Recomposition politique : la fin des LR ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. C'est un séisme politique qu'Emmanuel Macron a déclenché dimanche soir et nous en suivons les répliques dans ce sens public avec une nouvelle édition spéciale. Il faut dire que les coups de théâtre se succèdent à grande vitesse depuis hier.
Le plus frappant aujourd'hui, c'est celui d'Éric Sioti qui annonce une alliance avec le Rassemblement national. Fallait construire des alliances, des alliances qui reposent pour moi sur des [musique] valeurs de droite. Voilà, je ne me déjuge pas.
Je suis de droite, je reste de droite, je suis républicain, je reste républicain. Je suis je suis au siège de ma famille politique. Je propose une alliance avec des Français et je ne les stigmatiserai [musique] jamais.
Le président de LR, immédiatement désavoué par les leaders du parti. Autre coup de théâtre, le retour de Marion Maréchal au Berkail. [musique] le pénis qui capote et puis surtout les gauches qui réinventent le Front populaire en mettant euh sous le tapis les divisions de ces derniers mois.
On va décortiquer ces nouvelles lignes de fracture avec nos invités experts dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, je donnerai la parole à quatre journalistes européens, nos voisins. Justeil le coup de poker d'Emmanuel Macron comme un coup de folie est-il affaibli sur la scène internationale où les 30 euros députés du RN vont-ils siéger à Bruxelles et à Strasbourg ?
Comment le Parlement européen va-t-il travailler avec une extrême droite renforcée ? Réponse dans 3/ qu4 d'heure. Mais d'abord donc ce tremblement de terre à droite ou quand Écoti tente de dynamiter les LR façon puzzle Samia Lechir Mariba Anne Flore Souchon.
Il est un peu plus de 10h ce matin quand le Figaro publie cette information. Écoti, président des Républicains, envisage une alliance avec le Rassemblement national. Quelques minutes plus tard au Sénat, c'est la sidération dans les rangs des sénateurs de droite qui refusent catégoriquement de s'unir à l'extrême droite.
Un accord possible entre LR et le RM ? Pas question. Bah, il faut une clarification immédiate parce que sinon c'est un départ immédiat.
En tout cas, en ce qui me concerne, déjà que j'étais en en questionnement actuellement, ça c'est vraiment la ligne affranchissable pour moi. Au cours d'une réunion, les sénateurs LR votent et refusent à l'unanimité tout accord avec l'extrême droite. Nos collègues qui ont pris la parole étaient tous sur la même ligne, c'est-à-dire pas de possibilité d'accord avec le RN.
Donc ça va mieux en le disant. Mais peu après, Éric Sie prend la parole chez nos confrères de TF1 et confirme vouloir saisir la main tendue par Marine Le Pen à son parti pour les élections législatives. Dangereux.
Donc nous avons besoin d'une alliance avec le Rassemblement national, avec ces ces candidats. En tout cas, je souhaite que ma famille politique aille dans ce sens. Beaucoup me suivent, le président des jeunes républicains Guillem Caraillon, des dizaines de parlementaires, notamment ceux qui ont été élus dimanche.
Je pense au général Gomard, à Céline Nimar, il y a aujourd'hui une force qui va se lever. Bruno Retaillot, patron de la droite sénatoriale, a du mal à y croire. La vaille a reçu Eric Sioti au Sénat dans le bureau de Gérard Larch et jamais une alliance avec le RN n'avait été envisagée.
Il dénonce une décision purement personnelle et une trahison. Et il a menti. Il a donc menti.
Il nous a menti dans un seul but. Un but sans doute personnel vis-à-vis de Nice, mais aussi dans un but qui était de nous placer dans une situation telle qu'on puisse pas se retourner parce que on a des candidats qui vont partir au front. et que le dépôt de candidature est dans quelques jours avec tout ce que cela comporte.
Donc tout cela, j'imagine a été mur réfléchi, mais surtout mur camouflé. La décision d'Érixioti plonge les républicains dans une crise existentielle. Une ligne rouge a été franchie.
Au Sénat, la sénatrice Sophie Prima décide de quitter le parti tout comme Jean-François Husson. Je démissionne parce que je n'accepte pas la politique du fait accompli. Le président n'a réuni personne, il décide tout seul.
Mais écoutez, il décide tout seul. Moi je suis grand, je décide en mon âme et conscience. Et ensuite je pense et d'ailleurs c'est en train de c'est ce qui est en train de se passer, bah que de nombreux parlementaires demandent la démission de du président du Sioti.
Plusieurs ténors appellent en effet Éric Sioti à démissionner de la présidence des Républicains et notamment Gérard Larcher, le président du Sénat. Écoti son-il le glr ? On en débat c'est notre premier thème avec Stéphane Zumsteg.
Bonsoir bienvenueu. Vous êtes directeur du département opinion à l'Institut de sondage Ipsos. Rachel Gara Valcarcel, bonsoir et bienvenue.
Vous êtes journaliste politique 20 minutes. Benjamin Morrel, bonsoir et bienvenue. Constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à Paris de Panthéon à SAS.
Et puis vous publiez la France en miette, régionalisme, l'autre séparatisme aux éditions du Côt du parlement. Elle est un peu en miette. Voilà, c'est ça.
Elle est un peu en miette la France aujourd'hui. Émilie Zapelski, bonsoir Émilie. Éditorialiste politique.
Euh, on démarre évidemment sur ce chapitre LR. Que peuvent penser les électeurs LR, Stéphan Doomsteak, de ce linge sale lavé en public ? Mais j'aimerais bien vraiment le savoir être dans la tête parce que parce que faut pas oublier une chose, c'est en dépit de tout ce qui est arrivé à ce parti depuis depuis 7 ans depuis la première élection d'Emmanuel Macron, il y a quand même des gens qui sont restés qui ont toujours continué à considérer qu'ils étaient des sympathisants républicains dans les enquêtes d'opinion.
Et et ce que l'on a vu élection après élection, c'est que ce parti certes voilait voil voyez sa base électorale se rétrécir mais résister. Il résiste lors des dernières élections législatives plus de 60 députés. Il résiste [raclement de gorge] dimanche soir 7.7 % ce n'est pas glorieux mais malgré tout ça reste une force politique qui a pu à un moment donné avoir se faire s'illusionner sur le fait qu'elle pouvait jouer le rôle de parti pivot.
