"Un attentat terroriste, raciste" : Emmanuel Macron s'exprime sur la fusillade dans les Yvelines|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation. Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste, ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste qui a fait six victimes. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Ces personnes, elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée et pour rien d'autre. »
- 1:29Invité politiqueFait
« Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. »
- 2:57Invité politiqueFait
« Cela n'a pas sa place dans la République. Ça n'a pas sa place en France. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Le discours ambiant qui parfois s'installe crée une atmosphère. »
- 7:18Invité politiqueFait
« Il y a des discours racistes. Il y a une tension qui s'installe dans la société et cela depuis plusieurs années. »
- 10:06Invité politiqueFait
« C'est des policières et des policiers municipaux qui dans les deux communes sont allés au contact ont sauvé d'autres vies. »
- 10:50Invité politiqueFait
« Je moi chaque jour, on me demande si je suis française en raison de ma peau, j'aurais pu mourir parce que ma peau est noire. »
Temps de parole
- Emmanuel Macron100 %
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Bien, écoutez, je voulais dire quelques mots et je suis aujourd'hui à trappe au côté de de nos élus et des populations parce que ce qui s'est passé aujourd'hui est un tournant dans la vie de notre République et de notre nation. Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste raciste, ainsi qualifié par le parquet national antiterroriste qui a fait six victimes. Un homme a été tué ce matin par un de nos compatriotes sur la base d'une idéologie raciste. On a cinq victimes par ailleurs dont une petite fille de 12 ans qui est en train de se de se battre à l'hôpital au moment où on se parle.
Ces personnes, elles ont été visées à raison de leur couleur ou de la religion supposée et pour rien d'autre. C'est ça ce qui s'est passé aujourd'hui. Et donc je remercie l'ensemble des forces de sécurité et en particulier la BAC ici dans le département. La BAC qui a Verir est tout de suite intervenue et a pu neutraliser l'assaillant et éviter d'autres victimes. Merci à notre police pour ce qu'elle a fait. Je veux évidemment avant avant toute chose avoir une pensée pour les familles des victimes. Certaines sont en train d'être prévenues et donc les noms sont dit en temps voulu.
dire combien on soutient évidemment les victimes et leurs familles qui sont en train de de se battre entre la vie et la mort et apporter plus largement le soutien, le réconfort de la nation à l'ensemble des populations et dire ici aux élus qui sont à mes côtés maire de Trappe de la Verrière et député dire à monsieur le préfet combien la France tout entière est à leur côté au côté de leurs équipes de leurs habitants pour dire notre soutien mais je vais vous dire aussi que nous ne cèderons rien et nous n'avons rien à céder.
Ce qui s'est passé aujourd'hui, je le dis, c'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. On a vu une maman à l'instant qui était avec sa fille de 12 ans dont la voiture a été criblée de balle par ce terroriste aussi.
Et donc le message très clair au-delà évidemment du soutien en remerciant les forces de sécurité intérieure, en remerciant les magistrats qui se sont tout de suite mobilisé, le parquet national antiterroriste qui s tout de suite saisi au côté du procureur et merci aussi à nos magistrats tout de suite et qui vont faire le travail pour élucider la totalité de de cet attentat terroriste et qui reviendront et qui donneront les détails. Et moi j'ai une chose à vous dire. Cela n'a pas sa place dans la République. Ça n'a pas sa place en France. Et donc nous devons tous combattre pas simplement cet acte qui s'est tenu aujourd'hui, mais comprendre ce qui est en train de se passer.
Nous n'avons rien à céder aux idées qui s'installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. La République, elle est une et indivisible. La République, elle n'a que des citoyennes et des citoyens. Elle ne les discrimine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion, ni à raison de leurs opinion politique. Et [grognement] je le dis en particulier aux habitants des communes qui ont été touchées, mais plus largement dans tout notre pays. Ne baissez pas la tête, vous êtes français et français et cette jeunesse de France, c'est notre chance.
Ne baissez pas la tête parce que la République tiendra et n'ayez pas peur parce que la République tiendra. Il n'y a pas un camp contre l'autre dans cette République. Elle est une et indivisible. Et je veux remercier les élus de la République, les associations, nos enseignants, toutes celles et ceux qui forgent cette unité. plus que jamais, c'est notre trésor et donc ne laissons rien nous diviser, rien. Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui en disant le soutien à l'affection de la nation, évidemment victime à leur famille, à toutes celles et tous ceux qui ont été confrontés à cet attentat terroriste raciste aujourd'hui.
et vous dire que la République tiendra parce que nous venons tous de bien plus loin et de valeurs qui nous portent et qui nous tiennent. Je réponds à vos questions si vous en avez. Est-ce que vous voyez un lien entre [toux] les tensions [raclement de gorge] qui s'écumulent dans la société, violences aussi du weekend dernier et plus généralement la montée des extrêmes ? C'est ce que je peux comprendre de votre déclaration. Il y a il y a, écoutez d'abord, il y a un acte terroriste aujourd'hui qui est un attentat terroriste raciste. Il a été ainsi qualifié par euh le service de justice qui est qui s'est produit, je le disais, c'est une première dans notre pays.
Et donc ce qui ce qui a trait à cet attentat, c'est évidemment les investigations qui permettront de l'élucider et c'est au procureur national antiterroriste de vous le dire. Ce que je sais, c'est que tout ça s'appuie sur d'abord une préméditation de sa part, des propos qu'il a tenu et qui ont été très clairement consigné par les premières les premières heures. Il a épargné des gens en raison de leur peau, en tout cas de ce qu'il croyait être et il a assumé son acte. Et ensuite, je dis juste que le discours ambiant qui parfois s'installe crée une atmosphère. Dans ces moments-l, on ne doit faire qu'une chose, être uni.
