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Discours / meetingRévolution Permanente· 20 octobre 2021 139 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

[DIRECT] Meeting de lancement de campagne d'Anasse Kazib

Source d'origine 5 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 47 %Défensif 12 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:18PrésentateurChiffre
    « c'est la moitié des étudiants qui sont obligés aujourd'hui d'être salariés. »
  • 12:40PrésentateurChiffre
    « à l'heure où il y a quand même un étudiant sur deux qui ne mange pas à sa faim »
  • 25:58InvitéFait
    « Il a fait plus de 50 degrés dans un pays du Nord. »
  • 26:16InvitéChiffre
    « La famine de cet été à Madagascar. C'est plus d'un demi-million d'enfants de moins de 5 ans qui sont concernés par la malnutrition. »
  • 26:45InvitéChiffre
    « Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, la montée des océans pourrait atteindre le mètre supplémentaire. Ça veut dire 300 millions de personnes qui, d'ici 2050, passent sous les eaux. »
  • 28:31InvitéFait
    « Depuis les années 70, Total Health savait à quel point leurs activités étaient polluantes et détruisaient notre planète. »
  • 30:10InvitéChiffre
    « 700 suppressions d'emplois, 700 jeunes qui demain ne trouveront pas de travail grâce à l'outil qui est la raffinerie de Grand Puy. »
  • 43:40InvitéFait
    « jusqu'en 2017, l'État français oblige des personnes trans à se faire stériliser pour changer leur état civil. »
  • 1:06:15InvitéChiffre
    « Nous sommes à 13 expertises dans l'affaire Adama Traoré. »
  • 1:06:23InvitéFait
    « Les expertises d'Adama Traoré sont passées par des experts new-yorkais, de George Floyd, des experts brésiliens, des experts italiens, des experts allemands et des experts français. »
  • 1:08:27InvitéFait
    « Mon frère risquait plus de 30 ans de prison pour tentatives d'assassinat sur plus de 90 gendarmes. »
  • 1:09:05InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, je pense que je suis la femme des quartiers populaires qui a le plus de mise en examen. »
  • 1:16:14InvitéFait
    « Gaël Camara a perdu la vie dans la nuit du 16 au 17 janvier 2018, assassiné d'une balle dans la tête par la police à Épinay-sur-Seine. »
  • 1:16:23InvitéFait
    « Le policier en question a tiré 8 balles. Une de ces balles a atteint la tête. »
  • 1:16:35InvitéFait
    « Comment peut-il y avoir un non-lieux dans la France qui se dit pays des droits de l'homme, alors qu'il y a eu une balle dans la tête ? »
  • 1:26:25InvitéChiffre
    « Eux, ils ont perdu quand même 1 000 euros, 1 000 euros net sur leur salaire. »
  • 1:39:55InvitéChiffre
    « Les 500 familles les plus riches du pays, dont le patrimoine a augmenté de plus de 30% durant la crise, faisant de leur patrimoine l'équivalent de la moitié du PIB en France, à savoir 1000 milliards de richesses. »
  • 1:43:54InvitéChiffre
    « 650 millions d'euros de dettes »
  • 1:44:42InvitéFait
    « il a récupéré Alinea avec 0 euros »
  • 1:45:59InvitéChiffre
    « 11 300 milliards qui ont été évadés »
  • 1:46:39InvitéChiffre
    « 26 milliardaires détiennent la moitié des richesses de l'humanité »
  • 1:47:46InvitéFait
    « le printemps arabe et ce soulèvement des peuples opprimés du Maghreb et du Moyen-Orient contre les dictateurs »
  • 2:02:59InvitéChiffre
    « les salaires ne devraient augmenter en moyenne que de 0,6% bien en deçà de l'inflation »
  • 2:03:16InvitéFait
    « les fonctions les plus utiles à la société sont aussi le plus souvent les moins bien rémunérées »
  • 2:03:17InvitéChiffre
    « ces fonctions sont exercées par des femmes pour des salaires 17% inférieurs en moyenne à ceux des hommes »
  • 2:04:04InvitéChiffre
    « 11 300 milliards ça c'est juste ce qui fraude »
  • 2:07:23InvitéFait
    « la police tue »
  • 2:11:06InvitéFait
    « Georges Ibrahim Abdallah libéral depuis 1999 est toujours emprisonné »
  • 2:11:44InvitéFait
    « l'état d'urgence sanitaire qui permet aujourd'hui à Macron de gouverner depuis son conseil de défense »
  • 2:15:56InvitéChiffre
    « savoir que c'est quasiment 95 euros tous les deux jours pour pouvoir sillonner la France »
  • 2:16:26InvitéFait
    « personne ne s'attend à ce qu'on y arrive »
  • 2:16:33InvitéFait
    « ce n'est que le début »
  • 2:16:35InvitéFait
    « justice et vérité pour Adama »
  • 2:16:37InvitéFait
    « justice et vérité pour tous »

Temps de parole

  • Invité42 %
  • Présentateur23 %
  • Invité 211 %
  • Invité 310 %
  • ?7 %
  • Invité 45 %

≈ 56 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

5:03
Présentateur

midi qui va arriver au cours du meeting et Assa Traoré, mais on commence et

5:06
Locuteur

on

5:07
Présentateur

leur réservera un accueil chaleureux une fois qu'elles seront là. Moi, je m'appelle Elsa, je suis militante à Révolution Permanente et je fais partie de l'équipe de campagne TARDAS.

5:18
Locuteur

La

5:18
Présentateur

première chose qu'on veut vous dire au nom de l'ERP et de

5:20
Locuteur

l

5:20
Présentateur

'équipe de campagne, c'est qu'on est très ce soir dans une salle plein actuel de 2022.

5:36
Locuteur

Un

5:48
Présentateur

pays impérialiste comme la France, on sait que c'est une aventure politique énorme et on est très heureux de se préparer à la partager avec vous aujourd'hui.

5:55
Locuteur

Soit

6:02
Présentateur

un moment convivial, donc on a prévu un concert après, un bar, l'occasion de rester et de profiter de ça un peu tous ensemble. Et avant de passer la parole à cette très très belle tribune qu'on vous a préparée et aux différents intervenants, on tenait à ouvrir ce meeting

6:17
Locuteur

en

6:18
Présentateur

disant notre fierté de voir des délégations de différents secteurs du monde du travail, des travailleurs et des travailleuses qui ont continué à bosser pendant le confinement, qui font partie de ce qu'on appelle la deuxième ligne et qui

6:30
Locuteur

ont

6:30
Présentateur

fait tourner la société pendant la pandémie.

6:32
Locuteur

Je

6:33
Présentateur

commence par citer les salariés de Nohauser qui viennent de Moselle,

6:39
Locuteur

qui

6:40
Présentateur

travaillent dans une boulangerie industrielle

6:42
Locuteur

et

6:43
Présentateur

qui ont imposé à leurs patrons, qui redistribuent la nourriture pendant le confinement au lieu de l'acheter et qui très récemment encore étaient en grève pour leurs conditions de travail.

6:54
Locuteur

Je

6:54
Présentateur

salue évidemment les salariés de Transdev qui sont en route, qui sont en grève depuis sept semaines et qui se battent pour tenir leurs dépôts.

7:06
Locuteur

Je

7:07
Présentateur

pense aussi aux agents de l'infrapôle en grève depuis sept mois,

7:10
Locuteur

ce

7:10
Présentateur

sont ceux qui assurent la maintenance des rails dans les voies, dans les tunnels, en pleine nuit et qui se battent pour leurs conditions de travail mais aussi pour un avenir digne.

7:20
Locuteur

Je

7:21
Présentateur

pense aux salariés de SKF Avalon venus de Lyon qui ont mené une lutte ultra radicale contre les licenciements il y a quelques mois.

7:31
Locuteur

Je

7:32
Présentateur

pense évidemment aux salariés de Honnête que je vois ici sur les deux premières lignes du meeting.

7:38
Locuteur

Des

7:38
Présentateur

qui ont mené une lutte de 45 jours en grève reconductible, qui ont occupé les gares, qui sont affrontés à la police et qui ont fait plier la direction d'une multinationale.

7:54
Locuteur

On

8:00
Présentateur

voudrait également apporter notre soutien plein et entier ce soir aux militants du collectif des sans-papiers de Montreuil qui sont présents. Certains d'entre eux font partie de ceux

8:07
Locuteur

qui

8:09
Présentateur

ont été arrêtés alors qu'ils se rendaient au contre-sommet France-Afrique à Montpellier. Plusieurs de leurs camarades ont été placés en centre de rétention et ont reçu des OQTF.

8:18
Locuteur

C

8:18
Présentateur

'est une répression particulièrement abjecte et cynique et je pense qu'ils méritent qu'on salue toute leur détermination ce soir.

8:28
Locuteur

Mais

8:29
Présentateur

il

8:29
Locuteur

y

8:29
Présentateur

a aussi dans la salle des dizaines de travailleurs des transports,

8:31
Locuteur

de

8:31
Présentateur

la RATP, de la SNCF, des enseignants, des raffineurs, des étudiants de plusieurs facs parisiennes.

8:37
Locuteur

J

8:37
Présentateur

'ai reconnu Paris 1, Paris 8, Paris 7, Paris 5, Nanterre

8:42
Locuteur

ainsi

8:43
Présentateur

que plusieurs

8:43
Locuteur

collectifs

8:45
Présentateur

de familles de victimes de

8:46
Locuteur

violences

9:03
Présentateur

policières dont on aura l'occasion de reparler.

9:05
Locuteur

Et

9:05
Présentateur

c'est donc avec beaucoup d'émotion et de fierté qu'on ouvre cette soirée de lancement de compagne, qu'on espère être à l'image de cette salle pleine à craquer ce soir.

9:26
Locuteur

Et

9:26
Présentateur

je vais commencer par donner la parole à Philomène

9:28
Locuteur

qui

9:29
Présentateur

est étudiante à l'Université de Paris,

9:31
Locuteur

qui

9:31
Présentateur

est militante au collectif étudiant Le Point Levé et au collectif féministe Du Point et De Rose.

9:41
Locuteur

On

9:42
Présentateur

m'entend ?

9:42
Locuteur

On

9:43
Présentateur

m'entend.

9:46
Locuteur

Vous

9:46
Présentateur

m'entendez bien ? C'est bon.

9:48
Locuteur

Je

9:49
Présentateur

voudrais commencer ce soir en fait en disant mon émotion juste d'être là en fait et de voir aussi qu'il y a autant de jeunes dans la salle

9:57
Locuteur

et

9:58
Présentateur

de voir depuis la rentrée en fait l'écho qu'elle a eu la campagne dans la jeunesse, dans nos facs, dans nos lycées, auprès de nos collègues.

10:05
Locuteur

Et

10:05
Présentateur

puis je dis ça aussi parce qu'on sort de presque

10:07
Locuteur

deux

10:08
Présentateur

ans de confines, de fac fermée et de solitude qu'on a passé des mois en fait à faire la queue pour se nourrir, à vivre seul. On était interdits de sortir après 18 heures et finalement se retrouver ici, ça a quelque chose en fait de salvateur.

10:22
Locuteur

Et

10:22
Présentateur

puis je suis heureuse aussi de voir qu

10:23
Locuteur

'il

10:23
Présentateur

y

10:23
Locuteur

a

10:23
Présentateur

autant de jeunes qu'après tout ça n

10:25
Locuteur

'a

10:25
Présentateur

rien d'évident qu'on soit des centaines à défendre la candidature d'un cheminot en 3-8.

10:30
Locuteur

En

10:30
Présentateur

tout cas, c'est ce qu'aimerait nous faire croire les classes dominantes, elles qui en fait aiment nous dépeindre comme une génération individualiste et dépolitisée, elles qui voudraient nous faire croire qu

10:39
Locuteur

'on

10:39
Présentateur

vit les plus belles années de notre vie, elles veulent nous dire qu'on n

10:42
Locuteur

'a

10:42
Présentateur

rien à voir avec les travailleurs et avec les travailleuses.

10:45
Locuteur

Elles

10:45
Présentateur

veulent nous faire croire que les cheminots ne pensent qu'à leurs petits acquis et qu'ils n

10:48
Locuteur

'en

10:48
Présentateur

ont rien à foutre de notre sort.

10:50
Locuteur

Mais

10:50
Présentateur

en vrai, si on ouvre les yeux deux minutes, on voit bien que c'est pas vrai et qu'au contraire, on a tout en commun.

10:55
Locuteur

Parce

10:56
Présentateur

que la réalité de notre jeunesse, c'est 15% de chômage,

10:58
Locuteur

c

10:58
Présentateur

'est les 15-29 ans, ça veut dire le double de la moyenne européenne. Mais c'est aussi une vie qui est faite d'alternance, de stages à rallonge où on n

11:06
Locuteur

'est

11:06
Présentateur

juste pas payés du tout. C'est des tables chez Uber Eats, chez Chrono Drive, chez McDo, chez Carrefour. C'est des tables au black qu'on a à côté de nos études pour pouvoir finir la fin du mois. Et il faut voir que c'est la moitié d'entre nous, c'est la moitié des étudiants qui sont obligés aujourd'hui d'être salariés.

11:21
Locuteur

Et

11:21
Présentateur

je parle des étudiants, mais ça c'est dans l'optique où on arrive à passer la porte de la fac. Parce qu'il

11:26
Locuteur

y a

11:26
Présentateur

toute une partie de la jeunesse qui est prévée d'études, qui est exclue de l'enseignement supérieur du fait d'une sélection à l'université de plus en plus importante et qui a été accentuée par les politiques de destruction de

11:37
Locuteur

l

11:37
Présentateur

'université, comme ce à quoi on a eu le droit avec Macron et Parcoursup.

11:41
Locuteur

Et

11:41
Présentateur

puis...

11:44
Locuteur 10

...d

12:12
Présentateur

'émotion d'être à côté de toutes ces personnes ce soir. Mais oui, je voulais dire que genre, on sort de deux ans de Covid et que c'est venu, en fait, je pense mettre un feu sur la jeunesse,

12:24
Locuteur

c

12:24
Présentateur

'est venu révéler un problème qui existait déjà et ça a rendu visible une précarité violente. Celle des étudiants qui ne peuvent pas manger à leur faim dans une des plus grandes puissances mondiales. Et qu

12:34
Locuteur

'est

12:34
Présentateur

-ce qu'on nous a donné pour répondre à ça ? Juste des miettes, des contrats précaires, des soi-disant repas à un euro. Alors, à l'heure où il y a quand même un étudiant sur deux qui ne mange pas à sa faim, nous, on voudrait dire dans cette campagne qu'on ne devrait pas choisir entre manger et étudier.

12:49
Locuteur

On

12:50
Présentateur

ne devrait pas sacrifier nos rêves pour un boulot de merde. Il ne devrait pas y avoir de jeunes obligés de finir au chômage ou au cimetière, comme toutes ces personnes qui se sont suicidées pendant le confinement, ou tous ces jeunes des quartiers populaires qui sont tués par la police.

13:04
Locuteur

Ce

13:04
Présentateur

qu'on veut dire,

13:14
Locuteur

c

13:15
Présentateur

'est qu'on peut et qu'on doit en fait remédier à cette situation. On doit exiger une université qui soit ouverte à tous et toutes, exiger un revenu étudiant sur la base du SMIC pour pouvoir vivre dignement. Parce qu'on est à l'heure des Pandora Papers, des mille milliards d'euros planqués, des bénéfices qui en fait sont si importants qu'on ne peut même pas les imaginer. Et en fait, tout cet argent, il existe et il pourrait permettre de financer un revenu étudiant.

Parce qu'en fait, pendant qu'on vit dans des chambres de crousse genre sordides avec des cafards, où il n'y a même pas de chauffage, quand on vit dans des chambres de bonne qui nous coûtent 800 balles par mois, il y a des tonnes de logements vides qu'on pourrait réquisitionner. Et aujourd'hui, chaque jeune devrait pouvoir étudier, se loger et travailler dans des conditions dignes, avec un revenu décent pour se réaliser.

14:09
Locuteur

Et

14:10
Présentateur

ce qui est fou, c'est que face à la crise sanitaire, à la crise économique, à toutes ces violences qu'on a pointées du doigt pendant le quinquennat,

14:16
Locuteur

ce

14:17
Présentateur

qu'on voit se dessiner comme unique perspective pour les élections présidentielles, c'est assez cauchemardex. Qu

14:22
Locuteur

'est

14:22
Présentateur

-ce qu'on nous propose ? Zemmour et son projet de grand remplacement avec une radicalisation.

14:31
Locuteur

Mais

14:32
Présentateur

c'est Zemmour, mais c

14:33
Locuteur

'est

14:33
Présentateur

une radicalisation sans précédent des idées politiques réactionnaires. Ça va à l'ensemble du champ politique. C'est les Républicains, c'est Le Pen, c'est Macron, en passant par le Parti Socialiste de Hollande, qui a déroulé un tapis rouge à tout ça ces dernières années.

14:46
Locuteur

Et

14:46
Présentateur

le plus fou, c'est qu'en face,

14:47
Locuteur

il n

14:48
Présentateur

'y a aucune alternative qui tient la route. Ce qu'on nous propose pour affronter l'extrême droite,

14:53
Locuteur

c

14:53
Présentateur

'est une gauche qui s'est adaptée aux tournances sécuritaires et autoritaires, à la politique islamophobe du gouvernement. C'est une gauche qui manifeste aux côtés de la police. C'est le PCF, le PS, c'est Jadot qui ont manifesté aux côtés de Zemmour, de Darmanin et de Bardella en soutien à la répression dans les quartiers.

15:11
Locuteur

Et

15:12
Présentateur

après tout ça, parce qu'il y

15:13
Locuteur

a

15:13
Présentateur

une forte abstention dans la jeunesse,

15:15
Locuteur

on

15:15
Présentateur

voudrait nous faire croire qu'on ne

15:17
Locuteur

s

15:17
Présentateur

'intéresse pas à la politique.

15:18
Locuteur

Mais

15:18
Présentateur

c'est juste qu'on ne veut pas de cette gauche-là. Depuis des années, on a montré toute notre colère, toute notre radicalité.

15:25
Locuteur

On

15:25
Présentateur

a participé à plein de mouvements dans lesquels on a posé la question du monde dans lequel on veut vivre.

15:30
Locuteur

On

15:30
Présentateur

a refusé la passivité et on a été nombreux et nombreuses à vouloir construire nous-mêmes le fameux « monde d'après ».

15:36
Locuteur

Et

15:37
Présentateur

notre monde d'après,

15:38
Locuteur

ça

15:39
Présentateur

a été quand il y avait des centaines d'étudiants qui sont engagés dans les banques alimentaires pour aider leurs camarades de promo à remplir leur assiette. C'était quand on était des dizaines de milliers à marcher pour les droits LGBT dans des prides radicales. C'est toutes les marches climat, c'est les actions contre la destruction de la planète par le capitalisme.

15:54
Locuteur

Notre

15:55
Présentateur

monde d'après, c'est quand on était 100 000 devant le tribunal de Paris le 2 juin pour dire « justice pour Floyd » et « justice pour Adama ».

16:02
Locuteur

Je

16:15
Présentateur

voudrais aussi insister sur une chose,

16:17
Locuteur

c

16:18
Présentateur

'est que ces dernières années, on a vu arriver une nouvelle vague féministe qui a façonné la génération dont je fais partie. En fait, on a commencé à relever la tête contre les violences sexistes et sexuelles dans tous les aspects de notre vie.

16:29
Locuteur

Et

16:30
Présentateur

avec du pain et des roses, on s'est battu contre toutes les violences faites aux femmes, tout en refusant l'instrumentalisation du gouvernement qui profite de l'oppression patriarcale pour renforcer les dispositifs policiers en pénalisant le harcèlement de rue, tout en laissant un violeur au ministère de l'Intérieur.

