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InterviewRTL (sur YouTube)· 8 juin 2014 28 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Le Grand Jury du 08 juin 2014 - André Vallini - 1e partie - RTL - RTL

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 46 %Attaque 28 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire, André Valigny, que cette réforme est déjà mal engagée ?

  • 2:08RelanceRéponse partielle

    Vous êtes d'accord sur le fait qu'il aurait mieux valu que les Français approuvent le découpage présenté par François Hollande ?

  • 2:54RelanceRéponse partielle

    Les sondages montrent une majorité de Français défavorables. Pourquoi personne n'en veut ?

  • 5:31RelanceRéponse partielle

    Quelle est la réalité des chiffres d'économies promises (12 à 25 milliards) ?

  • 9:08RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous ne faites pas votre mea-culpa en disant avoir semé la confusion sur les économies ?

  • 10:48RelanceRéponse partielle

    L'objectif n'est pas de diminuer les effectifs de la fonction publique territoriale. Comment faire des économies sans cela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:40Invité politiqueChiffre
    « Économie d'échelle sur les services généraux des régions. En fusionnant les régions, si on fait de grandes régions, on peut obtenir 10% d'économies sur 2 milliards d'euros. »
  • 7:10Invité politiqueChiffre
    « Si on intègre les syndicats de communes dans les intercommunalités, on peut économiser 10%. »
  • 8:34Invité politiqueChiffre
    « 25 milliards d'euros d'économies. »
  • 13:02Invité politiqueFait
    « À court terme, ça va coûter peut-être un petit peu d'argent. »
  • 21:34Invité politiqueFait
    « Pour supprimer une catégorie de collectivité locale, il faut réviser la Constitution. C'est l'article 72 de la Constitution qui prévoit qu'il y a des communes, des départements, des régions. »
  • 24:28Invité politiqueFait
    « À terme, les conseils généraux verront leurs compétences transférées à la région et aux intercommunalités. »
  • 26:08Invité politiqueFait
    « François Hollande a dit le 18 janvier qu'il allait supprimer les départements. »
  • 27:07Invité politiqueFait
    « il y aura une capitale régionale »
  • 27:10Invité politiqueFait
    « Clermont-Ferrand va perdre tous les services administratifs qu'elle a »
  • 27:23PrésentateurFait
    « Ils ne seront pas tous transférés à Lyon »
  • 28:05Invité politiqueFait
    « Il faut être efficace, rationaliser la dépense publique et faire des économies »

Temps de parole

  • André Vallini57 %
  • Présentateur14 %
  • Invité11 %
  • ?9 %
  • Invité 28 %

≈ 53,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Le Grand Jury, RTL, le Figaro LCI. Invité ce soir, André Valigny, secrétaire d'État chargé de la réforme territoriale. Le débat est dirigé par Jérôme Chapuis. Bonsoir et bienvenue dans le grand studio d'RTL pour ce Grand Jury dont vous êtes l'invité. André Valigny, bonsoir. Bonsoir, M. Chapuis.

0:27
Locuteur

Je vous suis

0:27
Présentateur

interrogé par Éric Revelle d'LCI et Alexis Brézet du Figaro.

0:31
Locuteur

La

0:31
Présentateur

réforme territoriale, c'est un peu comme l'équipe de France de football. Il y a à peu près autant d'avis que de français. Tout le monde se sent concerné. Il

0:38
Locuteur

y

0:38
Présentateur

a de la passion. Il y a beaucoup d'inquiétudes depuis que cette semaine, François Hollande a dévoilé le nouveau dessin de la carte de France. 14 régions au lieu de 22 actuellement. Et alors qu'on pensait que le projet était mûr dans l'opinion, deux sondages publiés hier montrent qu'une majorité de français, ils sont en fait défavorables. Est-ce que ça veut dire, André Valigny, que cette réforme est déjà mal engagée

1:04
Locuteur

? Les

1:05
Présentateur

français sont défavorables à la réforme ? Non. Deux sondages. Écoutez, BVA,

1:09
Locuteur

42% seulement l

1:10
Présentateur

'approuve, 54

1:11
André Vallini

% désapprouvent selon l'IFOP.

1:14
Locuteur

Vous

1:14
André Vallini

parlez de la carte là plutôt,

1:15
Locuteur

non ?

1:15
André Vallini

La carte ?

1:15
Locuteur

Ah oui, la

1:16
André Vallini

carte. Non mais la carte, j'allais dire, c'est un bout de la réforme. Ah ben c'est pas un détail. On ne parle que de la carte depuis lundi. Et j'étais sûr que vous alliez commencer par la carte.

1:23
Locuteur

Et on va

1:23
André Vallini

beaucoup en parler. Vous voulez pas qu'on parle aussi de la réforme ?

1:25
Locuteur

Ben alors, elle est dit, commencez par la

1:27
André Vallini

réforme,

1:27
Locuteur

ne

1:27
André Vallini

vous inquiétez pas, on parlera de la carte. D'accord. Alors sur la réforme, elle est très attendue par les français. Très attendue.

1:32
Locuteur

Là,

1:33
André Vallini

les sondages se succèdent et ils disent tous la même chose.

1:35
Locuteur

Les

1:36
André Vallini

français veulent une réforme territoriale.

1:38
Locuteur

Pour

1:39
André Vallini

une raison très simple,

1:40
Locuteur

c

1:40
André Vallini

'est que justement, tout est devenu trop compliqué. Depuis 30 ans, les structures se sont empilées sur les territoires. Les compétences se sont enchevêtrées. Les français n'y comprennent plus rien. Même les élus locaux, les maires des petites communes notamment, ont du mal à s'y retrouver. Donc les français, quand on les interroge, ils disent, oui, il faut simplifier.

1:58
Locuteur

Le

1:58
André Vallini

fameux millefeuille administratif, le paysage territorial français est devenu compliqué. Tous les pays d'Europe ont fait ou sont en train de faire cette réforme. Nous allons la faire. C'est ça le plus important.

2:08
Présentateur

Mais vous, vous êtes d'accord sur le fait qu'il aurait mieux valu que les français approuvent le découpage qui a été présenté par François Hollande ? Je

2:14
Locuteur

veux

2:14
Présentateur

dire, c'est mal parti.

2:15
André Vallini

Le découpage d'abord, c'est le découpage du gouvernement. Il va être soumis au Parlement. On y reviendra si vous voulez.

