Immigration : pour Sylvain Maillard, "la question sur l'identité doit être posée, sans tabou"
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Bonjour Sylvain Maillard, François Bayrou se dit désormais ouvert à un débat sur l'identité française. Qu'est-ce que ça signifie pour vous être français ? Bruno Retailleau à sa définition ça passe par l'assimilation et vous ?
C'est plus large je pense que d'être français c'est adhérer à un projet de société qui est le projet de la France, de ce que nous sommes, de nos valeurs, de nos racines et plus fondamentalement de vouloir faire communauté tous ensemble, que ce soit en France, dans les Outre-mer mais plus généralement de porter des idées d'universalisme des idées que nous sommes un peuple un peu en dehors des autres peuples. On dit souvent que c'est de l'arrogance quand on est à l'étranger mais au fond on porte une idée un peu plus grande que nous. Je crois que c'est ça d'être français.
Qu'est-ce que vous avez compris de ce que veut François Bayrou ? C'est quoi ce grand débat sur ce qu'est être français ? Lui-même d'ailleurs, il n'y a pas si longtemps, disait que ça n'avait aucun sens de poser les choses comme ça. D'où cette idée lui est venue et concrètement comment ça va se passer ?
Alors concrètement c'est lui qui précisera avec l'ensemble de son gouvernement sur les questions d'identité. Je crois que c'est quelque chose qui traverse très fondamentalement la société française. Qu'on en parle à partir de l'immigration, qu'on en parle par rapport à ce que nous sommes, le projet que nous portons, ce que nous voulons être à l'avenir dans un monde qui est en pleine transformation, transformation politique, transformation économique. Je crois que c'est important qu'on se pose. Mais ça va se traduire comment concrètement ? On ne peut pas faire semblant de ne pas voir plus...
Ça sera un projet de loi sur la réception du doigt du sol comme à Mayotte ?
Je crois que c'est plus profond. On ne peut pas nier le fait qu'il y a une sorte d'inquiétude en France, dans d'autres pays occidentaux, mais une inquiétude en tout cas singulièrement en France, sur ce qu'elle est, son avenir, ce qu'elle porte et son existence à l'avenir. On est dans un monde où on est pris entre la Chine et les Etats-Unis. On commente tous les jours les discours de Trump qui sont de plus en plus durs. Mais il y a les mêmes discours de l'autre côté.
Je répète la question. Est-ce que c'est concrètement pour arriver, pour aboutir à un projet de loi pour restreindre le droit du sol ? Clairement, c'est ce que veut Gérald Darmanin, c'est ce que souhaite aussi Bruno Retailleau.
Je pense que c'est beaucoup plus profond que ça.
Non mais vous, vous êtes d'accord ? Vous dites qu'il faut remettre à plat le droit du sol.
Vous savez, nous, on travaille avec les députés ensemble pour la République. On travaille sur différentes thématiques, entre autres sur l'immigration, l'émigration aussi. C'est les Français qui quittent la France pour, tout simplement, pouvoir répondre aux questionnements des uns et des autres. Parce qu'il nous semble, nous, on pense qu'on est dans un moment extrêmement politique et qui interroge sur ce qu'est la France.
Mais pour répondre à Alix, est-ce que vous êtes pour cette restriction du droit du sol en France ?
Mais après, on n'a pas de totem, on n'a pas de tabou. Est-ce que ça crée des crispations dans votre corps ? Mais bien sûr, on en revient.
Clément Bonn, Ido, c'est une surenchère, ça remet en cause nos principes républicains. Elisabeth Borne aussi, elle est vent debout contre cette mesure. Et puis, il y en a plein d'autres qui disent, bah oui, allons-y.
Je pense que c'est beaucoup plus profond, l'interrogation doit être plus profonde qu'un projet de loi, une proposition de loi qui réglerait tout. On vient de voter à Mayotte.
Donc clairement, vous ne voulez pas remettre en cause le droit du sol, vous, à titre personnel ?
Moi, je suis très favorable au droit du sol. Après, vous savez, un droit du sol, y compris en France, il est déjà très conditionné, en réalité. Il faut déjà avoir différentes conditions, entre autres d'avoir habité, ou né ou habité, et en fonction de vos ascendants, il est déjà réglementé. On vient de voter sur Mayotte, il n'est pas automatique. Aux Etats-Unis, vous vous naissez aux Etats-Unis sur le sol, vous êtes américain. Donc pour vous, ça suffit aujourd'hui ?
