Replay #Liveduprojet : Un nouveau pacte social-écologique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
alors pour intervenir lors de cette toute première séquence nous avons horreur laluque bons joueurs et or députée européene place publique et et dominique potier dominique qui est à la fois députée de meurthe-et-moselle secrétaire national à l'agriculture durable et à l'alimentation est donc en plein débat en ce moment à l'assemblée sur la loi climat donc merci d'être présent ce soir mais d'ailleurs dominique tu l assemblée en ce moment sur cette fameuse loi climat est ce que tu peux nous dire qu'elles sont l'objet des discussions comment ça se passe et est ce que tu en penses c'est une loi un petit peu fourre tout qui provoque une immense déception par rapport à la promesse qu'avait été faite par le président de la république mais également à l'attendre qu'avait exprimé la convention citoyenne on peut dire que c'est une loi de petits pas de bricolage là vous faudrait un grand chantier et on n'a pas d'architecte on n'a pas d'artisans on est dans vraiment dans des ateliers de bricolage donc on n'est pas au rendez vous on est en colère et on dit et on fait des propositions et le document que propose le ps ce soir est sans commune mesure avec le récit politique qu'on nous fait dans cette loi qui ont fait ce qu'on peut mais comme le dit bon il va le souvent parfois il ya pire que ne pas faire c'est de faire semblant donc on essaye de dévoiler l'imposture de cette loi justement tu parles de ce document dont je rappelle la publication à partir de ce soir tu as participé avec un groupe de travail 7 la rédaction est le premier service d'un nouveau pacte social écologique peut nous donner un peu les débuts de cette séquence le les grands axes de nouveau parce qu'on travaille sur les questions d'industrie de nouvelles industries qu'on travaille sur sur l'habitat comparé l'aménagement du territoire on parle coopération internationale agriculture etc à chaque force le fasse sous le prisme de l'écologie à chaque fois je me dis que c'est la gauche qui a les réponses et que dans la grande tradition sociale démocrate il ya les réponses parce que tous les sujets qu'on a à traiter il nous invite à une vision à la fois enracinés dans vos territoires nos entreprises nos communautés humaines mais avec une vision universaliste qui est vraiment la dn2 la gauche le vrai universalisme c'est celui de penser planète de penser une seule santé de penser la communauté humaine la maison commune ça c'est dans l'adn de la gauche deuxième élément c'est la question du partage on frappe à la transition écologique sans partager les richesses sans partager la valeur dans nos nations mais également entre nos nations et puis le troisième élément c'est celui de la planification le marché est aveugle le marché est impuissant donc il faut retrouver une puissance publique une capacité à agir à nous projeter dans le futur et j'aime cette formule boris toujours parle d'une odyssée moi je parle d'une épopée la transition écologique c'est pas forcément un truc triste c'est pas du renoncement c'est pas une régression c'est un nouvel art de vivre c'est un nouveau modèle de développement ça peut être une aventure extraordinaire à condition qu'on pense planète compense partage et compense puissance publique merci dominique alors est ce que ces propositions ça fait écho à ton travail et aux débats qui se déroulent au niveau européen et la question du remplacement du pacte de stabilité est ce qu'elle est posée ou pas vraiment alors déjà ça fait ça fait écho sur le fond a effectivement ce qu'il faut faire vous avez parfaitement résumé par par dominique avec des citations de boris apparemment qui au coeur de ce débat sans y être encore mais oui c'est exactement ça c'est à dire que la question écologique c'est fondamentalement à mon sens une question de gauche parce que à partir du moment où on dit on peut plus croître indéfiniment dans une planète qui est limité ça pose la question du partage des richesses et la question du partage des richesse la question de qui produit comment produit que moi on partage c'est fondamentalement une question de gauche c'est un premier point ensuite au niveau européen les lignes ont bougé plus que l'on en croit mais moins que ce que l'on voudrait dans l'idéal c'est à dire que la commission a vraiment fait un bon diagnostic de l'état de la planète et de pourquoi il faut changer après on n'a pas un changement de logiciel encore c'est à dire qu'on arrive pas justement à définir ce que ce que dominique a dit c'est à dire il faut que la puissance publique soit très présente et ça va se définir clairement dans des politiques publiques on n'y est pas en termes de montant on n'y est pas en termes de politique publique et surtout sur la question sociale c'est vraiment le parent pauvre du green deal haut niveau au niveau européen ça manque de social après une fois qu'on a dit ça on regarde ce qui se fait au niveau des nations et ben moi qui suis très critique du green deal européen je me dis que finalement on est quand même un peu mieux lotie au niveau européen qu'au niveau national notamment avec la loi qu'on a aujourd'hui ici et puis finit sur le pacte de stabilité et croissance les fameuses règles budgétaires oui il faut les changer elles sont en