2:21
Locuteur

Je

2:21
André Vallini

suis sûr qu'on y reviendra. Mais je reviens sur la réforme. L'idée de cette réforme, c'est de simplifier. Premier objectif. Deuxième objectif, faire des régions les moteurs du développement économique. Avoir de grandes régions puissantes à l'échelle européenne avec beaucoup de compétences. Et puis, parce que c'est très important, faire grandir les intercommunalités pour qu'elles soient à même de bien remplir toute leur mission de proximité au service des populations. Donc, simplification des grandes régions puissantes pour l'économie et de la proximité avec les intercommunalités. Maintenant, parlons de la carte, si vous voulez.

2:52
Locuteur

On va en parler à la question. Une

2:54
Invité

question pour

2:55
Locuteur

revenir sur le question,

2:56
Invité

parce qu

2:56
Locuteur

'il

2:56
Invité

vous parle des sondages et de l'opinion des français. Mais il n'y a pas que les sondages, il y a aussi les réactions des acteurs politiques. Et depuis que cette affaire a été lancée, pardon, mais tous les partis politiques, sauf le Parti Socialiste, qui n

3:07
Locuteur

'est

3:07
Invité

pas très clair sur cette affaire, ils sont tous contre. L'UMP, le Front National, l'UDI, Europe Écologie Les Verts, le Parti Communiste, le Front de Gauche. Tout le monde dit non, non, ça ne va pas. Cette réforme n'est pas bien comme il faut. Les associations d'élus, les départements de France, les maires ruraux, même les régions de France, Alain Rousset, le président des régions de France, dit « Je ne

3:26
Locuteur

suis

3:26
Invité

pas contre, moi, ça ne fera pas d'économie ». Et je termine avec les grands élus régionaux, socialistes pour la plupart, qui ont tous quelque chose à reprocher de cette réforme. Pourquoi, alors qu'on nous disait « Tout le monde en veut » et vous nous redis « Tout le monde en veut », pourquoi on a l'impression que personne

3:38
André Vallini

n'en veut

3:38
Locuteur

? La

3:39
André Vallini

réforme, vous savez, on l'est toujours pour de loin, en

3:41
Locuteur

théorie.

3:42
André Vallini

Et puis quand on est au pied du mur,

3:43
Locuteur

on

3:44
André Vallini

trouve que la réforme, elle n'est pas parfaite. Vous connaissez une réforme parfaite ou une carte idéale ? Vous voyez, je reviens à la carte. Mais sur la réforme elle-même,

3:51
Locuteur

moi,

3:51
André Vallini

je connais beaucoup d'élus qui pensent qu'il faut faire cette réforme. Des élus municipaux, des élus communes, des maires, des adjoints,

3:57
Locuteur

des conseillers municipaux. On ne les entend pas beaucoup, cela.

3:59
André Vallini

Sur les présidents de départements, comment voulez-vous que les présidents de départements soient favorables à une réforme qui, à terme, prévoit la suppression des départements

4:05
Locuteur

? Sur

4:06
André Vallini

les régions, en revanche, vous citez Alain Rousset. Alain Rousset a dit que cette carte lui convenait, que la réforme allait dans le bon sens. J'ai sa citation ici. Sur les autres présidents de région, Jean-Pierre Masseret, vous citez toujours ceux qui ne sont pas d'accord.

4:17
Locuteur

Moi,

4:17
André Vallini

je vais vous citer ceux qui sont d'accord. Jean-Pierre Masseret, président de la région Lorraine, très favorable

4:21
Locuteur

à

4:22
André Vallini

la carte et à la réforme. Et Philippe Richert, président UMP

4:25
Locuteur

de

4:26
André Vallini

l'Alsace, très favorable aussi à la carte et à la réforme. Voilà,

4:30
Locuteur

je peux vous en citer d'autres. Au moins

4:31
Invité

de Languedoc-Roussillon, qu'il lance un manifeste contre ce projet insensé, dit-il.

4:35
André Vallini

Il est président d'une région qui va être mariée avec une autre qui ne voulait pas de ce mariage. Les présidents de région ont tous leurs préférences en termes de mariage de région. Je comprends Christian Bourquin, on va le voir, on va discuter avec lui. Mais vous savez, quand il y a deux régions et que ces deux régions se marient, effectivement, il y a au moins un des

4:52
Locuteur

deux présidents... — Qui n'est pas content.

4:52
André Vallini

— Qui n'est pas content.

4:53
Locuteur

—

4:53
André Vallini

M. Valigny,

4:54
Locuteur

il y a une réforme. —

4:54
André Vallini

Demandez à Jean-Jacques Quéran, il est très heureux de la réforme

4:57
Locuteur

et

4:57
André Vallini

du mariage avec l'Auvergne. Quant aux élus régionaux et aux parlementaires, moi j'en rencontre beaucoup, y compris de l'UMP, qui me dit « Cette réforme, il faut la faire ». Benoît a paru, il me l'a encore dit cette semaine. Il y a dans cette salle Alain Touré, député radical de gauche du Calvados, qui milite avec d'autres depuis 15 ans pour la réunification des deux Normandies. Demandez-lui s'il n'est

5:16
Locuteur

pas d'accord. Il est

5:17
André Vallini

très

5:17
Locuteur

heureux de

5:17
Invité

cette réforme.

5:18
Locuteur

—

5:19
André Vallini

Si

5:19
Invité

on sort un peu du discours un peu intello, un peu politicien

5:25
Locuteur

autour

5:25
Invité

de cette réforme, ce qui intéresse les Français et ce qui intéresse l'État, ce sont les économies

5:32
Locuteur

que

5:33
Invité

la réforme du millefeuille administratif va pouvoir donner au pays, vu l'état des caisses de l'État en ce moment.

5:41
Locuteur

Vous

5:42
Invité

avez été le premier à susciter un fol espoir. Vous avez cité un chiffre, vous avez expliqué que cette réforme pourrait économiser de 12 à 25 milliards d

5:50
Locuteur

'euros. — C'était dans le Figaro. — C'était dans le

5:51
Invité

Figaro. — Puis maintenant, vous nous dites que cette réforme, c'est peut-être 10 milliards d'euros. Et en fait, quand on regarde dans le détail, on pense même qu'à court terme et à moyen terme, cette réforme ne va rien apporter, qu'elle va coûter. Quelle est la réalité des chiffres

6:06
Locuteur

? Est

6:07
Invité

-ce que vous ne faites pas votre méa-coulpeur en disant « J'ai semé un peu la confusion » en expliquant que cette réforme allait économiser des dizaines de milliards d'euros

6:14
Locuteur

? —

6:15
André Vallini

Non, je n

6:15
Locuteur

'ai pas

6:15
Invité

dit des dizaines. — Entre 12 et 25. 25, ça fait des dizaines. —

6:18
Locuteur

Vous savez d'où

6:19
André Vallini

vient ce chiffre. Je vais vous expliquer.

