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Podcast / conversationhumanite-fr· 9 octobre 2026 33 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheSolidarités & famille

Violences : sept anciens élèves de Saint Joseph de Nay témoignent

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Comment tu tombes sur ce sujet-là ? On te le livre ? Tu le découvres sur les réseaux sociaux ?

  • 2:31ComplaisanteRéponse directe

    Est-ce que tu ne veux pas qu'on commence par la petite vidéo que tu as faite ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Tu as entendu 7 témoins, tu es partie d'un groupe Facebook. Qu'est-ce qu'ils ont en commun, ces témoignages ?

  • 6:50OuverteRéponse directe

    Et qu'il y a aussi... Là, on a l'impression que tous les témoignages, ils explosent et qu'on en voit partout, mais c'est juste parce qu'on ose les écouter, comme tu le dis.

  • 11:12OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui pousse des parents à foutre leurs gamins dans ce genre d'établissement ?

  • 12:39OuverteRéponse directe

    Comment ils se sont reconstruits depuis ? Comment ils se battent pour, je ne sais pas si c'est oublier, vivre avec ?

Temps de parole

  • Invité72 %
  • Présentateur23 %
  • ?5 %

≈ 35,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Saint-Joseph-de-Naï, un établissement, un internat catholique dans les Pyrénées-Atlantiques, à quelques encablures de Bétarame.

0:07
Invité

À 10,5

0:09
Locuteur

km

0:09
Invité

de Bétarame, oui.

0:10
Présentateur

Ok. Et donc, tu as enquêté là-dessus et tu as découvert que ces violences qu'on avait découvert avec Bétarame, elles étaient systémiques et qu'il

0:21
Locuteur

y

0:21
Présentateur

avait énormément de témoignages qui pullulaient depuis 2-3 mois sur des établissements catholiques qui avaient été

0:28
Locuteur

coupables

0:30
Présentateur

de violences envers des élèves,

0:32
Locuteur

des

0:33
Présentateur

anciens élèves. Et toi, tu as enquêté sur Saint-Joseph-de-Naï et tu as entendu 7,

0:39
Locuteur

6,

0:40
Présentateur

7

0:40
Locuteur

?

0:40
Invité

Au total, oui. 7 personnes qui témoignent de violences physiques d'une période qui s'étend des années 60 au début des années 90.

0:50
Locuteur

Comment

0:51
Présentateur

tu tombes sur ce sujet-là ? On te le livre ? Tu le découvres sur les réseaux sociaux ? Comment ça se passe

0:58
Locuteur

?

1:00
Invité

Je faisais un article assez court, juste d'actualité, sur Notre-Dame de Garrison, où justement, il me semble que c'était France Info, si je ne me trompe pas, qui avait révélé des faits de violences là-bas. Et dans certains articles était reporté un collectif Facebook de victimes qui commençait à vraiment prendre de l'ampleur et les témoignages se multipliaient. Donc je suis allée sur ce groupe pour juste faire part qu'il existait. Et en fait, sous ce collectif, il y avait des tas de commentaires. Et par curiosité, j'ai commencé à regarder.

Et l'un des commentaires, c'était justement le commentaire d'une personne qui disait, écoutez, nous aussi, à Saint-Joseph-de-Naï, on a aussi des choses à dire, en fait. Et donc, c'est de là où je me suis dit, ah oui, c'est bizarre. J'ai fait une capture d'écran. J'ai envoyé à justement Thomas qui va venir après. Et je lui

2:00
Locuteur

ai

2:00
Invité

dit, il faudrait peut-être que tu regardes ça parce que lui,

2:05
Locuteur

il

2:05
Invité

fait des enquêtes.

2:06
Locuteur

Au long cours, voilà,

2:08
Invité

exactement. Et en fait, au final, je m'y suis intéressée. J'ai essayé de contacter cette personne.

2:16
Locuteur

Et

2:16
Invité

c'est comme ça, de fil en aiguille, que j'ai enquêté pendant à peu près deux mois sur cet établissement.

2:22
Présentateur

Ça fait deux mois que tu étais dessus

2:23
Locuteur

?

2:24
Invité

Oui, pendant deux mois, ouais.

2:25
Présentateur

Ok. Et les témoignages, je vous invite à lire le papier, les amis. Déjà, est-ce que tu ne veux pas qu'on commence par la petite vidéo que tu as faite ?

2:34
Locuteur

Pour

2:34
Présentateur

donner un...

2:36
Locuteur

Moi,

2:36
Présentateur

je pense que c'est important. Moi, ça permet aux gens d'avoir une vision un peu d'ensemble du sujet. Tu n

2:40
Locuteur

'as

2:40
Présentateur

pas envie ?

2:40
Locuteur

Si,

2:41
Invité

si, on peut. Mais évidemment, quand on a 15 000 signes pour le faire, ce n

2:48
Locuteur

'est

2:48
Invité

pas pour faire ma journaliste un peu élitiste ou quoi. Mais c'est vrai que quand on travaille pendant deux mois et qu'on a 15 000 signes pour rendre compte d'une situation et qu'en fait, on doit la rendre compte en une minute, on se dit... C'est un peu des raconcils.

3:06
Locuteur

Est-ce que ça ne sert pas

3:07
Présentateur

aussi de porte d'entrée ? On a des

3:08
Locuteur

gens qui

3:09
Présentateur

vont lire ça,

3:10
Locuteur

voir

3:10
Présentateur

ça sur les réseaux

3:11
Locuteur

et après se dire,

3:11
Présentateur

je vais lire le papier en entier.

