Pouvoir d'achat, retraites : LE NOUVEAU COUP FOURRÉ que prépare François Bayrou
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« Pour ce qui est du retour à 62 ans, c'est mort. »
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« Il suffirait de prélever 5 petits % sur les niches fiscales ou 10 % sur les niches sociales pour financer le surcoût lié au retour à 62 ans. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Il me semble qu'il y a là une forme d'affront que l'Assemblée nationale ne peut pas accepter. »
- 5:21Invité politiqueChiffre
« L'année blanche a aussi ses partisans. Ce serait déjà bien si on faisait 25 milliards d'euros d'économies l'an prochain. »
- 6:48Invité politiqueFait
« Nous pourrions faire contribuer de façon exceptionnelle les plus hauts revenus. »
- 7:20Invité politiquePromesse
« Rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune, ce serait déjà un début. »
- 8:37Invité politiqueFait
« J'ai dû dire de l'homme que j'ai aimé profondément qu'il est devenu un salopard antisémite. »
- 11:27Invité politiqueFait
« Netanyahu doit être arrêté immédiatement. »
Temps de parole
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Mais il paraîtrait que le Medef ne veut rien savoir. Nous le censurerons. Pourquoi le Premier ministre annonce à l'avance qu'il va fermer l'Assemblée nationale le 11 juillet et que le 15 juillet il annoncera son plan de redressement des finances publiques ? Si c'est pour proposer des années blanches, tout ce petit monde peut démissionner. Ça a été la TVA sociale, maintenant c'est l'année blanche. Nous pourrions faire contribuer de façon exceptionnelle les plus hauts revenus. Le gouvernement a raison de maintenir le cap. J'ai dû dire de l'homme que j'ai aimé profondément qu'il et devenu un salopard antisémite.
J'appelle solennellement, au nom de la France insoumise, Olivier Faure à présenter des excuses publiques. A la fois Jérôme Guedj et Jean-Luc Mélenchon trouvent un intérêt commun à se taper l'un sur l'autre. A désobéir, à désobéir et à mener toutes les actions nécessaires qui nous permettent de faire respecter le droit international. François Bayrou qui n’en finit plus de faire naufrage, sa dernière tentative en date pour gagner quelques semaines de sursis, les mots doux entre Jérôme Guedj et Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan qui appelle à la désobéissance pour faire triompher le droit. C’est le sommaire de ce Pol’Express numéro 139.
On l’avait un peu oublié, mais la fin du conclave sur les retraites, c’est cette semaine. Le fracas des missiles qui s’abattent sur l’Iran et Israël n’aide pas à la visibilité de l’événement, c’est évident. Et pourtant, c’est l’heure de vérité pour François Bayrou et les socialistes qui ont accepté de ne pas le censurer en contrepartie de ce petit séminaire. Un François Bayrou dont la popularité est à peu près égale à celle de la profondeur de la fosse des Mariannes qui s’enfonce - je le rappelle pour les étourdis - à 11 kilomètres sous la surface de l’océan. C’est un sondage Ipsos / Cesi pour La Tribune Dimanche qui nous l’apprend.
Le Premier ministre ne recueille plus que 17 % d’avis favorables. Ce qui en fait l’un des plus impopulaires occupants de Matignon. Mais tout va très bien Madame la Marquise. C’est ce mardi que doit se tenir la dernière réunion entre partenaires sociaux. Enfin, ceux qui sont restés, le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. De leur côté, FO, la CGT et l'U2P sont partis les uns après les autres. Pour ce qui est du retour à 62 ans, c’est mort. La bataille se concentre maintenant sur la pénibilité. Ce qui permettrait à deux millions de salariés de partir un peu plus tôt. Mais ça bloque du côté du patronat.
En revanche, il y aurait un début d’accord pour revoir le mode de calcul des retraites des mères de famille. Ce qui permettrait de revaloriser les pensions de celles-ci. Dans un entretien accordé à la Tribune, François Bayrou déclare : “Je pense que la possibilité existe de trouver un accord dynamique, car ce qui est en gestation, c’est le retour de la démocratie sociale.” En fait d’accord dynamique, ça risque plutôt d’être de la dynamite. Écoutez Olivier Faure lors de son discours de clôture du congrès du PS. Il suffirait de prélever 5 petits % sur les niches fiscales ou 10 % sur les niches sociales pour financer le surcoût lié au retour à 62 ans.
Mais il paraîtrait que le Medef ne veut rien savoir. Le gouvernement n’a pas de majorité absolue. Il doit rechercher des compromis. Et s’il ne les cherche pas, il doit partir. Et s’il n’a pas cette décence, nous le censurerons. La censure, ça ne sera pas pour tout de suite. Et, cette fois, les socialistes n’y seront pour rien. Grâce à l’artifice du conclave, François Bayrou a déjà gagné 5 mois de survie. Il ne désespère pas de gagner quelques semaines supplémentaires. Je vous explique comment. La session parlementaire ordinaire s’achève normalement le lundi 30 juin. Mais les députés n’ont pas terminé d’examiner les textes qui leur ont été soumis.