6:21
Locuteur

Il y

6:21
André Vallini

a deux façons de

6:22
Locuteur

considérer

6:24
André Vallini

les économies budgétaires que peut réaliser cette réforme.

6:27
Locuteur

On

6:27
André Vallini

additionne toutes les économies potentielles, qui ne sont pas mathématiques.

6:32
Locuteur

Mais

6:32
André Vallini

j'ai ici des exemples très précis. J'en ai cinq. Ça peut être un peu long, peut-être, pour l'émission. Je pourrais vous laisser

6:37
Locuteur

là-dessus. — Allez-y, on ne comprend pas l'occasion,

6:38
Présentateur

mais

6:39
André Vallini

allez-y.

6:40
Locuteur

—

6:40
André Vallini

Économie d'échelle sur les services généraux des régions. En fusionnant les régions, si on fait

6:44
Locuteur

de

6:44
André Vallini

grandes régions,

6:45
Locuteur

on

6:46
André Vallini

peut obtenir 10% d'économies

6:48
Locuteur

sur

6:48
André Vallini

2 milliards d'euros. 10%, c'est le chiffre reconnu par tous les experts. Ça fait 200 millions d'euros.

6:53
Locuteur

Sur

6:54
André Vallini

les syndicats de communes, tout à fait autre chose. Vous savez qu'en France, il y a 36 700 communes. Il y a 2100 intercommunalités, les départements, les régions. Et puis il y a aussi, et il y a encore, des syndicats de communes. Ils sont 13 400.

7:06
Locuteur

Ils

7:06
André Vallini

ont 17 milliards d'euros de budget, dont près de 10 milliards en fonctionnement. Si on intègre les syndicats de communes dans les intercommunalités, on peut économiser 10%. — Mais ça veut dire qu

7:15
Locuteur

'à la fin, les

7:16
Présentateur

25 milliards

7:17
Locuteur

dont vous avez parlé, les

7:19
Présentateur

25 milliards... On ne

7:19
Locuteur

va

7:19
Présentateur

pas faire toute l'addition, mais ce n'est pas

7:20
Locuteur

possible. — Ah, c'est dommage, parce que j'ai un autre chiffre.

7:22
André Vallini

Un dernier, un dernier.

7:24
Locuteur

Le

7:24
André Vallini

développement économique, c'est concret, ça. En tout, les collectivités locales dépensent 33 milliards d'euros pour l'économie.

7:30
Locuteur

Le

7:30
André Vallini

rapport Malvi-Lambert,

7:31
Locuteur

j

7:32
André Vallini

'en sais rien, tous les deux anciens ministres du Budget, Malvi et Lambert, estime que ça représente 14 500 emplois, coûts salariés aux 600 millions d'euros, et flux croisés de financement entre collectivités, 5,7 milliards d'euros. — Mais

7:44
Locuteur

pardonnez-moi, M. Valigny, pardonnez-moi, vous citez le rapport... — Dès qu'on donne des exemples chiffrés... — Non, non, non, non, non, non, mais vous citez le rapport... — Malvi-Lambert. —

7:52
Invité

Oui, le rapport Lambert-Malvi. Mais dans ce rapport, c'est juste une prédiction qui est faite. Les hypothèses qui sont prises d'économies de seuils de 5 à 10 %, ce sont des hypothèses qui ont été prises comme ça. Personne ne sait d'où sortent les seuils dont vous parlez, en réalité.

8:07
Locuteur

—

8:07
André Vallini

Ces chiffres, ils sortent de la Cour des comptes, de l'inspection générale des finances, de l'inspection générale de l'administration, des experts en organisation des entreprises, privées comme publiques. Alors, je pourrais continuer la liste, hein. Je pourrais aligner les milliards, les centaines de millions d'euros. Dans beaucoup de domaines, les estimations d'économies budgétaires sont sérieuses. Et en les additionnant, on arrive à des chiffres importants.

8:28
Locuteur

—

8:28
André Vallini

Il

8:28
Locuteur

y a

8:28
André Vallini

combien, alors ? — Justement, je viens aux chiffres que vous avez publiés dans le Figaro, que j'assume totalement.

8:34
Locuteur

— 25

8:34
André Vallini

milliards d'euros d'économies.

8:36
Locuteur

Jusqu'à 25 milliards d'euros d

8:38
Présentateur

'économies.

8:38
André Vallini

—

8:38
Locuteur

Non, non, mais pour rappeler aux

8:39
André Vallini

éditeurs. Allez-y.

8:41
Locuteur

—

8:41
André Vallini

Le budget global de toutes les collectivités locales, communes, départements, régions, plus syndicats de communes, plus groupements de communes, ça fait 250 milliards d'euros par

8:50
Locuteur

an. —

8:50
André Vallini

Donc 25,

8:51
Locuteur

c

8:51
André Vallini

'est 10%. — 250 milliards d'euros.

8:55
Locuteur

Si on

8:55
André Vallini

n'est pas capable, à moyen terme, entre 5 et 10 ans, après une réforme globale, de toutes les strates, et pas seulement la fusion des

9:01
Locuteur

régions... — Il faut arrêter de faire la politique.

9:03
André Vallini

— Exactement. Vous

9:04
Locuteur

me citez dans le texte. Si on n'est pas capable d'économiser... — Mais ça ne prouve rien, pardon.

9:08
André Vallini

— — M. Brézé, si on n'est pas capable d'économiser 5% entre 5 et 10 ans, après avoir réformé l'ensemble des collectivités locales, il faut arrêter de faire de la politique. Ça s'appelle du volontarisme politique. 5%

9:18
Locuteur

sur 250 milliards. — C'est

9:20
André Vallini

un objectif,

9:21
Locuteur

mais ça ne prouve pas que c'est possible. — C'est un objectif. C'est le mot. C'est un objectif politique. — Il y a plein d'experts. — Et moi, je fais de

9:25
André Vallini

la politique avec du volontarisme.

9:26
Locuteur

— Il y a plein d'experts qui disent

9:27
André Vallini

que

9:27
Locuteur

ça

9:27
André Vallini

sera moins. — Alors je vais vous expliquer, les experts, ce qu'ils disent. Mme Verdier-Mollinier, qu'on voit beaucoup, disent qu'on peut faire beaucoup plus. Et il y a ici une tribune... —

9:34
Locuteur

Non.

9:34
André Vallini

Elle dit 1 milliard d

9:34
Invité

'euros

9:35
André Vallini

en année pleine.

9:36
Locuteur

— Non, non, non. Elle dit 23 milliards d'euros. — Non.