3:12
Locuteur

Moi, je pense que c'est

3:13
Présentateur

bien qu'on démarre par ça

3:14
Invité

pour

3:15
Locuteur

que

3:15
Présentateur

les gens aient une vision un peu d'ensemble

3:16
Locuteur

et qu'ils comprennent

3:17
Présentateur

un petit peu la situation.

3:17
Locuteur

D

3:18
Invité

'accord. Gifle quotidienne, tabassage. Sept anciens élèves d'un établissement catholique à 10 km de Betaram révèlent à l'humanité avoir subi des violences physiques. Parmi eux, Paul Mira, 69 ans. Il a été frappé par le même professeur que celui accusé par Hélène Perlan, la fille de François Bayrou, l'abbé Lartiguet. Stéphane Estanguet, de son côté, se souvient avec coureur du surveillant d'études Jean Maillaro, surnommé par les élèves l'abbé boxeur. Sa spécialité, les feintes. Il faisait semblant de taper par la droite pour mettre un crochet du gauche.

Antoine, lui, n'oubliera jamais toutes les fois où le surveillant général Charles Chanjou a glissé sa main dans son t-shirt sous prétexte de vérifier si le corset qu'il devait porter était bien ajusté. Interrogé par l'humanité, celui-ci se défend en disant « Je ne faisais que le toucher au-dessus du t-shirt sur instruction des parents ». Ce mercredi 14 mai, François Bayrou sera interrogé par la commission d'enquête parlementaire créée à l'issue de l'affaire Betaram. Il est suspecté d'avoir menti en disant qu'il ne savait pas que des violences et agressions sexuelles ont eu lieu dans l'établissement. Savait-il ce qui se passait à Saint-Joseph-de-Naye

4:27
Locuteur

? Il

4:32
Présentateur

n

4:32
Locuteur

'y a

4:32
Présentateur

pas 15 000 signes, mais on a déjà une vision un peu plus explicite de la chose. Tu as entendu 7 témoins, tu es partie d'un groupe Facebook. Qu'est-ce qu'ils ont en commun, ces témoignages

4:45
Locuteur

?

4:46
Invité

Ils font tous part de violences physiques. Ça peut aller de claques, mais on peut facilement banaliser une claque et se dire « C'est qu'une claque, c'est qu'une gifle ». Mais au final, dans tous les témoignages que j'ai reçus, derrière cette simple claque – et il y a des témoignages encore différents, mais ça commence comme ça –, il y a toujours finalement une impression, un sentiment d'humiliation. Parce que souvent, les claques étaient déjà faites devant les autres, donc on est seul devant les autres et on subit cette violence. Donc je pense que c'est ça, c'est ce sentiment d'humiliation.

Et aussi, ce que j'ai beaucoup eu dans les personnes qui témoignaient, c'est l'impression finalement que les adultes ont tous les droits, qu'ils ont carte blanche.

5:45
Locuteur

Et

5:45
Invité

que même, parce qu'il y a des personnes qui en ont parlé à leurs parents, que même quand on essaye d'en parler, on a des réponses de « Non, tu as dû être impertinent » ou alors ces violences sont balayées d'un revers de la main. Et je pense que c'est aussi ce point commun-là, de ce sentiment d'être seul face aux adultes, qui fait que l'expression « libération de la parole », je la trouve vraiment pas adéquate. Parce que quand on écoute vraiment les gens, et à chaque fois, j'ai eu les personnes peut-être une heure, parfois une heure et demie, parfois... Ouais, voilà, c'était environ une heure. Les personnes me faisaient part. Oui, bon, en fait, j'en ai parlé.

Ou alors, j'en ai pas vraiment parlé, mais de toute manière, les violences, c'était quelque chose d'acquis. En fait, on avait l'impression que c'était normal.

6:38
Locuteur

Et

6:38
Invité

c'est ça qui est très important, je pense, aujourd'hui, c'est que si ces personnes ont vécu pendant des décennies en se rappelant de ce qui s'est passé, c'est que non, en fait, non, ce n'était pas normal.

6:50
Présentateur

Et qu'il y a aussi... Là, on a l'impression que tous les témoignages, ils explosent et qu'on en voit partout, mais c'est juste parce qu'on ose les écouter, comme

6:57
Locuteur

tu le dis.

6:57
Invité

Voilà, exactement. Et c'est pour ça que, oui, le fait que François Bayrou soit... et qu'on ait des soupçons, qu'il ait menti sur la connaissance qu'il avait des faits de Béteram, ça permet aussi, justement, de mettre la lumière et que certains médias s'en intéressent. Mais en soi, les violences qui sont faites à l'égard des enfants, à l'égard des personnes qui sont minorisées dans la société, c'est quelque chose qui doit être fait au quotidien, en fait. Et donc, oui, c'est bien qu'on en parle avec François Bayrou, mais en fait, il faut aussi se rappeler, et c'est ce que les victimes disent, que c'est une responsabilité qui est collective.

Parce que là, les témoignages que j'ai, on parle de témoignages qui sont à des époques différentes, notamment dans les années 60 et notamment dans les années 80. Et donc, à chaque fois, il n'y a pas une personne qui est nommée, il

7:59
Locuteur

n

7:59
Invité

'y a pas un encadrant spécifique qui serait monstrueux, plus monstrueux que

8:04
Locuteur

les autres. Parce que

8:04
Présentateur

dans le papier,

8:05
Locuteur

ça,

8:05
Présentateur

on le voit bien, des fois, tu cites des noms, l'abbé

8:08
Invité

Lartiguet,

8:10
Présentateur

l'abbé

8:10
Locuteur

Maillaro,

8:12
Présentateur

mais des fois, c'est juste l'adulte.