16:47
Locuteur

C

16:47
Présentateur

'est un gouvernement

16:48
Locuteur

qui, sous

16:49
Présentateur

couvert de féminisme, stigmatise les femmes musulmanes et fait passer des lois xénophobes.

16:54
Locuteur

Mais

16:54
Présentateur

à l'inverse, nous, ce qu

16:56
Locuteur

'on

16:56
Présentateur

défend, c'est le féminisme des opprimés et des exploités parce qu

16:59
Locuteur

'on

16:59
Présentateur

ne pense pas que l'émancipation, c'est de pouvoir diriger le CAC 40. Nous, notre féminisme, c'est celui qui s'organise dans le monde du travail et qui s'affronte non seulement aux violences sexuelles, mais aussi à la brutalité patronale.

17:11
Locuteur

C

17:12
Présentateur

'est le féminisme des jeunes travailleuses de McDo, c'est celui des Ibis Batignol, celui de Chrono Drive. On a une camarade qui s'appelle Rosen qui a été licenciée pour avoir osé briser l'Omerta dans son entreprise sur les violences sexistes et sexuelles.

17:24
Locuteur

C

17:24
Présentateur

'est ça, notre féminisme.

17:26
Locuteur

C

17:26
Présentateur

'est aussi celui des femmes qui se battent aux côtés des grévistes d'Honnette en 2017 et que je suis extrêmement fière de pouvoir compter parmi nous. Elsa le disait, c'est des femmes qui se sont battues pour leurs conditions de travail, mais aussi pour la dignité, en dormant dans des gares, en s'affrontant à la police et qu'on a été nombreuses à soutenir chaque jour sur leurs piquets de grève.

17:50
Locuteur

C

17:50
Présentateur

'est un honneur qu'elles soient là ce soir. Elles ont gagné en 2017, mais leur combat il vient encore aujourd'hui et c'est celui qu'on va porter dans la candidature d'Anas.

18:05
Locuteur

Au

18:06
Présentateur

point levé et à révolution permanente, on veut lier notre combat à celui des travailleurs et des précaires. On sait que notre destin, que le destin de la jeunesse, il est lié à celui de ceux qui font tourner la société. Et c'est pour ça qu'on a été de tous les grands mouvements de lutte des classes qui ont marqué ce quinquennat. On était à la bataille du rail, au gilet jaune, à la réforme des retraites. Et donc,

18:25
Locuteur

il

18:25
Présentateur

y a de nombreux acteurs et actrices d'ailleurs de toutes ces luttes qui sont dans cette salle et à cette tribune. Et moi, en 2019, pendant la grève, comme beaucoup de jeunes, comme beaucoup de jeunes ici aussi, j'étais sur les piquets aux côtés des ouvriers de la RATP et de la SNCF tous les jours à 4 heures du matin. Parce qu'en fait, déjà à ce moment-là, on disait que leur combat, c'était aussi le nôtre et que notre combat, c'est aussi le leur.

18:49
Locuteur

Et

18:49
Présentateur

eux, ils disaient vachement à ce moment-là qu'ils se battaient pour un autre avenir, qu'ils se battaient pour leurs enfants, qu

18:53
Locuteur

'ils

18:53
Présentateur

se battaient pour nous.

18:54
Locuteur

Et

18:55
Présentateur

c'est avec cette même logique, en fait, qu'on a soutenu les ouvriers de Grand Puy pour affirmer qu'un monde écolo, il se construit avec eux, sur les piquets de grève contre Total.

19:05
Locuteur

En

19:05
Présentateur

fait, on veut dire que pour construire une alternative à ce que nous promet le capitalisme, il faudra le faire en s'alliant aux travailleurs. Pour pouvoir construire un autre monde, il va falloir le faire main dans la main avec elles et avec eux.

19:19
Locuteur

Et quand

19:27
Présentateur

on voit tout ça, toutes ces luttes dont je parle, on sait que la colère, elle est loin de manquer. On voit qu'elle explose partout d'ailleurs.

19:34
Locuteur

Mais

19:34
Présentateur

je pense que ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est qu'il faut qu

19:37
Locuteur

'on

19:37
Présentateur

se pose la question de commencer à l'organiser. Il faut la doter d'un projet, en fait, pour arrêter de résister et pour pouvoir commencer à gagner.

19:45
Locuteur

Et

19:45
Présentateur

nous, c'est aussi ça qu'on veut porter dans ces élections. C'est montrer que l'enjeu, c'est la construction d'un autre avenir.

19:51
Locuteur

Mais

19:52
Présentateur

pour imposer tout ça, pour arracher à la classe dominante ce dont on a besoin, il va nous falloir un rapport de force immense. Parce qu'ils ne

19:58
Locuteur

vont

19:58
Présentateur

pas nous les donner sur un plateau et que les élections,

20:00
Locuteur

ça

20:00
Présentateur

ne suffira pas. Parce que s'il a fallu une pandémie pour un repas à 1 euro, vous imaginez bien que toutes nos exigences ne vont pas être exaucées avec un putain de bulletin dans l'urne.

20:09
Locuteur

En

20:09
Présentateur

réalité, en face,

20:11
Locuteur

ils

20:11
Présentateur

sont organisés. Et pour préserver leur système, ils ont leur police, ils ont leurs institutions, ils ont leurs médias.

20:18
Locuteur

Mais

20:18
Présentateur

ils ont aussi leur version de l'histoire, qu'ils n'hésitent pas à imposer d'ailleurs. Comme nous le rappelle bien durement le soixantenaire d'octobre 61, les 30 ans de mensonges d'État, la dissimulation active de dizaines de meurtres racistes.

20:40
Locuteur

Et

20:40
Présentateur

puis, on voit que rien que pour se présenter aux élections et être autorisé à défendre nos idées, il

20:45
Locuteur

y

20:45
Présentateur

a des obstacles qui sont extrêmement difficiles à franchir et qui ont été mis en place exprès pour empêcher, pour éviter toute forme de contestation du cirque électoral. Et là, je parle bien sûr des 105 parrainages.

20:58
Locuteur

Mais

20:58
Présentateur

du coup, ce qu'on vous propose ce soir,

21:00
Locuteur

ce

21:01
Présentateur

n

21:01
Locuteur

'est

21:01
Présentateur

pas juste 2022.

21:02
Locuteur

Ce

21:03
Présentateur

n

21:03
Locuteur

'est

21:03
Présentateur

pas de gagner des élections,

21:04
Locuteur

mais

21:04
Présentateur

c'est de construire

21:05
Locuteur

un

21:06
Présentateur

autre projet de société. C'est de se battre dans le camp des exploités et des opprimés qui partout dans le monde se soulèvent contre l'autoritarisme, les crimes policiers, les guerres et qui exigent que les capitalistes payent leur crise. Le capitalisme, ce ne sera pas la fin de l'histoire. Et militer et construire la campagne d'Anas, c'est se donner les moyens d'abattre ce système et d'en construire un autre, le socialisme, qui est le seul capable d'offrir un autre avenir à la jeunesse, mais à toute l'humanité. Parce que dans une période de colère aussi grande, de mobilisation aussi intense, notre objectif, ce n

21:41
Locuteur

'est

21:41
Présentateur

pas juste de faire peur aux classes dominantes. Notre objectif, c'est de gagner. Et ce qui est à l'ordre du jour pour tous les militants et toutes les militantes qui veulent changer la société, c'est de se hisser à la hauteur des événements de la lutte de classe qui nous attendent. Alors je vous le dis, la jeunesse de 2022, c'est celle qui se donne les moyens d'y arriver. Et c'est ce projet qu'on veut faire entendre avec la candidature révolutionnaire et subversive d'Anas. Et c'est pour ça qu'on vous appelle tous et toutes à rejoindre les comités Anas-Cazib, à militer pour la campagne et à faire en sorte qu'on ait les 500 parrainages.

Avant de passer la parole aux prochains intervenants, je pense qu'on peut saluer l'arrivée d'Assa Traoré,

22:39
Locuteur

qui

22:40
Présentateur

nous fait l'honneur d'être avec nous ce soir.

22:46
Locuteur

Et

22:46
Présentateur

sinon, Philomène l'évoquait dans son intervention, mais je ne

22:52
Locuteur

sais

22:52
Présentateur

pas si tout le monde dans la salle a suivi ça. Mais le 4 juin dernier, effectivement, débutait une grève assez inédite, de mon point de vue en tout cas, et qui nous a laissé des enseignements, je pense, qui sont riches pour aujourd'hui encore. Déjà parce que c'était une grève pour l'emploi, dans une période où, avec la crise économique, on nous bassine avec le fait qu'on ne pourrait pas obtenir mieux que des indemnités en échange des suppressions de postes.

23:19
Locuteur

Mais

23:19
Présentateur

aussi parce que c'était une grève qui démontrait que les ouvriers des raffineries, ils ne se battaient pas que pour leurs pommes, mais ils se battaient aussi pour l'environnement, l'avenir de la population et l'avenir de la planète. Cette grève, c'est la grève de Grand Puy. Et Adrien, c'est un militant de la CGT, un des principales figures de ce mouvement-là. Et je le laisserai vous raconter mieux que moi à partir de maintenant.

23:50
Invité

Salut à tous

23:51
Locuteur

!

23:53
Présentateur

Juste, s'il vous plaît, excuse-moi Adrien, Clémence, elle me dit qu'il faudrait que des gens avancent parce que tout le monde ne peut pas rentrer dans la salle.

23:59
Locuteur

Donc

24:00
Présentateur

je ne sais pas dans quelle mesure c'est possible d'avancer. Désolé.

24:10
Invité

Bon, on peut être fier de devoir avancer les chaises.

24:17
Locuteur

Ça

24:18
Invité

fait vraiment chaud au cœur de voir autant de monde. C'est bon, tout le monde est installé. Salut à tous !

25:08
Locuteur

Je

25:09
Invité

me présente, je m'appelle Adrien Cornet. Je suis raffineur, délégué syndicale CGT, aussi militant Révolution Permanente.

25:16
Locuteur

Je

25:16
Invité

suis très fier d'être là aujourd'hui.

25:19
Locuteur

Pour

25:19
Invité

la campagne, notre campagne.

25:21
Locuteur

La

25:22
Invité

vôtre aussi, je l'espère. Voilà, celle pour porter un as.

25:27
Locuteur

Et

25:27
Invité

pour faire en sorte que ce que je vais vous dire maintenant soit porté partout dans les médias.

25:32
Locuteur

Parce

25:33
Invité

que

25:33
Locuteur

ce

25:34
Invité

qui se passe, c'est qu'aujourd'hui, la campagne présidentielle,

25:38
Locuteur

c

25:39
Invité

'est une mascarade.

25:40
Locuteur

La

25:41
Invité

situation écologique est grave. L'élévation de la température de l'air, de l'océan, la fonte des glaciers,

25:48
Locuteur

la

25:49
Invité

hausse du niveau des mers s'aggrave à une vitesse et une ampleur sans précédent dans l'histoire de la planète.

25:54
Locuteur

Au

25:55
Invité

Canada, souvenez-vous cet été.

25:58
Locuteur

Il

25:58
Invité

a fait plus de 50 degrés dans un pays du Nord.

26:02
Locuteur

Les

26:02
Invité

canicules, les sécheresses, les incendies,

26:05
Locuteur

les

26:05
Invité

méga-feux qu'on a connus en Grèce, en Turquie, dans le sud de la France.

26:10
Locuteur

La France nous

26:11
Invité

rappelle à quel point le réchauffement, c'est une actualité.

26:15
Locuteur

C

26:15
Invité

'est maintenant.

26:16
Locuteur

La

26:17
Invité

famine de cet été à Madagascar. C'est plus d'un demi-million d'enfants de moins de 5 ans qui sont concernés par la malnutrition.

26:25
Locuteur

Le

26:25
Invité

réchauffement climatique touche déjà durement les pays du Sud.

26:29
Locuteur

Pour

26:30
Invité

la sécheresse, c'est l'Afrique de l'Ouest et la région autour de la Méditerranée qui sont les premiers concernés.

26:37
Locuteur

Si

26:37
Invité

les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, la montée des océans pourrait atteindre le mètre supplémentaire. Ça veut dire 300 millions de personnes qui, d'ici 2050, passent sous les eaux. Voilà pourquoi il y a urgence. Voilà pourquoi vous sentez ma rage, ma colère que j'essaye de vous transmettre. Et partout où je le peux, je passe ce message avec la même colère et la même détermination.

27:04
Locuteur

C

27:04
Invité

'est notre avenir.

27:06
Locuteur

Celui

27:06
Invité

de la planète, il se joue maintenant.

27:09
Locuteur

On

27:10
Invité

n'a pas 20 ans, 30 ans, c'est maintenant.

27:14
Locuteur

Pour

27:14
Invité

empêcher ça, le constat, on l'a fait depuis longtemps.

27:17
Locuteur

Des

27:18
Invité

millions de personnes sont dans la rue avec Youth Force Climate, les marches pour le climat.

27:24
Locuteur

À

27:24
Invité

Paris, il n

27:25
Locuteur

'y a

27:25
Invité

pas longtemps, on était plus de 50 000.

27:28
Locuteur

Mais

27:28
Invité

voilà, le problème, il est souvent mal posé.

27:32
Locuteur

En

27:32
Invité

tout cas, vous voudrez nous faire croire

27:34
Locuteur

que

27:34
Invité

ce qui se passe,

27:35
Locuteur

c

27:35
Invité

'est que l'activité humaine accélère le réchauffement climatique. La réalité, c'est que

27:40
Locuteur

c

27:40
Invité

'est le système capitaliste qui est coupable.

27:43
Locuteur

Et

27:43
Invité

qu'il faut le citer

27:44
Locuteur

en

27:46
Invité

permanence, il faut le dénoncer. rappeler qui est le responsable.

27:52
Locuteur

Parce

27:52
Invité

que sinon, on se ment, on se raconte des histoires.

27:56
Locuteur

Et

27:56
Invité

on pense qu'avec une convention citoyenne et avec des gens qui ont du cœur

28:00
Locuteur

et

28:01
Invité

qui veulent croire que c'est possible,

28:03
Locuteur

qu

28:04
Invité

'on va pouvoir changer les choses avec une loi climat, avec une COP 21, 22, 23, 24, 25, et maintenant 26 au mois de novembre, une nouvelle mascarade orchestrée par la bourgeoisie, les patrons, les capitalistes.

28:23
Locuteur

Voilà

28:25
Invité

l'enjeu. Encore aujourd'hui, on a été inondé dans les médias par un constat affligeant. Depuis les années 70, Total Health savait à quel point

28:36
Locuteur

leurs

28:37
Invité

activités étaient polluantes et détruisaient notre planète.

28:41
Locuteur

Ils

28:41
Invité

salissaient,

28:42
Locuteur

ils

28:42
Invité

pourrissaient nos rivières. Ils accéléraient les sécheresses partout, orchestrant

28:47
Locuteur

les

28:49
Invité

forêts qui brûlaient. Voilà, les années 70, on est en 2021.

28:53
Locuteur

Et

28:54
Invité

tout le monde tombe par terre.

28:56
Locuteur

Mais

28:57
Invité

Marx, déjà, disait à quel point le système capitaliste était incompatible

29:02
Locuteur

avec

29:03
Invité

l'environnement et la protection de cet environnement.

29:06
Locuteur

Il

29:07
Invité

étudiait notamment à travers l'agriculture et le fait que l'agriculture capitaliste appauvrit les sols.

29:13
Locuteur

Et

29:14
Invité

nous, raffineurs de Grand Puy,

29:17
Locuteur

on

29:18
Invité

a vécu ces histoires,

29:19
Locuteur

cette

29:20
Invité

légende qui nous ferait croire que des entreprises comme Total vont faire la transition écologique.

29:25
Locuteur

C

29:26
Invité

'est ça que vous voulez qu'on entende toujours dans les médias

29:29
Locuteur

? Vous

29:30
Invité

voulez qu'on continue à citer cette légende

29:33
Locuteur

? Alors

29:35
Invité

que nous,

29:35
Locuteur

en

29:36
Invité

2020, on nous annonce la fermeture des capacités de raffinage.

29:39
Locuteur

Une

29:40
Invité

nouvelle délocalisation.

29:41
Locuteur

Alors

29:42
Invité

qu'il

29:42
Locuteur

y

29:42
Invité

a 10 ans, on a fermé la raffinerie des Flandres à Dunkerque.

29:45
Locuteur

Il

29:46
Invité

y a 5 ans, la raffinerie de la Mede.

29:49
Locuteur

Et

29:49
Invité

on l'a osé appeler la raffinerie de la Mede une bio-raffinerie.

29:53
Locuteur

Alors

29:53
Invité

que Total participait à la déforestation en Indonésie pour raffiner d'huile de palme. Voilà ce que c'est que le greenwashing. Aujourd'hui,

30:07
Locuteur

Total

30:08
Invité

nous annonce la suppression. Nous annonçait la suppression parce que ça y est, c'est fait. 700 suppressions d'emplois, 700 jeunes qui demain ne trouveront pas de travail grâce à l'outil qui est la raffinerie de Grand Puy.

30:21
Locuteur

C

30:22
Invité

'est ça la réalité du greenwashing, la transition dans les mains du capitalisme.

30:27
Locuteur

Et

30:28
Invité

nous annonçons un beau projet, un projet qu'ils appellent écologique.

30:32
Locuteur

Ils

30:32
Invité

prennent le virage de la transition.

30:35
Locuteur

Le

30:35
Invité

projet Galaxy, ça sonne bien comme ça.

30:38
Locuteur

Et

30:39
Invité

ils vont produire ce qu'ils appellent du biocarburant

30:41
Locuteur

et

30:42
Invité

du bioplastique.

30:43
Locuteur

C

30:43
Invité

'est une blague. Nous, on n'oserait pas l'appeler comme ça, mais eux, ils osent tout. Il n'y

30:47
Locuteur

a

30:47
Invité

pas de problème.

30:48
Locuteur

C

30:49
Invité

'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît. La réalité

30:57
Locuteur

du

30:58
Invité

projet Galaxy,

31:00
Locuteur

c

31:01
Invité

'est l'occupation de terres arables qu'on pourrait utiliser pour faire en sorte que tous, on puisse se nourrir avec de la nourriture bio partout. Partout, dans les cantines scolaires, dans les quartiers populaires. D'ailleurs, je salue Fatima Ouassa, qui est le front de mer, qui se sont battus à Bagnolet pour que les jeunes des quartiers puissent manger dans les cantines scolaires, puissent manger du bio. C'est ça, la réalité. C'est ça, les alliances et nos alliances qu'on doit créer

31:28
Locuteur

parce

31:29
Invité

que nous avons les mêmes intérêts.

31:36
Locuteur

en

31:36
Invité

parallèle de fermer les capacités de raffinage de grands puits, de les délocaliser dans des pays où les normes sociales sont moindres par rapport à la France.

31:45
Locuteur

Les

31:46
Invité

normes environnementales aussi sont moindres par rapport à la France, comme c'est le cas en Arabie Saoudite ou ailleurs.

31:50
Locuteur

On

31:51
Invité

voit en ce moment, je ne

31:52
Locuteur

sais

31:52
Invité

pas si vous suivez, Total,

31:55
Locuteur

eau

31:56
Invité

se repeindre en vert en France et en Europe. Et en parallèle de ça, va détruire les parcs naturels en Ouganda, va construire un pipeline de 1500 kilomètres, réchauffé, déplaçant des centaines de milliers d'agriculteurs ougandais, les privant de leurs terres. C

32:14
Locuteur

'est le

32:14
Invité

seul moyen de subsistance.