Oui, mais en Allemagne, à contrario, c'est le droit du sang.
C'est vrai. Pas tout à fait. Ça a évolué récemment, mais c'est vrai que c'était très très longtemps, le droit du sang. Mais par exemple, à Mayotte, on vient de voter un texte cette semaine sur une situation qui est totalement différente. Et pourtant, c'est un département français. Donc regardons, en fonction des territoires, ce qu'il faut faire. Moi, j'étais content et fier de voter le texte sur une restriction à Mayotte. Moi, je suis allé à Mayotte avant le cyclone. La situation est très dure et la demande venait de l'ensemble des groupes politiques, des élus locaux, en disant, il faut nous aider, nous avons un vrai souci avec l'immigration.
Sylvain Maillard, je parlais de crispation. Vous avez perdu un député à l'Assemblée hier, le député de Moselle, Balkir Belladad, annonce qu'il quitte le groupe Ensemble pour la République. Il dit que vous êtes sur un terrain glissant vers les idées du RN. Vous ne voyez pas ça comme une alerte ?
Après, c'est un député en plus que je respecte beaucoup. Vous savez, j'ai présidé le groupe Renaissance avant la dissolution. Il y avait déjà des interrogations, y compris sur ce député, qu'on a pu d'ailleurs avoir l'un avec l'autre. Moi, je vais vous dire, je pense que la société change et qu'il est normal aussi que certains députés, qui traduisent en fait ce que sont les uns les autres, puissent évoluer et avoir ce sentiment de mieux.
Mais quand il dit que vous glissez vers les idées du RN.
Oui, vous savez quoi, je pense que la France tout simplement évolue et que nous, nous ne pouvons pas. Moi, je suis rentré en 2017, en 2016, j'ai suivi Emmanuel Macron, parce qu'on a dit qu'on n'a pas de totem, on n'a pas de tabou. On doit pouvoir répondre à l'ensemble des questionnements des Français. Et la question sur l'identité, sur l'immigration doit être posée. Nous travaillons dessus, doit être posée. Deux de regarder en face, moi je pense que l'immigration est une chance en France. Est-ce qu'il y a une vague de submersion migratoire, comme le dit François Bayon ? Est-ce qu'on doit la choisir ? Moi, je pense qu'on doit beaucoup plus choisir l'immigration.
Mais on a besoin d'immigration.
Mais est-ce que vous êtes d'accord, Sylvain Maillard, avec ce que dit le Premier ministre, qu'il y a une vague de submersion migratoire, un sentiment de submersion migratoire ?
Ce n'est pas tout à fait pareil, quand il parle du sentiment qui peut être un ressenti.
Donc vous dites, oui, il y a un ressenti ?
Est-ce qu'il y a plus d'immigration illégale ? Oui. Est-ce que les policiers mènent vraiment le travail et reconduisent ? Oui, on a des meilleurs résultats que les années précédentes. Donc on voit qu'il y a une vraie amélioration. Ensuite, l'immigration, pour moi, est une chance, je le redis, est une chance. Vous n'êtes pas d'accord avec Bruno Retailleau qui dit que ce n'est pas une chance. Mais l'immigration qui travaille, l'immigration qui vient, quel que soit le niveau, parce qu'on a toujours un peu tendance à penser que l'immigration qui vient en France, c'est une immigration qui n'a pas de qualification. On a une immigration très large et de gens qui viennent travailler.
25% de notre produit intérieur brut part en exportation. Heureusement qu'on a des étrangers qui sont là et qui viennent travailler en France. Sinon, ça ne marcherait pas comme ça, qu'on en a besoin. Mais je pense que l'intégration, elle passe par le travail. Et donc on doit beaucoup plus choisir des étrangers qui viennent pour travailler.
Juste 30 secondes sur cette motion de censure spontanée qui est déposée par les socialistes. Le texte portera sur la défense des valeurs de la République et sur les dérives trumpistes de François Bayrou, notamment. Ça vous inspire quoi ?
Rien. Je pense qu'on a plein de travail à faire à l'Assemblée nationale. On a plein de textes à porter. C'est un effet de manche des socialistes ? Je pense que c'est un peu... Je pense que les socialistes parlent aux socialistes.