Il y a encore quelques temps, on parlait d'un d'un ralliment, on parlait de Gérard Larch premier ministre. Et qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ? Enfin, c'est pas un parti dynamité, c'est Eric Sioti qui est la deuxième personnalité en 48 he à prendre une décision totalement inattendue sans prévenir personne. [rires] Ça c'est aussi assez intéressant je trouve.
On peut faire le parallèle. Oui, enfin c'est c'est quand même et alors un ralliment au Rassemblement national aussi inédit parce que là il s'agit pas d'un député, il s'agit d'un président de parti. Je pense que les les électeurs sont totalement perdus encore plus que leurs élus parce que les élus ils vont avoir des choix à faire. laisser raller s'entendre avec la macronie ou essayer de tenter en tout cas dans 3 semaines pour le premier tour indépendant mais un électeur est totalement perdu et je pense que c'est la fin du parti en tant que base électorale parce que finalement Eric Sioti est en train de réussir le vieux rêve d'Emmanuel Macron.
Détruire les allers qu'est-ce qui va en rester ? Comment comment peut-on imaginer des gens vont s'égayer dans la nature mais comment peut-on imaginer qu'il va rester un espace de droite dite républicaine entre le RN et cette force centriste présidentielle ? Efftivement Rachel Garaval cette ambiguïé parce qu'il est président du de du parti L républicain, il refuse de démissionner.
Est-ce qu'on peut dire qu'il va tenter de maintenir cette ambiguïé le plus longtemps possible ? Parce que comme vous disiez, les électeurs sont perdus, ils le sont aussi à cause de ça d'une certaine façon. Il y a une grande ambiguité parce que ce que fait euh Eric Sioti à 13h, c'est pas tant une annonce, c'est plus un vœu, un vœu énorme bien entendu, mais euh on a l'impression qu'il engage peu de monde dans son parti au minimum dans les cadres de son parti.
Sauf que, et c'est ce que disent les spécialistes universitaires de la droite, les républicains, c'est un parti très présidentialiste. Donc le président du parti, il a beaucoup de pouvoir. Certes, vous pouvez faire réunir, je crois que si vous avez un quart des membres du bureau exécutif qui veulent qu'il soit réuni, il peut être réuni.
Mais le président a 8 jours pour le réunir. Dans 8 jours, les candidatures, elles seront déposées. Donc tout ça se fait dans il y a quand même un sentiment de panique depuis 48 heures dans notre vie politique quoi. il y a il y a quelque chose qui qui ne tourne pas rond et dans tous les camps si je puis dire et et là on ajoute de la confusion à la confusion parce que faut quand même noter que ça fait des années queon et c'est vrai que depuis 7 ans notamment LR s'est droitisé et parfois on a quand même bien du mal à voir ce qui est différencié fondamentalement sur cette question de de l'extrême droite mais des débauchages des gens qui sont allés au RN il y en a pas eu tant que ça en vérité il y en a quelques-uns mais c'est assez rare.
Ça veut quand même dire que il y a une question de culture politique en fait et c'est vrai que quand on suit la politique d'un peu loin, on se dit bon c'est c'est que des fachaud globalement en fait non c'est plus compliqué que ça en fait. Il y a des cultures très différentes et là il a franchi un rubicon énorme énorme. Ouais bien sûr Benjamin Morel on peut effectivement parler de cette culture politique de gouvernement des des LR et et de ce refus.
Alors, il a été parfois émetté, hein, ce ce refus, mais il y a eu des régionals, il y a eu un certain nombre d'élections où des où où localement des candidats tentaient l'alliance avec le Front National [grognement] à l'époque, mais plus depuis 30 ans, depuis très longtemps. Depuis la prise de position que Jack Chirac, c'était terminé. Néanmoins, il y a quelques petites choses qui ont changé.
C'est-à-dire que alors est-ce que cette décision est totalement irrationnelle ? Elle est peut-être cynique, mais elle est peut-être pas totalement irrationnelle. Qu'est-ce qui s'est passé le choix ?
D'abord, personnellement, elle l'est pas. elle pas OK, très bien. Mais même qu'est-ce qui s'est passé le soir de la dissolution ?
Vous avez des députés LR qui ont regarder leur circonscription, qui ont regardé les bureaux de vote dans leur circonscription qui a vu qu'ils avaient 40 50 % de vot de vote RN et qui ont paniqué. On entend beaucoup les sénateurs parce que évidemment au Sénat la base électorale c'est les élus locaux plutôt au centre droit hein. Le RN a fait 20 25 % dans certains départements lors des dernières sénatoriales.
Mais se présenter au sénatorial avec l'étiquette RN ou en alliance avec le RN, c'est suicidaire. En revanche, pour ces députés là, c'est pas si évident. Éric Sioti partira pas avec les grands cadres, il y aura une tribune demain dans le Figaro avec Vaquier, Gérard Larch et cetera.
OK, les cadres ne suivront pas. Les militants, si, les militants se sont beaucoup droitisés. Donc premier élément posé la première question là-dessus quoi.
Ce décalage entre la réaction des leaders et peut-être de la base. La base militante est très clairement aujourd'hui renau compatible. Deuxème élément les députés le groupe il y a plus de députés LR aujourd'hui.
Les députés LR ne sont plus députés. Les députés LR de demain c'est qui ? Est-ce que c'est pas les députés qui n'auront pas justement de candidats RN face à eux ?
Le groupe LR demain, il ressemble à quoi ? Le groupe LR, il ressemble peut-être justement à une ligne beaucoup plus siotiste pro RN que celui d'hier. Donc là-dessus, le calcul est peut-être cynique mais pas tout à fait fou.
Dernier élément et bien pour Ericoti, il y a également une vision de ce qui s'est passé aux européennes. Le vrai la vraie enseignement des européennes c'est pas le niveau du RN, c'est la diversification de l'électorat RN. Dans l'électorat retraité, le RN fait une grosse poussée.
Dans l'électorat CSP+, le RN fait une grande poussée. Le RN en tête dans 93 % des communes. L'idée que il y aurait d'un côté une droite RN classe POP CSP- et cetera non diplômé et une droite LR CSP+ retraité semble de plus en plus terminée et ça en effet bah forcément au bout d'un moment ça crée de la porosité politique.
On y reviendra dans un instant en essayant de se projeter vers ce que pourrait être le résultat législatif avec plein de de guillemets et de prudence évidemment. Oui, le calcul est pas idiot. Souvenez-vous les primaires justement pour la présidentielle 2022, les primaires côté républicain qui est l'outsider avec une position très radicale qui avait fini premier au premier tour devant Valérie PC.
