Manger c'est voter en Gironde
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour les amis bienvenue à manger c'est beauté nous sommes dans le vignoble bordelais nimbé de l'or du soleil vieux bordelais qui est le premier employeur de la Gironde qu'on va visiter ensemble aujourd'hui un soleil nous réchauffe peut-être trop pour les raisins ce matin c'était différent c'était les brumes de la Garonne [Musique] alors on est sur la Gironde et j'ai rendez-vous avec Nathalie Delattre sénatrice de Gironde vice-présidente du Sénat qui va me faire découvrir son beau département et les gens qui l'anime bonjour madame la sénatrice bonjour Vincent merci de m'accueillir bienvenue à bord et à bord on est de plus en plus tourné vers la Garonne oui tout à fait ça a été un des enjeux de la renaissance de Bordeaux vu par Alain Juppé et ce matin on est dans une brume qui sent un petit peu la fumée le charbon de bois quand même oui nous avons des reprises de feu malheureusement on a connu ça tout l'été et on est encore sur une saison où nous avons à faire face à ces problématiques alors native de région parisienne tout de suite parti en Aquitaine dans le Périgord oui j'avais trois ans quand mes parents ont décidé de déménager pour se rapprocher du travail de mon père qui était représentant dans ce secteur et ma maman femme de ménage les études en revanche direction Bordeaux oui des études de droit qui m'ont amené en Gironde et ensuite à m'installer dans cette merveilleuse ville café du droit pour rentrer dans la police et en fait je suis effectivement rentrée en politique j'étais assistante parlementaire et ensuite j'ai eu différentes missions dans des collectivités territoriales locales pour insister des politiques bon il y a toujours une transmission verticale dans ce monde de la politique donc certainement des gens qui ont marqué votre carrière et votre jeunesse alors j'ai commencé en Dordogne avec Yves Guéna et puis je suis arrivée ici j'ai rencontré Jacques Chaban-Delmas mais j'ai aussi rencontré le parti radical valoisien à l'époque ensuite rencontrer Jean-Louis Borloo qui m'ont mis le pied à l'étrier pour me dire tu es assez porté les valises des autres il faut maintenant que tu joues un rôle de premier point et du coup Alain Juppé m'a attendu cette main et m'a proposé de le rejoindre dans son équipe en 2008 et vous vous avez été mer adjointe et on va d'ailleurs là vers votre zone de Bordeaux oui qui s'appelait avant le quartier Bordeaux Nord et qui a été rebaptisé le quartier Bordeaux maritime justement en l'honneur du fleuve et de cette renaissance et alors on voit émerger deux piliers un peu comme le pont de Londres mais de façon plus moderne c'est le pont qui porte le nom d'un de vos mentors oui le pont Jacques Chaban-Delmas qui a un tablier levant nous sommes presque la dernière destination à accueillir des choses très importante dans votre vie il y a une chose aussi qui prend une place préminante le vin d'ailleurs on m'a dit que vous aviez un diplôme de dégustatrice effectivement j'ai passé le diplôme universitaire d'aptitude à la dégustation qui est décerné par la faculté de Bordeaux et qui m'a permis de pouvoir assembler nos vins à la propriété j'espère qu'on va lever nos verres plus d'une fois aujourd'hui au cours de ce périple qui sauvent vous avez toujours été une centriste le portefeuille à droite le cœur à gauche en fait je suis et de droite et de gauche d'un côté aujourd'hui ce qui crée la valeur ajoutée de la France ce sont les entreprises mais tout ça peut être très précaire et du jour au lendemain on peut se retrouver dans des situations difficiles et donc il faut savoir mettre en place des amortisseurs sociaux et en fait la politique c'est de trouver le juste milieu entre les deux entendre aujourd'hui et de penser que le gaullisme social perdu allez direction le Bassin d'Arcachon où nous attend Olivier un ostréiculteur très engagé puis Saint-Loubès ou Emmanuel Favre la mère de la