9:37
André Vallini

Écoutez, j'ai son texte ici. Mais ça n'est pas ma référence. J'ai son texte ici. Mme Verdier-Mollinier. Économisons 24 milliards d'euros. Et M. Patrick Lodidec, interrogé sur mon estimation, André Valigny a fait état d'un objectif d'économie à terme de 12 à 25 milliards d'euros. Cette fourchette n'est pas déraisonnable. Ça correspond à 5 à 10% des dépenses des collectivités. C'est peut-être même une estimation basse.

9:59
Locuteur

—

9:59
André Vallini

D'accord. Alors

9:59
Locuteur

il y a des choses qu

10:00
Invité

'on demande un rapport à la Cour des comptes pour dire combien tout ça permettrait

10:04
Locuteur

d'économiser.

10:05
André Vallini

Est-ce que vous êtes d'accord ?

10:06
Locuteur

—

10:06
André Vallini

Mais bien sûr, j'y suis favorable. Tout à fait favorable. Vous savez, les économies, on les fera si on rationalise

10:11
Locuteur

le

10:11
André Vallini

paysage administratif territorial. Les économies, elles viennent par plus de simplification, un fonctionnement plus efficace. Moi-même, au Conseil général de l'ISER, je n'ai pas augmenté les impôts depuis bientôt 10 ans. Et j'ai le département le moins endetté de France parce que j'ai fait des économies de fonctionnement, parce que je fais attention aux investissements. Voilà. C'est un effort qu'on doit tous faire. La France est en difficulté sur le plan financier, l'État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. L'argent public est plus rare. Il faut faire des économies. Je

10:38
Locuteur

le répète, cette réforme

10:39
André Vallini

n'est pas faite d'abord pour ça. Elle n'est pas faite d'abord pour faire des

10:42
Présentateur

économies. —

10:42
Locuteur

Mais

10:42
Présentateur

sur les économies, il y

10:43
Locuteur

a

10:43
Présentateur

un point important. Ce sont les effectifs de la fonction publique territoriale. Vous avez dit que l'objectif n'était pas de diminuer les effectifs. Comment est-ce qu'on peut faire des économies si on ne diminue pas aussi les effectifs de la fonction publique territoriale

10:58
André Vallini

? — Alors sur la fonction publique, je ne retrouve plus ma fiche, mais j'ai tout ça en tête. Si on stabilise les effectifs... Je dis bien si on les stabilise seulement,

11:05
Locuteur

hein,

11:06
André Vallini

en remplaçant les départs en retraite. Certains proposent de ne pas remplacer les départs en retraite. En stabilisant les effectifs à 1,9

11:12
Locuteur

million.

11:12
André Vallini

—

11:13
Locuteur

Ils

11:13
André Vallini

ont progressé de 45% depuis 98. — C'est beaucoup. Si

11:16
Locuteur

on les stabilise, on

11:18
André Vallini

peut gagner sur 5 ans

11:19
Locuteur

5

11:21
André Vallini

milliards d'euros.

11:22
Locuteur

Parce

11:22
André Vallini

que les effectifs ont augmenté, comme vous le dites, de plus 1,6% ces dernières années en moyenne. Donc en stabilisant,

11:28
Locuteur

on

11:29
André Vallini

économise, entre guillemets, par rapport à l'augmentation individuelle.

11:31
Locuteur

— Il

11:31
Présentateur

faudra expliquer aux Français que vous supprimez des entités, par exemple les conseils généraux, on en reparlera, mais que vous conservez les effectifs. Il y a quelque chose qu'on a du mal à comprendre. — Moins de régions, moins de départements, enfin pas les mêmes

11:44
Locuteur

départements. — Je n'ai pas dit qu'on les conserverait.

11:45
André Vallini

Je prends une hypothèse qui est celle de la stabilisation. Si en plus vous m'expliquez, vous me démontrez

11:49
Locuteur

que

11:50
André Vallini

l'on peut diminuer les effectifs, pourquoi pas ?

11:53
Locuteur

—

11:53
André Vallini

Ça,

11:53
Locuteur

c

11:53
André Vallini

'est

11:53
Locuteur

un

11:53
André Vallini

objectif. — Je me place dans l'hypothèse où on stabilise les effectifs. — Les diminuer, ça serait un objectif ? — Mais les stabiliser, c'est déjà important, avec une population qui augmente,

12:00
Locuteur

avec des besoins

12:01
André Vallini

qui augmentent, avec des gens de plus en plus exigeants en termes de services publics. Si on les stabilise, c

12:05
Locuteur

'est

12:05
André Vallini

déjà bien, vous savez. — Donc les diminuer, non.

12:06
Locuteur

— Mais

12:07
André Vallini

pourquoi pas ? Si on y arrive, bien sûr, en rationalisant

12:10
Locuteur

le

12:10
André Vallini

fonctionnement des régions, pardon, en fusionnant les régions, en intégrant les compétences des départements dans les intercommunalités ou les régions, on peut peut-être diminuer les effectifs. Je veux quand même rendre hommage aux personnels territoriaux, parce qu

12:21
Locuteur

'ils

12:22
André Vallini

s'inquiètent beaucoup, notamment ceux des départements. Je veux les rassurer.

12:24
Locuteur

Les

12:25
André Vallini

choses se feront dans la concertation en respectant tous leurs droits, leur statut.

12:30
Locuteur

Et

12:30
André Vallini

les choses se feront très bien. J'ai vu un tract de la CFDT l'autre jour au Conseil général de l'ISER très positif. La CFDT est pour la réforme, à condition que les choses se fassent dans le respect des personnels. Nous respecterons évidemment toutes les procédures nécessaires.

12:43
Locuteur

Et

12:43
André Vallini

vous verrez que les personnels territoriaux, une fois les transferts accomplis, ne seront pas mécontents.

12:47
Locuteur

—

12:47
André Vallini

Alexis Brasel.

12:48
Locuteur

—

12:48
Invité

Oui. Alors, justement, les personnes territoriaux, ceux de Franche-Comté, disent « puisqu'on doit se marier avec la Bourgogne, il faut qu

12:54
Locuteur

'on

12:54
Invité

soit payé autant que les fonctionnaires de Bourgogne qui sont mieux payés ». Et d'où on revient à la question d'Éric Revelle. Est-ce que, dans

12:59
Locuteur

un premier

12:59
Invité

temps, cette affaire-là ne va pas coûter de l'argent

13:01
Locuteur

? —

13:02
André Vallini

Un peu, sans doute. C'est

13:03
Locuteur

ce

13:03
André Vallini

que dit Alain Rousset. C'est vrai qu'en France, il

13:04
Locuteur

y

13:04
André Vallini

a une tradition qu'il faut conserver, parce qu'elle est favorable aux fonctionnaires. C'est ce qu'on appelle les avantages acquis. L'harmonisation se fait toujours par le haut. Donc, à court terme, ça va coûter peut-être un petit peu d'argent. Moi,

13:13
Locuteur

je

13:13
André Vallini

me place sur le moyen et long terme.