François Bayrou a donc accepté de convoquer l’Assemblée nationale en session extraordinaire jusqu’au 11 juillet. Une grosse vingtaine de propositions et projets de loi doivent être examinés au cours de cette session. Dont la réforme de l’audiovisuel public qui promet une belle bagarre. Mais voter plus de 20 textes de loi en 9 jours c’est impossible. Il faudrait aller, au moins, jusqu’à la fin du mois de juillet. “Pas question” a fait savoir Matignon. Pourquoi ? Le porte-parole du groupe LIOT vous livre l’explication de ce refus.
Pourquoi le Premier ministre annonce à l’avance qu’il va fermer l’Assemblée nationale le 11 juillet et que le 15 juillet il annoncera son plan de redressement des finances publiques ? Il me semble qu’il y a là une forme d’affront que l’Assemblée nationale ne peut pas accepter. Il faudrait prolonger la session extraordinaire ? Evidemment. Je ne comprends pas qu’on attende que la session soit terminée, que les portes du Parlement soient fermées et que les députés soient dans l'interdiction de se réunir pour que tout à coup le Premier ministre prenne le risque de parler des finances publiques alors que c’est un sujet que la Constitution de la République a confié à l’Assemblée nationale.
Il y a là un paradoxe qui me paraît très problématique d’un point de vue institutionnel et démocratique. Et donc, après vous avez l’année blanche, vous avez la TVA sociale, vous avez l’abattement fiscal des retraités, vous avez le référendum constitutionnel. Chaque jour, il y a une nouvelle proposition. On est dans le loufoque et l’amateurisme et l’improvisation généralisée. Eh oui, c’est le 15 juillet que l’on pourra vérifier si François Bayrou a repris dans son projet de budget les points sur lesquels les partenaires sociaux sont tombés d’accord.
Si les résultats sont jugés insuffisants par la gauche et le RN, une éventuelle motion de censure ne pourra toutefois intervenir qu’à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale, en octobre. Soit six mois avant les élections municipales. Et là, ça risque de coincer. De nombreux députés ne voudront pas prendre le risque d’être accusés d’avoir semé le chaos en renversant le gouvernement. Du moins, c’est ce que croit l’entourage du Premier ministre. “Ils n’oseront pas” claironne-t-on dans les antichambres. Mais l’absurdité des solutions avancées par le gouvernement pour récupérer 40 milliards d’euros pourrait vaincre bien des réticences.
A preuve les réactions à la dernière lubie de l’exécutif : geler à leur niveau actuel toutes les prestations sociales et toutes les dépenses publiques. C’est ce qu’on appelle une année blanche. Ce ballon d’essai s’est taillé un franc succès. Écoutez, si c’est pour proposer des années blanches, tout ce petit monde peut démissionner. L’année blanche c’est le degré zéro de la gestion politique. C’est : “On ne sait rien faire, donc on ne fait rien, on bloque tout, on gèle tout”. On peut mettre à la place de monsieur Lombard un répondeur ou plus moderne ChatGPT qui gèrera aussi mollement les comptes de la nation qu'eux-mêmes. Une année blanche c’est une non proposition.
J’ai l’impression que chaque semaine on sort quelque chose de nouveau parce qu’ils ne savent pas par quel bout prendre. Alors ça a été la TVA sociale, maintenant c’est l’année blanche. Ça montre qu’ils ont des vraies difficultés à trouver 40 milliards d’économies. Et pour cause, parce que moi je pense qu’il faut aller les trouver du côté des recettes et que quand vous les cherchez du côté des dépenses publiques, ça a un effet récessif sur l'économie et en ce moment l'économie ne se porte pas bien. Soit. Mais comment réduire l’endettement ? Nous pourrions faire contribuer de façon exceptionnelle les plus hauts revenus.
Ceux qui vivent de la rente, de l’héritage, ceux qui perçoivent des super dividendes, la part des revenus du capital a explosé ces dernières décennies. On pourrait redistribuer un peu mieux les richesses, par exemple. Et on peut décliner ça dans tout un tas de domaines. Rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune, ce serait déjà un début. Mieux contrôler les aides publiques aux grandes entreprises pour en faire un meilleur usage et pour sans doute récupérer l’argent là où ces aides sont utilisées uniquement pour augmenter les profits et les dividendes des actionnaires. Soyons équitables. L’année blanche a aussi ses partisans.