commune se bat pour que sa cantine de l'école soit la plus locavore possible et puis on rencontrera Florian un jeune chef reconverti dans le maréchal il y a tout juste un an et Cédric éleveur du fameux agneau de Pauillac qui a développé en plus une activité fromagère et viticole pour arriver à s'en sortir enfin direction la cuisine de Thierry Renou chef étoilé qui nous prépare une recette 100% girondine en route [Musique] donc en fait faut pas qu'à 8 sont vraiment en face de la dune du Pilat on peut pas faire plus près Olivier qui travaille sur cette parcelle on va dire sur ce banc sur le long d'Arguin l'ensemble des osseurs du bassin d'Arcachon une parcelle et sur le Bassin d'Arcachon on est à peu près 300 exploitants 300 entreprises on produit entre 10 et 15000 tonnes d'huîtres par an ce qui amène une vraie valeur économique pour le territoire mais c'est une forte valeur identitaire et patrimoniale quoi sur le Bassin d'Arcachon et d'une des plus vieilles hautes en France [Musique] donc ça ce sont des cages de profonde dans cette culture c'est un métier très difficile on est souvent courbé chaque poche fait entre 10 et 15 kg là l'avantage à ça c'est qu'en fait on ne descend pas dans la mer ce sont les cages qui viennent à bord du bateau à l'aide de la grue ça a été inventé ici ça ouais ouais tout à fait l'idée c'est de faire aussi évoluer le métier parce que ce métier on dit souvent les jeunes et foutent rien ils veulent pas travailler c'est faux les jeunes ils veulent travailler ça ce sont les jeunes pousses et c'est ce qu'on vient rechercher ici on voit on est parti d'une huître qui avait cette taille et tout ça c'est de la nouvelle pousse c'est quoi chimiquement comme substance la coquille c'est du calcaire comme le marbre comme les falaises c'est du calcaire nous on est sur un produit 100% naturel on est bio par nature on ne peut vous proposer que ce que la nature nous offre quoi c'est-à-dire qu'à un moment donné s'il y a de bonnes conditions alors évidemment il faut la mettre de l'homme il faut qu'on les travaille bien il empêche que c'est quand même la nature qui fait 70% du travail quoi attention c'est pas un vrai couteau à huître non non on envoie les huîtres elles ont quasiment pondu donc ça c'est plutôt une bonne nouvelle pour nous ce quand elles sont très laiteuses qu'elles sont en phase de pompe à travailler ses compliqués elles sont très fragiles très vulnérables et moi j'ai appris à les ouvrir pour pouvoir les déguster parce que un des freins effectivement à la consommation des huîtres c'est ça l'ouverture mais par contre moi je leur dis préparer l'apéro laissez-moi faire moi j'ouvre les huîtres ça me saoule de voir les huîtres mal ouvertes je supporte pas avec des petits bouts de coquille dedans etc délicieusement un pur moment de bonheur il y avait pas le moindre petit morceau de coquille [Musique] alors qu'est-ce que c'est ici on se trouve où là Olivier donc ça ce sont des anciens parcs à 8 donc c'est plus de 1000 hectares sont à réhabiliter la particularité du bassin d'Arcachon c'est que c'est une écloserie naturelle de par sa configuration les huîtres c'est une nurserie c'est la plus grosse nurserie de d'Europe pardon et là on commence à en voir vous voyez les points noirs là comme les poils d'une barre donc ces huîtres elles sont vivantes elles vont se développer on vient dans deux ans le bloc il sera comme ça chaque huître va faire 80 g il y en a 100 ça fait 8 kg et là elles sont toutes en paquet d'un point de vue économique on peut pas récupérer ça le vrai problème c'est que ces huîtres vont épuiser la ressource le plancton le phytoplan c'est ça mille tonnes d'huîtres que les entreprises arcachonnaises produisent par an et c'est 60000 tonnes d'huites sauvages qui sont là vivantes et qui se nourrissent tous les jours et qui ne seront pas récoltés une huître ça se vend un déjà il faut qu'elle soit là elle est longue plus une asperge que évidemment comme elle était serrée elle