8:14
Invité

Oui, oui,

8:15
Locuteur

oui,

8:15
Invité

non, mais tout à fait, parce que parfois, c'était des surveillants, parfois, les personnes ne se rappelaient pas de tout. Parfois, je ne pouvais pas faire les vérifications nécessaires et donc, dans ce cas-là, je ne pouvais pas mettre les noms, enfin, les vérifications où la personne était... Absolument

8:29
Locuteur

certaines de...

8:30
Invité

Oui, voilà. Donc, je ne pouvais pas... Donc, voilà. Et donc, en fait,

8:35
Locuteur

c

8:35
Invité

'est en général, par exemple, on me parlait souvent de plusieurs noms. Et c'est ça qui est important, c'est de se rendre compte que c'est vraiment un système et que là, on étudie ce système dans le cadre d'un établissement catholique privé, mais que ce système existe dans toute la société et dans d'autres environnements également. Et je pense que c'est vraiment... Ça peut être difficile, mais c'est vraiment ça qu'il faut remettre en question. C'est cette responsabilité collective pour que ça ne se reproduise pas, parce que c'est la première chose que les personnes nous disent. C'est nous, ce qu'on veut, on témoigne pour que ça ne se reproduise pas.

9:15
Locuteur

Et

9:15
Invité

là, on parle de violence physique. Dans d'autres établissements, on a parlé de violence sexuelle. Mais finalement, le point commun, c'est cette domination et cette volonté d'asservir son autorité de manière violente sur des personnes qui n'ont aucun moyen d'y échapper. Parce que c'est ce que Stéphane Estanguet, par exemple, dit un moment dans l'article. Il dit de toute façon, on se prenait en gros des pains dans la campagne bernaise.

9:47
Locuteur

C

9:47
Invité

'est-à-dire que c'est...

9:48
Locuteur

Il

9:48
Invité

faut voir... Je ne suis pas allée sur place, mais on m'a beaucoup décrit l'établissement. J'ai un peu regardé, etc. Et c'est vrai que c'est vraiment... C'est dans la campagne. Il

9:59
Locuteur

n'y a rien au tour.

10:30
Invité

Il faut vraiment que collectivement, on prenne conscience que ça doit cesser.

10:36
Locuteur

Il y a

10:36
Présentateur

quelqu'un dans le chat qui dit « Pour y avoir assisté hier, François Bayrou, il n

10:39
Locuteur

'a

10:39
Présentateur

eu de cesse de se dérober. Elle n'a pas eu de mots pour les victimes qu'à la fin, lorsque les autres personnes présentes dans la commission ont adressé leur soutien en premier. » Ce n

10:47
Locuteur

'est

10:47
Présentateur

pas très étonnant de la part de François Bayrou qui se dérobe depuis le début de son accession à la mandature du Premier ministre. Il y a quelque chose que je trouve intéressant, c'est quand tu dis « Tout le monde le sait. Tout le monde le savait. Juste, on n'écoutait pas. »

11:02
Locuteur

Il

11:02
Présentateur

y a ce truc de... Bétharam, ce n

11:04
Locuteur

'est

11:04
Présentateur

pas très loin, on savait que c'était violent. Hors antenne, tu me disais « On savait aussi que Saint-Joseph,

11:09
Locuteur

c

11:09
Présentateur

'était un peu violent, mais moins que Bétharam. » Qu

11:12
Locuteur

'est-ce

11:12
Présentateur

qui pousse des parents à foutre leurs gamins dans ce genre d'établissement

11:14
Locuteur

? Alors

11:15
Invité

moi, ce qu'on m'a dit, c'est que comme d'habitude, les témoignages sont... Chaque histoire est différente. Donc je ne me permettrais pas non plus de généraliser. Mais en tout cas, pour certains témoignages que j'ai eus, c'était des personnes qui parfois avaient fait d'autres établissements avant, avaient pu redoubler. Et c'était un peu, tu sais, l'expression de « Si t'es pas sage, on te met en pension. » Parce qu'il faut savoir que Saint-Joseph-de-Naï, c'était donc un internat. Certains élèves y allaient en pension, certains élèves y allaient en demi-pension, d'autres en externat. Mais la plupart des témoignages que j'ai reçus, c'était des témoignages de personnes qui étaient en internat.

Donc il y avait un peu ce côté « Si t'es pas sage, on te mettra en pension.

12:07
Locuteur

» L

12:07
Présentateur

'alternat, c'est quoi ?

12:08
Locuteur

C

12:08
Présentateur

'est du dimanche soir au vendredi ?

12:10
Invité

Alors je crois que non, c'est le lundi matin. En tout cas, la personne qui m'a parlé de sa semaine me disait que c'était le lundi matin. Parce que justement, il y a l'une des personnes qui disait que tous les lundis matins, il allait à l'établissement en pleurs.

12:31
Locuteur

Ah

12:31
Présentateur

oui.

12:32
Locuteur

Parce

12:32
Invité

que c'était trop dur.

12:34
Présentateur

Et toi, t'as parlé avec sept d'entre eux. Comment ils se sont reconstruits depuis ? Comment ils se battent pour, je ne

12:44
Locuteur

sais

12:44
Présentateur

pas si c'est oublier, vivre avec ? Comment

12:46
Locuteur

ils

12:47
Présentateur

s'en sortent aujourd'hui ?