C'était Eric Sioti qui a beaucoup plus équilibré ensuite euh sa position puisque évidemment il est devenu chef du parti et pas candidat à la présidentiel et on se souvient du résultat que Valérie PC qui avait une position un peu plus équilibrée a eu. Donc moi je pense qu'il est revenu sur cette ligne-là a avec cette mémoire et que personnellement comme vous l'avez dit il a cet attrait du gain l'a pas du gain le moment comme si le moment était venu de faire alliance et que c'est ça pouvait jouer. J'ai l'impression qu'il est débordé par ce coup personnel [rires] qui fait un peu impulsif. comme Emmanuel Macron comme disiez Stéphane, c'est-à-dire qu'il peut pas s'en empêcher en se disant c'est notre moment, on peut faire alliance, on peut être au gouvernement, il se voit déjà ministre.
Oui. Alors peut-être effectivement question de sa circonscription et puis de de on peut imaginer que il a négocié ce ce ralliment contre contre de trois promesses. Beaucoup de de leaders du parti LR qui ont réagi qui ont réagi pour se désolidariser très vite de la prise de position d'Éric Sioti.
On vous en propose un, c'est Michel Barnier qui est membre du comité du conseil pardon stratégique des républicains, ancien commissaire européen, ancien ministre. Je sors des bureaux des républicains où nous n'avons eu aucune réunion et aucun dialogue avec Ericoti depuis l'élection européenne. Ce qu'il a donc dit aujourd'hui, il l'a dit seul, solitairement.
Il n'engage pas la famille politique à laquelle nous appartenons et je pense même qu'il n'a depuis tout à l'heure plus de légitimité pour parler au nom de notre famille politique. C'est ce que viennent de lui dire d'ailleurs la totalité des sénateurs des républicains. C'est l'autorité de Beno Rota.
C'est ce que vient de dire Olivier Marlex. Alors on l'a évoqué tout à l'heure mais je veux bien vous entendre Morel sur la la procédure c'est quoi ? C'estàd que si les chefs à plume de LR veulent virer Eric Sioti comment peuvent-ils faire ?
Alors, je crois, mais je vous avoue que j'ai pas consulté les statuts avant de venir. Je crois qu'en effet, il faut revenir à la base. Il faut revenir à la base militante.
Et revenir à la base militante implique de sonder enfin de consulter des militants qui sont encore une fois une prise de position parce qu'on parle beaucoup de Laurent Voquier. C'est quand même intéressant que Laurent Voquier se désolidarise hein parce que il était le l'imam caché, le chef à plume qui devait être président euh et de Bruno Retaillot et cetera. Mais prenez la position de Guillem Caraillon, le chef des jeunes LR assez représentatif de la nouvelle base.
Vous parlez, on on lit la réaction euh pareil appel à la démission de Gérard et je continuer. Voilà. Et donc euh très représentatif de la base LR, il est d'accord avec Erik Siotti.
Donc s'il y a une consultation de la base et c'était les la présidence de LR-il emporté. Je rappelle qu'il avait dit en 2021 entre Zemour et Macron choisi Zemour. Je rappelle qu'il parlait d'un guantanamo à la française.
Donc mais le président des jeunes que vous citiziez, c'est c'est c'est lui hein dont vous parliez. J'ai pas j'ai pas bien entendu parce qu'on parlait au même moment dans l'ariette. Euh il fait partie des rares noms sortis par Ericoti pour pas tout seul justement.
Mais justement c'est pas des chefs à plumes d'élus et cetera, c'est la base et c'est eux qui vont voter ou et eux aujourd'hui sont sur une ligne qui est plus une ligne siiste très probablement qu'une ligne antialliance avec le pire avoir une bagarre sur le nom LR. Je pense que là c'est pas trop le sujet. Est-ce qu'en plus si parce que sous quelle sous quelle bannière vont-ils se présenter législative ? [grognement] Là vous me posez une colle pour être honnête mais dans mon cerveau.
Mais de fait le nom LR il est avec Ericoti puisqu'il est le président et qui pourra pas probablement pas être démis avant. Que ceux qui rejettent Ericoti sous quelle bannière vont-ils aller au législatif ? C'est qu'ils abandonnent un nom qui est quand même identifié par les électeurs.
Enfin, c'est quand même poser la question de euh LR a-t-il les moyens de présenter 577 candidats le 30 juin ? Je vous rappelle que en 2022, il y avait eu beaucoup de désistements entre la présidentielle et les législatives et il y avait plus de 2 mois à l'époque parce que les règles de LR font que les candidats ils investissent un peu d'argent. On l'avait bien appris avec Valérie PCRES mais il y a plein de circonscriptions.
Il n'y avait pas de candidat LR. Est-ce que LR a les moyens d'avoir 577 candidat le 30 juin ? Ben c'est peut-être pas sûr.
Oui. Stéphan votre avis sur ce cet héritage LR qui va voilà dont il va yir une bagarre. Je vois pas ce qui pourrait comment la marque LR pourrait survivre survivre en tout cas dans dans dans le dans les termes que l'on connaît depuis la création de ce parti.
On parle beaucoup du rapprochement éventuel d'un certain nombre de députés qui n'avaient pas prévu de se rapprocher du rassemblement national et qui pourrai le faire. Je pense qu'il y a un petit coup à jouer aussi pour la macronie. Euh quand vous regardez la typologie de ces 60 et quelques circonscriptions qui ont été sauvées, euh d'abord ça a été ça a été sauvé par des députés relativement jeunes qui ont toujours considéré que c'était leur équation personnelle euh qui avait permis de sauver ces circonscriptions et certainement pas le parti où la marque pour reprendre ce terme les avait surnommé les auto-entrepreneurs.
C'était pas des frondeurs mais on avait bien vu qu' au moment des retraites à d'autres moments il y avait des gens qui penchaient vers la Macronie qui étaient d'autres viscéralement opposés à la réforme des retraites sur l'immigration c'était un petit peu la même chose. qui a quand même un désir d'indépendance de cette génération de de jeunes députés qui est très fort au-delà de leur corpus idéologique. Et quand on regarde là encore géographiquement où on trouve encore des députés LR, il y en a pas mal dans l'est de la France.