Sylvain Maillard, vous restez avec nous. On poursuit cette discussion après le Filinfo à 8h40 avec Magali Homo.
Des rangées de pick-up et du monde rassemblées à Derelbala dans le centre de Gaza. Une estrade a également été installée en vue de la cinquième vague de libération. C'est imminent. Trois otages israéliens contre 183 prisonniers palestiniens dans le cadre de l'accord de trêve. Les pays baltes coupent le courant ce matin avec le réseau électrique russe. La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie vont désormais se raccorder à celui de l'Europe. Pour le ministre de l'énergie lituanien, cela permettra d'empêcher Moscou d'utiliser le système électrique comme outil de chantage géopolitique sur fond de guerre en Ukraine.
L'assidération des associations après la suppression dans le budget d'une enveloppe allouée à la lutte contre les cancers pédiatriques. 15 millions d'euros destinés à la recherche votée à l'unanimité par les parlementaires à l'automne mais qui n'apparaît plus dans le texte voté cette semaine. Les vacances d'hiver, jour 1 pour la zone B, c'est-à-dire Marseille, Amiens, Caen, Lille ou encore Strasbourg. Vous serez nombreux sur les routes, sur une large moitié est, bison futé, voie rouge dans le sens des départs. Et puis attention si vous partez du côté de l'Ardèche, de la Haute-Loire, de la Lausère ou de l'Aveyron. Les 4 départements sont en vigilance orange, neige et verglas aujourd'hui.
France Info
Le 8.30 France Info, Alex Bouillaguet, Benjamin Fontaine.
Nous sommes toujours avec Sylvain Maillard, député de Paris, ensemble pour la République. Cette semaine, Éric Lombard, le ministre de l'économie, a suspendu la mesure sur la TVA des auto-entrepreneurs. C'était dans le budget 2025. Leur revenu devait être assujetti à la TVA au-dessus d'un seuil de 25 000 euros par an. Il a eu raison de suspendre cette mesure ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Même, est-ce qu'il faut la retirer ? Est-ce qu'elle vous semble injuste ?
Il a eu raison de la suspendre parce qu'elle est arrivée en catimini. Nous-mêmes, nous n'avions pas été prévenus. François Bayrou non plus visiblement. Il a eu raison de façon nuitamment au Sénat, donc il a eu raison parce que ça a créé un grand témoin. Sur les auto-entrepreneurs, moi je suis favorable aux auto-entrepreneurs depuis toujours parce que ça permet depuis un peu plus de 20 ans maintenant d'avoir un complément de revenu. Et donc moi je porte avec mon groupe le travail, la valeur travail, et pour moi c'est important qu'on puisse apporter.
J'alerte tout de même sur le fait que l'auto-entrepreneuriat s'est beaucoup développé en France et que maintenant presque 50% de ceux qui sont assujettis à l'auto-entrepreneuriat le font d'une façon d'une activité totale. C'est-à-dire l'intégralité de leur revenu vient de l'auto-entrepreneuriat. Ce sont des gens qui ne cotisent, des Français qui ne cotisent pas par exemple aux retraites. C'est-à-dire que pour le moment ils vivent et ils travaillent, et c'est tout à fait respectable et tant mieux, mais ils ne cotisent pas par exemple aux retraites. C'est-à-dire que nous allons faire des retraités extrêmement pauvres parce qu'ils ne cotisent pas.
Donc moi je pense qu'il faut évidemment pouvoir réfléchir au système. D'ailleurs les artisans sont très vent debout depuis très longtemps contre l'auto-entrepreneuriat en disant c'est de la concurrence déloyale, ils ne payent pas de cotisation, ils ne facturent pas la TBA.
Donc suspendre, retirer ?
Je pense qu'il faut en profiter pour suspendre évidemment la mesure et mettre tout le monde autour de la table pour trouver une solution pour favoriser l'auto-entrepreneuriat qui est un plus par rapport à un travail classique à côté. mais on ne peut pas laisser près de 500 000 à 1 million de personnes qui n'auront pas de retraite parce qu'ils ne cotisent pas. Moi je suis très inquiet, nous sommes en train de construire des retraités pauvres qui vont venir alors qu'ils ont travaillé toute leur vie. Donc très bien qu'on suspende, qu'on en profite pour réfléchir.