12:48
Invité

Alors ce qui est sûr, c'est que ce n

12:49
Locuteur

'est

12:49
Invité

pas oublié. Sinon, je pense que

12:55
Locuteur

ce

12:56
Invité

sera toujours quelque part dans un coin de leur tête. Et vu l'émotion avec laquelle toutes les personnes avec qui j'ai parlé m'ont fait part de ces faits, je pense que oui, comme tu dis, c'est plus vivre avec. Le fait que certaines personnes sont restées en contact, ça leur permet de justement se remémorer ces faits, pouvoir l'exprimer, exprimer cette peine. Et surtout se sentir entendue, savoir que non, on n'était pas fou, non, ce n

13:29
Locuteur

'est

13:29
Invité

pas normal. Et pouvoir se sentir compris. Et justement, je veux profiter de ce moment avec le collectif des victimes de Saint-Joseph de Naï. Il y a un groupe Facebook qui a été fait. Alors je vous le dis si jamais vous avez envie d

13:49
Locuteur

'y

13:50
Invité

participer. Donc ça s'appelle, il faut taper en fait sur Facebook, Saint-Joseph de Naï, les années sombres. Tu vois, c'est comme ça.

14:02
Locuteur

Le

14:03
Invité

truc Saint-Joseph de Naï, les années sombres. Et vous pouvez aussi, le collectif fait partie d'un collectif plus grand, qui s'appelle la Conférence des victimes de violences en milieu éducatif. Et si vous avez subi ce genre de fait, vous pouvez aussi envoyer un mail à confdescollectifs, au pluriel, à rebase gmail.com.

14:34
Locuteur

Je

14:34
Présentateur

vous le mets dans le chat, les amis, si jamais.

14:37
Locuteur

Ça,

14:38
Présentateur

c'est le lien du groupe Facebook.

14:40
Invité

Ouais.

14:40
Présentateur

Les années sombres. Et

14:41
Locuteur

tu veux mettre

14:42
Invité

le mail aussi ou pas

14:42
Locuteur

?

14:44
Présentateur

Non.

14:45
Invité

Du coup, c'est le mail plus large.

14:47
Présentateur

Je

14:47
Locuteur

ne peux pas le coller.

14:48
Invité

Ah, tu ne peux pas.

14:49
Présentateur

Attends.

14:57
Locuteur

Confdescollectifs

14:57
Invité

.com. Ça, c'est le collectif plus large.

15:01
Présentateur

Ok.

15:03
Invité

Ok. Voilà, donc, je pense que, justement, dans les personnes qui avaient témoigné, donc, certaines n'étaient pas aux mêmes époques. Et donc, elles ont pu, justement, en parler, parler de ces faits. Et certaines personnes m

15:21
Locuteur

'ont

15:21
Invité

dit que ça leur avait fait vraiment beaucoup de bien,

15:24
Locuteur

de

15:24
Invité

pouvoir échanger de, en fait, on ne se connaît pas, on n'a rien en commun.

15:28
Locuteur

Mais

15:29
Invité

en fait, si, parce qu'on a vécu cette même violence au même endroit.

15:32
Locuteur

Est

15:33
Présentateur

-ce que ton travail à toi, cela leur a permis de se rejoindre aussi ?

15:37
Locuteur

Ou

15:38
Présentateur

ils étaient déjà ensemble avant que toi, tu mènes ces recherches-là

15:42
Locuteur

?

15:42
Invité

Alors, oui. Le fait que je mène cette enquête, ça a pu peut-être remobiliser des personnes, parce qu'il y

15:53
Locuteur

avait

15:53
Invité

un but, en fait, une date précise. Donc, oui, je sais que par cet intermédiaire aussi, il y a plusieurs personnes qui se sont remises dans le collectif, qui ont échangé par téléphone, qui ont échangé de leurs expériences.

16:09
Locuteur

Et

16:09
Invité

donc, je sais que ça a été vraiment salutaire.

16:16
Locuteur

Et

16:16
Invité

aussi le fait de faire cet article. Après,

16:20
Locuteur

j

16:20
Invité

'ai eu des retours comme quoi, vous savez, quand c'est écrit noir sur blanc,

16:25
Locuteur

je

16:26
Invité

pense qu'il y a aussi quelque chose de cette reconnaissance-là, de se dire que mon vécu est vu et reconnu.

16:33
Locuteur

Et

16:33
Présentateur

ça, tu l'as ressenti ? Tu as eu des retours là-dessus ?

16:35
Invité

Oui, je sais que je ne

16:39
Locuteur

vais

16:39
Invité

pas vous dire qui, mais il y a une personne, plusieurs d'ailleurs, qui m'ont dit merci, ça a aidé à réparer une partie de mon enfance. Donc, quand on reçoit ça, c'est vrai, en tant que journaliste, ça nous... Enfin, voilà, on se dit qu'on n'a pas travaillé pour rien. Donc, c'est le but. Donc, c'est vraiment l'objectif. Et après, là, ce n'est pas terminé parce qu'après l'écriture de cet article et la publication de cet article, j'ai reçu, moi, d'autres témoignages. Je sais que le collectif a aussi reçu d'autres témoignages, que ce soit des personnes qui ont subi ces violences ou alors des personnes qui ont été témoins de ces violences dans cet établissement.