train d'être changé aujourd'hui après est-ce que ça va être la grande réforme malheureusement je ne le crois pas mais on espère que l'administration de biden qui est en train de faire bouger les lignes va nous permettre de pousser un peu mieux tout ça alors toujours dans ce document il ya deux notions sur laquelle on voulait vous entendre tous les deux d'abord celle de bouclier social écologique et puis une deuxième notion deuxième proposition en tout cas sur l' isf vert alors peut-être pour ceux qui ne sont pas au courant de toutes ces thématiques c'est quoi le bouclier social écologique et c'est quoi c'est le bouclier social écologique c'est faire de chaque personne de chaque citoyen un acteur de cette transition écologique c'est pas possible aujourd'hui avec d'une part des privilégiés des hypers privilégié des fruits d'un hyper capitalisme qui sont des véritables prédateurs sur les ressources de l'humanité et puis de l'autre côté 10 20 % de notre société qui est dans l'incapacité à changer de mode de vie l'isolation de ceux de son de son logement une alimentation de qualité santé mobilité durable donc c'est cette double injustice de des privilèges et de la pauvreté qu'il nous faut combattre et l'enjeu est capital puisque nous consommons actuellement 12 tonnes de carbone par personne on sait qu'en 2050 si on veut survivre il faut être à deux tonnes et ça c'est à l'échelle chez nous à l'échelle de la planète 1% des êtres humains consomment autant de co2 que 50 % de l'humanité la plus pauvre donc le saut quantitatif et qualitatif dans le changement affaires passent inéluctablement et de façon inéluctable il ya un lien indéfectible entre la dignité humaine et la sauvegarde de notre maison commune et ça c'est l'arc de la gauche il doit être sur le comment on fait ça je vous donnais un seul chiffre si on a étudié à l'assemblée on l'a poursuivie au parti socialiste et la fondation jean jaurès le fait que s'ils ont redistribué 1% des revenus au-delà d'un facteur 10 ou 12 du smig on aurait la capacité a augmenté de près de 10% le pouvoir d'achat en dessous du revenu médian et sans cette répartition nouvelle nous sommes absolument incapables d'engager la transition écologique tant que wild il s'avère d'une part mais également le facteur 12 dans les salaires et plein d'autres innovations permettent à toute une société plus fraternelle plus égalitaire des plus créatifs dans la transition écologique encore une fois de faire de ce qui apparaît aujourd'hui comme une gêne ou une régression une épopée partager alors toi tu es l'économiste et est-ce qu'on peut vraiment changer de modèle si on change pas les indicateurs je pense par exemple au pib qui est un étalon de réussite aujourd'hui et ce qui doit rester centrale maintenant faudrait changer d'indicateur en fait un applicateur c'est fait pour indiquer ces faits pour dire si les politiques publiques vont dans le bon sens ou pas et effectivement au moment où le pib arrive c'est sous roosevelt au monde une crise financière c'est en 44 en france c'est à dire c'est des moments on a besoin de savoir si d'un point de vue matériel on est en train de produire ou pas parce qu'il ya un vrai besoin de développement matériel sauf que là l'enjeu c'est plus ça c'est le partage des richesses parce qu'on a énormément en fait certains noms trop comme dominique a pu le dire certains pas assez donc c'est le partage des richesses etc notre note de notre biosphère si vous voulez donc il faut absolument s'agit pas de se débarrasser du pib on le garde mais faut juste leur met à la place mon vieux pib et lui dire que bah il doit respecter lui aussi les limites de la biosphère et contribuer à la lutte contre les inégalités la pauvreté donc en fait c'est un débat qui peut paraître à la fois anecdotique à la fois très technique et en fait il y est essentiel parce qu'en plus ils structurent nos imaginaires c'est à dire qu'aujourd'hui par exemple si on nous dit qu'on a plus de croissance on est en panique aux rôles un peu plus croissance va plus avoir d'emploi on va avoir une augmentation de la pauvreté et en particulier dans les moments de crise comme on vit en ce moment la croissance allait jamais autant désiré que quand elle a disparu en fait c'est vraiment on va s'y rattachent et aussi parce qu'on a un attachement émotionnel finalement à la croissance du pib parce que pour nous c'est les trente glorieuses c'est un moment où mine de rien il ya toute une catégorie de la population qui arrive à avoir accès un certain type de logement à l'eau courante et c est ça faut pas le négliger il faut pas l'oublier non plus donc au lieu d'aller vers la croissance verte qui à mon avis est une utopie au lieu d'aller vers la décroissance qui à mon avis ne n'est pas pertinent parce que sa garde la croissance du pib au coeur et ben oui il faut juste se dire on a besoin d'autres indicateurs c'est un changement de lunettes qui nous permettra vraiment de changer nos politiques publiques alors sur se bat dominique asie mais chez tellement heureux de ce que dit aurore que j'ai envie de rebondir c'est des travaux que nous menons également à l'assemblée comme socialiste c'est des indicateurs ça il ya un indicateur environnemental il progresse aujourd'hui si on y colle pas l'indicateur social ça colle pas vous mesurer la performance