Le patrimoine français en danger !
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« le budget du ministère de la Culture, eh bien on assiste année après année à des fonds très insuffisants, de l'ordre de 300 millions d'euros là où il faudrait 400 millions d'euros pour assurer tout simplement eh bien la protection du patrimoine minimum. »
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« la France est la première destination touristique mondiale, avec quelque 90 millions de touristes qui viennent en France chaque année. »
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« Stéphane Bern avait milité pour obtenir une exonération de la fiscalité sur le loto du patrimoine, pour qu'il y ait le maximum d'argent qui abonde cette action en faveur du patrimoine monumental. »
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Mes chers compatriotes. Nous sommes aujourd'hui le dimanche 12 janvier 2020. Et je voudrais vous parler d'un sujet rarement abordé à l'UPR, qui est celui de la culture, et particulièrement de la préservation du patrimoine français, que ce soit le patrimoine monumental ou bien le patrimoine artistique ou le patrimoine immatériel.
Dans tous ces domaines, la situation est grave. Elle est même alarmante. Et je voudrais tirer parti de quelques événements tirés de l'actualité pour attirer votre attention sur cette situation.
Premier événement : c'est, en matière musicale, des événements négatifs qui se sont produits au cours des dernières semaines. Suite à l'incendie du mois d'avril 2019 de Notre-Dame de Paris, l'Association de musique sacrée de Notre-Dame de Paris a été confrontée à des problèmes budgétaires importants. Et cette association s'est vue contrainte de licencier 5 personnes, notamment en matière de musique grégorienne.
Ce qui revient un peu à décapiter cette institution qui est la musique sacrée de Notre-Dame de Paris. On imagine quand même que les sommes en jeu sont extraordinairement faibles au regard du budget de l'État. Et il est quand même lamentable que l'État n'ait pas pu donner trois francs six sous à cette association pour préserver ce patrimoine immatériel extraordinaire qui est la maîtrise de Notre-Dame de Paris et de ses chants religieux, où il y a une compétence technique que l'on trouve rarement ailleurs dans le monde.
Toujours dans le domaine musical, on apprenait que Mme Veil, qui est à la tête de Radio France, qui d'ailleurs est une camarade de promotion d'Emmanuel Macron...
Mme Veil a décidé, sous l'effet des contraintes budgétaires, de diminuer et de diminuer encore les crédits alloués au chœur de Radio France : le chœur de Radio France qui est une véritable institution, parce que Radio France, c'est quand même la plus grande radio nationale française, le chœur de Radio France qui a quand même une excellente réputation en matière musicale. Et ce chœur de Radio France qui comportait, qui comptait – je crois – il y a quelques années encore 120 chanteurs, avait été réduit progressivement à 90. Et Mme Veil a indiqué que compte tenu des restrictions budgétaires, on allait tomber à 60.
C'est-à-dire en fait : là aussi, on est en train de décapiter cette institution, puisqu'il est nécessaire d'avoir un minimum de chanteurs, ne serait-ce que pour tenir compte de ceux qui sont en vacances ou de ceux qui sont malades, et puis de la transmission du savoir. Eh bien avec 60 chanteurs, on est en dessous du seuil de viabilité. Cette affaire a fait un scandale.
Et lorsque Mme Veil a présenté ses vœux à Radio France...
Ça a été diffusé pas beaucoup, d'ailleurs, sur les grands médias, mais on l'a vu sur les réseaux sociaux. Regardez ce qui s'est passé. Alors que la présidente de Radio France commence à présenter ses vœux, elle a été interrompue dans le public.
Il y avait justement les chanteurs du chœur de Radio France qui se sont mis à interrompre son discours par un chant magnifique, qui est d'ailleurs le chant des esclaves dans Nabucco de Verdi. Ce qui est tout un programme, le programme présenté étant celui d'un peuple qui refuse de devenir l'esclave d'une oligarchie qui pressure le peuple français tous azimuts. Écoutez ce passage assez extraordinaire. {Mais avant de revenir sur ces succès, il me semble important...
Et je pense que vous l'attendez tous. Je voudrais commencer par m'exprimer sur le contexte social. (Sonnette) Alors ces dernières semaines, aujourd'hui encore, certains... (Début du chant) ...présentent, parlent de leurs inquiétudes : inquiétudes pour leur situation individuelle. (Chant) {Va, pensiero, sull’ali dorate ; Va, ti posa sui clivi, sui colli, Ove olezzano tepide e molli L'aure dolci del suolo natal !
Del Giordano le rive saluta, Di Sionne le torri atterrate...
Oh mia patria sì bella e perduta ! Oh membranza sì cara e fatal ! Arpa d'or dei fatidici vati, (Applaudissements du reste de l'assemblée) Perché muta dal salice pendi ?