Je prends l'exemple de l'Alsace par exemple ou de la Mosale de certains endroits comme ça qui sont des des circonscriptions traditionnellement droite où Renaissance a aussi fait des bons scores. Si vous réussissez à dealer avec la Macronie l'absence d'un candidat euh Renaissance, vous pouvez aussi vous en sortir. Donc il va y avoir un dilemme pour certains pour les plus calculateurs qui ne savent plus où aller qui n'av pas prévu vers Horizon par exemple qui annoncé ce matin sur RTagne. serait un réceptacle totalement acceptable pour ces députés là sans qu'ils soient tous forcément Macron compatible ou pro Macron ces deux dernières années en se disant finalement c'est une circonscription ma circonscription elle est de droite avec des LR forts renaissance assez fort jusqu'à présent et un RN en embuscade mais une alliance avec le centre n'est pas totalement exclue pour sauver son siège. sera intéressant de voir comment ils vont se comporter et ce qui sera aussi intéressant de voir c'est dans quelle mesure le RN ou Renaissance tout en déposant une candidature avant dimanche prochain retireront leurs candidats éventuellement dans certaines candidats parce qu'on ne peut pas on ne peut pas quitter une campagne si j'ai bien compris on peut retirer sa candidature mais enfin en tout cas ne pas distribuer de bulletin oui mais vous distribuins les gens vont pas s'amuser à un bulletin donc ce sera je pense que on en a pas fini avec cette histoire de que vont devenir et que vont faire les candidats LR dans les circonscriptions qu'il détiennent actuellement.
En tout cas, ça pourrait être feuilletonné durant les de semaines qui restent après le dépôt de de candidature parce que je pense que il y a des coups à jouer de tous les côtés avec ces gens-là qui vont se retrouver un petit peu un petit peu perdus quand même. Alors, il nous reste quoi ? 19 jours de campagne avant le premier jour des des législatives.
Il y a une accélération du du temps là grâce grâce ou à cause de Emmanel Macron. Je ne sais pas quelle terminologie employée. Quelles sont les les forces en présence ?
Aujourd'hui, on va décortiquer le premier sondage qui a été réalisé dimanche soir avec Audry Vetaz. Bonsoir Audrey, bienvenue sur le plateau de de science public. Est-ce qu'un scénario pardon Jordan Bardella premier ministre est possible à l'issue de ces législatives anticipées ?
Pour cela, il faudrait que son parti le RN obtienne la majorité absolue. Ça veut dire qu'il lui faudrait plus de 289 députés. Actuellement, il en a 88.
La marche est donc très haute pour le RN même s'il est dans une dynamique depuis les européennes. Alors vous l'avez dit, une première projection a été faite par Toluna Haris Interactive. Elle est à prendre évidemment avec beaucoup de prudence parce qu'elle a été réalisée juste après l'annonce d'Emmanuel Macron quand il a dit qu'il allait dissous de l'Assemblée.
C'est la raison pour laquelle vous avez des écarts très larges. Vous pouvez avoir 30 sièges de différentes. Par exemple, si on regarde le RN 235 265, mais vous voyez tout de même une poussée forte du Rassemblement national qui pourrait tripler son nombre de sièges et donc avoir ces fameux entre 235 et 265.
Mais si vous avez bien retenu les chiffres que j'ai donné tout à l'heure, pas assez pour obtenir la majorité absolue et c'est ici qu'un éventuel. On est on est évidemment de la projection accord avec certains LR pourraient intervenir. Oui.
Regardez avec les hypothétiques sièges des LR entre 40 et 55 la majorité absolue est atteinte. Bah ce tweet on va en parler justement parce qu'il faut savoir maintenant si les députés LR pourraient basculer du côté du RN ou rejoindre la majorité. Vous en avez parlé Eric Siotti, ça a été difficile de le manquer aujourd'hui à Plaidé pour un accord avec le RN.
Les défutés doivent maintenant se positionner. Le premier à s'exprimer, ça a été le patron des LR à l'Assemblée nationale, Olivier Marlex, qui reste totalement qui ferme pardon totalement la porte à cet accord. Regardez, Eric Sioti n'engage que lui.
Il doit quitter la présidence des Républicains. Quels sont les autres scénarios ? Audre, il y en a beaucoup.
Il y a plusieurs euh scénarios, mais il y en a un où l'on ne trouve aucune majorité franche entre les gauches, le bloc central et les droites. Ce serait une situation euh bloquée encore plus que celle qu'on a pu connaître actuellement parce que finalement même s'il y avait des blocages, on a fait passer euh quelques textes, il y en a qui ont été adoptés. Dans ce cas-là, le président ne pourrait pas redissoudre l'Assemblée nationale dans la foulée.
Il lui faudrait gouverner au moins 1 an dans cette situation avant de pouvoir la dissoudre à nouveau. Merci beaucoup Audrey Vetas. Stéphane Zumsteeg.
Alors, comment vous travaillez ? Question cuisine. Alors, [rires] euh parce qu'une enfin D législative, c'est 577 circonscriptions.
Dans un monde idéal, faudrait faire 577 sondages. C'est ça qu'on travaillez. Alors, soyons clair, travailler sur des élections liclatives, c'est l'enfer pour un sondur.
Ça c'est l'enfer. Mais on a en général, on connait les dates avant mais on a plusieurs mois pour se [rires] préparer. Là on a, vous l'avez dit, 19 jours, c'est pas tout à fait la même chose.
Bon, il s'agit pas du tout de critiquer cette enquête ni mes confrères, mais réaliser une vot, on a mis plein de pincettes de toute façon, mais réaliser une enquête euh nationale sur 577 circonscription sans proposer une offre et la faire sur étiquette n'a pas beaucoup de sens pour l'instant. C'est à partir de la semaine prochaine, à partir de de quand le ministère de l'intérieur euh communiquera la liste des candidats circonscription par circonscription que nous on commencera vraiment à réaliser des enquêtes et quand vous habitez dans telle circonscription et bien on vous proposera l'offre l'offre réelle. Ça a quand même une certaine importance notamment dans les zones rurales avec les quand cette enquête a été réalisée.
Je ne suis pas sûr que les gens étaient déjà au courant que la gauche qu'il y aurait une NUPS2 ou un front populaire. avant mais là encore je veux pas du tout c'est c'est pas ce que je veux dire mais je veux pas critiquer ce qui a été fait mais tant que vous n'avez pas l'offre réelle surtout les configurations, les forces en présence c'est très délicat de travailler donc on va le faire évidemment sur cette offre réelle et après ce que l'on fait c'est que et on intervision au premier tour et on a des matrices de report surtout ce qui est très important c'est ce que ça donne donner une projection avant les résultats du premier tour c'est compliqué aussi parce que vous allez être confronté chaque électeur français va être confronté à dans l'immense majorité des cas à deux candidats et on ne peut pas savoir encore et les électeurs même s'ils connaissent leurs circonscription ne savent pas qui sera présent au soir du premier tour. Donc c'est très compliqué.