environnementale du textile industrie la deuxième la plus polluantes au monde si vous mettez pas un indicateur sur le travail des enfants le travail forcé vous êtes planté parce que vous fabriquez de la misère qui fabrique du désordre écologique donc tout se tient idem pour les produits importés qui provoque de la déforestation au doit prendre la question c'est également la pauvreté qui fabrique la déforestation dans la maçonnerie donc il nous faut traiter la question sociale et écologique dans les indicateurs de la même manière et pour l'instant nous ne sommes pas entendus par la majorité actuelle qui fait du créneau bashing autour du carbone mais qui oblige tous les ans comme aux autres parties mans notamment comment on refait ou en effet la société moi j'insiste beaucoup on doit même être capables demain d'avoir une aire et ce par entreprise qui inaugure ce qu'on pourrait appeler de nouvelle comptabilité de l'entreprise et c'est un acte non seulement de transition écologique mais de transition démocratique parce qu'aujourd'hui on a 31 milliards de pub une sorte de servitude marchande que payent les français tous les ans et puis de l'autre côté on a quelques milliards pour la santé publique sa promotion quelques centaines de millions à l'ademe pour faire la transition énergétique on n'est pas à la hauteur il faut remettre un langage commun c'est langage commun c'est ce qui va donner à chaque citoyen la capacité comme consommateur comme épargnant le levier extraordinaire d'une vraie épargne ouverte et éthiques mais également comme collaborateur je pense à la génération climat qui a pas envie de bosser pour l' esclavage moderne où les paradis fiscaux il faut leur donner des indicateurs de ce qu'est la vérité de notre société d'économie il faut rétablir ce dialogue et ça c'est la démocratie la transition elle passe par la démocratie alors l'idée elle fait son chemin puisque comme vous le savez on pose des questions on fait des petits sondages préparatoires sur les réseaux sociaux à ces débats et sur la question êtes vous favorable au remplacement du pi par des indicateurs de développement durable le résultat était pour 72 % contre 26 % donc quitte à la fois beaucoup de gens qui semble être convaincu de ce que vous dites là et puis une petite minorité à convaincre encore aller en conclusion de chaque table ronde on va donner une minute à nos invités pour dire quelle est la proposition qui leur semble dans celle que nous avons émises la plus structurante ou celle qui fonde chez vous le plus d'espoir peut-être aurores pour commencer est bien la question des indicateurs on va on va rester là dessus et j'ai rebondir sur ce qu'elle dit dominique aussi parce que c'est un enjeu démocratique décider de ce qu'ils comptent décider de ce qui compte c'est un choix de société et aujourd'hui on est confronté à sa encore manière encore plus cruel avec la crise du coc vite parce qu'on se rend compte que ce qui compte c'est quoi c'est d'avoir des hôpitaux qui fonctionnent c'est d'avoir des soignants dévoué plus que dévoué même des des enseignants dévoués aussi c'est en train de remettre un peu con air voilà on est en train avec cette triste de se rendre compte malheureusement de manière très fort ces deux ce qui compte pour nous est donc ça la question des indicateurs c'est vraiment un sujet très fort en fait il faut pas le lâcher faut pas lâcher et on le lâche pas nous au niveau européen prize merci dominique aller tout trois points rapidement dans les mines c'est un avis 10,3 le premier c'est le moment de défendre à nouveau multilatéralisme il faut repenser le monde autrement baydan aux etats-unis nous ordonnent peut être l'opportunité il faut rebâtir un dialogue europe afrique il faut dialoguer autrement sur le plan transatlantique va monter de nouvelle génération contrats commerciaux bref il nous faut réinvestir le multilatéralisme c'est la solution ce que j'appelle une souveraineté solidaire au lieu d'une mondialisation sans foi ni loi ou du souverainisme et du protectionnisme il faut ajouter cette souveraineté solide à ça c'est l'échelle planet 2 c'est la question des transitions dans nos sociétés partout où il ya des territoires et des ouvriers menacés on résiste à la transition écologique et comme et d inéluctable il faut que la société et l'état soit l'acteur de cette transition quand on a organisé la fin de la paysannerie ressent et donner des moyens et on l'a fait de façon humaine pour faire la transition d'une civilisation paysanne à une société industrielle aujourd'hui pour faire la transition vers une société écologique et qui survivent il faut organiser la transition des métiers ça suppose un état puissant qui organise des solidarités des transferts de compétences et de valeurs bien entendu enfin pour terminer une bonne nouvelle partout on partage ça va mieux partout je travaille beaucoup sur le partage de la terre aujourd'hui ça soit dans nos territoires ruraux ou à l'échelle de la planète à la terre et partager la prospérité écologique économique et sociale partout l accaparer en fabrique des dictatures et en fabrique de l'ultralibéralisme ont appauvri la société et on appauvrit les sols donc tout ça va ensemble et c'est notre combat c'est le combat des socialistes pour le 21ème siècle merci merci dominique mercy aura
Aurore Lalucq