a voulu pousser elle a poussé en longueur donc ça c'est très peu vendable nous producteur on essaie de faire une huître ronde des creuse ici on vient de nettoyer 34 hectares 34 hectares 34 hectares que sur cette pièce ça veut dire qu'on vient avec des pelleteuses des tracteurs pour faire simple c'est un travail de terrassement à l'échelle du bassin combien il y a d'hectares de friches imaginons ou à ton calculer qui devrait être nettoyé dans le meilleur des cas globalement il y a environ 1000 hectares nous sommes fixés l'objectif de réhabiliter 75% des friches ostréicoles donc ça veut dire 750 hectares à l'échelle des 10 ans la mer est en train de remonter on va pas pouvoir repartir là pas là il est malheureusement sur le bateau je vais chercher le bateau ça sera plus judicieux n'oubliez pas Olivier on a connu des histoires de ce genre du côté du Mont-Saint-Michel [Musique] ça me laisse sénatrice c'était formidable cette balade sur le bord d'Arguin et là direction la cantine où ça alors nous allons à Saint-Loubès c'est au nord de la métropole de Bordeaux et nous allons rencontrer Madame le Maire ce que je vais vous montrer Vincent c'est le travail qui est fait autour du gaspillage alimentaire et l'introduction des circuits courts dans nos cantines je sais qu'ici vous n'êtes pas 100% bio mais bio au maximum qui est un gage de qualité et sanitaire à gustatif et aussi le plus locavore possible quand c'est possible tout à fait on essaye d'aller au plus près de ce qui est la nouvelle Aquitaine je me renseigne de l'achat des fruits frais des légumes frais auprès de mon fournisseur ou on a fait venir de la pomme de terre de la commune bio un fournisseur aussi de fruits de pommes qui se trouve aussi sur Saint-Loubès donc après on est content d'avoir des fournisseurs plus humains on va dire que des grandes centralisations d'achat on essaye d'avoir de la bonne matière première pour pouvoir bien travailler au prix plus juste parce que c'est important en fait la concurrence entre les comptines Bordeaux et Mérignac qui assurent des milliers et milliers de repas en fait il pillent un peu les ressources bio de l'ensemble de la Gironde donc tout le défi c'est que les 533 autres communes puis celles aussi accéder au bio et c'est ça le plus difficile parce que le bio et puis il y a aussi la différence le bio mais aussi moi ce que je développe et vraiment où là j'aimerais qu'on mette l'accent c'est le kilomètre 0 parce que le bio qui arrive des États-Unis n'a aucun sens c'est vraiment qu'il arrive de local oh ça y est le restaurant se remplit j'ai l'impression salut les garçons salut Vincent les impressionne quand même on a lâché des petits pots mais ils ont très faim je peux vous dire un peu comme nous d'ailleurs bonjour je peux m'asseoir là bonjour on a même pas commencé que vous avez déjà fini mais vous êtes des rapides c'est quoi le ticket moyen ici j'imagine que ça couvre à peu près les matières premières pour alors qui assure le coup de personnel et près de structure etc c'est la mairie alors c'est clairement oui c'est déficitaire une cuisine comme celle-ci elle est déficitaire forcément donc c'est un choix politique d'investir de l'argent dans un repas de qualité auprès des enfants en fait on parle beaucoup aujourd'hui de souveraineté alimentaire et on pense à l'échelon national et parfois même européen nous sommes propriétaires de 10 hectares avec un château et une maison de maître donc il y aura 6 hectares dédiés au maraîchage pour faire pousser les légumes qui seront dans la tête des enfants on aura une capacité à faire une grosse partie de nos légumes [Musique] parce que j'avais des restes j'ai appris qu'il y avait des poules [Musique] c'est la bonne purée de la cantine et avec ça au moins il y aura de bons œufs vous voyez Nathalie c'est vrai que moi je comprends la demande d'avoir une offre vraiment locavore mais encore faut-il la trouver et notamment chez les producteurs de fruits et légumes pour