C'est très compliqué mais en général on y arrive mais c'est normal aussi de donner des fourchettes parce que comment voulez-vous expliquer qu'il y aura 137 députés de telle force ? Ce serait évidemment ridicule mais c'est très compliqué à faire. Et puis il y a l'enjeu évidemment Rachel Garcsen n'est pas le même que pour les élections européennes.
Il s'agit là de donner le pouvoir au Rassemblement national. Non mais c'est c'est très très différent. C'estàd queon peut pas calquer le nombre les millions d'électeurs du RN aux européennes sur ces législative.
C'est un c'est une indication mais on peut pas faire un copiercollé évidemment. Non après je pense qu'il faut pas s'imaginer que le RN fera 15 points de moins hein. Je pense qu'il faut se mettre en tête.
Il y a une dynamique for en tête et euh Ipsos avait fait un fameux sondage qui est sorti dans la presse pour les LR à la fin de l'année dernière avec un gros échantillon. donc qui permettait de 4000 personnes si je me souviens bien c'était au mo était déjà haut hein et aussi bien en intention de vote au premier tour qu'en projection en siège. Euh le truc c'est que c'est la situation dans laquelle nous a mise le président de la République que on en appelle aux urnes pour régler une crise politique ça n'a rien d'illégitime.
Et c'est même la logique de la 5e République. Est-ce qu'on va régler quoi que ce soit en 3 semaines d'une campagne improvisée en pleine panique ? Moi, j'ai un fort doute là-dessus en fait.
Benjamin Morel sur le l'hypothèse Bardella au à Matignon, un mot de de la non enfin que que doit faire un président de la République si par exemple le RN a la majorité absolue, il doit forcément nommer le leader de désigné par le parti en question. Juridiquement, un président de la République nomme qui veut. S'il y a une majorité de main RN et qu'il veut nommer Thomas Hug prés euh premier [rires] préserve, vous pouvez être nommé.
La question c'est est-ce qu'il y aura ensuite une motion de censure qui passe pour vous faire tomber ? Euh si c'est le cas et bien euh vous tombez très vite ici présent. [rires] Voilà.
Donc ça aura peut-être pas durer longtemps mais malgré tout vous serez devenu premier ministre et le président de la République au bout d'un moment est obligé de choisir. Autre cas de figure majorité euh non absolue majorité relative du du RN pas d'alliance enfin voyez c'est la la première force mais ils ont pas la majorité absolue la question c'est est-ce qu'il y a une majorité alternative ? Il y a pas de lien entre le fait qu'il y a un parti majoritaire de manière relative qui est le plus grand nombre de députés, le fait que il gouverne, c'est un modèle très classique dans les régimes parlementaires européens.
En fait, il faut une coalition et cette coalition, la question c'est est-elle possible ? Le scénario de l'instabilité, c'est un scénario par exemple la France insoumise et le RN, scénario assez probable aujourd'hui et à eux deux la majorité absolue. Ça veut dire quoi ?
Ils pourront pas gouverner ensemble, mais ça veut dire que toute motion de censure peut passer. Et là, à ce moment-là, qui est-ce que vous nommez à Matignon ? La solution italienne du gouvernement technique pourrait s'imposer ou en fait vous allez chercher un Mario Monty à la française quelqu'un qui dit écoutez pendant 2 ans je vais faire tourner la machine en attendant qu'on tranche le litige politique parce que il y a pas de majorité possible monti soutenu de la Liga jusqu'à l'extrême gauche parce que il y a pas d'autres choix c'est une possibilité ça veut dire qu'en effet non seulement on aura rien réglé par rapport à ce qu'il y avait avant mais qu'en plus et ben on aura encore un peu plus freiné tout dynamique.
Un coup d'œil un sondage ifop réalisé pour Paris Match. Première question, êtes-vous satisfait ou mécontent de la dissolution de l'Assemblée nationale ? Les Français globalement, enfin les personnes interrogées satisfaites. 66 % satisfait, 34 mécontent.
Et puis ensuite, sondage victoire, on va l'appeler comme ça. Personnellement, à l'issue de ces élections législatives, souhaitez-vous une victoire ? De la gauche, on a 29 % majorité présidentielle 18 des républicains 13 c'était avant l'annonce de Siot du Rassemblement national 36 de Reconquête 4.
Un élément de réflexion à ce moment du débat où on va se concentrer un petit peu sur Emmanuel Macron et cette allez on va dire fébrilité Émilie depuis depuis dimanche. Alors oui, c'est un peu fébrile he du côté du camp présidentiel. Alors pour le président, vous l'avez cité mais je c'est un peu autre chose.
Donc je m'intéresserai d'abord aux membres du camp présidentiel. On commence par son premier ministre qui a été aux abonnés absents depuis dimanche soir. Alors on a entendu parler de lui finalement ce matin lors de la réunion du groupe Renaissance.
Euh il a tout simplement déploré la décision du grand maître euh en assurant quand même qu'il irait au bout de son devoir pour éviter le pire pour un petit peu regonfler les troupes. Autre voix dissonnante euh celle de Yael Brun Pivet président de l'Assemblée nationale qui a estimé qu'il y avait un autre chemin que la dissolution. Elle parlait plutôt d'une coalition.
Mais alors pour Macron, pour lui c'est une toute autre histoire. Euh demain lors de sa conférence de presse, si elle est pas à nouveau reportée, puisqu'elle était prévue aujourd'hui. Euh il compte déployer son programme pour les trois prochaines années.
Donc très sûr de lui. Il veut, semble-t-il, multiplier aussi les prises de parole avec attention pas une, pas [raclement de gorge] deux, mais trois interventions par semaine jusqu'au législatif. De quoi saturer totalement l'espace médiatique si c'est pas déjà fait, jusqu'à l'overdose.
Il va donc mener cette campagne législative un peu comme lors des européennes. C'est ça. En tout cas, il en prend vraiment la direction. sans se rendre compte, on dirait que son image n'est plus tout à fait euh bonable, comme on dit euh aux États-Unis.
