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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 11 juin 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & famille

L'école dans le piège de la violence ? - C dans l’air - 11.06.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous vous êtes dit que prof, surveillant, c'était un métier dangereux?

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Quand vous dites "ça résonne", est-ce qu'il y a la peur, désormais?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Les professeurs viennent vous voir en disant: "Cet élève peut me faire peur." Est-ce qu'ils arrivent à le verbaliser?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    En Autriche, 9 victimes avec une arme à feu. Comment ça se passe dans un cas comme celui-ci?

  • 2:45OuverteRéponse partielle

    La question se porte sur les armes blanches. Vous avez été confronté à ce genre de situation?

  • 3:45RelanceRéponse partielle

    Des opérations de fouilles sont menées. Vous y êtes favorable? Il faut continuer à le faire?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15C.CoupaudFait
    « Je me suis dit "quelle horreur pour cette jeune femme". »
  • 1:45C.RouxFait
    « E.Borne, qui s'est rendue sur place a parlé d'un adolescent qui ne présentait pas de difficultés particulières. »
  • 1:45C.RouxFait
    « On a appris que l'agresseur avait fait l'objet de 2 exclusions temporaires. »
  • 2:45C.CoupaudFait
    « Je n'ai pas de rayons X dans les yeux. Je ne vois pas dans les manteaux et dans les sacs. »
  • 3:45C.RouxFait
    « Des gendarmes avaient été envoyés pour fouiller les sacs. C'est ce qui aurait déclenché le passage à l'acte. »
  • 4:45C.RouxFait
    « Il a dit qu'il voulait faire le plus de mal possible. »
  • 5:15E.BorneFait
    « Je pense que chacun sait que les portiques, ce n'est pas la réponse absolue. »
  • 5:15E.BorneFait
    « On a aussi des couteaux en céramique qui ne seront pas détectés par les portiques. »
  • 7:15C.CoupaudFait
    « Il y a de la défiance. Il y a une perte de l'autorité. L'autorité du professeur est en train de s'effriter. »
  • 8:15C.CoupaudFait
    « Que les réseaux sociaux fassent des dégâts, c'est évident. »
  • 8:15C.CoupaudFait
    « E.Macron souhaite les interdire pour les moins de 15 ans. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

A vous de jouer. ... - C.Roux: Bonsoir.

Bienvenue dans "C dans l'air". Une surveillante tuée par un ancien élève, ça s'est passé en Haute-Marne. Le collégien a reconnu les faits, mais n'exprime aucun regret, aucune compassion.

C'est ce qu'a déclaré le procureur de la République. Face à ce déchaînement de violence d'une partie de notre jeunesse, quelles sont les bonnes solutions, au-delà du constat affligé de la classe politique...

Peut-on enrayer cette dérive et comment? Nous en parlons avec C.Coupaud.

Vous êtes proviseur dans un lycée à Evry, dans l'Essonne. Vous êtes membre du syndicat SNPDEN-Unsa. Vous connaissez nos enfants.

Vous avez été professeur pendant 12 ans, personnel de direction depuis 16 ans. Une réaction par rapport à ce qu'il s'est passé hier quand vous avez appris que Mélanie, qui était coiffeuse, qui voulait devenir surveillante pour passer plus de temps avec son petit enfant de 4 ans a trouvé la mort alors qu'elle faisait son métier...

Vous vous êtes dit que prof, surveillant, c'était un métier dangereux? - C.Coupaud: Je me suis dit "quelle horreur pour cette jeune femme".

Ca secoue tout le monde, madame, pas qu'à Nogent. Dans son entourage, j'imagine bien. Partout dans le pays, ça vibre, ça résonne très fort.

C'est violent, ce qu'il s'est passé. - C.Roux: Quand vous dites "ça résonne", est-ce qu'il y a la peur, désormais?

Ce n'est pas une première. - C.Coupaud: Parfois, elle peut s'exprimer, la peur.

C'est un sujet qui peut arriver lorsque nous abordons des moments, des minutes de silence, ou des instants mémoriels en mémoire de gens comme S.Paty ou cette surveillante qui est décédée... - C.Roux: Les professeurs viennent vous voir, en tant que chef d'établissement en vous disant: "Cet élève peut me faire peur.