ça que je vous emmène voir Florian qui est un jeune maraîcher qui a répondu à un appel d'offre du conseil départemental pour s'installer vraiment à proximité des cantines scolaires qu'il servira bientôt on l'espère il démarre juste bonjour Florian vous allez bien Corbetta donc vous vous êtes au début de votre exploitation ça fait un an qu'on est installé et ça brosse et bien lancé un jeune comme vous qui veut démarrer dans le métier a été obligé de passer par un appel d'offres pour trouver de la terre ici on Médoc oui parce que ici la terre se fait rare il y a beaucoup de monde surtout beaucoup de vigne mais bon après c'est ce qui fait la beauté cette région après tout terrain ce travail là ici je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui pensaient pas avoir autant de légumes et au final si on fait les bonnes choses et qu'on apporte pas mal de matières organiques il y a pas de souci ça pousse ici vous exploitez sur quelle surface je suis sur 7000 m² d'accord donc 07 ha vous êtes tout seul ça veut dire que pour exploiter il y a même pas quelqu'un qui vous donne un coup de main non non vous me diriez j'ai un potager 200 m² je dirais c'est déjà du boulot mais là on est en train de parler de 7000 m² exploité depuis le semis le repiquage désherbé arrosé vous occupez le plan et le ramassage tout seul tout seul c'est simple c'était ça mais en fait les maraîchers qui sont diversifiés à l'heure actuelle sur des surfaces comme la mienne généralement ils sont tout seul au début parce que c'est les premières années on peut pas se payer déjà on peut pas se payer et on peut pas payer d'employés notre devise c'est travailler plus pour gagner moins ah bah ça pour vouloir mais c'est quoi la compensation la compensation le cadre de vie j'ai juste à faire quelques pas et je suis dans mon champ j'ai pas besoin de prendre de voiture quoi que ce soit et ça ça vous même si les fins de mois sont difficiles ah oui complètement et peut-être aussi le fait de dire que vous faites le bien pour les autres aussi vous participez à une à la bonne santé de la population exactement et ça on le voit à la vente directe les gens on a beaucoup de Roméo enfin tout le temps en pratiquement toutes les ventes on a des remerciements et c'est ça qui motivé aussi les commercialisations donc vous vendez directement ici à la propriété vous allez livrer des cantines je vends à deux magasins il y a un magasin des producteurs qui regroupe justement un peu tous les producteurs de Gironde et autres d'accord je sais pas si vous connaissez cagette aussi je pense qu'il faut plusieurs systèmes aussi sans avoir qu'un système de commercialisation parce que déjà on pourra pas tout écouter c'est quasiment impossible je regardais votre terre à 95% du sable du coup dans des années sèches comme celle-ci l'eau est un vrai problème non cette année j'ai pas forcément plus arroser que ça après il y a les variétés aussi un peu plus résistantes donc faut jouer avec ça aussi merci Florian mais de rien avec plaisir bonne journée vous cassez pas trop le dos dans les patates non non vous inquiétez pas [Musique] visitons Cédric Perez qui est éleveur viticulteur et nous allons rencontrer aussi son président de la filière de l'agneau de Pauillac ah il fait des agneaux très bien et là c'est le garde-manger vous avez vu toutefois bonjour on peut entrer oui venez rentrer merci Vincent allez allez l'IGP agneau de Pauillac elle existe depuis quand l'agneau de Pauillac est une marque qui a été déposée en 1988 il faut qu'il soit né en Gironde 1 un éleveur contrôlé sous le label agneau de Poyac comme Cédric ok que il soit à la battage qui soit contrôlée et certifié à notre Pauillac avec un abattoir qui est dans la région oui aujourd'hui nous abattons à Bègles puisque nous avons notre propre outil d'abattage local loco local pour vous qui êtes éleveur quel a été l'attrait de travailler l'agneau de Pauillac plutôt que simplement de l'agneau français ou l'agneau