Donc, voilà, je pense que ce n'est que le début. Et puis, voilà, l'objectif, c'est vraiment de pouvoir faire en sorte que cette parole soit entendue et que la prise de conscience soit vraiment collective.

17:50
Locuteur

Et

17:51
Présentateur

dans ton papier,

17:52
Locuteur

on

17:52
Présentateur

parle surtout de cas de violences.

17:54
Locuteur

Mais en physique, oui.

17:55
Présentateur

Est-ce que tu as entendu parler, toi, de cas de violences sexuelles,

18:00
Locuteur

dans

18:00
Présentateur

cet établissement-là précisément

18:02
Locuteur

?

18:03
Invité

Alors, tout ce que j'ai noté dans l'article, c'est que ça a été vérifié, recoupé. Maintenant, s'il y a des violences sexuelles, pour l'instant, il n'y a pas eu de... Enfin, si j'avais recoupé et vu que les faits étaient avérés, je les aurais écrits dans l'article. Voilà. Maintenant, je continue l'enquête. Là,

18:33
Locuteur

tu vas la poursuivre ? Je

18:35
Invité

pense, oui. Enfin, je la poursuis. Si jamais d'autres faits venaient à moi, oui, il y aurait une suite.

18:44
Locuteur

Il

18:45
Présentateur

y a quelque chose d'intéressant. Je vous invite à lire le papier. Je vais vous mettre le lien tout de suite, d'ailleurs. C'est qu'à la fin du papier, on s'aperçoit qu'il y a

18:52
Locuteur

un

18:53
Présentateur

lien entre Bet Aram et Saint-Jo. Tu dis au début du papier qu'il y avait des élèves qui se croisaient, déjà, il y avait certains qui étaient dans le même train,

19:04
Locuteur

pour se rendre dans une école ou dans l'autre. Et

19:07
Présentateur

à la fin, notre chère Paul, c'est comme ça qu

19:09
Locuteur

'il

19:09
Présentateur

s'appelle ?

19:09
Invité

Paul Mira, oui.

19:10
Présentateur

Paul Mira. Lui, il a fait les deux établissements. Il était à Saint-Jo et ensuite, après, il

19:15
Locuteur

est

19:15
Présentateur

à la Bet Aram.

19:17
Invité

Et

19:17
Locuteur

t'as dit c'est

19:17
Présentateur

quel le pire

19:18
Locuteur

?

19:19
Invité

Ah, Bet Aram. Enfin, non, je dis ça.

19:22
Locuteur

Il

19:22
Invité

me dirait, non, je ne

19:23
Locuteur

veux

19:23
Invité

pas parler à sa place, en fait. Pardon, Paul, si je me suis avancée. Non, non, mais il avait l'air de dire... Je ne

19:31
Locuteur

sais

19:31
Invité

pas, parce qu'en fait, Bet Aram, c'est vrai que je lui ai moins posé de questions là-dessus. Mais en tout cas, Paul Mira disait qu'ensuite, il avait fait un troisième établissement et que vraiment, les trois établissements, pour lui, ça a été vraiment terrible.

19:48
Présentateur

À chaque fois, c'était un établissement catholique

19:49
Locuteur

?

19:50
Invité

Oui. Et donc, c'est vrai que Bet Aram, oui, après,

19:58
Locuteur

je

19:59
Invité

pense que maintenant, Bet Aram, ça a un nom, donc on le met en avant, etc. Mais je pense qu'il ne

20:06
Locuteur

faut

20:06
Invité

pas oublier que chaque école est unique.

20:10
Locuteur

Et

20:10
Invité

en fait, moi, comme je le dis toujours, une baffe peut te changer à jamais, en fait. Une baffe peut te traumatiser. Et chacun va vivre la

20:19
Locuteur

violence de manière différente.

20:20
Invité

C'est ça, tu vois. Et c'est vraiment ce que j'ai ressenti dans les témoignages. Et il y a des personnes, au début de la conversation, par exemple, me disaient...

20:27
Locuteur

Oh

20:28
Invité

non, mais moi, c'est vrai que moi, c'était l'époque, ça ne m'a pas choqué. Et puis, en fait, tu parles 15 minutes, 20 minutes, une demi-heure, une heure. Et au bout d'une heure, la voix se brise. Et la personne dit, en fait, ouais, j'y repense. Et là, je repense à telle scène. Et en fait, ouais, non, ça m'a traumatisée. Et c'était horrible, quoi. Donc, je pense que chaque cas est différent. Et c'est vrai que je pense qu'on ne

20:58
Locuteur

se

20:58
Invité

rend pas compte à quel point ce sentiment de se sentir acculé, de ne pas avoir droit à la parole. Et ça, c'est important. Parce que souvent, d'ailleurs, les personnes me disaient, j'ai reçu un aller-retour de baffe parce que je chuchotais.

21:16
Locuteur

Donc,

21:16
Invité

en fait, c'est que tu chuchotes ou alors tu chuchotes et tu réponds quelque chose. Tu es impertinent. Et c'est ça qui fait que tu mérites la violence, quoi. Et donc, ça, cet état de fait, il est vraiment à remettre en question. Il faut vraiment qu'on se sorte de là, quoi. Et dans les établissements catholiques ou là où c'est le cas du papier, encore plus, quoi.

21:42
Locuteur

Et

21:43
Présentateur

là, du coup, la suite pour ces gens, c'est quoi ? On a vu au tout début qu'il y avait

21:48
Locuteur

un

21:50
Présentateur

qui l'a déposé.