13:15
Locuteur

Vous

13:15
André Vallini

savez, messieurs...

13:15
Locuteur

— Et à court terme, on a

13:16
Invité

une idée de ce que ça peut coûter ? —

13:17
Locuteur

Non,

13:17
André Vallini

on n'a pas une idée de ce que ça peut coûter. Ce que je veux vous dire, messieurs, c'est que la politique, et les médias ne facilitent pas les choses, d'ailleurs, dans ce domaine, la politique souffre du court-termisme. Vous êtes, comme nous, souvent, le nez sur

13:31
Locuteur

l

13:31
André Vallini

'actualité. On est à courte vue. Moi, je me place dans une réforme sur 5 à 10 ans. Pour une fois qu'on fait une réforme structurelle, à moyen terme, de grâce, un peu d'objectivité, l'UMP n'arrête pas de nous dire « faites des réformes structurelles ». Et quand on demande lesquelles, ils citent en premier la réforme territoriale. On fait cette réforme structurelle, à moyen et long terme. Sortons un peu

13:50
Locuteur

de la politique politicienne à

13:51
Invité

courte vue. —

13:52
Locuteur

Pour

13:52
Invité

ne pas que

13:52
Locuteur

les

13:53
Invité

médias soient accusés d'enfumer l'esprit des concitoyens, je vais être encore plus concret sur la réforme territoriale. L'un des axes principaux, en tout cas qui frappe, c'est le transfert de la gestion des routes, 380 000 kilomètres qui vont passer des conseils généraux

14:11
Locuteur

aux

14:12
Invité

régions.

14:13
Locuteur

Ma

14:14
Invité

question est très simple. Lorsqu'on lit la loi, on s'aperçoit que les régions, pour pouvoir entretenir ces infrastructures, 380 000 kilomètres en France, pourront, si elles le décident, les régions, c'est prévu dans la loi,

14:27
Locuteur

«

14:28
Invité

lever de nouveaux impôts ». On parle absolument, on parle de... Je peux vous lire exactement ce qui est écrit. La possibilité pour la région de percevoir des recettes tirées du produit du droit de péage, des bacs et passage d'eau sur les routes et chemin à la charge de ces régions. Ma question est très simple. Est-ce que, pour que les régions s'occupent des 380 000 kilomètres de routes qui vont leur être transférées de la part des conseils généraux,

14:52
Locuteur

le

14:52
Invité

gouvernement ne réfléchit pas à mettre en place, allez, une sorte d'éco-taxe fluvial, ou de nouveaux impôts

14:58
Locuteur

? Pas

14:59
André Vallini

à ma connaissance, M. Revelle.

15:01
Locuteur

La

15:02
André Vallini

consigne est très claire de la part du président de

15:04
Locuteur

la

15:04
André Vallini

République et du Premier ministre. Cette réforme doit se faire à coût constant pour les contribuables et à terme avec des économies budgétaires si possible. Et il y en aura. D'ailleurs, un point pour... Je reviens d'un mot sur les économies. Vous avez dit vous-même, M. Revelle, je vous remercie, que les Français

15:18
Locuteur

considèrent

15:19
André Vallini

que cette réforme est d'abord faite pour faire des économies. 54%. En deuxième position, 31%, la simplification. Mais les Français attendent cette réforme d'abord pour les économies budgétaires. Je reviens à votre question.

15:30
Locuteur

Il

15:31
André Vallini

n

15:31
Locuteur

'est

15:31
André Vallini

pas question du tout de créer de nouveaux impôts. Pas du tout. Il est question de transférer de la fiscalité des départements vers les régions.

15:36
Locuteur

Oui, bien sûr. François Hollande a

15:37
Invité

promis des moyens financiers propres et dynamiques, nouveaux pour les régions. Oui, des transferts de fiscalité. Donc, ça veut dire que ce qu

15:44
Locuteur

'on

15:44
Invité

va leur donner, on va le

15:45
André Vallini

prendre aux autres ? Oui, aux départements, puisqu'on va transférer des

15:47
Locuteur

compétences des départements aux régions. On ne va pas créer de nouveaux

15:48
André Vallini

impôts. Bien sûr que non. Aucun impôt nouveau, évidemment.

15:51
Présentateur

Avant de parler de la méthode du gouvernement dans cette réforme, j'ouvre juste une parenthèse pour signaler la 9e victoire de Raphaël Nadal

15:59
Locuteur

à

16:00
Présentateur

Roland-Garros, à l'instant, qui a donc battu Novak Djokovic. Ça va faire remonter l'audience. Peut-être, mais on l'espère.

16:06
Locuteur

Mais

16:06
Présentateur

en tout cas, la méthode... Les gens vont zapper maintenant. Voilà, c'est ça. Et on va vous écouter avec d'autant plus d'attention, parce que vous nous avez dit quelque chose tout à l'heure, on n'a pas relevé, et on y revient. Le Premier ministre avait dit que la réforme n'est pas figée. Quand vous évoquiez la carte, vous disiez que la carte qui a été présentée par le président de la République lundi dernier n'était pas celle qui serait celle à la fin du processus de discussion. Quelle est la marge de manœuvre des parlementaires, des élus locaux dans cette affaire ? Qu'est-ce qui peut encore changer sur le découpage des régions

16:37
Locuteur

? Les

16:39
André Vallini

parlementaires ont des prérogatives. Et heureusement, dans une démocratie parlementaire, ils sont libres d'amender le texte du gouvernement. Donc nous attendons

16:47
Locuteur

de

16:47
André Vallini

savoir ce que vont faire les parlementaires de cette fameuse carte

16:50
Locuteur

qui

16:50
André Vallini

a suscité tellement de débats cette semaine. Et nous verrons ce qui sortira du débat au Sénat, puis à l'Assemblée nationale. Mais ils peuvent éventuellement

16:57
Présentateur

reprendre les ciseaux, décider que Pays de la Loire, qui reste finalement une seule région, est divisé entre la Bretagne et Poitou-Charentes, ou autre, est-ce qu'ils peuvent aller jusque-là ? À partir de quel moment le gouvernement

17:12
André Vallini

dira stop

17:14
Locuteur

?