Cette situation peut me faire peur. Je ne sais pas comment la gérer." Est-ce qu'ils arrivent à le verbaliser? - C.Coupaud: Ca arrive.

C'est rare. Ca peut arriver qu'un élève laisse tout le monde assez dubitatif et qu'on ne sache pas comment le prendre. Ca peut arriver.

Il est important...

Cette situation qui arrive parfois, que ça ne devienne pas l'idée que ce serait ça, l'école... - C.Roux: Ca arrive parfois.

Il y a une triste loi des séries...

En Autriche, il y a eu 9 victimes avec une arme à feu. E.Borne, qui s'est rendue sur place a parlé d'un adolescent qui ne présentait pas de difficultés particulières.

On a appris que l'agresseur avait fait l'objet de 2 exclusions temporaires. Violent avec ses camarades, également. Comment ça se passe, dans un cas comme celui-ci?

Ils sont exclus des établissements? Est-ce qu'il faudrait qu'il y ait un suivi particulier? Comment on peut faire mieux? - C.Coupaud: Est-ce qu'on peut faire mieux, c'est indéniable.

Pour faire mieux, il faut qu'il y ait des personnels dans les établissements scolaires pour repérer et accompagner, pour faire les signalements et pour pouvoir assurer le suivi de ces jeunes. - C.Roux: La question se porte sur les armes blanches.

Vous avez été confronté à ce genre de situation à l'intérieur des établissements? Est-ce qu'il y a une procédure? - C.Coupaud: Non.

Je n'ai pas eu affaire à ce genre de situation. Je ne crois pas...

Je n'ai pas de rayons X dans les yeux. Je ne vois pas dans les manteaux et dans les sacs. Je n'ai pas été exposé à cette situation.

Dire que ça n'a jamais existé, ce serait un mensonge de le dire. Je ne sais pas. - C.Roux: Des opérations de fouilles sont menées.

C'est dans ce contexte que ce drame s'est produit. Vous y êtes favorable? Il faut continuer à le faire?

Des gendarmes avaient été envoyés pour fouiller les sacs. C'est ce qui aurait déclenché le passage à l'acte. - C.Coupaud: Peut-être que ce serait arrivé sans la fouille. - C.Roux: Il a dit qu'il voulait faire le plus de mal possible.

C'est ce que dit le procureur de la République. - C.Coupaud: Il portait une rancoeur très violente, ça aurait dû être dépisté.

Il y a des choses qui relèvent du politique et des choix politiques. Je ne sais pas si c'est à moi de dire si c'est une bonne chose ou non. Dans ma pratique professionnelle quotidienne, lorsque j'ai besoin d'être en relation avec la police municipale ou la police nationale, ou la gendarmerie, ces relations existent et elles sont toujours là.

Les partenariats existent. Est-ce que les fouilles sont une bonne chose? Ca envoie un signal. - C.Roux: Parlons des portiques.

Je voudrais que vous écoutiez la ministre de l'Education nationale, qui dit ne pas vouloir que les établissements scolaires se transforment en bunkers. - E.Borne: Je pense que chacun sait que les portiques, ce n'est pas la réponse absolue.

On a aussi des couteaux en céramique qui ne seront pas détectés par les portiques. Il ne s'agit pas de faire des bunkers. Il s'agit d'assurer la sécurité au sein des établissements.

Ca passe par des opérations de fouilles inopinées. Ca passe aussi par une très grande vigilance sur les problèmes psychologiques que peuvent rencontrer les élèves. - C.Roux: Si on vous donnait le choix, vous diriez oui à un portique? - C.Coupaud: Dans mon lycée?

Je dirais pourquoi pas un portique tourniquet, mais pas un portique de détection. - C.Roux: Pourquoi plus un tourniquet, qui permet de réguler les entrées, qu'un portique de sécurité d'entrée qui permet de dire s'il y a une arme blanche dans un sac? - C.Coupaud: Le tourniquet offre l'avantage de pouvoir faire une régulation du flux entrant et sortant.

Je vous parle de mon lycée. Dans la configuration des locaux dans lesquels je suis, ce ne serait pas mal. Le portique, c'est une façon de faire.