32:16
Locuteur

C

32:16
Invité

'est ça, la réalité de la transition écologique. Partout où vous le pouvez, il faut raconter ces histoires, les relayer.

32:24
Locuteur

Sinon,

32:25
Invité

on continuera à se mentir.

32:28
Locuteur

Et

32:28
Invité

tout ça,

32:29
Locuteur

nous,

32:30
Invité

raffineurs,

32:30
Locuteur

on

32:32
Invité

a réussi, pendant ces 45 jours de grève,

32:35
Locuteur

à

32:35
Invité

lutter contre ce greenwashing.

32:37
Locuteur

Et

32:37
Invité

on l'a fait, main dans la main, avec les organisations écolo, les Amis de la Terre, Greenpeace.

32:43
Locuteur

C

32:44
Invité

'est une alliance inédite.

32:46
Locuteur

On

32:46
Invité

a mené des batailles politiques de front

32:48
Locuteur

pour

32:50
Invité

cette alliance, pour faire comprendre que nous, raffineurs, ouvriers, on la voulait, cette transition écologique. Bien sûr qu'on veut dépasser les énergies fossiles.

33:00
Locuteur

Vous

33:00
Invité

savez, un raffineur,

33:02
Locuteur

avant

33:02
Invité

tout, c'est lui qui subit la pollution, qui respire le carburant toute la journée, matin, après-midi, nuit.

33:10
Locuteur

Et

33:11
Invité

comme le disait Marx, les travailleurs sont avant tout guidés par l'aiguillon de la faim.

33:15
Locuteur

Pas

33:15
Invité

par la passion des 3-8,

33:17
Locuteur

pas

33:17
Invité

par la passion de la pollution, mais parce que c'est le seul moyen qu'on a trouvé pour nous éloigner de la précarité.

33:31
Locuteur

Voilà

33:31
Invité

pourquoi

33:31
Locuteur

on

33:33
Invité

est convaincu et on veut le porter avec la campagne, notre campagne, celle de Révolution Permanente, la campagne d'Anaskazide, mais aussi on espère la vôtre, de tous ceux et celles qui sont dans la salle,

33:44
Locuteur

de

33:45
Invité

porter ce message. Oui, les ouvriers sont la clé

33:49
Locuteur

de

33:50
Invité

la transition écologique, parce que c'est eux qui ont le rapport de force, qui ont l'outil de travail dans les mains. On voit les travailleurs, ici on en a, les raffineurs de la pétrochimie, mais aussi des travailleurs du transport, mais aussi tous les travailleurs qui sont ici ensemble, avec la jeunesse, avec les militants écolos, et tous ensemble, on peut construire ce rapport de force nécessaire.

34:12
Locuteur

Parce

34:13
Invité

que notre programme à nous,

34:14
Locuteur

notre

34:15
Invité

programme à nous, Révolution Permanente, et le programme Canas, il va apporter partout où il le peut.

34:21
Locuteur

C

34:22
Invité

'est l'expropriation de l'ensemble des moyens de production, c'est ça la réalité.

34:27
Locuteur

C

34:28
Invité

'est seulement ça qui nous sauvera, qui sauvera notre planète.

34:33
Locuteur

Notre

34:33
Invité

planète et les travailleurs qui y vivent, qui sauvera nos enfants. C'est ça la réalité. Il va falloir aller leur arracher les moyens de production, et ça se passera dans la lutte, par la grève,

34:44
Locuteur

avec

34:45
Invité

le soutien de la jeunesse, avec les organisations écolo, comme on l'a vécu à Grand-Puy. Voilà, ça c'est la démonstration. On en a tiré des leçons programmatiques pour cette campagne présidentielle.

34:59
Locuteur

Et

34:59
Invité

on veut le porter partout où on le peut.

35:09
Locuteur

Et

35:10
Invité

aujourd'hui,

35:11
Locuteur

on

35:12
Invité

voit la campagne présidentielle, qui se couvre de nationalisme,

35:18
Locuteur

qui

35:19
Invité

se couvre de soufrénisme,

35:20
Locuteur

et

35:21
Invité

qui pense que la pollution, c'est comme le nuage de Tchernobyl, ça va s'arrêter aux frontières. Mais la nôtre, à nous cette transition écologique, on la veut internationaliste, on la veut anti-impérialiste, parce qu'on sait ce que ça veut dire

35:36
Locuteur

que

35:37
Invité

l'État français, aux commandes d'une transition écologique, on sait que quand Macron veut être le champion du climat, il veut lui aussi se repeindre en vert.

35:48
Locuteur

En

35:48
Invité

parallèle, de souhaiter dans un tweet en août, de prendre des véritables résolutions

35:54
Locuteur

à

35:55
Invité

la COP26 à Glasgow en novembre,

35:57
Locuteur

il

35:58
Invité

écrit une lettre au président ougandais pour se féliciter du projet total en Ouganda. C'est ça la réalité de l'État impérialiste français. Voilà !

36:07
Locuteur

Une

36:08
Invité

nouvelle démonstration !

36:11
Locuteur

Et

36:12
Invité

nous sommes avec la campagne d'un ascazible de révolution permanente. Nous avons la volonté

36:17
Locuteur

d

36:18
Invité

'incarner cette transition écologique qui se veut internationaliste. Pendant la grève de Grand-Pierre,

36:22
Locuteur

on

36:22
Invité

a reçu le soutien de nombreux camarades travailleurs, du Brésil notamment, de Petrobas,

36:28
Locuteur

qui

36:29
Invité

nous ont aidés, qui nous ont apporté des éléments pour dénoncer ce qu'ils faisaient total

36:34
Locuteur

au

36:34
Invité

Brésil quand ils rachetaient toutes les concessions pétrolières. Voilà !

36:39
Locuteur

À

36:39
Invité

quel point ils ne renonçaient pas aux énergies fossiles. Et à quel point les travailleurs se retrouvent parce qu'ils ont les mêmes intérêts partout et on dépasse toutes les frontières. Parce que nous avons le même objectif, nourrir nos enfants, les protéger, protéger la planète qui les nourrit. C'est ça la réalité, c'est ça qu'on veut porter dans cette campagne.

37:01
Locuteur

Et

37:01
Invité

on veut le faire avec vous !

37:03
Locuteur

On

37:03
Invité

veut le faire avec vous tous

37:05
Locuteur

! Partout

37:06
Invité

où on le peut

37:07
Locuteur

! Parce

37:08
Invité

que le rapport de force, il va falloir qu'il soit énorme, il va falloir qu'il soit conséquent. On vous le rappelle, on ne

37:15
Locuteur

vous

37:15
Invité

parle pas de taxes aux frontières, mais de leur arracher les moyens de production !

37:46
Locuteur

Avant

37:46
Présentateur

de passer la parole à la prochaine intervenante,

37:48
Locuteur

je

37:48
Présentateur

voulais juste faire un rappel parce que Philomène, elle évoquait dans son intervention les comités de soutien qui commencent à s'organiser et qui doivent se généraliser, on y reviendra. Mais il faut voir que tout ça, ça a commencé un petit peu plus tôt parce qu'il

38:02
Locuteur

y

38:02
Présentateur

a plusieurs personnalités qui ont apporté leur soutien à ANAS en signant une tribune qu'on avait appelée à l'époque « ANAS Casif doit pouvoir se présenter à la présidentielle 2022 ».

38:11
Locuteur

Ces

38:12
Présentateur

signataires-là font partie, pour certains aujourd'hui, du comité de soutien. Et surtout, ce qui est important pour nous, c'est que ce sont les premiers qui se sont prononcés publiquement en faveur de la candidature nouvelle, d'un ouvrier racisé, issu de l'immigration. Et quand on connaît la difficulté à faire valoir la parole politique d'un candidat qui n'est pas institutionnel, qui n'est pas issu du système et qui n'est pas issu de leurs sérailles, c'est un soutien de valeur qui mérite qu'on les remercie chaleureusement aujourd'hui. Donc, en plus de Assar et de Sacha qui sont à la tribune,

38:46
Locuteur

Jean

38:46
Présentateur

-Marc Rouillant

38:47
Locuteur

qui

38:48
Présentateur

est un ancien prisonnier politique d'action directe et écrivain, Thierry Desfrennes qui est déléguée syndicale centrale de la CGT Total, Reynald Kubecki, déléguée syndicale de la CGT SIDEL, Savine Bernard, avocate en droit du travail, Kautar Arshi, sociologue et écrivaine, Youssef Vrakny, du comité Justice et Vérité pour Adama, et Samir Eliès, militant du comité Adama et ancien membre du MIP, ils sont là aujourd'hui, et on les remercie vraiment du fond du cœur pour le soutien public et politique qu

39:21
Locuteur

'ils

39:21
Présentateur

nous apportent aujourd'hui. Ce que c'est qu'une conception de la classe ouvrière qui se préoccupe de toute la société et qui lie son combat à celui de causes beaucoup plus larges. Et de la même manière, contre toute logique corporatiste, nous on pense que les travailleurs et les travailleuses de la classe ouvrière, ces combats sont indissociables de la lutte contre toutes les oppressions, et c'est pour ça qu'aujourd'hui on est très très fiers de pouvoir accueillir Sacha, qui est une militante transféministe, cofondatrice du média XY Média et qui est une figure de la lutte pour l'émancipation pour toute une génération de jeunes aujourd'hui.

40:20
Invité

Un peu de patience parce qu'il faudra trouver un équilibre entre ma colère et le micro, donc c'est pas évident, il faut pas s'être sur être trop, mais

40:27
Locuteur

un

40:28
Invité

peu de patience. Du coup, bonsoir tout le monde,

40:31
Locuteur

je m

40:36
Invité

'appelle Sacha Europolskaya, je suis une fondatrice de XY, qui est un média fondé par des femmes trans, animé par des personnes trans, on est un média militant, et donc genre tout de suite, je sais ce que vous pensez tous, vous pensez tous que là, que moi je suis là pour remplir un quota, bien sûr.

40:53
Locuteur

La

40:54
Invité

seule raison pour laquelle je suis sur la scène, c'est parce que je suis rouge. Alors oui c'est vrai, nous les russes, alors oui,

41:01
Locuteur

c

41:02
Invité

'est vrai.

41:08
Locuteur

Nous

41:08
Invité

les russes,

41:09
Locuteur

nous

41:09
Invité

nous opposons de plus en plus forts dans la politique européenne, ces dernières années, surtout moi. Ça fait 4 ans que je suis en France, en exil politique, et la raison pour laquelle j'ai quitté mon pays, c'était l'impossibilité pour moi en tant que femme trans de changer mon état civil. Ce qui voudrait dire que même en ayant l'apparence d'une femme, jusqu'à la fin de ma vie, à chaque fois que je serai confronté à la police, aux médecins, aux employeurs, ils sauraient que je suis trans, et souvent ma vie dépendrait de leur bienveillance. Dans un des pays les plus homophobes et transphobes du monde, je ne recommande à personne de se retrouver dans une telle situation.

Autre raison pour mon départ, je viens d'une région qui s'appelle le Caucase du Nord, une région où, depuis plusieurs années, il y avait eu des vagues de meurtres des personnes LGBT, notamment au Tchétchénie, besoin des hommes gays, des lesbiennes, mais aussi des personnes trans.

41:58
Locuteur

Je

41:58
Invité

suis arrivé en France avec la croyance naïve que tout serait différent,

42:02
Locuteur

que

42:02
Invité

je pourrais juste vivre tranquillement et aussi la politique derrière moi. La France, c

42:08
Locuteur

'est

42:08
Invité

la terre d'asile, n'est-ce pas ? La France, c

42:11
Locuteur

'est

42:11
Invité

le pays des droits de l'homme, n'est-ce pas ? Liberté, fraternité, waïcité, n'est-ce pas ?

42:18
Locuteur

Mais

42:19
Invité

la réalité était cruellement différente.

42:21
Locuteur

Les

42:22
Invité

femmes trans, elles sont enfermées dans les prisons pour des hommes. Ça se passe où

42:26
Locuteur

? En

42:27
Invité

Russie, mais aussi en France.

42:29
Locuteur

Les

42:29
Invité

médecins

42:30
Locuteur

sont

42:33
Invité

punis par les autorités pour avoir aidé des personnes trans. Ça se passe où ? En Russie, mais aussi en France.

42:40
Locuteur

Des

42:40
Invité

migrants sont incarcérés par l'état d'une condition terrifiante avant d'être expulsés d'un pays qu'ils ont fui. Ça se passe où

42:47
Locuteur

?

42:48
Invité

En Russie, mais aussi en France.

42:50
Locuteur

Les

42:51
Invité

meurtres de femmes trans arrivent dans l'ignorance totale et l'indifférence totale. Ça se passe où ? En Russie, mais aussi en France.

42:59
Locuteur

Pour

43:00
Invité

ceux qui entendent pour la première fois les mots « transdincité » et qui sont un peu perdus sur pourquoi les gens transitionnent, permettez-moi de vous rassurer, j'en sais rien non plus.

43:10
Locuteur

Je

43:10
Invité

ne peux parler que pour moi.

43:12
Locuteur

Pour

43:12
Invité

moi, pour ma part, j'adore vivre dangereusement. C'est comme ça. Du coup, voilà.

43:25
Locuteur

Mais

43:26
Invité

ce que vous avez besoin d'absolument savoir, c'est que les personnes trans qui défient le genre qu'il leur a été assigné à l'innocence font face aux violences et aux discriminations intenses depuis très longtemps. Depuis trop longtemps. Cette violence systémique a fait en sorte que, par exemple, jusqu'en 2017, l'État français oblige des personnes trans à se faire stériliser pour changer leur état civil. Cette violence fait en sorte que les membres de notre communauté, surtout les femmes trans, ont été privés d'accès à la plupart des secteurs de travail.

43:55
Locuteur

On

43:55
Invité

nous refuse de logement parce qu'on est trans. On nous harcèle jusqu'à ce qu'on abandonne nos études.

44:01
Locuteur

Et

44:01
Invité

le pire, le pire est réservé aux femmes trans-migrantes.

44:04
Locuteur

Dans

44:05
Invité

un État qui ne fournit pas de cours de langue, sauf si vous avez obtenu le statut de réfugié, ces femmes sans-papiers ne peuvent souvent pas faire autre chose que de se prostituer. Elles sont des milliers, grandis dans la pauvreté de leur pays d'origine, elles restent à la marge en France. En se prostituant, et conséquence de la loi du 13 avril 2016, dans les conditions dangereuses, dans la rue ou dans le bois, en s'exposant d'autant plus aux violences des hommes.

44:31
Locuteur

En

44:31
Invité

2018, seulement quelques mois après mon arrivée en France, j'ai marché avec l'association Acceptesté au bois de Bologne pour recommencer justice pour Vanessa Campos. Une femme trans-peruvienne, travailleuse du sexe, brutalement tuée par un groupe d'hommes au bois de Bologne.

44:46
Locuteur

C

44:46
Invité

'était un coup de réveil assez brutal,

44:48
Locuteur

mais

44:48
Invité

malheureusement, ce n'était pas le dernier.

44:51
Locuteur

En

44:51
Invité

février 2020, on a marché pour Jessica Sarmiento, migrante trans-peruvienne, également travailleuse du sexe, volontairement fauchée par une voiture au bois de Bologne. En mai 2020, on est descendu de la rue pour Mathilde Deora, deux jeunes femmes trans-françaises qui se sont suicidées l'une après l'autre, ou aura été l'amie de Mathilde.

45:11
Locuteur

En

45:11
Invité

octobre 2020, on s'est réunis pour Duna, une femme trans-étudiante, qui s'est suicidée après avoir été menacée d'expulsion par le CRUS, suite à sa tentative de suicide précédente.

45:24
Locuteur

En

45:24
Invité

décembre 2020, on a manifesté pour Fouad, une lycéenne trans aussi connue sous les normes Luna ou Avril, qui s'est suicidée, peu de temps après avoir été réprimandée par le personnel du lycée,

45:37
Locuteur

pour

45:37
Invité

le fait de porter une tenue féminine.

45:40
Locuteur

Il

45:40
Invité

y a seulement quelques semaines, on a marché pour Ivana, une femme transmigrante assassinée, et pour Sacha, une femme trans-française qui s

45:48
Locuteur

'est

45:48
Invité

suicidée.

45:49
Locuteur

Ça

45:49
Invité

ne cesse pas,

45:50
Locuteur

ça

45:51
Invité

arrive tout le temps,

45:52
Locuteur

la

45:53
Invité

routine de ces morts, elle met en évidence le caractère systémique de notre oppression.

45:58
Locuteur

Des

45:58
Invité

femmes transmigrantes sont assassinées, des jeunes femmes trans-françaises sont poussées au suicide,

46:04
Locuteur

par

46:05
Invité

le désespoir qu'elles éprouvent dans une société, oui, qui est

46:09
Locuteur

transphobe

46:10
Invité

et transmisogène, mais qui surtout est capitaliste.

46:13
Locuteur

Car

46:13
Invité

ce qui réunit les personnes trans et les femmes trans en tant que classe,

46:17
Locuteur

c

46:17
Invité

'est notre extrême précarité.

46:19
Locuteur

Dans

46:19
Invité

un monde capitaliste où la survie dépend directement de nos revenus, cette précarité, elle nous tue.

46:26
Locuteur

Les

46:27
Invité

choses, les choses, très franchement, vont mal en France.

46:31
Locuteur

Et

46:31
Invité

écoutez, quand une rousse vous dit que les choses vont mal politiquement,

46:35
Locuteur

c

46:36
Invité

'est que les choses vont vraiment, vraiment très mal. Mes standards ne sont pas très élevés. Vous avez vu l'État dans lequel est mon pays,

46:54
Locuteur

mais

46:54
Invité

qu'est-ce que je vois ici en France ?

46:56
Locuteur

Je

46:57
Invité

vois l'extrême droite qui a complètement monopolisé le discours politique,

47:00
Locuteur

qui

47:01
Invité

a la cour libre dans tous les médias nationaux, qui sont possédés par des milliardaires.

47:07
Locuteur

Je

47:07
Invité

vois des hommes accusés de viol et enseignement proches avec l'extrême droite à la tête du ministère de l'Intérieur.

47:14
Locuteur

Je

47:15
Invité

vois un pyromane fasciste, Eric Zemmour, comparé des chirurgies effectuées sur des personnes trans avec des expérimentations du Dr Mengele dans le camp de considération.

47:27
Locuteur

Je

47:27
Invité

vois un pyromane fasciste, Eric Zemmour, et ses confrères d'extrême droite, semer une haine raciale et religieuse quotidiennement sur toutes les chaînes. Et après, je vois le président de la République, celui qui était censé incarner le fameux barrage républicain Emmanuel Macron, l'appeler pour avoir ses notes sur l'immigration.

47:50
Locuteur

Le

47:51
Invité

même Emmanuel Macron qui parle régulièrement aux médias d'extrême droite.

47:55
Locuteur

Par

47:56
Invité

exemple, on a une interview aux valeurs actuelles. Emmanuel Macron, dans les émissaires comme Gabriel Attal, interviennent eux aussi d'une valeur actuelle, dans le même numéro de cet archon d'extrême droite qui parle du danger du délire transgenre.

48:15
Locuteur

Est

48:15
Invité

-ce que vous voyez le triangle rose sur mon t-shirt ?

48:19
Locuteur

Ce

48:19
Invité

triangle rose, c'est celui qui a été mis sur les uniformes des prisonniers homosexuels et trans dans les camps de concentration fasciste

48:26
Locuteur

et

48:27
Invité

dans la Seconde Guerre mondiale.

48:30
Locuteur

Donc

48:30
Invité

oui, bien sûr, l'héritage militant LGBT, il est profondément anti-fasciste.