La concertation doit servir à ça. Sylvain Maillard, il y a une autre mesure qui choque ce matin, c'est une information France Info, un crédit de 15 millions d'euros pour la recherche sur les cancers pédiatriques qui a disparu du budget après son adoption. Les associations de parents d'enfants malades sont très remontées. Vous leur dites quoi ce matin ? C'est une nouvelle erreur ? C'est un volontaire ?
Nous l'avons voté à l'unanimité, je me souviens, j'étais dans l'hémicycle. Nous l'avons voté à l'unanimité, je demande au gouvernement de la remettre dans le budget. C'est la demande que vous faites ce matin ? C'est très clair.
Vous avez récemment dit, le budget est passé, il faut passer à autre chose. Mais passé à quoi ? Est-ce que vous pouvez nous citer ce matin les grandes réformes pour 2027, d'ici à 2027 ?
Moi je pense qu'on est dans une coalition maintenant, donc il va falloir écouter chacun des partenaires. Nous, nous voulons absolument qu'on puisse accompagner le travail. Nous pensons que le travail est au cœur de tout. Vous avez parlé tout à l'heure d'immigration, le travail est au cœur de l'intégration pour faire des Français, pour faire nation tous ensemble. Donc travail, comment on favorise le travail ? Comment on fait que le travail paie plus ? Comment on fait en sorte que le brut et le net de celui qui travaille soient le plus faible possible ?
C'est-à-dire que le net de celui qui travaille augmente pour donner envie de travailler plus, pour faire en sorte que ça rapporte plus, pour qu'on change, je dirais même, la cohésion sociale et qu'on revienne sur le principe de nous avons besoin de financer un modèle social qui est onéreux, qui est complet. Pour ça, il nous faut que nous travaillions plus. Et donc, il y a une multitude de réformes que nous devons porter à travers ce prisme du travail qui me semble importante. Après, il y en aura d'autres. Donc vous n'êtes pas d'accord ? Il y a la discussion sur la fin de vie, il y a la discussion sur...
Il y aura un texte, entre autres, aussi sur l'immigration qui viendra de l'Europe, puisque vous savez, il y a un texte qui s'appelle « Asile et migration » sur lequel il doit y avoir un dispositif français voté à l'Assemblée nationale. Bref, il y a de quoi travailler.
Donc vous n'êtes pas d'accord avec Édouard Philippe qui dit qu'il ne se passera plus rien d'ici à 2027 ?
Mais surtout pas. Il faut évidemment que nous continuions à travailler. Vous savez, la vie, elle avance, le monde avance. Je suis régulièrement à l'étranger, personne ne nous attend. Donc si nous ne nous réformons pas, nous sommes condamnés à jouer en deuxième division.
Sylvain Maillard a un an des municipales. François Bayrou veut aussi avancer sur la loi Paris-Lyon-Marseille, cette loi qui régit les élections municipales dans ces trois villes. Il veut réformer les modes de scrutin pour une élection du maire sur un scrutin de liste, au suffrage universel direct, cette fois. Quelle est votre position sur le sujet ? Vous avez beaucoup travaillé sur le dossier.
Oui, j'ai même écrit une proposition de loi avec mon collègue David Amiel. Et donc, ça fait deux ans qu'on travaille sur, évidemment, la proposition de loi. Et elle sera portée le 17 mars. En tout cas, c'est l'engagement du Premier ministre qui nous a reçus cette semaine. C'est très simple, c'est de dire qu'on doit, Paris-Lyon-Marseille, avoir le même système électoral que dans n'importe quelle ville de France. Parce que dans ces trois villes, c'est un système qui a été inventé par Gaston Defer en 1982 pour gagner Marseille. Il n'y a pas d'autres explications. Donc, nous, ce que nous voulons, c'est quelque chose de très simple.
Un Parisien égale une voix, un Marseillais égale une voix, un Lyonnais égale une voix. Ce n'est pas le cas à l'heure actuelle.
C'est du tripatouillage, d'ailleurs.
C'est-à-dire que un candidat, c'est arrivé déjà à Paris, à Marseille, dans l'histoire, qui a moins de voix, en fait, devient maire de la ville. Et plus profondément, on veut des villes, dans trois villes, le mode de scrutin fait partie de ce qui divise les villes. C'est-à-dire qu'au fond, quand vous êtes maire, quelle que soit la couleur politique, d'ailleurs, vous êtes maire, vous allez favoriser, évidemment, les mairies d'arrondissement qui vous sont proches et qui vous permettent d'être réunis.