Europe et nation mais la trait c'est surtout que sur la Gironde on a ce label donc qui dit qui dit IGP dit un agneau rémunéré un peu plus cher pour les éleveurs combien on est à 9 euros du kilo attention quand on dit 9 euros du kilo on parle de la carcasse avec les os et tout ce qui ne change pas donc n'estimez pas que vous allez retrouver votre agneau de Pauillac à 9 euros chez votre vendeur non là on parle pris des parts carcasses OK et est-ce que ça c'est suffisant pour en vivre il faudrait un peu plus il faudrait un peu plus mais déjà c'est déjà bien parce que en Gironde cette filière là c'est notre porte drapeau la faire évoluer la faire avancer avoir des jeunes qui puissent reprendre des exploitations ou créer des exploitations comme moi je l'ai fait et installer des jeunes ça c'est un vrai problème quand on parle justement de foncier oui effectivement le partage du foncier d'une des clés de l'installation de nos jeunes agriculteurs ici en Gironde Cédric d'ailleurs montre cette diversification il a su allier élevage et viticulture donc je pense que c'est l'avenir et on a cette problématique d'incendie ici en Gironde il faut qu'on regarde si on peut regagner aussi sur cet espace forestier planté mais sous les plantations pouvoir aussi élever nos brebis les exploitations agricoles en Médoc c'était c'était un peu de lait un peu de céréales un peu de vigne il y avait un peu de tout la viticulture est arrivée en force dans les années 70-75 et on a tout planté en vignes et je pense qu'on a fait une grosse erreur là où les anciens ont voulu gagner de l'argent et toutes les exploitations ont été reconverties en monoculture comment ça vous a coûté ici 160000 euros la bergerie la bergerie avec les tapis d'alimentation et tout le complet si je comprends bien le prix d'une maison en gros oui et ces banques agricoles qu'on connaît bien est-ce qu'elles sont là pour vous vous savez quand vous allez voir le banquier c'est jamais simple moi je me suis battu pendant trois ans pour arriver à avoir un bâtiment comme ça et avant ça pas été fait avant mais on était j'avais fait au moins de recours on était sous des tunnels en bordure d'estuaire de la Gironde avec avec une grosse catastrophe en 2010 avec la Xantia où on a perdu des brebis on a perdu du foyer on a perdu tout un tas de choses mais vous remboursez votre crédit aujourd'hui mais il me reste on finit en 2028 de payer ce bâtiment là et il me tarde que ce soit fini ce que vous dites c'est que c'est une affaire de personnes plus que d'algorithmes il faut trouver le bon interlocuteur bon on parle on parle on déguste pas beaucoup hein j'aimerais bien déguster la tomme de brebis Cédric on y va [Musique] franchement bravo c'est bon elle est pas trop salée pour moi c'est parfait c'est assez rare quand même de faire les trois à la fois la viande le fromage et le Main ouais moi je dirais bien on est bien en Médoc on est bien en médocs [Rires] [Musique] on était dans l'agneau de Pauillac très belle région viticole on va voir des viticultrices mais pas à côté d'ici un an à l'autre bout du département dans le Pays foyen Nadège et Laurence impérial sont deux sœurs qui ont racheté le domaine à leur papa l'enjeu de la transmission est aussi un enjeu compliqué ici [Musique] bonjour mesdames bonjour Alors vous étiez en train de vendanger un petit peu comme ça à l'ancienne faut dire qu'on sort d'une période pour la viticulture et notamment dans la région compliquée là depuis deux ans et demi trois ans il y a tout eu c'est vrai qu'on a accumulé les crises la covid barrée restaurant fermé crise financière puisqu'on a eu la taxe Trump et des problématiques de marché aussi chez les Chinois et puis et bien la crise climatique avec en quelques mois le gel la grêle le stress hydrique la canicule est-ce que c'est l'angoisse la vendanges cette année enfin est-ce que vous êtes tendu là on a passé je pense notre premier jour de donc on a ramassé les blancs déjà il y a 10 jours