Euh des députants sortants comptent même retirer son image euh ou l'allusion euh à Renaissance pour leur campagne. Mais peu importe, Macron a hâte d'en découdre. C'est ce qu'on entend ici ou là.
Euh finalement jamais ça a jamais été son style hein, de se remettre en question. Il envisage même de débattre encore avec Marine Le Pen. On dirait que ça pourrait marcher à nouveau comme aux élections européennes.
Il explique comment cette moutée du RN, lui qui on le sait he s'était posé en rempart. Alors pour lui les voix qu'on a accordé dimanche au Rassemblement national ne correspondent pas à un vote d'adhésion. Si la dissolution sa dissolution c'est destinée justement à créer un électrochoc au de l'opinion publique, une espèce de prise de conscience de des conséquences de ce vote.
En gros, les Français selon Macron auraient mal voté dimanche sans se rendre compte de ses conséquences. Il souhaitent leur expliquer quelque part comment voter mieux et par la même éclaircir aussi son projet. Enfin, pefiner ce en même temps qui devient attrape tout.
L'homme compte tendre la main, alors je le cite euh tel qu'il a été cité au Figaro, à tous ceux qui sont prêts à venir gouverner et à travailler à une synthèse dans le sens d'une radicalité ambitieuse. Alors pour l'éclaircissement, je pense qu'on reviendra parce que en tout cas moi personnellement, je comprends pas très bien ce que c'est que cette radicalité ambitieuse. La bataille en tout cas qui l'enclenche à plusieurs objectifs, c'est pousser les partis politiques à clarifier leur position.
Là, on est en plein dent hein. Exactement avec les LR. euh dramatiser encore la lutte contre l'extrême droite, mais bon ça ça n'a pas l'air de marcher très très bien et démontrer que le Rassemblement national n'est pas prêt à gouverner.
Le tout avec lui, lui et lui matin, midi et soir à la télévision. Moralité côté rassemblement national, c'est bien qu'il parle le lundi, le mardi, le mercredi, ça nous va bien, dit Marine Le Pen à BFM TV aujourd'hui même. C'est vrai que depuis plusieurs années, à chaque fois que Macron parle, le RN a pas besoin de faire trop d'efforts et plus il monte.
OK. Merci beaucoup Émilie. Stéphan Zumsteg, je veux bien on se pose beaucoup de questions sur la décision d'Emmanuel Macron.
Est-ce que c'est un coup d'orgueil, une réaction d'orgueil et cetera ? Il connaît quand même sa côte de popularité, il connaît la détestation qu'il qu'il provoque dans une partie quand même assez importante du pays. Pourquoi veut-il autant s'impliquer au-delà de l'ego, au-delà de voilà de du président dans sa tour d'ivoire ?
Il y a quand même un peu de de connaissance politique de quoi de son réservoir de voie. C'est là-dessus qu' qu'il table. Je vois du tout.
Je je dois dire que je fais partie des personnes qui ont été surprises par les décisions de la République. [rires] Euh non mais moi j'ai beau chercher les raisons au je reprends ce que vous venez de dire au-delà de l'ego, enfin je c'est électoralement ça me paraît assez suicidaire. Comment en 3 semaines pourrait-on dans le contexte politique actuel avec l'image d'Emmanuel Macron totalement dégradée avec le fait que sa parole publique n'imprime pas n'imprime que très difficilement Sorbon de les conférences de presse, le conseil national de de la refondation la nomination de Gabriel Atal comme arme antibardella.
Comment dans ce contexte peut-on imaginer autre chose qu'une des routees électorale ? Là, je parle pas d'enquête d'opinion. On verra bien.
Des choses peuvent peuvent évoluer évidemment, mais euh vous le montriez dans les enquêtes d'opinion, dans ce que vous avez projeté de l'IFAP, les Français sont satisfaits de de la dissolution. Pourquoi ils sont satisfaits de la dissolution ? Mais parce que parce qu'ils n'aiment plus Emmanuel Macron quelque part.
C'est une décision d'Emmanuel Macron qui va dans le sens de de ce qu'il de ce qu'ils attendent. Moi je je ne comprends toujours pas cette décision. Et pour revenir à l'aspect arithmétique des sièges, enfin on parle beaucoup des 31,5 % de la liste de Jordan Bardella et on parle beaucoup moins des 14,5 % de la liste de Valérie c'est pas Valérie Aé, c'est pas de sa faute la pauvre.
Elle n évidemment pour rien. Enfin, il n'y a il n'y a qu'une seule liste qui représente cette macronie qui représente finalement 40 % de soi-disant de l'opinion en tout cas des des députés 14,5 %. Il y a un français sur 7 qui s'est exprimé qui a voté en faveur de la majorité présidentielle 2 ans après sa réélection plutôt bien réussi.
Elle est assez brillante, c'est ça le problème. Moi, je ne comprends pas pourquoi il a fait ça. Un mot rapide, ensuite on ouvre le chapitre parce que pour que les le corps macroni soit compétitif au premier tour de des législatives, il lui faut au minimum doubler le score de Valérie Hailler.
Sans ça, ce sera une immense déroute. Oui, merci beaucoup. Voilà pour le chapitre Emmanuel Macron fébrilité, le retour du Front populaire.
Voilà comment j'ai titré ce dernier ce dernier paragraphe de notre premier débat. Parti communiste, Parti socialiste, Europe écologie les vert et LFI qui recrée le Front populaire, mais qui pour incarner les listes communes. Écoutez Olivier Fort, le premier secrétaire du PS ce matin, il répond à la question : "Est-ce le retour de Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre ?" Non, non.
Il y avait la dernière fois une forme d'évidence. Il avait été l'homme des 22 % et donc il était celui qui avait la force principale au sein d'une gauche qui cherchait à s'unir pour faire face et pour faire front. il y a une réalité politique et que dans l'élection européenne, vous avez eu une force qui a été la force principale qui était la force socialiste avec place publique et en l'occurrence c'est Raphaël Gluxman qui est arrivé en tête de la gauche au moment des élections européennes et donc il y a pas de logique à ce que Jean-Luc Mélenchon soit le candidat et j'ajoute que dans la période récente à la période des élections européennes, il a certains mots qui sont restés en travers de ma gorge.
Bon, ce sera pas Jean-Luc Mélenchon, Rachel Garaval Carcel, mais alors qui ? Alors déjà, ils sont pas tout à fait d'accord sur euh la l'opportunité d'avoir un candidat premier ministre. Certains considèrent que peut-être qu'il faut plutôt mettre en avant une équipe, tout ça.