Dans ces moments-l, on ne doit faire qu'une chose, nous rappeler qui nous sommes. Monsieur le président, c'est pas un peu trop tard quand vous dites que la République ne cèdera rien mais justement même qu'on va des élus, parfois des membres du gouvernement tenir certains propos. Vous pensez pas que c'est déjà un peu tard ? Vous m'avez toujours entendu tenir les mêmes propos. Vous m'avez toujours entendu mener les mêmes combats depuis le premier jour. Et donc je ne pense que ça n'est jamais trop tard. Je pense que on a malheureusement des discours, mais encore une fois, je distingue les choses.
Il faut avoir cet esprit de distinction parce que je veux pas tout réduire ou donner un sens qu'ont à donner les services enquêteurs à ce qui s'est passé aujourd'hui. Enfin, il est raciste cet acte terroriste et donc que un racisme se soit installé dans le discours public ambiance, c'est un fait. et je l'ai toujours combattu avec la plus grande force et c'est jamais trop tard. Et c'est jamais trop tard. Et donc il y a aujourd'hui une montée détention. Vous avez raison. S'installer ces dernières années pour des tas de raisons parce qu'on a importé monté les tensions parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont bousculé notre République ces dernières années.
D'autres attentats qui ont conduit à stigmatiser des religions. Et donc je pense qu'aujourd'hui la clé c'est de ne pas tout confondre et surtout c'est de ne pas tomber dans le piège d'un camp contre l'autre. Et donc il est jamais trop tard mais je rappelais ici que la République c'est l'unité et la concorde. Monsieur président au soir votre réélection vous avez dit ce vote m'oblige entendu que une partie des Français avait voté pour vous pour faire barrage au Front National au Rassemblement national on voit que 5 ans plus tard le barrage est je l'ai même dit il y a 9 ans. de droit deiser.
[raclement de gorge] Mais d'abord, je ferai pas de commentaire politique ici et je je ferai pas de raccourci en parlant de ce pourquoi nous sommes aujourd'hui et du débat politique. Donc ça, sachons raison gardée. Je dis et je je mets en dehors même des partis politiques. Il y a des discours racistes. Il y a une tension qui s'installe dans la société et cela depuis plusieurs années. Et elle avait commencé à s'installer. Le terrorisme qu'on a vécu certainement l'a accéléré.
les conflits internationaux et la l'importation de la géopolitique dans le débat [raclement de gorge] euh au sein de la nation et j'ai toujours essayé de faire très attention à ça mais là accéléré et ça nous en sommes tous les codépositaires. Moi j'ai ma responsabilité là aussi. J'essayie de faire le maximum peut-être que je fais des erreurs, peut-être que d'autres jours je fais mieux. Je pense qu'il est en tout cas jamais trop tard mais ce que je suis venu au-delà du soutien de la nation et du message très clair que je viens de passer, je je vous dis simplement un message de concorde et l'unité. Ni la peur ni la colère. Ni la peur ni la colère.
Monsieur le président, est-ce que vous craignez des réactions de colère dans le secteur ? On a vu notamment que la CRS8 avait été déployé. Non, je pense que ça c'est parce qu' c'est pour qui est pas de trouble à l'ordre public. Mais moi aussi j'appelle, je pense que d'abord tout le monde est traumatisé, tout le monde est bouleversé et touché à trrape la verrière dans département et je pense [raclement de gorge] la France entière est touchée par ce qui vient de se passer et donc c'est aussi pour ça qu'on doit tous d'abord mettre les bons mots sur ce qui s'est passé. Il faut ensuite élucider la totalité et comprendre et ça ce sera les magistrats.
Mais nous il faut aussi que derrière ça il y a un sursaut. Il y a un surceau collectif et ce sursaut c'est un surceut d'unité. Et pour reprendre formule, il est jamais trop tard. Jamais trop tard. Et donc ce que ce à quoi j'appelle chacune et chacun, c'est au respect, c'est à l'unité. Et c'est aussi que beaucoup de nos compatriotes, je le sais, vont avoir peur demain en se disant "Ça peut m'arriver à moi." Et ça c'est non. La police, elle sera là aussi pour les protéger. Je le dis aussi pour beaucoup de jeunes parfois qui pensent que on a entendu des discours sur la police. C'est aussi pour ça que chacun doit aussi réfléchir après ce qui s'est passé aujourd'hui.
C'est nos fonctionnaires de là-bas qui sont qui ont arrêté, qui ont protégé, qui ont sauvé des vies. C'est des policières et des policiers municipaux qui dans les deux communes sont allés au contact ont sauvé d'autres vies. C'est ça ce qui s'est passé aussi et c'est ce fil républicain qu'il faut tirer. Mais ne laissons pas cet attentat terroriste nous diviser. unité concorde, mais aussi regardons-nous les yeux dans les yeux tels que nous sommes tous français, compatriotes, concitoyens, enfants de cette République et notre responsabilité c'est de la rendre plus belle, plus grande.
Et je le disais à cette maman qui pleurait tout à l'heure, qui nous a bouleversé en disant "Je moi chaque jour, on me demande si je suis française en raison de ma peau, j'aurais pu mourir parce que ma peau est noire." Ça c'est pas la République et ça c'est pas la France parce qu'elle est française cette maman et qu'elle a sa place ici et qu'elle est dans la France, dans la République et qu'elle a pas à se justifier mais qu'elle a à pouvoir vivre en paix et élever ses enfants. C'est ça la France et rien d'autre. Je vous remercie. On.
Emmanuel Macron