Parentalité en politique : Guillaume Peltier crée la polémique - C à vous - 12/02/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes donc tête de liste reconquête. Dans les deux derniers sondages en date, que ce soit Elab pour BFM et La Tribune ou alors Le Figaro, vous êtes crédité entre 5 et 6% en intention de vote.
- 0:09OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que vous ne jouez pas dans la même division que Jordan Bardella et le Rassemblement national ?
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Guillaume Pelletier, numéro 2 de votre liste, s'est exprimé la semaine dernière. Pourquoi ?
- 2:48RelanceRéponse partielle
Donc vous confirmez, Jordan Bardella, François-Xavier Bellamy sont moins à même de comprendre les questions de famille.
- 4:38OuverteRéponse directe
Il a raconté une prétendue conversation avec un chef d'État européen. Est-ce que ça vous inquiète ?
- 4:57OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que vous mettez ça sur le compte des outrances habituelles de Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Non mais moi je ne défends pas les mêmes idées que Jordan Bardella. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Marine Le Pen considère qu'il n'y a pas de choc de civilisation avec une civilisation islamique sur le sol français. »
- 0:48Invité politiqueFait
« On peut dire cela. Alors tout dépend de ce que vous mettez derrière. Mais s'il s'agit de réduire les dépenses publiques et de baisser la fiscalité et de réduire les périmètres d'intervention de l'État, oui. »
- 0:58Invité politiqueFait
« Le RN est devenu étatiste ? »
- 1:24Invité politiqueChiffre
« Il faut bien sûr passer les 5%, mais vous l'avez relevé, je crois, 22 sondages depuis le début de la campagne. »
- 1:41Invité politiqueFait
« demain, on peut, nous, au Parlement européen, avoir un rôle influent parce qu'on a rejoint notamment un groupe qui s'appelle le groupe des conservateurs et réformistes européens. »
- 2:17InvitéFait
« Parce qu'aujourd'hui, je suis assez gêné, moi, de voir cette nouvelle mode ou cette nouvelle tendance de voir tous ces politiciens ne pas avoir d'enfant. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Moi, je vous dirais, j'ai été élu. Il repeuple moins la France. »
- 3:05Invité politiqueFait
« J'ai été élu à 22 ans. J'ai été élu à 22 ans, je n'avais pas d'enfant. »
- 3:51Invité politiqueFait
« Je ne comprends pas l'hystérique qu'a cité cette déclaration. »
- 4:00Invité politiqueFait
« la question de la natalité, de la démographie, c'est pour ça d'ailleurs qu'on peut parler de politique familiale, est quand même un sujet éminemment politique »
- 5:15Invité politiqueFait
« J'ai l'impression que Trump a fait du Trump, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire, en l'occurrence, là, plutôt pour le pire. »
- 6:13Invité politiqueFait
« il faut pouvoir garder une capacité d'indépendance diplomatique et militaire. »
- 6:40Invité politiqueFait
« la France arrivera à défendre, malheureusement ce n'est pas le cas aujourd'hui, et de moins en moins l'idée d'une Europe qui soit la plus indépendante possible »
Temps de parole
- Marion Maréchal67 %
- Invité10 %
- Invité 28 %
- Présentateur6 %
- Présentateur 25 %
- Invité 34 %
≈ 4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous êtes donc tête de liste reconquête. Dans les deux derniers sondages en date, que ce soit Elab pour BFM et La Tribune ou alors Le Figaro, vous êtes crédité entre 5 et 6% en intention de vote. Jordan Bardella pour le Rassemblement national entre 27 et 29%. Est-ce que ça veut dire que vous ne jouez pas dans la même division que Jordan Bardella et le Rassemblement national ?