48:35
Locuteur

Dans

48:35
Invité

les années 80, aux États-Unis, un groupe militant actable New York reprend ce même triangle rose dans sa lutte contre le gouvernement néolibéral de Ronald Reagan et contre les compagnies pharmaceutiques qui ne bougeaient pas leur cul pour développer des médicaments contre le VIH et le SIDA parce que c'était des maladies qu'ils pensaient qu'elles touchaient, des PD, des trav et des noirs précaires.

49:00
Locuteur

Alors,

49:00
Invité

on se foutait absolument.

49:02
Locuteur

Donc

49:03
Invité

oui, évidemment, l'héritage militant LGBT, il est profondément contre le capitalisme

49:08
Locuteur

et

49:08
Invité

contre les gouvernements néolibéraux qui veulent nous voir morts.

49:11
Locuteur

Ici

49:27
Invité

en France, à Paris, dans les années 80,

49:29
Locuteur

quand

49:29
Invité

les militants homosexuels commençaient à se renseigner sur l'épidémie VIH et SIDA qui allaient faucher leur génération, vous savez ce qui leur arrivait quand ils allaient dans la rue tout simplement.

49:39
Locuteur

Ils

49:39
Invité

étaient abassés par la brigade des parcs et jardins de Paris créée par le maire de Paris à l'époque, Jacques Chirac, qui allaient ensuite devenir présidentes de la République.

49:50
Locuteur

Donc,

49:51
Invité

évidemment, l'héritage militant LGBT est profondément contre la police.

49:57
Locuteur

Nous,

49:58
Invité

les personnes trans, les personnes LGBT, notre hobby, ce n'est pas de nous chercher des ennemis politiques.

50:03
Locuteur

C

50:03
Invité

'est qu'on s'oppose tout simplement à toutes celles et ceux qui veulent nous voir morts.

50:09
Locuteur

Moi,

50:10
Invité

je n'ai pas peur de dire, par exemple, que la police tue.

50:13
Locuteur

Je

50:14
Invité

n

50:14
Locuteur

'ai

50:14
Invité

pas non plus peur de dire que les capitalistes, ils tuent.

50:28
Locuteur

Je n'ai

50:28
Invité

pas peur de dire que les fascistes à qui on donne la cour libre dans tous les médias nationaux, ils tuent aussi. Leurs discours et leurs actions tuent.

50:41
Locuteur

Et

50:41
Invité

à ceux qui crieraient au scandale quand on affirme cette simple vérité, je n

50:45
Locuteur

'ai

50:45
Invité

qu'une chose à dire. Là, d'où je viens, le Caucase du Nord, on m'a élevé en m'apprenant deux choses. Respecter les traditions et respecter mes aînés.

50:54
Locuteur

Et

50:55
Invité

en disant ce que je dis, je ne fais que cela. Je respecte cette tradition militante LGBT qui consiste dans la lutte pour la vraie égalité pour tous.

51:04
Locuteur

Pour

51:05
Invité

le socialisme qui peut assurer cette égalité.

51:11
Locuteur

Pour

51:12
Invité

le socialisme qui peut assurer cette égalité. Et pour la révolution qui peut mener au socialisme.

51:17
Locuteur

C

51:18
Invité

'est une tradition dont je suis fier.

51:20
Locuteur

Et

51:30
Invité

je suis fier aussi d'être sur cette scène pour dire que je soutiens la candidature de Nazcazib à la présidentielle.

51:34
Locuteur

Une

51:43
Invité

candidature d'un ouvrier à la présidentielle dans un pays qui n'a jamais, jamais élu en ouvrier.

51:50
Locuteur

Vous

51:50
Invité

vous rendez compte

51:51
Locuteur

? Parce

51:52
Invité

que ce qu'on a en France, ça n

51:54
Locuteur

'a

51:54
Invité

jamais été une vraie démocratie. Tous les cinq ans, nous les pauvres, nous avons le choix.

52:00
Locuteur

Qui

52:00
Invité

entre les riches, qui entre les bourgeois, va nous appauvrir pour cinq ans de plus.

52:05
Locuteur

C

52:12
Invité

'est une démocratie pour des bourgeois. C'est donc une démocratie bourgeoise.

52:16
Locuteur

Et

52:17
Invité

c'est pour ça que je pense que la candidature d'Anas qui bosse, qui travaille vraiment sans travailleur. Qui sait ce que c'est d'avoir des fins de mois difficiles. Qui sait ce que c'est que la lutte pour améliorer les conditions de travail. Elle est extrêmement importante. Dans un pays où les riches qui ne travaillent pas ne cessent de nous dire qu'on ne travaille pas assez. Bien sûr qu'elle est importante.

52:46
Locuteur

Mais

52:46
Invité

je ne soutiens pas qu'un aspectif.

52:48
Locuteur

Il

52:49
Invité

faut qu

52:49
Locuteur

'on

52:49
Invité

cesse le mythe

52:50
Locuteur

qu

52:50
Invité

'une seule personne elle peut changer des choses. Moi je soutiens le mouvement derrière. Je soutiens le parti des travailleurs, des étudiants, des militants que je vois constamment sur le terrain. Dans les manifs et sur les piquets de grève.

53:02
Locuteur

Parce

53:03
Invité

que c'est collectivement qu

53:04
Locuteur

'on

53:04
Invité

a le potentiel de changer des choses dans un pays qui a urgement besoin d'être changé.

53:09
Locuteur

Mais

53:10
Invité

c'est collectivement qu'on est capable de construire des organisations révolutionnaires.

53:14
Locuteur

Qui

53:15
Invité

peuvent affronter le capitalisme, le racisme, l'homophobie et la transphobie.

53:32
Locuteur

J

53:32
Invité

'ai deux questions à vous poser avant de finir mon intervention.

53:35
Locuteur

Vous

53:36
Invité

me répondez oui ou non

53:37
Locuteur

? Est

53:39
Invité

-ce que vous êtes prêts à vous battre contre la croix capitaliste

53:41
Locuteur

?

53:44
Locuteur 10

Et

53:45
Invité

la deuxième question c'est,

53:46
Locuteur

est

53:46
Invité

-ce que vous êtes là ?

53:47
Locuteur

Par

54:43
Présentateur

hasard

54:43
Locuteur

? Non ?

54:45
Présentateur

Ok, ok. Non mais pas de problème, on a

54:47
Locuteur

encore...

54:58
Présentateur

De poursuivre là, il nous reste deux intervenants. Peut-être Winessa, j'espère qu'elle va arriver. Normalement elle est en route. Mais deux mots auparavant. Comme chaque année, le 23 novembre, donc c'est bientôt,

55:12
Locuteur

c

55:12
Présentateur

'est quand c'est samedi.

55:17
Locuteur

23

55:17
Présentateur

octobre, pardon. Le 23 octobre, du coup, aura lieu la manifestation de soutien à Georges Ibrahim Abdallah. C'est Alan Mezan. Et pour ceux qui ne le connaîtraient pas, peut-être quelques mots, mais c'est un militant libanais de la cause palestinienne.

55:33
Locuteur

Et

55:33
Présentateur

c'est surtout le plus vieux prisonnier politique de l'État français.

55:38
Locuteur

Ça

55:38
Présentateur

fait 37 ans qu'il est dans les prisons ici en France. Il est libérable depuis 99 parce qu'il n'a plus de charges contre lui, mais les gouvernements israéliens et américains exercent une pression énorme pour ne pas le libérer.

55:51
Locuteur

Et

55:51
Présentateur

pour les révolutionnaires, c'est une question fondamentale que celle de lutter

55:54
Locuteur

pour

55:55
Présentateur

la libération de tous les prisonniers politiques et de se joindre à leur combat anti-impérialiste.

56:00
Locuteur

On

56:01
Présentateur

a par ailleurs la chance d'avoir la présence de membres du comité de soutien ici dans la salle et on vous invite tous

56:06
Locuteur

à

56:07
Présentateur

participer à la manifestation du 23 octobre. Anas y participera,

56:13
Locuteur

Révolution

56:15
Présentateur

permanente y participera

56:16
Locuteur

et

56:17
Présentateur

on vous propose

56:18
Locuteur

très

56:18
Présentateur

rapidement de faire une photo de soutien avec les lettres qui sont devant qui disent « Free George Abdallah

56:25
Locuteur

».

56:27
Présentateur

Donc, il faudrait que les personnes du premier rang saisissent leurs lettres, que nous,

56:31
Locuteur

on

56:31
Présentateur

est les nôtres parce que je crois que nous, on les a

56:32
Locuteur

et

56:34
Présentateur

qu'on fasse rapidement une photo de soutien.

57:20
Locuteur

Révolution permanente De

59:05
Présentateur

présentation, avec Révolution permanente, c'est vrai qu'on se connaît depuis plusieurs années parce que à la première année du combat justice et vérité pour Adama, on avait eu l'honneur de la recevoir dans une salle d'amphithéâtre à Tolbiac à l'époque pour un meeting qu'on avait appelé « Faisons Front »

59:25
Locuteur

Et

59:26
Présentateur

on avait déjà été très, très fiers de sa venue à l'anniversaire des deux ans de révolution permanente.

59:31
Locuteur

C

59:31
Présentateur

'était exactement dans cette salle-là il y a quatre ans déjà.

59:34
Locuteur

Et

59:34
Présentateur

aujourd'hui, Assa Traoré, c'est incontestablement la plus grande figure

59:38
Locuteur

de

59:39
Présentateur

l'antiracisme pour toute une génération. C'est celle qui a jeté au visage du gouvernement français la réalité des violences policières en France pour dire de façon très, très claire. Non, ça n'existe pas qu'aux États-Unis. Et précisément pour cette raison, elle subit un acharnement absolument incroyable de la part de l'extrême droite, du gouvernement, des médias et des classes dominantes en général. Elle et sa famille, mais notamment son frère Bagui, qui a été emprisonné pendant cinq ans de façon absolument arbitraire. Et si c'est effectivement une figure que les médias et les classes dominantes cherchent à salir en permanence, pour nous, en réalité, il n'y

1:00:13
Locuteur

a

1:00:13
Présentateur

pas d'honneur plus grand que de pouvoir la compter ce soir parmi nous à la tribune.

1:00:17
Locuteur

Merci

1:00:26
Présentateur

à

1:00:53
Invité

vous tous.

1:00:56
Locuteur

Si

1:00:56
Invité

je suis là ce soir,

1:00:57
Locuteur

je

1:00:58
Invité

ne

1:00:58
Locuteur

suis

1:00:58
Invité

pas là parce que je participe à une élection présidentielle. Le comité Adama ne participe pas à une élection présidentielle.

1:01:04
Locuteur

Je

1:01:04
Invité

suis là pour un homme, je suis là pour Anas. Anas,

1:01:08
Locuteur

cet

1:01:09
Invité

homme qui est là depuis cinq ans à nos côtés. Mais l'histoire, il

1:01:12
Locuteur

faut

1:01:12
Invité

que je vous la raconte, elle se passe

1:01:13
Locuteur

avec

1:01:14
Invité

cette

1:01:14
Locuteur

mobilisation

1:01:15
Invité

honnête. Honnête où Anas va porter ce combat auprès

1:01:19
Locuteur

de

1:01:21
Invité

ses agents employés de la gare avec ce piquet de grève. On va se rencontrer, on va lutter ensemble.

1:01:28
Locuteur

Et

1:01:28
Invité

l'histoire,

1:01:29
Locuteur

elle

1:01:29
Invité

va commencer avec Anas.

1:01:30
Locuteur

Et

1:01:30
Invité

avant de commencer mon discours,

1:01:32
Locuteur

ils

1:01:32
Invité

sont là ce soir. C'est avec beaucoup d'émotion que je les revois. Ce sont les collègues de ma mère.

1:01:36
Locuteur

Il

1:01:36
Invité

faut savoir que ma mère participait aussi à

1:01:38
Locuteur

ce

1:01:39
Invité

piquet de grève. Donc quand on y va et quand on rencontre Anas et qu'on avance encore cinq ans après et qu

1:01:45
Locuteur

'ils

1:01:45
Invité

sont là, moi, je veux juste qu'on leur demande qu

1:01:47
Locuteur

'ils

1:01:47
Invité

se lèvent aujourd'hui. Je veux qu'on les applaudisse très fort parce qu'ils se sont battus.

1:02:19
Locuteur

Ce

1:02:19
Invité

ne

1:02:19
Locuteur

sont

1:02:19
Invité

pas eux qui se présentent aux élections présidentielles, mais ils peuvent être fiers d'eux, fiers du combat qu'ils ont mené. L'espoir qu'ils ont pu nous donner parce que ce sont nos parents. C'était ma mère qui était. C'est un espoir qu'on nous donne à nous aussi, à la jeunesse. Nous, les enfants, de dire que nos parents sont aussi des combattants, que nos parents peuvent mener un combat et nos parents peuvent amener à une victoire. Et ils sont encore là. Et Anas, moi, je te remercie. Je te remercie pour la personne que tu es. Je te remercie pour la voix que tu portes. Je te remercie pour ta détermination pour chaque combat. Ça fait cinq ans que tu es là, cinq ans que tu te bats.

Et quand je viens ce soir, c'est vraiment pour ta personne, pour ce que tu représentes et que cette voix, j'espère que ta voix pourra être portée dans ces élections et que cette voix pourra en tout cas continuer à combattre tous les combats que tu mènes depuis plusieurs années.

1:03:08
Locuteur

Moi,

1:03:08
Invité

si je suis là aujourd'hui, ce qui m'a propulsé, c'est juste la mort de mon petit frère. Parce que mon frère s'est fait tuer le 19 juillet 2016, le jour de son anniversaire, le jour de ses 24 ans. Et ça fait cinq ans qu'on se bat. Cinq ans qu'on continue à réclamer la vérité et la justice. Ça fait cinq ans que j'ai rencontré énormément de monde. Cinq ans que j'ai rencontré énormément de soutien. Cinq ans que j'ai rencontré énormément de femmes. Cinq ans que j'ai rencontré énormément de causes. Et ces cinq ans aujourd'hui, ces cinq ans de visage que je vois aujourd'hui, ces cinq ans de lutte que je vois aujourd'hui ce soir.

Et vous pouvez être aussi très fiers de vous parce que si vous êtes là aujourd'hui ce soir, c'est que vous aussi, vous êtes porteur d'espoir. C'est que vous aussi, vous portez des combats. C'est que vous aussi, vous êtes devenus des soldats malgré vous. Parce que vous vous battez pour la liberté d'un peuple, pour vous battez pour la dignité d'un peuple. Et qu'elle se fasse à travers la voix d'Anas, c'est une fierté. C'est une fierté pour nous tous. C'est une fierté aussi pour nous aussi. Et c'est une fierté aussi pour lui aussi, je pense. Donc ce soir, ce n

1:04:06
Locuteur

'est

1:04:06
Invité

pas juste le meeting d'Anas. Anas, ce soir, c'est cinq ans de lutte, en tout cas que moi j'ai pu voir à tes côtés. Cinq ans de visage qui sont là, chacun avec ses combats. Et ça, c'est ça le combat. Et c'est ça qu'il faut emmener le plus haut. Et c'est ça qu'il faut mettre en avant. Et c'est ça qu'il faut valoriser. Et de dire que ce combat-là, on

1:04:23
Locuteur

va le mener ensemble.

1:04:24
Invité

On va le mener à travers ses élections présidentielles, mener à travers d'autres combats. Et ça, c'est une fierté. Et on va continuer à le porter avec lui jusqu'au bout. Et d

1:04:34
Locuteur

'aller jusqu

1:04:34
Invité

'au bout, aller chercher ses 500 signatures pour lui. C'est avec beaucoup d'émotion. Quand je suis arrivé, je lui ai dit, Anas, il y

1:04:39
Locuteur

a

1:04:39
Invité

tellement de monde ce soir. C'est beau. C'est beau, mais c'est cinq ans où tu as lutté. Cinq ans, en tout cas, moi je parle de cinq ans au moment où j'arrive. Et c'est cinq ans de travail.

1:04:50
Locuteur

Quand

1:04:50
Invité

on arrive, quand le comité Adama

1:04:52
Locuteur

fait,

1:04:54
Invité

peu importe l'événement qu'on va faire, peu importe où on sera, Anas sera toujours à nos côtés. À chaque fois, il est toujours là systématiquement.

1:05:02
Locuteur

Quand

1:05:12
Invité

on se fait attaquer sur les réseaux, quand ma famille se fait attaquer, le nom d'Anas arrive toujours. On ne l'appelle pas, on ne lui demande pas. Révolution permanente, Anas, toujours un soutien. Et en fait, ça s'appelle de la loyauté. Une personne qui va sur des élections,

1:05:26
Locuteur

c

1:05:26
Invité

'est une personne qui doit être loyale, c

1:05:28
Locuteur

'est

1:05:28
Invité

une personne qui doit être digne. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, à Anas, on peut parler de loyauté en ton nom. On peut parler de persévérance en ton nom. On peut parler de détermination en ton nom. Donc c'est vrai que cette confiance, on te la porte, bien évidemment. Ce n

1:05:39
Locuteur

'est

1:05:39
Invité

pas juste sur des mots, mais c'est sur tout ce que tu as pu prouver sur toutes ces années. Et c'est important que ta voix puisse être portée, qu'on puisse être entendue et soutenue par la tienne. Et c'est important. Et j'espère vraiment que tu iras jusqu'au bout de ce combat. Parce qu'aujourd'hui, en France, je pense que si nous sommes tous là aujourd'hui, on se bat pour l'égalité. À chacun son niveau. Aujourd'hui, moi, je me bats pour réclamer la vérité et la justice pour mon frère. Mon frère qui est mort le jour de ses 24 ans. Mon frère qui s'est fait asphyxier. Mon frère qui est mort, tué par ces trois gendarmes, qui aujourd'hui ne se sont toujours pas mis en examen.