Bon, moi j'ai tendance à penser que dans cette campagne qui va être très courte et ultra personnalisée avec en face un candidat premier ministre Jordan Bardella et un premier ministre Gabriel Atal, si vous avez une selle vide pour le Front populaire, ça ne fonctionne pas. Donc, il faudra bien euh à mon avis quelqu'un. Effectivement, les insoumis n'ont pas fait du Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre, une impréalable.
C'est une énorme concession. Vous m'auriez posé la question à 15 jours, je vous aurais dit que c'était impossible. Donc les choses sont en train de bouger, mais parmi ceux qui négocient actuellement, tout le monde est extrêmement prudent à la fois parce que même si ce sont désormais des gens qui se connaissent bien euh parce que même si depuis 6 mois il y avait plus la NUP, ce sont des gens qui se parlent euh et ce sont des gens qui se connaissent mais il y a quand même une confiance à recréer parce que il se parle mais pas forcément pour se s'envoyer des des compliments ou des gentilless une évidence mais de ce qui nous revient Ce qu'on nous dit, c'est qu'il y a aussi un esprit de responsabilité, quoi.
C'est-à-dire que là, on est quand même vraiment au bord du précipice et je parle pas seulement de sauver le poste de qui ou qu'est-ce quoi. Ouais. Tiens, on regarde un autre élément du du sondage if pour Paris Match.
La question c'est estim estimez-vous que chacune des personnalités suivantes ferait un bon premier ministre ? Pas de surprise, c'est Jordan Bardella qui arrive en tête. Juste derrière, on trouve Gabriel Atal, Marine Le je pense pas qu'elle soit candidate.
Gérald Armanain, Siotlique. Gérard Larcheter, Olivier Fort à 23, Jean-Luc Mélenchon à 20. Je je pas testé, il y en a un qui est pas testé, c'est François Rufinard.
Alors justement, j'allais vous poser la question. C'est peut-être le alors j'allais dire plus petit dénominateur commun, c'est pas très élogieux, mais c'est peut-être celui le nom autour duquel cette ce nouveau Front populaire, pardon, pourrait se réunir. Je pense que c'est quelqu'un qui peut faire consensus chez les communistes, chez les socialistes, chez les écologistes.
La question c'est est-ce que les insoumis peuvent demain aller coller des affiches Ruffin Premier ministre ? Franchement, vu ce qui se passe depuis dimanche soir, je suis incapable de vous dire ce qui est impossible ou possible. Franchement, tout est mouvant.
Mais en tout cas, il a pris une petite avance en lançant l'idée de Front populaire et euh il était hier à la manifestation parisienne, il a été un peu testé sa popularité, il a pris un peu d'avance. Ça veut pas dire que ce sera lui, mais il a pris un peu d'avance. Benjamin Morel, votre avis là, il faut un incarnant ou une incarnante dans le cadre législatif, c'est-à-dire voilà parce que c'est vraiment l'enjeu de de de ces 3 semaines, qui va aller à Matignon ?
Donc est-ce qu'il faut forcément une tête d'affiche ? Oui et non. Oui parce que si vous regardez tous les tous les régimes parlementaires européens depuis depuis environ les années 60 70, on vote pas de CD ou CSU, on vote Merkel, on vote pas Tores, on vote Johnson, on vote pas PSO, on vote Sanchez.
Donc la personnalisation, elle est très forte en France avec le président de la République. Elle est pas forte pour Maton en France parce que il y a le président de la République. Mais dans les régimes parlementaires, le poids de l'image, le poids de l'incarnation est quand même très fort depuis en fait l'émergence des médias de masse et cetera.
Néanmoins, ce qui va mobiliser l'électorat de gauche, c'est le la lutte contre le RN bien sûr. Et donc ce faisant, même avec quelqu'un qui ne fait pas l'unanimité dans l'électorat, la surmobilisation, si jamais elle a lieu, elle se fera contre le Rassemblement national et d'une certaine façon, ils sont contraints de s'allier. Ils sont contraints de s'aller d'abord parce que sinon ils sont à la ramasse et là pour le coup les seconds tours opposeront la majorité au RN et la gauche disparaîtra quasiment de l'assemblée.
Et ça, ils en sont conscients chez les insoumis comme partout. et de l'autre côté parce qu'il y a une volonté au sein de l'électorat. C'était déjà le cas en 2022 en réalité et ils suivent leurs électeurs en la matière.
Les électeurs veulent l'union parce qu'ils veulent lutter contre le RN et que c'est une mise en récit. Le Front populaire c'est une idée très intelligente du point de vue de la communication politique et donc l'électorat a priori a toutes les chances d'être là. les gauches irréconciliables.
Stéphan Zumse, c'est plus une phrase d'analyse politique que de que d'électeurs de gauche. En tout cas, elles vont se réconcilier pendant quelques semaine, c'est sûr. Mais encore ce que dit Benjamin est très juste, cet accord qui a été signé de façon ultra rapide, ça ça sanctualise les 150 circonscriptions qui sont détenues aujourd'hui par la gauche.
À part quelques exceptions, ces 150 circonscriptions vont rester à gauche. La gauche a gagné en dépit de la bonne performance de renaissance il y a il y a 2 ans. Elle va garder ces circonscriptions.
Là, il y aura pas de bagar pour savoir qui est les députés. En revanche, ça se complique pour les pour les pour les autres circonscriptions notamment pour les circonscriptions gagnables. Et les circonscriptions gagnables, il y en a beaucoup.
Si comme on peut raisonnablement le supposer ce soir, mais là encore les choses vont évoluer jour après jour ou parfois heure par heure. Le bloc la Macronie va s'effondrer lors de ces 250 sièges he va s'effondrer lors des prochaines élections et c'est probable en tout cas va perdre des dizaines et des dizaines si ce n'est plus de sièg. Il y a des gains partout.
Il y a pas que le Rassemblement national qui peut progresser, la gauche aussi peut progresser, notamment dans les zones urbaines où le Rassemblement national peine à s'implanter. Là où les renaissances pourraient être éliminées dès le premier tour parce que si on a pardon gauche est surpuissante et il y a encore des réserves, il y a des vraies réserves à gauche territorialement là où Renaissance où les gens de gauche qui ont suivi Macron ces dernières années ont voté dans les zones urbaines pour des députés macronistes. Là, les gains là la gauche pourrait très bien non pas gagner les élections législatives, j'y crois peu.