– Non mais moi je ne défends pas les mêmes idées que Jordan Bardella. C'est-à-dire que j'ai des points d'accord, suppression du droit du sol, j'ai aussi des différences, notamment sur les questions économiques, sur les sujets de société, y compris d'ailleurs, on pourrait le dire, sur les sujets relatifs à l'identité. Par exemple, Marine Le Pen considère qu'il n'y a pas de choc de civilisation avec une civilisation islamique sur le sol français. Nous, à Reconquête, nous considérons que oui. – Sur l'économie, on peut dire que vous êtes plus libérale ? – On peut dire cela. – Libérale, c'est un terme que… – On peut dire cela. Alors tout dépend de ce que vous mettez derrière.
Mais s'il s'agit de réduire les dépenses publiques et de baisser la fiscalité et de réduire les périmètres d'intervention de l'État, oui. – Le RN est devenu étatiste ? – Je pense que le RN, il n'en prendra pas offense puisqu'il le revendique, est en effet plus étatiste. Il se refuse aussi à avoir un quelconque raisonnement sur la réduction, par exemple, des dérives des politiques d'assistanat. Nous, on est un discours très clair là-dessus. Donc ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, nous représentons des Français qui ne se retrouvent nulle part ailleurs, ce qui est notre première légitimité.
Et l'objectif, et nous y arriverons, c'est donc d'avoir un maximum d'élus demain au Parlement européen pour défendre cette vision des choses. – Il faudra passer les 5% des suffrages. – Il faut bien sûr passer les 5%, mais vous l'avez relevé, je crois, 22 sondages depuis le début de la campagne. – On oscille entre 5 et 8, voire 9 députés européens. Donc il reste 4 mois de campagne, tout est encore à faire. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que demain, on peut, nous, au Parlement européen, avoir un rôle influent parce qu'on a rejoint notamment un groupe qui s'appelle le groupe des conservateurs et réformistes européens. – C'est notamment celui de Georgia Meloni.
– Exactement, qui est un groupe aujourd'hui qui pourra être la troisième force politique et surtout qui est le groupe, et c'est ça l'enjeu, qui pourra battre demain le groupe de Renew, c'est-à-dire le groupe d'Emmanuel Macron au Parlement européen et donc réduire l'influence des macronistes.
– Émilie. – Guillaume Pelletier, numéro 2 de votre liste, s'est exprimé la semaine dernière. Ça fait pas mal de bruit parce qu'il a parlé de ce qu'il considère comme étant une de vos qualités. – Marion Maréchal, elle est maman de deux petites filles. Et ça compte beaucoup. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, je suis assez gêné, moi, de voir cette nouvelle mode ou cette nouvelle tendance de voir tous ces politiciens ne pas avoir d'enfant. Emmanuel Macron n'a pas d'enfant, Gabriel Attal n'a pas d'enfant, nos têtes de liste aux européennes, messieurs Bellamy et Bardella, n'ont pas d'enfant.
Je dis simplement qu'à l'heure où la natalité est en berne, que la politique familiale est attaquée, que tant de jeunes se posent des questions sur l'avenir et même le fait d'avoir des enfants compte tenu de la pression et de l'influence des écolos bobos, avoir des enfants est en soi un message politique. – Donc vous confirmez, Jordan Barlella, François-Xavier Bellamy sont moins à même de comprendre les questions de famille.
– Moi, je vous dirais, j'ai été élu. – Il repeuple moins la France. – J'ai été, de fait. Il y a plein de raisons, y compris parfois très légitimes, de ne pas repeupler la France. Mais alors, première chose, moi, j'ai été élu à 22 ans. J'ai été élu à 22 ans, je n'avais pas d'enfant. Et je n'avais pas non plus d'expérience dans le privé. Je vous le dis très sincèrement, aujourd'hui j'en ai 34, j'ai deux enfants. Entre-temps, d'ailleurs, j'ai arrêté la politique pendant 5 ans et je me suis lancée dans une carrière privée.