et on a commencé les rouges mardi je pense que c'est une des pires journées de vendanges que l'on ait faite voilà c'est à dire que nous on est hochet on attend il y a rien qui arrive on a suivi un grand nombre d'hectares lundi avec ce nombre d'hectares on faisait trois cuves pour vous donner un ordre d'idée on en a pas réussi à remplir une à fond comme on les remplit d'habitude Grelet on savait à peu près combien ça allait donner puisque on allait des experts qui sont passés pour l'assurance donc on savait à peu près par contre ce qui s'est rajouté c'est ce stress hydrique c'est à dire que même les voisins qui étaient pas grelets nous disaient non mais tu as fait 20 que toi hectare dans ta parcelle brûlée mais nous où on avait deux lavandes d'ange on est à 35 normalement si on est à 55 60 on va dire à Bordeaux de rendement on a à peu près 10 hectares sur la propriété qu'on ne va pas en manger le rendement n'est pas suffisant mais sinon on aime ce qu'on fait c'est du jus de raisin encore tout à fait vous faites pas du jus de raisin non c'est dommage parce qu'il est très bon c'est peut-être un débouché auquel il faut qu'on réfléchisse effectivement donc vous voyez déjà la couleur la différence en 48 heures on a un nez qui est passé du jus de raisin à la cerise noire voilà écoutez je serais bien resté trois semaines moi pour goûter le vin le 20 nouveau le vin à la sortie de sa fermentation mais ça promet [Musique] écouter Nathalie on va retourner à Arcachon ça me manque de plus ce matin et puis je voudrais vous faire rencontrer un chef comme ça bonsoir Thierry bonsoir ça va bien alors je vous ai amené votre site on va faire travailler ma relation on va déléguer aujourd'hui je vais essayer de faire ce que je peux on va retire le pied de cochon avec une farce fine de volaille en dessous on a un petit toast de pain de mie qui va apporter ce croustillant j'essaye de réinventer justement des choses qui existent depuis très longtemps c'est qu'à Noël Sud Bassin d'Arcachon on fait la crépinette de porc avec les huîtres trouver ce muscle et alors là le petit claque de la charnière et c'est pas mal ah oui voilà maintenant on va prendre les huîtres qu'on vient d'ouvrir et on va les enrouler de l'art de Colonnata donc avec un gras exceptionnel c'est vraiment le grand lard italien j'y crois pas au milieu ah bon voilà et on referme en portefeuille en quelque sorte voilà tout à fait [Musique] vous avez bien travaillé Nathalie bravo il se passe un truc est-ce que ça encore un sens le bio à un moment où le pouvoir d'achat est tellement en baisse ou l'inflation flambe est-ce que ce surcoût les Français sont prêts à l'accepter moi je pense que c'est une tendance que effectivement il faut peut-être acheter moins mais de qualité moi mais mieux la viande comme pour le vin tout à fait et arriver à trouver ce point d'équilibre pour faire vivre nos agriculteurs donc il faut que nos consommateurs retrouvent les circuits courts retrouvent cette envie d'aider nos agriculteurs et les aider c'est payer quand même le juste prix mais effectivement il faut savoir acheter convenablement et les portions nécessaires il y a un sujet qui vous est cher Nathalie c'est dans l'éducation l'éducation à l'agriculture de nos jeunes de ceux qui veulent acquérir du de la terre pour être agriculteur même si la finalité et le bio qui devrait être juste l'agriculture normale il faut passer par le conventionnel oui complètement parce que nos agriculteurs de demain nos jeunes agriculteurs vont arriver des fois sur des exploitations qui ne sont pas encore converties où on court de conversion il faut qu'il sache faire le conventionnel et en vivre déjà avant la conversion avant la conversion merci beaucoup Nathalie delat de m'avoir reçu accompagné dans votre Gironde et nous on se retrouve bientôt sur Public Sénat avec des producteurs aussi passionnants et des sénateurs et sénatrices aussi passionnés que Nathalie à bientôt [Musique]
Nathalie Delattre