comme ça le risque c'est une un accord de sortie qui soit un accord extrêmement fermé entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est-ce que ça va être sortiobligation par exemple comment les émettre oui alors sur sur la la mutualisation de la dette on on part d'une d'une proposition qui a été faite fin 2011 vous vous souvenez sans doute par le Conseil des dit des sages conseillant conseil d'économistes conseillant la CHAN allemande je sais pasà quel point ils sont sages les économistes sont pas toujours mais en tout cas je peux vous dire c'est un groupe c'est tout sauf un groupe de gauchistes et qui avait mis sur la table fin 2011 un projet qui s appelent de fond de rédemption qui est en fait un fond de mutualisation des dettes européennes qui portait très exactement sur ce qu'on évoque aujourd'hui c'est toutes les dettes dépassant 60 % du pb alors la la seule différence avec ça c'est que nous on ajoute un volet démocratique c'estàdire que l'assemblée démocratique de la zone euro sera responsable de décider du rythme d'appurement de ce fond c'estàdire que à l'époque le schéma proposé qui qui correspondait d'ailleurs à ce nom fond de rédemption avec une une connotation peêre un peu particulière dans laquelle tout le monde s'était pas reconnu il y avait concrètement une formule mathématique permettant de décider 20 ans à l'avance le rythme auquel on ramena ce fond à zéro et ça ça ça ça nous paraît pas totalement satisfaisant parce que on peut pas décider 20 ans à l'avance ça dépend quand même un touttit peu de la conjoncture économique si vous êtes en pleine récession vous AZ pas à rembourser au même ritthme que si vous êtes en expansion donc concrètement il faut mettre la politique que là-dedans il faut mettre de la la souveraineté politique il faut mettre donc une assemblée démocratique de la zone euro qui décidera du rythme du rééchelonnement du rythme de remboursement de ce fond dans la cadre d'une stratégie économique parce que quand même le grand échec de 2011 2012 2013 pour pour revenir quand même sur un tout petit peu sur l'action c'est que l'Europe a cassé sa croissance alors que les États-Unis qui au départ étaient à l'origine de la crise financière de 2008 à travers la dérégulation de le secteur financier privé il nous mettent dans la récession en 2009 on est tous à - 5 % en 2010 on ressort la tête de l'eau à peu près au même rythme des deux côtés de l'Atlantique et à cause de critères automatiques trop rigides sur le rythme de réduction du déficit on recrée une récession en 2011 2012 2013 en zone euro qui est absurde alors que les États-Unis continuent de se relever vous regardez les courbes des croissances 201122 2013 vous retombez le niveau d'activité en zone euro c'est pas parce que d'un seul coup le marché du travail est devenu trop rigide ou parce qu'on a oublié de libéraliser les lignes de bus faut arrêter de se raconter deshistoire c'est parce que on fait une très mauvaise décision sur le plan budgétaire avec des responsabilités politiques qui sont partagés sur le gouvernement précédent sur le le gouvernement la sortant en France en Allemagne le le problème c'est plus aujourd'hui de regarder qui est responsable c'est de se tourner vers l'avenir de tirer les leçons et la principale leçon c'est qu'on peut pas avoir une règle automatique sur 20 ans pour décider le rythme auquel ce fond mutualisé des dettes européennes devit être ramené à zéro il faut avoir une stratégie de croissance qui soit crédible mais le but évidemment c'est de le ramener à zéro moi vous savez les dépenses publiques je pense qu'elle doit être financée par l'impôt je crois dans l'impôt je pense pas que ce soit voilà des déficits éternels qui permettent c'est pas le but simplement quand vous avez amassé pour des bonnes et des mauvaises raisons une telle quantité de dettes ce que montre l'histoire c'est qu'il faut si vous cherchez à le réduire trop vite à réduiref trop vite vous cassez la croissance et pour finir vous avez rien remboursé du tout à la sortie d'autres questions pas nous nous sommes à votre disposition je je réindique et Antoine bochz Guillaum sacris qui sont assis là qui sont spécialistes de de droit européen de européen on travaillé vraiment très dur sur ce projet et je pense que c'est important dans un débat présidentiel qui trop souvent ne parle pas de fond et s'enferme dans des polémiques un peu tristes pour essayer de sortir de la sinistre d'ambiante de nous aider de contribuer à ce qu'il y ait un débat pas pour dire que c'est parfait pour que chacun ensuite la Mure rajoute des article merci merci à tout le monde