21:52
Locuteur

Comment

21:52
Présentateur

tu le dis

21:52
Locuteur

? Il

21:54
Présentateur

n

21:54
Locuteur

'a

21:54
Présentateur

pas déposé un

21:55
Invité

signalement.

21:56
Locuteur

Un

21:56
Présentateur

signalement.

21:57
Invité

Oui. Et alors ça, c'était vraiment très, très fort. Parce que Paul Mira m'a dit le jour où j'ai déposé ce signalement à la gendarmerie. Pour moi, c'était comme un nouveau départ. Après ce signalement, il en a parlé avec ses enfants, avec ses trois enfants.

22:16
Locuteur

Il

22:16
Présentateur

n'en avait jamais parlé auparavant

22:17
Locuteur

? Il

22:18
Invité

avait été vague.

22:19
Locuteur

Il

22:19
Invité

avait dit, ouais, j'ai reçu des claques. Voilà. J'ai reçu des violences. J'ai eu des violences. J'ai subi des violences. Mais pas dans les détails. Et là, après le signalement et après la publication de l'article, ses enfants lui ont posé des questions.

22:34
Locuteur

Et

22:35
Invité

il a pu en parler avec eux. Il a pu transmettre ce qu'il avait vécu. Et ça aussi, je trouve ça vraiment fort qu'un père de famille aussi montre cette vulnérabilité-là. Et parfois, la violence qu'un père de famille aussi a reçue et que d'autres personnes ont reçue, ça peut aussi expliquer des choses, des comportements. Et le fait de pouvoir s'ouvrir et raconter cette violence subie, je trouve ça vraiment important

23:01
Locuteur

pour

23:02
Invité

tout le monde, en fait.

23:03
Présentateur

Surtout pour se reconstruire. J'imagine que ce n

23:05
Locuteur

'est

23:05
Présentateur

pas évident.

23:06
Locuteur

Tout

23:06
Présentateur

ça passe par la parole.

23:07
Invité

Oui, totalement.

23:09
Présentateur

Les amis dans le chat, si vous avez des questions à poser à Clémentine, on va continuer ce petit entretien. Mais si jamais vous avez des questions, on les prendra. Quelqu

23:14
Locuteur

'un

23:14
Présentateur

qui te dit merci pour ton écoute. Clémentine a repris ton temps personnel pour réaliser ton enquête. Parce que

23:19
Locuteur

c'est vrai que

23:20
Présentateur

Clémentine, elle travaille

23:21
Locuteur

à

23:22
Présentateur

la matinale. Donc, elle produit beaucoup de papiers entre 6h30 et 15h. Et là, elle a vraiment pris

23:26
Locuteur

beaucoup

23:28
Présentateur

de temps personnel pour constituer son enquête, réussir à voir les gens, etc.

23:33
Invité

Oui, j

23:34
Locuteur

'avais aussi du temps

23:35
Invité

sur le temps de travail. Mais après, ces enquêtes-là, c'est tellement de rappeler des personnes, trouver des informations que forcément, j'ai pris aussi du temps personnel.

23:51
Locuteur

Et même

23:52
Présentateur

écouter ce genre d'histoire,

23:53
Locuteur

c

23:53
Présentateur

'est pas anodin non plus.

23:55
Locuteur

Enfin,

23:57
Présentateur

ces gens-là nous racontent des trucs qui font leur chair. C'est quand même fou d'avoir accès à ces informations-là, que les gens s'ouvrent à ce point avec nous.

24:09
Locuteur

Il

24:09
Présentateur

y

24:09
Locuteur

a

24:09
Présentateur

un vrai travail limite de psychologie là-dedans. C

24:12
Locuteur

'est

24:13
Présentateur

de

24:14
Locuteur

travail d

24:14
Présentateur

'écoute. Je suis toujours impressionné par ça, par les journalistes qui sont capables d'écouter sans jugement, sans rien.

24:20
Locuteur

Je

24:20
Présentateur

trouve

24:20
Locuteur

ça... Et

24:22
Présentateur

de rapporter seulement la parole.

24:23
Invité

Oui. Après, oui, totalement. Je pense aussi que l'époque est quand même... C'est vrai, cette prise de conscience

24:33
Locuteur

avec

24:34
Invité

notamment, pas que, mais avec notamment BetaRam, ça a aidé aussi... Je pense que la première étape a été faite pour les personnes qui, avec tous les papiers dans la presse, dans les médias, etc., se sont reconnues aussi. Je

24:48
Locuteur

ne suis pas tout seul.

24:49
Invité

Voilà, je ne

24:49
Locuteur

suis

24:49
Invité

pas tout seul, exactement. Et que je pense que moi, je suis venue dans un deuxième temps. Mais tu vois, je ne sais pas si j'avais débarqué comme ça, sans toute cette prise de conscience, ce début de prise de conscience collective. Je ne

25:02
Locuteur

sais

25:02
Invité

pas si ça aurait été pareil. Là, il y avait déjà un premier travail de fait dans la reconnaissance de cette parole.

25:08
Locuteur

Mon

25:08
Présentateur

père était interne dans un établissement catholique du Finistère dans les années 50. Il me disait qu'il était témoin de tout ça, mais je n'ai jamais su s'il

25:15
Locuteur

n'avait été

25:16
Présentateur

victime également.