17:14
André Vallini

À la fin du débat parlementaire, il y aura un vote sur le texte amendé par les parlementaires. Mais vous ne répondez pas à la question. Quelle est leur latitude

17:22
Locuteur

? Je

17:23
André Vallini

n'ai pas à dire, moi, en tant que membre du gouvernement, quelle est la latitude du Parlement. Il a la latitude que lui offre la Constitution. Il a le droit d'amendement. Le texte est soumis au Parlement. Ils vont l'amender, sans doute bouger telle ou telle région. Et

17:34
Locuteur

encore, ce n'est pas sûr.

17:35
André Vallini

Parce que vous savez, sur la carte,

17:37
Locuteur

ce

17:37
André Vallini

que je veux vous dire quand même,

17:38
Locuteur

c

17:38
André Vallini

'est qu'on entend ceux qui ne sont pas contents.

17:40
Locuteur

On

17:40
André Vallini

n'entend jamais ceux qui sont contents. Heureusement, j'en ai cité quelques-uns tout à l'heure.

17:43
Locuteur

Mais

17:44
André Vallini

cette carte, elle ne fait pas l'unanimité. Vous en connaissez une qui aurait fait l'unanimité. Souvenez-vous,

17:48
Locuteur

pas

17:48
André Vallini

M. Chapuis, il est trop jeune, mais nous, nous avons sans doute quelques souvenirs dans ce domaine. En 72, quand on a créé les EPR, établissements publics régionaux, qui succédaient au Coderre des années 60,

18:02
Locuteur

et

18:02
André Vallini

qui ont donné lieu aux régions en 82, la région Rhône-Alpes,

18:05
Locuteur

où

18:05
André Vallini

j'habite, où je vis, où je suis élu, elle est apparue totalement artificielle. Les gens disaient, mais Rhône-Alpes, ça ne ressemble à rien, ça n'a aucune cohérence. Ça part d'Annemas aux portes de Genève, sur le lac Léman, jusqu'à la Drôme Provençale, aux portes d'Avignon. Et Rhône-Alpes, aujourd'hui, existe. Personne ne remet en cause l'existence de Rhône-Alpes.

18:22
Locuteur

C

18:22
André Vallini

'est une région

18:22
Locuteur

dynamique qui a trouvé sa cohérence. Sur la

18:24
Invité

méthode, vous venez d'expliquer, et vous avez sans doute raison, le poids dans la démocratie française de la représentation nationale, du Sénat et de l'Assemblée nationale. Mais pardonnez-moi, est-ce qu'il n'aurait pas été plus judicieux, plus simple, mieux accepté, de d'abord faire ce débat que vous trouvez démocratique au Sénat et à

18:42
Locuteur

l

18:42
Invité

'Assemblée nationale ? Sur la carte ? Sur la carte, et ensuite...

18:46
Locuteur

Alors là,

18:47
André Vallini

je ne suis pas sûr que l'année 2014 aurait suffi. Parce qu'il y a tous les avis qui s'expriment, et c'est normal, et personne n'est jamais satisfait de quelque carte que ce soit. C'est impossible. Une carte idéale n'existe pas. Donc nous, nous avons

19:01
Locuteur

eu,

19:03
André Vallini

avec le président de la République lundi soir,

19:05
Locuteur

le

19:06
André Vallini

courage, en quelque sorte, l'audace de sortir une carte. Elle est sur la table, elle suscite le débat, et puis on va

19:10
Locuteur

voir ce qu'en pensent les parlementaires. Cette

19:11
Invité

carte, tout attraque comme ça, vous n'avez pas créé les conditions de ce grand refus qu'on voit. Parce que, malgré tout, le président de la région russien qui dit que

19:18
Locuteur

c'est

19:18
Invité

la carte de France des copains, le RDSE qui dit que

19:21
Locuteur

c

19:21
Invité

'est... On a demandé l'avis que de quelques grands élus socialistes. Et quelqu'un comme Raffarin, après tout Raffarin, il a été pendant 18 ans président de Poitou-Charente, il a été Premier ministre. Il dit, moi, on

19:31
Locuteur

ne va

19:31
Invité

pas demander mon avis sur Poitou-Charente. Est-ce qu'on n'aurait pas pu demander l'avis d'un certain nombre d'acteurs régionaux avant de sortir ce truc-là

19:36
Locuteur

? On

19:38
André Vallini

aurait pu, effectivement, court-circuiter le Parlement

19:40
Locuteur

et

19:41
André Vallini

puis demander l'avis de quelques grands élus régionaux et pourquoi pas les autres ?

19:44
Locuteur

Les moins grands élus,

19:45
André Vallini

les petits élus.

19:46
Locuteur

Vos amis disent qu'on

19:47
André Vallini

a demandé l'avis des copains socialistes. Mais qu'est-ce qu'ils en savent ? Qui sont les copains socialistes ? Moi, j'ai reçu tous ceux

19:51
Locuteur

qui voulaient venir me voir.

19:53
Présentateur

On parle de Martine Aubry, de Ségolène Royal, de Laurent Fabius, tous ceux qu'on appelle les

19:57
Locuteur

parents

19:57
Présentateur

locaux, Jean-Yves Le Drian qui a obtenu...

19:59
Locuteur

Qu'on ne touche pas à

20:01
André Vallini

la... Voilà, qu'on ne touche pas à la Bretagne. Mais tout ça, ce sont des histoires de journalistes. Cette carte, elle a été élaborée après beaucoup de réunions à Matignon, à l'Elysée sans doute. En tout cas, lundi soir, c'était à l'Elysée, à Matignon. Après beaucoup de rendez-vous, j'ai reçu moi-même beaucoup de présents de région et de parlementaires. Marie-Lise Le Branchu en a reçu elle-même beaucoup aussi. La méthode était la bonne, vous trouvez

20:20
Locuteur

? Il

20:20
André Vallini

n

20:20
Locuteur

'y

20:20
André Vallini

a pas de méthode parfaite. Cette carte,

20:22
Locuteur

elle

20:22
André Vallini

est dans le débat maintenant. C'est au Parlement de jouer son rôle.

20:25
Présentateur

Alors expliquez-nous, vous qui êtes encore président de Conseil Général pour quelques jours. Vous allez être remplacé. Le 20 juin, oui. D'ailleurs, parenthèse, c'est important, on peut être président de Conseil Général et être secrétaire d'État à la réforme territoriale, même si vous ne serez plus bientôt. Il n

20:41
Locuteur

'y a

20:41
Présentateur

pas un conflit d

20:42
André Vallini

'intérêt ? Pendant deux mois ? Le temps d'organiser une séance publique ? Non. Aucun conflit d'intérêt. Il y a eu une séance publique qui était programmée le 20 juin. Ma succession... Ça

20:50
Locuteur

ne complique

20:51
André Vallini

pas votre tâche ?