L'idée de le généraliser n'a aucun sens. - C.Roux: Pourquoi ça ne serait pas utile? - C.Coupaud: La ministre l'a dit.

Si le couteau que vous avez est en céramique, il ne sera jamais détecté. Je rentre tous les jours dans mon lycée avec un sac à dos dans lequel j'ai une gourde en métal, un ordinateur, un trousseau de clés...

Je suis sûr de faire sonner le portique. Par ailleurs, s'il sonne, on fait comment? - C.Roux: On prend le sac à dos.

Qui s'occupe de fouiller le sac? - C.Coupaud: De le fouiller, personne.

Nous avons le droit de faire le contrôle de sac. On n'a pas besoin des portiques pour faire ça. On peut faire des portiques visuels, qui sont un peu systématiques à certaines périodes.

Contrôle visuel, ce n'est pas fouiller. On n'a pas le droit. - C.Roux: Vous les connaissez bien, nos enfants.

Vous avez été professeur. Vous êtes personnel encadrant depuis 16 ans. Qu'est-ce qui leur arrive?

Pourquoi on en arrive à des situations comme celles-ci? Quand on arrive à des situations de déferlement de violence, quand un gamin dit "j'aurais voulu en tuer encore plus", qu'est-ce que vous vous dites? Vous ciblez les réseaux sociaux?

Quelle est l'explication que vous avez? Est-ce que vous êtes dépassé? - C.Coupaud: Que les réseaux sociaux fassent des dégâts, c'est évident.

E.Macron souhaite les interdire pour les moins de 15 ans. Je ne sais pas s'il faut les interdire.

Est-ce qu'ils vont réussir à contourner les règles? Je ne sais pas. Les réseaux sociaux, ça créé des dégâts très forts.

En même temps, par moment, on est contents de les trouver. Quand il existe des groupes classes où les élèves envoient les devoirs parce qu'il y a des réseaux sociaux, c'est bien. - C.Roux: Est-ce que vous voyez changer la jeunesse?

Est-ce qu'il y a des mouvements masculinistes qui s'expriment sur les réseaux sociaux? Est-ce qu'il y a plus de violence entre eux? Avec les professeurs? - C.Coupaud: Je le pense.

Est-ce qu'il y a plus de violence à l'égard des professeurs...

Le mot "violence", je ne sais pas. Il y a de la défiance. Il y a une perte de l'autorité.

L'autorité du professeur est en train de s'effriter. Ca ne date pas d'il y a 6 mois, mais ça fait un moment que l'autorité s'effrite. Est-ce que je les vois évoluer?

Je ne dis pas que la crise du covid a accentué les choses, mais on a repéré que depuis, la souffrance psychique chez les jeunes peut être forte, par moment. La question de la santé mentale est capitale. - C.Roux: Qu'est-ce que ça veut dire?

On a besoin de gens qui accompagnent les élèves? - C.Coupaud: On ne les a pas forcément.

Il nous faut des surveillants, des conseillers principaux d'éducation, les CPE. Il nous faut des infirmières scolaires. Il nous faut des assistantes sociales.

Il nous faut des psychologues de l'Education nationale. Ils sont en charge des questions de l'éducation et de l'orientation, mais il faudrait que nous en ayons dans chaque établissement pour prendre en charge la détresse psychique des jeunes. - C.Roux: Détresse psychique des jeunes...

Est-ce que quand il arrive une affaire comme celle-ci, un drame comme celui-ci, ça infuse auprès des élèves? Est-ce qu'il y a une forme de prise de conscience? Il y aura une minute de silence dans tous les établissements scolaire en hommage à Mélanie...

Est-ce que ça les touche, les élèves? - C.Coupaud: Je pense que ça les touche.

Il y a quelques mois, dans mon lycée, on a fait une minute de silence pour D.Bernard et S.Paty.

On a vu des élèves les larmes aux yeux. Ca les touche. Ils entendent ce qui se passe. - C.Roux: Merci, C.Coupaud d'être venu sur ce plateau.

Je rappelle que vous êtes proviseur dans un lycée à Evry, dans l'Essonne. Ca fait des années que vous donnez beaucoup à l'Education nationale. Merci pour ça.

On va parler d'une autre forme de violence, celle à Los Angeles.