25:17
Locuteur

Je

25:17
Présentateur

parle des violences sexuelles, car c'est les tabassés. On ne se rend pas compte, en vrai. On ne

25:23
Locuteur

se

25:23
Présentateur

rend pas compte. Parle à vos parents, ceux qui ont des parents qu'on fasse le genre d'école. Je pense qu'à mon avis, on peut être très surpris.

25:31
Locuteur

Oui,

25:32
Invité

totalement. Non, et

25:34
Locuteur

puis

25:34
Invité

c'est vrai que... Et

25:36
Présentateur

en plus, j'ai l'impression que ces établissements, à l'époque, ils étaient légions. Et en plus, c'était limite un peu cool pour les parents de foutre leurs gosses dans ce genre d'établissement. Parce que tu me disais, c'était 80 balles, il me semble, le mois qu'ils devaient payer.

25:50
Locuteur

Oui,

25:50
Invité

alors j'ai eu plusieurs. Je pense que ça dépendait des périodes. Mais en tout cas, on me disait que c'était moins cher

25:55
Locuteur

qu

25:56
Invité

'à Bétarame. Et c'était vrai qu'il y avait une réputation d'être, entre guillemets, plus cool que Bétarame. Et qu'il y avait eu plus de mixité sociale.

26:10
Présentateur

OK. Mais il y avait ce truc aussi pour les parents de mettre leurs gamins dans un établissement privé,

26:14
Locuteur

catholique.

26:15
Présentateur

C'était synonyme de réussite personnelle ou familiale.

26:20
Locuteur

Tu

26:21
Présentateur

vois ce lien que j

26:22
Locuteur

'essaie

26:22
Invité

de faire ?

26:23
Locuteur

Oui,

26:24
Invité

vite fait, oui. Du moins en plus.

26:26
Présentateur

Non, mais genre, par exemple, moi, je sais qu'il y a pas mal de gamins avec qui j'étais quand j'étais plus petit. Leurs parents, ils préféraient les mettre dans des établissements privés. Parce que soi-disant, ils allaient être mieux pris en charge. Il

26:37
Locuteur

y

26:37
Présentateur

aurait moins d'absence.

26:38
Locuteur

Il

26:38
Présentateur

y aurait des cours qui seraient soi-disant meilleurs. On

26:45
Locuteur

met

26:45
Présentateur

aussi nos gamins dans le privé pour ce genre de raisons.

26:48
Invité

Et puis totalement.

26:49
Locuteur

Et

26:49
Invité

puis là, justement, comme je le disais, il y a plein d'élèves qui avaient fait d'autres établissements avant, qui redoublaient, etc. Donc c'était le côté, on n'arrive pas à le tenir, on va le mettre dans le privé à Saint-Jean, comme on dit.

27:03
Présentateur

Ça disait Saint-Jean

27:03
Locuteur

?

27:03
Invité

Oui, on dit Saint-Jean. J'ai enquêté deux mois.

27:07
Présentateur

D'accord, tu fais dire Saint-Jean. Sans aller jusque dans les années 50, école privée catholique dans les années 90-2000, ce n'était pas mieux.

27:14
Locuteur

Et

27:14
Présentateur

prenez celles dans les...

27:15
Locuteur

Ah,

27:16
Invité

vous saviez que ça...

27:17
Présentateur

Et prenez celles dans les villes qui accueillent un régiment où c'est double sanction, à l'école si vous en parlez, et pour la carrière du parent, vu que vous êtes en classe avec les enfants des autres filles.

27:26
Locuteur

Ouais,

27:27
Présentateur

c'est ça. Après, il

27:27
Locuteur

y a

27:27
Présentateur

le principe de l'OMERTA, c'est

27:29
Locuteur

que... En

27:30
Présentateur

vrai, tu n'en parles même pas.

27:32
Locuteur

D

27:33
Invité

'ailleurs, si vous avez des informations à me transmettre, n'hésitez pas à m'envoyer un mail à clémentine.eveno. arrobase

27:43
Locuteur

humanite

27:43
Invité

.fr

27:45
Locuteur

Par

27:46
Présentateur

exemple,

27:47
Locuteur

là, Jules Caz. Vous savez que Saint-Jean

27:49
Présentateur

organise encore des retraites spirituelles dans une communauté montrée du doigt par la musique.

27:53
Invité

Oui, la communauté des béatitudes.

27:55
Présentateur

Ouais.

27:56
Invité

Jules, si on ne se connaît pas, n'hésite pas à m'envoyer un mail

27:59
Locuteur

clémentine

28:01
Invité

.eveno.arrobase humanite.fr

28:03
Présentateur

Moi, mon père m'avait menacé de me mettre dans ce genre d'établissement haute loire. Mais c'est vrai qu'il y avait cette...

28:08
Locuteur

Moi aussi, quand j'étais petit, ça me

28:10
Présentateur

disait ça.

28:10
Locuteur

Après, mes parents n'avaient pas de

28:11
Présentateur

sous.

28:13
Invité

Heureusement.

28:13
Locuteur

Ça

28:14
Présentateur

disait, bah, essaye, tu n

28:15
Locuteur

'as

28:15
Présentateur

pas d'argent.

28:16
Locuteur

Tu

28:16
Présentateur

ne vas rien faire du tout. Je vais rester là. Je ne vais rien faire.

28:20
Locuteur

Les

28:21
Présentateur

garçons, il faut les élever à la dure pour en faire des vrais bonhommes. C'est vrai que

28:23
Locuteur

ça...

28:24
Invité

Ah, mais totalement.

28:26
Présentateur

Heureusement, j'ai l'impression que la société a quand même un peu changé.