20:51
Locuteur

C

20:51
André Vallini

'est plutôt ça ma

20:52
Locuteur

question. Ça alourdie un petit

20:53
André Vallini

peu, mais voilà, on survit.

20:54
Présentateur

Sur les conseils généraux, pourquoi finalement ne pas avoir décidé de les supprimer tout de suite comme il semblait que c'était l'intention de François Hollande et d'Emmanuel

21:03
André Vallini

Valls

21:03
Locuteur

? Parce

21:03
André Vallini

que la droite, encore une fois, au pied du mur, n'était plus là. La droite avait dit, en tout cas, M. Juppé, M. Copé, d'autres encore, avaient dit à plusieurs reprises qu

21:13
Locuteur

'il

21:13
André Vallini

faut supprimer les conseils généraux. Le radichich.

21:15
Locuteur

Le

21:16
André Vallini

président de la République les a reçus,

21:17
Locuteur

a

21:18
André Vallini

reçu toutes les formations politiques et donc l'UMP, parti et groupe parlementaire, et il s'est rendu compte, le président, que l'UMP allait faire un peu de politique politicienne en refusant la révision constitutionnelle consistant à supprimer les départements. Parce que pour supprimer une catégorie de collectivité locale, il faut réviser la constitution. C'est l'article 72 de la constitution qui prévoit qu'il y a des communes, des départements, des régions. Si on supprime une catégorie, il faut réviser l'article 72. On aurait pu y penser plus tôt, parce qu'il semblerait qu

21:44
Locuteur

'on

21:44
André Vallini

l

21:44
Locuteur

'ait

21:44
André Vallini

découvert. Mais M. Brézé, nous, on faisait confiance à la bonne foi de l'UMP quand elle visait on est d'accord pour la suppression des départements. Et puis on s'est rendu compte que voilà, quand la réforme est là, qu'il faut franchir l'obstacle. André Valigny,

21:55
Locuteur

c'est

21:55
Invité

normal, vous êtes membre d'un gouvernement, vous attaquez l'opposition. Mais jeudi, jeudi dernier, vous étiez à Nevers, devant les états généraux des nouvelles ruralités.

22:05
Locuteur

N

22:06
Invité

'est

22:06
Locuteur

-ce

22:06
Invité

pas

22:06
Locuteur

?

22:07
Invité

Visiblement, les critiques les plus acerbes ont été formulées par des socialistes, par des gens de votre camp qui ont même été jusqu'à dire cette réforme,

22:14
Locuteur

c

22:14
Invité

'est un déni de dialogue républicain. Là, ça dépasse le cadre de

22:18
Locuteur

l

22:18
Invité

'UMP et de l'opposition qu'on envoie, c'est normal, c'est le jeu. Là, vous avez été pris à partie ou pas par des socialistes qui vous ont dit mais ce que vous êtes en train de faire n'est pas possible

22:28
Locuteur

?

22:28
André Vallini

Disons que la journée de Nevers a été... Chaude. Oui, assez chaude, mouvementée, mais j'y suis allé. Et d'ailleurs, à la fin, beaucoup m'ont dit au moins tu es venu parce qu'on se tutoie, ce sont des collègues les présidents de départements. Je suis des leurs, je suis encore des leurs et je resterai conseiller général. Donc je me sens concerné par sa disparition des départements. Donc Nevers, je le répète, il s'agissait, comme je le disais tout à l'heure sur l'ADF, des départements, des conseillers généraux, des présidents de conseils généraux et je les

22:52
Locuteur

comprends. Les

22:53
André Vallini

présidents de conseils généraux de droite comme de gauche sont investis dans leur mission. Ils aiment ce qu'ils font comme moi j'ai aimé ça depuis 13 ans.

22:58
Locuteur

Ça

22:58
André Vallini

fait

22:59
Locuteur

13 ans que je le président. Vous nous condamnez à

23:00
André Vallini

mort sans même qu'on ait été jugés. Chaque conseiller général dans son canton adore ce qu'il fait. Il aime son canton, les gens le connaissent. Il se sent utile et il l'est. Et depuis 30 ans, les conseils généraux ont fait un travail formidable. Sauf que depuis 30 ans, quelque chose de nouveau est apparu. Depuis les lois Moroy de Fer, qui avaient donné beaucoup de compétences aux départements, des compétences dont ils se sont acquittés de façon remarquable, à droite comme à gauche, dans tous les départements de France, cette chose nouvelle qui est apparue, c'est l'intercommunalité qui a tout changé.

Et aujourd'hui, la montée en puissance des intercommunalités fait que la pertinence de l'échelon départemental ne s'impose plus. Voilà ce que je leur ai dit à Nevers. Ils ont du mal à l'entendre. Je les comprends. Je reviens sur les régions.

23:36
Invité

Juste un mot quand même, on finit

23:37
Locuteur

sur les départements

23:38
Invité

parce que c'est important. Aussi, vous nous l'avez dit, il n

23:40
Locuteur

'y a

23:40
Invité

pas que la carte des régions.

23:41
Locuteur

Non, je ne voulais pas parler de la

23:42
Invité

carte. Il y a quelque chose qui les rend furieux, les élus départementaux, c'est quand vous avez dit on va dévitaliser le département. Parce que ça,

23:49
Locuteur

ils

23:49
Invité

disent, mais pourquoi ils veulent nous dévitaliser ? Alors à la fin, vous leur avez dit, mais je suis désolé d'avoir parlé de dévitaliser le département. Alors est-ce qu'on dévitalise le département ou est-ce qu'on dévitalise pas le département ? Le mot était peut-être mal choisi.

23:59
Locuteur

Oui, mais c'est une dent

24:00
André Vallini

dévitalisée, c'est une dent morte. Oui, mais je ne suis pas dentiste en plus. Donc le mot de dévitaliser les a heurtés, mais

24:06
Locuteur

on

24:07
André Vallini

aurait pu dire

24:08
Locuteur

que

24:08
André Vallini

l'on souhaite faire évaporer les départements dans les régions. Vous

24:10
Locuteur

savez pourquoi je cite ce mot ? Ça ne leur fera pas plus plaisir. Non, vous savez pourquoi je

24:12
André Vallini

cite ce mot ? C'est Édouard Balladur qui disait toujours qu'il fallait que les départements s'évaporent dans les régions.