Le memorie nel petto raccendi, Ci favella del tempo che fu !} Il n'y a pas que le patrimoine musical qui est en cause. Il y a aussi le patrimoine de l'État et des collections publiques.
Un organisme a été créé voici une vingtaine d'années sur une suggestion de la Cour des comptes, qui s'appelle la CRDOA : la (Commission de récolement des dépôts d’œuvres d'art), qui s'est mise en charge de récapituler les inventaires des œuvres d'art détenues en mains publiques : le patrimoine du peuple français, et de retrouver si les objets tels qu'on les connaît correspondent à l'inventaire. Or, on apprenait en 2016 qu'il y avait un gouffre à vrai dire absolument extraordinaire entre l'inventaire et la constatation matérielle des objets. On a appris qu'il manquait – tenez-vous bien – 23 000 œuvres d'art, qui étaient indiquées dans les inventaires et qui ont disparu.
À l'époque, il y avait d'ailleurs eu – comment dirais-je – un dépôt de plainte en justice pour 1 346 de ces œuvres d'art. Alors sur les 23 000 œuvres, il y en a certaines qui avaient été déplacées d'un endroit à un autre. Tel objet appartenant à une collection publique avait été placé dans un ministère, puis ensuite transféré dans un autre ministère ou dans une préfecture, transféré dans une autre préfecture.
Et ça n'avait pas été noté dans les procès verbaux. Donc de sorte qu'on a pu retrouver des objets égarés au bout d'un certain temps. C'est tout le travail de la CRDOA.
Mais quand même, mais quand même, on a eu des découvertes absolument stupéfiantes, comme tel sous-préfet de Brioude en Auvergne qui, en fait, s'était tout simplement fait la main sur un tableau qu'il y avait dans une sous-préfecture, en passant par des quantités d'objets qui ont été volés ou que l'on a retrouvés dans des salles des ventes alors qu'ils étaient dans l'inventaire du patrimoine public. Cela témoigne d'une espèce de laisser-aller général d'une société qui ne fait plus attention à son patrimoine. D'ailleurs, ce patrimoine en matière d'objets, on le retrouve en matière monumentale.
Et ce qui est dramatique, c'est de constater que dans le budget du ministère de la Culture, il n'est plus désormais qu'à peine question du problème des musées. Sous Mme Nyssen, le précédesseur de M. Riester, eh bien il y avait une Direction des affaires internationales, européennes, de la francophonie et du patrimoine.
C'est-à-dire que le patrimoine était en dernier. On se demande bien le rapport, d'ailleurs, qu'il y avait avec la francophonie, les affaires européennes et internationales, comme si l'on ne pouvait pas avoir une direction du patrimoine, de la défense des monuments publics et des monuments historiques ou direction des musées qui aurait pour objectif premier eh bien de conserver le patrimoine et d'en acquérir, puisque les fonds dévolus pour augmenter les collections publiques sont dérisoires. J'ai eu l'occasion de l'évoquer dans un article que j'ai publié sur notre site récemment, au moment de Noël, lorsqu'un tableau qui a été retrouvé par hasard dans une collection privée, d'un grand maître de la Renaissance italienne, de la pré-Renaissance italienne, qui a été préempté par l'État, mais qui n'a pas l'argent pour ce faire.
Et donc l'État a lancé une subvention auprès de mécènes privés pour pouvoir acquérir cette œuvre d'art. Alors dans le budget du ministère de la Culture, eh bien on assiste année après année à des fonds très insuffisants, de l'ordre de 300 millions d'euros là où il faudrait 400 millions d'euros pour assurer tout simplement eh bien la protection du patrimoine minimum. C'est-à-dire qu'on assiste en fait à une dégradation du patrimoine de l'État.
D'ailleurs, tout le monde le voit bien. Tout le monde sait bien que le patrimoine public, le patrimoine monumental est en mauvais état. C'est d'autant plus ridicule que les tenants de la mondialisation, ceux-là mêmes qui font en sorte que l'on est en train de détruire l'industrie française, de détruire les services français, nous assurent que de toute façon, la France pourra quand même toujours être la France parce que nous avons une vocation à devenir une grande destination touristique.
C'est d'ailleurs déjà le cas, puisque la France est la première destination touristique mondiale, avec quelque 90 millions de touristes qui viennent en France chaque année. Et ce qui permet de fournir des emplois par centaines de milliers. Certains évoquent 500 000 emplois.
D'autres 700 000, 1 000 000 avec les emplois générés. On devrait donc avoir, si l'on avait une politique digne de ce nom, une politique favorisant la création d'emplois. On devrait avoir une politique de patrimoine, de survie du patrimoine, de protection du patrimoine monumental, à la fois pour des raisons historiques, des raisons patrimoniales et parce que les Français sont extrêmement attachés – et à juste titre – au patrimoine national, mais de surcroît pour des raisons économiques bien comprises.