C'est la première fois en France, dans une affaire de violence policière, qu'il y a autant d'expertise. Nous sommes à 13 expertises dans l'affaire Adama Traoré. Dans l'affaire Adama Traoré, les expertises ont sorti du territoire français. Ils sont aujourd'hui en partie dans le territoire belge, mandatés par la France. Les expertises d'Adama Traoré sont passées par des experts new-yorkais, de George Floyd, des experts brésiliens, des experts italiens, des experts allemands et des experts français. Aujourd'hui,

1:06:39
Locuteur

nous

1:06:39
Invité

sommes dans une bataille juridique. Mais cette bataille juridique, quand on le fait, on est Adama Traoré, on le fait, c'est tout un système qu'on dénonce. Parce que des juges se cachent derrière de fausses expertises. Et des fausses expertises nous emmènent derrière des non-lieux et des dossiers qui ne sont jamais jugés. Et ça, c'est ce système-là qu'il faut continuer à casser et à se battre. Ce système

1:06:58
Locuteur

qui

1:07:10
Invité

est répressif,

1:07:11
Locuteur

c

1:07:11
Invité

'est un système qui est autoritaire. Aujourd'hui, on est obligé de se battre, de se battre pour réclamer la vérité et la justice. Et quand on se bat pour réclamer la vérité et la justice en France, on casse une famille. Je vais vous parler très rapidement de la famille Traoré. La famille Traoré, c'est une famille qui va perdre un petit frère le 24, le 19 juillet. On ne

1:07:30
Locuteur

s'y

1:07:30
Invité

était pas préparé à ça. On ne

1:07:31
Locuteur

s

1:07:31
Invité

'était jamais dit un jour, on va perdre un de mes frères. Et je pense que toutes les personnes, il y a d'autres familles d'huitimes qui sont là. Je pense que personne ne

1:07:38
Locuteur

s

1:07:38
Invité

'était dit, un jour, on va perdre un fils, un mari, un enfant. Ce jour-là, mon frère va mourir. Quand Adama Traoré va mourir, cette machine va se mettre en place. Pour moi,

1:07:48
Locuteur

je

1:07:48
Invité

l'appelle, c'est une machine de guerre que j'appelle, qui n'a ni sentiment, ni état d'âme, ni remord, et qui va se mettre en place tout de suite. Et qui va dire qu'Adama Traoré, il va criminaliser mon petit frère. Et on va dire non. Cette machine de guerre va faire en sorte que, quand on va se lever pour réclamer cette vérité, cette justice, on va mettre tous mes petits frères en prison. Cinq de mes petits frères en prison. Il faut savoir qu'il y

1:08:09
Locuteur

a

1:08:09
Invité

eu une année, entre l'année 2018 et l'année 2019, quand on allait chez nous, il n

1:08:13
Locuteur

'y

1:08:13
Invité

avait aucun de mes petits frères. Quand j'allais chez moi, j'étais le seul enfant de ma mère, j'étais toute seule. Mes frères étaient dans toutes les prisons où on tournait. Cette année, au mois de juillet, mon petit frère Baguille, cinq ans de prison, a été acquitté de ceux qu

1:08:27
Locuteur

'on

1:08:27
Invité

l'accusait. Mon frère risquait plus de 30 ans de prison pour tentatives d'assassinat sur plus de 90 gendarmes. Et on s'est battus. On s'est battus pour la libération de mon frère. On s'est battus. On a clamé haut et fort son innocence. Mais ce qui est arrivé à mon petit frère Baguille, arrive systématiquement et tout le temps à des prisonniers en France. Et c

1:08:43
Locuteur

'est

1:08:43
Invité

ce combat qu'il faut continuer à mener. Parce qu'aujourd'hui, Baguille Traoré est sorti, trois semaines de procès, mais mon frère arrive en prison parce que c'est le témoin principal de la mort d'Adama. Et ça, c'est dans le combat, Adama. Quand on se bat pour réclamer la vérité et la justice, on attaque la sœur d'Adama Traoré. On attaque une femme. On attaque une femme noire. On attaque une mère de famille de trois enfants. Aujourd'hui, je pense que je suis la femme des quartiers populaires qui a le plus de mise en examen, qui arrive systématiquement. J'en ai encore deux qui sont arrivées. Ou on m'attaque pour diffamation. Ou on m'attaque les gendarmes qui ont tué mon petit frère.

Ils nous attaquent. Mais c'est un combat qu'on ne lâchera pas. C'est un combat qu'on va continuer à mener. Et ce combat, quand on le mène, aujourd'hui, effectivement, on dit la famille Traoré, mais quand on le dénonce, c'est un système qu'on dénonce. C'est un système qu'on dénonce pour tout le monde et qu'il faut continuer à le faire. Mon frère ne reviendra plus aujourd'hui. Nous sommes les voies vivantes de toutes les personnes qui sont mortes. Nous sommes les voies vivantes de toutes les personnes qui sont dans l'oppression. Nous sommes les voies vivantes de toutes les personnes qui sont dans la précarité. Anas fait partie de ces voies vivantes.

Donc, on se doit de continuer à se battre pour vivre dans un monde humain, pour vivre dans la dignité, pour vivre dans l'égalité. Quand on marche dans la rue, le 2 juin, le 13 juin dans la rue, ce n

1:09:54
Locuteur

'est

1:09:54
Invité

pas que le comité Adama, ce ne sont pas que les quartiers populaires, c'est la France entière. C'est le peuple français qui vient dans la rue. Et Anas, tu étais encore là avec nous au front. Dans les premières lignes, devant, avec nous, et à marcher. On n'était pas autorisés, mais nous sommes partis. Et c'est la France entière qui est là. La France des quartiers populaires, la France des centres-villes, la France de tout horizon, la France de toutes couleurs, la France de toutes origines religieuses, la France de toute appartenance sexuelle. C'est cette France-là. Et cette France-là, quand elle vient, elle vient

1:10:25
Locuteur

pour réclamer l

1:10:26
Invité

'égalité

1:10:28
Locuteur

dans

1:10:28
Invité

le pays dans lequel elle vit. Parce que c'est une France qui ne veut pas être spectateur du racisme qui est assis d'une France, qui ne veut pas être spectateur, de l'inégalité qu'il y a. Et vous étiez là, des visages, vous étiez là ce jour-là. Vous rentrez dans l'histoire. De toute façon, vous pourrez dire qu'il

1:10:43
Locuteur

y

1:10:43
Invité

a des années, vous avez participé à un combat, vous avez participé à des combats, vous avez participé au combat auprès d'Anas, et votre nom rentre dans l'histoire, vous pourrez dire que vous avez participé à un changement du monde. Vous pourrez dire que vous avez participé à un changement de la vie de certaines personnes.

1:10:56
Locuteur

Vous

1:10:56
Invité

pourrez dire que vous avez participé à un changement de la survie d'une population. Et ça, c'est important. Et c'est important qu'on se dise ce soir, nous ne sommes pas là juste pour le meeting d'Anas, mais nous sommes là pour être auprès d'un homme que je dirais encore bon, loyal, déterminé et avec qui je me mets à ses côtés, avec fièrement. On est là aussi pour se dire que nous sommes des soldats ce soir, des soldats pour vivre dans un monde meilleur, dans un monde où l'égalité est là et on ne laissera pas

1:11:25
Locuteur

l

1:11:26
Invité

'extrême droite prendre le pas. Il y a des noms que je ne citerai pas aujourd'hui ce soir, c'est surtout pour ne pas leur donner d'honneur et surtout ne pas mélanger le nom de mon petit frère avec leur nom. Et vous savez de qui je parle ?

1:11:38
Locuteur

Parce

1:11:52
Invité

que nous avons des enfants, parce que nous

1:11:54
Locuteur

sommes

1:11:54
Invité

dans la continuité de tout ce que nous avons vécu. Avant

1:12:00
Locuteur

-hier, on parlait du

1:12:02
Invité

17 octobre pour les

1:12:05
Locuteur

Algériens et

1:12:06
Invité

on me dit souvent à

1:12:07
Locuteur

Sa

1:12:07
Invité

Traoré, mais oui, se présenter aux élections présidentielles, ça ne sert à rien. Ils continuent à se battre, ils gagneront toujours et je leur dis toujours si on avait, si on ne

1:12:15
Locuteur

s

1:12:15
Invité

'était pas battu, si nos anciens ne

1:12:16
Locuteur

s

1:12:16
Invité

'étaient pas battus, on serait encore dans l'esclavagisme,

1:12:19
Locuteur

on

1:12:19
Invité

serait encore dans le colonialisme,

1:12:20
Locuteur

on

1:12:20
Invité

ne serait pas là tous ensemble, femmes, hommes, blancs, noirs, de toutes les couleurs, ensemble dans la même pièce pour se battre. Donc on se doit de continuer à prendre ce flambeau et à partir vers la victoire, à partir, en tout cas, à partir vers un pays juste. Et j'espère qu'Anas, tu feras partie de ces voix qui vont nous porter.

1:12:39
Locuteur

Et

1:12:39
Invité

si vous m'autorisez, Anas, je vois dans la salle, il y a quelques visages, c'est des visages aussi de personnes, de familles de victimes qui se battent à nos côtés, qui se battent aussi parce qu'ils ont perdu. Et je pense que c'est important aujourd'hui, qu'on leur donne aussi un mot d'espoir,

1:13:07
Locuteur

qu

1:13:07
Invité

'on leur donne aussi du courage et de la force. Et Anas, c'était aussi, leur mobilisation a été là. Mais il faut qu'on y voit ce soir, si vous me le permettez, j'aimerais bien qu'ils viennent à côté de nous parce qu

1:13:16
Locuteur

'on

1:13:16
Invité

mène le même combat. Donc, il y a Gaël. Là,

1:14:58
Locuteur

on va

1:14:58
Invité

juste

1:14:59
Locuteur

qu'ils

1:15:00
Invité

se présentent en un mot très court. Vraiment, c'est important parce que quand moi je prends la parole, c'est aussi pour toutes ces familles, aussi ces familles aussi qui sont là, qui se battent et qui... La douleur, c'est la même, elle n'est pas changée. C'est pas Adama Traoré, c'est aussi Claudio, c'est aussi Gaël. C'est aussi tous

1:15:16
Locuteur

ces

1:15:16
Invité

noms,

1:15:17
Locuteur

c'est tout

1:15:17
Invité

Olivier avec

1:15:18
Locuteur

qui on a marché et

1:15:18
Invité

c'est exactement la même douleur et la même souffrance.

1:15:29
Locuteur 6

Effectivement, comme Assa l'a très bien

1:15:31
Locuteur

dit,

1:15:32
Locuteur 6

la

1:15:32
Locuteur

douleur est là.

1:15:33
Locuteur 6

Elle est

1:15:33
Locuteur

bien là. Ça

1:15:34
Locuteur 6

fait moins d'un an que j'ai perdu mon papa en Guadeloupe.

1:15:38
Locuteur

Il

1:15:38
Locuteur 6

est décédé des suites de ses blessures infligées lors d'un contrôle banal

1:15:43
Locuteur

de

1:15:43
Locuteur 6

la

1:15:44
Locuteur

gendarmerie,

1:15:45
Locuteur 6

tout simplement. Il nous a quittés le 3 décembre.

1:15:48
Locuteur

On

1:15:48
Locuteur 6

est accompagnés de beaucoup de familles de victimes qui nous soutiennent aujourd'hui. Et qui nous permettent de mener ce combat de front. Donc, merci.

1:15:56
Locuteur

Je

1:16:05
Invité

partage exactement la même douleur que la grande sœur Assa Traoré, ainsi que la famille de

1:16:12
Locuteur

Claude Jean-Pierre

1:16:13
Invité

qui ont perdu la vie. Gaël Camara a perdu la vie dans la nuit du 16 au 17 janvier 2018, assassiné d'une balle dans la tête par la police à Épinay-sur-Seine. Le policier en question a tiré 8 balles.

1:16:26
Locuteur

Une

1:16:26
Invité

de ces balles a atteint la tête.

1:16:28
Locuteur

Et

1:16:28
Invité

malheureusement, nous avons eu deux non-lieux. Comment peut-il y avoir un non-lieux dans la France qui se dit pays des droits de l'homme, alors qu'il y

1:16:35
Locuteur

a

1:16:35
Invité

eu une balle dans la tête ?

1:16:36
Locuteur

Je

1:16:36
Invité

pense que nous tous ici présents, si

1:16:38
Locuteur

on

1:16:38
Invité

tire une balle dans la tête de quelqu'un,

1:16:39
Locuteur

on

1:16:39
Invité

va automatiquement en prison. Mais malgré ça, le policier l'exerce toujours. Nous avons porté plainte contre l'expert en balistique Michel Kanff pour faux en écriture publique. Et le combat va continuer. Il ne s'arrêtera pas sur un non-lieux. Force au comité Adama. Force à Anas. Force à toutes les familles de victimes de violences policières. Et tant qu'ils n'auront pas la justice, ils n'auront jamais la paix. Merci.

1:17:02
Locuteur

Je

1:17:42
Locuteur 9

veux dire qu

1:17:43
Locuteur

'Anas

1:17:43
Locuteur 9

nous a soutenus pendant cette grève que nous avons fait pendant 45 jours.

1:17:48
Locuteur

Et

1:17:48
Locuteur 9

il compte beaucoup pour nous.

1:17:50
Locuteur

En

1:17:50
Locuteur 9

fait, Anas, c'est la

1:17:52
Locuteur

voix des

1:17:53
Locuteur 9

100 voix.

1:17:55
Locuteur

C

1:17:55
Locuteur 9

'est la voix des précaires.

1:17:56
Locuteur

On

1:18:12
Locuteur 9

se bat pour un monde meilleur. Alors,

1:18:15
Locuteur

je

1:18:15
Locuteur 9

pense

1:18:16
Locuteur

que

1:18:16
Locuteur 9

nous devons nous soutenir et persévérer et gagner ce combat. Merci.

1:18:20
Locuteur

Merci,

1:18:32
Invité

Anas. Merci pour la personne qui tuait. On peut l'applaudir encore pour nous tous.

1:19:15
Présentateur

...installer des tables et vendre aussi des évidentes que vous venez

1:19:27
Locuteur

de voir là. Et pour

1:19:31
Présentateur

finir, je n'en dirai pas beaucoup sur Anas parce que vous le connaissez. On vient de le voir là et Assa l'a très bien présenté. C'est une figure d'un certain nombre de mouvements des dernières années. C'est aussi un candidat jeune, issu des quartiers populaires. Et on sait ce que ça représente dans la période politique que beaucoup ont décrit ici. Juste un mot quand même parce que ça a été évoqué. Mais vous savez que tout ça, c'est quand même conditionné à un certain nombre de choses.

1:19:56
Locuteur

Et

1:19:57
Présentateur

la première, c'est l'obtention des 500 parrainages. Je ne sais pas si vous vous projetez tous ce que ça représente, mais c'est un Everest absolument colossal en fait. Et on est des dizaines et des dizaines et des dizaines à partir tous les jours en signature. Et effectivement, il y a plusieurs promesses qui rentrent chaque semaine. Mais c'est difficile parce que ça coûte énormément d'argent. On a besoin de voitures. On a besoin de force. Et pour ça, on vous invite très, très, très massivement à nous rejoindre. Il y

1:20:22
Locuteur

a

1:20:22
Présentateur

une table à la sortie qui vous permet de vous inscrire, de laisser vos coordonnées. Si vous voulez qu'on s'organise pour essayer d'avoir plus de parrainages, on est en train d'organiser des centaines de tournées pour les vacances de la Toussaint. Et a priori, on sera en mesure d'annoncer un chiffre assez conséquent à l'issue de cette période-là. Et je vous invite très, très sincèrement à nous rejoindre pour ça. Deuxième chose, cette soirée de lancement, c'est aussi l'occasion de généraliser les comités de soutien partout. On a commencé à en discuter.

Il y en a dans un certain nombre de villes, que ce soit les FAC parisiennes, mais aussi Toulouse, Bordeaux, Marseille, Montpellier, Nantes, Rennes. J'en oublie sûrement, mais il faudra voir comment démultiplier ces initiatives parce que c'est le moment où va commencer la vraie campagne.

1:21:05
Locuteur

On

1:21:05
Présentateur

va pouvoir sortir les affiches de campagne. On va éditer très prochainement la brochure programmatique qui servirait à discuter de nos propositions de façon complète. Et dernier mot, je pense que ça vaut le coup d'insister sur l'importance de la campagne financière. Vous vous doutez qu'on n'est financé par personne, qu'on est financé en fait par nos propres moyens, qu'on n'est financé par aucun fonds privé d'aucun type, que tout ce qu'on fait, ça nous coûte de l'argent. Les salles, les tournées, les voitures, les réparations de voitures. Et que pour ça, on a un site qui s'appelle Anascazib 2022. Pareil, à la sortie, vous trouverez des tables qu'on peut vous indiquer comment donner.

Il faut vraiment prendre conscience que dans la période qu

1:21:42
Locuteur

'on

1:21:42
Présentateur

traverse et avec ce qu'on est en train d'essayer de franchir et l'objectif qu

1:21:46
Locuteur

'on

1:21:46
Présentateur

se donne, donner et faire un geste financier pour la campagne, c'est un vrai, vrai, vrai soutien politique.

1:21:52
Locuteur

Et

1:21:52
Présentateur

je vois que Winessa arrive.

1:22:04
Locuteur

Ce

1:22:04
Présentateur

qui fait que je pense qu'on peut lui donner la parole maintenant, du coup. Et c'est au micro, ici, où tu veux.

1:22:16
Locuteur

Ah oui, carrément,

1:22:16
Présentateur

c'est impressionnant. Oui, c'est un peu raide, mais je

1:22:20
Locuteur

pense qu'on peut

1:22:20
Présentateur

l'applaudir bien fort, parce que c'est une gréviste

1:22:22
Locuteur

sur son

1:22:30
Présentateur

dépôt et qui sort directement de négociation avec la direction. Donc, elle mérite qu

1:22:34
Locuteur

'on

1:22:34
Présentateur

l'encourage beaucoup.

1:22:40
Invité

Merci

1:22:40
Locuteur

beaucoup pour l'accueil.

1:22:42
Invité

Désolée pour le retard, je sors de médiation, une médiation catastrophique, puisque ça s'est très, très mal passé. Donc, je ne

1:22:50
Locuteur

vais

1:22:50
Invité

pas épiloguer là-dessus. Je vais juste vous dire qu'on en est à notre septième semaine et je pense qu'on va entamer carrément le mois complet. En tout cas, on est parti pour. Voilà, en gros, la société nous dit très clairement qu'ils ne nous lâcheront pas ou que des miettes sur l'ETI, le temps indemnisé, qu'on n'en veut pas. Donc, eux, ils sont sur des négociations de curseurs. Donc, un coup, on vous enlève en haut, on vous met en bas. Mais après, quand on vous enlève en bas, on vous met en haut. Et ça, nous, on n'en veut pas. Donc, nous, on est catégorique. On leur dit l'accord socle, on n'en veut pas. Les appels d'offres, on n'en veut pas.

Donc, nous, à partir de maintenant, on va essayer de réfléchir pour faire des négociations avec tous les dépôts, parce qu'on se rend compte que là, les négociations se font dépôt par dépôt. Et qu'en fait, Transdev essaye de manger petit à petit des dépôts et essaye de les faire signer un par un pour qu'ils puissent gagner, en tout cas, et faire comprendre à Île-de-France Mobilité que c'est eux les meilleurs et qu'ils ont tout compris au niveau des négociations. Mais ça ne marche pas chez Volpénil. Nous, on part sur un mois de grève au mois d'octobre. Et on a dit qu'on continuera.

1:23:57
Locuteur

En

1:24:06
Invité

tout cas, je vous remercie en tout cas de nous accueillir pour Volpénil. Je tenais aussi à remercier Anas parce qu'il est vraiment un pilier pour nous. C'est quelqu'un qui est super fort parce que c'est la voie en tout cas du transport. Et c'est quelqu'un en tout cas qui vient sur notre piquet de grève très régulièrement pour prendre la température ou si vraiment ils voient qu'on a vraiment le moral qui est au rabais. Parce que c'est vrai que les négociations, ce n

1:24:28
Locuteur

'est

1:24:28
Invité

pas facile. Quand on sort de négociations comme ce soir, on n'a rien, en fin de compte, on n

1:24:33
Locuteur

'a

1:24:33
Invité

rien de concret à proposer aux grévistes qu'ils en sont à 7 semaines de grève. Eh bien, il est là, il m'appelle toujours. Il me

1:24:39
Locuteur

dit

1:24:39
Invité

« Oui, Nessa, c'est comment ? Dis-moi, est-ce que si tu veux qu'on vienne ? » Eh bien, on vient, on va vous redonner la force et on reviendra. Chaque fois que vous aurez besoin, on sera là, on sera présent. Donc moi, en tout cas, je tenais.

1:24:53
Locuteur

Et

1:24:54
Invité

si je viens ce soir, si j'ai fait 40 kilomètres avec mes collègues, parce que je ne

1:24:57
Locuteur

suis

1:24:57
Invité

pas venue toute seule, mes collègues, ils sont avec moi, c'est pour dire « On soutient Anas,

1:25:02
Locuteur

on

1:25:03
Invité

est avec Anas et on sera avec Anas jusqu'au bout. » Parce que ce qu'il fait, c'est vraiment le porte-parole de notre futur. Et il prend, on va dire, énormément de temps, énormément d'énergie pour dire « Regardez, moi,

1:25:17
Locuteur

je

1:25:17
Invité

vais essayer de porter ma candidature présidentielle et, incha'Allah,

1:25:22
Locuteur

on

1:25:22
Invité

croise les doigts

1:25:24
Locuteur

que

1:25:25
Invité

ça marche et qu'il aille jusqu'au bout.