Enfin, avoir plus de députés que le Rassemblement national me paraît très ambitieux, mais elle pourrait passer à au-delà de 200 peut-être 250 sièges dans le cas d'un effondrement total de de renaissance. Dernière chose, et ça c'était c'est pour nuancer ce que je viens de dire, quand vousisez les quatre principales listes de gauche qui étaient présentes aux élections de dimanche, vous arrivez à 31,5 % des voix. C'est pas beaucoup non plus hein.
C'est moins d'un français sur tris qui a voté pour une liste de gauche en tout cas identifié pour un parti identifié. Donc sa seule chance c'est de mobiliser mobiliser contre le Rassemblement national aussi pour gommer les les problèmes. Vous êtes un électeur social-démocrate qui vote PS et vous avez dans votre circonscription un insoumis et vous n'aimez pas les insoumis.
Si le claim le la principale motivation de vote c'est empêcher Bardella d'être à Maton et bien ça peut gommer ces petites différences et vous votez pour l'extrême gauche. Il y a aussi la question de quelle sera la tonalité de cette alliance ? De toute évidence la NUP était codée LFI Jean-Luc Mélange premier ministre et cetera.
Si là c'est quelque chose d'un petit peu plus nuancé. Peut-être que ces électeurs qui se sont laissés tenter par des dissidents la dernière fois auront peut-être moins de problèmes à voter pour cette alliance là aussi. Après, je suis d'accord avec les autres invités, la lutte contre l'extrême droite a toujours été un énorme moteur d'union pour la gauche.
C'est pour ça que ce qui s'est passé hier soir, pourant qu'il est par rapport à la campagne qu'on a vécu, n'est sur le temps long pas une surprise. Et pour revenir sur Emmanuel Macron, c'est ça que je trouve qui est marquant, c'est qu'en fait, il a pas ce sens politique là. Emmanuel Macron, il comprend pas du tout que en fait il y a des partis qui ont une histoire et qui ont une culture politique qui fait que il y a des réflexes.
L'extrême droite est à deux doigts du pouvoir, on fait front et j'ai une banderole rigolote, je trouve dans une des manifestations de gauche. Je suis végan mais je vais voter Roussell quoi. Et je trouve il y a quelque chose [rires] qui avait descendu le le barbecue il y a quelques il y a quelques mois évidemment. et Émilie, le fait que Jean-Luc Mélenchon soit pas la tête d'affiche, il y a une partie des électeurs de effectivement, on va dire socio-démocrate qui qui vont aider revenir.
Ben, c'est un peu ce qu'a provoqué enfin ce qu' a travaillé Raphaël Glxman cette transformation entre cet extrême gauche, enfin cette nupesse emmenée par l'extrême gauche très criarde, très conflictuelle. On dit on dit hein ça Jean-Luc Mélenchon, il voulait organiser le conflit jusqu'au bout, la conflictualisation des débats. Euh Raphaël Gluxman avec cette élection européenne, il a montré une gauche beaucoup plus nuancée, modérée qui Oui, mais très anti LFI.
Il était dans ses propos très an d'ailleurs. D'ailleurs, on voit à quel point il est gêné après l'annonce de solution pour Emmanuel Macron parce que d'un seul coup, il comprend bien que il y a une alliance qui va qui va Oui. Mais en terme de communication, il a réussi cette transformation.
C'est-à-dire que cette gauche Nupesse, on la voit pas de la même façon en changeant de nom. Moi, je suis complètement d'accord avec Benjamin, c'est un tour de force d'avoir dit front un front populaire et je pense que c'est la communication politique se sont tellement exprimé depuis 6 mois, elles vont ressortir l'impression que que la gauche va l'emporter pas. On a l'urgence du temps et on est dans des campagnes qui vont être principalement de communication.
C'est ce que fait Bardella en affichant directement sa tête premier ministre. On est dans la même perspective. Est-ce que la gauche arrivera malgré ses désaccords justement à se lancer et à continuer à avoir cet axe là de communication ?
On va voir et surtout qu'est-ce qu'ils vendent, quels sont les axes sur quoi ils vont vendre ? Ils seront peut-être pas d'accord le lendemain de l'élection mais c'est pas très grave. Fondamentalement l'important c'est d'avoir des députés pour l'instant.
Je veux dire il faut ils sont très pragmatiques. C'est ça. Et d'ailleurs le programme sur le fond, ils vont négocier à la marge mais c'est pas si important que ça.
Sur le point de du caractère un petit peu radioactif, c'est pas très grave pour le premier tour parce qu'il y a une vraie porosité au sein de l'ectorat de gauche et cetera. Ça peut être parce que si jamais on a beaucoup de duels gauche RN, la question c'est que fait l'électeur du centre ? et lecteur du centre aujourd'hui a peut-être plus peur de Jean-Luc Mélenchon que de Marine Le Pen.
Donc là, il va il va devoir y avoir une stratégie de lissage. Il va peut-être falloir pas trop mettre en avant justement Jean-Lenchon, Rima Hassan, Daniel Obonau et cetera et plus mettre en avant les figures comme François Ruffin qui peuvent au moins ne pas trop faire peur à l'électeur centriste, il va être l'arbitre probablement du second tour. Je suis en partie d'accord avec ça, sauf qu'il faut bien voir aussi, on l'a vu en 2002, en 2022 pardon et on l'a vu peut-être encore plus fort dimanche, la capacité de mobilisation de la France insoumise dans les zones urbaines.
Les résultats de la France insoumise sont extrêmement Marseille Manon Aubris, c'est deux fois plus que Raphaël Gluxman. Donc il va falloir effectivement que le Mélenchon Mélenchon soit à mi-distance quoi. S'il est plus là du tout. présent dans quelques circonscriptions [raclement de gorge] mais pas dans d'autres quoi si mais en nuance ces circos sont déjà des fiefs et avec l'alliance ces circos quoi qu'il arrive elles resteront nup donc la question ça va être les circos qui peuvent basculer et les circaux de conquête et là en effet faut faire gaffe au centrist merci à tous d'avoir participé à ce débat qui était passionnant Benjamin Morel je rappelle le titre de votre livre qui est de plus en plus prémonitoire la France en miette aux éditions du ser et Rachel Garaval on vous lit évidemment dans le quotidien 20 minut.
À bientôt sur Public Sénat. [musique]
Édouard Philippe