C'est ce que quelqu'un comme Stéphane Bern, journaliste bien connu, a compris lorsqu'il avait accepté la mission que lui avait confiée Emmanuel Macron justement de veiller à la protection du patrimoine. Or, vous avez suivi les démêlés de Stéphane Bern, qui s'est heurté en fait à des problèmes considérables en matière budgétaire. Il a eu l'idée tout à fait intelligente de créer un loto du patrimoine.
De telle sorte que les Français pourraient à la fois se payer le plaisir de jouer au loto, mais au passage, une petite partie des fonds mis dans ce loto du patrimoine serviraient à abonder des crédits pour justement sauver les monuments publics. Alors cette opération a été lancée, rapporte quelque chose entre 30 et 50 millions d'euros. Ce qui n'est pas mal du tout compte tenu du budget du ministère de la Culture.
Mais ce qui est quand même terrible, c'est de constater que l'État n'est pas capable de dégager 50 millions d'euros pour protéger le patrimoine monumental de la République, le patrimoine monumental national, alors que – vous le savez – on donne des milliards d'euros, au moins 9 milliards d'euros aux autres pays de l'UE et à la Commission européenne pour qu'elles fassent leurs affaires. Et le départ du Royaume-Uni va nous coûter encore quelques milliards d'euros supplémentaires. Il y a donc un véritable problème de pensée stratégique au niveau de l'État, un véritable problème de discernement des priorités, et un véritable problème de dilapidation de l'argent des contribuables pour des œuvres qui non seulement ne nous profitent pas, mais nous sont nuisibles, comme toutes les aides que nous fournissons à l'UE.
Même avec ça, Stéphane Bern s'est heurté encore une fois à la crétinerie des députés En marche, puisque – c'était au mois de novembre ou décembre 2019, il y a quelques semaines – Stéphane Bern avait milité pour obtenir une exonération de la fiscalité sur le loto du patrimoine, pour qu'il y ait le maximum d'argent qui abonde cette action en faveur du patrimoine monumental. Eh bien non. Les députés de En marche ont décidé de rétablir une taxation sur les enjeux versés par les joueurs dans ce loto du patrimoine, afin – paraît-il – d'abonder je ne sais pas quel fonds en matière sportive.
Ce qui est ridicule, puisqu'il s'agit de déshabiller Pierre pour habiller Jacques. S'il y a des problèmes en matière sportive, on n'a qu'à faire un loto sportif, qui d'ailleurs existe déjà, ou bien on n'a qu'à dégager d'autres moyens budgétaires, mais pas aller piquer dans la petite cagnotte réservée au patrimoine. Je voudrais ajouter encore à tout cela cette information qui va dans un sens un peu contraire, mais qui témoigne du peu de respect, en fait, que les décideurs ont parfois pour le patrimoine.
J'en voudrais deux preuves : la fameuse polémique concernant la réhabilitation de Notre-Dame de Paris...
Je n'insisterai pas, mais vous connaissez la problématique, puisque M. Macron a décidé qu'il fallait faire un geste architectural à Notre-Dame de Paris. C'est-à-dire qu'en fait, – je ne sais pas – il veut repeindre peut-être la flèche en bleu, ou bien avoir une flèche en plexiglas, ou alors on a parlé d'un jardin suspendu sur le toit de Notre-Dame.
Tout ceci en parfaite violation de la (charte de Venise) sur les monuments historiques, qui prévoit que les monuments doivent être reconstruits – lorsqu'ils ont été endommagés ou détruits – de façon identique à la façon dont ils étaient construits auparavant. Ce qui prouve qu'en réalité, lorsque Macron pense à Notre-Dame de Paris, il ne pense pas aux générations futures auxquelles, normalement, nous devrions avoir le souci de transmettre dans son authenticité Notre-Dame de Paris, construite au milieu du XIIIe siècle, même si elle avait été revisitée au milieu du XIXe siècle par Viollet-le-Duc, mais d'y ajouter sa patte. En réalité, il s'agit tout simplement de narcissisme macronien qui passe avant la protection des monuments historiques.
On a vu, d'ailleurs, comment le général...
Un général de l'armée désigné par Macron pour piloter le projet de réhabilitation de Notre-Dame a eu cette parole absolument insensée, où il demandait que l'inspecteur en chef des monuments historiques : cette profession inventée en 1840 par Prosper Mérimée et qui est à l'origine de la protection des monuments historiques en France...