Ce serait déjà bien si on faisait 25 milliards d’euros d’économies l’an prochain. Il faut impérativement réduire le déficit public. Et le gouvernement a raison de maintenir le cap parce que c’est un enjeu de souveraineté essentiel. L’an prochain, la charge d’intérêts va être le premier poste budgétaire de l’État, devant l’avenir de nos enfants, devant la transition écologique, ça n’est pas acceptable. Après il y a d’autres chemins très clairs pour y parvenir. Soit vous réduisez les dépenses publiques, soit vous augmentez les impôts. Moi je pense qu’il faut réduire les dépenses publiques avec un principe assez simple consistant à dire : “On ne dépensera pas plus en 2026 qu’en 2025”.
Le congrès du Parti socialiste est terminé. Olivier Faure n’a plus besoin de ménager ses oppositions internes qui sont cimentées par la seule détestation de LFI. Ce qui ne fait pas un programme, on le vérifie une fois de plus. Le Premier des socialistes peut désormais prendre le risque d’une motion de censure. Vu l’état de délabrement du PS, il n’y a rien à perdre et tout à gagner. Et ceux qui détestent déjà Olivier Faure ne l’en détesteront pas davantage, c’est impossible. François Bayrou pourrait donc avoir la joie, bientôt, de se consacrer entièrement à ses administrés palois. Allez, il faut bien évoquer ce grand moment du congrès des socialistes à Nancy.
Quand je me rends à un rassemblement pour demander la libération des otages et qu’en prenant la parole j’évoque la nécessaire protection des civils palestiniens et qu’à ce moment-là des huées fanatiques portées par les soutiens de Benyamin Netanyahou me disent “dégage, dégage”, c’est le socialiste équilibré et nuancé qui est mis à la porte.
Quand je dis à Jean-Luc Mélenchon qu’il n’est pas possible et souhaitable de défendre la revendication de la Palestine de la mer à la rivière, je défends la position historique des socialistes, notamment celle de François Mitterrand à la Knesset en 1982 qui est celui de la solution à deux États, de la sécurité d’Israël et de la reconnaissance de l’État palestinien, et qu’à ce moment-là, à ce moment-là, je deviens le sioniste génocidaire pour Jean-Luc Mélenchon et les siens et que j’ai une meurtrissure terrible à dire devant ce congrès que pour la première fois de ma vie j’ai dû dire de l’homme que j’ai aimé profondément qu’il est devenu un salopard antisémite avec des propos qui sont pour nous absolument insupportables.
S’il n’y avait eu le déclenchement d’une guerre dans l’intervalle, cela nous aurait fait le week-end médiatique. Mais les missiles ont ramené la polémique à sa juste mesure. Celle de la cour d’école et son bac à sable. Dimanche, Manuel Bompard a bien essayé de relancer la machine. Je trouve ça effarant que le seul sujet de préoccupation du congrès du Parti socialiste ça soit le rapport à la France insoumise. Ce type d'insulte est inacceptable dans le débat entre les relations politiques à gauche. Moi j’appelle solennellement, au nom de la France insoumise, Olivier Faure à présenter des excuses publiques à la France insoumise, à l’ensemble de ses militantes et de ses militants.
Réponse d’Olivier Faure ce matin. Ils se sont tellement aimés ces deux-là. Mélenchon, Guedj, c’était le père et le fils. Ils ont tout fait ensemble. A la fois Jérôme Guedj et Jean-Luc Mélenchon trouvent un intérêt commun à se taper l’un sur l’autre à un moment où nous aurions besoin au contraire de mobiliser la gauche face à la vraie menace, au vrai danger qui est aujourd’hui l’extrême droite. J’ai déjà eu l’occasion de le dire dans un Bourbon, je regrette le temps des duels à l’épée pour trancher les désaccords politiques. Le dernier remonte au 21 avril 1967. Il opposait le maire SFIO de Marseille Gaston Defferre, futur ministre de l’Intérieur, et le député gaulliste René Ribière.
Deux estafilades au bras marquèrent la défaite de ce dernier et on n’en parla plus. L’honneur était sauf. Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Paris pour protester contre l’interception du voilier “Madleen” et la situation à Gaza. Fait notable, la manifestation était appelée par cinq organisations syndicales et la plupart des partis de gauche. La préfecture de police a dénombré 9 000 personnes. La prise de parole de Rima Hassan était bien sûr très attendue.
Toutes les personnes qui nous ont vus nous mettre en échelle se sont dit que c'était possible d’agir, que c’était possible de dévier justement de cette trajectoire dans laquelle le gouvernement nous engouffre, qui est celle de la trajectoire de la complicité avec un régime génocidaire. Et notre responsabilité politique, citoyenne, morale, éthique, elle consiste à dévier, à désobéir, à désobéir et à mener toutes les actions nécessaires qui nous permettent de faire respecter le droit international, de mettre un terme au génocide, de demander enfin à l’État israélien de rendre des comptes devant les tribunaux internationaux. Netanyahu doit être arrêté immédiatement.
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François Bayrou