1:25:28
Locuteur

» On

1:25:29
Invité

va gagner exactement. Donc voilà. Et dernière petite chose, en tout cas, la grève, les grèves qui sont en train de se passer aujourd'hui avec Transdev, mais aussi avec d'autres sociétés comme Bergame, comme les sociétés de sécurité qui sont en

1:25:44
Locuteur

grève à l'heure actuelle,

1:25:45
Invité

ou bien les femmes de ménage sur Disney, je ne

1:25:47
Locuteur

sais

1:25:47
Invité

pas si vous en avez entendu parler, mais le même point commun qu'on a, c'est les conditions de travail, les dégradations des conditions de travail et de dire que non, en fin de compte, on va essayer de s'allier tous ensemble pour essayer de faire en sorte de monter une grève ou de monter une action qui va nous mettre dans la rue et qui va dire « Non, on dit non, non, que ce soit le transport, que ce soit les femmes de ménage, que ce soit Bergame. » Bergame, en gros, c'est une société qui fait les sandwiches. Donc quand vous prenez l'avion, quand vous allez à Starbucks, quand vous allez dans un relais

1:26:17
Locuteur

H,

1:26:17
Invité

et bien c'est ces petites mains qui aujourd'hui sont en train de souffrir sur leurs conditions de travail et qui disent non à la baisse de leur salaire. Eux,

1:26:25
Locuteur

ils

1:26:25
Invité

ont perdu quand même 1 000 euros, 1 000 euros net sur leur salaire. C'est énorme, énorme.

1:26:33
Locuteur

Donc

1:26:33
Invité

voilà, en tout cas, nous, on est là et on a dit, on va essayer de trouver une solution

1:26:37
Locuteur

comme

1:26:38
Invité

il nous a proposé Anas, parce qu'encore une fois, je reviens sur Anas, mais c'est Anas qui nous transmet ses bonnes idées et qui nous dit « Eh, si vous voulez essayer de faire quelque chose de bien ou d'essayer de porter votre voix ou d'essayer de porter vos idées, voici ce qu'il faut faire. » Encore une fois, je donne des exemples comme ça, mais c'est toujours pour en revenir à Anas. Si je viens ce soir malgré que je suis KO, que je suis debout depuis 4 heures du matin et que je délaisse ma fille qui est là quand même ce soir, elle est venue aussi soutenir.

1:27:07
Locuteur

Et

1:27:08
Invité

elle,

1:27:08
Locuteur

elle

1:27:08
Invité

est là parce qu'elle adore le discours d'Anas, parce qu'elle s'est aperçue qu'Anas ne parlait pas que du transport, mais il parlait aussi de son cas. Son cas, c'est une étudiante, elle est en train de galérer. Tiens, elle est là ma fille, elle est au bout. Elle est en train de galérer

1:27:22
Locuteur

pour

1:27:23
Invité

avoir une place en tant qu'étudiante. C'est une galère, elle est en passerelle. Elle est arrivée avec 13 de moyenne et aujourd'hui, elle n'en a que 5 parce qu'en fin de compte, au niveau de l'éducation nationale, on l'oublie complètement et on lui dit « Écoute, ton cas, toi,

1:27:35
Locuteur

tu

1:27:35
Invité

n

1:27:35
Locuteur

'as

1:27:35
Invité

pas de pognon, ma cocotte. Pour l'instant, le fait que tu n'aies pas de pognon, ce

1:27:39
Locuteur

n

1:27:39
Invité

'est pas notre priorité. » Ma fille, elle a fait des études de STD2A, c'est tout ce qui est architecture. Vous savez dans quelle classe on l'a mis ? En STMG. STMG, c'est du management. Non mais la blague, quoi. On passe du coq à l'âne. Elle a vu être architecte, on lui dit «

1:27:55
Locuteur

Il

1:27:55
Invité

n

1:27:56
Locuteur

'y a

1:27:56
Invité

pas de place. Eh bien, demain, tu vas passer en STMG. » Donc voilà, c'était juste pour dire que c'est pour ça qu'elle est là. Elle a dit « Moi, je soutiens Anas » parce que j'ai entendu qu'il défendait aussi les étudiants,

1:28:06
Locuteur

l

1:28:06
Invité

'éducation nationale et que je pense que tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait au niveau de la candidature qu'il met en tout cas en avant, ce n

1:28:15
Locuteur

'est

1:28:15
Invité

pas que pour une catégorie de salariés, mais c'est pour plusieurs catégories de salariés et surtout pour la classe sociale. Donc c'est pour ça qu'elle est là ce soir et que moi, je suis là ce soir. Donc votez Anas. Merci à vous. Bonne soirée.

1:28:48
Locuteur

Je

1:28:48
Invité

vais demander à mes collègues de venir, s'il vous plaît, Luigi, Sabah, Neila

1:28:52
Locuteur

et

1:28:54
Invité

Olivier.

1:29:01
Locuteur

Voilà,

1:29:01
Invité

je vous présente mes collègues qui sont en train de souffrir. Ce sont des conducteurs, sept semaines de grève.

1:29:07
Locuteur

Je

1:29:10
Invité

vais demander aussi à Roissy, Air France, de venir sur le podium, s'il vous plaît. Bonjour à tous. Je n'ai pas l'habitude des discours, donc je vais être bref. Désolé. En tout cas, je vous remercie déjà de nous recevoir aujourd'hui. Merci de votre soutien, c'est très important. Et puis, au gros, on ne va rien lâcher. On va tenir bon, nous, la société Transdev Val-de-Seine, Melun-Val-de-Seine.

1:29:56
Locuteur

Et

1:29:57
Invité

puis, on vous invite tous sur notre piquet de grève pour

1:29:59
Locuteur

nous

1:30:01
Invité

donner la force. Vraiment.

1:30:05
Locuteur

On

1:30:05
Invité

organise ça au moins une seule journée

1:30:07
Locuteur

pour

1:30:09
Invité

montrer au patronat que derrière nous, il y

1:30:12
Locuteur

a

1:30:12
Invité

de la force.

1:30:13
Locuteur

Il y

1:30:13
Invité

a du soutien. Donc, on va essayer d'organiser tout ça, si ça vous dit.

1:30:20
Locuteur

Ouais,

1:30:20
Invité

clairement.

1:30:23
Locuteur

Mais

1:30:24
Invité

là, il faut leur montrer que là, on n'a plus peur, on n

1:30:27
Locuteur

'a

1:30:27
Invité

plus froid aux yeux. Que là, franchement, au bout de sept semaines, c'est très dur.

1:30:31
Locuteur

On

1:30:33
Invité

a des envies de

1:30:34
Locuteur

faire

1:30:36
Invité

des bêtises. Mais bon, on nous maintient

1:30:39
Locuteur

très

1:30:40
Invité

clairement. Donc, voilà. Mais merci beaucoup, en tout cas.

1:30:44
Locuteur

Alors, c

1:30:45
Invité

'est la société... 400 rues des Trois-Tilleuls, 77 000 vaut le pénil. Voilà.

1:30:56
Locuteur

Et

1:30:56
Invité

vous serez bien accueillis. Merguez, Michoui, Couscous.

1:31:00
Locuteur

Et

1:31:04
Présentateur

il y a aussi un truc qui est important,

1:31:06
Locuteur

je

1:31:06
Présentateur

pense. C'est qu'après sept semaines de grève

1:31:08
Locuteur

et

1:31:09
Présentateur

qu'il y a des fiches de paye qui tombent à zéro euro et que tout le monde a des bouches à nourrir et qu'au contraire, la direction, elle,

1:31:15
Locuteur

elle

1:31:15
Présentateur

a de l'argent pour payer des huissiers et des avocats pour assigner les salariés.

1:31:18
Locuteur

Je

1:31:19
Présentateur

crois qu'un truc qui est fondamental, c'est donner à la caisse de grève qui circule dans la salle et qui sera à l'extérieur. Je pense que c'est très, très important aussi pour leur donner de la force.

1:31:48
Invité

Écoutez, bonsoir à tous. Nous aussi, on soutient. Moi, je suis transdev, mais roi, si. Nous aussi, on est en grève depuis le 1er septembre.

1:32:02
Locuteur

On

1:32:03
Invité

a une direction, franchement, qui est, comme toutes les directions,

1:32:06
Locuteur

mais

1:32:06
Invité

qui

1:32:06
Locuteur

est

1:32:07
Invité

dans un extrême de fou. C'est des capitalistes, c'est la caisse des dépôts, c'est l'État. Donc, ils sont hardcore contre nous.

1:32:16
Locuteur

Donc,

1:32:16
Invité

je vois que ça n

1:32:17
Locuteur

'a

1:32:17
Invité

pas négocié, c'est ça ? Ça n'a rien donné.

1:32:19
Locuteur

C

1:32:20
Invité

'est pareil pour nous. Ils ne veulent même pas discuter,

1:32:21
Locuteur

ils

1:32:21
Invité

ne

1:32:21
Locuteur

sont

1:32:21
Invité

même pas autour d'une table. Mais bon, on s'en fout, nous, on ne plie pas. On va les faire plier, par contre. Les mecs chez nous,

1:32:28
Locuteur

ils

1:32:28
Invité

sont déterminés. On est à plus de 90% de gréviches chez nous.

1:32:32
Locuteur

Donc,

1:32:42
Invité

on ne lâchera pas. Et puis, il y a aussi des collègues qui sont là, s'ils veulent lever la main. Ok, super. Écoutez, merci à tous et force à vous tous.

1:32:50
Locuteur

C

1:34:26
Invité

'est à mon tour que de pression, que d'émotion, déjà, de voir cette salle pleine. Depuis tout à l'heure, j'essaye de me retenir, de ne pas pleurer en cachette, de voir les travailleuses, les travailleurs d'Honet, la fierté du discours de Philomène, de Adrien, de ma sœur Assa Traoré, de Winessa, enfin voilà, de vous voir, faites du bruit pour cette salle. Moi, je ne

1:35:00
Locuteur

sais

1:35:00
Invité

pas pour vous, j'ai vu quelques présidentielles, mais je n

1:35:02
Locuteur

'ai

1:35:02
Invité

jamais vu un meeting où il

1:35:03
Locuteur

y

1:35:03
Invité

a Assa Traoré. Il y a des militantes pour les droits LGBTI, des travailleurs du nettoyage, des travailleurs de différentes raffineries, du transport,

1:35:11
Locuteur

etc. C

1:35:12
Invité

'est une fierté immense et c

1:35:13
Locuteur

'est la gueule de la

1:35:14
Invité

campagne qu'on a envie de mettre. Avant de démarrer ce discours, juste remercier toutes celles et ceux qui sont présentes et présents, qui ont fait le déplacement. Excusez-nous pour le fait d'être debout, on n'avait pas prévu, on s'est dit que peut-être 250, c'était suffisant, mais on est plus de 400 ce soir et il

1:35:36
Locuteur

y a

1:35:36
Invité

des camarades qui n'arrivent même

1:35:37
Locuteur

pas à

1:35:38
Invité

voir le discours et on s'en excuse.

1:35:44
Locuteur

J

1:35:44
Invité

'espère qu

1:35:44
Locuteur

'on

1:35:44
Invité

fera le Stade de France la prochaine fois et que vous allez nous aider à le blinder. C'est ça l'objectif. Vous remerciez toutes et tous, remerciez cette tribune magnifique et toutes celles et ceux qui sont montés ici, qui ont pris la parole. Je

1:36:00
Locuteur

veux

1:36:00
Invité

remercier mes camarades de Révolution Permanente qui ont fait en sorte que ce meeting puisse

1:36:04
Locuteur

exister,

1:36:05
Invité

que vous puissiez être là aujourd'hui, tous ces camarades qui charbonnent au quotidien sur les routes de France pour essayer de faire en sorte que cette campagne puisse exister.

1:36:14
Locuteur

J

1:36:15
Invité

'ai préparé un petit discours et on va essayer de développer un peu plus clairement pourquoi je suis candidat et pourquoi on a la présidentielle. Vous savez, les camarades, la participation est une échéance

1:36:25
Locuteur

aussi

1:36:26
Invité

antidémocratique que l'élection présidentielle est un défi immense pour une organisation toute nouvelle comme la nôtre.

1:36:31
Locuteur

C

1:36:32
Invité

'est avec modestie, humilité, mais néanmoins avec beaucoup de détermination que nous allons relever ce défi de taille.

1:36:38
Locuteur

Nous

1:36:38
Invité

sommes déterminés à porter la voix de nos luttes, la voix de celles et ceux qui n'ont pas voix au chapitre, la voix de notre camp, la voix de celui de la jeunesse et des travailleurs, la voix des exploités et des opprimés de cette société.

1:36:56
Locuteur

Dans

1:36:56
Invité

une présidentielle qui s'annonce particulièrement marquée par les discours racistes et xénophobes, le fait de me présenter en tant que candidat à la présidentielle, un jeune prolo, racisé comme moi, peut paraître un peu trop subversif, je pense, mais ce n

1:37:08
Locuteur

'est

1:37:08
Invité

pas grave.

1:37:09
Locuteur

Mais

1:37:10
Invité

c'est cohérent avec nos convictions les plus profondes sur le fait que nous, les travailleurs, avons des intérêts en commun par-delà nos origines, notre couleur de peau, nos croyances.

1:37:18
Locuteur

Notre

1:37:19
Invité

France n'est pas celle des

1:37:20
Locuteur

rois

1:37:21
Invité

et des grands hommes idéalisés par Zemmour, mais la France des sans-culottes, des communards et des communardes, des esclaves insurgés de Saint-Domingue, des grandes grèves de 1936 ou encore de la grève générale de 68, des processus de lutte que les Sarkozy ou Zemmour voudraient rayer de l'histoire.

1:37:45
Locuteur

À

1:37:46
Invité

60 ans du massacre des Algériens noyés dans la Seine par la police, notre France à nous est aussi internationaliste, anti-impérialiste et solidaire des luttes de tous les peuples contre l'oppression des grandes puissances. On voudrait nous faire croire que l'internationalisme serait dépassé, même dans cette gauche institutionnelle qui a trahi tant de fois. On nous explique qu'il faudrait lutter pour la patrie, le protectionnisme économique et contre l'immigration. Montebourg expliquait par exemple que les Français ont le droit à un pays.

Jadot et Roussel manifestaient avec Zemmour et les syndicats policiers ou encore Mélenchon qui s'interrogeaient sur la présence de la communauté tchétchène sur le sol français après le terrible assassinat de Samuel Paty et qui évoquent parfois la grandeur d'une France dont les territoires s'étendent sur les cinq océans.

1:38:31
Locuteur

Mais

1:38:32
Invité

la réalité est que toute la séquence que nous sommes en train de vivre met en évidence exactement l'inverse,

1:38:37
Locuteur

que

1:38:38
Invité

l'issue aux principaux problèmes que nous affrontons ne peut être trouvée sur le terrain national. À quoi servent leurs frontières et leur protectionnisme face à la crise sanitaire du Covid ?

1:38:48
Locuteur

À

1:38:49
Invité

quoi a servi le G20 quand il fallait des respirateurs artificiels, des masques dans le monde entier

1:38:55
Locuteur

?

1:38:55
Invité

Leur système, c'est celui du plus fort contre le plus faible. Pendant que les peuples crevaient la bouche ouverte, ils ont renforcé tout l'arsenal autoritaire, fermant les frontières, rachetant tous les stocks de masques ou d'oxygène disponibles au détriment des peuples les plus pauvres. Il n

1:39:11
Locuteur

'y

1:39:11
Invité

a qu'à voir comment ils ont procédé de la même manière avec le vaccin, ce qui a permis l'émergence de nouveaux variants dans les pays du Sud. Et ce n'est peut-être toujours pas fini.

1:39:19
Locuteur

La

1:39:20
Invité

violence avec laquelle le Covid a frappé subitement et paralysé l'ensemble de l'humanité nous oblige à réfléchir sur le système dans lequel nous vivons. Un système où ce sont toujours les mêmes qui subissent les catastrophes et les crises, quand ceux d'en haut s'en tirent toujours. À l'exemple du patron d'Amazon, dont la richesse a augmenté de près de 80 milliards durant la crise, lui permettant maintenant de faire des voyages dans l'espace.

1:39:44
Locuteur

ou

1:39:45
Invité

encore,

1:39:45
Locuteur

j

1:39:48
Invité

'ai dit dans l'espace, ou encore

1:39:53
Locuteur

en

1:39:55
Invité

France avec les 500 familles les plus riches du pays, dont le patrimoine a augmenté de plus de 30% durant la crise, faisant de leur patrimoine l'équivalent de la moitié du PIB en France, à savoir 1000 milliards de richesses.

1:40:08
Locuteur

Pendant

1:40:08
Invité

que nous avons vu des membres de nos familles, et je pense ce soir à mon beau-père qui est décédé des suites du Covid-19, et également à ma nièce qui est décédée des suites du Covid-19, et à toutes les personnes que nous avons perdues. Et je pense que dans cette salle, on est nombreux à avoir perdu des proches.

1:40:24
Locuteur

On

1:40:25
Invité

a vu des amis en réanimation et parfois mourir, pendant que nous et nos collègues avons continué à travailler pour faire tenir l'humanité, souvent la boule au ventre, par peur d'attraper soi-même le Covid, ou encore de transmettre à nos proches. Eux se sont planqués et ont amassé des richesses sans bouger le petit doigt.

1:40:42
Locuteur

Je

1:40:42
Invité

me souviens

1:40:46
Locuteur

comment

1:40:48
Invité

les premiers jours de mars, avec mes collègues, nous relevions le col de nos pulls. Souvenez-vous de cette époque où on était tous dans le métro à relever nos t-shirts ?

1:40:57
Locuteur

On

1:40:57
Invité

relevait le col de nos pulls par peur de se contaminer les uns et les autres. A l'époque, souvenez-vous, il n

1:41:02
Locuteur

'y

1:41:02
Invité

avait aucun test. Olivier Véran nous expliquait que les masques ne servaient à rien.

1:41:06
Locuteur

Mais

1:41:07
Invité

la crise sanitaire n'est pas la seule à être dans nos vies. Voilà également la crise climatique.

1:41:11
Locuteur

Cet

1:41:12
Invité

été, nous avons vu des épisodes climatiques graves. Adrien en parlait tout à l'heure. Sécheresse à Madagascar, incendie en Algérie et au Canada, tremblement de terre en Haïti, canicule en Sibérie, pluie et inondation en Turquie et Belgique. Chaque année, les phénomènes climatiques se multiplient avec des niveaux toujours de plus en plus alarmants.

1:41:31
Locuteur

À

1:41:31
Invité

quoi servent leurs frontières lorsque la tempête Alex frappe le Var ou encore que les réserves d'eau diminuent à cause de la sécheresse

1:41:39
Locuteur

?

1:41:39
Invité

À quoi servent leurs frontières lorsque des pluies de grelons de la taille de balles de golf détruisent des récoltes entières de nos agriculteurs, poussant certains à mettre fin à leur vie, coincés entre la crise climatique et la pression des banques

1:41:52
Locuteur

? À

1:41:53
Invité

quoi sert le nationalisme face à la crise climatique ? Comme quand l'expliquait Adrien, le même total qui fait du greenwashing sur le dos des raffineurs en France, détruit des villages et la biodiversité en Afrique. Malheureusement,

1:42:06
Locuteur

ce

1:42:06
Invité

n'est pas tout. J'ai abordé la crise sanitaire, la crise climatique, et aujourd'hui, elle est déjà de retour, même si je doute qu'elle soit partie à un moment. C'est bien sûr la crise économique.