Donc, nous, on dit tout simplement, faisons comme le même mode de scrutin, c'est-à-dire deux urnes, une urne pour le conseil d'arrondissement, une urne pour le conseil municipal dans toutes les trois villes.
Anne Hidalgo, fond de boue, effectivement, Benjamin le rappelait, elle parle de tripatouillage, de la Macronie qui cherche à casser un système qui fonctionne, car ils n'ont pas réussi à gagner les fois d'avant.
Elle est inquiète. Elle est inquiète, ça veut dire qu'on est beaucoup plus dans la démocratie. Toutes les villes de France font exactement le même système, c'est-à-dire que vous choisissez en direct avec le principe un électeur égale une voix. Ce n'est pas le cas à Paris, à Lyon et à Marseille. C'est ça le tripatouillage.
Et pourquoi pas Toulouse ? Toulouse est en train de devenir la troisième ville de France.
Mais Toulouse a le même système que n'importe quelle autre ville de France. Elle est maintenant plus grande que Lyon. Elles n'ont pas des arrondissements. Nous, on a une histoire avec les arrondissements. Ils ont des élus de proximité. Gardons-le dans ces trois villes. Mais élire le maire, c'est avant tout que chacun pèse le même poids. Ce n'est pas le cas dans ces trois villes. Donc nous voulons faire en sorte de changer cette anomalie démocratique.
Sylvain Maillard, cette semaine, le Sénat a voté une proposition de loi pour lutter contre le narcotrafic. Éric Piolle, le maire de Grenoble, a fait une suggestion. Faire passer des tests antidrogues, salivaires, capillaires, des tests d'urine aussi aux ministres, aux parlementaires ou aux autres élus. Est-ce que vous êtes d'accord sur le principe ? Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, a trouvé ça stupide. C'est ce qu'elle a dit hier.
Je ne comprends pas bien l'idée. C'est de dire, est-ce qu'au sein de la classe politique, il y a des gens qui prennent de la drogue, qui fument ?
Enfin ça, dans la société, il y a une consommation grandissante de cocaïne. Aucun million n'est épargné.
Mon but, il est justement d'éradiquer la drogue et de combattre ce fléau sanitaire et ce fléau social qu'est la drogue. Donc ça n'a pas de sens. Ce n'est pas qu'il n'y a pas de sens. Est-ce qu'il y a des députés ? Est-ce qu'il y a des sénateurs ? Est-ce qu'il y a des grands élus, des maires qui prennent de la drogue ? J'en suis sûr que oui. J'en suis sûr que oui. Mais c'est quoi ? C'est de me dire, puisqu'ils en prennent, on doit tous en prendre ? Moi je suis contre. Je pense que les gens qui sont addicts à la drogue, il faut les soigner. Et donc il faut les accompagner. Et c'est une vision qui est totalement différente. Je ne suis contre Éric Piolle qui veut légaliser le cannabis.
Je suis contre ça.
Donc pas de test de drogue tout concernant ?
En fait, ça ne veut rien dire. C'est un effet de manche qui dit. Oui, je pense que dans le monde politique, il y a, comme d'autres Français, des gens qui se droguent. Oui, je le dis. Le problème, c'est éradiquer la drogue partout.
Une dernière question très rapidement. Un ex-président sous bracelet électronique, c'est ce qui arrive à Nicolas Sarkozy. Depuis hier après-midi, il porte donc ce fameux bracelet électronique. Ça vous inspire quoi ?
Je n'ai pas de commentaire à faire sur une décision de justice. C'est marquant malgré tout.
C'est marquant.
Bien sûr, c'est marquant. Et je sais que je suis comme vous. Je n'ai pas accès au dossier. Je n'ai pas eu accès au dossier. J'ai entendu évidemment les différentes raisons de la condamnation. Je pense que ça interroge quand même sur la condamnation, d'autant plus qu'il est dans d'autres affaires. Mais je pense que ça interroge vraiment sur cette condamnation et qu'on en arrive à mettre un ancien président sous bracelet électronique. Honnêtement, voilà.
De toute façon, on va en rester là. J'en reste là. En tant que parlementaire, je dois me... Merci beaucoup, députés, ensemble pour la République d'avoir accepté notre invitation
ce matin sur France Info. Merci, Alix. A demain.
Sylvain Maillard