Eh bien il avait demandé tout simplement – je crois – qu'il devait fermer sa gu*ule, pour parler clair. Dans le même genre de ces opérations de grand prestige et peu respectueuses (du patrimoine et des traditions) se rattache un autre problème, qui est celui de la rénovation ou de la transmutation du Palais de la découverte à Paris. Le Palais de la découverte, qui se situe donc dans une des ailes du Grand Palais, donc tout à côté des Champs-Élysées, pour ceux qui connaissent Paris...
Eh bien ce Palais de la découverte avait une vocation depuis longtemps d'essayer de vulgariser, dans le bon esprit du mot « vulgariser », la science, pour des enfants, des adolescents, des classes menées par des instituteurs ou des professeurs, et qui permettraient d'ouvrir l'esprit du public, grand ou petit, à différentes disciplines scientifiques, avec toute une série de disciplines différentes selon les salles où on était accueilli. Alors il y a un grand projet de réforme de tout cela, qui consisterait en un mot...
Commençant à faire du marketing, à faire de l'enrobage, à faire des grands espaces de circulation. C'est selon cette tradition muséographique contemporaine, qui fait que désormais, dans les musées les plus modernes, il y a de moins en moins de place qui est accordée à l'exposition des œuvres d'art, à la précision des cartels, comme on dit, c'est-à-dire ces petits textes qui expliquent au public ce dont il s'agit, pour faire en fait des présentations superficielles, des présentations tape-à-l'œil, et des présentations qui, en fait, n'ont plus qu'un très lointain rapport avec une saine et bonne érudition. Donc un comité de défense du Palais de la découverte s'est créé, pour protester contre les dépenses somptuaires qui s'annoncent sur la réforme du musée, du Palais de la découverte, dont toute une série de sommités scientifiques ont tiré la sonnette d'alarme en disant qu'il fallait absolument conserver au Palais de la découverte sa vocation d'origine, avec justement ses salles qui étaient bien distinctes et non pas ce projet superficiel qui consisterait...
Je ne me rappelle plus (les chiffres exacts), mais de réduire en 2 ou 3 salles ce qui, auparavant, était réparti dans une douzaine de salles selon les disciplines scientifiques. Voilà. J'arrête là toute cette présentation.
Je signale à toutes celles et à tous ceux qui voudraient donner un coup de main aux différents sujets que j'ai évoqués qu'il y a actuellement des pétitions qui sont en cours, sur « change.org » notamment, à la fois pour protester contre les coupes budgétaires à Radio France et soutenir le chœur de Radio France, une autre pétition pour protester contre le licenciement de quelques professeurs émérites à la maîtrise de Notre-Dame de Paris. Il y a également une pétition qui circule pour protester contre le projet de refonte complète, et en fait de dénaturation, du Palais de la découverte.
Dans le même temps, eh bien rien ne vous empêche d'apporter votre soutien à Stéphane Bern, notamment en jouant au loto du patrimoine, mais aussi en vous adressant à votre député, et en disant que vous ne comprenez pas pourquoi il est aussi difficile que cela en France de dégager quelques dizaines de millions – on pourrait même mettre 200 ou 300 millions d'euros – pour protéger le patrimoine national des Français, qui non seulement est un trésor inestimable à transmettre aux générations futures, mais c'est l'âme et le cœur de la France. Et c'est accessoirement une politique économique bien comprise, puisque l'une des ressources qui restent à la France, c'est justement de développer les activités de service autour du patrimoine que nous ont laissé les 40 générations qui ont fait la France. Pour ce qui concerne l'UPR, eh bien là, comme dans beaucoup d'autres domaines, nous redonnerons à l'État toutes ses marges de manœuvre, par des procédés budgétaires et financiers que j'ai déjà maintes fois évoqués.
Et nous donnerons la priorité aussi à la protection du patrimoine. Pas seulement d'ailleurs pour le patrimoine, pas seulement pour les questions économiques, mais aussi pour des questions d'éducation. Je renvoie au programme que j'avais évoqué, notamment en matière d'éducation.
Nous ferons en sorte que le peuple français et que les jeunes générations soient fières de la France, de la même façon qu'en Chine, qu'en Corée, qu'au Japon, que dans tous les pays d'Extrême-Orient ou d'Asie du Sud-Est, on voit des jeunes écoliers aller en rangs serrés avec leur professeur visiter tel ou tel temple célèbre de Suzhou en Chine, de Kyoto au Japon, ou bien de Lopburi ou Ayutthaya en Thaïlande. Eh bien nous, lorsque nous serons au pouvoir, nous développerons ces voyages de sensibilisation au patrimoine national, de découverte de la beauté des richesses de la France. Ce seront d'ailleurs des actions qui seront tout à fait favorables pour créer, recréer au sein des jeunes générations un amour et une fierté légitimes dans la grandeur de notre pays.
Vive la République et vive la France.