1:42:16
Locuteur

Pour

1:42:17
Invité

nous, la crise sanitaire n'a fait qu'accélérer cette crise économique qui nous guettait avant. Nous avons vu les licenciements s'accumuler, les destructions et les plans sociaux d'entreprises. Je pense notamment à nos camarades de SKF qui sont présents et je vous demande de les applaudir et de les saluer.

1:42:41
Locuteur

À

1:42:41
Invité

nos camarades de Bridgestone, de Thuy, de la raffinerie de Grand Puy, d'Alinéa, d'Orchestra et de toutes les autres entreprises qui ont subi des plans sociaux et des réorganisations.

1:42:51
Locuteur

Je

1:42:51
Invité

vais d'ailleurs vous raconter une petite histoire. C'est l'histoire de Pierre Mestre. Pierre Mestre,

1:42:55
Locuteur

c

1:42:55
Invité

'est le patron de Orchestra.

1:42:57
Locuteur

Ce

1:42:57
Invité

sont des magasins

1:42:59
Locuteur

de

1:42:59
Invité

vêtements pour enfants. Pierre Mestre, on va l'appeler d'ailleurs ce soir Pierre Lumanis. Vous allez voir pourquoi c'est un humaniste.

1:43:07
Locuteur

Parce

1:43:07
Invité

qu'il a déclaré au micro de France Bleu, écoutez bien,

1:43:10
Locuteur

j

1:43:11
Invité

'aime voyager, j'aime l'art, oui,

1:43:13
Locuteur

on

1:43:13
Invité

a acheté quelques toiles, mais rien de significatif.

1:43:16
Locuteur

J

1:43:17
Invité

'ai deux, trois voitures sympas,

1:43:18
Locuteur

mais

1:43:19
Invité

rien d'extraordinaire. Non, moi j'aime bâtir, je veux prendre du plaisir sur le chemin.

1:43:25
Locuteur

Donc

1:43:25
Invité

sur le chemin du plaisir, Pierre Mestre a rencontré une loi pendant la crise du Covid en mai 2020,

1:43:31
Locuteur

une

1:43:32
Invité

loi que les économistes ont appelée effet d'aubaine pour les entreprises.

1:43:37
Locuteur

Cette

1:43:37
Invité

loi du gouvernement Macron a permis aux entreprises de liquider leurs sociétés endettées et de se porter seul acquéreur en pouvant effacer toutes les dettes. Donc Pierre Lumanis, qui aime bâtir avec ses deux, trois bagnoles sympas,

1:43:51
Locuteur

il

1:43:51
Invité

a fait liquider Orquestra

1:43:52
Locuteur

avec,

1:43:54
Invité

écoutez bien, 650 millions d'euros de dettes, mais Pierre Lumanis,

1:43:58
Locuteur

il

1:43:59
Invité

n

1:43:59
Locuteur

'a

1:43:59
Invité

pas fait que ça, il s'est porté deux nouveaux acquéreurs d'Orquestra devant le tribunal du commerce et il a récupéré Orquestra avec 650 millions d'euros de dettes en moins et ça c'est une crotte donnée pour les patrons, 300 salariés qu'il a mis de côté.

1:44:24
Locuteur

Mais

1:44:24
Invité

il n

1:44:25
Locuteur

'y a

1:44:25
Invité

pas que Pierre Mestre Lumanis, il y a aussi Alexis Mullier, de la famille Mullier, du groupe Pochamp, qui est aussi un grand humaniste. Il a fait la même chose,

1:44:32
Locuteur

il

1:44:32
Invité

a présenté Alinea en liquidation judiciaire avec 300 millions d'euros de dettes à liquider et il s'est reporté acquéreur

1:44:40
Locuteur

de

1:44:41
Invité

son entreprise, il a récupéré Alinea avec 0 euros, comme un sous-neuf, comme on dit,

1:44:47
Locuteur

et

1:44:47
Invité

au passage,

1:44:48
Locuteur

pour

1:44:48
Invité

lui c'est deux crottes de nez, 960 personnes

1:44:51
Locuteur

qu

1:44:52
Invité

'il a liquidées et des magasins qui ont fermé.

1:44:58
Locuteur

Voilà

1:44:59
Invité

leur système,

1:45:00
Locuteur

les

1:45:00
Invité

magouilles et les dispositifs de relance avec lesquels les patrons se gavent, mais au final c'est toujours à ceux d'en bas que l'on veut faire payer la crise. Nous étions en première ligne pour beaucoup à l'image de Winessa et des camarades de Transdev à qui on a promis des augmentations de salaires et des primes et qui aujourd'hui se font attaquer sur les quelques acquis sociaux qu'ils avaient. Pendant que les machinistes de Transdev s'interdisent de boire de l'eau

1:45:22
Locuteur

car

1:45:22
Invité

ils n'ont pas de pause pipi.

1:45:25
Locuteur

Il

1:45:25
Invité

faut savoir, je ne

1:45:27
Locuteur

l

1:45:27
Invité

'ai pas écrit dans mon discours, mais il faut savoir quelque chose, la directrice de Transdev, lorsque des camarades de Transdev ont réclamé en fin au terminus des cabanes pour pouvoir avoir des toilettes et se reposer, la directrice du centre du dépôt de Volpénil a dit aux agents, il y

1:45:43
Locuteur

a

1:45:43
Invité

un carrefour et à l'intérieur du carrefour, il y

1:45:45
Locuteur

a

1:45:45
Invité

un kebab et tu peux demander la permission au kebab d'aller aux toilettes pour pouvoir pisser. Voilà comment on traite les machinistes de Transdev.

1:45:55
Locuteur

Eux,

1:45:56
Invité

les capitalistes, cachent les milliards qu'ils ont fait sur notre dos comme démontre ce scandale des Pandora Papers, 11 300 milliards qui ont été évadés. Ce système ne fait que produire des inégalités sociales, raciales et des crises à répétition au point où il met aujourd'hui en danger la planète et l'humanité tout entière. Souvent, on nous explique que ce sont

1:46:19
Locuteur

les révolutionnaires

1:46:20
Invité

qui seraient utopiques,

1:46:22
Locuteur

qu

1:46:22
Invité

'ils rêveraient du grand soir et que leur projet ne serait pas réaliste.

1:46:26
Locuteur

Le

1:46:27
Invité

grand soir, nous n'avons pas besoin d'en rêver. Nous sommes persuadés qu'il arrivera et nous le préparons avec nos luttes quotidiennes. Car ce qui n'est pas réaliste,

1:46:35
Locuteur

c

1:46:35
Invité

'est de penser qu'il est encore possible de vivre des années dans un système dans lequel 26 milliardaires détiennent la moitié des richesses de l'humanité.

1:46:43
Locuteur

Car

1:46:44
Invité

au contraire, face à la crise économique, la crise sanitaire et la crise climatique,

1:46:54
Locuteur

le

1:46:54
Invité

seul projet réaliste,

1:46:56
Locuteur

c

1:46:57
Invité

'est la révolution et le renversement du système capitaliste.

1:47:08
Locuteur

Je

1:47:08
Invité

vous ai dressé un tableau assez noir de la situation. Tout à

1:47:12
Locuteur

l

1:47:12
Invité

'heure, Sacha disait en tant que Russe, elle-même était choquée par ce qui se passe ici. Heureusement, la gravité de la situation n'a pas laissé notre classe indifférente. Les crises amènent avec elles leur lot de révoltes

1:47:24
Locuteur

et la

1:47:24
Invité

majorité de mobilisation. Comme disait Marx, l'histoire de toute société jusqu'à nos jours, c'est l'histoire de la lutte de classe. Depuis plusieurs années, nous avons vu revenir à l'échelle internationale ce vent de lutte

1:47:36
Locuteur

avec

1:47:37
Invité

une force incroyable. Déjà après la crise de 2008, nous faisions le constat de l'émergence d'un nouveau cycle de la lutte de classe dont la pointe avancée a été sans nul doute le printemps arabe et ce soulèvement des peuples opprimés du Maghreb et du Moyen-Orient contre les dictateurs.

1:47:51
Locuteur

Nous

1:47:52
Invité

avons vu dans la dernière période des mobilisations importantes se dérouler à l'échelle internationale au Myanmar contre la junte militaire, à Hong Kong contre le gouvernement chinois, en Algérie contre Bouteflika, aux Etats-Unis après la mort de George Floyd.

1:48:07
Locuteur

Et

1:48:07
Invité

je pense également aux mobilisations importantes dans les pays latino-américains comme le Chili, l'Équateur et la Colombie, en Palestine, pour défendre Cheikh Jarrah au Soudan et au Liban. Et je vous demande, les amis, de faire du bruit pour tous nos camarades à l'échelle internationale qui se battent au quotidien. Merci.

1:49:07
Locuteur

À

1:49:08
Invité

ces révoltes se sont ajoutées des mobilisations de la jeunesse pour l'urgence climatique, la nouvelle vague des luttes féministes et le réveil antiraciste autour du mouvement Black Lives Matter, mais également, et on peut le dire,

1:49:19
Locuteur

et

1:49:19
Invité

on l'a vu ce soir, autour du comité Justice et Vérité pour Adama et autour de la figure d'Assa Traoré.

1:49:24
Locuteur

Je

1:49:30
Invité

parle des Etats-Unis, comment ne pas mentionner la vague de grève qui traverse aujourd'hui la plus grande puissance capitaliste mondiale, un pays où on avait soi-disant décrété la mort des syndicats et de la lutte de classe ? Aujourd'hui, ce sont des millions de travailleurs qui refusent de reprendre leur emploi de merde après la pandémie. Ce processus spontané à la fois encouragé des grèves dans les entreprises importantes comme Kellogg's ou Nabisco, dans ce que certains décrivent déjà comme la vague de grèves la plus importante depuis les années 70. Faites du bruit pour les camarades aux Etats-Unis.

1:50:09
Locuteur

Contre

1:50:09
Invité

tous ceux qui avaient décrété que la classe ouvrière était morte ou s'était définitivement droitisée, la voilà levée la tête, à nouveau dans le cœur même de la machine capitaliste.

1:50:19
Locuteur

En

1:50:19
Invité

France,

1:50:20
Locuteur

parce

1:50:21
Invité

que c'est vrai que la présidentielle, c'est aussi en France et on

1:50:23
Locuteur

va

1:50:25
Invité

en parler un peu.

1:50:27
Locuteur

En

1:50:27
Invité

France aussi, nous avons vécu une période intense de lutte qui a démarré en 2016 avec toute une nouvelle génération qui a lutté contre la loi travail dont je fais moi-même partie.

1:50:36
Locuteur

C

1:50:37
Invité

'est mon expérience dans cette lutte qui m'a donné envie de militer politiquement.

1:50:39
Locuteur

J

1:50:40
Invité

'ai compris en 2016 le rôle néfaste de la social-démocratie pour notre classe. Mais j'ai aussi fait l'expérience de la passivité et la complicité de la bureaucratie syndicale à ne jamais proposer des stratégies autres que des journées de grève isolées et sans perspective. Malgré cela, tour à tour, notre classe est sortie pour affronter la classe dominante durant ces cinq années. En 2016, avec la jeunesse dans la rue aux côtés des secteurs importants du privé comme les raffineurs et les dockers qui avaient fait d'une ville comme le Havre la capitale de la lutte.

Au printemps 2018, les cheminots contre la casse du chemin de fer public malgré la grève perlée qui a été la pire stratégie possible. Et puis le 17 novembre 2018, il y

1:51:29
Locuteur

a

1:51:29
Invité

eu un truc qui s'est passé ce jour-là, la classe ouvrière paupérisée et la classe moyenne déclassée comme on dit de cette France périurbaine est venue renverser la table du président des riches, de celui qui disait aux gens « Traverser la rue, il y a du boulot de l'autre côté

1:51:43
Locuteur

». Et

1:51:45
Invité

ça a donné naissance à un mouvement inédit dans l'histoire de la Vème République.

1:51:50
Locuteur

Je

1:51:50
Invité

veux bien sûr parler des Gilets jaunes.

1:51:57
Locuteur

Aux

1:51:57
Invité

insultes,

1:51:58
Locuteur

aux

1:51:59
Invité

insultes du pouvoir qu'il est traité de fumeurs de clopes qui polluent au diesel pour reprendre les termes d'un Benjamin Griveaux,

1:52:07
Locuteur

les

1:52:07
Invité

Gilets jaunes ont répondu au contraire qu'ils étaient là

1:52:10
Locuteur

même

1:52:11
Invité

si Macron ne le voulait pas

1:52:12
Locuteur

pour

1:52:13
Invité

l'honneur des travailleurs et un monde meilleur du bruit pour les Gilets jaunes s'il vous plaît.

1:52:16
Locuteur

Pour

1:52:27
Invité

l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur

1:52:30
Locuteur

nous

1:52:32
Invité

on est là ! Merci pour les Gilets jaunes les amis. Et ces Gilets jaunes, pardon, ils ont semé avec leur mouvement spontané une telle panique dans le pouvoir

1:53:01
Locuteur

que

1:53:02
Invité

lors de l'acte 4,

1:53:04
Locuteur

on

1:53:04
Invité

a appris que les renseignements généraux craignaient un envahissement de l'Elysée,

1:53:12
Locuteur

que

1:53:12
Invité

Brigitte Macron avait fait nettoyer et préparer le PC Jupiter qui est le « boomer » de l'Elysée.

1:53:18
Locuteur

Et

1:53:18
Invité

si cela n'était pas suffisant, un hélicoptère était prêt à décoller de la cour de l'Elysée pour exfiltrer le président. Regardez la peur de la bourgeoisie qui a cru qu'à un moment donné des manifestantes et des manifestants Gilets jaunes allaient envahir l'Elysée par les égouts. Et quand on voit la situation aujourd'hui,

1:53:44
Locuteur

la

1:53:44
Invité

hausse de l'essence, de l'électricité, du gaz et des produits de première nécessité, on se dit tous,

1:53:52
Locuteur

on

1:53:52
Invité

se dit tous qu'il faudrait un retour des Gilets jaunes et que cette fois-ci,

1:53:56
Locuteur

ils

1:53:57
Invité

soient accompagnés par tous les secteurs qui ont lutté tour à tour pour aller vers une vraie grève générale et

1:54:02
Locuteur

en finir avec ce

1:54:03
Invité

pouvoir. Et Assa Traoré le racontait tout à l'heure, on a fait plein de choses avec le comité Adama et je pense

1:54:19
Locuteur

l

1:54:20
Invité

'une des plus grandes réussites qu'on ait pu faire avec le comité Adama en plus

1:54:23
Locuteur

d

1:54:23
Invité

'avoir été aux côtés des travailleuses et des travailleurs de Honnête en 2018 en fait avec ce qu'on avait appelé à l'époque le collectif Intergare de cheminots,

1:54:33
Locuteur

c

1:54:33
Invité

'était un groupe de cheminots à peu près de 300 à l'issue de la bataille du ferroviaire en 2018.

1:54:40
Locuteur

Avec

1:54:40
Invité

le comité Adama, on s'est appelé

1:54:42
Locuteur

et

1:54:43
Invité

on s'est dit ce mouvement des Gilets jaunes que tout le monde critique, nous, vu que tout le monde nous critique aussi, on va y

1:54:49
Locuteur

aller et on va

1:54:50
Invité

aller les soutenir.

1:54:51
Locuteur

Et

1:54:51
Invité

à l'époque, on a appelé ça le pôle Saint-Lazare en soutien aux Gilets jaunes

1:54:56
Locuteur

et

1:54:57
Invité

aussi lors du mouvement contre la réforme des retraites

1:55:01
Locuteur

où

1:55:01
Invité

nous nous sommes battus pour que les travailleurs des transports soient maîtres de leur propre mouvement ainsi que pour l'élargir à d'autres secteurs à l'image de ce meeting incroyable qu'on avait organisé à la veille du premier confinement le 10 mars 2020.

1:55:14
Locuteur

Vous

1:55:14
Invité

l'aurez compris, chers amis, chers camarades,

1:55:17
Locuteur

notre

1:55:18
Invité

projet politique ne passe pas d'abord et avant tout par les urnes.

1:55:22
Locuteur

Nous

1:55:22
Invité

sommes profondément convaincus que c'est à travers la lutte de classe, la grève générale et le soulèvement des classes populaires que nous arriverons à changer le système.

1:55:38
Locuteur

Je

1:55:38
Invité

ne suis pas là pour

1:55:39
Locuteur

mentir aux gens et

1:55:40
Invité

dire « votez pour moi, je suis l'homme providentiel ». On nous a trop souvent raconté cette sérénade et il n'aurait échappé à personne que ce système qui appelle à voter pour le moins pire et à se faire trahir convainc de moins en moins de monde.

1:55:52
Locuteur

On

1:55:53
Invité

voudrait nous faire croire que notre avenir

1:55:57
Locuteur

devrait être

1:55:57
Invité

d'accès

1:55:59
Locuteur

que

1:55:59
Invité

le duel soit entre Macron et Le Pen ou Macron et Zemmour

1:56:02
Locuteur

ou

1:56:03
Invité

encore

1:56:03
Locuteur

il

1:56:04
Invité

faudrait que la gauche institutionnelle devrait s'unir derrière le candidat le mieux placé. Beau projet donc pour les exploiter et les opprimer, ceux qui galèrent au quotidien, que l'unité entre Jadot le macroniste, Hidalgo du Parti Socialiste, un monde bourg de plus en plus à droite, Roussel qui manifeste avec la police, Zemmour et Philippot et enfin Mélenchon

1:56:25
Locuteur

qui

1:56:25
Invité

tout en étant le plus à gauche reste un mitérandien qui explique que face au capitalisme, le rapport de force c'est lui et également que la République c'est lui aussi.

1:56:39
Locuteur

Mais

1:56:40
Invité

avec les camarades de révolution permanente, on pense tout le contraire,

1:56:43
Locuteur

on

1:56:43
Invité

pense que le rapport de force, c'est vous, c'est la rue.

1:56:56
Locuteur

Non,

1:56:56
Invité

ce n'est pas ça notre avenir, nous méritons d'avoir une campagne présidentielle qui renverse la table, capable de tenir tête à Macron, Le Pen et Zemmour, une campagne qui porte nos luttes et qui ose affronter les discours réactionnaires racistes et xénophobes.

1:57:08
Locuteur

Avec

1:57:08
Invité

mes camarades, nous n'avons pas attendu la présidentielle pour lutter à l'unité de notre classe sans distinction et à l'organisation de nos luttes. Nous avons besoin de renouer avec un discours offensif et déterminé, non pas pour une campagne pour s'excuser d'être là. Nous ne leur devons rien. Si la bourgeoisie existe et se gaffe de profit, c'est car elle nous exploite au quotidien. Comme je disais l'autre jour sur le piqué de Transdev devant les salariés, hommes et femmes de tout âge, origines et couleurs de peau, tous ensemble face à un ennemi commun qui veut les faire bosser plus en les payant moins.

Les patrons ne sont rien sans les travailleurs et que lorsque un travailleur est en grève, les patrons sont incapables de faire tourner la moindre entreprise. C'est eux qui ont besoin de nous, pas l'inverse.

1:57:59
Locuteur

La

1:57:59
Invité

force des travailleurs,

1:58:10
Locuteur

c

1:58:11
Invité

'est pour diviser la force que nous représentons que les réactionnaires comme Macron, Le Pen et Zemmour sont là. Car ils savent que la gueule de la jeunesse et de la classe ouvrière aujourd'hui est composée d'ouvriers blancs mais également d'ouvriers issus de l'immigration comme moi. Et ça leur fait mal de se dire qu'une femme née en Algérie et qui s'appelle Winesa lutte pour les conditions de travail et de salaire de tous ses collègues. Ça leur fait mal de savoir qu'une femme

1:58:42
Locuteur

qui

1:58:43
Invité

s'appelle Assa Traoré appelle à lutter avec les gilets jaunes et les cheminots et qu'elle mobilise la jeunesse à se soulever contre le système pour qu'il n'y ait plus d'autres Adama Traoré.