Je considère, à ces deux titres, qui ne sont pas tout à fait sur le même niveau, mais que je suis plus armée et à certains égards plus légitime pour parler de certains problèmes. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des responsables politiques. – Ils ne le sont pas. – Exactement. Ça ne veut pas dire que…
– Vous ne leur dites pas « faites des enfants et vous en parlerez après ».
Ce n'est pas parce qu'on n'a pas d'enfant, évidemment, qu'on n'est pas légitime. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas telle expérience qu'on n'est pas forcément légitime et qu'on n'en parle pas bien. Je dis juste que c'est un plus. Et il me semble, d'ailleurs, quand vous regardez le passage intégral de Guillaume, il le précise. Je ne dis pas que c'est un moins, je dis simplement que c'est un plus. Moi, je ne vous cache pas que je ne comprends pas l'hystérique qu'a cité cette déclaration.
– C'est la mode, la mode de ne pas avoir d'enfance à cette expression.
– Ce qu'il dit, en revanche, et je pense que ça, il a raison de le rappeler, et ce n'est pas le cas des situations personnelles qu'on cite, c'est une réflexion générale sur le fait que, oui, la question de la natalité, de la démographie, c'est pour ça d'ailleurs qu'on peut parler de politique familiale, est quand même un sujet éminemment politique, parce qu'évidemment, la question des enfants concerne tout l'avenir de la nation, du financement de notre modèle de sécurité sociale. Et donc, dire que ce n'est qu'un sujet privé, ce n'est pas tout à fait vrai.
Après, il ne s'agit évidemment pas de juger les situations personnelles, parfois des cas douloureux de gens qui n'arrivent pas à faire d'enfants, donc ce n'est pas du tout un jugement de valeur.
L'avenir de l'Europe, on peut en parler d'un mot avec ce qu'a dit Donald Trump en meeting samedi, en menaçant de ne plus défendre les pays de l'OTAN qui rechignent à investir dans leur défense. Il a raconté une prétendue conversation avec un chef d'État européen.
Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que vous mettez ça sur le compte des outrances habituelles de Trump ?
J'ai l'impression que Trump a fait du Trump, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire, en l'occurrence, là, plutôt pour le pire. J'ai l'impression qu'il se laisse aller à une blague grossière dans le cadre d'un show de meeting.
Donc vous ne le prenez pas au sérieux ?
Non, je vais vous dire, déjà, un, j'espère qu'il ne le pense pas, et deux, pour moi, c'est indéfendable. Je ne vais pas vous dire que c'est défendable, bien évidemment. Donc je ne peux qu'espérer qu'il ne le pense pas. De ce qu'on a pu voir de sa pratique lorsqu'il était président, on a quand même le sentiment qu'en matière géopolitique, il était plus raisonnable que ce qu'il laisse parfois paraître dans le show de ses meetings.
Là-dessus, sur le lien avec les États-Unis et votre regard sur la Russie de Poutine, est-ce que vous êtes plus mélaniste, si je puis dire, que le Rassemblement national là-dessus ?
Non, mais en l'occurrence, les États-Unis sont un allié. L'on le sent depuis longtemps, d'ailleurs. La France est dans l'alliance atlantique et doit y rester. La seule chose que l'on dit, c'est qu'à côté de cette alliance, il faut pouvoir garder une capacité d'indépendance diplomatique et militaire. D'où la nécessité de travailler un maximum d'autonomie sur le plan de notre politique de défense pour pouvoir justement garder notre singularité et notre vision géopolitique. Parce que, tout simplement, allié ne veut pas forcément dire aligné. Et les États-Unis ont des points d'intérêt convergents avec nous et parfois divergents dans leur vision et leur approche des conflits du monde.
Et c'est aussi un concurrent économique. Donc, il faut pouvoir garder les mains libres. Et en cela, j'espère que la France arrivera à défendre, malheureusement ce n'est pas le cas aujourd'hui, et de moins en moins l'idée d'une Europe qui soit la plus indépendante possible, y compris sur ces sujets-là. Merci.
Merci. Merci.
Marion Maréchal