28:29
Locuteur

Et

28:29
Présentateur

qu'on est moins sur ce mantra-là.

28:32
Invité

Ouais, ouais, je ne sais pas. Je ne

28:34
Locuteur

sais

28:34
Invité

pas. Mais en tout cas, je pense que ce genre d'enquête et ce genre de libération de l'écoute participent à cette prise de conscience aussi. Et la déconstruction de cette idée selon laquelle... Allez, prends ta baffe et ça ira, quoi.

28:51
Présentateur

Oui.

28:53
Locuteur

J

28:53
Présentateur

'ai été victime de pédocriminalité. C'est systémique de la société dans son entier. Il faut faire attention à ne pas limiter ça. Aux établissements religieux.

28:59
Locuteur

Ouais, c'est vrai. C'est carrément... Là, c'est

29:02
Présentateur

vrai. Reli, Reli, Reli, on fait un focus sur Bétharame, Saint-Jo, etc.

29:07
Locuteur

Mais il ne

29:08
Présentateur

faut pas oublier que c'est un problème sociétal absolument.

29:13
Invité

Ouais, qui s'applique à des tas d'environnements différents. Je suis totalement d'accord.

29:18
Locuteur

En tout cas, les amis... Jusqu'à

29:19
Invité

dans les cellules familiales.

29:20
Présentateur

En tout cas, les amis, je vous invite à tous à aller lire l'article de Clémentine. Je vous ai mis le lien.

29:27
Locuteur

Enfin,

29:28
Présentateur

il y a aussi un deuxième papier que tu as fait. Tu as eu un ancien surveillant.

29:33
Locuteur

Oui,

29:33
Invité

pardon, excusez-moi, je lisais les commentaires. Très intéressant. J

29:38
Présentateur

'ai baillé parce qu'il fallait que je me débouche les oreilles, sinon je n'entendais plus rien.

29:42
Locuteur

Merci,

29:42
Invité

Pierre.

29:43
Présentateur

Je voudrais demander pardon à un ancien surveillant général de Saint-Joseph de Ney, accusé de violence de Ney, témoigne.

29:51
Locuteur

Pourquoi

29:51
Présentateur

ce papier ? Comment c'est lui qui a souhaité te parler ? C'est toi qui l'avais interrogé pour essayer de le mettre face à ces accusations ? Et ensuite, il a répondu. Pourquoi

30:04
Locuteur

? Alors

30:05
Invité

déjà, dans le cadre du contradictoire, ça fait partie de la déontologie de contacter les personnes qui sont accusées. Et là, c'était le cas. Il y a d'autres personnes qui ont été accusées qui sont aujourd'hui décédées. Mais là, c'était important. Et puis, c'est important de faire un vrai contradictoire. Ce n

30:28
Locuteur

'est

30:28
Invité

pas juste envoyer un message dont on sait qu

30:32
Locuteur

'il

30:32
Invité

ne

30:32
Locuteur

va

30:32
Invité

pas être reçu. Donc là, c'est vraiment pouvoir être sûr

30:35
Locuteur

d

30:36
Invité

'avoir la personne. Et puis après, libre à la personne de dire oui ou non. Mais c'était important. Et ça l'est pour tout journaliste de vraiment faire cette démarche-là. Et ensuite, la personne en question, on a eu un dialogue assez fluide. Et donc voilà, il a explicité. On a parlé pendant assez longtemps.

31:06
Locuteur

Et

31:06
Invité

donc, l'article ensuite a été fait suite à cela. Et toujours dans le même sens, j'ai eu des retours ensuite des personnes qui avaient témoigné.

31:19
Locuteur

Et

31:19
Invité

le fait justement d'avoir la reconnaissance de ces faits-là de la part

31:24
Locuteur

de

31:25
Invité

cet ancien surveillant général. Et aussi le fait de dire un moment, il dit

31:29
Locuteur

je

31:31
Invité

ne me souviens pas de cette scène.

31:33
Locuteur

Mais

31:33
Invité

s'il le dit, alors ça doit être vrai. Et là, je pense que ce sont des propos qui sont très forts. Parce que c'est vraiment la reconnaissance de la parole. Je ne me souviens pas.

31:45
Locuteur

Mais

31:45
Invité

s'il le dit, ça doit être vrai. Pour moi, c'est un peu un je te crois. Et c'est bouleversant d'entendre ces paroles-là.

31:54
Locuteur

C

31:55
Invité

'était pour ça que c'était aussi important de

31:57
Locuteur

faire ça.

31:59
Invité

Voilà, exactement. Après, j'entends que ça... Voilà, je laisse 3000 signes à cette personne-là. Donc

32:09
Locuteur

j

32:10
Invité

'entends que ça puisse aussi, au début, être difficile à voir, à lire pour certaines personnes. Mais voilà, je sais que ça a été une parole importante.

32:24
Présentateur

Non, mais de toute façon, c'est absolument fondamental, les amis,

32:27
Locuteur

d

32:27
Présentateur

'avoir du contradictoire dans une enquête. Sinon,

32:28
Locuteur

c'est

32:29
Présentateur

juste à charge et ça n

32:30
Locuteur

'a

32:30
Présentateur

aucun sens. OK.

32:34
Locuteur

Merci beaucoup. Eh

32:35
Présentateur

bien, merci beaucoup, Clémentine. Je vous invite à tous à aller lire les deux papiers. C'est ça,

32:39
Locuteur

on lui a répondu.