1:58:58
Locuteur

Ça

1:58:59
Invité

leur fait mal quand un cheminot qui s'appelle Anas qui a grandi à la cité rose à Sarcelles qui est petit fils de tirailleurs marocains fils de Chibani de la SNCF défend la jeunesse et les prolétaires de la France entière qui se font exploiter par Emmanuel Édouard Gérald ou Marlène. Cette détermination que je mets moi et mes camarades dans tous les combats contre le pouvoir et le patronat je la mettrai également dans cette campagne présidentielle pour mettre au premier plan nos idées. Je veux également convaincre une partie des abstentionnistes dont une majorité se trouve parmi les plus exploités et opprimés. On nous a confisqué nos vies nos luttes nos voies et notre avenir.

Nous voulons que cette campagne

1:59:42
Locuteur

comme

1:59:42
Invité

disait un camarade de l'infrapôle Paris Nord qui sont en grève depuis neuf mois du bruit pour les camarades de l'infrapôle Paris Nord nous voulons que cette campagne redonne de l'espoir aux gens qui ont perdu espoir perdu espoir dans la possibilité de militer et de lutter pour l'émancipation de toutes et tous

2:00:04
Locuteur

sans

2:00:05
Invité

avoir à mettre de faux espoirs dans les urnes.

2:00:08
Locuteur

C

2:00:08
Invité

'est ce que nous venons porter comme projet dans cette présidentielle le projet de notre classe pour l'émancipation de tous les exploités et des opprimés.

2:00:16
Locuteur

Nous

2:00:17
Invité

n'avons que trop souffert de ce système et de ceux qui nous gouvernent les professionnels de la politique de droite comme de gauche ceux qui continuent à faire miroiter aux classes populaires la possibilité de l'unité de la nation.

2:00:29
Locuteur

Ils

2:00:29
Invité

aiment ça ce terme-là l'unité nationale le pacte républicain les valeurs républicaines etc. Vous avez entendu d'ailleurs je ne

2:00:36
Locuteur

l'ai

2:00:36
Invité

pas mis dans le discours parce que je l'avais écrit avant mais Blanquer veut interdire aux profs maintenant d'enseigner autrement qu

2:00:42
Locuteur

'avec les

2:00:42
Invité

valeurs républicaines les valeurs d'une république bourgeoise coercitive raciste xénophobe c'est ça leur projet

2:00:50
Locuteur

ceux

2:00:55
Invité

qui veulent faire miroiter l'unité de la nation ceux qui veulent unir Patrick Bouyané le patron de Total et les raffineurs de Grand-Puy

2:01:04
Locuteur

d

2:01:05
Invité

'Hermes l'Humanis et les 300 salariés licenciés d'orchestra nous allons pour notre part dans cette campagne défendre un programme irréconciliable avec les intérêts du patronat et de l'impérialisme français et on en est fiers

2:01:27
Locuteur

car

2:01:28
Invité

il est inadmissible chers amis que des travailleurs soient privés d'emploi ou condamnés à la précarité alors que d'autres s'épuisent par de longues journées et de lourdes charges de travail il faut interdire tout de suite les licenciements y compris pour les CDD et intérimaires qui doivent avoir accès à un CDI tout de suite

2:01:46
Locuteur

pour

2:01:46
Invité

donner du travail à ceux qui sont déjà au chômage il faut réduire le temps de travail entre tous ceux qui ont un emploi sans aucune réduction de salaire

2:02:01
Locuteur

une

2:02:01
Invité

autre façon simple de créer des emplois c'est de laisser partir à la retraite nos anciens

2:02:04
Locuteur

l

2:02:05
Invité

'espérance de vie en bonne santé c'est à dire sans séquelles liées au travail ou sans maladie professionnelle et de 59 ans pour un ouvrier soit 10 ans de moins que pour les cadres l'exploitation capitaliste marque les corps et les esprits des travailleuses et des travailleurs

2:02:19
Locuteur

mais

2:02:20
Invité

aucun des candidats de la bourgeoisie n'en parle

2:02:23
Locuteur

dans

2:02:24
Invité

notre campagne

2:02:25
Locuteur

nous

2:02:26
Invité

défendrons nous défendrons pardon

2:02:28
Locuteur

le

2:02:28
Invité

rétablissement de la retraite à taux plein à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation et le droit au départ à 55 ans à taux plein pour tous les métiers pénibles

2:02:38
Locuteur

tous

2:02:45
Invité

les politiciens macronistes et oppositions confondues font de la démagogie électorale autour de la question du pouvoir d'achat c'est un sujet qui inquiète le plus la population comme a pu le montrer la crise des gilets jaunes en 2018 mais cette année encore les salaires ne devraient augmenter en moyenne que de 0,6% bien en deçà de l'inflation la crise sanitaire a révélé à quel point les fonctions les plus utiles à la société sont aussi le plus souvent les moins bien rémunérées nous avons vu aussi que très souvent ces fonctions sont exercées par des femmes pour des salaires 17% inférieurs en moyenne à ceux des hommes

2:03:18
Locuteur

il

2:03:19
Invité

est urgent d'en finir avec cette situation à travers une augmentation généralisée des salaires de 300 euros net pour toutes et tous ce qui permettrait d'unifier les revendications de l'ensemble du monde du travail il faut également une revalorisation immédiate du SMIC à 1800 euros net et l'égalité salariale entre toutes les femmes et tous les hommes qui sont au boulot

2:03:39
Locuteur

dans

2:03:40
Invité

le public comme dans le privé on va y arriver

2:03:50
Locuteur

là

2:03:51
Invité

on est sur l'oseille après on règle les histoires administratives

2:03:59
Locuteur

et

2:04:00
Invité

bien sûr on prendra je ne vais même pas vous expliquer comment on finance je vous ai parlé des Pandora Papers 11 300 milliards ça c'est juste

2:04:06
Locuteur

ce qui

2:04:06
Invité

fraude c

2:04:07
Locuteur

'est

2:04:07
Invité

même pas toute la richesse en vérité parce qu'il

2:04:09
Locuteur

y a

2:04:09
Invité

un peu de richesse déclarée donc vous imaginez ce sur quoi on tombe c'est déjà 11 300 milliards donc il y

2:04:13
Locuteur

a

2:04:13
Invité

de quoi faire donc on prendra bien sûr sur les profits qui cessent d'augmenter

2:04:18
Locuteur

et

2:04:18
Invité

qui ont battu des records j'en parlais tout à l'heure avec les 500 familles les plus riches qui ont augmenté de 30% durant la crise sanitaire

2:04:25
Locuteur

dans

2:04:26
Invité

les quartiers

2:04:27
Locuteur

dans

2:04:27
Invité

les quartiers où sont concentrés dans leur grande majorité des prolétaires et en particulier celles et ceux issus de l'immigration l'État utilise toutes les justifications trafic de stupéfiants insécurité et dernièrement les confinements successifs pour renforcer son arsenal répressif

2:04:43
Locuteur

quand

2:04:44
Invité

ça l'arrange

2:04:44
Locuteur

en

2:04:45
Invité

phase de campagne électorale ou pour faire de la démagogie sécuritaire à bon compte

2:04:49
Locuteur

l

2:04:50
Invité

'État se concentre sur la criminalité de rue sur ceux qui sont les plus vulnérables socialement et qui sont le dernier maillon des véritables réseaux criminels

2:04:57
Locuteur

parce

2:04:58
Invité

qu'en France la législation

2:05:02
Locuteur

sur

2:05:02
Invité

le cannabis notamment est l'une des plus rétrogrades d'Europe et prétexte à toutes les violences policières et pour démanteler les mafias petites et grandes il faut légaliser sous contrôle de l'État et avec un suivi médical lorsque cela l'exige

2:05:18
Locuteur

l

2:05:18
Invité

'ensemble des substances stupéfiantes et addictives à commencer par le cannabis comme c'est déjà le cas avec le tabac l'alcool et certains médicaments cela ne pourra se faire bien sûr sans un renforcement de la prévention et de l'éducation au quotidien ce qui impliquerait là aussi d'en finir avec la casse du secteur éducatif et de la santé du bruit pour les profs et les personnes de santé qui sont dans la salle

2:05:49
Locuteur

de

2:05:49
Invité

Macron à Zemmour en passant par Le Pen et une bonne partie de la gauche les responsables politiques sont tous d'accord pour donner davantage de pouvoir aux flics pour patrouiller contrôler matraquer le tout au nom de la lutte contre l'insécurité pour la gauche révolutionnaire la police la justice le système carcéral et celles et ceux qui y travaillent ne font pas partie des services

2:06:08
Locuteur

publics

2:06:09
Invité

ils appartiennent à la même structure punitive chargés d'imposer la violence des classes dominantes et de maintenir un ordre social capitaliste c'est-à-dire intrinsèquement autoritaire inégalitaire raciste et patriarcal

2:06:21
Locuteur

cette

2:06:31
Invité

fonction implique d'ailleurs la répression systématique des luttes ouvrières et populaires comme on a pu le voir au cours du mouvement des gilets jaunes ou de la réforme des retraites la criminalisation de la pauvreté et une pression constante contre les quartiers populaires c'est pour toutes ces raisons que nous revendiquons la dissolution immédiate de ces corps spéciaux que sont la BAC la BRAVEM les CRS la gendarmerie etc. etc.

2:06:56
Locuteur

et

2:07:20
Invité

on n'a pas peur on n'a pas peur de le dire la police tue et si Darmanin il veut porter plainte il y

2:07:25
Locuteur

a

2:07:25
Invité

maître Savine Bernard qui nous défendra

2:07:34
Locuteur

et

2:07:35
Invité

on demande également l'interdiction de toutes les armes dites non létales utilisées contre les manifestantes et les manifestants dans le même sens

2:07:41
Locuteur

nous

2:07:41
Invité

exigeons le retrait total des lois sécurité globale et de responsabilité pénale qui accèdent à des revendications historiques des syndicats de police reconnaissance faciale drones caméras embarquées avec les policiers création de délits spécifiques concernant la police voilà autant d'outils qui renforcent l'impunité policière et la répression des mouvements et des quartiers populaires nous sommes convaincus qu'en dernière instance la sécurité doit et peut être assurée par la population elle-même et non pas par une corporation d'hommes armés séparés du reste de la société au service de l'état capitaliste et raciste et de l'ordre patronal

2:08:18
Locuteur

et

2:08:18
Invité

qui tue des jeunes dans les quartiers populaires je veux que vous fassiez un maximum de bruit les amis les camarades pour l'ensemble des collectifs et de toutes les personnes qui sont tuées et qui sont mortes sous les mains de la police

2:08:35
Locuteur

on

2:08:36
Invité

pense à Adama à Ibo à Lamine Dieng à Gueye Kamara à Claude à Claude Jean-Pierre et à tous les autres sans faire toute la liste à toutes les personnes qui ont été tuées sous les mains de la police

2:09:04
Locuteur

et

2:09:05
Invité

puis car on ne parle pas de chez soi que quand on y est contraint et forcé par l'absence complète de futur par la misère et la guerre qui ravage les pays les plus pauvres nous défendons

2:09:14
Locuteur

l

2:09:15
Invité

'ouverture des frontières la liberté de circulation et le droit à s'installer ici pour toutes celles et ceux qui le souhaitent nous demandons et fort la régularisation immédiate de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention

2:09:33
Locuteur

l

2:09:33
Invité

'instauration du droit de vote à toutes les élections pour tous les immigrés la défense du droit au regroupement familial et l'arrêt immédiat des expulsions

2:09:42
Locuteur

et

2:09:48
Invité

je ne pourrais pas malheureusement développer tout le programme à cette tribune parce que le meeting a été riche et on vous invite à suivre l'actualité et la sortie prochaine du programme mais vous dire que nous porterons également des revendications fortes comme le retrait des troupes françaises d'occupation la fermeture de toutes les bases militaires et la fin de toutes les interventions militaires françaises à l'étranger

2:10:14
Locuteur

le

2:10:15
Invité

droit à l'autodétermination des peuples dominés et colonisés par la bourgeoisie française et son état nous lutterons pour un véritable plan contre toutes les violences faites aux femmes pour un féminisme anticapitaliste antiraciste et internationaliste pour l'autodétermination des personnes LGBTI et la liberté sexuelle

2:10:34
Locuteur

face

2:10:41
Invité

à ce système de justice pour les riches nous revendiquons à l'inverse l'élection directe des juges la généralisation des procès avec jurés populaires aptes à rendre des verdicts et que les magistrats ou fonctionnaires dépendant du ministère de la justice tous un salaire équivalent au salaire médian nous réclamons

2:10:58
Locuteur

par ailleurs haut

2:10:59
Invité

et fort haut et fort aujourd'hui plus que jamais la libération immédiate de notre camarade Georges Ibrahim Abdallah libéral depuis 1999

2:11:11
Locuteur

est

2:11:12
Invité

toujours emprisonné alors que la grande criminalité

2:11:18
Locuteur

libérée

2:11:19
Invité

Georges Abdallah

2:11:26
Locuteur

libéral

2:11:27
Invité

depuis 1999 est toujours emprisonné alors que la grande criminalité qui planchit fraude et fait des milliards n'est pas inquiétée

2:11:36
Locuteur

nous

2:11:37
Invité

exigeons l'abrogation de toutes les lois et mesures sécuritaires et liberticides et de l'état d'urgence sanitaire qui permet aujourd'hui à Macron de gouverner depuis son conseil de défense l'abrogation immédiate du pass sanitaire dont le gouvernement a annoncé la prolongation ainsi que l'accès libre et gratuit aux tests PCR et antigéniques

2:12:02
Locuteur

enfin

2:12:03
Invité

dans l'immédiat nous défendons aux côtés de toutes celles et ceux qui ne supportent plus le verticalisme de la 5ème République

2:12:11
Locuteur

une

2:12:12
Invité

transformation démocratique radicale des institutions qui passe par la liquidation des institutions actuelles et qui s'inspire des expériences démocratiques les plus radicales de la convention de 1793 ou de la Commune de Paris

2:12:25
Locuteur

cela

2:12:35
Invité

voudrait dire par exemple

2:12:37
Locuteur

que

2:12:37
Invité

tout député devrait être élu pour un mandat de 2 ans maximum avec la possibilité d'être révoqué à tout moment et sans toucher davantage que le salaire médian la politique cessera ainsi d'être un métier voire une source d'enrichissement personnel elle sera à l'inverse au service des intérêts collectifs le vote sera autre chose qu'un chèque en blanc donné à un candidat bourgeois incarnant le moindre mal seuls les travailleurs sont à même de représenter réellement les intérêts de leurs camarades de classe car comme le disaient les communards en 1871 ils vivent leur propre vie et souffrent des mêmes maux

2:13:10
Locuteur

plus

2:13:19
Invité

en général nous voulons porter l'idée que seul un renversement de ce système et son remplacement par un gouvernement des travailleurs eux-mêmes basé sur des institutions nouvelles issues de nos luttes qui réorganisent toute la société au service du bien-être de la majorité sans distinction de genre d'ethnie d'origine ou d'orientation sexuelle et de la sauvegarde de la planète et de l'environnement

2:13:39
Locuteur

je

2:13:40
Invité

conclurai je

2:13:41
Locuteur

conclurai ce

2:13:41
Invité

meeting en vous disant que notre but est que cette campagne ne soit pas juste la campagne d'Anna Skazib et de Révolution Permanente

2:13:48
Locuteur

mais

2:13:49
Invité

qu'elle soit aussi la vôtre

2:13:50
Locuteur

nous

2:13:51
Invité

sommes déterminés à marquer cette présidentielle et participer à donner une coussole politique à la jeunesse et aux travailleurs autres que celles du réformisme et des politiciens de droite et d'extrême droite

2:14:03
Locuteur

mais

2:14:04
Invité

pour que tout cela puisse exister nous avons besoin de votre force et votre soutien

2:14:26
Locuteur

pour

2:14:26
Invité

le meeting on a décidé de faire cette annonce officielle qu

2:14:31
Locuteur

'on

2:14:31
Invité

gardait un petit peu secrètement

2:14:32
Locuteur

on

2:14:33
Invité

a atteint les 100 premiers

2:14:34
Locuteur

parrainages

2:14:35
Invité

ce week-end

2:14:36
Locuteur

on

2:14:49
Invité

va y arriver on va y

2:14:50
Locuteur

arriver vous

2:14:51
Invité

le savez la récolte des 500 signatures est un barrage énorme même si nous avançons bien nous n'y arriverons pas seuls

2:14:58
Locuteur

nous

2:14:58
Invité

assumons le fait de ne pas être des professionnels de la politique nous ne vivons d'aucune aide de l'état comme disait Elsa tout à l'heure de l'aide d'aucun milliardaire comme Zemmour et Macron pendant que nous passons des journées entières à la recherche de parrainages les grands partis eux n'ont que des mails à envoyer pour remonter les signatures de leur maire encarté

2:15:17
Locuteur

tout

2:15:18
Invité

cela repose pour l'heure sur la volonté et la détermination des militantes et militants de révolution permanente et de quelques sympathisants qui lorsqu'ils ne sont pas à la fac ou au travail sillonnent la France sur leur repos et leur congé faites du bruit pour l'ensemble des camarades qui sont mobilisés depuis le début

2:15:45
Locuteur

enfin

2:15:45
Invité

Elsa on parlait tout à l'heure

2:15:47
Locuteur

tout

2:15:47
Invité

cela repose essentiellement sur de petits dons de nos proches et des militants pour mettre de l'essence

2:15:53
Locuteur

d

2:15:54
Invité

'ailleurs ça n'arrête pas d'augmenter savoir que c'est quasiment 95 euros tous les deux jours pour pouvoir sillonner la France louer parfois des véhicules ou payer un hébergement

2:16:05
Locuteur

je

2:16:05
Invité

suis persuadé

2:16:06
Locuteur

qu'on y arrivera mais

2:16:08
Invité

ça ne se fera pas sans vous

2:16:09
Locuteur

nous

2:16:09
Invité

vous invitons donc

2:16:10
Locuteur

chaleureusement

2:16:11
Invité

à faire de cette campagne une réalité à créer un comité de campagne là où vous êtes à organiser des réunions publiques à participer à la recherche des parrainages à nos côtés ou en faisant un don ou de toute autre aide dont vous pensez être capable de proposer personne ne s'attend à ce qu'on y arrive surprenons

2:16:29
Locuteur

-les

2:16:29
Invité

et comme disaient nos anciens

2:16:33
Locuteur

ce

2:16:33
Invité

n'est que le début continuons le combat justice et vérité pour Adama justice et vérité pour tous

2:16:38
Locuteur

juste

2:17:06
Présentateur

un mot du coup il y

2:17:07
Locuteur

a

2:17:07
Présentateur

une feuille qui circule normalement vous pouvez laisser vos coordonnées il y a des tables à l'extérieur c'est impératif comme il l'a dit que tout le monde s'inscrive laisse ses coordonnées voit comment participer ensuite il y

2:17:18
Locuteur

a

2:17:18
Présentateur

un concert donc vous êtes tous invités évidemment à rester à aller boire une bière mais avant tout ça une suggestion d'Ahmed mais vous pouvez voir avec lui après mais comme vous savez notre hymne ici ce n

2:17:34
Locuteur

'est

2:17:34
Présentateur

pas la marseillaise