24:18
Locuteur

On

24:18
André Vallini

peut parler du vocabulaire, ce n'est pas le plus important. Le plus important, c'est de dire la vérité, à savoir qu'à terme,

24:23
Locuteur

les

24:23
André Vallini

conseils généraux verront leurs compétences transférées à la région et aux intercommunalités. Donc à terme, ils vont disparaître ? À terme, oui. Mais en quoi André Valigny ? Mais

24:32
Locuteur

on ne les

24:32
André Vallini

remplacera pas par rien, parce que Jean-Pierre Bell, excusez-moi M. Revelle, Jean-Pierre Bell, le président du Sénat, a raison de dire que

24:37
Locuteur

dans

24:37
André Vallini

les départements très ruraux, si on les supprime purement et simplement, un vide risque d'apparaître.

24:43
Locuteur

Donc

24:44
André Vallini

il y a des idées qui circulent, qui sont intéressantes,

24:46
Locuteur

et

24:46
André Vallini

notamment une idée qu'avait eu Pierre Moroy dans son rapport en 2000. Vous vous souvenez que Pierre Moroy avait fait un rapport en 2000 sur l'organisation territoriale de la République. Il proposait de remplacer les conseils généraux par une fédération d'intercommunalités. Aujourd'hui, Jean-Pierre Bell, le président du Sénat, Augustin Bonrepos, en Ariège, moi-même en Isère, d'autres encore, proposent

25:05
Locuteur

un

25:06
André Vallini

conseil départemental des communautés de communes

25:08
Locuteur

qui

25:09
André Vallini

permettrait à ces communautés de conventionner, de passer des conventions, des partenariats, d'être plus fortes à plusieurs et qui rassureraient les élus ruraux sur le maintien justement du lien de proximité. On comprend bien, tout ça c'est pour

25:19
Locuteur

2020. En 2020,

25:22
Invité

il peut quand même se passer

25:22
Locuteur

bien des choses. Donc on a quelques années devant nous. Ce n'est pas un peu bizarre de prendre des engagements pour 2020 ? On a

25:25
André Vallini

quelques années devant nous pour voir comment on va rassurer les élus, notamment des zones de campagne, de montagne, les élus ruraux, sur la disparition du conseil général.

25:32
Locuteur

Et si vous reprenez ce que dit François Hollande, c'est très important, est-ce que ce n'est pas

25:35
Présentateur

un peu bizarre de s'engager quand on est élu

25:43
Locuteur

tout

25:43
André Vallini

ce quinquennat ? Les forces politiques l'ont dit au président de la République.

25:46
Locuteur

On

25:46
André Vallini

fait une réforme.

25:48
Locuteur

On

25:48
André Vallini

fait grandir les régions. On en fait des régions puissantes à taille européenne.

25:52
Locuteur

On

25:52
André Vallini

renforce l'intercommunalité pour les services de proximité. Et puis les départements vont voir leurs compétences transférées

25:57
Locuteur

progressivement.

25:58
André Vallini

Et on verra ensuite pour les départements.

26:01
Locuteur

Mais sur

26:02
André Vallini

les départements, moi je tiens vraiment à rassurer les élus ruraux parce que François Hollande a tulle. Tout le monde a dit, François Hollande a dit le 18 janvier qu'il allait supprimer les départements. Avec lui.

26:10
Locuteur

Il

26:10
André Vallini

était contre la suppression pure et simple. pure et simple. Il faut bien lire ce qu

26:14
Locuteur

'a dit le président de la République.

26:15
Présentateur

Mais il a dit à la radio il y a quelques semaines après le département a vécu. Les conseils généraux ont vécu.

26:22
André Vallini

Les conseils généraux ont vécu. Dans les zones rurales, on envisagera la formule qui permettra

26:28
Locuteur

de maintenir un

26:28
André Vallini

lien entre les territoires riches et les territoires qui le sont moins. Ça peut être une fédération d'intercommunalité, un conseil départemental des communautés de communes. On gardera un lien de solidarité entre ceux qui ont beaucoup de chance, qui ont un tissu industriel florissant, beaucoup d'économies

26:43
Locuteur

et

26:43
André Vallini

puis les zones en difficulté, les zones de montagne, les zones rurales.

26:46
Présentateur

Question ultra sensible qui nous amènera peut-être d'ailleurs après la pause de 19h et les informations concernant les capitales régionales. Quand la région Auvergne, par exemple, est regroupée avec la région Rhône-Alpes, ça signifie, à moins que vous nous contredisiez, que Clermont-Ferrand va perdre son statut de capitale régionale. Est-ce que

27:06
André Vallini

c'est le cas d'abord ? Oui, bien sûr, il y aura une capitale régionale, ce qui ne veut pas dire pour autant que Clermont-Ferrand va perdre tous les services administratifs qu'elle a et le rayonnement qu'elle peut avoir et son tissu industriel.

27:16
Locuteur

Le

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André Vallini

plus important n'est pas dans le choix des

27:18
Présentateur

capitales. Mais si c'est important pour les fonctionnaires territoriaux qui y travaillent notamment, est-ce que ça veut dire qu'ils vont déménager à Lyon ? Ils ne seront pas tous transférés à Lyon, non.

27:25
André Vallini

Il faudra bien sûr qu'il reste des fonctionnaires territoriaux, régionaux à Clermont-Ferrand, comme il y en aura à Grenoble, à Chambéry, à Valence, dans cette grande région Ronald-Pauvergne. Il y en a déjà d'ailleurs.

27:34
Présentateur

Et quant aux bâtiments, on sait que dans deux semaines à peine, on va inaugurer à Clermont-Ferrand un hôtel de région qui est flambeau neuf qui paraît-il a coûté autour de 80 millions d'euros. Qu'est-ce qu'on va en faire

27:43
Locuteur

? On

27:45
André Vallini

en discutera avec les élus régionaux de l'Auvergne. On en discutera une fois que la région aura été

27:50
Locuteur

fusionnée. On le

27:51
André Vallini

garde, évidemment.

27:52
Locuteur

On le garde.

27:53
André Vallini

On verra ce qu'on en fait. Des bâtiments, ça peut être vendu, ça peut être loué, ça peut être utilisé à autre chose qu'à des services administratifs.

27:59
Locuteur

Donc on peut

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Invité

vendre les hôtels de région des régions qui sont fusionnées avec une région ? Pourquoi pas

28:02
Locuteur

?

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André Vallini

Et pourquoi pas

28:04
Locuteur

? Rien

28:04
André Vallini

n'est interdit.

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Locuteur

Il

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André Vallini

faut être efficace, rationaliser la dépense publique et faire des économies et surtout avoir des régions plus puissantes.

28:12
Présentateur

Et tout se tient. André Valigny, on va marquer une pause dans ce grand jury. On va se retrouver dans quelques instants. Le temps d'écouter les informations. A tout de suite.