4 jeunes sont morts au travail ! - Arnaud Saint-Martin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Arnaud Saint-MartinChiffre
« Les jeunes et notamment les alternants sont deux fois et demi plus exposés aux accidents du travail que les autres travailleurs. »
- 3:00Arnaud Saint-MartinChiffre
« Depuis 2019, on observe une hausse de 30 % des morts au travail chez les moins de 25 ans. »
- 5:00Arnaud Saint-MartinFait
« Les politiques macronistes, dans le même sens unique que sous SarkoZi et Hollande, ont détruit l'enseignement professionnel. »
- 7:00Arnaud Saint-MartinPromesse
« Il faut reconstruire le service public de l'enseignement et de la formation professionnelle. »
- 8:30Arnaud Saint-MartinPromesse
« 15 élèves par classe, la garantie d'autonomie égale à 1102 € par mois dès 16 ans dans l'enseignement professionnel. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous traitons aujourd'hui d'une question qui dans sa formulation est biaisée. Parler d'une performance de la formation professionnelle et la corrélée aussitôt à l'efficacité de la dépense publique sous l'angle du financement, c'est d'emblé assumer un résonnement de courte vue qui réduit la formation professionnelle à n'être qu'un faire valoir, un expédient pour faire économie du savoir au service d'un système capitaliste qui vampirise tout sur son passage. Ce raisonnement est révélateur d'une vision utilitariste de la transmission des savoirs à vocation professionnelle ou finalisée et du savoir tout court.
Or pour nous, l'enseignement, queles que soient les spécialités des plus fondamentales au plus appliqué, n'a pas vocation à être performant. Quand on enseigne, le but est de transmettre des savoirs et des savoir-faire, d'ouvrir au monde, de susciter l'esprit critique et infiné de former et d'accompagner des citoyennes et des citoyens pleinement impliqués dans la vie de la cité. L'objectif devrait être et doit être au vu de l'urgence, d'accélérer et de massifier l'offre de formation dans tous les secteurs productifs nécessaires à la bifurcation écologique.
Grande cause de ce siècle, pourtant complètement absente des réflexions et orientations depuis 3 décennies. Dans tous les secteurs de la formation professionnelle, c'est la ruine, le chaos et la perte de sens. Et cela vient de loin.
Les politiques macronistes, dans le même sens unique que sous SarkoZi et Hollande, ont détruit l'enseignement professionnel, atât la fermeture des lycées pro et agricoles, brader les CFA. Le tout apprentissage a été sanctuarisé et avec lui, les milliards fléchés qui arrangent bien les entreprises qui en tirent profit sont toujours formés. De même que les écoles privées qui en tirent profit pour des formations défaillantes car trop ciblées et certifiées à la vavite.
Saupoudrage, assujettissement des formations aux intérêts étroits des entreprises qui font la loi, pilotage à vue, rien ne va. Pire encore, cette politique, elle est meurtrière. Les jeunes et notamment les alternants sont deux fois et demi plus exposés aux accidents du travail que les autres travailleurs.
Depuis 2019, on observe une hausse de 30 % des morts au travail chez les moins de 25 ans. Vendredi 24 avril dernier, quatre jeunes sont morts au travail. Pourquoi ?
Bien, la suppression des CHCT et la précarisation généralisée pousse les travailleurs à accepter des jobs toujours plus dangereux du fait du chômage de masch de masse pour les alternant. La précarité des contrats est une pression d conditionnalité de la réussite des études d'autant qu'il y a une immense hypocrisie dans la politique du gouvernement qui mise sur le toute alternance. Mais pourquoi ? 16 % de rupture de contrat dans les 6 premiers mois, 22 % dans les 9, ce n'est pas la porte d'entrée dans l'emploi que vous promettez, juste une baisse artificielle des chiffre du chômage.
Au RN, à l'initiative de ce débat, c'est la même logique mais en pire, le RN veut la fin du collège unique, c'est-à-dire en faveur d'un d'un enseignement à deux vitesses, d'un côté le collège des plus favorisés et de l'autre, la voie de garage dépourvu au maximum d'enseignements généraux fait sur mesure qui feraiit plaisir au MEDF. Le projet du RN, c'est une masse d'alternant payé pas cher et corvéable à souhait. Ce débat, il est pas technique, il est politique.
Rupture, planification, préparation, projection dans le temps long, tels sont nos mots d'ordre pour sortir de l'ornière. Il faut reconstruire le service public de l'enseignement et de la formation professionnelle et repenser de fond en comble les qualifications et les filières professionnelles diplômantes via un cadrage national et cohérent. L'objectif est d'assurer l'expansion d'un enseignement de haut niveau dans les secteurs où il faudra lourdement investir par la création notamment de centres polytechniques professionnels formant les jeunes générations à tous les niveaux du du CAP BTS, des licences professionnelles jusqu'à la VAE, s'appuyant sur des connaissances théoriques et pratiques générales et spécifiques.
Pas à perte à l'inverse des politiques actuelles. Les filières professionnelles ne sont pas des voies secondaires que vous traitez avec mépris. Ces savoirs réfèrent notamment à des calculs complexes, des gestes précis, des expertises fines.
On parle de sens aussi quand tout est fait au contraire pour transformer les élèves de la voie professionnelle en cher à patron. En 2000 et 2002, ce fut une autre vision de l'enseignement professionnel qui fut portée et déployée en raison, celle d'un lycée professionnel émancipateur offrant des qualifications dignes de ce don, notamment dans l'agriculture écologique, les transports soutenables, la bifurcation énergétique. C'est cette vision ambitieuse et systémique avec des moyens à la mesure des défis à relever qu'il s'agit de d'engager et que nous portons.
Et puis l'enjeu quand même c'est de faire de la politique aujourd'hui pas simplement à jouer les boutiquets en en évaluant de façon économisante des performances de politique publique. 15 élèves par classe, la garantie d'autonomie égale à 1102 € par mois dès 16 ans dans l'enseignement professionnel. Une formation d'excellence dans des filières exigeantes donc le bac professionnel en 4 ans avec des enseignements généraux renforcés.
Ça ça fait partie des mot des mots d'ordre qui nous paraissent vraiment nécessaires pour vraiment renforcer cette formation professionnelle. Le tout aussi doit s'intégrer dans une reconfiguration complète de l'enseignement professionnel corrélée à la recherche publique qui assure aussi la location de savoir pour précisément euh euh être mis mise en œuvre dans le le milieu de l'entreprise et partout où euh les secteurs productifs ont besoin de compétences. Ça doit s'accompagner donc de cette d'une refonte de l'enseignement supérieur, lui aussi, on l'a évoqué, euh qui est lui aussi soumis à à la disette et à et à la case dans les dans les budgets publics de la recherche.
En résumé, deux visions s'opposent. D'un côté, une formation professionnelle sacrifiée sur l'hôtel de la de l'austérité et du mépris de classe. De l'autre, un plan à la hauteur des défis existentiels que notre société humaine doit relever.
Vous aurez compris que nous portons la deuxième.
Arnaud Saint-Martin